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SAVOIRS

#SAVOIRS août 2023

présentation : Les controverses jalonnent l’histoire des sciences. Quelques-unes ont connu un large retentissement, d’autres sont restées plus confidentielles. En présentant plusieurs controverses significatives dans divers domaines scientifiques, cette journée aura pour objectif de mieux connaître ces affrontements, d’en comprendre les mécanismes et d’évaluer leur rôle. Et, d’abord, comment se définit une controverse ? Qu’est-ce qui la distingue d’une dispute, d’une querelle ou d’un débat ? Y a-t-il une particularité des controverses scientifiques par rapport aux autres et, particulièrement, celles que l’on dit « artificielles » autrement dit, celles, de plus en plus nombreuses, qui ne sont pas fondées sur des désaccords internes à un champ scientifique et qui résultent de l’importation dans un tel champ de conflits extérieurs, politiques ou idéologiques ? Ensuite, à quoi servent les controverses ? Utiles à la progression de la recherche par l’exploration d’idées alternatives, le développement de nouvelles théories, la promotion de la réflexion critique, elles peuvent aussi contribuer à une sensibilisation du public en permettant une meilleure compréhension de questions complexes. Les controverses scientifiques peuvent, toutefois, être néfastes si elles sont mal gérées ou si elles sont exploitées à des fins politiques ou commerciales.

Le programme : 12 H / Qu’est-ce qu’une controverse ? par Mathias GIREL 13 H / La représentation du monde : une controverse séculaire, par Jérôme PEREZ 14 H / La querelle du vide, par Étienne KLEIN 15 H / La querelle de l’indéterminisme, par Jean-Marc LÉVY-LEBLOND 16 H / Le neutrino : du rififi dans les symétries, par Nathalie BESSON 17 H / La controverse de la génération spontanée, par Alice LEBRETON 18 H / Le sexe du cerveau, entre science et idéologie, par Catherine VIDAL 19 H / Des choix technologiques toujours controversés, B.BENSAUDE 20 H / Controverses et complots : Qu’est-ce que les maths peuvent nous dire ? par A. BAR HEN 21 H / Des controverses artificielles à l’ignorance institutionnelle, Emmanuel HENRY 22 H / Croyances et controverses : Des « OVNIS » à la crise écologique, par Pierre LAGRANGE 23 H / Controverses sous les étoiles, par Caroline LACHOWSKI

Mes notes : – Mathias Girel est co-auteur du documentaire « La fabrique de l’ignorance ». – Quelques exemples de controverses : le géocentrisme et l’héliocentrisme, l’univers statique ou en expansion, le vide, le machinisme... – Catherine Vidal, grâce aux progrès des neurosciences, elle montre la plasticité du cerveau. Le cerveau n’est pas sexué. Elle s’oppose aux théories en cours jusqu’alors : « Les femmes ont un plus petit cerveau. », « Les femmes ne sont pas capables de »... Elle pense que l’abandon de « l’ABCD de l’égalité » à l’école en 2014 est une défaite de « la théorie du genre » qui insiste sur le rôle de l’éducation.

#SAVOIRS été 2022

introduction : L’acquisition et l’accumulation du « Savoir » sont inhérents à l’homme et à son histoire et on peut se surprendre qu’il soit, aujourd’hui, si souvent contesté, voire dévalué, au profit de croyances ou de simples opinions. Pour tenter de comprendre cette désaffection, il convient tout d’abord de s’interroger sur le mot « Savoir » lui-même et sur ce qu’il signifie. De quoi parle-t-on ? Qu’est-ce qui distingue le savoir de la connaissance ? De la croyance ? De la conviction ? Y-a-t-il UN savoir ou une diversité de savoirs ? Le savoir est-il nécessairement scientifique ? N’existe-t-il pas un savoir technique, un savoir animal, un savoir empirique, un savoir des machines (intelligence artificielle) ? Et que dire des savoir-faire ? Y-a-t-il d’ailleurs, un seul savoir scientifique ou au contraire plusieurs selon les méthodes mises en œuvre pour l’acquérir : sont-elles les mêmes en mathématiques, en biologie, en sciences humaines ? Ce qui conduit à se poser la question : comment sait-on ce que l’on sait dans chaque domaine ? Mais aussi, comment est-on sûr de ce que l’on sait ? Sans oublier la question essentielle de la transmission du savoir. Ce « marathon » des 12 conférences doit permettre d’aborder ces sujets avec des philosophes des sciences, des scientifiques et un journaliste… Et de se faire soi-même une idée, avant de méditer sur cette phrase du philosophe Alain : « Savoir, c’est savoir qu’on sait ».

conférence n°1 : savoir et sciences Catherine Larrère

définition de la science : Un certain « ethos » de la science, c’est à dire un ensemble de valeurs et de normes intellectuelles et morales qui régissent l’activité scientifique et l’orientent.

conférence n°2 : Sait-on, sait-on jamais ce qu’on prouve (paroles d’une chanson d’Anne Sylvestre) Cédric Villani

  • présentation des grands mathématiciens grecs
  • la démonstration doit-être rigoureuse ET originale (rappel de son livre « théorème vivant »)

conférence n°3 : Méfiance envers les sciences ? Bernadette, université de Montpellier (en remplacement d’Étienne Klein)

  • La démocratie est en danger.
  • Il existe plusieurs sciences : mathématiques, botanique…
  • Les gens ont confiance en la science (sauf pharmacie, chimie…).
  • Mais la recherche n’est pas autonome : elle est officiellement pilotée par la politique et les fonds viennent du privé.
  • Le doute ne vient pas du public mais de l’intérieur de la science. La science n’est pas neutre. Exemple 1 : Elle met en œuvre des protocoles. Mais faire varier un paramètre dans les laboratoires pour étudier les seuils de tolérance ne permet pas d’éviter les effets cocktails. Exemple 2 : La climatologie travaille sur des statistiques, or la corrélation ne signifie pas causalité. La situation des experts n’est pas simple. En conclusion : Il faut douter. Le doute du « public » n’est pas irrationnel. Le doute partagé est peut-être la clé. La méfiance c’est dénoncer, disqualifier. La défiance, c’est la vigilance. La position des experts est difficile. Il faut profiter de cette crise pour progresser. L’incertitude ne doit pas être un frein mais un vecteur d’espoirs.

conférence n°4 : Entre savoirs vernaculaires et savoirs scientifiques, un dialogue possible ? Béatrice Collignon, université de Bordeaux

  • Se mettre d’accord sur un langage commun.
  • Chez les inuits, il n’y a pas de savoir s’il n’est pas partagé.
  • Le savoir inuit n’est pas stable.
  • Il est reconfiguré.
  • Il est rétif à la généralisation. Le savoir inuit est une expérience en soi.

conférence n°5 : Des corbeaux qui bricolent et des baleines qui chantent. Savoirs et cultures chez les autres animaux. Agatha Liévin Bazin

  • Le propre de l’homme ou pas ?
  • Observation des macaques japonais de l’île de Kojimo. Ils lavent les patates douces qu’on leur lance. Plus tard, ils apprennent à les laver à l’eau de mer pour les rendre plus goûteuses.

conférence n°6 : Que pouvons-nous savoir des origines de l’homme ? Claudine Cohen

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