Peur #3
Les maux délocalisés Comme une méthode Ceux du monde M'ont terrorisé Donc un exode Du crâne au foie Mes peurs abondent Terreur en effroi
26 janvier 2025
Y'en a des mots
Les maux délocalisés Comme une méthode Ceux du monde M'ont terrorisé Donc un exode Du crâne au foie Mes peurs abondent Terreur en effroi
26 janvier 2025
Enjoy Like an order But What if I Don't What if I Don't like the people What if I Do want to be alone What if I Like doing nothing What if I Well not crazy things What if I At least What if I Lost myself What if I Want to scream What if I Can't What if I Want to cry What if I Do What if I Fight What if I Lose
6 décembre 2024
Peur J'en tremble Horreur Du geste ample Bras tendu je le vomis J'ai entendu le bruit Gonflant, c'est terrifiant Seule option L'action Tarir la peur Etouffer l'odeur Fracasser l'horreur Jusqu'à l'horreur
23 janvier 2025
Zone bleue et jour férié Monde en feu et yeux fermés Vœux vidés de sens j'entends souvent Cheveux dans le vent j'aspire pourtant Pas les miens qui en ont le plus besoin De l'une, l'un partout on ne prend soin De coutumes en angoisses En horreur Tous nos rêves se froissent j'ai peur L'espoir me tient, au cœur C'est pas le seul d'ailleurs Espoir et rêves si frêles Contre l'horreur, j'ai peur
1er janvier 2025
Quand les silhouettes me mentent, Que la chouette me manque, Être un poète me hante.
26 octobre 2024
Le soufflement des feuilles sous le vent Le long de l'eau calme du fjord Encore le vent sur mon flanc Contre les rayons chauds du nord N'apaisent pas mon cœur pour autant De l'absence de ton corps
22 septembre 2024
Vieilles branches, seules. D'autres, vertes et vives, dansent, tournoient. Sa caresse est douce ce soir, le monde en rit. Vieilles branches, elles, grincent, attendent avec peur, Le moment de l'au revoir. Cela fait déjà un moment que craquement et hurlement se font entendre. Mises à nues pourtant, elles tiennent bon, trop. À s'accrocher à leur place ainsi, elles font du tord. Du tord à qui ? De l'ombre aux maigres buissons ? Des coups, via la chute de leurs paires, aux arbrisseaux. Un sol noueux et sec aux hautes herbes. Des pièges pour les pigeons, trop engraissé de leur ignorance, qui sont emportés dans la dégringolade collective. Vieilles branches, seules, le sont-elles vraiment ? De faussement jeunes touffes, au plus haut de leur arrogance, toutes pompeuses de leurs guis, sanguinolantes de mettre en lumière les vieilles branches à leurs côtés. Sanguinolantes mes mains, d'une culpabilité chaque jour renforcée, que je purge sur la peau de ces vieilles branches. Du tord à qui ? À moi peut-être, mais peu en vérité. À l'humanité, certaines franges, sans doute. Elles finiront bien par le payer, pendues ou brulées. Du tord à qui ? Est-ce si triste finalement ?
4 août 2024
Ennui, de ne pas le trouver. De le trouver, bafoué, quand je le fuis. Ennui, de jour comme de nuit, Tue mes journées par l'absence, Réduit mes nuits en conscience. Ennui de certains, certaines, Parfois les interactions sont vaines. Ennui de le chercher et de le tuer, Toujours par peur de rater.
Et pourtant je rate, c'est ennuyant.
9 décembre 2024