CORAXIO : MOSTLY HEAVY

doom

la pochette de l'album EIMURIA, de Bank Myna : un collage réalisé par Ramona Zordini. Un visage féminin, les yeux clos et la bouche entrouverte, tenu par deux mains. Difficile de savoir si ces mains serrent ou caressent le visage. Le même visage est reproduit plusieurs fois, avec une orientation différente, sur différentes couches de papier déchiré et froissé, de couleur ardoise ou sépia.

“Du rêve que fut ma vie, ceci est le cauchemar”

Camille Claudel à Eugène Blot, Asile de Montdevergues

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la pochette de l'album ULTRARITUAL, de Håndgemeng : une illustration d'un paysage fantastique : dans une atmosphère infernale, sur un plateau rocailleux surplombant un gouffre, un gargantuesque monument de pierre taillée dont la forme évoque un peu une enclume, des fissures duquel s'écoule de la lave ou du métal en fusion. En bas, de l'autre côté du gouffre, se tient un petit groupe de personnes avec des torches. en comparaison du monument, ils sont minuscules.

Il y a beaucoup d'enthousiasme dans ce premier LP de Håndgemeng, et c'est difficile d'y résister. Une bonne grosse base de stoner/doom, une voix gueularde papier-de-verre-sur-les-cordes-vocales pas loin du hardcore ou du sludge, et des guitares joueuses aux occasionnelles excursions hard-rock. Nos héros du jour appellent ça du Doom'n'Roll, et on n'est pas sur une recette compliquée, n'est-il pas. Pourtant ça marche du feu des dieux.

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