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    <title>rock &amp;mdash; CORAXIO : MOSTLY HEAVY</title>
    <link>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/tag:rock</link>
    <description>carnets rock, heavy, psych, doom, prog, retro, punk, garage, soul, rhythm &amp; blues, et cætera.</description>
    <pubDate>Tue, 25 Aug 2026 07:37:15 +0200</pubDate>
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      <title>Gin Lady, CAMPING WITH BODHI (2021)</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/gin-lady-camping-with-bodhi</link>
      <description>&lt;![CDATA[la pochette de l&#39;album CAMPING WITH BODHI, de Gin Lady : une illustration dans un style très vieux comics ou cartoon. Les 4 membres du groupes, des hommes barbus avec des chapeaux ou des casquettes, sont assis dans une clairière, autour d&#39;un feu de camp. Le feu a l&#39;apparence d&#39;une tête d&#39;homme âgé et barbu, avec des flammes à la place de la barbe et des cheveux, et une expression impassible. Autour du feu se tiennent aussi des animaux : un ours, une souris, un lynx. En arrière plan, des sapins couverts de neige. le ciel est rempli d&#39;étoiles. On voit aussi un croissant de lune et des nuages roses.&#xA;&#xA;iframe style=&#34;border: 0; width: 100%; height: 406px;&#34; src=&#34;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2763154708/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/artwork=none/transparent=true/&#34; seamlessa href=&#34;https://ginlady.bandcamp.com/album/camping-with-bodhi&#34;Camping with Bodhi by Gin Lady/a/iframe&#xA;&#xA;Vous voulez du rétro ? En voici en voilà. Gin Lady est un quatuor originaire de Skellefteå, au nord de la Suède, à peu près autant intéressés par la modernité que leurs compatriotes un peu plus connus de Siena Root ou que les norvégiens d&#39;Orango. Ce qui veut dire : vraiment pas des masses. CAMPING WITH BODHI est leur sixième LP, qui fleure bon le début des seventies... !--more--&#xA;&#xA;...à commencer par l&#39;artwork qui m&#39;évoque les comics indie de la période, type Fabulous Furry Freak Brothers, Art Spiegelman ou Robert Crumb... avec peut-être un brin de Katzenjammer Kids (qui j&#39;en conviens sont une référence autrement plus ancienne)&#xA;Quant au titre, pour la faire vite le bodhi désigne l&#39;éveil spirituel dans le bouddhisme.&#xA;Si vous aviez pas déjà pigé, le positionnement esthétique adopté est quand même bien hippie (hippie, hourra) mais on verra plus bas qu&#39;on est sur kekchose de plus nuancé que du basic babloche.&#xA;&#xA;Musicalement, on peut parler de retro rock, de roots rock... le southern rock est un référentiel un peu contesté, un peu flou, mais qui me botte bien ici : la base de blues est là, plus british que delta, les jolies harmonies vocales aussi... et les gars savent clairement concocter un boogie. La slide guitar, elle, reste discrète voire absente. Southern, voui mais plus proche de Lynyrd Skynyrd et de Creedence Clearwater Revival que des Allman Brothers.&#xA;Les claviers, mixés en retrait par rapport aux grattes mais complètement indispensables, rajoutent du rythm aux blues, et même une petite dose de soul... une soul aux yeux très très bleus, of course, un pied à Memphis et un pied à Londres, mais qui sonne juste et habitée.&#xA;Idem pour la voix claire et chaude de Kärnebro, pas rauque ni nasillarde contrairement à pas mal des classiques amerloques du genre. Gin Lady ne cherche pas à cacher sa sensibilité européenne et c&#39;est tant mieux.&#xA;Se baladent aussi quelques textures psychédéliques, avec notamment d&#39;occasionnels sons sitaroïdes (mon suspect n°1 : une pédale EHX Ravish Sitar utilisée avec parcimonie).&#xA;Les compos sont raisonnablement variées -rien de drastique- et s&#39;enchaînent de manière fluide. Le LP a un petit temps de chauffe : Underground et For Everyone, les deux premiers morceaux, ont un feel presque Beatles, mais la température commence à monter à partir du troisième, Haven&#39;t See You Lately, les claviers se réveillent avec Fields of Joy et une fois la face B entamée le boogie est à température idéale et ne refroidit plus jusqu&#39;à la fin.&#xA;De manière générale, pas d&#39;excès ici : rock, mais ni hard ni heavy ; entraînant, mais pas de quoi keep on chooglin&#39; toute la nuit ; les solos restent sobres et efficaces… un cocktail finement dosé mais low ABV : vous allez déguster mais sans aucun risque de gueule de bois.&#xA;&#xA;Pour ce qui est du côté thématique des choses, un premier point très positif : ici contrairement aux canons du genre, pas un gramme de machisme, de roulage de mécaniques, ou de misogynie ! Avec Gin Lady, la bistouquette reste fermement en poche et c&#39;est pas bibi qui va s&#39;en plaindre. Et les paroles sont remarquablement peu genrées, ce qui me réjouit.&#xA;Comme suggèrent les illustrations de la pochette, la nature figure en bonne place ; de manière tout à fait classique le paysage extérieur est en synergie avec le paysage intérieur : l&#39;éclair solitaire et le clébard hurlant sont les échos d&#39;une âme troublée, la brise estivale apaise et des montagnes de secrets se cachent sous la neige...&#xA;Toutes ces émotions dudit paysage intérieur ne sont pas que du brut de coffre roquénerolle. Il y a dans les paroles de &#34;Freedom Rider&#34; un petit &#34;free your mind&#34; emblématique au parfum de patchouli qui se balade, mais à écouter ou lire toute la chanson on se rend bien vite compte qu&#39;il ne s&#39;agit pas de premier degré. Très souvent sur cet album rôdent une ironie certaine, un léger cynisme, une tendance aigre-douce. Gin Lady ne cherche pas à ressusciter le Summer of Love, mais dépeint plutôt le désordre et les failles propres aux relations : l&#39;amitié et l&#39;amour sont mêlés de désaccords et d&#39;incompatibilités, d&#39;impuissance et de détresse, de nostalgie... Et pourtant mon impression est que rien de tout ça n&#39;est considéré ici comme insoluble ou irréversible. Téma la maturité émotionnelle.&#xA;&#xA;Le retour à la nature n&#39;est qu&#39;un remède partiel à notre mal : pour le salut et la transcendance, come and join the party on my travellin&#39; show ! Le meilleur remède à l&#39;humain c&#39;est l&#39;humain, me dit Celebration Blues. Le morceau me semble être la synthèse, le point culminant thématique et musical de CAMPING WITH BODHI. Il est aussi un des deux seuls de la galette qui me semblent être purement positifs. We Are Free Now!, qui suit, est une excellente conclusion, aussi entraînante que pétrie d&#39;ironie.&#xA;Soldier On avec son redoutable groove southern et ses paroles mordantes, mérite aussi mention.&#xA;I Love You Babe est, no duh, une incandescente déclaration d&#39;amour et de soutien inconditionnel malgré les parts d&#39;ombres et les difficultés, et le deuxième morceau purement positif du LP.&#xA;Voilà pour mes favoris ; en vrai tout l&#39;album passe crème, agréable, solaire, sereinement anachronique mais pas nonchalant pour autant, hippie mais pas teubé, plus vin orange que petit buvard. Mangez-en.&#xA;&#xA;Gin Lady, c&#39;est :  Magnus Kärnebro - chant &amp; guitare | Anthon Johansson - basse | Fredrik Normark - batterie | Johnny Stenberg - guitare&#xA;&#xA;#Rock #RetroRock #SouthernRock #PsychedelicRock #RootsRock #GinLady&#xA;&#xA;smallJe n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.&#xD;&#xA;J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul._/small]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://f4.bcbits.com/img/a3494890003_10.jpg" alt="la pochette de l&#39;album CAMPING WITH BODHI, de Gin Lady : une illustration dans un style très vieux comics ou cartoon. Les 4 membres du groupes, des hommes barbus avec des chapeaux ou des casquettes, sont assis dans une clairière, autour d&#39;un feu de camp. Le feu a l&#39;apparence d&#39;une tête d&#39;homme âgé et barbu, avec des flammes à la place de la barbe et des cheveux, et une expression impassible. Autour du feu se tiennent aussi des animaux : un ours, une souris, un lynx. En arrière plan, des sapins couverts de neige. le ciel est rempli d&#39;étoiles. On voit aussi un croissant de lune et des nuages roses."></p>

<iframe style="border: 0; width: 100%; height: 406px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2763154708/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/artwork=none/transparent=true/">&lt;a href=&#34;https://ginlady.bandcamp.com/album/camping-with-bodhi&#34;&gt;Camping with Bodhi by Gin Lady&lt;/a&gt;</iframe>

<p>Vous voulez du rétro ? En voici en voilà. <strong>Gin Lady</strong> est un quatuor originaire de Skellefteå, au nord de la Suède, à peu près autant intéressés par la modernité que leurs compatriotes un peu plus connus de Siena Root ou que les norvégiens d&#39;Orango. Ce qui veut dire : vraiment pas des masses. <strong>CAMPING WITH BODHI</strong> est leur sixième LP, qui fleure bon le début des seventies... </p>

<p>...à commencer par l&#39;artwork qui m&#39;évoque les comics indie de la période, type Fabulous Furry Freak Brothers, Art Spiegelman ou Robert Crumb... avec peut-être un brin de Katzenjammer Kids (qui j&#39;en conviens sont une référence autrement plus ancienne)
Quant au titre, pour la faire vite le bodhi désigne l&#39;éveil spirituel dans le bouddhisme.
Si vous aviez pas déjà pigé, le positionnement esthétique adopté est quand même bien hippie (hippie, hourra) mais on verra plus bas qu&#39;on est sur kekchose de plus nuancé que du basic babloche.</p>

<p>Musicalement, on peut parler de retro rock, de roots rock... le southern rock est un référentiel un peu contesté, un peu flou, mais qui me botte bien ici : la base de blues est là, plus british que delta, les jolies harmonies vocales aussi... et les gars savent clairement concocter un boogie. La slide guitar, elle, reste discrète voire absente. Southern, voui mais plus proche de Lynyrd Skynyrd et de Creedence Clearwater Revival que des Allman Brothers.
Les claviers, mixés en retrait par rapport aux grattes mais complètement indispensables, rajoutent du <em>rythm</em> aux <em>blues</em>, et même une petite dose de soul... une soul aux yeux très très bleus, of course, un pied à Memphis et un pied à Londres, mais qui sonne juste et habitée.
Idem pour la voix claire et chaude de Kärnebro, pas rauque ni nasillarde contrairement à pas mal des classiques amerloques du genre. Gin Lady ne cherche pas à cacher sa sensibilité européenne et c&#39;est tant mieux.
Se baladent aussi quelques textures psychédéliques, avec notamment d&#39;occasionnels sons sitaroïdes (mon suspect n°1 : une pédale EHX Ravish Sitar utilisée avec parcimonie).
Les compos sont raisonnablement variées -rien de drastique- et s&#39;enchaînent de manière fluide. Le LP a un petit temps de chauffe : <strong>Underground</strong> et <strong>For Everyone</strong>, les deux premiers morceaux, ont un <em>feel</em> presque Beatles, mais la température commence à monter à partir du troisième, <strong>Haven&#39;t See You Lately</strong>, les claviers se réveillent avec <strong>Fields of Joy</strong> et une fois la face B entamée le boogie est à température idéale et ne refroidit plus jusqu&#39;à la fin.
De manière générale, pas d&#39;excès ici : rock, mais ni hard ni heavy ; entraînant, mais pas de quoi <em>keep on chooglin&#39;</em> toute la nuit ; les solos restent sobres et efficaces… un cocktail finement dosé mais <em>low ABV</em> : vous allez déguster mais sans aucun risque de gueule de bois.</p>

<p>Pour ce qui est du côté thématique des choses, un premier point très positif : ici contrairement aux canons du genre, pas un gramme de machisme, de roulage de mécaniques, ou de misogynie ! Avec Gin Lady, la bistouquette reste fermement en poche et c&#39;est pas bibi qui va s&#39;en plaindre. Et les paroles sont remarquablement peu genrées, ce qui me réjouit.
Comme suggèrent les illustrations de la pochette, la nature figure en bonne place ; de manière tout à fait classique le paysage extérieur est en synergie avec le paysage intérieur : l&#39;éclair solitaire et le clébard hurlant sont les échos d&#39;une âme troublée, la brise estivale apaise et des montagnes de secrets se cachent sous la neige...
Toutes ces émotions dudit paysage intérieur ne sont pas que du brut de coffre roquénerolle. Il y a dans les paroles de “Freedom Rider” un petit “free your mind” emblématique au parfum de patchouli qui se balade, mais à écouter ou lire toute la chanson on se rend bien vite compte qu&#39;il ne s&#39;agit pas de premier degré. Très souvent sur cet album rôdent une ironie certaine, un léger cynisme, une tendance aigre-douce. Gin Lady ne cherche pas à ressusciter le Summer of Love, mais dépeint plutôt le désordre et les failles propres aux relations : l&#39;amitié et l&#39;amour sont mêlés de désaccords et d&#39;incompatibilités, d&#39;impuissance et de détresse, de nostalgie... Et pourtant mon impression est que rien de tout ça n&#39;est considéré ici comme insoluble ou irréversible. Téma la maturité émotionnelle.</p>

<p>Le retour à la nature n&#39;est qu&#39;un remède partiel à notre mal : pour le salut et la transcendance, <em>come and join the party on my travellin&#39; show</em> ! Le meilleur remède à l&#39;humain c&#39;est l&#39;humain, me dit <strong>Celebration Blues</strong>. Le morceau me semble être la synthèse, le point culminant thématique et musical de <strong>CAMPING WITH BODHI</strong>. Il est aussi un des deux seuls de la galette qui me semblent être purement positifs. <strong>We Are Free Now!</strong>, qui suit, est une excellente conclusion, aussi entraînante que pétrie d&#39;ironie.
<strong>Soldier On</strong> avec son redoutable groove southern et ses paroles mordantes, mérite aussi mention.
<strong>I Love You Babe</strong> est, <em>no duh</em>, une incandescente déclaration d&#39;amour et de soutien inconditionnel malgré les parts d&#39;ombres et les difficultés, et le deuxième morceau purement positif du LP.
Voilà pour mes favoris ; en vrai tout l&#39;album passe crème, agréable, solaire, sereinement anachronique mais pas nonchalant pour autant, hippie mais pas teubé, plus vin orange que petit buvard. Mangez-en.</p>

<p><em><strong>Gin Lady</strong>, c&#39;est :  Magnus Kärnebro – chant &amp; guitare | Anthon Johansson – basse | Fredrik Normark – batterie | Johnny Stenberg – guitare</em></p>

<p><a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Rock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Rock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:RetroRock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">RetroRock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:SouthernRock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">SouthernRock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:PsychedelicRock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">PsychedelicRock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:RootsRock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">RootsRock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:GinLady" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">GinLady</span></a></p>

<p><small><em>Je n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.</em>
<em>J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul.</em></small></p>
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      <guid>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/gin-lady-camping-with-bodhi</guid>
      <pubDate>Wed, 15 Jul 2026 11:53:39 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Håndgemeng, ULTRARITUAL (2023)</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/handgemeng-ultraritual-2023</link>
      <description>&lt;![CDATA[la pochette de l&#39;album ULTRARITUAL, de Håndgemeng : une illustration d&#39;un paysage fantastique : dans une atmosphère infernale, sur un plateau rocailleux surplombant un gouffre, un gargantuesque monument de pierre taillée dont la forme évoque un peu une enclume, des fissures duquel s&#39;écoule de la lave ou du métal en fusion. En bas, de l&#39;autre côté du gouffre, se tient un petit groupe de personnes avec des torches. en comparaison du monument, ils sont minuscules.&#xA;&#xA;iframe style=&#34;border: 0; width: 100%; height: 406px;&#34; src=&#34;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=3490162194/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/artwork=none/transparent=true/&#34; seamlessa href=&#34;https://ripplemusic.bandcamp.com/album/ultraritual&#34;Ultraritual de Håndgemeng/a/iframe&#xA;&#xA;Il y a beaucoup d&#39;enthousiasme dans ce premier LP de Håndgemeng, et c&#39;est difficile d&#39;y résister. Une bonne grosse base de stoner/doom, une voix gueularde papier-de-verre-sur-les-cordes-vocales pas loin du hardcore ou du sludge, et des guitares joueuses aux occasionnelles excursions hard-rock. Nos héros du jour appellent ça du Doom&#39;n&#39;Roll, et on n&#39;est pas sur une recette compliquée, n&#39;est-il pas. Pourtant ça marche du feu des dieux. !--more--&#xA;&#xA;Sans doute déjà parce que les gratteux sont des cadors du son : sérieusement, je ne connais pas le setup, je ne sais pas ce qui traîne sur leurs pédaliers (et dans les pognes, bien sûr, la magie est dans les pognes), mais pour moi c&#39;était le meilleur son de guitare de 2023. Don&#39;t trust me bro, juste trempe-z&#39;y les zozores.&#xA;&#xA;Ensuite parce que les compos assurent : des morceaux bien punchy -après tout, &#34;Håndgemeng&#34; signifie à peu près &#34;la mêlée&#34;- The Astronomer et Cro-Magnon vs Neanderthal sont des petites tueries ; et des numéros plus lents et lourds, sur le versant &#34;doom&#34; du stoner/doom : j&#39;aime le très odoriférant Temple of Toke et l&#39;écrasant Rite of the Comet. &#xA;&#xA;Le tout très bien torché, mélodique quand il faut, avec des reliefs et des crêtes, car voui, le stoner peut vite devenir une morne plaine (ou un désert !). Seul petit bémol pour wam, le final Occultation of Mars, qui au fil des écoutes n&#39;a jamais réussi à capter mon intérêt...&#xA;&#xA;Thématiquement, pas grand chose à dire : êtres cosmiques et millénaires, sorcières et magie noire, entêtants effluves de laitue du diable : la panoplie est là, arborée avec aplomb.&#xA;&#xA;Je crois que le succès de cette galette vient d&#39;un mariage harmonieux des contrastes, une manière de rester sur le fil : ULTRARITUAL est bourrin mais non dénué de délicatesse, tel un mammouth avec des p&#39;tites ailes ; archétypal et frais en même temps ; et -j&#39;en parlais plus haut- plein d&#39;enthousiasme mais avec maîtrise, et même une forme de retenue. Ça frôle l&#39;académisme mais ça sait se distinguer, ça rigole bien avec les clichés mais pas une trace de désinvolture. Et quel son de guitare, les aminches ! &#xA;&#xA;Un album clairement au-dessus de la mêlée. Mangez-en.&#xA;&#xA;#Rock #StonerRock #HardRock #DoomNRoll #Doom #DoomMetal #Sludge #Håndgemeng&#xA;&#xA;smallJe n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.&#xD;&#xA;J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul._/small]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://f4.bcbits.com/img/a3827819872_10.jpg" alt="la pochette de l&#39;album ULTRARITUAL, de Håndgemeng : une illustration d&#39;un paysage fantastique : dans une atmosphère infernale, sur un plateau rocailleux surplombant un gouffre, un gargantuesque monument de pierre taillée dont la forme évoque un peu une enclume, des fissures duquel s&#39;écoule de la lave ou du métal en fusion. En bas, de l&#39;autre côté du gouffre, se tient un petit groupe de personnes avec des torches. en comparaison du monument, ils sont minuscules."></p>

<iframe style="border: 0; width: 100%; height: 406px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=3490162194/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/artwork=none/transparent=true/">&lt;a href=&#34;https://ripplemusic.bandcamp.com/album/ultraritual&#34;&gt;Ultraritual de Håndgemeng&lt;/a&gt;</iframe>

<p>Il y a beaucoup d&#39;enthousiasme dans ce premier LP de <strong>Håndgemeng</strong>, et c&#39;est difficile d&#39;y résister. Une bonne grosse base de stoner/doom, une voix gueularde papier-de-verre-sur-les-cordes-vocales pas loin du hardcore ou du sludge, et des guitares joueuses aux occasionnelles excursions hard-rock. Nos héros du jour appellent ça du Doom&#39;n&#39;Roll, et on n&#39;est pas sur une recette compliquée, n&#39;est-il pas. Pourtant ça marche du feu des dieux. </p>

<p>Sans doute déjà parce que les gratteux sont des cadors du son : sérieusement, je ne connais pas le <em>setup</em>, je ne sais pas ce qui traîne sur leurs pédaliers (et dans les pognes, bien sûr, la magie est dans les pognes), mais pour moi c&#39;était le meilleur son de guitare de 2023. Don&#39;t trust me bro, juste trempe-z&#39;y les zozores.</p>

<p>Ensuite parce que les compos assurent : des morceaux bien punchy -après tout, “Håndgemeng” signifie à peu près “la mêlée”– <em><strong>The Astronomer</strong></em> et <em><strong>Cro-Magnon vs Neanderthal</strong></em> sont des petites tueries ; et des numéros plus lents et lourds, sur le versant “doom” du stoner/doom : j&#39;aime le très odoriférant <em><strong>Temple of Toke</strong></em> et l&#39;écrasant <em><strong>Rite of the Comet</strong></em>.</p>

<p>Le tout très bien torché, mélodique quand il faut, avec des reliefs et des crêtes, car voui, le stoner peut vite devenir une morne plaine (ou un désert !). Seul petit bémol pour wam, le final <em><strong>Occultation of Mars</strong></em>, qui au fil des écoutes n&#39;a jamais réussi à capter mon intérêt...</p>

<p>Thématiquement, pas grand chose à dire : êtres cosmiques et millénaires, sorcières et magie noire, entêtants effluves de laitue du diable : la panoplie est là, arborée avec aplomb.</p>

<p>Je crois que le succès de cette galette vient d&#39;un mariage harmonieux des contrastes, une manière de rester sur le fil : <em><strong>ULTRARITUAL</strong></em> est bourrin mais non dénué de délicatesse, tel un mammouth avec des p&#39;tites ailes ; archétypal et frais en même temps ; et -j&#39;en parlais plus haut- plein d&#39;enthousiasme mais avec maîtrise, et même une forme de retenue. Ça frôle l&#39;académisme mais ça sait se distinguer, ça rigole bien avec les clichés mais pas une trace de désinvolture. Et quel son de guitare, les aminches !</p>

<p>Un album clairement au-dessus de la mêlée. Mangez-en.</p>

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<p><small><em>Je n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.</em>
<em>J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul.</em></small></p>
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      <pubDate>Sun, 14 Jun 2026 22:56:38 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Maggot Heart, HUNGER (2023)</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/maggot-heart-hunger-2023</link>
      <description>&lt;![CDATA[la pochette de l&#39;album HUNGER, de Maggot Heart : une photo de la chanteuse/guitariste Linnea Ollson. Grande, blonde, en chemise blanche, culotte et collants noirs, elle est debout sur un lit dans une posture défiante, et regarde l&#39;objectif en face&#xA;&#xA;iframe style=&#34;border: 0; width: 100%; height: 406px;&#34; src=&#34;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=493739006/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/artwork=none/transparent=true/&#34; seamlessa href=&#34;https://maggotheart.bandcamp.com/album/hunger&#34;HUNGER de Maggot Heart/a/iframe&#xA;&#xA;HUNGER, c&#39;est un album que j&#39;ai mis un peu de temps à apprivoiser même s&#39;il a immédiatement titillé ma curiosité : le skeud de Maggot Heart est érudit et poétique mais pas gentil pour un sou ; et il agglomère plein de styles et d&#39;influences... !--more-- Pour ma part, après me l&#39;être suffisamment enfilé dans les esgourdes,  je constate que cohésion et densité sont au menu.&#xA;&#xA;La guitare est tranchante et sale comme un hachoir rouillé et la basse vrombissante comme un couteau électrique ; le piano, la trompette, le saxophone sur LBD et Archer m&#39;évoquent Bowie (celui du milieu des seventies ou celui de Blackstar ?) et pour le coup, la big boss-guitariste-chanteuse Linnea Ollson semble vraiment une amoureuse du Thin White Duke : elle le cite explicitement (sur &#34;Nil By Death&#34; : I&#39;m running like a demon from station to station), et son style de chant, souvent quasi parlé, plutôt théâtral, lui fait aussi écho, Archer en étant l&#39;exemple le plus évident.&#xA;Bowie n&#39;est pas le seul à avoir droit à un clin d&#39;oeil, cf. &#34;scandinavian hunger&#34;, &#34;appetite for distraction&#34;... mais personnellement, la redoutable niaque d&#39;Ollson me fait plutôt penser à PJ Harvey courant 1991, sa froideur à Kim Gordon, j&#39;en passe et d&#39;autres grandes sœurs grunge, plus l&#39;ombre éternelle du Velvet... liste non exhaustive.&#xA;&#xA;Bien sûr, HUNGER transcende la simple somme de ses influences, en grande partie grâce au charisme d&#39;Ollson et à son talent pour l&#39;écriture (peut-être grâce à son passé de critique musicale ?) : je suis complètement bluffé par la qualité de ses paroles, imagées, viscérales, dérangeantes, mordantes. Et ce, à fond les ballons dès les premiers mots du premier morceau :&#xA;&#xA;  So many hatchets buried&#xA;My mind&#39;s a cemetery&#xA;I try to leave it&#xA;But it&#39;s water under a burning bridge&#xA;I look for answers in my prayers&#xA;In a church on fire&#xA;Deconstructing whatever is&#xA;Just out of my reach&#xA;&#xA;Admirez le verbe et la verve. Moult autres perles inside, servies à un rythme implacable dans un enrobage sonore hybride mais incroyablement efficace, et brut de coffre : (post)punk, noise, metal, art rock... Ollson écrit à la première personne, et s&#39;adresse très régulièrement à une autre, dans ce qu&#39;on peut sans trop de risques suspecter d&#39;être un dialogue intérieur : le thème du double est très présent, et l&#39;espace mental n&#39;est pas un endroit sécure, rempli de flammes et d&#39;ombres, de fêlures, de trous dans les murs et de débris de verre.&#xA;&#xA;HUNGER, c&#39;est un album violent : une violence calculée, canalisée, une tension entre pulsions viscérales et maîtrise de soi, entre structure et rupture ; un dialogue jamais gagné d&#39;avance. Pas une écoute confortable, mais plutôt une œuvre hargneuse, affamée, abrasive, froidement vénère. A écouter quand on a envie de bouffer des gueules ou qu&#39;on sent qu&#39;on va avoir besoin de le faire. Mais HUNGER reste très accessible, à mon sens. Quasi catchy, dirais-je même : du genre à me rester vissé dans un coin de ma tête, comme un parasite. Jouissif comme une plaie qu&#39;on gratte. Mangez-en.&#xA;&#xA;Maggot Heart, c&#39;est : Linnea Ollson - chant &amp; guitare | Olivia Airey - basse | Uno Bruniusson - batterie.&#xA;&#xA;#Rock #NoiseRock #Punk #PostPunk #Grunge #Metal #MaggotHeart&#xA;&#xA;smallJe n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.&#xD;&#xA;J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul._/small]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://f4.bcbits.com/img/a2784281918_10.jpg" alt="la pochette de l&#39;album HUNGER, de Maggot Heart : une photo de la chanteuse/guitariste Linnea Ollson. Grande, blonde, en chemise blanche, culotte et collants noirs, elle est debout sur un lit dans une posture défiante, et regarde l&#39;objectif en face"></p>

<iframe style="border: 0; width: 100%; height: 406px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=493739006/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/artwork=none/transparent=true/">&lt;a href=&#34;https://maggotheart.bandcamp.com/album/hunger&#34;&gt;HUNGER de Maggot Heart&lt;/a&gt;</iframe>

<p><em><strong>HUNGER</strong></em>, c&#39;est un album que j&#39;ai mis un peu de temps à apprivoiser même s&#39;il a immédiatement titillé ma curiosité : le skeud de <strong>Maggot Heart</strong> est érudit et poétique mais pas gentil pour un sou ; et il agglomère plein de styles et d&#39;influences...  Pour ma part, après me l&#39;être suffisamment enfilé dans les esgourdes,  je constate que cohésion et densité sont au menu.</p>

<p>La guitare est tranchante et sale comme un hachoir rouillé et la basse vrombissante comme un couteau électrique ; le piano, la trompette, le saxophone sur <em><strong>LBD</strong></em> et <em><strong>Archer</strong></em> m&#39;évoquent Bowie (celui du milieu des seventies ou celui de <em><strong>Blackstar</strong></em> ?) et pour le coup, la big boss-guitariste-chanteuse Linnea Ollson semble vraiment une amoureuse du Thin White Duke : elle le cite explicitement (sur “Nil By Death” : <em>I&#39;m running like a demon from station to station</em>), et son style de chant, souvent quasi parlé, plutôt théâtral, lui fait aussi écho, <em><strong>Archer</strong></em> en étant l&#39;exemple le plus évident.
Bowie n&#39;est pas le seul à avoir droit à un clin d&#39;oeil, cf. <em>“scandinavian hunger”</em>, <em>“appetite for distraction”</em>... mais personnellement, la redoutable niaque d&#39;Ollson me fait plutôt penser à PJ Harvey courant 1991, sa froideur à Kim Gordon, j&#39;en passe et d&#39;autres grandes sœurs grunge, plus l&#39;ombre éternelle du Velvet... liste non exhaustive.</p>

<p>Bien sûr, <em><strong>HUNGER</strong></em> transcende la simple somme de ses influences, en grande partie grâce au charisme d&#39;Ollson et à son talent pour l&#39;écriture (peut-être grâce à son passé de critique musicale ?) : je suis complètement bluffé par la qualité de ses paroles, imagées, viscérales, dérangeantes, mordantes. Et ce, à fond les ballons dès les premiers mots du premier morceau :</p>

<blockquote><p>So many hatchets buried
My mind&#39;s a cemetery
I try to leave it
But it&#39;s water under a burning bridge
I look for answers in my prayers
In a church on fire
Deconstructing whatever is
Just out of my reach</p></blockquote>

<p>Admirez le verbe et la verve. Moult autres perles inside, servies à un rythme implacable dans un enrobage sonore hybride mais incroyablement efficace, et brut de coffre : (post)punk, noise, metal, art rock... Ollson écrit à la première personne, et s&#39;adresse très régulièrement à une autre, dans ce qu&#39;on peut sans trop de risques suspecter d&#39;être un dialogue intérieur : le thème du double est très présent, et l&#39;espace mental n&#39;est pas un endroit sécure, rempli de flammes et d&#39;ombres, de fêlures, de trous dans les murs et de débris de verre.</p>

<p><em><strong>HUNGER</strong></em>, c&#39;est un album violent : une violence calculée, canalisée, une tension entre pulsions viscérales et maîtrise de soi, entre structure et rupture ; un dialogue jamais gagné d&#39;avance. Pas une écoute confortable, mais plutôt une œuvre hargneuse, affamée, abrasive, froidement vénère. A écouter quand on a envie de bouffer des gueules ou qu&#39;on sent qu&#39;on va avoir besoin de le faire. Mais <em><strong>HUNGER</strong></em> reste très accessible, à mon sens. Quasi catchy, dirais-je même : du genre à me rester vissé dans un coin de ma tête, comme un parasite. Jouissif comme une plaie qu&#39;on gratte. Mangez-en.</p>

<p><em><strong>Maggot Heart</strong>, c&#39;est : Linnea Ollson – chant &amp; guitare | Olivia Airey – basse | Uno Bruniusson – batterie.</em></p>

<p><a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Rock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Rock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:NoiseRock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">NoiseRock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Punk" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Punk</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:PostPunk" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">PostPunk</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Grunge" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Grunge</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Metal" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Metal</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:MaggotHeart" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">MaggotHeart</span></a></p>

<p><small><em>Je n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.</em>
<em>J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul.</em></small></p>
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      <guid>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/maggot-heart-hunger-2023</guid>
      <pubDate>Tue, 19 May 2026 13:52:52 +0200</pubDate>
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