le lac de l’Y

#NOTE été 2026

16 août 2026, nous rencontrons Laurent qui vient de pêcher un sandre. Ce beau spécimen possède deux nageoires dorsales. La première est épineuse. Sa tête est fine et longue. Ses mâchoires contiennent 2 paires de canines. Son corps est élancé et dépasse 50 centimètres de long. Laurent est content. Il peut le conserver. C’est un met fin et apprécié. Il explique que lorsque les gens du voyages pêchent des poissons moins courus, ils les laissent décanter quelques jours dans des bassines. Les poissons perdraient le goût de la vase. Ils seraient alors tout à fait mangeables. Le pêcheur nous donne des informations sur le lac. Le niveau de l’eau a baissé de 2 mètres. Mais ce n’est pas à cause de la sécheresse. Il est utilisé pour l’irrigation dans plusieurs grandes exploitations voisines. Des pompes alimentent les cultures. Il pense que le niveau va continuer à baisser de 2 mètres pendant les 10 prochains jours. Le maïs n’a pas besoin de beaucoup d’eau pour sa croissance. Mais en août, l’irrigation permet de faire grossir les grains. Les plus grosses souches de l’ancienne forêt, recouverte aujourd’hui par le lac, redeviennent visibles. Selon lui, elles le resteront encore quelques étés avant d’être définitivement décomposées. Les aigrettes pullulent sur l’île. Il y en a plus de 600. Le soir, les arbres paraissent blancs. Les aigrettes perdent leurs plumes qui forment une couche superficielle suspecte à l’extrémité du lac. Heureusement, la baisse du niveau de l’eau, les échoue sur la berge. Cela permet à l’eau de rester relativement saine malgré les températures très chaudes. S’il y avait des cyanobactéries, un arrêté municipal obligerait les promeneurs à garder leurs chiens en laisse afin d’éviter les accidents. Des moules mortes de belles taille parsèment également les rives. Elles sont nombreuses dans le lac. Très voraces, elles s’attaquent parfois aux appâts des pêcheurs. Elles aussi participent à la qualité de l’eau en la filtrant. Pendant notre discussion, l’une des deux cannes bouge. Un poisson mord à l’hameçon. Laurent le laisser avaler son trident. Puis, il ferre le poisson d’un coup sec. Un second sandre remonte à la surface. Il est encore plus gros que le premier. Cela ravit Laurent.