Skinny Tok

Le trou noir aspire tout alentour.

Il se tient si près de la zone dangereuse.

Il avance son pied pour tester le courant…

Du néant dans le néant. Ça ne compte pas. Ça passe inaperçu.

Personne disparue. Anonyme parmi les anonymes. Plus un ou moins un. C’est selon.

Logique mathématique : le zéro ne représente rien. Il ne se retranche ni ne se divise.

Skinny Tok, pro-ana, anorexie, cachexie. Le cœur largue les amarres. Les cordages se rompent.

Emprisonné dans son propre camp perso. Une cage qui se rétrécit. Métallique, dont les barreaux rougeoient.

La peau se colle aux os. L’ours tourne en rond dans sa cage. Son regard est éteint. La cage est ouverte, mais il ne bouge pas. Il n’a plus l’idée de s’aventurer à l’extérieur.

Vision du dehors. Virtuelle. Avant la recapture. Tout est faux. Faux-semblant.

Marches, pédales, bouges, fais-toi plaisir. Dessine, peins, écris, chante, crie, respire, médite, écoute de la musique, dors.

Mais au loin, il y a les bombes. Celles du passé. Celles à venir. D’ici, on ne les entend pas, mais le vent ramène une odeur fétide, des images par les ondes, les data.

Tout cela n’a aucun sens. L’homme s’insurge. À notre époque évoluée, nous devons œuvrer pour un monde de paix… Les années passent comme les siècles et les millénaires. Rien ne change.

À quand le choc de la météorite, quand le peintre applique une épaisse couche de gesso pour recommencer une nouvelle toile ?

#dépression

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