Métro 2033 de Dmitry Glukhovsky

Métro 2033 de Dmitry Glukhovsky, n’est pas juste un roman post-apocalyptique, c’est pour moi une ambiance. Dès les premières pages, j'ai l’impression d’être enfermé avec les personnages, dans ces tunnels sombres où chaque pas résonne et où la lumière vacille.

À la surface, Moscou est détruite, irradiée, méconnaissable. Elle n’existe plus vraiment. Ce qu’il reste de l’humanité vit entassé dans le métro. Chaque station est comme une micro-nation avec son idéologie, ses peurs, ses règles.

Le héros, Artyom, est un jeune homme ordinaire. Pas un soldat, pas un génie. Il veut juste bien faire. Il a grandi dans cette obscurité et doit accomplir une mission quasi impossible à travers les tunnels infestés de créatures et de mystères.

En le suivant, je ressent sa fatigue, sa peur, sa curiosité. Parfois j'ai envie de lui dire stop, de rentrer chez lui, mais je suis en même temps curieux de connaître la fin.

Ce livre est saisissant par son atmosphère : le bruit des gouttes d’eau, les murmures dans l’obscurité, la paranoïa constante. J'ai toujours l’impression qu’il y a une menace derrière moi.

Et puis, il y a cette mélancolie. Celle d'un monde qui s’est effondré, et des gens qui essaient encore de garder un sens à leur vie.

En refermant Métro 2033, je me sens sale, fatigué, mais surtout hanté. Comme si j’étais moi-même sorti du métro après un très long voyage dans les ténèbres.

#lectures

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