
Quelle est ta violence ? Quand j’entends « Tu es violent » ou « C’est violent pour moi », quand tu la pointes vers moi ou vers toi, c’est la violence que tu subis qui s’exprime. Et celle que je donne à l’autre, est à l’image de celle que j’ai reçue.
Que le mot me fasse peur, ou que je sois tentée de le rejeter, de le taire, de le nier ou de le valider, le mot stimule. Que faire pour résister à la reproduction du schéma de la violence ? Encore faut-il intégrer ce qu’elle est.
Étymologie de « violent » selon l’académie française : « xiiie siècle. Emprunté du latin violentus, « violent, emporté », lui-même dérivé de vis, « force, vigueur ». » Source : Dictionnaire de l'Académie française
Vigoureux (CNRTL) 1. (personne, animal) Qui manifeste de la vitalité, de l'énergie, en mobilisant une grande force physique. 2. (végétal) Qui pousse bien, ferme, et dru. 3. (art) Qui s'exprime avec fermeté dans l'exécution, dans le choix des couleurs et d'une manière tranchée et précise.
Selon Marie-Christine Poujouly, dans son livre « Les concepts en sciences infirmières », chapitre « Violence » :
« L’étymologie du mot « violence », tout comme celle de l’adjectif violent et du verbe violer, dérivent du latin « vis » qui signifie « force en action, force exercée contre quelqu’un ». Le pluriel « vires » désigne les forces physiques nécessaires pour exercer la « vis ».
Selon Chantal Diamante, dans son livre « la violence a ses raisons que la raison ne connait pas » :
« en latin « vis », force et « vir », homme – opposé à femme –, qui ont donné naissance aux mots français « viril », « virilité », « virulence », « virago ». Ces différentes significations se conjuguent autour d’un axe, la notion de « force vitale », force du corps, caractère essentiel d’une chose ou d’une personne, son essence même, évoquant une énergie première, principale, élémentaire. »
Marie-Christine Poujouly commente aussi « L’usage du concept comme celui de la violence suppose la référence à des normes qui peuvent ne pas être partagées par tous »
C'est pourquoi il est nécessaire d'en parler, et de reconnaître les facteurs qui la favorisent (Education, Culture, Doomscrolling, Insécurité émotionnelle, Isolement, Sentiment d'injustice, d'impuissance ou d'impunité, Esprit de compétition exacerbé, Manque de conscience, Frustration, Surmenage, Souffrance psychologique, Malaise relationnel...) et de savoir jusqu'où elle peut mener (conflits, rupture de lien, procès, guerre, homicide, génocide, rancoeur qui s'étend sur plusieurs générations, esprit de vengeance, haine).
La prévention est donc vitale, et doit se faire le plus tôt possible. Le gouvernement reconnaît la nécessité d'une prévention de la violence en milieu scolaire, de la primaire à la terminale. Mais concrètement, elle n'est pas mise en pratique... Faute de personnel, d'argent, de moyens, de temps laissés par l'exigence du programme...
C'est à cet endroit que des associations comme Iki Iki sauvent la mise, en proposant des ateliers de jeu pour éveiller les plus jeunes. Leur but est de favoriser leur sécurité affective, avec des ressources concrètes, dont les parents peuvent également se nourrir.
Divinité associée : Seth, divinité égyptienne dont la première violence a été d’imposer sa présence au monde en forçant son propre accouchement. Il usait de sa violence pour protéger Râ et combattre Apophis, qu'il était le seul à pouvoir vaincre.
Un très bon spectacle qui décortique le concept de violence (avec les trois étapes en boucle de l'acte, des excuses confuses et des justifications pour la légitimer).
“DANS TA GUEULE, un art de vivre à la terrienne” Teaser du spectacle :
Dis-moi alors, d’où part ta violence ?
Kaena, MASTODON : https://fe.disroot.org/users/kaena YOUTUBE : https://www.youtube.com/@kaenaplume-de-feu