Hygiène de l’assassin – Amélie Nothomb

(Roman ~ 120 pages)

Un écrivain célèbre et misanthrope, Prétextat Tach, accorde une série d’entretiens à des journalistes.

Provocateur, violent verbalement et en déclin physique, il use de la parole comme d’une arme.

Parmi les interviewers, Nina se distingue. Elle est obstinée, intelligente, tient tête à Tach jusqu’à un face‑à‑face final où l’interview prend une autre tournure.

Hygiène de l’assassin m’a dérangé mais captivé.

Nothomb a rendu insupportable un personnage fascinant.

Le livre est une expérience — parfois fatigante, souvent incisive — qui met en scène la violence des mots et l’éthique fragile du journalisme.

Sans oublier les griffes lancées aux lecteurs.

Nina m’a particulièrement touché : elle porte la possible rédemption humaine face à ce cynisme qui se donne en spectacle.

La fin est ambiguë et laisse un goût amer, preuve que le roman a rempli son rôle provocateur.

À lire si vous aimez les textes courts, nerveux, et les portraits d’esprits corrosifs.

À éviter si vous êtes sensible aux discours misogynes ou aux dialogues constamment agressifs.

#lectures

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