Canicules

#CHRONIQUE mardi 28 juillet 2026

Le mot canicule vient de l’astronomie. Les Égyptiens, et plus tard les Romains, avaient observé que l’apparition à l’aube de l’étoile Sirius (Canicula), étoile principale de la constellation du Grand Chien (Canis), coïncidait avec la crue du Nil, le solstice d’été et les fortes chaleurs. Nos marches matinales permettent des observations plus triviales : les immanquables promeneurs de chiens, les agents d’entretien aux horaires adaptés, les sportifs respectueux de leur santé, les séniors matinaux… Le matin, les rues sont loin d’être désertes. Une adaptation forcée est en marche. Les corps reprennent leur respiration en profitant de l’air plus frais avant l’inexorable remontée du mercure qui contraint les non actifs à déserter les rues et à se confiner chez eux. L’expression « on ne peut rien faire », entendue dans de nombreuses conversations, illustre un réflexe de survie. Avec les vigilances rouges, la sieste devient une parenthèse bienvenue et nécessaire. Qui aurait pu prédire ces canicules ? Les rapports du GIEC et les climatologues expliquent et documentent le réchauffement climatique depuis des années. Nos hommes politiques et la majorité des électeurs regardent ailleurs. L’écologie est clivante. Elle n’est pas consensuelle. Orthez attend toujours son « contournement » comme l’OM son « grand attaquant ». Ces canicules sont éprouvantes ! Dans notre appartement, pourtant récent, la température peut atteindre rapidement 30 degrés quand les températures extérieures dépassent 35 degrés. La climatisation n’est pas possible car incompatible avec le règlement de copropriété et les recommandations des architectes des bâtiments de France. Heureusement, il reste une multitude de moyens classiques. D’abord, un large store stoppe les rayons solaires. Ensuite, nous avons équipé nos baies vitrées de « sudaré ». Ces stores japonais en roseaux, filtrent une seconde fois les rayons solaires tout en conservant une certaine clarté à l’intérieur. Nous avons commandé un second ventilateur. La marmite norvégienne qui permet de limiter les temps de cuisson des aliments évite de surchauffer inutilement la cuisine. L’ouverture nocturne des fenêtres fait baisser momentanément la température avant une nouvelle journée de fournaise. Enfin, la piscine municipale, la médiathèque, le cinéma ou même les centres commerciaux peuvent apporter un soulagement. A la veille de la 4e canicule, les gigantesques feux de forêt ne sont toujours pas circonscrits. L’activité économique et même certains loisirs sont impactés. Inconsciemment, nous avons changé nos habitudes. Nous sommes plus souples. Nous campons lors des beaux week-ends au printemps ou à l’automne. Nous ralentissons nos activités l’été. Inutile d’aller en Provence. Avec le changement climatique, les cigales ont posé leurs valises à Orthez !

A suivre.