Vacances orthéziennes

#CHRONIQUE Mardi 4 août 2026

Que faire pendant les vacances estivales lorsqu’on veut éviter les lieux surfréquentés comme les plages, les montagnes ou bien l’Espagne ? Le patrimoine historique orthézien est riche. L’ancienne capitale du Béarn abrite la tour Moncade, un pont médiéval parfaitement conservé, la maison Jeanne d’Albret qui accueille le musée du protestantisme, l’Hôtel de la Lune (ancienne maison forte)… Le Plan Local de Randonnée relie tous ces sites visitables. A moins de 30 kilomètres d’Orthez, le petit village landais de Brassempouy est mondialement connu ! C’est dans une grotte de ce village qu’a été retrouvé la plus ancienne sculpture de visage humain. Il s’agit d’une figurine plus petite que le pouce. Sa finesse nous interpelle 30 000 ans plus tard. Découverte en 1894 par Édouard Piette, l’originale en ivoire de mammouth, est visible à Saint-Germain-en-Laye. Les médiateurs prolongent la visite du musée par des ateliers dans l’Archéoparc : allumage d’un feu par percussion, chasse préhistorique avec le tir au propulseur, gravure sur pierre, peintures préhistoriques ou même fabrication d’un bijou. Les animations sont une autre source de découvertes. Chaque ville ou village propose des programmes estivaux variés autour des lieux culturels, du patrimoine historique voire des fêtes locales. Après la projection du film d’animation « In waves » au cinéma, nous avons pu faire un atelier création de storyboard. Dans le village de Laàs, le château local possède un magnifique parc qui domine le gave de Pau. Celui-ci est devenu le Château des énigmes : 27 jeux sur le thème de la magie permettent de passer plusieurs heures très actives pour le plaisir des familles. Point culminant de la semaine, nous avons passé une nuit dans une cabane à Arcangues. Accueillis par Carole, nous avons commencé par découvrir le parc. Xabi, son frère, est charpentier, couvreur/zingueur et technicien cordiste. Il a construit en tout une centaine de cabanes, toutes uniques, avant de revenir au Pays-basque. Dans la forêt de 9 hectares, il y a 7 cabanes comme les 7 provinces basques. Six sont réellement perchées, accessibles avec des tyroliennes, des échelles ou des escaliers. La septième, la notre, est plus familiale et accessible en fauteuil roulant grâce à un ponton sur pilotis. Sa particularité : elle est complètement vitrée sur 2 façades. Nous sommes dans les arbres. La nature nous entoure. Le matin, nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse grâce à un panier rempli de produits locaux : jus de pommes biologique, yaourt fermier, confitures… Cette entreprise familiale sait tisser des liens pour un développement durable. Nous quittons la cabane Lapurdi (Labourd) et rejoignons Bayonne (Lapurdum en romain). Nous déambulons dans son marché et la rue d’Espagne, visitons le cloître avec les artisans d’arts et découvrons sa nouvelle médiathèque.

A suivre.