Ce morceau fait partie de “Prends Le Large!”, un conte dont je suis l'autrice. Il est inspiré de mes séjours en mer avec l'association des Amis du Jeudi Dimanche, à bord du Rara Avis et du Bel Espoir.
Version en Langue des Signes Française par Janick Matton de Interpretis, à l'occasion de La Nuit du Slam à Toulouse :
Paroles et chant : Kaena Composition et guitare : Thibaut Delhommeau. Merci à lui, Simon Houdin et Gauthier Lorthiois sans qui ce projet n'aurait jamais vu le jour.
REFRAIN 1
Se cambrer Fêler Marteler Sceller (x3)
(respiration)
Se cambrer Fêler Marteler Sceller (x3)
Brûler le pavé!
COUPLET (7 mesures)
Sève des pluies Soupirs des landes Poumons de vent Au bord du cri Se sauver des guides Des chemins tracés Des ombres livides Au torse inhabité
Excéder la vitesse des rivières Sauter dans des arbres qui poussent à l'envers Qui vont serpenter serpenter sous tes pas T’élever dans les cimes de leurs bras
Gravir les mâts des navires S’enivrer de senteurs diverses Rejaillir hors de la détresse En guérir face à ton inverse Pourfendre les forteresses
S’y ruer Se répandre Se heurter Se toucher Se surprendre Se comprendre S’affronter Front contre frontières blindées
Fondre sur la peur qui nous masque Voir qu’elle n’est que fumée fantasque Cueillir ensemble dans les abîmes La fleur de l’âme par ses racines
REFRAIN 2
Se cambrer Fêler Marteler Sceller (x3)
(respiration)
Se cambrer Fêler Marteler Sceller (x3)
Balancer les pavés
COUPLET (10 mesures) Il faut se déranger Il faut désobéir Il faut se perdre s'esquinter se souiller de sève Et de pierre taillée pour gagner Les secrets de la ville Et plonger dans son corps jamais tranquile
Ne laisse pas la poussière du passé te noyer le bras de fer de broyer les grandes promesses te soudoyer Ne laisse pas la chambre de sûreté de ton foyer brider ton coeur quand tes pleurs sont affamés d'ailleurs Ton enfant intérieur te crie De ne pas courir après les heures
Mais de talonner le tir du temps perdre haleine Te jeter dans l'océan détaler dans les pentes verdoyantes Gagner les hauteurs arborescentes Tant qu'il y en a encore
Notre terre a de l'or en son sein Casse les ressorts de tes mains pour embrasser ton sort dans ses lendemains
Vite fuis lève les yeux sur la lune qui te surprend Vite fuis lève les yeux sur des paysages indécents Vite fuis lève les yeux tout peut finir en un instant Vite fuis Lève les yeux Soigne-toi du monde d'antan
L'esclavagisme du confort L'insomnie des cœurs censurés L'étranger promis à la mort Le massacre des insurgés Les intelligences ruinées par les mains appâtées par l'or Les corps cassés entassés broyés sous ses roues encore et encore
Tu es de ceux qui comme moi Étouffe dans l'air des prisons Sauve ce coeur battant qu'on noie Fais-lui respirer l'horizon Déterre-le de ses blessures Rejoins l'armée de la passion Qu'entre nous s'abatte les murs dans un ouragan d'unisson
REFRAIN 3
Se cabrer braver décamper voguer (x5)
Épuiser les pavés !
Ce travail est sous licence CC BY-NC-ND 4.0