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    <title>astronomie &amp;mdash; yamanashi</title>
    <link>https://blogz.zaclys.com/yamanashi/tag:astronomie</link>
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    <pubDate>Mon, 24 Aug 2026 00:28:55 +0200</pubDate>
    <item>
      <title>aurores boréales gersoises</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/yamanashi/aurores-boreales-gersoises</link>
      <description>&lt;![CDATA[ASTRONOMIE&#xA;vendredi 10 mai 2024&#xA;&#xA;&#x9;&#x9;Un soir du pont de l’Ascension, nous sommes invités dans une jolie maison lectouroise. La soirée est très agréable. Le printemps montre enfin le bout de son nez. Les oiseaux nous régalent de leurs chants. Les martinets fendent le ciel. L’apéritif dînatoire s’étire doucement. Déjà, quelques étoiles s’allument et j’essaie de repérer des constellations. La Grande Ourse se dévoile. La Polaire est visible à son tour. Le jardin qui nous accueille est orienté plein Est. Le Nord est visible sur la gauche. Le sud est visiblement sur la droite. Le sommet du clocher-tour est illuminé grâce à des éclairages discrets. Quelques lampadaires éclairent la route qui ceinture les magnifiques remparts. Dans mon dos une étoile scintille. Elle s’élève petit à petit dans le ciel. Les premiers légumes de saison trônent sur la table : des tomates cerises, des concombres, des radis. Un régal ! La discussion passe des voyages au cinéma : Qui a compris la fin du film japonais « Le mal n’existe pas » ? Après les abondantes pluies des dernières semaines, les jardins sont luxuriants. Les allées sont envahies d’herbes, de tiges ou de branches. Les fleurs sont visitées par les abeilles. Les premiers moustiques ne sont pas les bienvenus.&#xA;&#xA;&#x9;L’étoile poursuit son chemin ascendant au fur et à mesure que la Terre tourne autour de son axe. Je la reconnais enfin. Il s’agit de Véga, l’étoile principale de la constellation de la Lyre dont je devine le parallélogramme caractéristique. Le ciel est désormais noir. Une teinte rouge semble colorer l’horizon nord. Pourtant le Soleil a disparu depuis longtemps. L’éclairage urbain n’est pas à l’origine de cette coloration car une bande sombre s’intercale entre les lampadaires et la zone. Pour rigoler, nous évoquons la centrale nucléaire voisine exactement dans cette direction. Je descends quelques marches dans le jardin. La zone rouge semble parfois rose parfois elle vire au violet. Serions-nous en présence d’aurores boréales ? L’hypothèse fait sourire. Comment est-ce possible dans le sud-ouest de la France ? Je sais pourtant que des clubs d’astronomes amateurs les traquent. Mais ils utilisent pour cela des appareils photos performants avec des poses longues.&#xA;&#xA;&#x9;Vers 23 heures, nous rejoignons la voiture pour nous rendre à notre hébergement 20 kilomètres plus loin. A notre arrivée, nos yeux s’habituent lentement à l’obscurité. Le Nord présente la même coloration rose-rouge, identique à celle observée à Lectoure. Nous regardons ce spectacle, certains à présent d’être en présence d’un phénomène exceptionnel. Les oiseaux chantent et semblent animés d’une agitation étonnante en plein milieu de la nuit. Nous essayons de profiter au maximum de ces instants. Les sites internets des journaux « Le monde » et « Sud-Ouest » annoncent des tempêtes solaires exceptionnelles à l’origine d’aurores boréales. Nous nous endormons bercés par des chants d’oiseaux, la tête pleine de belles images.&#xA;&#xA;udate/u : vendredi 10 mai 2024 &#xA;uheures/u : 22 heures à 2 heures.&#xA;umétéo/u : ciel parfait (les 7 étoiles de la Petite Ourse sont bien visibles) 20° environ&#xA;umatériel/u : œil nu&#xA;uobjets/u : aurores boréales]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><a href="/yamanashi/tag:ASTRONOMIE" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">ASTRONOMIE</span></a>
vendredi 10 mai 2024</p>

<p>        Un soir du pont de l’Ascension, nous sommes invités dans une jolie maison lectouroise. La soirée est très agréable. Le printemps montre enfin le bout de son nez. Les oiseaux nous régalent de leurs chants. Les martinets fendent le ciel. L’apéritif dînatoire s’étire doucement. Déjà, quelques étoiles s’allument et j’essaie de repérer des constellations. La Grande Ourse se dévoile. La Polaire est visible à son tour. Le jardin qui nous accueille est orienté plein Est. Le Nord est visible sur la gauche. Le sud est visiblement sur la droite. Le sommet du clocher-tour est illuminé grâce à des éclairages discrets. Quelques lampadaires éclairent la route qui ceinture les magnifiques remparts. Dans mon dos une étoile scintille. Elle s’élève petit à petit dans le ciel. Les premiers légumes de saison trônent sur la table : des tomates cerises, des concombres, des radis. Un régal ! La discussion passe des voyages au cinéma : Qui a compris la fin du film japonais « Le mal n’existe pas » ? Après les abondantes pluies des dernières semaines, les jardins sont luxuriants. Les allées sont envahies d’herbes, de tiges ou de branches. Les fleurs sont visitées par les abeilles. Les premiers moustiques ne sont pas les bienvenus.</p>

<p>    L’étoile poursuit son chemin ascendant au fur et à mesure que la Terre tourne autour de son axe. Je la reconnais enfin. Il s’agit de Véga, l’étoile principale de la constellation de la Lyre dont je devine le parallélogramme caractéristique. Le ciel est désormais noir. Une teinte rouge semble colorer l’horizon nord. Pourtant le Soleil a disparu depuis longtemps. L’éclairage urbain n’est pas à l’origine de cette coloration car une bande sombre s’intercale entre les lampadaires et la zone. Pour rigoler, nous évoquons la centrale nucléaire voisine exactement dans cette direction. Je descends quelques marches dans le jardin. La zone rouge semble parfois rose parfois elle vire au violet. Serions-nous en présence d’aurores boréales ? L’hypothèse fait sourire. Comment est-ce possible dans le sud-ouest de la France ? Je sais pourtant que des clubs d’astronomes amateurs les traquent. Mais ils utilisent pour cela des appareils photos performants avec des poses longues.</p>

<p>    Vers 23 heures, nous rejoignons la voiture pour nous rendre à notre hébergement 20 kilomètres plus loin. A notre arrivée, nos yeux s’habituent lentement à l’obscurité. Le Nord présente la même coloration rose-rouge, identique à celle observée à Lectoure. Nous regardons ce spectacle, certains à présent d’être en présence d’un phénomène exceptionnel. Les oiseaux chantent et semblent animés d’une agitation étonnante en plein milieu de la nuit. Nous essayons de profiter au maximum de ces instants. Les sites internets des journaux « Le monde » et « Sud-Ouest » annoncent des tempêtes solaires exceptionnelles à l’origine d’aurores boréales. Nous nous endormons bercés par des chants d’oiseaux, la tête pleine de belles images.</p>

<p><u>date</u> : vendredi 10 mai 2024
<u>heures</u> : 22 heures à 2 heures.
<u>météo</u> : ciel parfait (les 7 étoiles de la Petite Ourse sont bien visibles) 20° environ
<u>matériel</u> : œil nu
<u>objets</u> : aurores boréales</p>
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      <guid>https://blogz.zaclys.com/yamanashi/aurores-boreales-gersoises</guid>
      <pubDate>Tue, 04 Aug 2026 15:48:43 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>bilan astronomique, 11 observations</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/yamanashi/bilan-astronomique-11-observations</link>
      <description>&lt;![CDATA[ASTRONOMIE&#xA;année  2023&#xA;&#xA;03/01/2023 - balcon - 20h00-22h00 - ciel clair - œil nu&#xA;rapprochement Mars + Lune&#xA;&#xA;23/06/2023 - école - 21h30-22h30 - ciel clair - Dobson 200&#xA;«On The Moon Again» : Lune 5 de jours ; Vénus&#xA;&#xA;24/06/2023 - Orthez 21h30-24h00 - ciel clair - Dobson 200&#xA;«On The Moon Again» :  Lune 6 de jours ; Vénus et Mars ; M57 ; Albireo ; Alcor et Mizar ; Polaris ; Algieba ; Vega ; satellites artificiels…&#xA;&#xA;07/08/2023 - Cézan - 23h00-01h00 - ciel parfait - jumelles 20 X 80&#xA;(20 objets)&#xA;Sagittaire : M8, M17, M20, M22 et 4 étoiles, M24, M25, M28&#xA;Écu : M11 - Aigle : M16&#xA;Flèche : M71 - Petit Renard : repérage, NGC 6802 et « le cintre », NGC 6830, M27&#xA;Cassiopée : NGC 457 (ET), M103 - Scorpion : M4, M80 - Lyre : M57 - autres : Saturne&#xA;&#xA;08/08/2023 - Cézan - 23h00-01h00 - ciel parfait - jumelles 20 X 80&#xA;(17 objets)&#xA;Sagittaire : repérage + M18, M21, M23 et étoile, M54, M69, M70, M75, NGC 6723&#xA;Scorpion : M6, M7 - Serpent : M5 - Hercule : M13 - Écu : M26, NGC 6664 et Alpha, NGC 6712&#xA;Andromède : M31, M32 - autres : étoiles filantes&#xA;&#xA;13/08/2023 - Cézan - 23h00-02h30 - ciel parfait - jumelles 20 X 80&#xA;Voie Lactée&#xA;autres : Jupiter, M33, étoiles filantes, satellites Starlink&#xA;&#xA;19/08/2023 - balcon - 23h00-24h00 - ciel moyen - Mak 90&#xA;M11, M13, M22 et Saturne&#xA;&#xA;20/08/2023 - balcon - 22h00-24h00 - ciel moyen - Mak 90&#xA;Lune 4 jours et Saturne&#xA;&#xA;21/08/2023 - balcon - 23h00-24h00 - ciel moyen - jumelles 20 X 80&#xA;avec l’utilisation d’un pied : &#xA;Lune 4j, M8 et M20, M11, M13&#xA;&#xA;22/08/2023 - balcon - 23h00-24h00 - ciel clair - jumelles 20 X 80&#xA;Lune 5j, Voie Lactée de M11 à M20, M13, M5 et étoile, M27 et 5 étoiles&#xA;&#xA;23/08/2023 - balcon - 23h00-04h00 - ciel clair - jumelles 10 X 50&#xA;Lune 6j, Voie Lactée de M11 à M20, M13, M27 – Cygne : M29, M39 – M31, M33, Jupiter]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><a href="/yamanashi/tag:ASTRONOMIE" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">ASTRONOMIE</span></a>
année  2023</p>

<p>03/01/2023 – balcon – 20h00-22h00 – ciel clair – œil nu
rapprochement Mars + Lune</p>

<p>23/06/2023 – école – 21h30-22h30 – ciel clair – Dobson 200
«On The Moon Again» : Lune 5 de jours ; Vénus</p>

<p>24/06/2023 – Orthez 21h30-24h00 – ciel clair – Dobson 200
«On The Moon Again» :  Lune 6 de jours ; Vénus et Mars ; M57 ; Albireo ; Alcor et Mizar ; Polaris ; Algieba ; Vega ; satellites artificiels…</p>

<p>07/08/2023 – Cézan – 23h00-01h00 – ciel parfait – jumelles 20 X 80
(20 objets)
Sagittaire : M8, M17, M20, M22 et 4 étoiles, M24, M25, M28
Écu : M11 – Aigle : M16
Flèche : M71 – Petit Renard : repérage, NGC 6802 et « le cintre », NGC 6830, M27
Cassiopée : NGC 457 (ET), M103 – Scorpion : M4, M80 – Lyre : M57 – autres : Saturne</p>

<p>08/08/2023 – Cézan – 23h00-01h00 – ciel parfait – jumelles 20 X 80
(17 objets)
Sagittaire : repérage + M18, M21, M23 et étoile, M54, M69, M70, M75, NGC 6723
Scorpion : M6, M7 – Serpent : M5 – Hercule : M13 – Écu : M26, NGC 6664 et Alpha, NGC 6712
Andromède : M31, M32 – autres : étoiles filantes</p>

<p>13/08/2023 – Cézan – 23h00-02h30 – ciel parfait – jumelles 20 X 80
Voie Lactée
autres : Jupiter, M33, étoiles filantes, satellites Starlink</p>

<p>19/08/2023 – balcon – 23h00-24h00 – ciel moyen – Mak 90
M11, M13, M22 et Saturne</p>

<p>20/08/2023 – balcon – 22h00-24h00 – ciel moyen – Mak 90
Lune 4 jours et Saturne</p>

<p>21/08/2023 – balcon – 23h00-24h00 – ciel moyen – jumelles 20 X 80
avec l’utilisation d’un pied :
Lune 4j, M8 et M20, M11, M13</p>

<p>22/08/2023 – balcon – 23h00-24h00 – ciel clair – jumelles 20 X 80
Lune 5j, Voie Lactée de M11 à M20, M13, M5 et étoile, M27 et 5 étoiles</p>

<p>23/08/2023 – balcon – 23h00-04h00 – ciel clair – jumelles 10 X 50
Lune 6j, Voie Lactée de M11 à M20, M13, M27 – Cygne : M29, M39 – M31, M33, Jupiter</p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/yamanashi/bilan-astronomique-11-observations</guid>
      <pubDate>Tue, 04 Aug 2026 15:35:20 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>CROA gersois n°2</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/yamanashi/croa-gersois-ndeg2</link>
      <description>&lt;![CDATA[ASTRONOMIE&#xA;été 2022&#xA;&#xA;&#x9;En revenant du 14e marathon des sciences du festival d’astronomie de Fleurance, les nouvelles météorologiques ne sont pas bonnes pour la France. Une 4e vague de canicule est annoncée la semaine suivante alors que la sécheresse bat son plein sur tout l’hexagone.&#xA;&#x9;Contrairement aux soirs précédents, le vent, parfois violent, ne se lève pas après le coucher du Soleil. La température reste extrêmement clémente. Le ciel est parfaitement clair.&#xA;&#x9;Comme l’année dernière, j’ai amené avec moi ma vieille paire de jumelles tout terrain qui me suit depuis plus de 22 ans : une Nikon 7 X 25. Également avec moi, « l’Atlas des constellations » et le « Petit guide d’observation de la Lune ». &#xA;&#x9;Les 2 soirées précédentes n’ayant pas été particulièrement fructueuses avec cet équipement minimaliste, je n’ai pas d’attentes particulières pour cette soirée au cours de laquelle la Lune est encore plus grosse, un bon Premier Quartier.&#xA;&#x9;La soirée commence bien sûr par la Lune. Les mers sont bien visibles à l’Ouest. Le pôle Sud est très cratérisé. Je n’utilise pas le petit guide car les cratères sont trop petits aux jumelles et je préfère me régaler du spectacle. J’en profite pour bien régler mes jumelles. L’équilibre entre les 2 yeux est toujours délicat à trouver et la recherche de la vision binoculaire est un exercice difficile. Pour des observations précises, je préfère fermer un œil et me concentrer en vision décalée. La Lune est dans la constellation du Scorpion. Antarès, l’étoile principale de la constellation, garde une couleur chaude malgré la présence de sa brillante voisine. Une étoile brille juste à gauche de notre satellite naturel. Mais j’y reviendrai un peu plus tard.&#xA;&#x9;Nous sommes dans un camping gersois en bordure de champ, face à l’horizon Ouest. Le Soleil s’est couché au Nord-Ouest, ce qui est normal à cette période de l’année. L’étoile Spica de la Vierge scintille entre l’Ouest et le Nord-Ouest et va rapidement rejoindre le Soleil sous l’horizon. La veille, j’avais exploré les étoiles de la Constellation d’Ophiucus au-dessus du Scorpion. Le couvert des arbres, salvateur pendant les chaudes journées, est un handicap lors des observations astronomiques nocturnes. Je me concentre sur ce que je peux voir. Je repère à peu près la Grande Ourse et la Petite Ourse. Cassiopée est bien visible entre les arbres. Je tente d’aller observer Saturne dans la constellation du Capricorne en me déplaçant. J’ai un doute. Saturne ? Altaïr ? Les Jumelles ne m’aident pas car je ne grossis pas assez. Un peu déçu, je reviens à la tente et pose mes jumelles sur la Lune.&#xA;&#x9;Il me semble que l’étoile à gauche de la Lune s’est « rapprochée » de Sélène. D’après l’atlas, il s’agit de l’étoile Delta. Elle est assez lumineuse pour être visible à l’œil nu malgré le halo de sa voisine. Cette fois pas de doute, elle va passer derrière la partie non-éclairée de la Lune. Même en imaginant la Lune complète, il est difficile d’estimer le temps avant son occultation. Je décide de rester face à ce spectacle en me disant que j’ai encore un peu de temps avant l’instant critique. Je regarde mon Atlas. Les amas globulaires M4 et M80 ne sont bien sûr pas visibles dans cette clarté.  Je parcours les étoiles du Scorpion ou celles d’Ophiucus au-dessus tout en surveillant Delta. Le moment s’approche. Je décide de me concentrer sur Delta. Je ne regarde rien d’autre. Je pense à la seule occultation que j’ai observée dans ma vie. C’était il y a dix ans, peut-être davantage. Nous étions 5 ou 6 observateurs sur les hauteurs de Loubieng. On se relayait à l’oculaire de notre télescope motorisé pour voir Saturne ressortir de la partie éclairée de la Lune. Il devait s’agit d’un Premier Quartier comme ce soir. Bizarrement je n’ai pas de souvenir du début de l’occultation, uniquement de la fin. Je pense qu’il y a explication : à ce moment là, c’était mon tour derrière l’oculaire. Je me rappelle d’une bizarrerie sur le bord Ouest de la Lune. J’ai compris qu’il s’agissait des anneaux. Très vite, la sphère de la planète est apparue. Puis l’autre extrémité des anneaux. Dans mon souvenir, cela était assez rapide. Peut-être une minute en tout. Je garde le souvenir précis de la planète géante, minuscule à côté de notre Satellite, s’éloignant lentement. En même temps que je fixe Delta. Je repense à ces moments là. J’essaie de ne pas cligner des yeux. D’un coup Delta s’éteint. Elle est passée derrière la partie noire de la Lune.&#xA;&#x9;La suite se passe essentiellement dans la Constellation de Cassiopée. Les 5 étoiles de l’astérisme sont entourées d’énormément d’étoiles. Je repère M103 assez facilement,  malgré mes toutes petites jumelles. Il y a tellement d’étoiles que mon atlas n’est pas assez précis. Je situe également M52 sans vraiment l’observer. Plus bas, le double amas de Persée devient de plus en plus visible entre les arbres grâce à la rotation de la Terre. Mais la cascade de Kumble reste invisible à mes yeux.&#xA;&#x9;Entre les feuilles un phare ! Jupiter se dévoile. La planète est très brillante. Le chromatisme est important. Avec un peu de concentration, je parviens à déceler les 4 satellites : 2 à droite et 2 à gauche. Incroyable.&#xA;&#x9;Vers 1 heure du matin, je reviens vers l’horizon Ouest. Le Premier Quartier de Lune a pris une coloration presque orange et frôle le bosquet d’arbre en face. Vite, je prends mes jumelles. Delta est passée de l’autre côté. Ouf quelques minutes de plus et elle n’était plus visible. J’ai les 2 moments de l’occultation bien en tête. L’extinction en direct et immédiate. La réapparition dans les couches basses de l’atmosphère. La fête est complète.&#xA;&#x9;La Lune « couchée », j’observe quelques beautés de la Voie Lactée entre la constellation du Sagittaire et celle de l’Aigle :&#xA;M11 l’amas du canard sauvage, presque visible à l’œil nu,&#xA;M8 la nébuleuse de la Lagune ou bien M24,&#xA;M22, l’amas globulaire géant du Sagittaire est bien visible au jumelles&#xA;...&#xA;&#xA;C’est une magnifique nuit d’observation astronomique gersoise.&#xA;&#xA;udate/u : samedi 6 août 2022 &#xA;uobservation/u : 22 heures à 2 heures.&#xA;umétéo/u : ciel parfait (les 7 étoiles de la Petite Ourse sont bien visibles) 25° environ&#xA;umatériel/u : jumelles Nikon 7 x 25&#xA;uobjets/u : occultation de Delta Scorpius, Jupiter et 4 satellites, M103, M22, M11, double amas de Persée...]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><a href="/yamanashi/tag:ASTRONOMIE" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">ASTRONOMIE</span></a>
été 2022</p>

<p>    En revenant du 14e marathon des sciences du festival d’astronomie de Fleurance, les nouvelles météorologiques ne sont pas bonnes pour la France. Une 4e vague de canicule est annoncée la semaine suivante alors que la sécheresse bat son plein sur tout l’hexagone.
    Contrairement aux soirs précédents, le vent, parfois violent, ne se lève pas après le coucher du Soleil. La température reste extrêmement clémente. Le ciel est parfaitement clair.
    Comme l’année dernière, j’ai amené avec moi ma vieille paire de jumelles tout terrain qui me suit depuis plus de 22 ans : une Nikon 7 X 25. Également avec moi, « l’Atlas des constellations » et le « Petit guide d’observation de la Lune ».
    Les 2 soirées précédentes n’ayant pas été particulièrement fructueuses avec cet équipement minimaliste, je n’ai pas d’attentes particulières pour cette soirée au cours de laquelle la Lune est encore plus grosse, un bon Premier Quartier.
    La soirée commence bien sûr par la Lune. Les mers sont bien visibles à l’Ouest. Le pôle Sud est très cratérisé. Je n’utilise pas le petit guide car les cratères sont trop petits aux jumelles et je préfère me régaler du spectacle. J’en profite pour bien régler mes jumelles. L’équilibre entre les 2 yeux est toujours délicat à trouver et la recherche de la vision binoculaire est un exercice difficile. Pour des observations précises, je préfère fermer un œil et me concentrer en vision décalée. La Lune est dans la constellation du Scorpion. Antarès, l’étoile principale de la constellation, garde une couleur chaude malgré la présence de sa brillante voisine. Une étoile brille juste à gauche de notre satellite naturel. Mais j’y reviendrai un peu plus tard.
    Nous sommes dans un camping gersois en bordure de champ, face à l’horizon Ouest. Le Soleil s’est couché au Nord-Ouest, ce qui est normal à cette période de l’année. L’étoile Spica de la Vierge scintille entre l’Ouest et le Nord-Ouest et va rapidement rejoindre le Soleil sous l’horizon. La veille, j’avais exploré les étoiles de la Constellation d’Ophiucus au-dessus du Scorpion. Le couvert des arbres, salvateur pendant les chaudes journées, est un handicap lors des observations astronomiques nocturnes. Je me concentre sur ce que je peux voir. Je repère à peu près la Grande Ourse et la Petite Ourse. Cassiopée est bien visible entre les arbres. Je tente d’aller observer Saturne dans la constellation du Capricorne en me déplaçant. J’ai un doute. Saturne ? Altaïr ? Les Jumelles ne m’aident pas car je ne grossis pas assez. Un peu déçu, je reviens à la tente et pose mes jumelles sur la Lune.
    Il me semble que l’étoile à gauche de la Lune s’est « rapprochée » de Sélène. D’après l’atlas, il s’agit de l’étoile Delta. Elle est assez lumineuse pour être visible à l’œil nu malgré le halo de sa voisine. Cette fois pas de doute, elle va passer derrière la partie non-éclairée de la Lune. Même en imaginant la Lune complète, il est difficile d’estimer le temps avant son occultation. Je décide de rester face à ce spectacle en me disant que j’ai encore un peu de temps avant l’instant critique. Je regarde mon Atlas. Les amas globulaires M4 et M80 ne sont bien sûr pas visibles dans cette clarté.  Je parcours les étoiles du Scorpion ou celles d’Ophiucus au-dessus tout en surveillant Delta. Le moment s’approche. Je décide de me concentrer sur Delta. Je ne regarde rien d’autre. Je pense à la seule occultation que j’ai observée dans ma vie. C’était il y a dix ans, peut-être davantage. Nous étions 5 ou 6 observateurs sur les hauteurs de Loubieng. On se relayait à l’oculaire de notre télescope motorisé pour voir Saturne ressortir de la partie éclairée de la Lune. Il devait s’agit d’un Premier Quartier comme ce soir. Bizarrement je n’ai pas de souvenir du début de l’occultation, uniquement de la fin. Je pense qu’il y a explication : à ce moment là, c’était mon tour derrière l’oculaire. Je me rappelle d’une bizarrerie sur le bord Ouest de la Lune. J’ai compris qu’il s’agissait des anneaux. Très vite, la sphère de la planète est apparue. Puis l’autre extrémité des anneaux. Dans mon souvenir, cela était assez rapide. Peut-être une minute en tout. Je garde le souvenir précis de la planète géante, minuscule à côté de notre Satellite, s’éloignant lentement. En même temps que je fixe Delta. Je repense à ces moments là. J’essaie de ne pas cligner des yeux. D’un coup Delta s’éteint. Elle est passée derrière la partie noire de la Lune.
    La suite se passe essentiellement dans la Constellation de Cassiopée. Les 5 étoiles de l’astérisme sont entourées d’énormément d’étoiles. Je repère M103 assez facilement,  malgré mes toutes petites jumelles. Il y a tellement d’étoiles que mon atlas n’est pas assez précis. Je situe également M52 sans vraiment l’observer. Plus bas, le double amas de Persée devient de plus en plus visible entre les arbres grâce à la rotation de la Terre. Mais la cascade de Kumble reste invisible à mes yeux.
    Entre les feuilles un phare ! Jupiter se dévoile. La planète est très brillante. Le chromatisme est important. Avec un peu de concentration, je parviens à déceler les 4 satellites : 2 à droite et 2 à gauche. Incroyable.
    Vers 1 heure du matin, je reviens vers l’horizon Ouest. Le Premier Quartier de Lune a pris une coloration presque orange et frôle le bosquet d’arbre en face. Vite, je prends mes jumelles. Delta est passée de l’autre côté. Ouf quelques minutes de plus et elle n’était plus visible. J’ai les 2 moments de l’occultation bien en tête. L’extinction en direct et immédiate. La réapparition dans les couches basses de l’atmosphère. La fête est complète.
    La Lune « couchée », j’observe quelques beautés de la Voie Lactée entre la constellation du Sagittaire et celle de l’Aigle :
– M11 l’amas du canard sauvage, presque visible à l’œil nu,
– M8 la nébuleuse de la Lagune ou bien M24,
– M22, l’amas globulaire géant du Sagittaire est bien visible au jumelles
– ...</p>

<p>C’est une magnifique nuit d’observation astronomique gersoise.</p>

<p><u>date</u> : samedi 6 août 2022
<u>observation</u> : 22 heures à 2 heures.
<u>météo</u> : ciel parfait (les 7 étoiles de la Petite Ourse sont bien visibles) 25° environ
<u>matériel</u> : jumelles Nikon 7 x 25
<u>objets</u> : occultation de Delta Scorpius, Jupiter et 4 satellites, M103, M22, M11, double amas de Persée...</p>
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      <guid>https://blogz.zaclys.com/yamanashi/croa-gersois-ndeg2</guid>
      <pubDate>Tue, 04 Aug 2026 14:13:32 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>CROA Gersois observé aux jumelles 10x50 pendant les vacances</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/yamanashi/croa-gersois-observe-aux-jumelles-10x50-pendant-les-vacances</link>
      <description>&lt;![CDATA[ASTRONOMIE&#xA;été 2021&#xA;&#xA;&#x9;Le lever nocturne gersois est troublant, dangereux. Le ciel apparaît nu, sans filtre. Les étoiles s’imposent à mes yeux perdus. Elles sont si nombreuses que la nuit n’est plus noire. Elle est lumineuse !&#xA;&#xA;&#x9;Un point lumineux dépasse en intensité tous les autres. C’est Jupiter. L’observation aux jumelles est plutôt décevante. Le chromatisme est trop fort : la lumière est si intense que cela forme une boule floue. Je n’insiste pas pour obtenir une image nette. Il me semble distinguer 2 satellites vers l’Est de la planète géante.&#xA;&#x9;Pour me rassurer je passe à des objets connus. Je repère les 3 « belles d’été ». Je pointe la constellation de la Flèche et je tombe directement sur l’astérisme du Cintre. Je l’avais oublié. Il y a bien plus d’étoiles que je ne pensais mais le Cintre est bien visible.&#xA;&#x9; Je me mets en quête de la nébuleuse de Dumbell. Je reconnais les 5 étoiles qui forment un « mini-Cassiopée » à proximité. M 27, le trognon de pomme, est devant l’étoile centrale de mes 5 étoiles « guides ». Mon cheminement est bon. La nébuleuse est plutôt faible, même sous le ciel gersois. Je commence à me dire que le grossissement de 10 fois de mes jumelles ne va pas m’apporter de bonnes surprises.&#xA;&#x9;La cible suivante semble le confirmer. J’observe la constellation de la Lyre. Je repère les étoiles formant le parallélogramme. Je fouille la région de la nébuleuse planétaire M57. Il y a énormément d’étoiles mais point de nébuleuses de la Lyre. Nouvelle déception !&#xA;&#x9;Je cherche une cible plus accessible aux jumelles. Je « descends » le long de la constellation de l’Aigle et repère sans difficulté M 11, l’amas du « Canard Sauvage ». Ouf ! La voie lactée reste le meilleur chemin pour profiter du ciel aux jumelles. Je la remonte jusqu’à la constellation de Cassiopée. C’est magnifique. Je repère un astérisme et je finis de me convaincre qu’il s’agit de M 103, souvent observé au télescope. En revanche pour l’astérisme « E. T. » il faudra revenir avec un autre instrument. Je continue mon chemin et je m’arrête sur le Double Amas de Persée. Mes jumelles sont parfaites pour l’observer. Il remplit presque tout le champ. Magique !&#xA;&#xA;Je ne suis pas assez couvert pour continuer l’observation. Je me risque à une conclusion. Mes jumelles sont parfaites pour une observation immédiate et courte. Elles sont transportables partout, même en vacances. Elles sont particulièrement performantes pour observer l’astérisme du « Cintre » et le double amas de Persée et explorer la Voie Lactée.]]&gt;</description>
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été 2021</p>

<p>    Le lever nocturne gersois est troublant, dangereux. Le ciel apparaît nu, sans filtre. Les étoiles s’imposent à mes yeux perdus. Elles sont si nombreuses que la nuit n’est plus noire. Elle est lumineuse !</p>

<p>    Un point lumineux dépasse en intensité tous les autres. C’est Jupiter. L’observation aux jumelles est plutôt décevante. Le chromatisme est trop fort : la lumière est si intense que cela forme une boule floue. Je n’insiste pas pour obtenir une image nette. Il me semble distinguer 2 satellites vers l’Est de la planète géante.
    Pour me rassurer je passe à des objets connus. Je repère les 3 « belles d’été ». Je pointe la constellation de la Flèche et je tombe directement sur l’astérisme du Cintre. Je l’avais oublié. Il y a bien plus d’étoiles que je ne pensais mais le Cintre est bien visible.
     Je me mets en quête de la nébuleuse de Dumbell. Je reconnais les 5 étoiles qui forment un « mini-Cassiopée » à proximité. M 27, le trognon de pomme, est devant l’étoile centrale de mes 5 étoiles « guides ». Mon cheminement est bon. La nébuleuse est plutôt faible, même sous le ciel gersois. Je commence à me dire que le grossissement de 10 fois de mes jumelles ne va pas m’apporter de bonnes surprises.
    La cible suivante semble le confirmer. J’observe la constellation de la Lyre. Je repère les étoiles formant le parallélogramme. Je fouille la région de la nébuleuse planétaire M57. Il y a énormément d’étoiles mais point de nébuleuses de la Lyre. Nouvelle déception !
    Je cherche une cible plus accessible aux jumelles. Je « descends » le long de la constellation de l’Aigle et repère sans difficulté M 11, l’amas du « Canard Sauvage ». Ouf ! La voie lactée reste le meilleur chemin pour profiter du ciel aux jumelles. Je la remonte jusqu’à la constellation de Cassiopée. C’est magnifique. Je repère un astérisme et je finis de me convaincre qu’il s’agit de M 103, souvent observé au télescope. En revanche pour l’astérisme « E. T. » il faudra revenir avec un autre instrument. Je continue mon chemin et je m’arrête sur le Double Amas de Persée. Mes jumelles sont parfaites pour l’observer. Il remplit presque tout le champ. Magique !</p>

<p>Je ne suis pas assez couvert pour continuer l’observation. Je me risque à une conclusion. Mes jumelles sont parfaites pour une observation immédiate et courte. Elles sont transportables partout, même en vacances. Elles sont particulièrement performantes pour observer l’astérisme du « Cintre » et le double amas de Persée et explorer la Voie Lactée.</p>
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      <pubDate>Tue, 04 Aug 2026 10:14:49 +0200</pubDate>
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      <title>rubriques</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/yamanashi/rubriques</link>
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      <pubDate>Sat, 01 Aug 2026 19:01:10 +0200</pubDate>
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