Kangoo + camping = Kanping
#CHRONIQUE Mardi 11 août 2026
Depuis le 5 juillet 2026, nous n’avons plus campé ! Notre compteur s’est arrêté à 11 nuitées en 2026. Je possède un Kangoo long (version rallongée de 40 centimètres par rapport au Kangoo classique) depuis la fin 2020. Nous l’utilisons pour camper l’été dans le Gers une dizaine de jours ainsi que quelques week-end. Bon an mal an, nous dormons une vingtaine de nuitées dans la voiture. L’année 2026 a changé nos habitudes. Auvent, mini-table et mini-chaises, popote, matelas, nécessaire de toilette… le véhicule est pré-équipé pour partir sur le champ. Nous avons donc profité du printemps sec pour sortir dès que possible. Nous avons fait de très belles marches au bord de l’océan entre Saint-Jean-de-Luz et Biarritz. Nous nous sommes baignés à Socoa. En juin, nous avons même campé 2 vendredis soir à Salies de Béarn : piscine, pizza, dodo, marché le matin dans la ville et retour à Orthez avant les fortes chaleurs. Début juillet, le premier week-end des vacances scolaires, nous avons fait un aller-retour dans le Gers. Il s’agissait de profiter un maximum de la nature avant l’été caniculaire et ma convalescence. La première tentative de sortie a eu lieu au début du mois d’août. Il faut jongler avec les rendez-vous : plombier, permanence à l’AMAP les mercredis soirs, jours trop chauds ou bien orageux. J’appelle un premier camping au-dessus des Eaux-Bonnes, en pleine montagne. La réponse est immédiate : C’est complet. Il n’y a pas de surprise, au début de mois d’août notre nomadisme se confronte à la réalité. Les français sont de plus en plus addicts aux vacances en hébergements légers. Trouver un emplacement à la montagne sera difficile. Je tente un second camping dans une vallée plus sauvage. Bingo ! Nous prenons le chemin du camping Ibarra à Sainte-Engrâce. Nous ne dormons qu’une nuit mais le propriétaire nous propose un emplacement de choix : tout au fond, au bord du gave. Des enfants jouent dans l’eau, un pêcheur fait aller et revenir sa mouche espérant qu’une truite morde au leurre, des familles lisent, jouent ou rêvent sur la berge. La fraîcheur de l’onde se sent jusqu’à notre emplacement. Ce soir nous serons bercés par le bruit de l’eau. Adolescent, je lisais le magazine Géo. Ce village souletain, territoire à la marge du Pays Basque français, de la France et surtout du temps avait eu droit à un bel article pour le premier exemplaire. Pour son numéro 100, le magazine avait fait son « retour à Sainte-Engrâce », détaillant les changements 10 ans plus tard. Aujourd’hui, ils seraient encore plus nombreux. Cependant, la vallée reste toujours aussi superbement isolée, à l’exception des spéléologues en quête d’aventures souterraines. Malgré un été confiné dans notre appartement, nous espérons tout de même faire 20 nuitées en 2026 !
A suivre.