L’Appel de la forêt – Jack London

Un plaidoyer pour la cause animale

Sous l’apparence d’un roman d’aventure pour la jeunesse, L’Appel de la forêt invite à réfléchir sur le monde animal.

Jack London y suit Buck, un chien arraché au confort des hommes, confronté à la violence, à l’apprentissage et à la loi implacable du Nord.

Buck n’est pas humanisé de façon artificielle. Il pense, ressent et agit en chien.

London lui reconnaît une intelligence, une mémoire, des sentiments – tout en respectant sa nature.

C’est cette justesse qui donne au roman sa force.

La brutalité ne vient pas de la nature, mais des hommes : ceux qui prennent, possèdent, exploitent, utilisent.

La forêt, elle, n’est ni bonne ni cruelle – elle est le monde naturel.

Peu à peu, Buck entend son appel : non pas une régression, mais une reconnexion à une part ancienne, instinctive, presque sacrée du vivant.

Plus d’un siècle après sa publication, ce roman résonne encore de façon troublante.

Il interroge notre rapport aux animaux – compagnons, outils, marchandises, cobayes – et, en creux, notre propre humanité.

Un livre simple en apparence, mais plus profond qu’il n’y paraît.

Et si le véritable ensauvagement n’était pas du côté de l’animal, mais de l’homme qui oublie le lien, la mesure et le respect du vivant ?

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