Je continuerai, même si on n'en avait plus besoin pour sauver le monde

(attention, trucs de fille included)

Je dis souvent qu'on commence parfois à faire quelque chose parce que c'est bien pour la santé, ou pour le climat, ou ... Mais que si on continue de faire une action pendant plusieurs années, c'est souvent que ça nous convient, et qu'on y trouve notre intérêt. Ce n'est pas parce qu'on est des êtres supérieurement moraux, ou des écolos bobos prêts au sacrifice, ou je ne sais quoi. Et il y a plusieurs choses dans ma vie que j'ai commencé parce que c'était bien pour le climat, ou pour l'environnement, et que je continue parce que je trouve ça mieux pour d'autres raisons plus proches de moi.

Ça fait un certain temps que je voulais revenir sur quelques changements de ces 5 dernières années où je ne me verrais pas revenir en arrière. Ou en tous cas, pas sans effort.

1. La cup menstruelle

C'est peut-être pas très ragoutant de parler de ça en numéro 1, mais c'est vraiment mon numéro 1 😆. Avant, comme toutes les personnes qui ont leur règles, j'utilisais des tampons ou des serviettes hygiéniques. J'étais gênée par les tampons qui me faisaient un peu mal quand je montais à cheval. Et je détestais la sensation d'humidité des serviettes hygiéniques. En plus, j'avais mauvaise conscience du volume de déchets ultimes que ça produisait. J'avais beaucoup lu sur internet autour de la cup, mais il y avait plein de modèles et plein de tailles, alors je ne savais pas quoi choisir. Une discussion un été avec une bonne copine m'a convaincue d'essayer à une période où je serai tranquille chez moi pour faire les premiers essais sous la douche. Au début du confinement j'ai acheté le premier modèle que j'ai trouvé. J'ai essayé, j'ai adopté. C'était TROP pratique. Pour moi (bah oui, je sais qu'on est toutes différentes), c'est LA solution ultime. Avec mon flux, je n'ai besoin de vider que matin et soir, je n'ai jamais eu de fuites, jamais eu de douleur, je peux aller à la plage... Bref, je sais que c'est la mode des culottes menstruelles, mais jamais de la vie je ne voudrais revenir en arrière et repasser aux tampons en matières douteuses ni aux serviettes hygiéniques.

2. Le shampoing solide Garnier

Depuis que je suis ado, j'ai le cuir chevelu qui gratte entre deux shampoings, et si je n'utilisais pas du Head&Shoulders, j'avais des pellicules, beurk. J'avais déjà essayé du shampoing doux, du shampoing de pro, et du shampoing solide de biocoop par le passé, sans succès.

Il y a 2 ans, j'ai commencé à chercher à sérieusement réduire mes déchets, et en particulier les emballages. J'ai donc réessayé le shampoing solide (délicatesse de Garnier, qui sent terriblement bon), en alternance avec le H&S. Je m'étais dit : si je peux remplacer un shampoing classique par un shampoing solide, à la fin je vais utiliser deux fois moins d'emballages.
Trois mois plus tard, je ne faisais plus qu'un shampoing H&S de temps en temps. Aujourd'hui j'ai toujours la bouteille dans ma salle de bain, mais ça fait plusieurs mois que je n'ai pas eu besoin de l'utiliser.

Autres cosmétiques solides

3. Le vélo au quotidien, même à la campagne

Il y a plusieurs années, j'ai décidé que je voulais qu'on prenne le vélo pour aller faire nos courses. On habite à 5 km du supermarché le plus proche et du maraîcher bio, il y a une supérette dans le village, et le gros supermarché et la biocoop sont à 10 km de chez nous. Il n'y a évidemment pas de pistes cyclables, et aucune culture vélo dans le coin. Par contre, nous on a des vélos, une habitude de voyager à vélo, donc on a un porte bagage et des grandes sacoches. Pendant 6 mois, ça a été un effort de se motiver tous les samedi matins pour aller faire les courses à vélo ensemble. Et je dis ensemble parce que si mon conjoint y allait seul, il prenait la voiture. Au départ, ce qui a été le plus sympa, c'est que ça nous faisait prendre le vélo pour faire une sortie tous les deux. Un temps de qualité qu'on partageait ensemble toutes les semaines (puisque du coup on passait plus de temps à vélo que dans le magasin). J'avais aussi bonne conscience de faire un peu plus d'activité physique.

Et puis l'habitude s'est ancrée. Mon conjoint prend le vélo pour des distances bien plus longues car il apprécie la liberté et l'exercice physique.

Je trouve désormais super pénible de devoir chercher les clés de la voiture, ouvrir en grand le portail, manœuvrer pour sortir, conduire au milieu des allumés du volant, manœuvrer pour me garer sur le parking, et le pire du pire : faire la queue pour faire le plein 😱. Ça m'est devenu beaucoup plus facile de sortir le vélo du garage, et zou, roule ma poule !

Et quand il pleut ?

Et aussi, j'ai des super manchons en néoprène sur mon guidon qui font que je ne crains plus du tout le froid aux mains... !

4. Manger végé

Je n'y avais pas pensé, mais c'est mon conjoint qui me l'a rappelé quand je lui ai raconté l'objet de ce billet de blog. On a commencé à manger plus végé pendant le confinement. J'avais découvert le blog d'OwiOwi par le réseau maudit et il y avait plein de recettes sans viandes à tester. Voici un exemple des premières recettes qui m'ont fait basculer :

J'ai découvert le monde des épices, j'ai acheté (d'occaz) des livres d'Ottolenghi, et rapidement, on n'a plus eu besoin d'acheter quoi que ce soit de carné pour qu'on cuisine tous les jours, et que ça soit super bon.

5. Acheter d'occaz'

Je me rappelle avoir vu lu sur Twitter (ou peut être était-ce déjà Mastodon ?) une personne faire un défi de 10 achats neufs sur l'année. J'ai trouvé ça inspirant, et je me suis dit que j'allais essayer.

J'ai tenu une liste de ce que je voulais acheter, et je me suis posée mille questions sur ce que je devais compter, ou pas, dans cette liste. Le stylo, ça compte ou pas ? Les nouvelles fenêtres de la maison, ça compte ou pas ? Et je compte chacune (bim, les 10 achats sont explosés), ou je fais un lot ?

J'ai fait mes petits arrangements, je n'ai pas tenu les 10, mais j'ai durablement changé mes habitudes d'achat. Aujourd'hui je ne tiens plus les comptes, mais je n'achète quasi plus rien en neuf. Ou en tous cas, jamais sans avoir testé d'autres options avant.

Pas besoin de médaille 🥇

Dans ce billet, je voulais partager quelques unes des choses que je trouve trop bien, en plus d'être écolos. Mais je voulais surtout illustrer l'idée que je n'ai pas besoin de médaille. La plupart des comportements “éthiques” que j'ai racontés, je les maintiens car ils me rapportent plus qu'ils ne me coûtent. Je ne suis pas une héroïne du quotidien (en tous cas, pas pour ces choix là...), juste certains changements de comportements sont des vrais win-win.

Après, il y en a d'autres qui me coûtent encore (faire le lait d'avoine, les yaourts, les céréales du p'tit dej, et toute la cuisine qui empiète beaucoup sur mon temps de vie). Je ne sais pas si je conserverai ces comportements sur le long terme. Alors je ne fais pas trop la maligne avec...