Moi d'abord
Le printemps revient, parait-il. Les bourgeons et les feuilles. Les élections et la guerre. L’heure d’été et la neige en avril. Le climat se réchauffe, se dérègle. Heureusement les SUV deviennent électriques. On ne supporte plus le froid ni le chaud, ni l’effort ni l’attente. On ne se supporte plus. Les mots se font images. Chocs, guimauves ou souvent ennui, déjà vues, répétant à l’infini les mêmes clichés, loin de Clichy, étouffant un peu plus les dernières fraîcheurs de la brise. Les mots comme paroles se font rares, chacun espère être entendu, sous relent de liberté, chérie, personne n’écoute, moi d’abord.