Une journée...

6 heures… Paris ne s’éveille pas. Cela fait bien longtemps que je n’ai pas vu la capitale. Enfiler chaussettes et caleçon, attraper le smartphone et se lever sans bruit jusqu’à la salle de bain. S’essuyer les yeux et les aisselles, un coup de déo bio aux probiotiques, puis quelques pas vers la cuisine pour boire un grand verre d’eau et se moucher en prenant soin de bien refermer la porte de la buanderie pour ne pas réveiller le p’ti. Un saut aux toilettes, pipi caca, check du jeu en ligne sur mon smartphone et direction le salon pour les exercices du matin, gainage et étirements. Si le p’ti ne se réveille pas trop tôt, j'ai normalement le temps de finir ses gesticulations respiratoires et de commencer à préparer le petit déjeuner, œuf dur, pain maison, pomme et spiruline. Généralement le p’ti commence à gazouiller dans son lit. Le temps de préparer le biberon avant qu’il ne m’appelle par un « mama ! » ou « papa ! ». Biberon prêt, posé à côté du canapé, quelques enjambées et j'ouvre la porte de la chambre du p’ti plongée dans l’obscurité. Un petit coup sur la veilleuse pour l’allumer, ouvrir la moustiquaire au-dessus du lit et se mettre à genoux « bonjour mon grand … t’as fait un gros dodo ». Pendant un temps c’était un long moment de caresses dans le dos, sur les bras, les cheveux. Ces derniers temps c’est plus direct, avec un refus des caresses dans le dos, le p’ti se dresse sur ses jambes, sucette accrochée à sa turbulette… « maman… bibibon… », bras tendus pour l’attraper.