
Ci-dessus la couverture de la BD “Les reines de sang – Kahina la reine berbère Tome 1”, librement inspiré du personnage historique.
Kaena provient du surnom “Al Kahina” utilisé par les omeyyades pour désigner Dihya, au Maghreb. Dihya était une femme politique puissante, une reine guerrière qui aurait unifié la Berbérie. Elle est issue de la tribue amazigh.
Al Kahina veut dire « la prophétesse », avec une connotation péjorative. Réputée pour ses qualités de stratège, Dihya anticipait si bien les mouvements de ses envahisseurs, que ces derniers la soupçonnaient de pratiquer la magie. D'où le surnom de prophétesse/devineresse/sorcière. Certains la disent morte sur le champ de bataille en défendant son pays (J'entends par-là, pour qu'il n'aie pas à se soumettre à un peuple qui les attaque pour leurs terres). Al Kahina a donné naissance au prénom Kahina, puis Kaena.
C’est aussi le titre éponyme d'un dessin-animé franco-canadien, « Kaena, la prophétie ». Ce que je trouve honnête dans cette fiction, c'est que l'on n'essaie pas d'identifier Kaena à Dihya, ce qui évite la déformation des faits par des personnes qui ne sont pas expertes, ou du moins issues de la culture kabyle. Dans ce dessin animé, l'héroïne se bat pour sa liberté de penser et d’agir, et finit par rendre cette liberté à son peuple, alors qu’il est sous l’emprise d’une religion asservissante.
Mon prénom ne laisse personne décider de mon avenir à ma place. Il m'inspire l'élan de me battre pour mes valeurs, quoiqu'il en coûte. Je suis appelée Kaena, aussi bien dans ma vie personnelle que dans mon quotidien artistique et professionnel. Certes, être liée à l'aura de ce prénom m'habille d'une armure. Une armure qui me permet de remplir mon rôle d’adulte, d'assumer les conséquences de mes choix, et de me positionner d'égal à égal face à mes pairs, quels qu'ils soient.
Cet article détaillé de Mediapart brosse le portrait du personnage historique
Kaena, MASTODON : https://fe.disroot.org/users/kaena YOUTUBE : https://www.youtube.com/@kaenaplume-de-feu