Cette nuit ce n'est pas
De cette sueur là
Que je vais mouiller les draps
Non ni du plaisir ni du tracas
Car cette nuit je vais suer las
Comme je ne le veux pas
En ratant mon réveil mis
Pour aller suer comme je l'envie
Non cette nuit finira
Rythmée par l'éclat
Du rail en contrebas
Secoué par l'entrain
Des utilitaires de bon matin
À chaque cadence il faut
Que je change de flanc ou de dos
Et le fil de mes pensées
En attendant qu'une nuit bienvenue
Ce n'est pas de chaud que je sue
Mais de froid dans la couette enroulée
Enjoy
Like an order
But
What if I
Don't
What if I
Don't like the people
What if I
Do want to be alone
What if I
Like doing nothing
What if I
Well not crazy things
What if I
At least
What if I
Lost myself
What if I
Want to scream
What if I
Can't
What if I
Want to cry
What if I
Do
What if I
Fight
What if I
Lose
Peur
J'en tremble
Horreur
Du geste ample
Bras tendu je le vomis
J'ai entendu le bruit
Gonflant, c'est terrifiant
Seule option
L'action
Tarir la peur
Etouffer l'odeur
Fracasser l'horreur
Jusqu'à l'horreur
Zone bleue et jour férié
Monde en feu et yeux fermés
Vœux vidés de sens j'entends souvent
Cheveux dans le vent j'aspire pourtant
Pas les miens qui en ont le plus besoin
De l'une, l'un partout on ne prend soin
De coutumes en angoisses
En horreur
Tous nos rêves se froissent j'ai peur
L'espoir me tient, au cœur
C'est pas le seul d'ailleurs
Espoir et rêves si frêles
Contre l'horreur, j'ai peur
Le soufflement des feuilles sous le vent
Le long de l'eau calme du fjord
Encore le vent sur mon flanc
Contre les rayons chauds du nord
N'apaisent pas mon cœur pour autant
De l'absence de ton corps
Vieilles branches, seules.
D'autres, vertes et vives, dansent, tournoient.
Sa caresse est douce ce soir, le monde en rit.
Vieilles branches, elles, grincent, attendent avec peur,
Le moment de l'au revoir.
Cela fait déjà un moment que craquement et hurlement se font entendre.
Mises à nues pourtant, elles tiennent bon, trop.
À s'accrocher à leur place ainsi, elles font du tord.
Du tord à qui ?
De l'ombre aux maigres buissons ?
Des coups, via la chute de leurs paires, aux arbrisseaux.
Un sol noueux et sec aux hautes herbes.
Des pièges pour les pigeons, trop engraissé de leur ignorance, qui sont emportés dans la dégringolade collective.
Vieilles branches, seules, le sont-elles vraiment ?
De faussement jeunes touffes, au plus haut de leur arrogance, toutes pompeuses de leurs guis, sanguinolantes de mettre en lumière les vieilles branches à leurs côtés.
Sanguinolantes mes mains, d'une culpabilité chaque jour renforcée, que je purge sur la peau de ces vieilles branches.
Du tord à qui ?
À moi peut-être, mais peu en vérité.
À l'humanité, certaines franges, sans doute.
Elles finiront bien par le payer, pendues ou brulées.
Du tord à qui ?
Est-ce si triste finalement ?
Ennui, de ne pas le trouver.
De le trouver, bafoué, quand je le fuis.
Ennui, de jour comme de nuit,
Tue mes journées par l'absence,
Réduit mes nuits en conscience.
Ennui de certains, certaines,
Parfois les interactions sont vaines.
Ennui de le chercher et de le tuer,
Toujours par peur de rater.