<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">
  <channel>
    <title>CORAXIO : MOSTLY HEAVY</title>
    <link>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/</link>
    <description>carnets rock, heavy, psych, doom, prog, retro, punk, garage, soul, rhythm &amp; blues, et cætera.</description>
    <pubDate>Wed, 26 Aug 2026 23:15:51 +0200</pubDate>
    <item>
      <title>Bank Myna, EIMURIA (2025)</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/bank-myna-eimuria-2025</link>
      <description>&lt;![CDATA[la pochette de l&#39;album EIMURIA, de Bank Myna : un collage réalisé par Ramona Zordini. Un visage féminin, les yeux clos et la bouche entrouverte, tenu par deux mains. Difficile de savoir si ces mains serrent ou caressent le visage. Le même visage est reproduit plusieurs fois, avec une orientation différente, sur différentes couches de papier déchiré et froissé, de couleur ardoise ou sépia.&#xA;&#xA;iframe style=&#34;border: 0; width: 100%; height: 307px;&#34; src=&#34;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1409864232/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/artwork=none/transparent=true/&#34; seamlessa href=&#34;https://bankmyna.bandcamp.com/album/eimuria&#34;EIMURIA by Bank Myna/a/iframe&#xA;&#xA;  &#34;Du rêve que fut ma vie, ceci est le cauchemar&#34;&#xA;&#xA;Camille Claudel à Eugène Blot, Asile de Montdevergues&#xA;&#xA;!--more--&#xA;&#xA;Pour bibi, la rencontre avec Bank Myna et EIMURIA, leur album de 2025, se fait en Île-de-France via la Caroline du Nord... Je n&#39;avais encore jamais jamais fait gaffe à ce quatuor parisien pourtant actif depuis 2016 jusqu&#39;à ce que je me balade sur le site de Scott Spiers, Clean and Sober Stoner, un pilier de la communauté des blogueurs heavy outre-atlantique, et que je tombe sur une brève qui encensait le nouveau LP de nos post-rockers. Non seulement je me suis magné de l&#39;écouter, mais kipluzé les larron·es jouaient en concert à trois pas de chez moi deux semaines plus tard. Ticket, please. Ca s&#39;appellerait pas la sérendipité, ça, les p&#39;tit·es potes ? &#xA;&#xA;Spoiler alert : Mr. Spiers a raison d&#39;être enthousiaste. EIMURIA vous offre 48 minutes de post-rock ténébreux et ample - le versant calme du post-rock, plus proche du drone et de l&#39;ambient que des compositions nerveuses et anguleuses. (J&#39;en ai profité pour découvrir le terme slowcore, comme quoi on en finit jamais d&#39;apprendre des nouveaux trucs, youpi. Si vozigue aussi étiez dans l&#39;ignorance à ce sujet, je vous laisse écluser un godet à la même fontaine de sapience que wam, on sera à égalité)&#xA;Comme des cieux d&#39;orage, de vastes nappes de son se gonflent et éclatent en riffs doom bien saturés et batterie tonnante. &#34;Éclate&#34; pourrait faire penser à quelque chose de soudain, mais ici tout est lent, tout est inéluctable. L&#39;orage pré-cité est déjà là depuis longtemps et il ne repartira plus, il gronde toujours, dans le fond ou au premier plan. Tout juste y aura t-il quelques accalmies, quelques éclaircies, des instants de lumière qui ne feront que renforcer la profonde noirceur de l&#39;album, musicale et thématique. &#xA;Le son est étonnament chaleureux : pas volcanique mais plutôt chaud comme des braises qui couvent, et s&#39;éteignent peu à peu. Béhoui, il se trouve qu&#39;&#34;EIMURIA&#34; signifie &#34;braises&#34; en ancien allemand. On est plongé dans une ambiance intime, intérieure -&#34;padded atmosphere&#34;, comme il est chanté sur The Other Faceless Me : une atmosphère capitonnée, comme la cellule du même nom- mais spacieuse en même temps, grâce à la reverb, au delay, et à un chic pour les notes qui s&#39;étirent et qui respirent, et pour les silences qui comptent.&#xA;L&#39;impression que ça me donne, c&#39;est celle d&#39;un paysage mental plus que d&#39;un espace physique, avec des tensions régulières entre le désir d&#39;envolée et l&#39;appel du vide, le confort et l&#39;enfermement...&#xA;Le coeur de l&#39;album a été enregistré en live en studio, même si ça n&#39;a pas été le cas pour un certain nombre d&#39;arrangements. Au-delà du goût que mon côté rockiste a pour ce genre de méthode, cela contribue à mon sens à cette atmosphère très immersive et très authentique, qui est de toute façon merveilleusement restituée en concert par les artistes, avec encore un surcroît d&#39;intimité. En live Bank Myna incarne successivement, et même simultanément, l&#39;éléphant et le magasin de porcelaine, sans péter une seule tasse. La classe.&#xA;Basse et guitare, parfois jouées à l&#39;archet ou de manière percussive, à l&#39;aide de p&#39;tites mailloches, batterie, violon, synthé : iels sont tou·tes excellent·es, habité·es et créatif·ves mais tout en délicatesse malgré le gros son, avec une sobriété qui ne se met jamais en travers de l&#39;émotion. Et rarement l&#39;adjectif &#34;hanté&#34; s&#39;est aussi bien appliqué à une voix qu&#39;à celle de la chanteuse Maud Haribet, qui passe avec fluidité du murmure au cri, de la détresse à la menace jusqu&#39;à la résignation. Bref, c&#39;est du velours.&#xA;Et mention doit être faite de la sublime oeuvre de Ramona Zordini qui illustre la pochette, ainsi que de l&#39;artwork de l&#39;insert dessiné par Harribey elle-même : musique, paroles, illustrations participent toutes d&#39;une même vision riche et cohérente.&#xA;&#xA;Pour ce qui est du thème : la noirceur d&#39;EIMURIA est loin d&#39;un imaginaire fantaisiste ou horrifique classique : diable il y a, certes, mais ce diable-là est un double, une ombre impalpable et sans visage, la moitié irréconciliable (ou irréconciliée, selon votre optimisme) d&#39;une psyché fracturée, qui menace de consumer peu à peu la santé mentale de la narratrice...Jusqu&#39;au vide, jusqu&#39;au néant et aux ténèbres absolues. Un genre de Horla sous stéroïdes. On fait difficilement plus doom : c&#39;est la folie qui est le fil conducteur du LP. Bank Myna s&#39;est inspiré des vies et œuvres d&#39;Alejandra Pizarnik et de Camille Claudel, deux artistes ayant souffert de graves problèmes psy ; les musicien·nes ont parlé en interview du refoulement, et de l&#39;acceptation de toutes les parts de soi-même, toutes les émotions qu&#39;on porte, y compris les plus sombres. Accrochez-vous, vous allez avoir droit à une mince de catharsis. &#xA;&#xA;Autant je suis peu familier avec Pizarnik, qui n&#39;est plus éditée que marginalement depuis quelques années, autant Claudel je connais et j&#39;admire, et je suis bien au parfum de sa descente aux enfers.&#xA;Camille Claudel, c&#39;est un talent colossal, développé en partie dans l&#39;atelier du &#34;maître&#34; Auguste Rodin ; elle a une liaison passionnée avec lui qui est de 24 ans son aîné… Lui bien sûr ne veut pas se séparer pour autant de Rose Beuret, sa compagne depuis 20 ans, pour les bozieux de sa jeune amante : triste et sale banalité de vieux baltringue dominant, dynamiques de pouvoir assymétriques bien blèches comme il faut. Leur relation amoureuse s&#39;achève en 1892, année où Camille Claudel avorte clandestinement : Rodin ne voulait pas plus reconnaître l&#39;enfant à venir que lâcher Rose pour épouser Camille.&#xA;En s&#39;affranchissant de Rodin elle va rencontrer des temps difficiles : elle dépendait financièrement de lui, et elle ne bénéficie plus de l&#39;aura du maître… et être une femme artiste à la fin du XIXe siècle, c&#39;est coton, d&#39;autant que son art est assez peu préoccupé de la morale bourgeoise... La santé mentale de Claudel va se dégrader au début du XXe siècle : elle vit en recluse et pense que Rodin la persécute et mène une cabale d&#39;ennemis contre elle, et elle détruit même ses propres oeuvres dans son atelier en 1912... En 1913, elle est internée en hôpital psychiatrique par sa famille, qui demande à ce que soient restreinte ses visites et sa correspondance : surtout pas de scandale ! Elle restera internée pendant 30 balais, et y mourra misérablement. Contrairement à Rodin qui entre leur rupture et sa propre mort en 1917 essaiera réguliérement et discrétement d&#39;aider Camille, sa famille de petits bourgeois dégueulasses sera bien contente de la laisser moisir dans son trou.&#xA;&#xA;J&#39;ai pris une plombe pour vous raconter tout ça principalement à cause de L&#39;Implorante, ultime morceau du LP. L&#39;Implorante, c&#39;est d&#39;abord une sculpture de Claudel extrêmement autobiographique : jetez y un oeil, puis une oreille attentive vers les paroles du morceau.&#xA;Il me semble que la plupart des esgourdes critiques vont être attirées par le sinueux et progressif Burn All the Edges, qui est un petit tour de force, changeant plusieurs fois de forme au fil de ses 9 minutes sans jamais me perdre, et permettant à Harribey de déployer toutes les nuances de sa palette vocale. Mais le crépusculaire et feutré The Other Faceless Me, et le dyptique No Ocean of Thoughts/The Shadowed Body, écrasant, desespéré et terrifiant, méritent tout autant l&#39;attention. Pour autant, L&#39;Implorante est le plus déchirant des 5 morceaux d&#39;EIMURIA, et sa beauté cruelle, bien ancrée dans le réel, est sublime : un parfait final. Est-ce in medias res ou bien un regard rétrospectif sur le moment où tout a basculé ? De toute façon la bataille contre l&#39;inéluctable est déjà perdue. Le temps ne se figera pas, qu&#39;importe les prières et les supplications. Tout change après, en pire. &#xA;J&#39;ai parlé plus haut d&#39;éclaircies et d&#39;instants de lumière : ils ne sont à mon sens ni nombreux ni explicites dans les paroles. Ça en dit peut-être plus sur moi que sur les artistes, mais je trouve qu&#39;iels peignent bien plus et bien mieux l&#39;aliénation que l&#39;acceptation. Sans complaisance, sans misérabilisme, sans romantisme, sans clichés, mais avec empathie et lyrisme. Et musicalement l&#39;album n&#39;est jamais asphyxiant comme peut l&#39;être un doom-sludge craspouille : il y a plein d&#39;endroits où respirer, des envolées des pauses et des intonations qui se prêtent si on le désire à l&#39;injection d&#39;espoir au coeur de la tourmente. &#xA;&#xA;J&#39;ai entendu Bank Myna causer des carcans sociaux et de la nécessité de s&#39;en libérer, avec comme hypothèse : Pizarnik et Claudel ont été bouffées, peut-être s&#39;en seraient-elles mieux tirées en l&#39;an de grâce 2026, où elles auraient peut-être été moins pressurées, mieux acceptées dans leur singularité ? &#xA;On peut se poser la question. Pour la plupart d&#39;entre nous, le carcan se resserre aussi, ces temps-ci : les personnes non conformes, neuroatypiques, mauvais genre, mauvaise couleur de peau ou mauvaise religion... feraient bien de se faire toutes petites et de ne pas respirer trop fort, insistent certaines âmes brunes qui peinent à ne pas se toucher la nouille en public en rêvant à des enfermements forcés. &#xA;Pas de bol pour elles, on sait qu&#39;il est possible de vivre mieux, on sait que leurs rêves sont déjà en voie de décomposition, et on ne se laisse pas faire. Même si c&#39;est rude, on lutte, on s&#39;organise et on se soutient, et on se souvient : des traces, des témoignages et de la beauté de celleux qui nous précèdent, qui ont souffert et ont lutté.&#xA;Bank Myna fait honneur à cette leçon-là. EIMURIA est un plongeon dans les ténèbres qui ne sera pas pour tous les goûts ni toutes les humeurs, mais c&#39;est un majestueux accomplissement. Mangez-en.&#xA;&#xA;Bank Myna, c&#39;est : Maud Harribey - chant, violon &amp; claviers | Fabien Delmas - guitare, lap steel | Daniel Machón - basse, noise box, sampler | Constantin du Closel - batterie, percussions&#xA;&#xA;#Doom #DoomGaze #Drone #PostRock #ProgRock #Slowcore&#xA;&#xA;smallJe n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.&#xD;&#xA;J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul._/small]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://f4.bcbits.com/img/a4102323415_10.jpg" alt="la pochette de l&#39;album EIMURIA, de Bank Myna : un collage réalisé par Ramona Zordini. Un visage féminin, les yeux clos et la bouche entrouverte, tenu par deux mains. Difficile de savoir si ces mains serrent ou caressent le visage. Le même visage est reproduit plusieurs fois, avec une orientation différente, sur différentes couches de papier déchiré et froissé, de couleur ardoise ou sépia."></p>

<iframe style="border: 0; width: 100%; height: 307px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1409864232/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/artwork=none/transparent=true/">&lt;a href=&#34;https://bankmyna.bandcamp.com/album/eimuria&#34;&gt;EIMURIA by Bank Myna&lt;/a&gt;</iframe>

<blockquote><p>“Du rêve que fut ma vie, ceci est le cauchemar”</p></blockquote>

<p><em>Camille Claudel à Eugène Blot, Asile de Montdevergues</em></p>



<p>Pour bibi, la rencontre avec <strong>Bank Myna</strong> et <strong>EIMURIA</strong>, leur album de 2025, se fait en Île-de-France via la Caroline du Nord... Je n&#39;avais encore jamais jamais fait gaffe à ce quatuor parisien pourtant actif depuis 2016 jusqu&#39;à ce que je me balade sur le site de Scott Spiers, <a href="https://cleanandsoberstoner.com" rel="nofollow">Clean and Sober Stoner</a>, un pilier de la communauté des blogueurs heavy outre-atlantique, et que je tombe sur une <a href="https://cleanandsoberstoner.com/2025/04/30/my-top-19-heavy-underground-albums-for-april/" rel="nofollow">brève</a> qui encensait le nouveau LP de nos post-rockers. Non seulement je me suis magné de l&#39;écouter, mais kipluzé les larron·es jouaient en concert à trois pas de chez moi deux semaines plus tard. <em>Ticket, please.</em> Ca s&#39;appellerait pas la sérendipité, ça, les p&#39;tit·es potes ?</p>

<p><em>Spoiler alert :</em> Mr. Spiers a raison d&#39;être enthousiaste. <strong>EIMURIA</strong> vous offre 48 minutes de post-rock ténébreux et ample – le versant calme du post-rock, plus proche du drone et de l&#39;ambient que des compositions nerveuses et anguleuses. (J&#39;en ai profité pour découvrir le terme <em>slowcore</em>, comme quoi on en finit jamais d&#39;apprendre des nouveaux trucs, youpi. Si vozigue aussi étiez dans l&#39;ignorance à ce sujet, je vous laisse écluser un godet à la même <a href="https://en.wikpedia.org/wiki/Slowcore" rel="nofollow">fontaine de sapience</a> que wam, on sera à égalité)
Comme des cieux d&#39;orage, de vastes nappes de son se gonflent et éclatent en riffs doom bien saturés et batterie tonnante. “Éclate” pourrait faire penser à quelque chose de soudain, mais ici tout est lent, tout est inéluctable. L&#39;orage pré-cité est déjà là depuis longtemps et il ne repartira plus, il gronde toujours, dans le fond ou au premier plan. Tout juste y aura t-il quelques accalmies, quelques éclaircies, des instants de lumière qui ne feront que renforcer la profonde noirceur de l&#39;album, musicale et thématique.
Le son est étonnament chaleureux : pas volcanique mais plutôt chaud comme des braises qui couvent, et s&#39;éteignent peu à peu. Béhoui, il se trouve qu&#39;<em>“EIMURIA”</em> signifie “braises” en ancien allemand. On est plongé dans une ambiance intime, intérieure -<em>“padded atmosphere”</em>, comme il est chanté sur <strong>The Other Faceless Me</strong> : une atmosphère capitonnée, comme la cellule du même nom- mais spacieuse en même temps, grâce à la reverb, au delay, et à un chic pour les notes qui s&#39;étirent et qui respirent, et pour les silences qui comptent.
L&#39;impression que ça me donne, c&#39;est celle d&#39;un paysage mental plus que d&#39;un espace physique, avec des tensions régulières entre le désir d&#39;envolée et l&#39;appel du vide, le confort et l&#39;enfermement...
Le coeur de l&#39;album a été enregistré en live en studio, même si ça n&#39;a pas été le cas pour un certain nombre d&#39;arrangements. Au-delà du goût que mon côté <em>rockiste</em> a pour ce genre de méthode, cela contribue à mon sens à cette atmosphère très immersive et très authentique, qui est de toute façon merveilleusement restituée en concert par les artistes, avec encore un surcroît d&#39;intimité. En live Bank Myna incarne successivement, et même simultanément, l&#39;éléphant et le magasin de porcelaine, sans péter une seule tasse. La classe.
Basse et guitare, parfois jouées à l&#39;archet ou de manière percussive, à l&#39;aide de p&#39;tites mailloches, batterie, violon, synthé : iels sont tou·tes excellent·es, habité·es et créatif·ves mais tout en délicatesse malgré le gros son, avec une sobriété qui ne se met jamais en travers de l&#39;émotion. Et rarement l&#39;adjectif “hanté” s&#39;est aussi bien appliqué à une voix qu&#39;à celle de la chanteuse Maud Haribet, qui passe avec fluidité du murmure au cri, de la détresse à la menace jusqu&#39;à la résignation. Bref, c&#39;est du velours.
Et mention doit être faite de la sublime oeuvre de Ramona Zordini qui illustre la pochette, ainsi que de l&#39;artwork de l&#39;insert dessiné par Harribey elle-même : musique, paroles, illustrations participent toutes d&#39;une même vision riche et cohérente.</p>

<p>Pour ce qui est du thème : la noirceur d&#39;<strong>EIMURIA</strong> est loin d&#39;un imaginaire fantaisiste ou horrifique classique : diable il y a, certes, mais ce diable-là est un double, une ombre impalpable et sans visage, la moitié irréconciliable (ou irréconciliée, selon votre optimisme) d&#39;une psyché fracturée, qui menace de consumer peu à peu la santé mentale de la narratrice...Jusqu&#39;au vide, jusqu&#39;au néant et aux ténèbres absolues. Un genre de Horla sous stéroïdes. On fait difficilement plus doom : c&#39;est la folie qui est le fil conducteur du LP. Bank Myna s&#39;est inspiré des vies et œuvres d&#39;Alejandra Pizarnik et de Camille Claudel, deux artistes ayant souffert de graves problèmes psy ; les musicien·nes ont parlé en interview du refoulement, et de l&#39;acceptation de toutes les parts de soi-même, toutes les émotions qu&#39;on porte, y compris les plus sombres. Accrochez-vous, vous allez avoir droit à une mince de catharsis.</p>

<p>Autant je suis peu familier avec Pizarnik, qui n&#39;est plus éditée que marginalement depuis quelques années, autant Claudel je connais et j&#39;admire, et je suis bien au parfum de sa descente aux enfers.
Camille Claudel, c&#39;est un talent colossal, développé en partie dans l&#39;atelier du “maître” Auguste Rodin ; elle a une liaison passionnée avec lui qui est de 24 ans son aîné… Lui bien sûr ne veut pas se séparer pour autant de Rose Beuret, sa compagne depuis 20 ans, pour les bozieux de sa jeune amante : triste et sale banalité de vieux baltringue dominant, dynamiques de pouvoir assymétriques bien blèches comme il faut. Leur relation amoureuse s&#39;achève en 1892, année où Camille Claudel avorte clandestinement : Rodin ne voulait pas plus reconnaître l&#39;enfant à venir que lâcher Rose pour épouser Camille.
En s&#39;affranchissant de Rodin elle va rencontrer des temps difficiles : elle dépendait financièrement de lui, et elle ne bénéficie plus de l&#39;aura du maître… et être une femme artiste à la fin du XIXe siècle, c&#39;est coton, d&#39;autant que son art est assez peu préoccupé de la morale bourgeoise... La santé mentale de Claudel va se dégrader au début du XXe siècle : elle vit en recluse et pense que Rodin la persécute et mène une cabale d&#39;ennemis contre elle, et elle détruit même ses propres oeuvres dans son atelier en 1912... En 1913, elle est internée en hôpital psychiatrique par sa famille, qui demande à ce que soient restreinte ses visites et sa correspondance : surtout pas de scandale ! Elle restera internée pendant 30 balais, et y mourra misérablement. Contrairement à Rodin qui entre leur rupture et sa propre mort en 1917 essaiera réguliérement et discrétement d&#39;aider Camille, sa famille de petits bourgeois dégueulasses sera bien contente de la laisser moisir dans son trou.</p>

<p>J&#39;ai pris une plombe pour vous raconter tout ça principalement à cause de <strong>L&#39;Implorante</strong>, ultime morceau du LP. L&#39;Implorante, c&#39;est d&#39;abord une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Implorante" rel="nofollow">sculpture</a> de Claudel extrêmement autobiographique : jetez y un oeil, puis une oreille attentive vers les paroles du morceau.
Il me semble que la plupart des esgourdes critiques vont être attirées par le sinueux et progressif <em><strong>Burn All the Edges</strong></em>, qui est un petit tour de force, changeant plusieurs fois de forme au fil de ses 9 minutes sans jamais me perdre, et permettant à Harribey de déployer toutes les nuances de sa palette vocale. Mais le crépusculaire et feutré <strong>The Other Faceless Me</strong>, et le dyptique <strong>No Ocean of Thoughts/The Shadowed Body</strong>, écrasant, desespéré et terrifiant, méritent tout autant l&#39;attention. Pour autant, <strong>L&#39;Implorante</strong> est le plus déchirant des 5 morceaux d&#39;<strong>EIMURIA</strong>, et sa beauté cruelle, bien ancrée dans le réel, est sublime : un parfait final. Est-ce <em>in medias res</em> ou bien un regard rétrospectif sur le moment où tout a basculé ? De toute façon la bataille contre l&#39;inéluctable est déjà perdue. Le temps ne se figera pas, qu&#39;importe les prières et les supplications. Tout change après, en pire.
J&#39;ai parlé plus haut d&#39;éclaircies et d&#39;instants de lumière : ils ne sont à mon sens ni nombreux ni explicites dans les paroles. Ça en dit peut-être plus sur moi que sur les artistes, mais je trouve qu&#39;iels peignent bien plus et bien mieux l&#39;aliénation que l&#39;acceptation. Sans complaisance, sans misérabilisme, sans romantisme, sans clichés, mais avec empathie et lyrisme. Et musicalement l&#39;album n&#39;est jamais asphyxiant comme peut l&#39;être un doom-sludge craspouille : il y a plein d&#39;endroits où respirer, des envolées des pauses et des intonations qui se prêtent si on le désire à l&#39;injection d&#39;espoir au coeur de la tourmente.</p>

<p>J&#39;ai entendu Bank Myna causer des carcans sociaux et de la nécessité de s&#39;en libérer, avec comme hypothèse : Pizarnik et Claudel ont été bouffées, peut-être s&#39;en seraient-elles mieux tirées en l&#39;an de grâce 2026, où elles auraient peut-être été moins pressurées, mieux acceptées dans leur singularité ?
On peut se poser la question. Pour la plupart d&#39;entre nous, le carcan se resserre aussi, ces temps-ci : les personnes non conformes, neuroatypiques, mauvais genre, mauvaise couleur de peau ou mauvaise religion... feraient bien de se faire toutes petites et de ne pas respirer trop fort, insistent certaines âmes brunes qui peinent à ne pas se toucher la nouille en public en rêvant à des enfermements forcés.
Pas de bol pour elles, on sait qu&#39;il est possible de vivre mieux, on sait que leurs rêves sont déjà en voie de décomposition, et on ne se laisse pas faire. Même si c&#39;est rude, on lutte, on s&#39;organise et on se soutient, et on se souvient : des traces, des témoignages et de la beauté de celleux qui nous précèdent, qui ont souffert et ont lutté.
Bank Myna fait honneur à cette leçon-là. <strong>EIMURIA</strong> est un plongeon dans les ténèbres qui ne sera pas pour tous les goûts ni toutes les humeurs, mais c&#39;est un majestueux accomplissement. Mangez-en.</p>

<p><em><strong>Bank Myna</strong>, c&#39;est : Maud Harribey – chant, violon &amp; claviers | Fabien Delmas – guitare, lap steel | Daniel Machón – basse, noise box, sampler | Constantin du Closel – batterie, percussions</em></p>

<p><a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Doom" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Doom</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:DoomGaze" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">DoomGaze</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Drone" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Drone</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:PostRock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">PostRock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:ProgRock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">ProgRock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Slowcore" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Slowcore</span></a></p>

<p><small><em>Je n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.</em>
<em>J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul.</em></small></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/bank-myna-eimuria-2025</guid>
      <pubDate>Wed, 19 Aug 2026 09:40:31 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Back From Bourlon 2026</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/back-from-bourlon-2026</link>
      <description>&lt;![CDATA[l&#39;affiche de l&#39;édition 2026 du Rock In Bourlon, dessinée par Emgalaï : un coffret en bois à la Jumanji. Sur le coffret, une illustration du village de Bourlon. Au premier plan, une végétation abondante et une paire de dés. Derrière, l&#39;église de Bourlon, une usine, et dans le fond le bois de Bourlon. 4 personnages dans des médaillons entourent le dessin principal : un paysan avec chapeau et foulard, un paon, un cheval avec une bride et une vache la cloche au cou&#xA;&#xA;ça faisait quelques années que le festoche Rock In Bourlon était sur mon radar, pour sa programmation pointue, son échelle humaine et son positionnement limpide par rapport aux discriminations, aux violences sexistes et aux fachos... l&#39;anti-Hellfest, en somme. Mais je n&#39;y étais jamais encore allé pour diverses raisons : difficultés d&#39;orga, pas de congés, ou prog qui ne me séduisait pas tout à fait... &#xA;Cette année, ça me démangeait bien quand même, et j&#39;ai guetté attentivement l&#39;annonce de chaque nouveaux artistes à l&#39;affiche. Ben vlatipa que le RIB a mijoté pour 2026 une prog d&#39;exception, et qu&#39;après écoute, quasi tout sur la petite quarantaine de groupes me bottait bien. &#xA;Et j&#39;ai sauté le pas ! !--more--J&#39;y suis allé seulabre avec ma tente et mon barda, malgré les spasmes d&#39;une SNCF en train de calancher de canicule. Trois jours de festoche, orgie musicale sous le cagnard, et grâce soit rendue à l&#39;armée de bénévoles et leur attirail de pistolets à eau et de pulvérisateurs...&#xA;Sur 41 concerts (plus la très sympathique fanfare Kick Your Brass), 2 ont été complètement annulés, et j&#39;en ai fait 25. Je vais pas tout raconter par le menu, mais j&#39;ai quand même envie de vous en bonnir 2-3 bricoles.&#xA;&#xA;Une série de deuxièmes rounds&#xA;&#xA;Sur les 25 concerts faits, il y avait 6 groupes que j&#39;avais déjà vus, et c&#39;était intéressant de constater les différences entre la prestation précédente et celle-ci :&#xA;&#xA;J&#39;ai découvert Bank Myna en fin d&#39;année dernière et c&#39;était une petite claque. L&#39;avis sur leur album EIMURIA est dans les tuyaux mais le live dans la petite salle du Chinois était ténébreux, ample et intimiste à la fois. Sur la grande scène de l&#39;Abreuvoir, en plein soleil, c&#39;était moins évident : y a pas à rougir de la perfo, l&#39;énergie était là, la chanteuse/violoniste/claviériste Maud Harribey m&#39;époustoufle toujours, mais l&#39;enchantement marche moins.&#xA;&#xA;Pour les 3 angliches de Conan, spécialistes du &#34;caveman doom&#34;, comme y disent, c&#39;était le contraire : le concert dans un Backstage bien rempli en octobre dernier était sympatoche mais légèrement décevant ; à Bourlon, en plein air, leur son a pu s&#39;étendre à loisir, et prendre les dimensions de l&#39;univers, comme dirait Giono. Ben c&#39;était une révélation. Brutal, immense.&#xA;&#xA;C&#39;est en première partie de Monkeys On Mars que j&#39;avais vu le duo d&#39;Alber Jupiter, qui fait un space rock batterie/basse avec une saine dose de loops. Il me semble qu&#39;alors un ou deux couacs avaient fait hoqueter le rythme et m&#39;avaient sorti d&#39;hyperespace. Aucun problème de ce genre ici, le cahier des charges space rock était parfaitement rempli, avec enthousiasme et simplicité.&#x9;&#xA;&#xA;La première fois que j&#39;ai vu Electric Citizen, c&#39;était il y a presque 10 piges. La fois suivante, c&#39;était en février dernier. Et qu&#39;il s&#39;agisse de leurs skeuds ou de leurs performances, c&#39;est un bonheur de voir comment iels ont évolué : pas de révolution, juste... un affinage. Pas un gramme de gimmick, pas d&#39;ésotérisme, juste un doom rock rétro à souhait, complètement authentique. Au Chinois en février, sur la première moitié de leur première tournée européenne de l&#39;année, les Cincinnatiens étaient en forme, zicos imperturbables et chanteuse magnétique, prouvant qu&#39;on peut avoir à la fois une performance très contrôlée et déborder de charisme. A Bourlon, ultime date de leur deuxième tournée Européenne, claqué·es de leur propre aveu, dans la chaleur et avec les festivalièr·es distrait·es par l&#39;heure de la graille, c&#39;était pas la même : Electric Citizen n&#39;a eu ni l&#39;intensité ni le public attentif. Mais jamais de la vie je les blâme.&#xA;&#xA;C&#39;était aussi en février que j&#39;avais vu Coltaine, en première partie de Faetooth. Leur album de l&#39;an passé, BRANDUNG, m&#39;a assez frustré : trop de plages ambiantes, pas assez de riffs, probablement. Mais en concert ça passait choucard, et plus encore sur la petite scène du Paon au RIB, alors que la nuit était tombée et que la pluie s&#39;était enfin décidée à faire de même. Incroyable ambiance. L&#39;adjectif &#34;envoûtante&#34; est plutôt galvaudé, plus encore pour les chanteuses de doom/post, mais il colle parfaitement à la superbe voix de Julia Frasch, qui joue déjà dans la même cour que Dorthia Cottrell (Windhand) ou Sara Bianchin (Messa).&#xA;&#xA;Et puisque j&#39;évoquais Faetooth, j&#39;ai aussi eu une nouvelle dose ! J&#39;aime beaucoup LABYRINTHINE, petit bijou doomgaze/&#34;fae doom&#34;, comme iels disent, sorti en 2025, mais le concert de février m&#39;avait déçu, un peu monotone, un peu approximatif... sur la scène du Paon les petit·es (nulle condescendance : la valeur n&#39;attend pas le nombre des années, pas plus qu&#39;elle ne nécessite un grand gabarit) ont il me semble trouvé leur groove, offrant au public une performance plus pêchue et plus compacte que leurs enregistrements studios, avec une énergie mi-laconique mi-enthousiaste qui m&#39;a semblée très californienne (YMMV).&#xA;&#xA;les découvertes&#xA;&#xA;Canteleu est le groupe avec lequel j&#39;ai commencé les festivités le vendredi. Leur EP éponyme déboîte, et j&#39;attendais leur death rock/&#34;coal wave&#34; (made in le Nord, bien sûr) avec impatience. Je n&#39;ai pas été déçu, bien au contraire. J&#39;espère qu&#39;on aura un LP tantôt.&#xA;&#xA;le samedi était plein jusqu&#39;à la gueule de morceaux de choix, et c&#39;est Teigne qui ouvrait le bal avec leur grindcore/hardcore/powerviolence et la première d&#39;une série de chanteuses qui m&#39;ont complètement soufflé ce jour-là, en la personne de Gaëlle Debra, qui joue même de la contrebasse électrique quand elle ne crache pas ses tripes sur scène. La deuxième chanteuse, c&#39;est Stephanie Brooks de Stress Positions : le groupe de hardcore de Chicago joue à fond la caisse, le set passe à toute vitesse, et Brooks a une patate impressionnante et un enthousiasme contagieux. Mon souffle est coupé sans même s&#39;approcher du mosh pit. Brenna Gowin de Denial of Life complète la série : les métalleux de Tacoma jouent du crossover trash, et si le tempo est soutenu, les riffs ont une sacrée pesanteur. Et ça faisait un moment que je n&#39;avais pas vu une personne autant bicher d&#39;être sur scène que Gowin, qui entraîne tout le public dans un joyeux exutoire, le plus naturellement du monde. &#xA;Un mot de plus pour les zigues de Cryptic Shift, dont le deuxième album OVERSPACE &amp; SUPERTIME (death metal technique/progressif) est à l&#39;heure qu&#39;il est un de mes disques favoris de 2026 : leur perfo était très sympa, mention spéciale au jeu implacable du bassiste John Riley (fretless baybay !) mais alors que la production de l&#39;album renforce le côté trippant qui me botte, le concert était plus brut de coffre. Ce qui est juste et normal, mais pas tout à fait aussi cosmique que je le rêvais.&#xA;La vraie déception, c&#39;est l&#39;annulation du set de Dame Area, le festoche ayant été évacué lors du concert précédent en raison des risques d&#39;orage. Dire que je suis pas allé les voir sur Paris en mai sachant qu&#39;iels seraient au RIB :&#39;(&#xA;&#xA;le dimanche, j&#39;attendais Håndgemeng et Maquina au tournant, et mes prédictions étaient justes : le &#34;doom&#39;n&#39;roll&#34; de Håndgemeng est bien sûr un concentré de fun en live, et le motorik disco de Maquina est une tuerie sur scène -impossible de ne pas tortiller son poum- alors que leurs albums me passent un peu au-dessus jusqu&#39;à présent. Prix de consolation pour la déception de la veille, Silvia Kostance de Dame Area vient chanter avec le groupe le temps d&#39;un morceau (&#34;dança&#34;, sur le tout fraichement sorti LP BODY TRANSMISSION, en collaboration avec le duo barcelonnais).&#xA;&#xA;...pour conclure : même si Apollon Phoibos était fort justement vénère de l&#39;écocide en cours et nous l&#39;a bien fait sentir (avec un featuring très classe de Zeus Keraunos le samedi soir), ben Bourlon c&#39;était phéno. C&#39;est simple : si la prog est aussi immaculée l&#39;an prochain j&#39;en serai sans férir.&#xA;&#xA;(et bien sûr, le site : https://www.rockinbourlon.com/)&#xA;&#xA;#RockInBourlon #BankMyna #Conan #AlberJupiter #ElectriCitizen #Coltaine #Faetooth #Canteleu #Teigne #StressPositions #DenialOfLife #CrypticShift #DameArea #Håndgemeng #Maquina&#xA;&#xA;smallJe n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.&#xD;&#xA;J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul._/small]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://zzz.zaclys.com/download.php?z=2&amp;doc_id=8587047" alt="l&#39;affiche de l&#39;édition 2026 du Rock In Bourlon, dessinée par Emgalaï : un coffret en bois à la Jumanji. Sur le coffret, une illustration du village de Bourlon. Au premier plan, une végétation abondante et une paire de dés. Derrière, l&#39;église de Bourlon, une usine, et dans le fond le bois de Bourlon. 4 personnages dans des médaillons entourent le dessin principal : un paysan avec chapeau et foulard, un paon, un cheval avec une bride et une vache la cloche au cou"></p>

<p>ça faisait quelques années que le festoche <strong>Rock In Bourlon</strong> était sur mon radar, pour sa programmation pointue, son échelle humaine et son positionnement limpide par rapport aux discriminations, aux violences sexistes et aux fachos... l&#39;anti-Hellfest, en somme. Mais je n&#39;y étais jamais encore allé pour diverses raisons : difficultés d&#39;orga, pas de congés, ou prog qui ne me séduisait pas tout à fait...
Cette année, ça me démangeait bien quand même, et j&#39;ai guetté attentivement l&#39;annonce de chaque nouveaux artistes à l&#39;affiche. Ben vlatipa que le RIB a mijoté pour 2026 une prog d&#39;exception, et qu&#39;après écoute, quasi tout sur la petite quarantaine de groupes me bottait bien.
Et j&#39;ai sauté le pas ! J&#39;y suis allé seulabre avec ma tente et mon barda, malgré les spasmes d&#39;une SNCF en train de calancher de canicule. Trois jours de festoche, orgie musicale sous le cagnard, et grâce soit rendue à l&#39;armée de bénévoles et leur attirail de pistolets à eau et de pulvérisateurs...
Sur 41 concerts (plus la très sympathique fanfare <strong>Kick Your Brass</strong>), 2 ont été complètement annulés, et j&#39;en ai fait 25. Je vais pas tout raconter par le menu, mais j&#39;ai quand même envie de vous en bonnir 2-3 bricoles.</p>

<h2 id="une-série-de-deuxièmes-rounds">Une série de deuxièmes rounds</h2>

<p>Sur les 25 concerts faits, il y avait 6 groupes que j&#39;avais déjà vus, et c&#39;était intéressant de constater les différences entre la prestation précédente et celle-ci :</p>
<ul><li><p>J&#39;ai découvert <strong>Bank Myna</strong> en fin d&#39;année dernière et c&#39;était une petite claque. L&#39;avis sur leur album <em><strong>EIMURIA</strong></em> est dans les tuyaux mais le live dans la petite salle du Chinois était ténébreux, ample et intimiste à la fois. Sur la grande scène de l&#39;Abreuvoir, en plein soleil, c&#39;était moins évident : y a pas à rougir de la perfo, l&#39;énergie était là, la chanteuse/violoniste/claviériste Maud Harribey m&#39;époustoufle toujours, mais l&#39;enchantement marche moins.</p></li>

<li><p>Pour les 3 angliches de <strong>Conan</strong>, spécialistes du “caveman doom”, comme y disent, c&#39;était le contraire : le concert dans un Backstage bien rempli en octobre dernier était sympatoche mais légèrement décevant ; à Bourlon, en plein air, leur son a pu s&#39;étendre à loisir, et prendre les dimensions de l&#39;univers, comme dirait Giono. Ben c&#39;était une révélation. Brutal, immense.</p></li>

<li><p>C&#39;est en première partie de <strong>Monkeys On Mars</strong> que j&#39;avais vu le duo d&#39;<strong>Alber Jupiter</strong>, qui fait un space rock batterie/basse avec une saine dose de loops. Il me semble qu&#39;alors un ou deux couacs avaient fait hoqueter le rythme et m&#39;avaient sorti d&#39;hyperespace. Aucun problème de ce genre ici, le cahier des charges space rock était parfaitement rempli, avec enthousiasme et simplicité.</p></li>

<li><p>La première fois que j&#39;ai vu <strong>Electric Citizen</strong>, c&#39;était il y a presque 10 piges. La fois suivante, c&#39;était en février dernier. Et qu&#39;il s&#39;agisse de leurs skeuds ou de leurs performances, c&#39;est un bonheur de voir comment iels ont évolué : pas de révolution, juste... un affinage. Pas un gramme de gimmick, pas d&#39;ésotérisme, juste un doom rock rétro à souhait, complètement authentique. Au Chinois en février, sur la première moitié de leur première tournée européenne de l&#39;année, les Cincinnatiens étaient en forme, zicos imperturbables et chanteuse magnétique, prouvant qu&#39;on peut avoir à la fois une performance très contrôlée et déborder de charisme. A Bourlon, ultime date de leur deuxième tournée Européenne, claqué·es de leur propre aveu, dans la chaleur et avec les festivalièr·es distrait·es par l&#39;heure de la graille, c&#39;était pas la même : Electric Citizen n&#39;a eu ni l&#39;intensité ni le public attentif. Mais jamais de la vie je les blâme.</p></li>

<li><p>C&#39;était aussi en février que j&#39;avais vu <strong>Coltaine</strong>, en première partie de <strong>Faetooth</strong>. Leur album de l&#39;an passé, <em><strong>BRANDUNG</strong></em>, m&#39;a assez frustré : trop de plages ambiantes, pas assez de riffs, probablement. Mais en concert ça passait choucard, et plus encore sur la petite scène du Paon au RIB, alors que la nuit était tombée et que la pluie s&#39;était enfin décidée à faire de même. Incroyable ambiance. L&#39;adjectif “envoûtante” est plutôt galvaudé, plus encore pour les chanteuses de doom/post, mais il colle parfaitement à la superbe voix de Julia Frasch, qui joue déjà dans la même cour que Dorthia Cottrell (<strong>Windhand</strong>) ou Sara Bianchin (<strong>Messa</strong>).</p></li>

<li><p>Et puisque j&#39;évoquais <strong>Faetooth</strong>, j&#39;ai aussi eu une nouvelle dose ! J&#39;aime beaucoup <em><strong>LABYRINTHINE</strong></em>, petit bijou doomgaze/“fae doom”, comme iels disent, sorti en 2025, mais le concert de février m&#39;avait déçu, un peu monotone, un peu approximatif... sur la scène du Paon les petit·es (nulle condescendance : la valeur n&#39;attend pas le nombre des années, pas plus qu&#39;elle ne nécessite un grand gabarit) ont il me semble trouvé leur groove, offrant au public une performance plus pêchue et plus compacte que leurs enregistrements studios, avec une énergie mi-laconique mi-enthousiaste qui m&#39;a semblée très californienne (YMMV).</p></li></ul>

<h2 id="les-découvertes">les découvertes</h2>
<ul><li><p><strong>Canteleu</strong> est le groupe avec lequel j&#39;ai commencé les festivités le vendredi. Leur EP éponyme déboîte, et j&#39;attendais leur death rock/“coal wave” (made in le Nord, bien sûr) avec impatience. Je n&#39;ai pas été déçu, bien au contraire. J&#39;espère qu&#39;on aura un LP tantôt.</p></li>

<li><p>le samedi était plein jusqu&#39;à la gueule de morceaux de choix, et c&#39;est <strong>Teigne</strong> qui ouvrait le bal avec leur grindcore/hardcore/powerviolence et la première d&#39;une série de chanteuses qui m&#39;ont complètement soufflé ce jour-là, en la personne de Gaëlle Debra, qui joue même de la contrebasse électrique quand elle ne crache pas ses tripes sur scène. La deuxième chanteuse, c&#39;est Stephanie Brooks de <strong>Stress Positions</strong> : le groupe de hardcore de Chicago joue à fond la caisse, le set passe à toute vitesse, et Brooks a une patate impressionnante et un enthousiasme contagieux. Mon souffle est coupé sans même s&#39;approcher du mosh pit. Brenna Gowin de <strong>Denial of Life</strong> complète la série : les métalleux de Tacoma jouent du crossover trash, et si le tempo est soutenu, les riffs ont une sacrée pesanteur. Et ça faisait un moment que je n&#39;avais pas vu une personne autant bicher d&#39;être sur scène que Gowin, qui entraîne tout le public dans un joyeux exutoire, le plus naturellement du monde.</p></li>

<li><p>Un mot de plus pour les zigues de <strong>Cryptic Shift</strong>, dont le deuxième album <em><strong>OVERSPACE &amp; SUPERTIME</strong></em> (death metal technique/progressif) est à l&#39;heure qu&#39;il est un de mes disques favoris de 2026 : leur perfo était très sympa, mention spéciale au jeu implacable du bassiste John Riley (fretless baybay !) mais alors que la production de l&#39;album renforce le côté trippant qui me botte, le concert était plus brut de coffre. Ce qui est juste et normal, mais pas tout à fait aussi cosmique que je le rêvais.</p></li>

<li><p>La vraie déception, c&#39;est l&#39;annulation du set de <strong>Dame Area</strong>, le festoche ayant été évacué lors du concert précédent en raison des risques d&#39;orage. Dire que je suis pas allé les voir sur Paris en mai sachant qu&#39;iels seraient au RIB :&#39;(</p></li>

<li><p>le dimanche, j&#39;attendais <strong>Håndgemeng</strong> et <strong>Maquina</strong> au tournant, et mes prédictions étaient justes : le “doom&#39;n&#39;roll” de <strong>Håndgemeng</strong> est bien sûr un concentré de fun en live, et le motorik disco de <strong>Maquina</strong> est une tuerie sur scène -impossible de ne pas tortiller son poum- alors que leurs albums me passent un peu au-dessus jusqu&#39;à présent. Prix de consolation pour la déception de la veille, Silvia Kostance de <strong>Dame Area</strong> vient chanter avec le groupe le temps d&#39;un morceau (“dança”, sur le tout fraichement sorti LP <em><strong>BODY TRANSMISSION</strong></em>, en collaboration avec le duo barcelonnais).</p></li></ul>

<p>...pour conclure : même si Apollon Phoibos était fort justement vénère de l&#39;écocide en cours et nous l&#39;a bien fait sentir (avec un featuring très classe de Zeus Keraunos le samedi soir), ben Bourlon c&#39;était phéno. C&#39;est simple : si la prog est aussi immaculée l&#39;an prochain j&#39;en serai sans férir.</p>

<p>(et bien sûr, le site : <a href="https://www.rockinbourlon.com/" rel="nofollow">https://www.rockinbourlon.com/</a>)</p>

<p><a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:RockInBourlon" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">RockInBourlon</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:BankMyna" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">BankMyna</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Conan" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Conan</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:AlberJupiter" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">AlberJupiter</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:ElectriCitizen" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">ElectriCitizen</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Coltaine" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Coltaine</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Faetooth" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Faetooth</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Canteleu" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Canteleu</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Teigne" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Teigne</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:StressPositions" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">StressPositions</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:DenialOfLife" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">DenialOfLife</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:CrypticShift" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">CrypticShift</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:DameArea" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">DameArea</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:H%C3%A5ndgemeng" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Håndgemeng</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Maquina" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Maquina</span></a></p>

<p><small><em>Je n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.</em>
<em>J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul.</em></small></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/back-from-bourlon-2026</guid>
      <pubDate>Thu, 30 Jul 2026 11:00:34 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Gin Lady, CAMPING WITH BODHI (2021)</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/gin-lady-camping-with-bodhi</link>
      <description>&lt;![CDATA[la pochette de l&#39;album CAMPING WITH BODHI, de Gin Lady : une illustration dans un style très vieux comics ou cartoon. Les 4 membres du groupes, des hommes barbus avec des chapeaux ou des casquettes, sont assis dans une clairière, autour d&#39;un feu de camp. Le feu a l&#39;apparence d&#39;une tête d&#39;homme âgé et barbu, avec des flammes à la place de la barbe et des cheveux, et une expression impassible. Autour du feu se tiennent aussi des animaux : un ours, une souris, un lynx. En arrière plan, des sapins couverts de neige. le ciel est rempli d&#39;étoiles. On voit aussi un croissant de lune et des nuages roses.&#xA;&#xA;iframe style=&#34;border: 0; width: 100%; height: 406px;&#34; src=&#34;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2763154708/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/artwork=none/transparent=true/&#34; seamlessa href=&#34;https://ginlady.bandcamp.com/album/camping-with-bodhi&#34;Camping with Bodhi by Gin Lady/a/iframe&#xA;&#xA;Vous voulez du rétro ? En voici en voilà. Gin Lady est un quatuor originaire de Skellefteå, au nord de la Suède, à peu près autant intéressés par la modernité que leurs compatriotes un peu plus connus de Siena Root ou que les norvégiens d&#39;Orango. Ce qui veut dire : vraiment pas des masses. CAMPING WITH BODHI est leur sixième LP, qui fleure bon le début des seventies... !--more--&#xA;&#xA;...à commencer par l&#39;artwork qui m&#39;évoque les comics indie de la période, type Fabulous Furry Freak Brothers, Art Spiegelman ou Robert Crumb... avec peut-être un brin de Katzenjammer Kids (qui j&#39;en conviens sont une référence autrement plus ancienne)&#xA;Quant au titre, pour la faire vite le bodhi désigne l&#39;éveil spirituel dans le bouddhisme.&#xA;Si vous aviez pas déjà pigé, le positionnement esthétique adopté est quand même bien hippie (hippie, hourra) mais on verra plus bas qu&#39;on est sur kekchose de plus nuancé que du basic babloche.&#xA;&#xA;Musicalement, on peut parler de retro rock, de roots rock... le southern rock est un référentiel un peu contesté, un peu flou, mais qui me botte bien ici : la base de blues est là, plus british que delta, les jolies harmonies vocales aussi... et les gars savent clairement concocter un boogie. La slide guitar, elle, reste discrète voire absente. Southern, voui mais plus proche de Lynyrd Skynyrd et de Creedence Clearwater Revival que des Allman Brothers.&#xA;Les claviers, mixés en retrait par rapport aux grattes mais complètement indispensables, rajoutent du rythm aux blues, et même une petite dose de soul... une soul aux yeux très très bleus, of course, un pied à Memphis et un pied à Londres, mais qui sonne juste et habitée.&#xA;Idem pour la voix claire et chaude de Kärnebro, pas rauque ni nasillarde contrairement à pas mal des classiques amerloques du genre. Gin Lady ne cherche pas à cacher sa sensibilité européenne et c&#39;est tant mieux.&#xA;Se baladent aussi quelques textures psychédéliques, avec notamment d&#39;occasionnels sons sitaroïdes (mon suspect n°1 : une pédale EHX Ravish Sitar utilisée avec parcimonie).&#xA;Les compos sont raisonnablement variées -rien de drastique- et s&#39;enchaînent de manière fluide. Le LP a un petit temps de chauffe : Underground et For Everyone, les deux premiers morceaux, ont un feel presque Beatles, mais la température commence à monter à partir du troisième, Haven&#39;t See You Lately, les claviers se réveillent avec Fields of Joy et une fois la face B entamée le boogie est à température idéale et ne refroidit plus jusqu&#39;à la fin.&#xA;De manière générale, pas d&#39;excès ici : rock, mais ni hard ni heavy ; entraînant, mais pas de quoi keep on chooglin&#39; toute la nuit ; les solos restent sobres et efficaces… un cocktail finement dosé mais low ABV : vous allez déguster mais sans aucun risque de gueule de bois.&#xA;&#xA;Pour ce qui est du côté thématique des choses, un premier point très positif : ici contrairement aux canons du genre, pas un gramme de machisme, de roulage de mécaniques, ou de misogynie ! Avec Gin Lady, la bistouquette reste fermement en poche et c&#39;est pas bibi qui va s&#39;en plaindre. Et les paroles sont remarquablement peu genrées, ce qui me réjouit.&#xA;Comme suggèrent les illustrations de la pochette, la nature figure en bonne place ; de manière tout à fait classique le paysage extérieur est en synergie avec le paysage intérieur : l&#39;éclair solitaire et le clébard hurlant sont les échos d&#39;une âme troublée, la brise estivale apaise et des montagnes de secrets se cachent sous la neige...&#xA;Toutes ces émotions dudit paysage intérieur ne sont pas que du brut de coffre roquénerolle. Il y a dans les paroles de &#34;Freedom Rider&#34; un petit &#34;free your mind&#34; emblématique au parfum de patchouli qui se balade, mais à écouter ou lire toute la chanson on se rend bien vite compte qu&#39;il ne s&#39;agit pas de premier degré. Très souvent sur cet album rôdent une ironie certaine, un léger cynisme, une tendance aigre-douce. Gin Lady ne cherche pas à ressusciter le Summer of Love, mais dépeint plutôt le désordre et les failles propres aux relations : l&#39;amitié et l&#39;amour sont mêlés de désaccords et d&#39;incompatibilités, d&#39;impuissance et de détresse, de nostalgie... Et pourtant mon impression est que rien de tout ça n&#39;est considéré ici comme insoluble ou irréversible. Téma la maturité émotionnelle.&#xA;&#xA;Le retour à la nature n&#39;est qu&#39;un remède partiel à notre mal : pour le salut et la transcendance, come and join the party on my travellin&#39; show ! Le meilleur remède à l&#39;humain c&#39;est l&#39;humain, me dit Celebration Blues. Le morceau me semble être la synthèse, le point culminant thématique et musical de CAMPING WITH BODHI. Il est aussi un des deux seuls de la galette qui me semblent être purement positifs. We Are Free Now!, qui suit, est une excellente conclusion, aussi entraînante que pétrie d&#39;ironie.&#xA;Soldier On avec son redoutable groove southern et ses paroles mordantes, mérite aussi mention.&#xA;I Love You Babe est, no duh, une incandescente déclaration d&#39;amour et de soutien inconditionnel malgré les parts d&#39;ombres et les difficultés, et le deuxième morceau purement positif du LP.&#xA;Voilà pour mes favoris ; en vrai tout l&#39;album passe crème, agréable, solaire, sereinement anachronique mais pas nonchalant pour autant, hippie mais pas teubé, plus vin orange que petit buvard. Mangez-en.&#xA;&#xA;Gin Lady, c&#39;est :  Magnus Kärnebro - chant &amp; guitare | Anthon Johansson - basse | Fredrik Normark - batterie | Johnny Stenberg - guitare&#xA;&#xA;#Rock #RetroRock #SouthernRock #PsychedelicRock #RootsRock #GinLady&#xA;&#xA;smallJe n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.&#xD;&#xA;J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul._/small]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://f4.bcbits.com/img/a3494890003_10.jpg" alt="la pochette de l&#39;album CAMPING WITH BODHI, de Gin Lady : une illustration dans un style très vieux comics ou cartoon. Les 4 membres du groupes, des hommes barbus avec des chapeaux ou des casquettes, sont assis dans une clairière, autour d&#39;un feu de camp. Le feu a l&#39;apparence d&#39;une tête d&#39;homme âgé et barbu, avec des flammes à la place de la barbe et des cheveux, et une expression impassible. Autour du feu se tiennent aussi des animaux : un ours, une souris, un lynx. En arrière plan, des sapins couverts de neige. le ciel est rempli d&#39;étoiles. On voit aussi un croissant de lune et des nuages roses."></p>

<iframe style="border: 0; width: 100%; height: 406px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2763154708/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/artwork=none/transparent=true/">&lt;a href=&#34;https://ginlady.bandcamp.com/album/camping-with-bodhi&#34;&gt;Camping with Bodhi by Gin Lady&lt;/a&gt;</iframe>

<p>Vous voulez du rétro ? En voici en voilà. <strong>Gin Lady</strong> est un quatuor originaire de Skellefteå, au nord de la Suède, à peu près autant intéressés par la modernité que leurs compatriotes un peu plus connus de Siena Root ou que les norvégiens d&#39;Orango. Ce qui veut dire : vraiment pas des masses. <strong>CAMPING WITH BODHI</strong> est leur sixième LP, qui fleure bon le début des seventies... </p>

<p>...à commencer par l&#39;artwork qui m&#39;évoque les comics indie de la période, type Fabulous Furry Freak Brothers, Art Spiegelman ou Robert Crumb... avec peut-être un brin de Katzenjammer Kids (qui j&#39;en conviens sont une référence autrement plus ancienne)
Quant au titre, pour la faire vite le bodhi désigne l&#39;éveil spirituel dans le bouddhisme.
Si vous aviez pas déjà pigé, le positionnement esthétique adopté est quand même bien hippie (hippie, hourra) mais on verra plus bas qu&#39;on est sur kekchose de plus nuancé que du basic babloche.</p>

<p>Musicalement, on peut parler de retro rock, de roots rock... le southern rock est un référentiel un peu contesté, un peu flou, mais qui me botte bien ici : la base de blues est là, plus british que delta, les jolies harmonies vocales aussi... et les gars savent clairement concocter un boogie. La slide guitar, elle, reste discrète voire absente. Southern, voui mais plus proche de Lynyrd Skynyrd et de Creedence Clearwater Revival que des Allman Brothers.
Les claviers, mixés en retrait par rapport aux grattes mais complètement indispensables, rajoutent du <em>rythm</em> aux <em>blues</em>, et même une petite dose de soul... une soul aux yeux très très bleus, of course, un pied à Memphis et un pied à Londres, mais qui sonne juste et habitée.
Idem pour la voix claire et chaude de Kärnebro, pas rauque ni nasillarde contrairement à pas mal des classiques amerloques du genre. Gin Lady ne cherche pas à cacher sa sensibilité européenne et c&#39;est tant mieux.
Se baladent aussi quelques textures psychédéliques, avec notamment d&#39;occasionnels sons sitaroïdes (mon suspect n°1 : une pédale EHX Ravish Sitar utilisée avec parcimonie).
Les compos sont raisonnablement variées -rien de drastique- et s&#39;enchaînent de manière fluide. Le LP a un petit temps de chauffe : <strong>Underground</strong> et <strong>For Everyone</strong>, les deux premiers morceaux, ont un <em>feel</em> presque Beatles, mais la température commence à monter à partir du troisième, <strong>Haven&#39;t See You Lately</strong>, les claviers se réveillent avec <strong>Fields of Joy</strong> et une fois la face B entamée le boogie est à température idéale et ne refroidit plus jusqu&#39;à la fin.
De manière générale, pas d&#39;excès ici : rock, mais ni hard ni heavy ; entraînant, mais pas de quoi <em>keep on chooglin&#39;</em> toute la nuit ; les solos restent sobres et efficaces… un cocktail finement dosé mais <em>low ABV</em> : vous allez déguster mais sans aucun risque de gueule de bois.</p>

<p>Pour ce qui est du côté thématique des choses, un premier point très positif : ici contrairement aux canons du genre, pas un gramme de machisme, de roulage de mécaniques, ou de misogynie ! Avec Gin Lady, la bistouquette reste fermement en poche et c&#39;est pas bibi qui va s&#39;en plaindre. Et les paroles sont remarquablement peu genrées, ce qui me réjouit.
Comme suggèrent les illustrations de la pochette, la nature figure en bonne place ; de manière tout à fait classique le paysage extérieur est en synergie avec le paysage intérieur : l&#39;éclair solitaire et le clébard hurlant sont les échos d&#39;une âme troublée, la brise estivale apaise et des montagnes de secrets se cachent sous la neige...
Toutes ces émotions dudit paysage intérieur ne sont pas que du brut de coffre roquénerolle. Il y a dans les paroles de “Freedom Rider” un petit “free your mind” emblématique au parfum de patchouli qui se balade, mais à écouter ou lire toute la chanson on se rend bien vite compte qu&#39;il ne s&#39;agit pas de premier degré. Très souvent sur cet album rôdent une ironie certaine, un léger cynisme, une tendance aigre-douce. Gin Lady ne cherche pas à ressusciter le Summer of Love, mais dépeint plutôt le désordre et les failles propres aux relations : l&#39;amitié et l&#39;amour sont mêlés de désaccords et d&#39;incompatibilités, d&#39;impuissance et de détresse, de nostalgie... Et pourtant mon impression est que rien de tout ça n&#39;est considéré ici comme insoluble ou irréversible. Téma la maturité émotionnelle.</p>

<p>Le retour à la nature n&#39;est qu&#39;un remède partiel à notre mal : pour le salut et la transcendance, <em>come and join the party on my travellin&#39; show</em> ! Le meilleur remède à l&#39;humain c&#39;est l&#39;humain, me dit <strong>Celebration Blues</strong>. Le morceau me semble être la synthèse, le point culminant thématique et musical de <strong>CAMPING WITH BODHI</strong>. Il est aussi un des deux seuls de la galette qui me semblent être purement positifs. <strong>We Are Free Now!</strong>, qui suit, est une excellente conclusion, aussi entraînante que pétrie d&#39;ironie.
<strong>Soldier On</strong> avec son redoutable groove southern et ses paroles mordantes, mérite aussi mention.
<strong>I Love You Babe</strong> est, <em>no duh</em>, une incandescente déclaration d&#39;amour et de soutien inconditionnel malgré les parts d&#39;ombres et les difficultés, et le deuxième morceau purement positif du LP.
Voilà pour mes favoris ; en vrai tout l&#39;album passe crème, agréable, solaire, sereinement anachronique mais pas nonchalant pour autant, hippie mais pas teubé, plus vin orange que petit buvard. Mangez-en.</p>

<p><em><strong>Gin Lady</strong>, c&#39;est :  Magnus Kärnebro – chant &amp; guitare | Anthon Johansson – basse | Fredrik Normark – batterie | Johnny Stenberg – guitare</em></p>

<p><a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Rock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Rock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:RetroRock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">RetroRock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:SouthernRock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">SouthernRock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:PsychedelicRock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">PsychedelicRock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:RootsRock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">RootsRock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:GinLady" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">GinLady</span></a></p>

<p><small><em>Je n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.</em>
<em>J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul.</em></small></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/gin-lady-camping-with-bodhi</guid>
      <pubDate>Wed, 15 Jul 2026 11:53:39 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Håndgemeng, ULTRARITUAL (2023)</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/handgemeng-ultraritual-2023</link>
      <description>&lt;![CDATA[la pochette de l&#39;album ULTRARITUAL, de Håndgemeng : une illustration d&#39;un paysage fantastique : dans une atmosphère infernale, sur un plateau rocailleux surplombant un gouffre, un gargantuesque monument de pierre taillée dont la forme évoque un peu une enclume, des fissures duquel s&#39;écoule de la lave ou du métal en fusion. En bas, de l&#39;autre côté du gouffre, se tient un petit groupe de personnes avec des torches. en comparaison du monument, ils sont minuscules.&#xA;&#xA;iframe style=&#34;border: 0; width: 100%; height: 406px;&#34; src=&#34;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=3490162194/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/artwork=none/transparent=true/&#34; seamlessa href=&#34;https://ripplemusic.bandcamp.com/album/ultraritual&#34;Ultraritual de Håndgemeng/a/iframe&#xA;&#xA;Il y a beaucoup d&#39;enthousiasme dans ce premier LP de Håndgemeng, et c&#39;est difficile d&#39;y résister. Une bonne grosse base de stoner/doom, une voix gueularde papier-de-verre-sur-les-cordes-vocales pas loin du hardcore ou du sludge, et des guitares joueuses aux occasionnelles excursions hard-rock. Nos héros du jour appellent ça du Doom&#39;n&#39;Roll, et on n&#39;est pas sur une recette compliquée, n&#39;est-il pas. Pourtant ça marche du feu des dieux. !--more--&#xA;&#xA;Sans doute déjà parce que les gratteux sont des cadors du son : sérieusement, je ne connais pas le setup, je ne sais pas ce qui traîne sur leurs pédaliers (et dans les pognes, bien sûr, la magie est dans les pognes), mais pour moi c&#39;était le meilleur son de guitare de 2023. Don&#39;t trust me bro, juste trempe-z&#39;y les zozores.&#xA;&#xA;Ensuite parce que les compos assurent : des morceaux bien punchy -après tout, &#34;Håndgemeng&#34; signifie à peu près &#34;la mêlée&#34;- The Astronomer et Cro-Magnon vs Neanderthal sont des petites tueries ; et des numéros plus lents et lourds, sur le versant &#34;doom&#34; du stoner/doom : j&#39;aime le très odoriférant Temple of Toke et l&#39;écrasant Rite of the Comet. &#xA;&#xA;Le tout très bien torché, mélodique quand il faut, avec des reliefs et des crêtes, car voui, le stoner peut vite devenir une morne plaine (ou un désert !). Seul petit bémol pour wam, le final Occultation of Mars, qui au fil des écoutes n&#39;a jamais réussi à capter mon intérêt...&#xA;&#xA;Thématiquement, pas grand chose à dire : êtres cosmiques et millénaires, sorcières et magie noire, entêtants effluves de laitue du diable : la panoplie est là, arborée avec aplomb.&#xA;&#xA;Je crois que le succès de cette galette vient d&#39;un mariage harmonieux des contrastes, une manière de rester sur le fil : ULTRARITUAL est bourrin mais non dénué de délicatesse, tel un mammouth avec des p&#39;tites ailes ; archétypal et frais en même temps ; et -j&#39;en parlais plus haut- plein d&#39;enthousiasme mais avec maîtrise, et même une forme de retenue. Ça frôle l&#39;académisme mais ça sait se distinguer, ça rigole bien avec les clichés mais pas une trace de désinvolture. Et quel son de guitare, les aminches ! &#xA;&#xA;Un album clairement au-dessus de la mêlée. Mangez-en.&#xA;&#xA;#Rock #StonerRock #HardRock #DoomNRoll #Doom #DoomMetal #Sludge #Håndgemeng&#xA;&#xA;smallJe n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.&#xD;&#xA;J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul._/small]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://f4.bcbits.com/img/a3827819872_10.jpg" alt="la pochette de l&#39;album ULTRARITUAL, de Håndgemeng : une illustration d&#39;un paysage fantastique : dans une atmosphère infernale, sur un plateau rocailleux surplombant un gouffre, un gargantuesque monument de pierre taillée dont la forme évoque un peu une enclume, des fissures duquel s&#39;écoule de la lave ou du métal en fusion. En bas, de l&#39;autre côté du gouffre, se tient un petit groupe de personnes avec des torches. en comparaison du monument, ils sont minuscules."></p>

<iframe style="border: 0; width: 100%; height: 406px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=3490162194/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/artwork=none/transparent=true/">&lt;a href=&#34;https://ripplemusic.bandcamp.com/album/ultraritual&#34;&gt;Ultraritual de Håndgemeng&lt;/a&gt;</iframe>

<p>Il y a beaucoup d&#39;enthousiasme dans ce premier LP de <strong>Håndgemeng</strong>, et c&#39;est difficile d&#39;y résister. Une bonne grosse base de stoner/doom, une voix gueularde papier-de-verre-sur-les-cordes-vocales pas loin du hardcore ou du sludge, et des guitares joueuses aux occasionnelles excursions hard-rock. Nos héros du jour appellent ça du Doom&#39;n&#39;Roll, et on n&#39;est pas sur une recette compliquée, n&#39;est-il pas. Pourtant ça marche du feu des dieux. </p>

<p>Sans doute déjà parce que les gratteux sont des cadors du son : sérieusement, je ne connais pas le <em>setup</em>, je ne sais pas ce qui traîne sur leurs pédaliers (et dans les pognes, bien sûr, la magie est dans les pognes), mais pour moi c&#39;était le meilleur son de guitare de 2023. Don&#39;t trust me bro, juste trempe-z&#39;y les zozores.</p>

<p>Ensuite parce que les compos assurent : des morceaux bien punchy -après tout, “Håndgemeng” signifie à peu près “la mêlée”– <em><strong>The Astronomer</strong></em> et <em><strong>Cro-Magnon vs Neanderthal</strong></em> sont des petites tueries ; et des numéros plus lents et lourds, sur le versant “doom” du stoner/doom : j&#39;aime le très odoriférant <em><strong>Temple of Toke</strong></em> et l&#39;écrasant <em><strong>Rite of the Comet</strong></em>.</p>

<p>Le tout très bien torché, mélodique quand il faut, avec des reliefs et des crêtes, car voui, le stoner peut vite devenir une morne plaine (ou un désert !). Seul petit bémol pour wam, le final <em><strong>Occultation of Mars</strong></em>, qui au fil des écoutes n&#39;a jamais réussi à capter mon intérêt...</p>

<p>Thématiquement, pas grand chose à dire : êtres cosmiques et millénaires, sorcières et magie noire, entêtants effluves de laitue du diable : la panoplie est là, arborée avec aplomb.</p>

<p>Je crois que le succès de cette galette vient d&#39;un mariage harmonieux des contrastes, une manière de rester sur le fil : <em><strong>ULTRARITUAL</strong></em> est bourrin mais non dénué de délicatesse, tel un mammouth avec des p&#39;tites ailes ; archétypal et frais en même temps ; et -j&#39;en parlais plus haut- plein d&#39;enthousiasme mais avec maîtrise, et même une forme de retenue. Ça frôle l&#39;académisme mais ça sait se distinguer, ça rigole bien avec les clichés mais pas une trace de désinvolture. Et quel son de guitare, les aminches !</p>

<p>Un album clairement au-dessus de la mêlée. Mangez-en.</p>

<p><a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Rock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Rock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:StonerRock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">StonerRock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:HardRock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">HardRock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:DoomNRoll" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">DoomNRoll</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Doom" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Doom</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:DoomMetal" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">DoomMetal</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Sludge" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Sludge</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:H%C3%A5ndgemeng" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Håndgemeng</span></a></p>

<p><small><em>Je n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.</em>
<em>J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul.</em></small></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/handgemeng-ultraritual-2023</guid>
      <pubDate>Sun, 14 Jun 2026 22:56:38 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Maggot Heart, HUNGER (2023)</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/maggot-heart-hunger-2023</link>
      <description>&lt;![CDATA[la pochette de l&#39;album HUNGER, de Maggot Heart : une photo de la chanteuse/guitariste Linnea Ollson. Grande, blonde, en chemise blanche, culotte et collants noirs, elle est debout sur un lit dans une posture défiante, et regarde l&#39;objectif en face&#xA;&#xA;iframe style=&#34;border: 0; width: 100%; height: 406px;&#34; src=&#34;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=493739006/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/artwork=none/transparent=true/&#34; seamlessa href=&#34;https://maggotheart.bandcamp.com/album/hunger&#34;HUNGER de Maggot Heart/a/iframe&#xA;&#xA;HUNGER, c&#39;est un album que j&#39;ai mis un peu de temps à apprivoiser même s&#39;il a immédiatement titillé ma curiosité : le skeud de Maggot Heart est érudit et poétique mais pas gentil pour un sou ; et il agglomère plein de styles et d&#39;influences... !--more-- Pour ma part, après me l&#39;être suffisamment enfilé dans les esgourdes,  je constate que cohésion et densité sont au menu.&#xA;&#xA;La guitare est tranchante et sale comme un hachoir rouillé et la basse vrombissante comme un couteau électrique ; le piano, la trompette, le saxophone sur LBD et Archer m&#39;évoquent Bowie (celui du milieu des seventies ou celui de Blackstar ?) et pour le coup, la big boss-guitariste-chanteuse Linnea Ollson semble vraiment une amoureuse du Thin White Duke : elle le cite explicitement (sur &#34;Nil By Death&#34; : I&#39;m running like a demon from station to station), et son style de chant, souvent quasi parlé, plutôt théâtral, lui fait aussi écho, Archer en étant l&#39;exemple le plus évident.&#xA;Bowie n&#39;est pas le seul à avoir droit à un clin d&#39;oeil, cf. &#34;scandinavian hunger&#34;, &#34;appetite for distraction&#34;... mais personnellement, la redoutable niaque d&#39;Ollson me fait plutôt penser à PJ Harvey courant 1991, sa froideur à Kim Gordon, j&#39;en passe et d&#39;autres grandes sœurs grunge, plus l&#39;ombre éternelle du Velvet... liste non exhaustive.&#xA;&#xA;Bien sûr, HUNGER transcende la simple somme de ses influences, en grande partie grâce au charisme d&#39;Ollson et à son talent pour l&#39;écriture (peut-être grâce à son passé de critique musicale ?) : je suis complètement bluffé par la qualité de ses paroles, imagées, viscérales, dérangeantes, mordantes. Et ce, à fond les ballons dès les premiers mots du premier morceau :&#xA;&#xA;  So many hatchets buried&#xA;My mind&#39;s a cemetery&#xA;I try to leave it&#xA;But it&#39;s water under a burning bridge&#xA;I look for answers in my prayers&#xA;In a church on fire&#xA;Deconstructing whatever is&#xA;Just out of my reach&#xA;&#xA;Admirez le verbe et la verve. Moult autres perles inside, servies à un rythme implacable dans un enrobage sonore hybride mais incroyablement efficace, et brut de coffre : (post)punk, noise, metal, art rock... Ollson écrit à la première personne, et s&#39;adresse très régulièrement à une autre, dans ce qu&#39;on peut sans trop de risques suspecter d&#39;être un dialogue intérieur : le thème du double est très présent, et l&#39;espace mental n&#39;est pas un endroit sécure, rempli de flammes et d&#39;ombres, de fêlures, de trous dans les murs et de débris de verre.&#xA;&#xA;HUNGER, c&#39;est un album violent : une violence calculée, canalisée, une tension entre pulsions viscérales et maîtrise de soi, entre structure et rupture ; un dialogue jamais gagné d&#39;avance. Pas une écoute confortable, mais plutôt une œuvre hargneuse, affamée, abrasive, froidement vénère. A écouter quand on a envie de bouffer des gueules ou qu&#39;on sent qu&#39;on va avoir besoin de le faire. Mais HUNGER reste très accessible, à mon sens. Quasi catchy, dirais-je même : du genre à me rester vissé dans un coin de ma tête, comme un parasite. Jouissif comme une plaie qu&#39;on gratte. Mangez-en.&#xA;&#xA;Maggot Heart, c&#39;est : Linnea Ollson - chant &amp; guitare | Olivia Airey - basse | Uno Bruniusson - batterie.&#xA;&#xA;#Rock #NoiseRock #Punk #PostPunk #Grunge #Metal #MaggotHeart&#xA;&#xA;smallJe n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.&#xD;&#xA;J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul._/small]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://f4.bcbits.com/img/a2784281918_10.jpg" alt="la pochette de l&#39;album HUNGER, de Maggot Heart : une photo de la chanteuse/guitariste Linnea Ollson. Grande, blonde, en chemise blanche, culotte et collants noirs, elle est debout sur un lit dans une posture défiante, et regarde l&#39;objectif en face"></p>

<iframe style="border: 0; width: 100%; height: 406px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=493739006/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/artwork=none/transparent=true/">&lt;a href=&#34;https://maggotheart.bandcamp.com/album/hunger&#34;&gt;HUNGER de Maggot Heart&lt;/a&gt;</iframe>

<p><em><strong>HUNGER</strong></em>, c&#39;est un album que j&#39;ai mis un peu de temps à apprivoiser même s&#39;il a immédiatement titillé ma curiosité : le skeud de <strong>Maggot Heart</strong> est érudit et poétique mais pas gentil pour un sou ; et il agglomère plein de styles et d&#39;influences...  Pour ma part, après me l&#39;être suffisamment enfilé dans les esgourdes,  je constate que cohésion et densité sont au menu.</p>

<p>La guitare est tranchante et sale comme un hachoir rouillé et la basse vrombissante comme un couteau électrique ; le piano, la trompette, le saxophone sur <em><strong>LBD</strong></em> et <em><strong>Archer</strong></em> m&#39;évoquent Bowie (celui du milieu des seventies ou celui de <em><strong>Blackstar</strong></em> ?) et pour le coup, la big boss-guitariste-chanteuse Linnea Ollson semble vraiment une amoureuse du Thin White Duke : elle le cite explicitement (sur “Nil By Death” : <em>I&#39;m running like a demon from station to station</em>), et son style de chant, souvent quasi parlé, plutôt théâtral, lui fait aussi écho, <em><strong>Archer</strong></em> en étant l&#39;exemple le plus évident.
Bowie n&#39;est pas le seul à avoir droit à un clin d&#39;oeil, cf. <em>“scandinavian hunger”</em>, <em>“appetite for distraction”</em>... mais personnellement, la redoutable niaque d&#39;Ollson me fait plutôt penser à PJ Harvey courant 1991, sa froideur à Kim Gordon, j&#39;en passe et d&#39;autres grandes sœurs grunge, plus l&#39;ombre éternelle du Velvet... liste non exhaustive.</p>

<p>Bien sûr, <em><strong>HUNGER</strong></em> transcende la simple somme de ses influences, en grande partie grâce au charisme d&#39;Ollson et à son talent pour l&#39;écriture (peut-être grâce à son passé de critique musicale ?) : je suis complètement bluffé par la qualité de ses paroles, imagées, viscérales, dérangeantes, mordantes. Et ce, à fond les ballons dès les premiers mots du premier morceau :</p>

<blockquote><p>So many hatchets buried
My mind&#39;s a cemetery
I try to leave it
But it&#39;s water under a burning bridge
I look for answers in my prayers
In a church on fire
Deconstructing whatever is
Just out of my reach</p></blockquote>

<p>Admirez le verbe et la verve. Moult autres perles inside, servies à un rythme implacable dans un enrobage sonore hybride mais incroyablement efficace, et brut de coffre : (post)punk, noise, metal, art rock... Ollson écrit à la première personne, et s&#39;adresse très régulièrement à une autre, dans ce qu&#39;on peut sans trop de risques suspecter d&#39;être un dialogue intérieur : le thème du double est très présent, et l&#39;espace mental n&#39;est pas un endroit sécure, rempli de flammes et d&#39;ombres, de fêlures, de trous dans les murs et de débris de verre.</p>

<p><em><strong>HUNGER</strong></em>, c&#39;est un album violent : une violence calculée, canalisée, une tension entre pulsions viscérales et maîtrise de soi, entre structure et rupture ; un dialogue jamais gagné d&#39;avance. Pas une écoute confortable, mais plutôt une œuvre hargneuse, affamée, abrasive, froidement vénère. A écouter quand on a envie de bouffer des gueules ou qu&#39;on sent qu&#39;on va avoir besoin de le faire. Mais <em><strong>HUNGER</strong></em> reste très accessible, à mon sens. Quasi catchy, dirais-je même : du genre à me rester vissé dans un coin de ma tête, comme un parasite. Jouissif comme une plaie qu&#39;on gratte. Mangez-en.</p>

<p><em><strong>Maggot Heart</strong>, c&#39;est : Linnea Ollson – chant &amp; guitare | Olivia Airey – basse | Uno Bruniusson – batterie.</em></p>

<p><a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Rock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Rock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:NoiseRock" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">NoiseRock</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Punk" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Punk</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:PostPunk" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">PostPunk</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Grunge" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Grunge</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:Metal" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Metal</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:MaggotHeart" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">MaggotHeart</span></a></p>

<p><small><em>Je n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.</em>
<em>J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul.</em></small></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/maggot-heart-hunger-2023</guid>
      <pubDate>Tue, 19 May 2026 13:52:52 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Mes albums préférés de 2023</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/mes-albums-preferes-de-2023</link>
      <description>&lt;![CDATA[le top 20 :&#xA;Green Lung : THIS HEATHEN LAND&#xA;Kanaan : DOWNPOUR&#xA;Cerbère : CENDRE&#xA;Wolvennest : THE DARK PATH TO THE LIGHT&#xA;DeWolff : LOVE, DEATH &amp; IN BETWEEN&#xA;Maggot Heart : HUNGER&#xA;Blood Ceremony : THE OLD WAYS REMAIN&#xA;Siena Root : REVELATION&#xA;Swan Valley Heights : TERMINAL FOREST&#xA;10. Bonnacons of Doom : SIGNS&#xA;11. Grandma&#39;s Ashes : THIS TOO SHALL PASS&#xA;12. Mansion : SECOND DEATH&#xA;13. Håndgemeng : ULTRARITUAL&#xA;14. Frankie and the Witch Fingers : DATA DOOM&#xA;15. Kadabra : UMBRA&#xA;16. Villagers of Ioannina City : THROUGH SPACE AND TIME&#xA;17. Reverend Kristin Michael Hayter : SAVED!&#xA;18. Modder : THE GREAT LIBERATION THROUGH HEARING&#xA;19. The Nude Party : RIDES ON&#xA;20. Witchthroat Serpent : TROVE OF ODDITIES AT THE DEVIL&#39;S DRIVEWAY&#xA;&#xA;Je rajouterai un p&#39;tit hyperlien à chaque fois que j&#39;écrirai un post sur un album ;)&#xA;&#xA;#PassionListes #BestOfTheYear&#xA;&#xA;smallJe n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.&#xD;&#xA;J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul./small]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<h2 id="le-top-20">le top 20 :</h2>
<ol><li>Green Lung : <strong>THIS HEATHEN LAND</strong></li>
<li>Kanaan : <strong>DOWNPOUR</strong></li>
<li>Cerbère : <strong>CENDRE</strong></li>
<li>Wolvennest : <strong>THE DARK PATH TO THE LIGHT</strong></li>
<li>DeWolff : <strong>LOVE, DEATH &amp; IN BETWEEN</strong></li>
<li><a href="https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/maggot-heart-hunger-2023" rel="nofollow">Maggot Heart : <strong>HUNGER</strong></a></li>
<li>Blood Ceremony : <strong>THE OLD WAYS REMAIN</strong></li>
<li>Siena Root : <strong>REVELATION</strong></li>
<li>Swan Valley Heights : <strong>TERMINAL FOREST</strong></li>
<li>Bonnacons of Doom : <strong>SIGNS</strong></li>
<li>Grandma&#39;s Ashes : <strong>THIS TOO SHALL PASS</strong></li>
<li>Mansion : <strong>SECOND DEATH</strong></li>
<li><a href="https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/handgemeng-ultraritual-2023" rel="nofollow">Håndgemeng : <strong>ULTRARITUAL</strong></a></li>
<li>Frankie and the Witch Fingers : <strong>DATA DOOM</strong></li>
<li>Kadabra : <strong>UMBRA</strong></li>
<li>Villagers of Ioannina City : <strong>THROUGH SPACE AND TIME</strong></li>
<li>Reverend Kristin Michael Hayter : <strong>SAVED!</strong></li>
<li>Modder : <strong>THE GREAT LIBERATION THROUGH HEARING</strong></li>
<li>The Nude Party : <strong>RIDES ON</strong></li>
<li>Witchthroat Serpent : <strong>TROVE OF ODDITIES AT THE DEVIL&#39;S DRIVEWAY</strong></li></ol>

<p>Je rajouterai un p&#39;tit hyperlien à chaque fois que j&#39;écrirai un post sur un album ;)</p>

<p><a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:PassionListes" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">PassionListes</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:BestOfTheYear" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">BestOfTheYear</span></a></p>

<p><small><em>Je n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.</em>
<em>J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul.</em></small></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/mes-albums-preferes-de-2023</guid>
      <pubDate>Tue, 19 May 2026 01:33:18 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Mes albums préférés de 2024</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/mes-albums-preferes-de-2024</link>
      <description>&lt;![CDATA[le top 30 !&#xA;&#xA;Crypt Sermon : THE STYGIAN ROSE&#xA;Oranssi Pazuzu : MUUNTAUTUJA&#xA;King Gizzard and the Lizard Wizard : FLIGHT b471&#xA;Massive Hassle : UNREAL DAMAGE&#xA;Alunah : FEVER DREAM&#xA;Brant Bjork : ONCE UPON A TIME IN THE DESERT&#xA;Moonseeds : MOONSEEDS&#xA;Little Albert : THE ROAD NOT TAKEN&#xA;Aluk Todolo : LUX&#xA;10. Adrianne Lenker : BRIGHT FUTURE&#xA;11. Mario Lalli and the Rubber Snake Charmers : FOLKLORE FROM THE OTHER DESERT CITIES&#xA;12. Duel : BREAKFAST WITH DEATH&#xA;13. Delving : ALL PATHS DIVERGE&#xA;14. Blood Incantation : ABSOLUTE ELSEWHERE&#xA;15. Slift : ILION&#xA;16. Gnome : VESTIGES OF VERUMEX VISIDROME&#xA;17. Allysha Joy : THE MAKING OF SILK&#xA;18. Allie X : GIRL WITH NO FACE&#xA;19. Diane Birch : FLYING ON ABRAHAM&#xA;20. Joanna Gemma Auguri : HIRAETH&#xA;21. I Häxa : I HÄXA&#xA;22. Iron Jinn : LIVE AT ROADBURN&#xA;23. Maidavale : SUN DOG&#xA;24. Rosalie Cunningham : TO SHOOT ANOTHER DAY&#xA;25. Fatima : EERIE&#xA;26. Mdou Moctar : FUNERAL FOR JUSTICE&#xA;27. Jenny Don&#39;t and the Spurs : BROKEN-HEARTED BLUE&#xA;28. Tristwch Y Fenywod : TRISTWCH Y FENYWOD&#xA;29. Gates of Slumber : GATES OF SLUMBER&#xA;30. Sacri Monti : RETRIEVAL&#xA;&#xA;Je rajouterai un p&#39;tit hyperlien à chaque fois que j&#39;écrirai un post sur un album ;)&#xA;&#xA;#PassionListes #BestOfTheYear&#xA;&#xA;smallJe n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.&#xD;&#xA;J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul./small]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<h2 id="le-top-30">le top 30 !</h2>
<ol><li>Crypt Sermon : <strong>THE STYGIAN ROSE</strong></li>
<li>Oranssi Pazuzu : <strong>MUUNTAUTUJA</strong></li>
<li>King Gizzard and the Lizard Wizard : <strong>FLIGHT b471</strong></li>
<li>Massive Hassle : <strong>UNREAL DAMAGE</strong></li>
<li>Alunah : <strong>FEVER DREAM</strong></li>
<li>Brant Bjork : <strong>ONCE UPON A TIME IN THE DESERT</strong></li>
<li>Moonseeds : <strong>MOONSEEDS</strong></li>
<li>Little Albert : <strong>THE ROAD NOT TAKEN</strong></li>
<li>Aluk Todolo : <strong>LUX</strong></li>
<li>Adrianne Lenker : <strong>BRIGHT FUTURE</strong></li>
<li>Mario Lalli and the Rubber Snake Charmers : <strong>FOLKLORE FROM THE OTHER DESERT CITIES</strong></li>
<li>Duel : <strong>BREAKFAST WITH DEATH</strong></li>
<li>Delving : <strong>ALL PATHS DIVERGE</strong></li>
<li>Blood Incantation : <strong>ABSOLUTE ELSEWHERE</strong></li>
<li>Slift : <strong>ILION</strong></li>
<li>Gnome : <strong>VESTIGES OF VERUMEX VISIDROME</strong></li>
<li>Allysha Joy : <strong>THE MAKING OF SILK</strong></li>
<li>Allie X : <strong>GIRL WITH NO FACE</strong></li>
<li>Diane Birch : <strong>FLYING ON ABRAHAM</strong></li>
<li>Joanna Gemma Auguri : <strong>HIRAETH</strong></li>
<li>I Häxa : <strong>I HÄXA</strong></li>
<li>Iron Jinn : <strong>LIVE AT ROADBURN</strong></li>
<li>Maidavale : <strong>SUN DOG</strong></li>
<li>Rosalie Cunningham : <strong>TO SHOOT ANOTHER DAY</strong></li>
<li>Fatima : <strong>EERIE</strong></li>
<li>Mdou Moctar : <strong>FUNERAL FOR JUSTICE</strong></li>
<li>Jenny Don&#39;t and the Spurs : <strong>BROKEN-HEARTED BLUE</strong></li>
<li>Tristwch Y Fenywod : <strong>TRISTWCH Y FENYWOD</strong></li>
<li>Gates of Slumber : <strong>GATES OF SLUMBER</strong></li>
<li>Sacri Monti : <strong>RETRIEVAL</strong></li></ol>

<p>Je rajouterai un p&#39;tit hyperlien à chaque fois que j&#39;écrirai un post sur un album ;)</p>

<p><a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:PassionListes" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">PassionListes</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:BestOfTheYear" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">BestOfTheYear</span></a></p>

<p><small><em>Je n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.</em>
<em>J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul.</em></small></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/mes-albums-preferes-de-2024</guid>
      <pubDate>Tue, 19 May 2026 01:32:49 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Mes albums préférés de 2025</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/mes-albums-preferes-de-2025</link>
      <description>&lt;![CDATA[Comme le veut la tradition par moi instituée, depuis 3 modestes piges, chaque janvier je liste les meilleurs albums de l&#39;année écoulée.&#xA;&#xA;C&#39;est pas mal d&#39;ouvrir les réjouissances avec ça, s&#39;pas ? Sur cette liste, entre les galettes sur lesquelles j&#39;ai déjà mis la main et celles sur lesquelles je jette un œil concupiscent, y a un p&#39;tit aperçu de ce dont je risque de causer dans le proche avenir...&#xA;&#xA;Sans plus tarder :&#xA;&#xA;le top 30 !&#xA;&#xA;Temple Fang : LIFTED FROM THE WIND&#xA;Gin Lady : BEFORE THE DAWN OF TIME&#xA;King Gizzard &amp; the Lizard Wizard : PHANTOM ISLAND&#xA;Frankie and the Witch Fingers : TRASH CLASSIC&#xA;Wolvennest : PROCESSION&#xA;Die Spitz : SOMETHING TO CONSUME&#xA;Kim Salmon : SMOKED SALMON&#xA;Conan : VIOLENCE DIMENSION&#xA;The Altons : HEARTACHE IN ROOM 14&#xA;10. Author &amp; Punisher : NOCTURNAL BIRDING&#xA;11. Derya Yıldırım &amp; Grup Şimşek : YARIN YOKSA&#xA;12. Bank Myna : EIMURIA&#xA;13. L.A Witch : DOGGOD&#xA;14. Faetooth : LABYRINTHINE&#xA;15. Grandma&#39;s Ashes : BRUXISM&#xA;16. The Miffs : THE MIFFS&#xA;17. Nusantara Beat : NUSANTARA BEAT&#xA;18. Seedy Jeezus : DAMNED TO THE DEPTHS&#xA;20. Ancient Death : EGO DISSOLUTION&#xA;21. Kazdoura : GHOYOUM&#xA;22. Gros Cœur : VAGUE SCÉLÉRATE&#xA;23. Witch Fever : FEVEREATEN&#xA;23. Siena Root : MADE IN KUBA&#xA;24. Split Dogs : HERE TO DESTROY&#xA;25. Crystal Spiders : METANOIA&#xA;26. Mares of Thrace : THE LOSS&#xA;27. Monkeys on Mars : MONKEYS ON MARS&#xA;28. Pearl Charles : DESERT QUEEN&#xA;29. Primitive Man : OBSERVANCE&#xA;30. Håndgemeng : SATANIC PANIC ATTACK&#xA;&#xA;Sont dignes de mention, par ordre alphabétique : Al Sunny, SUMMER END ; Castle Rat, THE BESTIARY ; Children of the Sün, LEAVING GROUND, GREET THE END ; Daevar, SUB ROSA ; Divide &amp; Dissolve, INSATIABLE ; Electric Citizen, EC4 ; Eve Adams, AMERICAN DUST ; Fange : PURULENCES ; Gaupa, FYR ; Giöbia, X-AEON ; Glyders, FOREVER ; Homegrown, HOMEGROWN ; Hooveriii, MANHUNTER ; Jehnny Beth : YOU HEARTBREAKER, YOU ; Little Barrie &amp; Malcolm Catto, ELECTRIC WAR ; Luna Soul, FIRST MOVE ; Messa : THE SPIN ; Naxatras, V ; The New Eves, THE NEW EVE IS RISING ; Phantom Spell : HEATHER &amp; HEARTH ; Snapped Ankles, HARD TIMES FURIOUS DANCING ; Wyatt E., ZAMĀRU ULTU QEREB ZIQQURATU PART 1 ; Year of the Cobra, YEAR OF THE COBRA.&#xA;&#xA;Je rajouterai un p&#39;tit hyperlien à chaque fois que j&#39;écrirai un post sur un album ;)&#xA;&#xA;#PassionListes #BestOfTheYear&#xA;&#xA;smallJe n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.&#xD;&#xA;J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul./small]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Comme le veut la tradition par moi instituée, depuis 3 modestes piges, chaque janvier je liste les meilleurs albums de l&#39;année écoulée.</p>

<p>C&#39;est pas mal d&#39;ouvrir les réjouissances avec ça, s&#39;pas ? Sur cette liste, entre les galettes sur lesquelles j&#39;ai déjà mis la main et celles sur lesquelles je jette un œil concupiscent, y a un p&#39;tit aperçu de ce dont je risque de causer dans le proche avenir...</p>

<p>Sans plus tarder :</p>

<h2 id="le-top-30">le top 30 !</h2>
<ol><li>Temple Fang : <strong>LIFTED FROM THE WIND</strong></li>
<li>Gin Lady : <strong>BEFORE THE DAWN OF TIME</strong></li>
<li>King Gizzard &amp; the Lizard Wizard : <strong>PHANTOM ISLAND</strong></li>
<li>Frankie and the Witch Fingers : <strong>TRASH CLASSIC</strong></li>
<li>Wolvennest : <strong>PROCESSION</strong></li>
<li>Die Spitz : <strong>SOMETHING TO CONSUME</strong></li>
<li>Kim Salmon : <strong>SMOKED SALMON</strong></li>
<li>Conan : <strong>VIOLENCE DIMENSION</strong></li>
<li>The Altons : <strong>HEARTACHE IN ROOM 14</strong></li>
<li>Author &amp; Punisher : <strong>NOCTURNAL BIRDING</strong></li>
<li>Derya Yıldırım &amp; Grup Şimşek : <strong>YARIN YOKSA</strong></li>
<li><a href="https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/bank-myna-eimuria-2025" rel="nofollow">Bank Myna : <strong>EIMURIA</strong></a></li>
<li>L.A Witch : <strong>DOGGOD</strong></li>
<li>Faetooth : <strong>LABYRINTHINE</strong></li>
<li>Grandma&#39;s Ashes : <strong>BRUXISM</strong></li>
<li>The Miffs : <strong>THE MIFFS</strong></li>
<li>Nusantara Beat : <strong>NUSANTARA BEAT</strong></li>
<li>Seedy Jeezus : <strong>DAMNED TO THE DEPTHS</strong></li>
<li>Ancient Death : <strong>EGO DISSOLUTION</strong></li>
<li>Kazdoura : <strong>GHOYOUM</strong></li>
<li>Gros Cœur : <strong>VAGUE SCÉLÉRATE</strong></li>
<li>Witch Fever : <strong>FEVEREATEN</strong></li>
<li>Siena Root : <strong>MADE IN KUBA</strong></li>
<li>Split Dogs : <strong>HERE TO DESTROY</strong></li>
<li>Crystal Spiders : <strong>METANOIA</strong></li>
<li>Mares of Thrace : <strong>THE LOSS</strong></li>
<li>Monkeys on Mars : <strong>MONKEYS ON MARS</strong></li>
<li>Pearl Charles : <strong>DESERT QUEEN</strong></li>
<li>Primitive Man : <strong>OBSERVANCE</strong></li>
<li>Håndgemeng : <strong>SATANIC PANIC ATTACK</strong></li></ol>

<p><strong>Sont dignes de mention, par ordre alphabétique :</strong> Al Sunny, SUMMER END ; Castle Rat, THE BESTIARY ; Children of the Sün, LEAVING GROUND, GREET THE END ; Daevar, SUB ROSA ; Divide &amp; Dissolve, INSATIABLE ; Electric Citizen, EC4 ; Eve Adams, AMERICAN DUST ; Fange : PURULENCES ; Gaupa, FYR ; Giöbia, X-AEON ; Glyders, FOREVER ; Homegrown, HOMEGROWN ; Hooveriii, MANHUNTER ; Jehnny Beth : YOU HEARTBREAKER, YOU ; Little Barrie &amp; Malcolm Catto, ELECTRIC WAR ; Luna Soul, FIRST MOVE ; Messa : THE SPIN ; Naxatras, V ; The New Eves, THE NEW EVE IS RISING ; Phantom Spell : HEATHER &amp; HEARTH ; Snapped Ankles, HARD TIMES FURIOUS DANCING ; Wyatt E., ZAMĀRU ULTU QEREB ZIQQURATU PART 1 ; Year of the Cobra, YEAR OF THE COBRA.</p>

<p>Je rajouterai un p&#39;tit hyperlien à chaque fois que j&#39;écrirai un post sur un album ;)</p>

<p><a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:PassionListes" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">PassionListes</span></a> <a href="/coraxio-mostly-heavy/tag:BestOfTheYear" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">BestOfTheYear</span></a></p>

<p><small><em>Je n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.</em>
<em>J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul.</em></small></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/mes-albums-preferes-de-2025</guid>
      <pubDate>Tue, 19 May 2026 01:32:06 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Hey, ho, une intro</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/hey-ho-une-intro</link>
      <description>&lt;![CDATA[Hey there. Je m&#39;appelle Coraxio, et j&#39;ai beau ne pas être musicien je suis complètement mélomane. &#xA;&#xA;Plus précisément, je kiffe  :&#xA;la musique des seventies, même si je ne snobe aucune autre décennie, toute magistrale que soit celle-ci&#xA;la musique récente qui sonne comme de la musique ancienne&#xA;la chaleur des amplis à lampes, les médiums généreux, la saturation, le fuzz, le son sale&#xA;les riffs qui claquent, les grooves qui tuent, les rythmes répétitifs et hypnotiques&#xA;la musique psychédélique, au sens très large du terme&#xA;le format album : c&#39;est l&#39;expérience d&#39;écoute que je préfère, qui va de paire avec mon amour de l&#39;objet musical. Les singles et les playlists, c&#39;est moins ma came.&#xA;une foultitude de sous-genres et de sous-sous genres dans la grande famille du roquénerolle.&#xA; &#xA;Si vous le voulez bien, un peu d&#39;histoire perso (forcément elliptique) pour continuer de faire connaissance :&#xA;&#xA;!--more--&#xA;&#xA;En 2002 au lycée, une pote bien plus intéressée par la musique que moi à l&#39;époque me fait écouter Kid A de Radiohead. Je découvre, plaisir et stupéfaction, qu&#39;on peut écouter autre chose que des OST.&#xA;&#xA;Entre 2006 et 2008 à la fac, je commence à aller assister à des concerts de temps en temps. A une fête de la musique, j&#39;entends un groupe faire une reprise de Seven Nation Army ; par le biais des White Stripes, je découvre Led Zeppelin et les Doors. Suivent les Who, PJ Harvey, Nick Cave, les Kills et une paire d&#39;autres. Puis grâce à Led Zep et aux Doors, je découvre les blues (ouais, the blues c&#39;est pluriel. C&#39;est un monticule sur lequel chuis prêt à caner).&#xA;&#xA;En 2010, j&#39;achète une quantité astronomique de CD avec mes premiers salaires. Les fondations de ma culture musicale sont là : je trouve des critiques dans la presse, el famoso top 100 de Rolling Stone, Allmusic, etc. et puis j&#39;achète et puis j&#39;écoute, bis repetita. Deezer est déjà dans les parages, mais comme pour les bouquins, j&#39;aime bien avoir une collection physique.&#xA;&#xA;J&#39;écoute un peu Queens of the Stone Age et je trouve ça sympa, et puis j&#39;entends parler de Kyuss et j&#39;achète Blues for the Red Sun. Énorme claque dès le premier morceau.&#xA;&#xA;En 2011 je vois Earthless en concert pour la première fois, avec The Atomic Bitchwax en première partie. J&#39;ai des acouphènes dans les oreilles et des étoiles dans les yeux.&#xA;&#xA;En 2014 je découvre Bandcamp - j&#39;ouvre sans doute mon compte avant d&#39;aller voir Earthless pour la deuxième fois, avec ce coup-ci 1000Mods qui ouvre le bal.&#xA;&#xA;Et je ne m&#39;arrête plus, même si je n&#39;écoute plus des masses de pur stoner... Mes goûts continuent de s&#39;affiner !&#xA;&#xA;Depuis 2023, je fais une grosse vingtaine de concerts par an, en écrasante majorité des artistes indépendants dans des petites salles parisiennes.&#xA;Et j&#39;ai craqué, j&#39;ai aussi commencé à collectionner les vinyles.&#xA;&#xA;En 2025, je commence à m&#39;amuser à écrire des avis Bandcamp sur les albums que j&#39;aime bien.&#xA;&#xA;Et maintenant, en 2026, je commence un blog. Cliché, much ?&#xA;&#xA;Ici on risque de causer rock, heavy, psych, doom, prog, krautrock, retro, punk, garage, mais aussi peut-être soul, rhythm &amp; blues, funk, disco, AOR...&#xA;Je vais traduire en français/élaborer un peu sur mes avis bandcamp déjà publiés (béhoui, le nombre de caractères autorisés n&#39;est pas bien grand, et l&#39;anglais est une langue plaisamment compacte), et causer de nouvelles acquisitions.&#xA;&#xA;Une règle : ne publier d&#39;avis que sur des albums que je possède, en vinyle, en CD ou en format numérique. J&#39;aime pas du tout les DRM, et chuis un brin matérialiste : au sens marxiste du terme, certes, mais surtout au sens collectionneur du terme... J&#39;aime bien l&#39;objet, j&#39;aime bien le rituel qui va avec, j&#39;aime bien les étagères bien remplies.&#xA;&#xA;Il y a peu de chances que je publie un avis négatif  : si je veux un skeud dans ma collec&#39;, il y a tout de même intérêt à ce que je l&#39;apprécie. Ça ne m&#39;empêchera pas d&#39;être critique, promis, mais je ne suis pas critique professionnel.&#xA;&#xA;Et je n&#39;exclus pas à l&#39;occasion de parler d&#39;un bouquin ou d&#39;un film que j&#39;ai particulièrement aimé, histoire de varier les plaisirs.&#xA;&#xA;Classique : j&#39;ai juste envie de causer de trucs que j&#39;kiffe, et de me frotter au challenge de la publication àpeuprégulière - c&#39;est une de mes bonnes résolutions de 2026.&#xA;&#xA;Allez, on va bien s&#39;amuser.&#xA;&#xA;iframe width=&#34;560&#34; height=&#34;315&#34; src=&#34;https://www.youtube.com/embed/gk9UmuClUY0?si=ifWnQP6jgi1eo6fl&#34; title=&#34;YouTube video player&#34; frameborder=&#34;0&#34; allow=&#34;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#34; referrerpolicy=&#34;strict-origin-when-cross-origin&#34; allowfullscreen/iframe&#xA;&#xA;smallJe n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.&#xD;&#xA;J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul./small]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Hey there. Je m&#39;appelle Coraxio, et j&#39;ai beau ne pas être musicien je suis complètement mélomane.</p>

<p>Plus précisément, je kiffe  :
– la musique des seventies, même si je ne snobe aucune autre décennie, toute magistrale que soit celle-ci
– la musique récente qui sonne comme de la musique ancienne
– la chaleur des amplis à lampes, les médiums généreux, la saturation, le fuzz, le son sale
– les riffs qui claquent, les grooves qui tuent, les rythmes répétitifs et hypnotiques
– la musique psychédélique, au sens très large du terme
– le format album : c&#39;est l&#39;expérience d&#39;écoute que je préfère, qui va de paire avec mon amour de l&#39;objet musical. Les singles et les playlists, c&#39;est moins ma came.
– une foultitude de sous-genres et de sous-sous genres dans la grande famille du roquénerolle.</p>

<p><strong>Si vous le voulez bien, un peu d&#39;histoire perso (forcément elliptique) pour continuer de faire connaissance :</strong></p>



<p>En 2002 au lycée, une pote bien plus intéressée par la musique que moi à l&#39;époque me fait écouter <strong>Kid A</strong> de <strong>Radiohead</strong>. Je découvre, plaisir et stupéfaction, qu&#39;on peut écouter autre chose que des OST.</p>

<p>Entre 2006 et 2008 à la fac, je commence à aller assister à des concerts de temps en temps. A une fête de la musique, j&#39;entends un groupe faire une reprise de <strong>Seven Nation Army</strong> ; par le biais des <strong>White Stripes</strong>, je découvre <strong>Led Zeppelin</strong> et les <strong>Doors</strong>. Suivent les <strong>Who</strong>, <strong>PJ Harvey</strong>, <strong>Nick Cave</strong>, les <strong>Kills</strong> et une paire d&#39;autres. Puis grâce à Led Zep et aux Doors, je découvre les blues (ouais, <em>the blues</em> c&#39;est pluriel. C&#39;est un monticule sur lequel chuis prêt à caner).</p>

<p>En 2010, j&#39;achète une quantité astronomique de CD avec mes premiers salaires. Les fondations de ma culture musicale sont là : je trouve des critiques dans la presse, el famoso top 100 de Rolling Stone, Allmusic, etc. et puis j&#39;achète et puis j&#39;écoute, bis repetita. Deezer est déjà dans les parages, mais comme pour les bouquins, j&#39;aime bien avoir une collection physique.</p>

<p>J&#39;écoute un peu <strong>Queens of the Stone Age</strong> et je trouve ça sympa, et puis j&#39;entends parler de <strong>Kyuss</strong> et j&#39;achète <em><strong>Blues for the Red Sun</strong></em>. Énorme claque dès le premier morceau.</p>

<p>En 2011 je vois <strong>Earthless</strong> en concert pour la première fois, avec <strong>The Atomic Bitchwax</strong> en première partie. J&#39;ai des acouphènes dans les oreilles et des étoiles dans les yeux.</p>

<p>En 2014 je découvre Bandcamp – j&#39;ouvre sans doute mon compte avant d&#39;aller voir Earthless pour la deuxième fois, avec ce coup-ci <strong>1000Mods</strong> qui ouvre le bal.</p>

<p>Et je ne m&#39;arrête plus, même si je n&#39;écoute plus des masses de pur stoner... Mes goûts continuent de s&#39;affiner !</p>

<p>Depuis 2023, je fais une grosse vingtaine de concerts par an, en écrasante majorité des artistes indépendants dans des petites salles parisiennes.
Et j&#39;ai craqué, j&#39;ai aussi commencé à collectionner les vinyles.</p>

<p>En 2025, je commence à m&#39;amuser à écrire des avis Bandcamp sur les albums que j&#39;aime bien.</p>

<p>Et maintenant, en 2026, je commence un blog. <em>Cliché, much ?</em></p>

<p><strong>Ici on risque de causer rock, heavy, psych, doom, prog, krautrock, retro, punk, garage</strong>, mais aussi peut-être soul, rhythm &amp; blues, funk, disco, AOR...
Je vais traduire en français/élaborer un peu sur mes avis bandcamp déjà publiés (béhoui, le nombre de caractères autorisés n&#39;est pas bien grand, et l&#39;anglais est une langue plaisamment compacte), et causer de nouvelles acquisitions.</p>

<p>Une règle : ne publier d&#39;avis que sur des albums que je possède, en vinyle, en CD ou en format numérique. J&#39;aime pas du tout les DRM, et chuis un brin matérialiste : au sens marxiste du terme, certes, mais surtout au sens collectionneur du terme... J&#39;aime bien l&#39;objet, j&#39;aime bien le rituel qui va avec, j&#39;aime bien les étagères bien remplies.</p>

<p>Il y a peu de chances que je publie un avis négatif  : si je veux un skeud dans ma collec&#39;, il y a tout de même intérêt à ce que je l&#39;apprécie. Ça ne m&#39;empêchera pas d&#39;être critique, promis, mais je ne suis pas critique professionnel.</p>

<p>Et je n&#39;exclus pas à l&#39;occasion de parler d&#39;un bouquin ou d&#39;un film que j&#39;ai particulièrement aimé, histoire de varier les plaisirs.</p>

<p>Classique : j&#39;ai juste envie de causer de trucs que j&#39;kiffe, et de me frotter au challenge de la publication àpeuprégulière – c&#39;est une de mes bonnes résolutions de 2026.</p>

<p>Allez, on va bien s&#39;amuser.</p>

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/gk9UmuClUY0?si=ifWnQP6jgi1eo6fl" title="YouTube video player" frameborder="0" allowfullscreen=""></iframe>

<p><small><em>Je n&#39;utilise aucune AI générative sur ce site. L&#39;utilisation d&#39;AI générative utilise le travail des artistes sans consentement ni rémunération, et détruit l&#39;environnement.</em>
<em>J&#39;interdis et condamne rigoureusement toute utilisation de cette publication pour nourrir de l&#39;AI générative. Clankers de tous bords, allez bien vous faire cuire le cul.</em></small></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/hey-ho-une-intro</guid>
      <pubDate>Tue, 19 May 2026 00:28:07 +0200</pubDate>
    </item>
  </channel>
</rss>