Mes raisonnements naïfs

Sans cerveau, rideau.

On peut se passer d’un membre, mais pas du cerveau.

Il n’y a pas que le cerveau d’ailleurs : il y a les autres organes nobles, indispensables à notre fonctionnement. Mais le cerveau, lui, est tout en haut. C’est le premier de cordée.

Donc le cerveau, c’est la cabine de pilotage. Une fois que j’ai posé cela, je m’intéresse à la combinaison cerveau–pensée, cerveau–décision, cerveau–action.

Le cerveau créatif, capable de transformer la matière en quelque chose d’utile ou pas à l’individu.

Le cerveau étudiant, qui cherche à tout savoir, à tout comprendre sur lui-même. Une boucle sans fin.

Le cerveau qui veut comprendre ce qui est réel.

Le cerveau dépassé, qui regarde au-dessus de lui – Y a-t-il un super-cerveau ? –

Le cerveau dans l’univers, dans une autre dimension.

Le cerveau est-il seulement un amas de chair, de sang et de filaments ?

Le cerveau se dissèque lui-même et découvre que peut-être il n’y a pas que la matière organique.

Autre chose de transcendant, de vertical, qu’il ne peut ni voir, ni toucher, ni sentir, ni entendre ?

Certains cerveaux prétendent que oui. D’autres que non.

Les premiers ont trouvé que la cage n’est pas vraiment fermée.

Les seconds restent résolument à l’intérieur.

Je ne sais pas si j’ai le droit de penser ça.

Peut-être que je me trompe.

Peut-être que ce cerveau qui a pris place dans la cabine de pilotage n’est qu’un passager qui parle fort.

Je le regarde cogiter et parfois je me demande s’il sait vraiment où il va.

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