Insupportable décrépitude

Sortir des murs et pousser des chariots. Chaque jour affronter, tenir et recommencer. La poussière qui envahit les sols et les meubles, que je m'échine à aspirer toutes les semaines, me rappelle l'insupportable décrépitude qui me guette. Angoisse du bourgeois implorant devant la douleur de son corps vivant. Quelle énergie, quels efforts déployés, d'hygiène et d'abstinence, ascèse qu'ils diront, pour repousser les assauts du temps. Refus de vivre par peur de mourir, de souffrir... n'ajoute que plus de souffrance encore, transforme les douleurs en souffrance.