Mondial de l’auto
#DÉCOUVERTE automne 2026
Li auto, Lynk and Co, GAC, Zeekr, Denza, Aito, Chery auto, Omoda, Jaecco, Leapmotor, Xpeng, BYD... Il y a plus de 100 constructeurs automobiles en Chine. Leur marché national étant en récession, ils cherchent de nouveaux relais de croissance à l’étranger. Dès le premier pavillon, ils annoncent la couleur : 15% du marché européen ne leur suffisent pas. Pour eux, c’est une question de survie. Le public semble suivre leur frénésie de nouveautés. C’est la course à la taille ou au nombre d’écrans, les spécifications techniques s’améliorent chaque trimestre (le temps de recharge des batteries devient inférieur à 10 minutes), les modèles rivalisent de confort, les options payantes chez les grands constructeurs européens sont ici en série... Résultat, les véhicules exposés se ressemblent : toujours plus grands, toujours plus gros, toujours plus lourds, toujours plus confortables. A l’opposé, la nouvelle Smart (appartenant à un groupe chinois) coche toutes les cases de la mobilité urbaine mais ne séduit pas la foule. Dans le groupe Renault, la marque éponyme continue de surfer sur la vague nostalgie. Après le succès de la R5, la sortie plus discrète de la 4L, la nouvelle Twingo fait tourner les têtes avec ses couleurs vives et sa bouille craquante. Les concepts cars E-space, Super 5 GT ou R8 Gordini maintiennent le désir. Mais le prix d’une Clio haut de gamme, plus de 30 000 euros, renvoie les potentiels acheteurs vers la marque bon marché du groupe : Dacia. Ici la Sandero débute à 14 000 euros. L’inflation des normes et des aides à la conduite obligatoires a fait grimper le tarif de 3 000 euros en 3 ans. La marque Alpine, 100 % électrique, espère se faire un avenir mais la conversion à la « watture » l’éloigne des standards de légèreté qui ont crée le mythe. Dans le groupe Stellantis, les étoiles palissent. Citroën cherche une synthèse entre Renault (revival) et Dacia (low cost) en réinventant la 2 CV. Sa date de commercialisation lointaine, en 2028, fait craindre le pire pour la marque dont les investissements sont vampirisés par DS automobiles. Fiat, en forme, se développe vers le low cost (grande Panda, Grizzli) sans retrouver ses chiffres de ventes des années 2000. Peugeot joue la carte du haut de gamme mais son plan produit reste modeste. En Amérique, Jeep et RAM ressortent les grosses cylindrées qui séduisent toujours alors que le prix des carburants flambe. Le groupe Volkswagen, ancien leader mondial, essaie de capitaliser sur ses véhicules électriques en sortant une seconde génération. Progressivement les ID 3, ID 4, ID 5 et ID 6 plutôt confidentielles sont remplacées par l’ID Polo, l’ID Tiguan... Skoda, avec son rapport qualité prix avantageux, gagne des parts de marché. Cupra devient une marque à part entière alors que sa maison mère Seat sombre. Audi voit ses ventes chuter en Chine, son premier marché. Le numéro 1 mondial actuel, Toyota, a préféré ignorer l’évènement, tout comme BMW. Le dernier pavillon présente une nouvelle flopée de constructeurs chinois : 4x4 essence XXL, utilitaires électriques, monospace de luxe... Ils couvrent toutes les niches. Dans un coin, la marque française Killow présente sa “Bagnole”. Son slogan : moins c’est mieux. Moins de poids. Moins de dégâts, Moins de bruit. Moins d’énergie. Moins de stress. Son modèle existe en 2 versions : L6E (limité à 45 km/h) et L7E (limité à 80 km/h). Killow devance l’Europe qui réfléchit à une nouvelle catégorie de véhicules plus légers, moins sophistiqués, plus accessibles financièrement, à la manière des « Keicars » japonaises. En sortant du mondial de l’auto, la tour Triangle en construction domine le futur parc des expositions. Les bâtiments 1, 2 et 3 vont bientôt sortir de terre. Ils accueilleront le Mondial de l’auto 2028. Killow y présentera-t-il une Bagnole 2 ? Rien n’est moins sûr !