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    <title>Sing it out loud, who made us this way?</title>
    <link>https://blogz.zaclys.com/petit-poisson-moussu/</link>
    <description>Langage de travers pour esprits biaisés</description>
    <pubDate>Sun, 05 Jul 2026 13:22:24 +0200</pubDate>
    <item>
      <title>Invitation</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/petit-poisson-moussu/invitation</link>
      <description>&lt;![CDATA[Tu veux entrer en collision &#xA;Avec le système de douleurs&#xA;Qui tournoie en lévitation&#xA;Autour de mon absente pudeur&#xA;&#xA;Tu veux le délice de l&#39;immense&#xA;Liesse nocturne d&#39;herbes en délire&#xA;Me rencontrer dans la caresse&#xA;Aiguë de leurs lames, de leurs rires&#xA;&#xA;Tu veux te diluer dans l&#39;espace électrique&#xA;D&#39;où émergent mes gestes la source amnésique&#xA;De mes regards fuyants - tu veux que le Léthé&#xA;De sa longue langue liquéfie ta brûlure salée&#xA;&#xA;En dehors&#xA;En dedans&#xA;C&#39;est d&#39;accord&#xA;Mais avant&#xA;&#xA;Ressaisis-toi, ne renonce à rien sauf à moi&#xA;Qui ne suis jamais qu&#39;un fourmillement sous tes doigts.&#xA;]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Tu veux entrer en collision
Avec le système de douleurs
Qui tournoie en lévitation
Autour de mon absente pudeur</p>

<p>Tu veux le délice de l&#39;immense
Liesse nocturne d&#39;herbes en délire
Me rencontrer dans la caresse
Aiguë de leurs lames, de leurs rires</p>

<p>Tu veux te diluer dans l&#39;espace électrique
D&#39;où émergent mes gestes la source amnésique
De mes regards fuyants – tu veux que le Léthé
De sa longue langue liquéfie ta brûlure salée</p>

<p>En dehors
En dedans
C&#39;est d&#39;accord
Mais avant</p>

<p>Ressaisis-toi, ne renonce à rien sauf à moi
Qui ne suis jamais qu&#39;un fourmillement sous tes doigts.</p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/petit-poisson-moussu/invitation</guid>
      <pubDate>Tue, 27 May 2025 07:04:03 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Ceci n&#39;est pas une comète</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/petit-poisson-moussu/ceci-nest-pas-une-comete</link>
      <description>&lt;![CDATA[La nuit renversée de son dôme ne cicatrisera plus&#xA;On recense des nuances d&#39;apocalypse dans certaines aurores boréales&#xA;Et des râles fossiles craquent à chaque tremblement de terre.&#xA;D&#39;où vient ce bleu ?&#xA;Quel vicieux&#xA;Abysse de goudron réfute sa sublimation, crève sous mon front&#xA;Et concasse des planètes&#xA;Dans une phosphorescente obstination ?&#xA;D&#39;où vient ce bleu -&#xA;De quel côté du mécanisme&#xA;Qui me fait grincer vers toi juste pour ta main sur ma cuisse ?]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>La nuit renversée de son dôme ne cicatrisera plus
On recense des nuances d&#39;apocalypse dans certaines aurores boréales
Et des râles fossiles craquent à chaque tremblement de terre.
D&#39;où vient ce bleu ?
Quel vicieux
Abysse de goudron réfute sa sublimation, crève sous mon front
Et concasse des planètes
Dans une phosphorescente obstination ?
D&#39;où vient ce bleu -
De quel côté du mécanisme
Qui me fait grincer vers toi juste pour ta main sur ma cuisse ?</p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/petit-poisson-moussu/ceci-nest-pas-une-comete</guid>
      <pubDate>Thu, 22 May 2025 19:18:02 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Incapturable </title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/petit-poisson-moussu/incapturable</link>
      <description>&lt;![CDATA[Il était bien trop tard lui bien trop proche ma bouche trop sèche&#xA;Pour prétendre à l&#39;imperturbable&#xA;Et là où devaient se dresser les écailles resserrées d&#39;une rassurante frontière&#xA;Entre nos étonnements et le reste de l&#39;Univers&#xA;On a préféré tâtonner -&#xA;&#xA;Et tandis que des ongles autrement stricts&#xA;En tapotant dissèquent des dictionnaires&#xA;Cinglant les épithètes&#xA;On a choisi de balbutier.&#xA;&#xA;Bouche asséchée je suis - j&#39;essaie - ses traces &#xA;Qui me saisissent et disparaissent.&#xA;Tant pis je suis apprivoisée, indifférente à toute provenance.&#xA;&#xA;Nulle science ne nous enracinera c&#39;est là sa seule promesse&#xA;Tant que l&#39;on s&#39;accapare à chaque point d&#39;eau en suspension dans l&#39;espace-temps&#xA;La bonté vive incapturée de tout geste qui aime qui désaltère&#xA;Avec une sagesse de cactus à chair sucrée dans un désert de sens.&#xA;]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Il était bien trop tard lui bien trop proche ma bouche trop sèche
Pour prétendre à l&#39;imperturbable
Et là où devaient se dresser les écailles resserrées d&#39;une rassurante frontière
Entre nos étonnements et le reste de l&#39;Univers
On a préféré tâtonner -</p>

<p>Et tandis que des ongles autrement stricts
En tapotant dissèquent des dictionnaires
Cinglant les épithètes
On a choisi de balbutier.</p>

<p>Bouche asséchée je suis – j&#39;essaie – ses traces
Qui me saisissent et disparaissent.
Tant pis je suis apprivoisée, indifférente à toute provenance.</p>

<p>Nulle science ne nous enracinera c&#39;est là sa seule promesse
Tant que l&#39;on s&#39;accapare à chaque point d&#39;eau en suspension dans l&#39;espace-temps
La bonté vive incapturée de tout geste qui aime qui désaltère
Avec une sagesse de cactus à chair sucrée dans un désert de sens.</p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/petit-poisson-moussu/incapturable</guid>
      <pubDate>Sun, 20 Apr 2025 20:57:45 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>draJon </title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/petit-poisson-moussu/drajon</link>
      <description>&lt;![CDATA[Dragon rieur, brusque bonheur, quand s’entortillent&#xA;Les venelles alcoolisées, à ta venue,&#xA;La nuit chatoie, ta fumée musquée s’insinue &#xA;Dans le cœur des femmes, et les promesses vacillent.&#xA;&#xA;Tu es mort ; tu revis ; au fond de ta pupille,&#xA;Entre ces deux mondes la ligne s’atténue ;&#xA;Avec elle, toute sagesse ou retenue&#xA;S’évanouit sous ton souffle comme une brindille.&#xA; &#xA;Je me croyais vivante et je me croyais saine&#xA;Avant que ta tête penche contre la mienne,&#xA;Mon ami, ma chimère brûlée, mon rêveur ;&#xA;&#xA;Et me voilà comme tant d’autres avant, qui nage&#xA;Dans l’aube éparpillée, recherchant la lueur&#xA;D’une écaille, un seul signe de toi, mon mirage. ]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Dragon rieur, brusque bonheur, quand s’entortillent
Les venelles alcoolisées, à ta venue,
La nuit chatoie, ta fumée musquée s’insinue
Dans le cœur des femmes, et les promesses vacillent.</p>

<p>Tu es mort ; tu revis ; au fond de ta pupille,
Entre ces deux mondes la ligne s’atténue ;
Avec elle, toute sagesse ou retenue
S’évanouit sous ton souffle comme une brindille.</p>

<p>Je me croyais vivante et je me croyais saine
Avant que ta tête penche contre la mienne,
Mon ami, ma chimère brûlée, mon rêveur ;</p>

<p>Et me voilà comme tant d’autres avant, qui nage
Dans l’aube éparpillée, recherchant la lueur
D’une écaille, un seul signe de toi, mon mirage.</p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/petit-poisson-moussu/drajon</guid>
      <pubDate>Tue, 08 Apr 2025 15:57:27 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Sillage</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/petit-poisson-moussu/sillage</link>
      <description>&lt;![CDATA[À en croire les potins des grillons&#xA;À en croire les charades écrites frémissement &#xA;par frémissement à fleur de flaque&#xA;Par les bâillements inattendus d&#39;une brise moussue&#xA;Tout attendrie&#xA;&#xA;Elle est passée &#xA;&#xA;Elle a laissé&#xA;Dans son sillage des misères lumineuses&#xA;Qui se déploient et s&#39;étiolent à la queue leu leu&#xA;En fines colonnes inoffensives&#xA;&#xA;Et l&#39;on respire bien mieux&#xA;&#xA;Mon amour&#xA;Il est temps de se tenir chaud&#xA;De chercher comme des écolières les signes du destin&#xA;Dans les plis de ta paume, la salière en papier&#xA;Qui se tord à moitié de rire&#xA;&#xA;Mon amour&#xA;Leurs lueurs comme égarées par&#xA;Une mélodie qui émanerait des nénuphars&#xA;]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>À en croire les potins des grillons
À en croire les charades écrites frémissement
par frémissement à fleur de flaque
Par les bâillements inattendus d&#39;une brise moussue
Tout attendrie</p>

<p>Elle est passée</p>

<p>Elle a laissé
Dans son sillage des misères lumineuses
Qui se déploient et s&#39;étiolent à la queue leu leu
En fines colonnes inoffensives</p>

<p>Et l&#39;on respire bien mieux</p>

<p>Mon amour
Il est temps de se tenir chaud
De chercher comme des écolières les signes du destin
Dans les plis de ta paume, la salière en papier
Qui se tord à moitié de rire</p>

<p>Mon amour
Leurs lueurs comme égarées par
Une mélodie qui émanerait des nénuphars</p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/petit-poisson-moussu/sillage</guid>
      <pubDate>Sat, 05 Apr 2025 08:50:55 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>L&#39;ARBORETUM</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/petit-poisson-moussu/larboretum</link>
      <description>&lt;![CDATA[Cycle de 11 poèmes pour un homme qui n&#39;a rien compris&#xA;&#xA;I&#xA;J&#39;ai raté les aurores boréales&#xA;&#xA;L&#39;arboretum a son système&#xA;Solaire à lui tout seul,&#xA;Immobile, où je déambule,&#xA;En deuil,&#xA;Où je me promène,&#xA;Seule.&#xA;Le soleil de l&#39;arboretum&#xA;Cogne fort au fond de mon oeil brûlé&#xA;Et d&#39;abord je ne te vois pas.&#xA;&#xA;L&#39;arboretum est flamboyant&#xA;De fruits acides, il fait si froid,&#xA;Marchons un peu.&#xA;Tiens-moi, ou le vent me disperse&#xA;Avec les braises.&#xA;Les baies ne sont pas seules dans leur rougeur.&#xA;Rouge - c&#39;est une couleur que tu vois&#xA;N&#39;est-ce pas ?&#xA;&#xA;L&#39;arboretum part en fumée. Tu n&#39;as rien vu.&#xA;&#xA;II&#xA;Un aveu&#xA;&#xA;Je me verrais bien nue sur tes genoux ; tu cherches mes yeux timides qui se sentent dévorés à la moindre ébauche d&#39;une rencontre ; et bien que leur couleur te soit inconnue, tu sais tout du reste ; car tu me rends transparente en caressant mes hanches. Je t&#39;enveloppe et je fonds. Ce n&#39;est pas juste. Pourquoi ne puis-je pas prendre tes souvenirs avec tout le reste ? Est-ce que je t&#39;enserrerai jamais assez fort pour sentir qui tu es ? &#xA;&#xA;III&#xA;Plie-moi &#xA;&#xA;Plie-moi, je suis flexible excessive&#xA;En implosion constante&#xA;Et languis de te jouer&#xA;La mélodie de tous mes os.&#xA;Plie-moi !&#xA;Je plongerais volontiers&#xA;si des mots caressants&#xA;ne la retenaient pas -&#xA;Ma tête dans le vide cosmique&#xA;Qui hurle en travers de mon ventre&#xA;Indolore et insupportable&#xA;Et nouerais mes orteils derrière mes vertèbres&#xA;Bouquet de membres&#xA;Prêt à l&#39;emploi&#xA;Prêt à offrir&#xA;Prêt à broyer&#xA;Vivent les mariés&#xA;Plie-moi, je me nourris de meurtrissures&#xA;Comme une avaleuse de sabres&#xA;Affamée dès l&#39;aurore&#xA;Comme un pantin qui cherche son amant&#xA;Dans un brouillard mouillé de lames de rasoir&#xA;Plie-moi jusqu&#39;au Pôle Nord&#xA;Que le blizzard sacré de Dieu&#xA;Me transperce de stalactites&#xA;Et m&#39;insuffle la paix&#xA;Dans un désert de glace&#xA;&#xA;IV&#xA;Perdue pour la science &#xA;&#xA;Il pleut un ennui blanc &#xA;Et des fourmis volantes&#xA;Du plafond dont le temps&#xA;Détricote l&#39;amiante&#xA;Sur les neurones de la nation&#xA;&#xA;De la Salle des Murmures&#xA;A la Salle des Lucarnes&#xA;Où sous ma couverture&#xA;La névrose s&#39;incarne&#xA;Tu marches avec obstination&#xA;&#xA;Pour ne pas t&#39;endormir&#xA;Alors qu&#39;un monde entier &#xA;Délire, tangue et chavire&#xA;J&#39;ai renoncé, tu sais&#xA;La clé du soleil sur ma langue&#xA;&#xA;Me tiendra éveillée&#xA;Jusqu&#39;au bout du contrat&#xA;Et toi, mon invité&#xA;Tant que tu le voudras&#xA;Sous les poussières d&#39;or du Big Bang&#xA;&#xA;Et les microplastiques&#xA;Chamarrés&#xA;Hynotiques&#xA;Viens sombrer &#xA;L&#39;avenir est une notion ancienne&#xA;&#xA;La dernière hypothèse&#xA;Qui m&#39;importe en cette heure&#xA;Plaintive, ne t&#39;en déplaise&#xA;Concerne la douceur&#xA;De ta peau nue contre la mienne&#xA;&#xA;V&#xA;Maintenant m&#39;effondrer &#xA;&#xA;Si tu m&#39;avais vue&#xA;Me tenant toute seule par la main&#xA;Titubant au bord&#xA;Du goufre entre les crépuscules&#xA;Qui pique les yeux&#xA;Et bénie soit ta rêverie&#xA;Pique les yeux&#xA;Et bénie soit ta rêverie&#xA;&#xA;Mon écran accablé&#xA;De galets, de gravats&#xA;A ne plus distinguer mes doigts&#xA;Si tu m&#39;avais lue&#xA;Engoufrée entre deux virgules&#xA;Grise au visage&#xA;Vérolée de regrets&#xA;&#xA;J&#39;en suis revenue&#xA;Me tenant toute seule par la main&#xA;(Est-ce bien la même ?)&#xA;Alourdie de pièces du puzzle&#xA;Quel drôle de jeu&#xA;Et bénie soit ta rêverie&#xA;Drôle de jeu&#xA;Et bénie soit ta rêverie &#xA;&#xA;VI&#xA;Croqueuse &#xA;&#xA;Je suis la croqueuse, &#xA;Je suis la sorcière &#xA;dévoreuse de garçons &#xA;Recroquevillés dans les coeurs d&#39;hommes. &#xA;&#xA;Crois-tu te cacher &#xA;dans les enfractuosités &#xA;Les ondulations inondées&#xA;perforées de broussailles &#xA;De ce terrain noueux &#xA;Qu&#39;est ta mémoire ? &#xA;Je me penche sur toi, rien que sur toi &#xA;avec mon monocle de corbeau, je te vois. &#xA;&#xA;Livre-toi entier je te cueille &#xA;dans ma main douce ;&#xA;Pense une seule seconde&#xA;à courir, sois occis &#xA;par ma griffe : choisis. &#xA;Je ne rends qu&#39;aux lâches &#xA;(Dieu sait s&#39;il y en a) la douleur &#xA;Qui m&#39;a faite immortelle. &#xA;Je me penche sur toi, rien que sur toi &#xA;avec mon monocle de corbeau, je te vois.&#xA;&#xA;Tous les glorieux petits désastres&#xA;Tels que l&#39;enfance laissent des fils qui dépassent&#xA;Détails de toi ébouriffés&#xA;Chair de poule sous la carapace&#xA;Soluble dans le vent&#xA;Soluble dans mon corps &#xA;&#xA;Personne d&#39;autre n&#39;a fait tes pas,&#xA;Ne s&#39;est piqué au même chardon&#xA;En admirant le même ciel&#xA;Moucheté des mêmes montgolfières&#xA;Personne d&#39;autre n&#39;a filé ce coton&#xA;Rêche et nébuleux, merveilleux, amer&#xA;&#xA;Et tout ça m&#39;appartient.&#xA;&#xA;Je suis la croqueuse, &#xA;Je suis la sorcière &#xA;dévoreuse de garçons &#xA;Recroquevillés dans les coeurs d&#39;hommes.&#xA;&#xA;VII&#xA;La comète &#xA;&#xA;Soudain elle est&#xA;Soudain elle fuse&#xA;Rase de près&#xA;Les écluses&#xA;Dans les remous&#xA;Incandescents &#xA;Des froufrous&#xA;Impatients&#xA;Qui l&#39;auréolent &#xA;Oui, la voici&#xA;Cabrioles&#xA;Et folies&#xA;&#xA;A son passage les hommes de science&#xA;Se fracassent le crâne et s&#39;élancent&#xA;&#34;Pourquoi maintenant, pourquoi ici&#xA;Du néant quitte-t-elle le nid&#34;&#xA;Micro, sthéto, et oscillo-&#xA;Scopes sondent mais demeurent idiots.&#xA;A son passage rayonnent les filles&#xA;Qui s&#39;y reconnaissent et en rient.&#xA;&#xA;Elle passe remplissant ma maison&#xA;Comme nulle autre, de cotillons,&#xA;De lanternes, lampions, lucioles, &#xA;Jusqu&#39;à l&#39;aube qui dégringole&#xA;Alors on entre sans frapper&#xA;Cherchant une raison détaillée&#xA;Mais ce n&#39;est que moi, mes cernes, mon tablier.&#xA;&#xA;VIII&#xA;Hautbois &#xA;&#xA;Les rêves ne veulent ne savent ne peuvent&#xA;Plus s&#39;arrêter et les désastres entravent&#xA;Mon diaphragme comment se concentrer&#xA;Quand tu es juste là et l&#39;horloge détraquée&#xA;&#xA;Tiens le hautbois&#xA;L&#39;innocence même, pas une seule fois&#xA;Effleuré ni par moi&#xA;Ni par quelque amant, le hautbois &#xA;Au casque avec le dos bien droit&#xA;&#xA;Impeccable, proche de la clarinette&#xA;Quand elle était brillante et nette&#xA;Détrouble-moi détourne-moi des obsessions&#xA;Verse le Valium dans mes vaisseaux de souillon&#xA;&#xA;Réapprends-moi même en apnée à séparer&#xA;L&#39;homme de la mélodie, sa main de la beauté&#xA;Son archet de l&#39;écharde du désir&#xA;Qui à chaque sursaut de l&#39;aiguille me déchire&#xA;&#xA;Sérénité&#xA;&#xA;Mais il se penche sur moi - son souffle contre moi -&#xA;Et son oreille savante &#34;ah, tu aimes le hautbois ?&#xA;Je peux recommander...&#34;&#xA;Et il faut tout recommencer.&#xA;&#xA;IX&#xA;Non &#xA;&#xA;Non&#xA;Non&#xA;Et re-non&#xA;Le mot d&#39;ordre est &#34;guérir&#34;&#xA;Je dois rester chez moi&#xA;M&#39;écouter, m&#39;obéir&#xA;Et dire non à ta voix&#xA;&#xA;Et dire non à ton nom&#xA;à l&#39;écho de ton nom&#xA;Au concept de l&#39;écho&#xA;Conduit par mes frissons&#xA;A travers tous mes os&#xA;Dès que j&#39;entends du fond&#xA;De mon coeur en chaos&#xA;Ton nom&#xA;Ton nom&#xA;Ton nom&#xA;Presque un ré puis un fa&#xA;NON&#xA;Puis un bruissement d&#39;aile&#xA;NON&#xA;&#xA;Pas le soleil qui cajole cet étrange grain de jaspe incrusté dans l&#39;écorce de ton iris&#xA;Ni celui qui se noie dans le noir dans le creux de la vague de cette mèche de cheveux&#xA;Ni ce craquement de braise d&#39;un soupir quand les heures se désagrègent tu t&#39;étires&#xA;Je renie le reflet de la courbe de cette joue &#xA;Cette bouche menue et tout ce qui en sort et tout ce qui s&#39;y trouve&#xA;Tout ce qu&#39;une hypothétique femme pourrait &#xA;Imaginons, trouver si peut-être elle ne tenait &#xA;Pas tant à, &#xA;Eventuellement, guérir&#xA;Non&#xA;&#xA;Presque un ré puis un fa&#xA;Puis un bruissement d&#39;aile&#xA;&#xA;X&#xA;Merci pour la noyade &#xA;&#xA;Mon petit mari&#xA;Si mignon quand il n&#39;est pas soupe au lait&#xA;Mon mari je disais&#xA;M&#39;appelle à lui&#xA;&#xA;Au milieu de l&#39;Isère où je m&#39;agenouille&#xA;Où je dénombre&#xA;Les ombres d&#39;ombres&#xA;Ou de grenouilles&#xA;Et les arcs et les larmes&#xA;De femmes tombées des arbres&#xA;&#xA;Mon mari les deux pieds dans l&#39;Isère&#xA;Ne croit pas aux sorcières&#xA;Avec délicatesse&#xA;D&#39;une main saisit ma tresse&#xA;De l&#39;autre mon menton&#xA;Dégoulinant&#xA;Et sur ce ton&#xA;Des grands moments&#xA;Sûr et joueur&#xA;Murmure &#34;c&#39;est l&#39;heure&#34;&#xA;Sa bouche mangeant la mienne&#xA;M&#39;inonde d&#39;oxygène&#xA;&#xA;L&#39;arboretum garde son système&#xA;Solaire et le seul homme que j&#39;aime&#xA;&#xA;Moi, petit baluchon trempé qu&#39;on porte&#xA;Et qu&#39;on exhorte&#xA;A vivre un peu&#xA;Moi ballottée&#xA;A qui mieux mieux&#xA;Emmaillottée &#xA;Sur une épaule&#xA;De soie, de tôle &#xA;Moi dans le lit&#xA;De mon mari&#xA;&#xA;Qui gentiment&#xA;Me recouvre et reprend&#xA;Ses droits mais ton souvenir aqueux&#xA;Me noie c&#39;est toi que je choisis &#xA;Encore et la viole dans la salle assourdie&#xA;Résonne &#xA;Encore et le grain de jaspe ton nom tes yeux&#xA;Encore&#xA;A égale distance de deux astres dans le vide&#xA;Mourra bien qui mourra de l&#39;amour le plus apatride&#xA;&#xA;XI&#xA;Épilogue angélique&#xA;&#xA;La neige peut-être carbonique &#xA;Asphyxiait les fragments&#xA;Fantomatiques&#xA;Des derniers bâtiments&#xA;Et c&#39;en était fini de nous depuis des lunes&#xA;&#xA;Tu plaisantais je m&#39;élançais&#xA;Brusquement après toi &#xA;Le ciel muet&#xA;Dévorant dans le froid&#xA;Nos rires sans un écho nos pas sans trace aucune&#xA;&#xA;Au sol tu tombais capturé &#xA;Gigotant comme un diable&#xA;Et moi penchée &#xA;Sur ta bouille adorable&#xA;Avions-nous échoué avions-nous réussi&#xA;&#xA;Nos vies au loin si loin si floues abasourdies&#xA;&#xA;Et quand du bout des doigts j&#39;allais presque par maladresse effleurer enfin cette brune et jolie joue rugueuse&#xA;Battant des ailes tu m&#39;aveuglas d&#39;un joyeux nuage de paillettes&#xA;&#xA;Et puis&#xA;Le vent bourru souffla des milliards de pages blanches &#xA;&#xA;Étions-nous amoureux était-ce de l&#39;amitié&#xA;Ma vision vacille mais restera scintillée&#xA;De cette neige accueillante ; &#xA;Sois certain&#xA;Que la prochaine fois au temps un&#xA;De nos retrouvailles dans un tout autre univers&#xA;Je t&#39;en écrase une belle bonne grosse boule en travers&#xA;De la gueule]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Cycle de 11 poèmes pour un homme qui n&#39;a rien compris</p>

<p><strong>I</strong>
<em>J&#39;ai raté les aurores boréales</em></p>

<p>L&#39;arboretum a son système
Solaire à lui tout seul,
Immobile, où je déambule,
En deuil,
Où je me promène,
Seule.
Le soleil de l&#39;arboretum
Cogne fort au fond de mon oeil brûlé
Et d&#39;abord je ne te vois pas.</p>

<p>L&#39;arboretum est flamboyant
De fruits acides, il fait si froid,
Marchons un peu.
Tiens-moi, ou le vent me disperse
Avec les braises.
Les baies ne sont pas seules dans leur rougeur.
Rouge – c&#39;est une couleur que tu vois
N&#39;est-ce pas ?</p>

<p>L&#39;arboretum part en fumée. Tu n&#39;as rien vu.</p>

<p><strong>II</strong>
<em>Un aveu</em></p>

<p>Je me verrais bien nue sur tes genoux ; tu cherches mes yeux timides qui se sentent dévorés à la moindre ébauche d&#39;une rencontre ; et bien que leur couleur te soit inconnue, tu sais tout du reste ; car tu me rends transparente en caressant mes hanches. Je t&#39;enveloppe et je fonds. Ce n&#39;est pas juste. Pourquoi ne puis-je pas prendre tes souvenirs avec tout le reste ? Est-ce que je t&#39;enserrerai jamais assez fort pour sentir qui tu es ?</p>

<p><strong>III</strong>
<em>Plie-moi</em></p>

<p>Plie-moi, je suis flexible excessive
En implosion constante
Et languis de te jouer
La mélodie de tous mes os.
Plie-moi !
Je plongerais volontiers
– si des mots caressants
ne la retenaient pas -
Ma tête dans le vide cosmique
Qui hurle en travers de mon ventre
Indolore et insupportable
Et nouerais mes orteils derrière mes vertèbres
Bouquet de membres
Prêt à l&#39;emploi
Prêt à offrir
Prêt à broyer
Vivent les mariés
Plie-moi, je me nourris de meurtrissures
Comme une avaleuse de sabres
Affamée dès l&#39;aurore
Comme un pantin qui cherche son amant
Dans un brouillard mouillé de lames de rasoir
Plie-moi jusqu&#39;au Pôle Nord
Que le blizzard sacré de Dieu
Me transperce de stalactites
Et m&#39;insuffle la paix
Dans un désert de glace</p>

<p><strong>IV</strong>
<em>Perdue pour la science</em></p>

<p>Il pleut un ennui blanc
Et des fourmis volantes
Du plafond dont le temps
Détricote l&#39;amiante
Sur les neurones de la nation</p>

<p>De la Salle des Murmures
A la Salle des Lucarnes
Où sous ma couverture
La névrose s&#39;incarne
Tu marches avec obstination</p>

<p>Pour ne pas t&#39;endormir
Alors qu&#39;un monde entier
Délire, tangue et chavire
J&#39;ai renoncé, tu sais
La clé du soleil sur ma langue</p>

<p>Me tiendra éveillée
Jusqu&#39;au bout du contrat
Et toi, mon invité
Tant que tu le voudras
Sous les poussières d&#39;or du Big Bang</p>

<p>Et les microplastiques
Chamarrés
Hynotiques
Viens sombrer
L&#39;avenir est une notion ancienne</p>

<p>La dernière hypothèse
Qui m&#39;importe en cette heure
Plaintive, ne t&#39;en déplaise
Concerne la douceur
De ta peau nue contre la mienne</p>

<p><strong>V</strong>
<em>Maintenant m&#39;effondrer</em></p>

<p>Si tu m&#39;avais vue
Me tenant toute seule par la main
Titubant au bord
Du goufre entre les crépuscules
Qui pique les yeux
Et bénie soit ta rêverie
Pique les yeux
Et bénie soit ta rêverie</p>

<p>Mon écran accablé
De galets, de gravats
A ne plus distinguer mes doigts
Si tu m&#39;avais lue
Engoufrée entre deux virgules
Grise au visage
Vérolée de regrets</p>

<p>J&#39;en suis revenue
Me tenant toute seule par la main
(Est-ce bien la même ?)
Alourdie de pièces du puzzle
Quel drôle de jeu
Et bénie soit ta rêverie
Drôle de jeu
Et bénie soit ta rêverie</p>

<p><strong>VI</strong>
<em>Croqueuse</em></p>

<p>Je suis la croqueuse,
Je suis la sorcière
dévoreuse de garçons
Recroquevillés dans les coeurs d&#39;hommes.</p>

<p>Crois-tu te cacher
dans les enfractuosités
Les ondulations inondées
perforées de broussailles
De ce terrain noueux
Qu&#39;est ta mémoire ?
Je me penche sur toi, rien que sur toi
avec mon monocle de corbeau, je te vois.</p>

<p>Livre-toi entier je te cueille
dans ma main douce ;
Pense une seule seconde
à courir, sois occis
par ma griffe : choisis.
Je ne rends qu&#39;aux lâches
(Dieu sait s&#39;il y en a) la douleur
Qui m&#39;a faite immortelle.
Je me penche sur toi, rien que sur toi
avec mon monocle de corbeau, je te vois.</p>

<p>Tous les glorieux petits désastres
Tels que l&#39;enfance laissent des fils qui dépassent
Détails de toi ébouriffés
Chair de poule sous la carapace
Soluble dans le vent
Soluble dans mon corps</p>

<p>Personne d&#39;autre n&#39;a fait tes pas,
Ne s&#39;est piqué au même chardon
En admirant le même ciel
Moucheté des mêmes montgolfières
Personne d&#39;autre n&#39;a filé ce coton
Rêche et nébuleux, merveilleux, amer</p>

<p>Et tout ça m&#39;appartient.</p>

<p>Je suis la croqueuse,
Je suis la sorcière
dévoreuse de garçons
Recroquevillés dans les coeurs d&#39;hommes.</p>

<p><strong>VII</strong>
<em>La comète</em></p>

<p>Soudain elle est
Soudain elle fuse
Rase de près
Les écluses
Dans les remous
Incandescents
Des froufrous
Impatients
Qui l&#39;auréolent
Oui, la voici
Cabrioles
Et folies</p>

<p>A son passage les hommes de science
Se fracassent le crâne et s&#39;élancent
“Pourquoi maintenant, pourquoi ici
Du néant quitte-t-elle le nid”
Micro, sthéto, et oscillo-
Scopes sondent mais demeurent idiots.
A son passage rayonnent les filles
Qui s&#39;y reconnaissent et en rient.</p>

<p>Elle passe remplissant ma maison
Comme nulle autre, de cotillons,
De lanternes, lampions, lucioles,
Jusqu&#39;à l&#39;aube qui dégringole
Alors on entre sans frapper
Cherchant une raison détaillée
Mais ce n&#39;est que moi, mes cernes, mon tablier.</p>

<p><strong>VIII</strong>
<em>Hautbois</em></p>

<p>Les rêves ne veulent ne savent ne peuvent
Plus s&#39;arrêter et les désastres entravent
Mon diaphragme comment se concentrer
Quand tu es juste là et l&#39;horloge détraquée</p>

<p>Tiens le hautbois
L&#39;innocence même, pas une seule fois
Effleuré ni par moi
Ni par quelque amant, le hautbois
Au casque avec le dos bien droit</p>

<p>Impeccable, proche de la clarinette
Quand elle était brillante et nette
Détrouble-moi détourne-moi des obsessions
Verse le Valium dans mes vaisseaux de souillon</p>

<p>Réapprends-moi même en apnée à séparer
L&#39;homme de la mélodie, sa main de la beauté
Son archet de l&#39;écharde du désir
Qui à chaque sursaut de l&#39;aiguille me déchire</p>

<p>Sérénité</p>

<p>Mais il se penche sur moi – son souffle contre moi -
Et son oreille savante “ah, tu aimes le hautbois ?
Je peux recommander...”
Et il faut tout recommencer.</p>

<p><strong>IX</strong>
<em>Non</em></p>

<p>Non
Non
Et re-non
Le mot d&#39;ordre est “guérir”
Je dois rester chez moi
M&#39;écouter, m&#39;obéir
Et dire non à ta voix</p>

<p>Et dire non à ton nom
à l&#39;écho de ton nom
Au concept de l&#39;écho
Conduit par mes frissons
A travers tous mes os
Dès que j&#39;entends du fond
De mon coeur en chaos
Ton nom
Ton nom
Ton nom
Presque un ré puis un fa
NON
Puis un bruissement d&#39;aile
NON</p>

<p>Pas le soleil qui cajole cet étrange grain de jaspe incrusté dans l&#39;écorce de ton iris
Ni celui qui se noie dans le noir dans le creux de la vague de cette mèche de cheveux
Ni ce craquement de braise d&#39;un soupir quand les heures se désagrègent tu t&#39;étires
Je renie le reflet de la courbe de cette joue
Cette bouche menue et tout ce qui en sort et tout ce qui s&#39;y trouve
Tout ce qu&#39;une hypothétique femme pourrait
Imaginons, trouver si peut-être elle ne tenait
Pas tant à,
Eventuellement, guérir
Non</p>

<p>Presque un ré puis un fa
Puis un bruissement d&#39;aile</p>

<p><strong>X</strong>
<em>Merci pour la noyade</em></p>

<p>Mon petit mari
Si mignon quand il n&#39;est pas soupe au lait
Mon mari je disais
M&#39;appelle à lui</p>

<p>Au milieu de l&#39;Isère où je m&#39;agenouille
Où je dénombre
Les ombres d&#39;ombres
Ou de grenouilles
Et les arcs et les larmes
De femmes tombées des arbres</p>

<p>Mon mari les deux pieds dans l&#39;Isère
Ne croit pas aux sorcières
Avec délicatesse
D&#39;une main saisit ma tresse
De l&#39;autre mon menton
Dégoulinant
Et sur ce ton
Des grands moments
Sûr et joueur
Murmure “c&#39;est l&#39;heure”
Sa bouche mangeant la mienne
M&#39;inonde d&#39;oxygène</p>

<p>L&#39;arboretum garde son système
Solaire et le seul homme que j&#39;aime</p>

<p>Moi, petit baluchon trempé qu&#39;on porte
Et qu&#39;on exhorte
A vivre un peu
Moi ballottée
A qui mieux mieux
Emmaillottée
Sur une épaule
De soie, de tôle
Moi dans le lit
De mon mari</p>

<p>Qui gentiment
Me recouvre et reprend
Ses droits mais ton souvenir aqueux
Me noie c&#39;est toi que je choisis
Encore et la viole dans la salle assourdie
Résonne
Encore et le grain de jaspe ton nom tes yeux
Encore
A égale distance de deux astres dans le vide
Mourra bien qui mourra de l&#39;amour le plus apatride</p>

<p><strong>XI</strong>
<em>Épilogue angélique</em></p>

<p>La neige peut-être carbonique
Asphyxiait les fragments
Fantomatiques
Des derniers bâtiments
Et c&#39;en était fini de nous depuis des lunes</p>

<p>Tu plaisantais je m&#39;élançais
Brusquement après toi
Le ciel muet
Dévorant dans le froid
Nos rires sans un écho nos pas sans trace aucune</p>

<p>Au sol tu tombais capturé
Gigotant comme un diable
Et moi penchée
Sur ta bouille adorable
Avions-nous échoué avions-nous réussi</p>

<p>Nos vies au loin si loin si floues abasourdies</p>

<p>Et quand du bout des doigts j&#39;allais presque par maladresse effleurer enfin cette brune et jolie joue rugueuse
Battant des ailes tu m&#39;aveuglas d&#39;un joyeux nuage de paillettes</p>

<p>Et puis
Le vent bourru souffla des milliards de pages blanches</p>

<p>Étions-nous amoureux était-ce de l&#39;amitié
Ma vision vacille mais restera scintillée
De cette neige accueillante ;
Sois certain
Que la prochaine fois au temps un
De nos retrouvailles dans un tout autre univers
Je t&#39;en écrase une belle bonne grosse boule en travers
De la gueule</p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/petit-poisson-moussu/larboretum</guid>
      <pubDate>Tue, 01 Apr 2025 04:00:19 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>La comète (2)</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/petit-poisson-moussu/la-comete-2</link>
      <description>&lt;![CDATA[Éraillée elle est revenue&#xA;Celle qui comme un aimant vers les terres interdites&#xA;M&#39;attire et me déchire la comète qui remue&#xA;Les signaux satellite &#xA;&#xA;Réveillée par un rituel&#xA;Hérétique avec ses percussions d&#39;un autre âge&#xA;Magnétique je me lève et brûle mon héritage&#xA;Comment puis-je croire au ciel &#xA;&#xA;Homme innocent&#xA;Mauvais endroit&#xA;Au pire moment&#xA;Je m&#39;en désole mais déferle sur toi&#xA;&#xA;Tes petits bras&#xA;Tendus et tièdes&#xA;Ne suffisent pas&#xA;Tu devrais rentrer avant la tempête&#xA;&#xA;Un instinct obtus tambourine&#xA;Me fait perdre le nord arracher dans un cri&#xA;Son étoile qui brillait tout juste à ma poitrine&#xA;Je me déshonore et revis&#xA;&#xA;Homme adorable&#xA;Je m&#39;en désole mais déferle au-delà &#xA;&#xA;(inspiration : &#34;Which Witch&#34;, Florence And The Machine)]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Éraillée elle est revenue
Celle qui comme un aimant vers les terres interdites
M&#39;attire et me déchire la comète qui remue
Les signaux satellite</p>

<p>Réveillée par un rituel
Hérétique avec ses percussions d&#39;un autre âge
Magnétique je me lève et brûle mon héritage
Comment puis-je croire au ciel</p>

<p>Homme innocent
Mauvais endroit
Au pire moment
Je m&#39;en désole mais déferle sur toi</p>

<p>Tes petits bras
Tendus et tièdes
Ne suffisent pas
Tu devrais rentrer avant la tempête</p>

<p>Un instinct obtus tambourine
Me fait perdre le nord arracher dans un cri
Son étoile qui brillait tout juste à ma poitrine
Je me déshonore et revis</p>

<p>Homme adorable
Je m&#39;en désole mais déferle au-delà</p>

<p>(inspiration : “Which Witch”, Florence And The Machine)</p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/petit-poisson-moussu/la-comete-2</guid>
      <pubDate>Mon, 31 Mar 2025 23:15:27 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>En formation</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/petit-poisson-moussu/en-formation</link>
      <description>&lt;![CDATA[En formation, en rangs&#xA;Pas trop serrés dedans&#xA;On est quelqu&#39;un, finalement&#xA;&#xA;On est une forme, humainement&#xA;Qui en a vu des vertes et des pas sûres&#xA;Et se tient à votre molle&#xA;Et malléable disposition&#xA;&#xA;En formation continue, formation qu&#39;on lâche&#xA;Et contemple et convoite à chaque fois qu&#39;elle réémerge&#xA;Entre deux bancs de brouillard sablonneux de temps&#xA;&#xA;Le temps que faute de formation - en V&#xA;Comme les oies qui savent où elles vont -&#xA;On ne fait que piétiner&#xA;&#xA;Trous (noirs) en formation&#xA;Au tournoiement (trop) dense &#xA;pour le système&#xA;(help) &#xA;&#xA;C&#39;est trop à capturer&#xA;On est quelqu&#39;un, finalement]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>En formation, en rangs
Pas trop serrés dedans
On est quelqu&#39;un, finalement</p>

<p>On est une forme, humainement
Qui en a vu des vertes et des pas sûres
Et se tient à votre molle
Et malléable disposition</p>

<p>En formation continue, formation qu&#39;on lâche
Et contemple et convoite à chaque fois qu&#39;elle réémerge
Entre deux bancs de brouillard sablonneux de temps</p>

<p>Le temps que faute de formation – en V
Comme les oies qui savent où elles vont -
On ne fait que piétiner</p>

<p>Trous (noirs) en formation
Au tournoiement (trop) dense
pour le système
(help)</p>

<p>C&#39;est trop à capturer
On est quelqu&#39;un, finalement</p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/petit-poisson-moussu/en-formation</guid>
      <pubDate>Wed, 26 Mar 2025 19:17:11 +0100</pubDate>
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