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    <title>Håndgemeng &amp;mdash; CORAXIO : MOSTLY HEAVY</title>
    <link>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/tag:Håndgemeng</link>
    <description>carnets rock, heavy, psych, doom, prog, retro, punk, garage, soul, rhythm &amp; blues, et cætera.</description>
    <pubDate>Sat, 01 Aug 2026 03:06:49 +0200</pubDate>
    <item>
      <title>Back From Bourlon 2026</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/back-from-bourlon-2026</link>
      <description>&lt;![CDATA[l&#39;affiche de l&#39;édition 2026 du Rock In Bourlon, dessinée par Emgalaï : un coffret en bois à la Jumanji. Sur le coffret, une illustration du village de Bourlon. Au premier plan, une végétation abondante et une paire de dés. Derrière, l&#39;église de Bourlon, une usine, et dans le fond le bois de Bourlon. 4 personnages dans des médaillons entourent le dessin principal : un paysan avec chapeau et foulard, un paon, un cheval avec une bride et une vache la cloche au cou&#xA;&#xA;ça faisait quelques années que le festoche Rock In Bourlon était sur mon radar, pour sa programmation pointue, son échelle humaine et son positionnement limpide par rapport aux discriminations, aux violences sexistes et aux fachos... l&#39;anti-Hellfest, en somme. Mais je n&#39;y étais jamais encore allé pour diverses raisons : difficultés d&#39;orga, pas de congés, ou prog qui ne me séduisait pas tout à fait... &#xA;Cette année, ça me démangeait bien quand même, et j&#39;ai guetté attentivement l&#39;annonce de chaque nouveaux artistes à l&#39;affiche. Ben vlatipa que le RIB a mijoté pour 2026 une prog d&#39;exception, et qu&#39;après écoute, quasi tout sur la petite quarantaine de groupes me bottait bien. &#xA;Et j&#39;ai sauté le pas ! !--more--J&#39;y suis allé seulabre avec ma tente et mon barda, malgré les spasmes d&#39;une SNCF en train de calancher de canicule. Trois jours de festoche, orgie musicale sous le cagnard, et grâce soit rendue à l&#39;armée de bénévoles et leur attirail de pistolets à eau et de pulvérisateurs...&#xA;Sur 41 concerts (plus la très sympathique fanfare Kick Your Brass), 2 ont été complètement annulés, et j&#39;en ai fait 25. Je vais pas tout raconter par le menu, mais j&#39;ai quand même envie de vous en bonnir 2-3 bricoles.&#xA;&#xA;Une série de deuxièmes rounds&#xA;&#xA;Sur les 25 concerts faits, il y avait 6 groupes que j&#39;avais déjà vus, et c&#39;était intéressant de constater les différences entre la prestation précédente et celle-ci :&#xA;&#xA;J&#39;ai découvert Bank Myna en fin d&#39;année dernière et c&#39;était une petite claque. L&#39;avis sur leur album EIMURIA est dans les tuyaux mais le live dans la petite salle du Chinois était ténébreux, ample et intimiste à la fois. Sur la grande scène de l&#39;Abreuvoir, en plein soleil, c&#39;était moins évident : y a pas à rougir de la perfo, l&#39;énergie était là, la chanteuse/violoniste/claviériste Maud Harribey m&#39;époustoufle toujours, mais l&#39;enchantement marche moins.&#xA;&#xA;Pour les 3 angliches de Conan, spécialistes du &#34;caveman doom&#34;, comme y disent, c&#39;était le contraire : le concert dans un Backstage bien rempli en octobre dernier était sympatoche mais légèrement décevant ; à Bourlon, en plein air, leur son a pu s&#39;étendre à loisir, et prendre les dimensions de l&#39;univers, comme dirait Giono. Ben c&#39;était une révélation. Brutal, immense.&#xA;&#xA;C&#39;est en première partie de Monkeys On Mars que j&#39;avais vu le duo d&#39;Alber Jupiter, qui fait un space rock batterie/basse avec une saine dose de loops. Il me semble qu&#39;alors un ou deux couacs avaient fait hoqueter le rythme et m&#39;avaient sorti d&#39;hyperespace. Aucun problème de ce genre ici, le cahier des charges space rock était parfaitement rempli, avec enthousiasme et simplicité.&#x9;&#xA;&#xA;La première fois que j&#39;ai vu Electric Citizen, c&#39;était il y a presque 10 piges. La fois suivante, c&#39;était en février dernier. Et qu&#39;il s&#39;agisse de leurs skeuds ou de leurs performances, c&#39;est un bonheur de voir comment iels ont évolué : pas de révolution, juste... un affinage. Pas un gramme de gimmick, pas d&#39;ésotérisme, juste un doom rock rétro à souhait, complètement authentique. Au Chinois en février, sur la première moitié de leur première tournée européenne de l&#39;année, les Cincinnatiens étaient en forme, zicos imperturbables et chanteuse magnétique, prouvant qu&#39;on peut avoir à la fois une performance très contrôlée et déborder de charisme. A Bourlon, ultime date de leur deuxième tournée Européenne, claqué·es de leur propre aveu, dans la chaleur et avec les festivalièr·es distrait·es par l&#39;heure de la graille, c&#39;était pas la même : Electric Citizen n&#39;a eu ni l&#39;intensité ni le public attentif. Mais jamais de la vie je les blâme.&#xA;&#xA;C&#39;était aussi en février que j&#39;avais vu Coltaine, en première partie de Faetooth. Leur album de l&#39;an passé, BRANDUNG, m&#39;a assez frustré : trop de plages ambiantes, pas assez de riffs, probablement. Mais en concert ça passait choucard, et plus encore sur la petite scène du Paon au RIB, alors que la nuit était tombée et que la pluie s&#39;était enfin décidée à faire de même. Incroyable ambiance. L&#39;adjectif &#34;envoûtante&#34; est plutôt galvaudé, plus encore pour les chanteuses de doom/post, mais il colle parfaitement à la superbe voix de Julia Frasch, qui joue déjà dans la même cour que Dorthia Cottrell (Windhand) ou Sara Bianchin (Messa).&#xA;&#xA;Et puisque j&#39;évoquais Faetooth, j&#39;ai aussi eu une nouvelle dose ! J&#39;aime beaucoup LABYRINTHINE, petit bijou doomgaze/&#34;fae doom&#34;, comme iels disent, sorti en 2025, mais le concert de février m&#39;avait déçu, un peu monotone, un peu approximatif... sur la scène du Paon les petit·es (nulle condescendance : la valeur n&#39;attend pas le nombre des années, pas plus qu&#39;elle ne nécessite un grand gabarit) ont il me semble trouvé leur groove, offrant au public une performance plus pêchue et plus compacte que leurs enregistrements studios, avec une énergie mi-laconique mi-enthousiaste qui m&#39;a semblée très californienne (YMMV).&#xA;&#xA;les découvertes&#xA;&#xA;Canteleu est le groupe avec lequel j&#39;ai commencé les festivités le vendredi. Leur EP éponyme déboîte, et j&#39;attendais leur death rock/&#34;coal wave&#34; (made in le Nord, bien sûr) avec impatience. Je n&#39;ai pas été déçu, bien au contraire. J&#39;espère qu&#39;on aura un LP tantôt.&#xA;&#xA;le samedi était plein jusqu&#39;à la gueule de morceaux de choix, et c&#39;est Teigne qui ouvrait le bal avec leur grindcore/hardcore/powerviolence et la première d&#39;une série de chanteuses qui m&#39;ont complètement soufflé ce jour-là, en la personne de Gaëlle Debra, qui joue même de la contrebasse électrique quand elle ne crache pas ses tripes sur scène. La deuxième chanteuse, c&#39;est Stephanie Brooks de Stress Positions : le groupe de hardcore de Chicago joue à fond la caisse, le set passe à toute vitesse, et Brooks a une patate impressionnante et un enthousiasme contagieux. Mon souffle est coupé sans même s&#39;approcher du mosh pit. Brenna Gowin de Denial of Life complète la série : les métalleux de Tacoma jouent du crossover trash, et si le tempo est soutenu, les riffs ont une sacrée pesanteur. Et ça faisait un moment que je n&#39;avais pas vu une personne autant bicher d&#39;être sur scène que Gowin, qui entraîne tout le public dans un joyeux exutoire, le plus naturellement du monde. &#xA;Un mot de plus pour les zigues de Cryptic Shift, dont le deuxième album OVERSPACE &amp; SUPERTIME (death metal technique/progressif) est à l&#39;heure qu&#39;il est un de mes disques favoris de 2026 : leur perfo était très sympa, mention spéciale au jeu implacable du bassiste John Riley (fretless baybay !) mais alors que la production de l&#39;album renforce le côté trippant qui me botte, le concert était plus brut de coffre. Ce qui est juste et normal, mais pas tout à fait aussi cosmique que je le rêvais.&#xA;La vraie déception, c&#39;est l&#39;annulation du set de Dame Area, le festoche ayant été évacué lors du concert précédent en raison des risques d&#39;orage. Dire que je suis pas allé les voir sur Paris en mai sachant qu&#39;iels seraient au RIB :&#39;(&#xA;&#xA;le dimanche, j&#39;attendais Håndgemeng et Maquina au tournant, et mes prédictions étaient justes : le &#34;doom&#39;n&#39;roll&#34; de Håndgemeng est bien sûr un concentré de fun en live, et le motorik disco de Maquina est une tuerie sur scène -impossible de ne pas tortiller son poum- alors que leurs albums me passent un peu au-dessus jusqu&#39;à présent. Prix de consolation pour la déception de la veille, Silvia Kostance de Dame Area vient chanter avec le groupe le temps d&#39;un morceau (&#34;dança&#34;, sur le tout fraichement sorti LP BODY TRANSMISSION, en collaboration avec le duo barcelonnais).&#xA;&#xA;...pour conclure : même si Apollon Phoibos était fort justement vénère de l&#39;écocide en cours et nous l&#39;a bien fait sentir (avec un featuring très classe de Zeus Keraunos le samedi soir), ben Bourlon c&#39;était phéno. C&#39;est simple : si la prog est aussi immaculée l&#39;an prochain j&#39;en serai sans férir.&#xA;&#xA;(et bien sûr, le site : https://www.rockinbourlon.com/)&#xA;&#xA;#RockInBourlon #BankMyna #Conan #AlberJupiter #ElectriCitizen #Coltaine #Faetooth #Canteleu #Teigne #StressPositions #DenialOfLife #CrypticShift #DameArea #Håndgemeng #Maquina&#xA;&#xA;smallJe n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.&#xD;&#xA;J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul._/small]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://zzz.zaclys.com/download.php?z=2&amp;doc_id=8587047" alt="l&#39;affiche de l&#39;édition 2026 du Rock In Bourlon, dessinée par Emgalaï : un coffret en bois à la Jumanji. Sur le coffret, une illustration du village de Bourlon. Au premier plan, une végétation abondante et une paire de dés. Derrière, l&#39;église de Bourlon, une usine, et dans le fond le bois de Bourlon. 4 personnages dans des médaillons entourent le dessin principal : un paysan avec chapeau et foulard, un paon, un cheval avec une bride et une vache la cloche au cou"></p>

<p>ça faisait quelques années que le festoche <strong>Rock In Bourlon</strong> était sur mon radar, pour sa programmation pointue, son échelle humaine et son positionnement limpide par rapport aux discriminations, aux violences sexistes et aux fachos... l&#39;anti-Hellfest, en somme. Mais je n&#39;y étais jamais encore allé pour diverses raisons : difficultés d&#39;orga, pas de congés, ou prog qui ne me séduisait pas tout à fait...
Cette année, ça me démangeait bien quand même, et j&#39;ai guetté attentivement l&#39;annonce de chaque nouveaux artistes à l&#39;affiche. Ben vlatipa que le RIB a mijoté pour 2026 une prog d&#39;exception, et qu&#39;après écoute, quasi tout sur la petite quarantaine de groupes me bottait bien.
Et j&#39;ai sauté le pas ! J&#39;y suis allé seulabre avec ma tente et mon barda, malgré les spasmes d&#39;une SNCF en train de calancher de canicule. Trois jours de festoche, orgie musicale sous le cagnard, et grâce soit rendue à l&#39;armée de bénévoles et leur attirail de pistolets à eau et de pulvérisateurs...
Sur 41 concerts (plus la très sympathique fanfare <strong>Kick Your Brass</strong>), 2 ont été complètement annulés, et j&#39;en ai fait 25. Je vais pas tout raconter par le menu, mais j&#39;ai quand même envie de vous en bonnir 2-3 bricoles.</p>

<h2 id="une-série-de-deuxièmes-rounds">Une série de deuxièmes rounds</h2>

<p>Sur les 25 concerts faits, il y avait 6 groupes que j&#39;avais déjà vus, et c&#39;était intéressant de constater les différences entre la prestation précédente et celle-ci :</p>
<ul><li><p>J&#39;ai découvert <strong>Bank Myna</strong> en fin d&#39;année dernière et c&#39;était une petite claque. L&#39;avis sur leur album <em><strong>EIMURIA</strong></em> est dans les tuyaux mais le live dans la petite salle du Chinois était ténébreux, ample et intimiste à la fois. Sur la grande scène de l&#39;Abreuvoir, en plein soleil, c&#39;était moins évident : y a pas à rougir de la perfo, l&#39;énergie était là, la chanteuse/violoniste/claviériste Maud Harribey m&#39;époustoufle toujours, mais l&#39;enchantement marche moins.</p></li>

<li><p>Pour les 3 angliches de <strong>Conan</strong>, spécialistes du “caveman doom”, comme y disent, c&#39;était le contraire : le concert dans un Backstage bien rempli en octobre dernier était sympatoche mais légèrement décevant ; à Bourlon, en plein air, leur son a pu s&#39;étendre à loisir, et prendre les dimensions de l&#39;univers, comme dirait Giono. Ben c&#39;était une révélation. Brutal, immense.</p></li>

<li><p>C&#39;est en première partie de <strong>Monkeys On Mars</strong> que j&#39;avais vu le duo d&#39;<strong>Alber Jupiter</strong>, qui fait un space rock batterie/basse avec une saine dose de loops. Il me semble qu&#39;alors un ou deux couacs avaient fait hoqueter le rythme et m&#39;avaient sorti d&#39;hyperespace. Aucun problème de ce genre ici, le cahier des charges space rock était parfaitement rempli, avec enthousiasme et simplicité.</p></li>

<li><p>La première fois que j&#39;ai vu <strong>Electric Citizen</strong>, c&#39;était il y a presque 10 piges. La fois suivante, c&#39;était en février dernier. Et qu&#39;il s&#39;agisse de leurs skeuds ou de leurs performances, c&#39;est un bonheur de voir comment iels ont évolué : pas de révolution, juste... un affinage. Pas un gramme de gimmick, pas d&#39;ésotérisme, juste un doom rock rétro à souhait, complètement authentique. Au Chinois en février, sur la première moitié de leur première tournée européenne de l&#39;année, les Cincinnatiens étaient en forme, zicos imperturbables et chanteuse magnétique, prouvant qu&#39;on peut avoir à la fois une performance très contrôlée et déborder de charisme. A Bourlon, ultime date de leur deuxième tournée Européenne, claqué·es de leur propre aveu, dans la chaleur et avec les festivalièr·es distrait·es par l&#39;heure de la graille, c&#39;était pas la même : Electric Citizen n&#39;a eu ni l&#39;intensité ni le public attentif. Mais jamais de la vie je les blâme.</p></li>

<li><p>C&#39;était aussi en février que j&#39;avais vu <strong>Coltaine</strong>, en première partie de <strong>Faetooth</strong>. Leur album de l&#39;an passé, <em><strong>BRANDUNG</strong></em>, m&#39;a assez frustré : trop de plages ambiantes, pas assez de riffs, probablement. Mais en concert ça passait choucard, et plus encore sur la petite scène du Paon au RIB, alors que la nuit était tombée et que la pluie s&#39;était enfin décidée à faire de même. Incroyable ambiance. L&#39;adjectif “envoûtante” est plutôt galvaudé, plus encore pour les chanteuses de doom/post, mais il colle parfaitement à la superbe voix de Julia Frasch, qui joue déjà dans la même cour que Dorthia Cottrell (<strong>Windhand</strong>) ou Sara Bianchin (<strong>Messa</strong>).</p></li>

<li><p>Et puisque j&#39;évoquais <strong>Faetooth</strong>, j&#39;ai aussi eu une nouvelle dose ! J&#39;aime beaucoup <em><strong>LABYRINTHINE</strong></em>, petit bijou doomgaze/“fae doom”, comme iels disent, sorti en 2025, mais le concert de février m&#39;avait déçu, un peu monotone, un peu approximatif... sur la scène du Paon les petit·es (nulle condescendance : la valeur n&#39;attend pas le nombre des années, pas plus qu&#39;elle ne nécessite un grand gabarit) ont il me semble trouvé leur groove, offrant au public une performance plus pêchue et plus compacte que leurs enregistrements studios, avec une énergie mi-laconique mi-enthousiaste qui m&#39;a semblée très californienne (YMMV).</p></li></ul>

<h2 id="les-découvertes">les découvertes</h2>
<ul><li><p><strong>Canteleu</strong> est le groupe avec lequel j&#39;ai commencé les festivités le vendredi. Leur EP éponyme déboîte, et j&#39;attendais leur death rock/“coal wave” (made in le Nord, bien sûr) avec impatience. Je n&#39;ai pas été déçu, bien au contraire. J&#39;espère qu&#39;on aura un LP tantôt.</p></li>

<li><p>le samedi était plein jusqu&#39;à la gueule de morceaux de choix, et c&#39;est <strong>Teigne</strong> qui ouvrait le bal avec leur grindcore/hardcore/powerviolence et la première d&#39;une série de chanteuses qui m&#39;ont complètement soufflé ce jour-là, en la personne de Gaëlle Debra, qui joue même de la contrebasse électrique quand elle ne crache pas ses tripes sur scène. La deuxième chanteuse, c&#39;est Stephanie Brooks de <strong>Stress Positions</strong> : le groupe de hardcore de Chicago joue à fond la caisse, le set passe à toute vitesse, et Brooks a une patate impressionnante et un enthousiasme contagieux. Mon souffle est coupé sans même s&#39;approcher du mosh pit. Brenna Gowin de <strong>Denial of Life</strong> complète la série : les métalleux de Tacoma jouent du crossover trash, et si le tempo est soutenu, les riffs ont une sacrée pesanteur. Et ça faisait un moment que je n&#39;avais pas vu une personne autant bicher d&#39;être sur scène que Gowin, qui entraîne tout le public dans un joyeux exutoire, le plus naturellement du monde.</p></li>

<li><p>Un mot de plus pour les zigues de <strong>Cryptic Shift</strong>, dont le deuxième album <em><strong>OVERSPACE &amp; SUPERTIME</strong></em> (death metal technique/progressif) est à l&#39;heure qu&#39;il est un de mes disques favoris de 2026 : leur perfo était très sympa, mention spéciale au jeu implacable du bassiste John Riley (fretless baybay !) mais alors que la production de l&#39;album renforce le côté trippant qui me botte, le concert était plus brut de coffre. Ce qui est juste et normal, mais pas tout à fait aussi cosmique que je le rêvais.</p></li>

<li><p>La vraie déception, c&#39;est l&#39;annulation du set de <strong>Dame Area</strong>, le festoche ayant été évacué lors du concert précédent en raison des risques d&#39;orage. Dire que je suis pas allé les voir sur Paris en mai sachant qu&#39;iels seraient au RIB :&#39;(</p></li>

<li><p>le dimanche, j&#39;attendais <strong>Håndgemeng</strong> et <strong>Maquina</strong> au tournant, et mes prédictions étaient justes : le “doom&#39;n&#39;roll” de <strong>Håndgemeng</strong> est bien sûr un concentré de fun en live, et le motorik disco de <strong>Maquina</strong> est une tuerie sur scène -impossible de ne pas tortiller son poum- alors que leurs albums me passent un peu au-dessus jusqu&#39;à présent. Prix de consolation pour la déception de la veille, Silvia Kostance de <strong>Dame Area</strong> vient chanter avec le groupe le temps d&#39;un morceau (“dança”, sur le tout fraichement sorti LP <em><strong>BODY TRANSMISSION</strong></em>, en collaboration avec le duo barcelonnais).</p></li></ul>

<p>...pour conclure : même si Apollon Phoibos était fort justement vénère de l&#39;écocide en cours et nous l&#39;a bien fait sentir (avec un featuring très classe de Zeus Keraunos le samedi soir), ben Bourlon c&#39;était phéno. C&#39;est simple : si la prog est aussi immaculée l&#39;an prochain j&#39;en serai sans férir.</p>

<p>(et bien sûr, le site : <a href="https://www.rockinbourlon.com/" rel="nofollow">https://www.rockinbourlon.com/</a>)</p>

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<p><small><em>Je n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.</em>
<em>J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul.</em></small></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/back-from-bourlon-2026</guid>
      <pubDate>Thu, 30 Jul 2026 11:00:34 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Håndgemeng, ULTRARITUAL (2023)</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/handgemeng-ultraritual-2023</link>
      <description>&lt;![CDATA[la pochette de l&#39;album ULTRARITUAL, de Håndgemeng : une illustration d&#39;un paysage fantastique : dans une atmosphère infernale, sur un plateau rocailleux surplombant un gouffre, un gargantuesque monument de pierre taillée dont la forme évoque un peu une enclume, des fissures duquel s&#39;écoule de la lave ou du métal en fusion. En bas, de l&#39;autre côté du gouffre, se tient un petit groupe de personnes avec des torches. en comparaison du monument, ils sont minuscules.&#xA;&#xA;iframe style=&#34;border: 0; width: 100%; height: 406px;&#34; src=&#34;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=3490162194/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/artwork=none/transparent=true/&#34; seamlessa href=&#34;https://ripplemusic.bandcamp.com/album/ultraritual&#34;Ultraritual de Håndgemeng/a/iframe&#xA;&#xA;Il y a beaucoup d&#39;enthousiasme dans ce premier LP de Håndgemeng, et c&#39;est difficile d&#39;y résister. Une bonne grosse base de stoner/doom, une voix gueularde papier-de-verre-sur-les-cordes-vocales pas loin du hardcore ou du sludge, et des guitares joueuses aux occasionnelles excursions hard-rock. Nos héros du jour appellent ça du Doom&#39;n&#39;Roll, et on n&#39;est pas sur une recette compliquée, n&#39;est-il pas. Pourtant ça marche du feu des dieux. !--more--&#xA;&#xA;Sans doute déjà parce que les gratteux sont des cadors du son : sérieusement, je ne connais pas le setup, je ne sais pas ce qui traîne sur leurs pédaliers (et dans les pognes, bien sûr, la magie est dans les pognes), mais pour moi c&#39;était le meilleur son de guitare de 2023. Don&#39;t trust me bro, juste trempe-z&#39;y les zozores.&#xA;&#xA;Ensuite parce que les compos assurent : des morceaux bien punchy -après tout, &#34;Håndgemeng&#34; signifie à peu près &#34;la mêlée&#34;- The Astronomer et Cro-Magnon vs Neanderthal sont des petites tueries ; et des numéros plus lents et lourds, sur le versant &#34;doom&#34; du stoner/doom : j&#39;aime le très odoriférant Temple of Toke et l&#39;écrasant Rite of the Comet. &#xA;&#xA;Le tout très bien torché, mélodique quand il faut, avec des reliefs et des crêtes, car voui, le stoner peut vite devenir une morne plaine (ou un désert !). Seul petit bémol pour wam, le final Occultation of Mars, qui au fil des écoutes n&#39;a jamais réussi à capter mon intérêt...&#xA;&#xA;Thématiquement, pas grand chose à dire : êtres cosmiques et millénaires, sorcières et magie noire, entêtants effluves de laitue du diable : la panoplie est là, arborée avec aplomb.&#xA;&#xA;Je crois que le succès de cette galette vient d&#39;un mariage harmonieux des contrastes, une manière de rester sur le fil : ULTRARITUAL est bourrin mais non dénué de délicatesse, tel un mammouth avec des p&#39;tites ailes ; archétypal et frais en même temps ; et -j&#39;en parlais plus haut- plein d&#39;enthousiasme mais avec maîtrise, et même une forme de retenue. Ça frôle l&#39;académisme mais ça sait se distinguer, ça rigole bien avec les clichés mais pas une trace de désinvolture. Et quel son de guitare, les aminches ! &#xA;&#xA;Un album clairement au-dessus de la mêlée. Mangez-en.&#xA;&#xA;#Rock #StonerRock #HardRock #DoomNRoll #Doom #DoomMetal #Sludge #Håndgemeng&#xA;&#xA;smallJe n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.&#xD;&#xA;J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul._/small]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://f4.bcbits.com/img/a3827819872_10.jpg" alt="la pochette de l&#39;album ULTRARITUAL, de Håndgemeng : une illustration d&#39;un paysage fantastique : dans une atmosphère infernale, sur un plateau rocailleux surplombant un gouffre, un gargantuesque monument de pierre taillée dont la forme évoque un peu une enclume, des fissures duquel s&#39;écoule de la lave ou du métal en fusion. En bas, de l&#39;autre côté du gouffre, se tient un petit groupe de personnes avec des torches. en comparaison du monument, ils sont minuscules."></p>

<iframe style="border: 0; width: 100%; height: 406px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=3490162194/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/artwork=none/transparent=true/">&lt;a href=&#34;https://ripplemusic.bandcamp.com/album/ultraritual&#34;&gt;Ultraritual de Håndgemeng&lt;/a&gt;</iframe>

<p>Il y a beaucoup d&#39;enthousiasme dans ce premier LP de <strong>Håndgemeng</strong>, et c&#39;est difficile d&#39;y résister. Une bonne grosse base de stoner/doom, une voix gueularde papier-de-verre-sur-les-cordes-vocales pas loin du hardcore ou du sludge, et des guitares joueuses aux occasionnelles excursions hard-rock. Nos héros du jour appellent ça du Doom&#39;n&#39;Roll, et on n&#39;est pas sur une recette compliquée, n&#39;est-il pas. Pourtant ça marche du feu des dieux. </p>

<p>Sans doute déjà parce que les gratteux sont des cadors du son : sérieusement, je ne connais pas le <em>setup</em>, je ne sais pas ce qui traîne sur leurs pédaliers (et dans les pognes, bien sûr, la magie est dans les pognes), mais pour moi c&#39;était le meilleur son de guitare de 2023. Don&#39;t trust me bro, juste trempe-z&#39;y les zozores.</p>

<p>Ensuite parce que les compos assurent : des morceaux bien punchy -après tout, “Håndgemeng” signifie à peu près “la mêlée”– <em><strong>The Astronomer</strong></em> et <em><strong>Cro-Magnon vs Neanderthal</strong></em> sont des petites tueries ; et des numéros plus lents et lourds, sur le versant “doom” du stoner/doom : j&#39;aime le très odoriférant <em><strong>Temple of Toke</strong></em> et l&#39;écrasant <em><strong>Rite of the Comet</strong></em>.</p>

<p>Le tout très bien torché, mélodique quand il faut, avec des reliefs et des crêtes, car voui, le stoner peut vite devenir une morne plaine (ou un désert !). Seul petit bémol pour wam, le final <em><strong>Occultation of Mars</strong></em>, qui au fil des écoutes n&#39;a jamais réussi à capter mon intérêt...</p>

<p>Thématiquement, pas grand chose à dire : êtres cosmiques et millénaires, sorcières et magie noire, entêtants effluves de laitue du diable : la panoplie est là, arborée avec aplomb.</p>

<p>Je crois que le succès de cette galette vient d&#39;un mariage harmonieux des contrastes, une manière de rester sur le fil : <em><strong>ULTRARITUAL</strong></em> est bourrin mais non dénué de délicatesse, tel un mammouth avec des p&#39;tites ailes ; archétypal et frais en même temps ; et -j&#39;en parlais plus haut- plein d&#39;enthousiasme mais avec maîtrise, et même une forme de retenue. Ça frôle l&#39;académisme mais ça sait se distinguer, ça rigole bien avec les clichés mais pas une trace de désinvolture. Et quel son de guitare, les aminches !</p>

<p>Un album clairement au-dessus de la mêlée. Mangez-en.</p>

<p><a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Rock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Rock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:StonerRock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">StonerRock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:HardRock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">HardRock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:DoomNRoll" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">DoomNRoll</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Doom" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Doom</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:DoomMetal" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">DoomMetal</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Sludge" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Sludge</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:H%C3%A5ndgemeng" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Håndgemeng</span></a></p>

<p><small><em>Je n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.</em>
<em>J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul.</em></small></p>
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      <pubDate>Sun, 14 Jun 2026 22:56:38 +0200</pubDate>
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