Fils et Mailles

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Publié en 2022, prix du meilleur premier polar par le comédien, scénariste et metteur en scène Ulf Kvensler.

Un polar nordique.

Un huit-clos qui se déroule dans le grand parc naturel du Sarek en Suède.

L'auteur raconte avoir effectué une grande randonnée dans ce parc à l'âge de la cinquantaine avec deux amis pour se documenter sur ce lieu mythique. Ce fut tellement difficile et épuisant qu'il dit s'être senti comme un septuagénaire à la fin du parcours.

Grands espaces, suspense et l'art du metteur en scène...

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Albert, une nouvelle écrite en 1857, marque les débuts littéraires de Léon Tolstoï, alors âgé de 29 ans.

En janvier 1857, à Saint-Pétersbourg, Tolstoï découvre un violiniste d’exception, Kizewetter. Fasciné par son talent, il le rencontre à plusieurs reprises et écoute son histoire. Le destin tragique de cet “artiste génial mais tourmenté” – comme Tolstoï le décrit dans son journal – le bouleverse profondément.

“À travers la puissance de la musique, une phrase résonnait sans cesse en lui : ‘Le passé est révolu. Il ne reviendra jamais. Pleure-le. Laisse couler toutes les larmes de ton âme. Car rien, jamais, ne t’apportera un bonheur plus grand.’ Et il pleurait. Ces larmes étaient libératrices.”


Source : Bibliothèque Russe et Slave (BRS)

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Un plaidoyer pour la cause animale

Sous l’apparence d’un roman d’aventure pour la jeunesse, L’Appel de la forêt invite à réfléchir sur le monde animal.

Jack London y suit Buck, un chien arraché au confort des hommes, confronté à la violence, à l’apprentissage et à la loi implacable du Nord.

Buck n’est pas humanisé de façon artificielle. Il pense, ressent et agit en chien.

London lui reconnaît une intelligence, une mémoire, des sentiments – tout en respectant sa nature.

C’est cette justesse qui donne au roman sa force.

La brutalité ne vient pas de la nature, mais des hommes : ceux qui prennent, possèdent, exploitent, utilisent.

La forêt, elle, n’est ni bonne ni cruelle – elle est le monde naturel.

Peu à peu, Buck entend son appel : non pas une régression, mais une reconnexion à une part ancienne, instinctive, presque sacrée du vivant.

Plus d’un siècle après sa publication, ce roman résonne encore de façon troublante.

Il interroge notre rapport aux animaux – compagnons, outils, marchandises, cobayes – et, en creux, notre propre humanité.

Un livre simple en apparence, mais plus profond qu’il n’y paraît.

Et si le véritable ensauvagement n’était pas du côté de l’animal, mais de l’homme qui oublie le lien, la mesure et le respect du vivant ?

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C’est un court roman agréable à lire, au ton flegmatique, qui cache derrière son apparente légèreté une violence ancienne et persistante.

Mérimée décrit la Corse du XIXᵉ siècle. Ses mœurs. Ses codes sociaux. Et surtout la logique de la vendetta, à travers l’affrontement entre deux familles emblématiques : les Barricini et les Della Rebbia.

Comme un photographe, Mérimée multiplie les angles.

Celui d’une famille anglaise, extérieure, qui observe de loin la Corse comme un monde régi par ses propres lois.

Celui d’Orso Della Rebbia, officier en demi-solde, formé sur le continent, partagé entre une vision plus moderne de la justice et le poids de ses origines.

Le personnage central, c’est Colomba. Vengeresse. Déterminée. Implacable.

Colomba n’impose rien frontalement. Elle suggère. Elle rappelle. Elle oriente. Elle intrigue. Jusqu’à rendre la vengeance inévitable.

À la fin du roman, une scène se déroule à Pise, plusieurs mois après la vengeance. Colomba vit en apparence comme les continentaux : les manières, la tenue, l’adaptation sociale.

Mais intérieurement, elle demeure fidèle aux traditions corses.

Mérimée ne juge pas.

Il montre des racines profondes, immuables, capables de traverser le temps malgré l’apparente conformité au présent.

Ces racines fondent l’identité. Mais elles enferment aussi les individus dans un cycle de violence.

Colomba ? Les racines des origines et l’impossibilité d’y échapper. Deux composantes indissociables de son identité.

La lecture terminée, j’ai trouvé ce roman facile et agréable à lire, tout en offrant une réelle matière à réflexion.

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Roman publié en 1906. Le socialisme se propage en Russie. Les ouvriers, puis les paysans, ne supportent plus les conditions de vie imposées par le pouvoir en place et la corruption systémique. Ils réagissent. Ils s’organisent. Ce qui m’a plu, c’est que Gorki a mis en avant le rôle des femmes. Elles sont partout. Pas en avant. Pas en héroïnes qui font du bruit. Mais avec leur manière à elles de ressentir et d’agir. Gorki leur a donné une belle place dans le roman.

D’abord la mère, Pélaguée. Au début du roman, on la voit vivre dans la crainte. De son mari, de la police, de ce que pense le voisin. Elle vit courbée, battue par son mari, effacée depuis si longtemps qu’elle n’a plus le souvenir de jours heureux.

Son mari décède. Son fils entre dans le mouvement politique et en devient un leader local. Elle écoute les réunions qui se déroulent chez elle. Elle fait des efforts pour comprendre. Elle apprend à lire. Une transformation s’opère. Elle aime la camaraderie authentique du groupe qui se forme. Elle ne devient pas une révolutionnaire au sens classique. Elle devient quelqu’un, elle qui n’avait pas d’existence propre. Sa force, elle ne la crie pas. Elle avance, c’est tout.

Natacha, c’est la jeunesse. Elle va vite. Elle croit que ça peut changer, maintenant, tout de suite. À côté de Pélaguée, on sent le décalage de génération. La peur d’un côté, l’élan de l’autre.

Sachenka, c’est le calme et la clarté. Elle analyse. Elle explique sans écraser. Elle rassure.

Sophie, c’est la douceur sans être naïve. Elle aide, elle écoute, elle est là. Mais elle ne se fait pas d’illusions. Elle sait que le monde est dur. Elle est aussi pianiste et, par elle, Pélaguée découvre la musique.

Lioudmila, c’est la liberté. Elle est très active et ne ménage pas sa personne. Elle n’est pas enfermée dans un rôle. Elle ne demande pas si elle a le droit d’être là. Elle est là.

Et Tatiana. Plus discrète. On la remarque moins, mais sans elle, beaucoup de choses ne se feraient pas. Elle représente toutes celles qui agissent en silence.

Pour moi, La Mère, ce n’est pas seulement un roman sur des idées. C’est un roman sur des transformations intérieures. Et très souvent, ce sont les femmes qui les portent. Pas avec des grands mots, mais avec des gestes. Avec une présence et une force tranquille. Une endurance.

Ce livre-là, je l’ai surtout lu à travers elles.

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Métro 2033 de Dmitry Glukhovsky, n’est pas juste un roman post-apocalyptique, c’est pour moi une ambiance. Dès les premières pages, j'ai l’impression d’être enfermé avec les personnages, dans ces tunnels sombres où chaque pas résonne et où la lumière vacille.

À la surface, Moscou est détruite, irradiée, méconnaissable. Elle n’existe plus vraiment. Ce qu’il reste de l’humanité vit entassé dans le métro. Chaque station est comme une micro-nation avec son idéologie, ses peurs, ses règles.

Le héros, Artyom, est un jeune homme ordinaire. Pas un soldat, pas un génie. Il veut juste bien faire. Il a grandi dans cette obscurité et doit accomplir une mission quasi impossible à travers les tunnels infestés de créatures et de mystères.

En le suivant, je ressent sa fatigue, sa peur, sa curiosité. Parfois j'ai envie de lui dire stop, de rentrer chez lui, mais je suis en même temps curieux de connaître la fin.

Ce livre est saisissant par son atmosphère : le bruit des gouttes d’eau, les murmures dans l’obscurité, la paranoïa constante. J'ai toujours l’impression qu’il y a une menace derrière moi.

Et puis, il y a cette mélancolie. Celle d'un monde qui s’est effondré, et des gens qui essaient encore de garder un sens à leur vie.

En refermant Métro 2033, je me sens sale, fatigué, mais surtout hanté. Comme si j’étais moi-même sorti du métro après un très long voyage dans les ténèbres.

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Publié en 1877.

L'histoire suit Félicité, une femme simple et dévouée. Son existence est marquée par des événements qui semblent ordinaires, mais qui révèlent la profondeur de ses sentiments et sa résilience spirituelle. À travers des relations avec sa maîtresse et d'autres personnages, Flaubert dévoile les espoirs et les désillusions de cette femme.

Il met en avant la beauté des petites choses de la vie quotidienne. Félicité, avec son cœur pur, trouve la joie dans les détails les plus banals.

Cette nouvelle illustre le dévouement sans faille de Félicité. Un amour inconditionnel et touchant.

Malgré son entourage, elle ressent une profonde solitude. Son parcours nous montre comment la quête d’appartenance et de compréhension peut être difficile, surtout pour ceux qui vivent en marge de la société.

Dans Un cœur simple, Flaubert crée des images claires et puissantes et un ton à la fois tendre et tragique, ce qui permet de s'immerger dans l’univers de Félicité.

Une nouvelle idéale pour ceux qui cherchent à explorer les émotions humaines profondes à travers des récits simples mais évocateurs. Flaubert parvient à capturer l'essence des expériences humaines, et rend le lecteur sensible aux luttes et aux joies de Félicité.

Un cœur simple peut encore nous parler de nos jours. Il nous encourage à réfléchir sur notre propre vie et les relations que nous tissons.

Si vous aimez les récits introspectifs qui abordent la nature humaine, cette nouvelle est faite pour vous !

Epub – Projet Gutenberg

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