sécheresse
#NOTE automne 2026
Mercredi 23 septembre 2026. C’est le premier jour de l’automne. La saison des belles couleurs et des feuilles mortes. 2026 fera exception. Le mois de septembre n’a connu qu’une seule journée de pluie. Et aucune précipitation n’est annoncée par les prévisionnistes avant 2 semaines. Pendant l’été, l’agro-climatologue Serge Zaka a publié sur les réseaux sociaux une image satellite inédite de la France. L’hexagone est jaune. Jaune comme un pays désertique. Dans cet océan de sécheresse, on ne distingue que quelques petites exceptions comme les montagnes ou bien un petit triangle légèrement vert dans le Sud-Ouest. C’est la forêt des Landes en souffrance, dévorée par les incendies. Avant la rentrée scolaire, un violent orage avait balayé des milliers d’arbres dans la région de Peyrehorade. En me rendant dans mon école rurale, je croise des vaches dans des champs sans herbe. Les agriculteurs utilisent les réserves de fourrage d’hiver pour les nourrir. Les pieds de maïs ou de tournesol paraissent rabougris. Il n’y a plus d’eau pour irriguer les champs. Les cours d’eau s’épuisent lorsqu’ils ne sont pas à sec. La végétation recouvrant habituellement le sol a grillé. La croûte restante est parcourue de fissures. Les arbres laissent tomber leurs feuilles pour limiter l’évapotranspiration. Ils tentent de survivre à un double stress : hydrique et thermique. Les températures quotidiennes ne descendent toujours pas sous la barre des 30° C. Les feuilles restantes prennent une couleur qui varie entre le vert pâle et le jaune sec. Avec ses vagues de chaleur, ses canicules, ses records de températures… 2026 sera l’année de la désolation pour la nature et de la solastagie pour de plus en plus d’humains.