Absurdité

Absurde. Insensé. Quand toute la vie humaine apparaît dans son absurdité, que reste-t-il ? Que faire ? Que dire ? L’absurdité elle-même est absurde. Illusion nécessaire sur l’insupportable conséquence de nos vies. Résister le moins possible. Laisser la vie circuler. Qu’est-ce que cela veut bien dire ? Se lever, se laver, déjeuner, s’habiller, marcher, se dépenser, travailler, manger, travailler encore, se déplacer, s’activer, manger, se laver, se coucher, dormir… et se divertir. Puis il y a cet indicible, par delà « moi », par delà « toi », à l’interstice, l’intersection dans la relation. Par delà les mots, dans la parole et la voix, vibrations. Par delà la peau, dans le contact des mains qui parlent une langue désir. Cesser de justifier nos existences accidentelles. Émerveillement sans cesse renouvelé de nos êtres en présence. Hors temps, hors normes, simplement là, présents, reliés, curieux de tout ce qui naît de nos éternelles retrouvailles.