3e marathon des transitions
#SOBRIÉTÉ août 2023
C’est ici que le monde se meurt par Aurélien BARRAU Aussi noble et légitime soit notre attirance pour les espaces lointains, c’est sans doute vers notre planète et le drame sans précédent qui s’y déroule, que nos yeux devraient aujourd’hui se tourner. Un bref état de la catastrophe écologique et des moyens d’y faire face sera présenté.
Aurélien BARRAU présente son avis sur différents points.
Les vraies causes de la crises climatique :
– Nous ne traitons pas les conséquences (COP 25, 26, 27...)
La question est : Que souhaitons nous vraiment ?
Mais nous sommes endoctrinés et dépendants.
L’intenable :
– Il commence à être compris qu’une croissance durable n’est pas possible dans un monde fini. Les petits efforts sont vains.
– L’énergie s’épuise.
Chat GPT :
Cette intelligence ne peut apporter de solutions, elle est le problème.
Les mots sont mal utilisés :
« croissance », « progrès », « écologie »
« violence » (laisser faire l’évolution actuelle ou bien s’y opposer ?)
La démographie :
Le nombre n’est pas le problème. Le 1 % le plus riche consomme autant de CO2 que les 50 % les plus pauvres.
L’arrogance :
Nous sommes ceux qui n’avons rien compris.
Quelles seront nos reliques ? Un effondrement radical de la vie.
Le monde pullule encore d’autres cultures qui ne partagent pas notre vue.
Sobriété :
C’est un problème. C’est suggérer qu’il n’y aurait que quelques efforts à faire.
ITER :
C’est le pire cauchemar : moyen infini pour ne pas se remettre en cause. On amplifie la catastrophe.
Richesse :
Trop d’inégalités. C’est évident.
Autonomie :
Le monde technologique, nos machines nous éloignent du sens.
La philosophie et la poésie :
Elles peuvent nous aider.
...
Comment l’homme modifie le cycle de l’eau ? par Florence HABETS Sécheresses, pluies intenses : il est assez clair que le changement climatique affecte le cycle de l’eau. Pourquoi ? Comment ? Quel lien avec la notion de limite planétaire, qui serait dépassée pour l’eau verte ? Et, comment s’adapter à ces changements ? Ce thème sera abordé tant à l’échelle globale que nationale et régionale, en essayant de faire la part des choses entre mal adaptation et trajectoire compatible avec les différentes crises en cours…
exposé : – L’eau est aussi un isolant grâce aux changements d’états. Elle nous protège du froid comme de la chaleur. – L’eau est indispensable au vivant. – L’eau (verte) fait partie des limites planétaires dépassées. – L’homme détourne 50 % des débits terrestres de l’eau. – Les barrages : les débits et les sédiments sont impactés. – Les prélèvements : irrigation et consommation. – L’artificialisation des sols rend les écoulements plus rapides et réduit les infiltrations. – La déforestation. – Plus il fait chaud, plus il y a de vapeur d’eau dans l’atmosphère, plus les précipitations deviennent intenses. … Plus on augmente l’offre d’eau, plus on augmente la demande en eau, plus on augmente notre vulnérabilité. conclusion : – ralentir les écoulements – garder les zones humides – agro-forestation
Crises énergétiques : Où va-t-on ? par Maxence CORDIEZ L’énergie abondante et facile d’accès, principalement d’origine fossile, a sculpté le monde que nous connaissons aujourd’hui. Le réchauffement climatique et l’épuisement des combustibles fossiles nous contraignent à repenser ce modèle énergétique qui nous a été si favorable. Si la crise gazière de 2021-2022 a contribué à donner de la visibilité aux questions énergétiques, abandonner progressivement les combustibles fossiles tout en préservant le plus possible les services qu’ils nous rendent demande une stratégie de long terme, à la fois ambitieuse et pragmatique et qui anticipe les risques d’échec.
exposé : 1 – le rôle de l’énergie : L’énergie était autrefois uniquement humaine ou animale. La révolution industrielle a permis de convertir l’énergie thermique en énergie mécanique. Depuis, les énergies s’ajoutent, ne se remplacent pas. Notre demande est toujours plus forte... 2 – la double contraire carbone : – Le CO2 et le méthane aggravent l’effet de serre. L’énergie émet les trois quarts des gaz à effet de serre. – Mais les ressources en énergie s’épuisent. Les combustibles fossiles représentent encore 80 % de l’énergie consommée. 3 – la crise de l’énergie : Le prix du gaz est passé de 20 à 30 €/MGH à plus de 200 avant de redescendre. On peut manquer de gaz jusqu’en 2026. Après 2026, on n’a aussi aucune idée du prix. 4 – les solutions : – changer nos modes de consommation. – relocaliser la production – réduire la demande de transport, développer les mobilités alternatives, optimiser les transports (location, réduction de masse…), changer de vecteur énergétique (électricité, biogaz…) Aujourd’hui, nous consommons 1 600 TWh. En 2050, l’objectif est 930 TWh, soit une diminution de 40 % d’énergie consommée.
Calculer le monde 50 ans après le rapport Meadows par Cédric VILLANI En 1972 c’est un coup de tonnerre quand Dennis et Donella Meadows, et leurs collaborateurs, rendent public le rapport que le Club de Rome leur a commandé. Cible d’attaques de tout genre, taxés d’obscurantisme, ils croyaient au contraire en la capacité de la science pour mettre nos activités en équations. Un demi-siècle plus tard, que dire de leurs conclusions et de leurs méthodes ?
exposé : Aurelio Peccei, est président du club de Rome. En 1972 parait « the limits to growth », rapport commandé par le club de Rome. Il s’agit d’un travail considérable qui mêle l’économie et l’informatique (calculs). Plusieurs mise à jour ont été faites depuis.
Les transports motorisés propres : Éternel mythe ou prochaine réalité ? par Laurent CASTAIGNÈDE Depuis leurs débuts au XIXe siècle, les transports motorisés ne se sont pas cachés d’être polluants, dans un environnement qui l’était souvent déjà copieusement, mais différemment, par d’autres sources. Leur déploiement a été justifié par divers progrès, dont souvent celui d’être bientôt propres, en termes sanitaires mais aussi récemment du point de vue du changement climatique. Ce souhait est par exemple aujourd’hui incarné par la voiture électrique ou l’avion à hydrogène. S’agit-il d’une nouvelle fable ou d’un réel changement de paradigme ?
propositions : 1- La transparence et la responsabilisation des constructeurs (« diesel gate », respect des normes...) 2- La gestion globale et harmonisée des carburants : affectation raisonnée des carburants verts, de l’hydrogène, des ressources en électricité... 3- Limitation des gaspillages (vitesse limité à 90 km/h pour tout véhicule supérieur à 1,5 t ; faire voler les avions moins vite et plus bas...) 4- Le partage des espaces et des moyens 5- Marketing de la sobriété (« K.M’Bappé devrait venir à l’entraînement à vélo »...) 6- Stabilisation des parcs motorisés (Instituer une propriété foncière mobile...). 7- Sanctuarisation des réserves d’hydrocarbures, les laisser sous terre. 8- La judiciarisation d’un écocide. La démocratie par le procès.
L’agroécologie pour nourrir correctement et durablement l’humanité toute entière par Marc DUFUMIER Depuis la Seconde Guerre mondiale, l’agriculture française s’est industrialisée, avec une « chimisation », une mécanisation et une motorisation accrues, de façon à produire toujours plus massivement aux moindres coûts monétaires, ce qui n’a pas été sans incidences sur la qualité de notre alimentation. Il existe fort heureusement des techniques agricoles alternatives, inspirées de l’agroécologie, capables de nous fournir une alimentation de grande qualité gustative, sanitaire et environnementale, sans émission majeure de gaz à effet de serre ni recours excessif aux énergies fossiles et aux produits pesticides, et capables de surcroît de ne pas sacrifier la “fertilité” des écosystèmes cultivés et pâturés au nom de la satisfaction des besoins immédiats. À quelles conditions socio-économiques de telles techniques pourraient-elles être plus largement mises en œuvre ?
exposé : Plaidoyer pour une agriculture raisonnée s’appuyant sur la nature.