<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">
  <channel>
    <title>vendredilecture &amp;mdash; Depuis les Gorces</title>
    <link>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/tag:vendredilecture</link>
    <description>Depuis les Gorces</description>
    <pubDate>Thu, 16 Apr 2026 00:52:38 +0200</pubDate>
    <item>
      <title>Des recommandations de lecture pas si anodines</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/tu-lis-quoi-cet-ete-toi</link>
      <description>&lt;![CDATA[Société&#xA;Tu lis quoi cet été, toi ? Récemment, sur l&#39;application messagerie d&#39;un groupe militant, on a commencé à s&#39;échanger nos lectures de l&#39;été. Alors que je me réjouissais de toutes ces idées de lectures, en même temps que je me désolais de ce que je n&#39;aurais jamais le temps de tout lire, je me suis demandée si cette pratique n&#39;était pas excluante...&#xA;!--more--&#xA;Hiérarchie des genres  &#xA;Ado, je lisais tout. Je m&#39;ennuyais chez mon père, chez ma grand-mère, au collège, donc je lisais tout ce que je trouvais. &#xA;&#xA;Jeune adulte, j&#39;ai eu ma période romans de gare, que je lisais surtout dans le train et dans les transports. &#xA;&#xA;Je lis encore quelques romans l&#39;été. Je veux que ça soit de très bons romans. Pas un roman policier de gare, ou plein de bons sentiments ou de SF. Nan, je veux de la littérature, des classiques, ou des romans modernes. Et puis si possible, en version originale quand c&#39;est en anglais. &#xA;&#xA;Je me suis rapidement rendue compte que je classais les genres littéraires. Tout en haut, l&#39;essai philosophique à la « Le mythe de Sisyphe » de Camus que je me rappelle essayer de lire en prépa (sans grand succès). Tout en bas, la romance, les livres fleur-bleu, ou les livres guimauves comme « L&#39;alchimiste » de Paulo Coelho. Au milieu, les romans policier bien travaillés, comme « Le nom de la rose » d&#39;Umberto Eco ; ou les grands classiques comme Zola, Zweig ou Herman Hesse. &#xA;&#xA;Je fais donc partie des gens qui jugent fort les livres. Avant, je me faisais un avis en 30 secondes sur les gens en regardant leur bibliothèque ou leurs lectures. Maintenant je crois que j&#39;enregistre juste l&#39;information des lectures que cette personne aime sans l&#39;utiliser pour nous classer sur une sorte d&#39;échelle sociale. &#xA;&#xA;Récemment, j&#39;ai organisé une causerie féministe chez moi. Mon but était de faire se parler des femmes de milieux sociologiques différents. On a préparé cet échange avec une copine et j&#39;ai proposé qu&#39;à un moment chacune puisse recommander une lecture. Et ma copine m&#39;a fait remarquer à juste titre que c&#39;était une super mauvaise idée. Ça risquait de mettre mal à l&#39;aise celles qui n&#39;auraient pas eu un livre intello, ou juste un livre tout court, à recommander. Elle me rappelait à quel point nos lectures sont un marqueur social. &#xA;&#xA;Bavardages culturels &#xA;Quand je suis arrivée à l&#39;ENS, je me sentais pas du bon milieu quand mes camarades discutaient d&#39;opéra et de musique classique (je ne connais que Carmina Burana), savaient tous skier, et avaient tous des références en politique. Ça a participé à mon sentiment de ne pas être à la bonne place et à mon mal-être à cette période, et je suis sure qu&#39;essayant d&#39;être à la hauteur, j&#39;étalais comme de la confiture ce que j&#39;avais de capital culturel et mettait mal à l&#39;aise d&#39;autres personnes. &#xA;&#xA;Mais je me sentais aussi un peu exclue quand j&#39;avais 20 ans et que ma bande de copains d&#39;alors passait des heures à bavarder sur les dessins animés qu&#39;ils avaient vu enfants. Moi je n&#39;avais pas eu la TV et donc je ne connaissais rien. Ma petite cousine fille de bourgeois sans TV achetait avec son argent de poche Télé 7 jours pour avoir les résumés des séries à la mode et pouvoir discuter avec les copines à la récré.  &#xA;&#xA;J&#39;ai donc l&#39;impression que ces discussions sur nos pratiques culturelles fondent l&#39;identité d&#39;un groupe en excluant celleux qui sont différent·es, et en rapprochant celleux qui se ressemblent. &#xA;&#xA;Pour un groupe d&#39;ami·es, dans une famille c&#39;est surement normal. On se rapproche (je crois) des gens qui nous ressemblent, et on renforce une culture commune. On pourrait discuter du sentiment d&#39;illégitimité que ça crée pour les personnes qui arrivent dans le groupe (par exemple les conjoint·es), du renforcement des différences entre groupes sociaux, mais ça n&#39;est pas l&#39;objet de cet article. &#xA;&#xA;Dans un groupe qui ne se base pas sur les affinités &#xA;J&#39;en arrive à mon interrogation du moment. Je distingue le groupe d&#39;ami·es du lieu que l&#39;on construit pour qu&#39;il soit accueillant pour des personnes différentes de nous.  &#xA;&#xA;Par exemple, dans un groupe militant, on veut à la fois : &#xA;&#xA;Partager ce qui nous fait grandir et progresser, et donc des livres, des reportages, et des articles de presse.  &#xA;Être un groupe inclusif qui inclue de la même manière toutes les personnes quels que soient leurs capital(s) : culturel, économique et social, ou leurs privilèges (ou absence de privilèges).  &#xA;&#xA;Des attentions pour ne pas reproduire les inégalités de la société &#xA;On met en place une cagnotte solidaire ou de l&#39;hébergement militant pour permettre aux personnes qui n&#39;ont pas beaucoup de ressources financières de participer à nos évènements. &#xA;&#xA;On réfléchit à des solutions de garde (pour le moment ça n&#39;est pas très effectif) pour permettre aux parents isolé·es de venir aux évènements militants. &#xA;&#xA;Un manque d&#39;attention qui peut exclure doucement&#xA;Récemment, nous avons échangé une quinzaine de messages montrant nos lectures toutes plus intellos les unes que les autres sur le fil discussion de notre groupe militant. &#xA;&#xA;Il y avait : &#xA;&#xA;Des personnes qui montrent leurs lectures du moment avec des photos de couvertures de livres, tous un peu intellos. &#xA;Des personnes qui commentent en disant qu&#39;elles en ont lu certains (j&#39;en fais partie) &#xA;Et surement beaucoup de personnes qui n&#39;ont pas participé. &#xA;&#xA;J&#39;ai vécu la même chose sur le canal discussion d&#39;un slack professionnel. &#xA;&#xA;Norme sociale &#xA;J&#39;ai l&#39;impression que ce type d&#39;échange donne  l&#39;impression que la norme sociale de ce groupe (= ce qui se fait) c&#39;est de lire des gros livres intellos. Implicitement, ça dit que c&#39;est un comportement qui permet d&#39;appartenir davantage au groupe. Et on peut se sentir illégitime quand on n&#39;a pas ces pratiques culturelles. &#xA;&#xA;Boy&#39;s club &#xA;Un peu comme dans l&#39;article de Jo Freeman que j&#39;avais résumé a href=&#34;https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/lecture-la-tyrannie-de-labsence-de-structures-jo-freeman&#34;ici/a, ce type de pratique renforce la création d&#39;une élite informelle au sein du groupe militant. Les personnes qui partagent les mêmes lectures vont naturellement se sentir plus proches. Ces conversations semi privées vont renforcer des liens d&#39;amitiés qui deviendront peut-être des moyens d&#39;exercer le pouvoir au sein du groupe. &#xA;&#xA;Alors on fait quoi ? &#xA;En même temps que je me posais ces questions, je n&#39;ai pas pu résister à partager la a href=&#34;https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/lectures-des-romans-ecrits-par-des-femmes&#34;liste de livres feel good écrits par des femmes qui m&#39;avait été récemment partagée sur Mastodon/a. Je me suis rassurée en me disant qu&#39;il y avait aussi des livres moins snobs dans cette liste. Mais est-ce que je n&#39;aurais pas du m&#39;abstenir pour éviter de remettre une pièce dans la machine ? &#xA;&#xA;⚠️ La réflexion qui suit concerne les espaces que l&#39;on veut inclusifs, et en particulier les messageries de groupes militants ou professionnels.&#xA;&#xA;Voici quelques pistes auxquelles j&#39;ai pensé, aidée par les conversation avec les copaines de mastodon et de la vraie vie. &#xA;&#xA;Ne pas confondre réseau social, blog, et messagerie de groupe&#xA;Aujourd&#39;hui, les réseaux sociaux servent souvent une mise en scène de nous même. On se montre comme on aimerait qu&#39;on nous voit, et ça peut être en train de lire un gros livre. On fait alors un selfie avec le livre, ou bien une photo de la couverture avec en arrière plan cet endroit trop beau où on a la chance d&#39;être. On instagramme notre quotidien. &#xA;Ça me fait penser à l&#39;épisode sur Instagram du podcast le code a changé où Xavier Delaporte interviewe un de ses copains qui poste des selfies sur Instagram. &#xA;&#xA;a href=&#34;https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-code-a-change/comment-peut-on-aimer-instagram-avec-philippe-mangeot-8800926&#34;Lien vers l&#39;épisode : comment peut on aimer instagram avec Philippe Mangeot/a. &#xA;&#xA;Mais il n&#39;y a pas que l&#39;aspect narcissique dans nos partages de lectures sur les réseaux sociaux. Il y a aussi un aspect de micro-blogging. On partage nos lectures pour faire découvrir un livre ou pour parler avec des personnes qui ont aussi lu ce livre. C&#39;est sur Mastodon avec le hashtag #VendrediLecture que je trouve un grand nombre d&#39;idées de lecture. Et c&#39;est aussi pour ça que je partage sur ce blog mes notes de lecture. &#xA;&#xA;Mais une messagerie de groupe militant n&#39;est PAS un réseau social à la Instagram ni une plateforme de micro-blogging. Je pense qu&#39;il faut donc éviter les pratiques de ces réseaux et en particulier : &#xA;&#xA;Ne pas faire du name-dropping de livres qu&#39;on a lus, &#xA;Ne pas surenchérir d&#39;un : « Moi aussi je l&#39;ai lu » qui implicitement dit : t&#39;as vu on fait partie du même groupe social !!! &#xA;&#xA;Partager et raconter ce que nos lectures apportent pour les préoccupations du groupe &#xA;&#xA;À l&#39;inverse, il me semble que c&#39;est ok de partager ce qu&#39;on a lu/vu en expliquant ce que ça apporte par rapport aux préoccupations du groupe. &#xA;&#xA;Par exemple de dire qu&#39;on a lu tel roman (au hasard « Paresse pour tous »), qu&#39;on a beaucoup aimé parce que ça dépeint l&#39;arrivée au pouvoir d&#39;un politique comment on en rêve etc. &#xA;Comme ça, la personne qui n&#39;a pas lu le livre, et qui ne le lira pas parce que ça n&#39;est pas trop son truc, gagne quelque chose de notre message. Elle peut faire quelque chose de cette information autre que de juste l&#39;utiliser pour se juger de manière dépréciative (« moi je ne lis pas ») ou au contraire, en se sentant supérieure (« Moi je lis des trucs plus intellos »). &#xA;&#xA;Get a room ! &#xA;Parfois on a très envie de réagir pour discuter avec une personne, et ça devient plus une discussion à 2 qu&#39;une discussion avec le groupe. On peut se demander pourquoi on garde cette discussion publique. Est-ce qu&#39;on veut se donner à voir ayant ce type de discussion ? &#xA;&#xA;Peut-être ce serait aussi simple dans ce cas de passer en privé pour continuer l&#39;échange sans se donner en spectacle. &#xA;&#xA;Interagir avec toustes&#xA;Pour éviter l&#39;effet Boys&#39; club, on peut aussi essayer d&#39;interagir (mettre un pouce, répondre) autant, si ce n&#39;est plus, avec les personnes qui s&#39;expriment peu, ou qui ne font pas partie du boys&#39; club, de la petite élite de ce groupe. &#xA;&#xA;Conclusion&#xA;Je serai très intéressée pour avoir le point de vue de personnes qui lisent peu, ou pas des gros livres intellos parce qu&#39;en vrai, j&#39;ai très peu de certitudes sur ce que serait une bonne pratique inclusive vis à vis du capital culturel dans les espaces militants. &#xA;&#xA;Et pour poursuivre la discussion, on peut se retrouver sur a href=&#34;https://social.sciences.re/@AudeCaussarieu&#34;mastodon/a, comme je ne sais pas activer les commentaires sur ce blog, et que j&#39;ai hâte de vous lire !&#xA;&#xA;Pour aller plus loin&#xA;Sur les conseils des mastonautes, j&#39;ai écouté l&#39;épisode a href=&#34;https://www.arteradio.com/son/chacun-son-beauf&#34;« Chacun son beauf » /adu podcast « Vivons heureux avant la fin du monde » et je l&#39;ai trouvé éclairant. Je trouve qu&#39;il justifie vraiment qu&#39;on travaille dans nos espaces militants sur comment être moins méprisant culturellement. &#xA;&#xA;#Lecture #Societe ]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Soci%C3%A9t%C3%A9" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Société</span></a>
<em>Tu lis quoi cet été, toi ? Récemment, sur l&#39;application messagerie d&#39;un groupe militant, on a commencé à s&#39;échanger nos lectures de l&#39;été. Alors que je me réjouissais de toutes ces idées de lectures, en même temps que je me désolais de ce que je n&#39;aurais jamais le temps de tout lire, je me suis demandée si cette pratique n&#39;était pas excluante...</em>
</p>

<h2 id="hiérarchie-des-genres" id="hiérarchie-des-genres">Hiérarchie des genres</h2>

<p>Ado, je lisais tout. Je m&#39;ennuyais chez mon père, chez ma grand-mère, au collège, donc je lisais tout ce que je trouvais.</p>

<p>Jeune adulte, j&#39;ai eu ma période romans de gare, que je lisais surtout dans le train et dans les transports.</p>

<p>Je lis encore quelques romans l&#39;été. Je veux que ça soit de très bons romans. Pas un roman policier de gare, ou plein de bons sentiments ou de SF. Nan, je veux de la littérature, des classiques, ou des romans modernes. Et puis si possible, en version originale quand c&#39;est en anglais.</p>

<p>Je me suis rapidement rendue compte que je classais les genres littéraires. Tout en haut, l&#39;essai philosophique à la « Le mythe de Sisyphe » de Camus que je me rappelle essayer de lire en prépa (sans grand succès). Tout en bas, la romance, les livres fleur-bleu, ou les livres guimauves comme « L&#39;alchimiste » de Paulo Coelho. Au milieu, les romans policier bien travaillés, comme « Le nom de la rose » d&#39;Umberto Eco ; ou les grands classiques comme Zola, Zweig ou Herman Hesse.</p>

<p>Je fais donc partie des gens qui jugent fort les livres. Avant, je me faisais un avis en 30 secondes sur les gens en regardant leur bibliothèque ou leurs lectures. Maintenant je crois que j&#39;enregistre juste l&#39;information des lectures que cette personne aime sans l&#39;utiliser pour nous classer sur une sorte d&#39;échelle sociale.</p>

<p>Récemment, j&#39;ai organisé une causerie féministe chez moi. Mon but était de faire se parler des femmes de milieux sociologiques différents. On a préparé cet échange avec une copine et j&#39;ai proposé qu&#39;à un moment chacune puisse recommander une lecture. Et ma copine m&#39;a fait remarquer à juste titre que c&#39;était une super mauvaise idée. Ça risquait de mettre mal à l&#39;aise celles qui n&#39;auraient pas eu un livre intello, ou juste un livre tout court, à recommander. Elle me rappelait à quel point <strong>nos lectures sont un marqueur social</strong>.</p>

<h2 id="bavardages-culturels" id="bavardages-culturels">Bavardages culturels</h2>

<p>Quand je suis arrivée à l&#39;ENS, je me sentais <em>pas du bon milieu</em> quand mes camarades discutaient d&#39;opéra et de musique classique (je ne connais que Carmina Burana), savaient tous skier, et avaient tous des références en politique. Ça a participé à mon sentiment de ne pas être à la bonne place et à mon mal-être à cette période, et je suis sure qu&#39;essayant d&#39;être à la hauteur, j&#39;étalais comme de la confiture ce que j&#39;avais de capital culturel et mettait mal à l&#39;aise d&#39;autres personnes.</p>

<p>Mais je me sentais aussi un peu exclue quand j&#39;avais 20 ans et que ma bande de copains d&#39;alors passait des heures à bavarder sur les dessins animés qu&#39;ils avaient vu enfants. Moi je n&#39;avais pas eu la TV et donc je ne connaissais rien. Ma petite cousine fille de bourgeois sans TV achetait avec son argent de poche Télé 7 jours pour avoir les résumés des séries à la mode et pouvoir discuter avec les copines à la récré.</p>

<p>J&#39;ai donc l&#39;impression que ces <strong>discussions sur nos pratiques culturelles fondent l&#39;identité d&#39;un groupe</strong> en excluant celleux qui sont différent·es, et en rapprochant celleux qui se ressemblent.</p>

<p><strong>Pour un groupe d&#39;ami·es, dans une famille c&#39;est surement normal</strong>. On se rapproche (je crois) des gens qui nous ressemblent, et on renforce une culture commune. On pourrait discuter du sentiment d&#39;illégitimité que ça crée pour les personnes qui arrivent dans le groupe (par exemple les conjoint·es), du renforcement des différences entre groupes sociaux, mais ça n&#39;est pas l&#39;objet de cet article.</p>

<h2 id="dans-un-groupe-qui-ne-se-base-pas-sur-les-affinités" id="dans-un-groupe-qui-ne-se-base-pas-sur-les-affinités">Dans un groupe qui ne se base pas sur les affinités</h2>

<p>J&#39;en arrive à mon interrogation du moment. Je distingue le groupe d&#39;ami·es du lieu que l&#39;on construit <strong>pour qu&#39;il soit accueillant pour des personnes différentes de nous</strong>.</p>

<p>Par exemple, <strong>dans un groupe militant</strong>, on veut à la fois :</p>
<ul><li><strong>Partager</strong> ce qui nous fait grandir et progresser, et donc des livres, des reportages, et des articles de presse.<br></li>
<li><strong>Être un groupe inclusif</strong> qui inclue de la même manière toutes les personnes quels que soient leurs capital(s) : culturel, économique et social, ou leurs privilèges (ou absence de privilèges).<br></li></ul>

<h3 id="des-attentions-pour-ne-pas-reproduire-les-inégalités-de-la-société" id="des-attentions-pour-ne-pas-reproduire-les-inégalités-de-la-société">Des attentions pour ne pas reproduire les inégalités de la société</h3>

<p>On met en place une cagnotte solidaire ou de l&#39;hébergement militant pour permettre aux personnes qui n&#39;ont pas beaucoup de <strong>ressources financières</strong> de participer à nos évènements.</p>

<p>On réfléchit à <strong>des solutions de garde</strong> (pour le moment ça n&#39;est pas très effectif) pour <strong>permettre aux parents isolé·es de venir aux évènements militants</strong>.</p>

<h2 id="un-manque-d-attention-qui-peut-exclure-doucement" id="un-manque-d-attention-qui-peut-exclure-doucement">Un manque d&#39;attention qui peut exclure doucement</h2>

<p>Récemment, nous avons échangé une quinzaine de messages montrant nos lectures toutes plus intellos les unes que les autres sur le fil discussion de notre <strong>groupe militant</strong>.</p>

<p>Il y avait :</p>
<ul><li>Des personnes qui montrent leurs <em>lectures du moment</em> avec des photos de couvertures de livres, tous un peu intellos.</li>
<li>Des personnes qui commentent en disant qu&#39;elles en ont lu certains (j&#39;en fais partie)</li>
<li>Et surement beaucoup de personnes qui n&#39;ont pas participé.</li></ul>

<p>J&#39;ai vécu la même chose sur le canal discussion d&#39;un slack professionnel.</p>

<h3 id="norme-sociale" id="norme-sociale">Norme sociale</h3>

<p>J&#39;ai l&#39;impression que ce type d&#39;échange donne  l&#39;impression que la <strong>norme sociale de ce groupe</strong> (= ce qui se fait) c&#39;est de lire des gros livres intellos. Implicitement, ça dit que c&#39;est un comportement qui permet d&#39;appartenir davantage au groupe. Et on peut se sentir illégitime quand on n&#39;a pas ces pratiques culturelles.</p>

<h3 id="boy-s-club" id="boy-s-club">Boy&#39;s club</h3>

<p>Un peu comme dans l&#39;article de Jo Freeman que j&#39;avais résumé <a href="https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/lecture-la-tyrannie-de-labsence-de-structures-jo-freeman" rel="nofollow">ici</a>, ce type de pratique renforce la création d&#39;une élite informelle au sein du groupe militant. Les personnes qui partagent les mêmes lectures vont naturellement se sentir plus proches. Ces conversations semi privées vont renforcer des liens d&#39;amitiés qui deviendront peut-être des moyens d&#39;exercer le pouvoir au sein du groupe.</p>

<h2 id="alors-on-fait-quoi" id="alors-on-fait-quoi">Alors on fait quoi ?</h2>

<p>En même temps que je me posais ces questions, je n&#39;ai pas pu résister à partager la <a href="https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/lectures-des-romans-ecrits-par-des-femmes" rel="nofollow">liste de livres feel good écrits par des femmes qui m&#39;avait été récemment partagée sur Mastodon</a>. Je me suis rassurée en me disant qu&#39;il y avait aussi des livres moins snobs dans cette liste. Mais est-ce que je n&#39;aurais pas du m&#39;abstenir pour éviter de remettre une pièce dans la machine ?</p>

<p>⚠️ <em>La réflexion qui suit concerne les espaces que l&#39;on veut inclusifs, et en particulier les messageries de groupes militants ou professionnels.</em></p>

<p>Voici quelques pistes auxquelles j&#39;ai pensé, aidée par les conversation avec les copaines de mastodon et de la vraie vie.</p>

<h3 id="ne-pas-confondre-réseau-social-blog-et-messagerie-de-groupe" id="ne-pas-confondre-réseau-social-blog-et-messagerie-de-groupe">Ne pas confondre réseau social, blog, et messagerie de groupe</h3>

<p>Aujourd&#39;hui, les réseaux sociaux servent souvent <strong>une mise en scène de nous même</strong>. On se montre comme on aimerait qu&#39;on nous voit, et ça peut être en train de lire un gros livre. On fait alors un selfie avec le livre, ou bien une photo de la couverture avec en arrière plan cet endroit trop beau où on a la chance d&#39;être. On instagramme notre quotidien.
Ça me fait penser à l&#39;épisode sur Instagram du podcast <em>le code a changé</em> où Xavier Delaporte interviewe un de ses copains qui poste des selfies sur Instagram.</p>
<ul><li><a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-code-a-change/comment-peut-on-aimer-instagram-avec-philippe-mangeot-8800926" rel="nofollow">Lien vers l&#39;épisode : comment peut on aimer instagram avec Philippe Mangeot</a>.</li></ul>

<p>Mais il n&#39;y a pas que l&#39;aspect narcissique dans nos partages de lectures sur les réseaux sociaux. Il y a aussi un aspect de <strong>micro-blogging</strong>. On partage nos lectures pour faire découvrir un livre ou pour parler avec des personnes qui ont aussi lu ce livre. C&#39;est sur Mastodon avec le hashtag <a href="/depuis-les-gorces/tag:VendrediLecture" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">VendrediLecture</span></a> que je trouve un grand nombre d&#39;idées de lecture. Et c&#39;est aussi pour ça que je partage sur ce blog mes notes de lecture.</p>

<p>Mais <strong>une messagerie de groupe militant n&#39;est PAS un réseau social à la Instagram ni une plateforme de micro-blogging</strong>. Je pense qu&#39;il faut donc éviter les pratiques de ces réseaux et en particulier :</p>
<ul><li>Ne pas faire du name-dropping de livres qu&#39;on a lus,</li>
<li>Ne pas surenchérir d&#39;un : « Moi aussi je l&#39;ai lu » qui implicitement dit : t&#39;as vu on fait partie du même groupe social !!!</li></ul>

<h3 id="partager-et-raconter-ce-que-nos-lectures-apportent-pour-les-préoccupations-du-groupe" id="partager-et-raconter-ce-que-nos-lectures-apportent-pour-les-préoccupations-du-groupe">Partager et raconter ce que nos lectures apportent pour les préoccupations du groupe</h3>

<p>À l&#39;inverse, il me semble que c&#39;est <strong>ok de partager ce qu&#39;on a lu/vu en expliquant ce que ça apporte par rapport aux préoccupations du groupe</strong>.</p>

<p>Par exemple de dire qu&#39;on a lu tel roman (au hasard « Paresse pour tous »), qu&#39;on a beaucoup aimé parce que ça dépeint l&#39;arrivée au pouvoir d&#39;un politique comment on en rêve etc.
Comme ça, la personne qui n&#39;a pas lu le livre, et qui ne le lira pas parce que ça n&#39;est pas trop son truc, gagne quelque chose de notre message. Elle peut faire quelque chose de cette information autre que de juste l&#39;utiliser pour se juger de manière dépréciative (« moi je ne lis pas ») ou au contraire, en se sentant supérieure (« Moi je lis des trucs plus intellos »).</p>

<h3 id="get-a-room" id="get-a-room">Get a room !</h3>

<p>Parfois on a très envie de réagir pour discuter avec une personne, et ça devient plus une discussion à 2 qu&#39;une discussion avec le groupe. On peut se demander pourquoi on garde cette discussion publique. Est-ce qu&#39;on veut se donner à voir ayant ce type de discussion ?</p>

<p>Peut-être ce serait aussi simple dans ce cas de passer en privé pour continuer l&#39;échange sans se donner <em>en spectacle</em>.</p>

<h3 id="interagir-avec-toustes" id="interagir-avec-toustes">Interagir avec toustes</h3>

<p>Pour éviter l&#39;effet Boys&#39; club, on peut aussi essayer d&#39;interagir (mettre un pouce, répondre) autant, si ce n&#39;est plus, avec les personnes qui s&#39;expriment peu, ou qui ne font pas partie du boys&#39; club, de la petite élite de ce groupe.</p>

<h2 id="conclusion" id="conclusion">Conclusion</h2>

<p>Je serai très intéressée pour avoir le point de vue de personnes qui lisent peu, ou pas des gros livres intellos parce qu&#39;en vrai, j&#39;ai très peu de certitudes sur ce que serait une bonne pratique inclusive vis à vis du capital culturel dans les espaces militants.</p>

<p>Et pour poursuivre la discussion, on peut se retrouver sur <a href="https://social.sciences.re/@AudeCaussarieu" rel="nofollow">mastodon</a>, comme je ne sais pas activer les commentaires sur ce blog, et que j&#39;ai hâte de vous lire !</p>

<h2 id="pour-aller-plus-loin" id="pour-aller-plus-loin">Pour aller plus loin</h2>

<p>Sur les conseils des mastonautes, j&#39;ai écouté l&#39;épisode <a href="https://www.arteradio.com/son/chacun-son-beauf" rel="nofollow">« Chacun son beauf » </a>du podcast « Vivons heureux avant la fin du monde » et je l&#39;ai trouvé éclairant. Je trouve qu&#39;il justifie vraiment qu&#39;on travaille dans nos espaces militants sur comment être moins méprisant culturellement.</p>

<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Lecture" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Lecture</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Societe" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Societe</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/tu-lis-quoi-cet-ete-toi</guid>
      <pubDate>Wed, 06 Aug 2025 18:14:53 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Grossophobie</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/grossophobie</link>
      <description>&lt;![CDATA[#Société #Psycho&#xA;Je suis née dans une famille grossophobe dans une société grossophobe. Je ne suis pas grosse aux yeux de la société, mais je vis, comme la majorité des femmes, avec cette culpabilité de ne pas être assez mince. Et avec l&#39;injonction contradictoire dans ma famille d&#39;intellos qu&#39;il ne faudrait pas accorder d&#39;importance au physique, car ça n&#39;est pas ce qui compte.&#xA;&#xA;Depuis 20 ans, j&#39;ai compris beaucoup de choses, et récemment encore plus. Maintenant, j&#39;ai envie de partager ! &#xA;!--more--&#xA;J&#39;ai découvert la grossophobie&#xA;J&#39;ai pris conscience de ce jugement sur le poids de toustes, enfin surtout des femmes vers 25 - 30 ans, grâce à Twitter. J&#39;y suivais des comptes de femmes grosses qui racontaient leurs vies, et j&#39;ai progressivement ouvert les yeux et compris des trucs. &#xA;&#xA;Je me rappelle lire de nombreux témoignages de femmes découvrant les albums photos de leur enfance, à une époque où on leur reprochait déjà leur poids (médecin et/ou famille), alors qu&#39;elles n&#39;étaient pas du tout grosses. Elles partageaient leurs photos. Elles étaient peut être juste un tout petit peu plus rondes, peut-être avec des bonnes joues, mais franchement, pas grosses. Mais l&#39;angoisse familiale et médicale qu&#39;elles deviennent grosses leur étaient déjà tombé dessus, avec les injonctions à faire attention. Et j&#39;ai compris que souvent c&#39;était ce contexte, cette attention permanente portée au poids qui transforme un je ne sais quoi de l&#39;adolescence en trouble du comportement alimentaire. &#xA;&#xA;Je me rappelle découvrir les conséquences sur leurs vies de la grossophobie. Comment les médecins les soignent moins bien puisque de toutes façons, tous leurs problèmes doivent être liés à leur poids (spoiler : il y a beaucoup trop d&#39;histoires d&#39;erreurs médicales associées à leurs histoires). Comment les gens de la rue, leurs « ami·es » se permettent des commentaires et des conseils sur leurs poids et sur leurs habitudes alimentaires. Ces médecins qui conseillent à des femmes grosses d&#39;arrêter d&#39;aller au fast-food, sans savoir que ces femmes n&#39;y vont jamais. J&#39;ai découvert que nombre de ces femmes essayaient de ne jamais manger en public pour moins se sentir jugées. &#xA;&#xA;Et enfin, j&#39;ai découvert qu&#39;une remarque qui me semblait anodine à moi, femme mince née dans une famille et une société grossophobe, était en fait violente et débile. C&#39;est le compliment : « oh tu as perdu du poids, ça te va bien » et toutes les autres remarques sur la perte de poids. On veut faire plaisir, et on ramène l&#39;autre à son poids, en lui signalant que dans notre société il y a un bon poids, et un mauvais. On le félicite peut-être pour un régime qui a de grandes chances de terminer avec un effet rebond et que la personne reprenne davantage de poids, et soit tentée de recommencer un régime encore plus drastique, qui fera un rebond encore plus haut. Et c&#39;est comme ça qu&#39;on passe de joues rondes à une obésité forte. Et puis surtout, une perte de poids c&#39;est souvent associé à du mal-être ou à une maladie. J&#39;ai en tête cette personne qui a perdu du poids, s&#39;en est réjouie. Comme par chance elle n&#39;était pas obèse au départ, son médecin a demandé un check-up santé. Elle avait déclenché du diabète et sa santé était en danger. J&#39;ai lu plusieurs témoignages de femmes qui avaient été complimentées sur leur prise de poids alors que c&#39;était lié à de la maladie ou à de la dépression. &#xA;&#xA;Un super reportage sur Arte&#xA;Je me rappelle qu&#39;on m&#39;avait conseillé sur Twitter (à l&#39;époque où ça n&#39;était pas un empire nazi) un documentaire qui avait beaucoup bousculé mes convictions.  Il était en accès libre à l&#39;époque, aujourd&#39;hui il est disponible en VOD. &#xA;&#xA;a href=&#34;https://boutique.arte.tv/detail/onachevebienlesgros?srsltid=AfmBOopyvWK0cdbB2--n-Ea72A0yQrwGF2bGs63LrHXuDsYMBvH8uQhX&#34; Lien vers le documentaire « On achève bien les gros »/a&#xA;&#xA;iframe width=&#34;560&#34; height=&#34;315&#34; src=&#34;https://www.youtube.com/embed/GaH2ZhRigg?si=zlIvQPT1kz8zFc1&#34; title=&#34;YouTube video player&#34; frameborder=&#34;0&#34; allow=&#34;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#34; referrerpolicy=&#34;strict-origin-when-cross-origin&#34; allowfullscreen/iframe&#xA;&#xA;Je me rappelle avoir compris avec ce documentaire que le surpoids c&#39;est bien plus compliqué que « juste une mauvaise alimentation de quelqu&#39;une qui ne fait pas attention » comme la société, ma famille, me l&#39;avait fait croire. &#xA;&#xA;Après ce documentaire, j&#39;ai essayé de faire très attention pour ne plus être grossophobe dans mes actions et dans mes paroles. Et j&#39;ai continué à lire pour être mieux informée. Pour autant, je n&#39;ai pas réussi à diminuer le jugement que j&#39;ai envers moi. &#xA;&#xA;Un roman génial &#xA;10 ans plus tard, c&#39;est sur Mastodon que je découvre une recommandation de lecture en lien avec la grossophobie : a href=&#34;https://markarayner.com/the-fatness/&#34;« The Fatness&amp;nbsp;»/a. Je suivais depuis un certain temps son auteur a href=&#34;https://mas.to/@markarayner&#34;Mark A Rayner/a, et je recherchais une lecture d&#39;été. J&#39;ai dévoré le livre qui est un roman très bien ficelé et plutôt drôle alors qu&#39;il présente une dystopie terriblement réaliste. &#xA;&#xA;img src=&#34;https://markarayner.com/wp-content/uploads/2017/08/thefatness-frontonly2-395x600.jpg&#34;&#xA;&#xA;J&#39;ai adoré cette lecture. D&#39;abord parce qu&#39;elle m&#39;a vraiment distraite, j&#39;ai vraiment accroché à l&#39;histoire. Ensuite parce qu&#39;elle montre bien l&#39;absurde et la violence de la petite grossophobie ordinaire de nos sociétés. Si on va au bout du raisonnement, le monde que l&#39;on encourage est atroce. Enfin, parce que j&#39;ai appris plein de choses sur l&#39;aspect scientifique de l&#39;obésité : comment on devient obèse, comment les régimes fonctionnent (mal), l&#39;importance du sommeil et du stress, ... &#xA;&#xA;Mon seul regret : que ce livre ne soit pas disponible en français pour le recommander et l&#39;offrir en grand nombre ! &#xA;&#xA;Après la lecture de ce livre, j&#39;ai passé un cap. J&#39;ai décidé de ne plus laisser passer de paroles grossophobes autour de moi. &#xA;J&#39;étais récemment au bar avec une femme d&#39;un cinquantaine d&#39;année et une étudiante qu&#39;elle encadre. On parle de l&#39;été, et je fais une blague sur le fait qu&#39;il faudra manger, au moins des cacahuètes. La chercheuse, sur le ton du second degré, répond : « Oh bah non, on veut quand même pas que XXX prenne du poids cet été ». Avant la lecture de The Fatness, ça m&#39;aurait agacée, mais je n&#39;aurais rien répondu. Là j&#39;ai dit que c&#39;était une remarque grossophobe et que le poids de XXX ne nous regardait pas. Qu&#39;on n&#39;avait pas à avoir de jugement. Elle a été totalement surprise, et m&#39;a sincèrement dit qu&#39;elle ne croyait pas que je pouvais penser ce que je disais. Que ça ne serait pas un problème si XXX prenait du poids. Et là, elle a dit quelque chose qui m&#39;a vraiment choquée : « Est-ce que tu connais une chercheuse dans notre domaine qui soit grosse ? ». J&#39;ai rigolé en demandant si c&#39;était un des critères obscurs de sélection dans les comités ? Elle a dit « heureusement non »... Mais bon, après quelques échanges la conversation s&#39;est arrêtée et l&#39;étudiante m&#39;a remerciée d&#39;être intervenue. &#xA;&#xA;Un podcast sympa &#xA;Et je termine ce billet de blog par un podcast que m&#39;a recommandé récemment une amie sur un forum (oui, ma socialisation est majoritairement numérique 😆) : &#xA;&#xA;Vivons heureux avant la fin du monde, épisode : a href=&#34;https://www.arteradio.com/son/mince-une-injonction&#34;« Mince une injonction » /a&#xA;&#xA;Dans ce podcast, Delphine Saltel démarre sur sa fille de 12 ans qui se trouve déjà trop grosse pour nous emmener dans une réflexion sur les injonctions à la maigreur de notre société. &#xA;&#xA;Elle interroge des chercheurs et des chercheuses, et nous fait comprendre un peu mieux les mécanismes psychologiques qui font qu&#39;on entend cette injonction... Avec cet épisode, on est un tout petit peu plus du côté des solutions que dans mes précédentes recommandations. Par exemple, à l&#39;échelle de la société, ça serait pas mal aidant qu&#39;on arrête de valoriser les maigres dans les publicités, dans les concours de miss et dans toutes les séries TV. Donnons tous les rôles aux gros, et pas juste le moche et méchant quand c&#39;est un homme et la grosse rigolotte et sympa quand c&#39;est une femme. &#xA;&#xA;Je faisais déjà un peu attention à la représentativité des personnes dans les visuels quand j&#39;en commandais pour des elearning, mais il va falloir que j&#39;y fasse encore plus attention. Je pense par exemple à une affiche faite pour les écolos (pas par moi) où on voyait une famille modèle toute mince. &#xA;&#xA;Conclusion&#xA;J&#39;écris sur un sujet qui me touche, mais où je suis plutôt du côté des oppresseurs étant une femme plutôt mince. J&#39;espère avoir réussi à ne pas être contre-productive dans cet écrit, en ne parlant pas à la place des personnes concernées en ramenant la couverture à moi 🫣. Je suis preneuse de tout feedback, ainsi que d&#39;autres références à partager, et des voix à faire entendre. &#xA;&#xA;Et pour poursuivre la discussion, on peut se retrouver sous ce a href=&#34;https://social.sciences.re/@AudeCaussarieu/114958019044080313&#34; fil sur mastodon /a comme je ne sais pas activer les commentaires sur ce blog, et que j&#39;ai hâte de vous lire ! &#xA;&#xA;#VendrediLecture #Grossophobie &#xA;Societe]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Soci%C3%A9t%C3%A9" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Société</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Psycho" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Psycho</span></a>
<em>Je suis née dans une famille grossophobe dans une société grossophobe. Je ne suis pas grosse aux yeux de la société, mais je vis, comme la majorité des femmes, avec cette culpabilité de ne pas être assez mince. Et avec l&#39;injonction contradictoire dans ma famille d&#39;intellos qu&#39;il ne faudrait pas accorder d&#39;importance au physique, car ça n&#39;est pas ce qui compte.</em></p>

<p><em>Depuis 20 ans, j&#39;ai compris beaucoup de choses, et récemment encore plus. Maintenant, j&#39;ai envie de partager !</em>
</p>

<h2 id="j-ai-découvert-la-grossophobie" id="j-ai-découvert-la-grossophobie">J&#39;ai découvert la grossophobie</h2>

<p>J&#39;ai pris conscience de ce jugement sur le poids de toustes, enfin surtout des femmes vers 25 – 30 ans, grâce à Twitter. J&#39;y suivais des comptes de femmes grosses qui racontaient leurs vies, et j&#39;ai progressivement ouvert les yeux et compris des trucs.</p>

<p>Je me rappelle lire de nombreux témoignages de femmes découvrant les albums photos de leur enfance, à une époque où on leur reprochait déjà leur poids (médecin et/ou famille), alors qu&#39;elles n&#39;étaient pas du tout grosses. Elles partageaient leurs photos. Elles étaient peut être juste un tout petit peu plus rondes, peut-être avec des bonnes joues, mais franchement, pas grosses. Mais l&#39;angoisse familiale et médicale qu&#39;elles deviennent grosses leur étaient déjà tombé dessus, avec les injonctions à faire attention. Et j&#39;ai compris que souvent c&#39;était ce contexte, <strong>cette attention permanente portée au poids qui transforme un je ne sais quoi de l&#39;adolescence en trouble du comportement alimentaire</strong>.</p>

<p>Je me rappelle découvrir les <strong>conséquences sur leurs vies</strong> de la grossophobie. Comment les médecins les soignent moins bien puisque de toutes façons, tous leurs problèmes doivent être liés à leur poids (spoiler : il y a <em>beaucoup trop</em> d&#39;histoires d&#39;erreurs médicales associées à leurs histoires). Comment les gens de la rue, leurs « ami·es » se permettent des commentaires et des conseils sur leurs poids et sur leurs habitudes alimentaires. Ces médecins qui conseillent à des femmes grosses d&#39;arrêter d&#39;aller au fast-food, sans savoir que ces femmes n&#39;y vont jamais. J&#39;ai découvert que nombre de ces femmes essayaient de ne jamais manger en public pour moins se sentir jugées.</p>

<p>Et enfin, j&#39;ai découvert qu&#39;une remarque qui me semblait anodine à moi, femme mince née dans une famille et une société grossophobe, était en fait violente et débile. C&#39;est le compliment : « <em>oh tu as perdu du poids, ça te va bien</em> » et toutes les autres remarques sur la perte de poids. On veut faire plaisir, et on ramène l&#39;autre à son poids, en lui signalant que dans notre société il y a un bon poids, et un mauvais. On le félicite peut-être pour un régime qui a de grandes chances de terminer avec un effet rebond et que la personne reprenne davantage de poids, et soit tentée de recommencer un régime encore plus drastique, qui fera un rebond encore plus haut. Et c&#39;est comme ça qu&#39;on passe de joues rondes à une obésité forte. Et puis surtout, <strong>une perte de poids c&#39;est souvent associé à du mal-être ou à une maladie</strong>. J&#39;ai en tête cette personne qui a perdu du poids, s&#39;en est réjouie. Comme par chance elle n&#39;était pas obèse au départ, son médecin a demandé un check-up santé. Elle avait déclenché du diabète et sa santé était en danger. J&#39;ai lu plusieurs témoignages de femmes qui avaient été complimentées sur leur prise de poids alors que c&#39;était lié à de la maladie ou à de la dépression.</p>

<h2 id="un-super-reportage-sur-arte" id="un-super-reportage-sur-arte">Un super reportage sur Arte</h2>

<p>Je me rappelle qu&#39;on m&#39;avait conseillé sur Twitter (à l&#39;époque où ça n&#39;était pas un empire nazi) un documentaire qui avait beaucoup bousculé mes convictions.  Il était en accès libre à l&#39;époque, aujourd&#39;hui il est disponible en VOD.</p>
<ul><li><a href="https://boutique.arte.tv/detail/on_acheve_bien_les_gros?srsltid=AfmBOopyvWK0cdbB2--n-Ea72A0yQrwGF2bGs63LrHXuDsYMBvH8uQhX" rel="nofollow"> Lien vers le documentaire « On achève bien les gros »</a></li></ul>

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/GaH_2ZhRigg?si=zlIvQPT1kz_8zFc1" title="YouTube video player" frameborder="0" allowfullscreen=""></iframe>

<p>Je me rappelle avoir compris avec ce documentaire que le surpoids c&#39;est bien plus compliqué que « <em>juste une mauvaise alimentation de quelqu&#39;une qui ne fait pas attention</em> » comme la société, ma famille, me l&#39;avait fait croire.</p>

<p>Après ce documentaire, j&#39;ai essayé de faire <em>très</em> attention pour ne plus être grossophobe dans mes actions et dans mes paroles. Et j&#39;ai continué à lire pour être mieux informée. Pour autant, je n&#39;ai pas réussi à diminuer le jugement que j&#39;ai envers moi.</p>

<h2 id="un-roman-génial" id="un-roman-génial">Un roman génial</h2>

<p>10 ans plus tard, c&#39;est sur Mastodon que je découvre une recommandation de lecture en lien avec la grossophobie : <a href="https://markarayner.com/the-fatness/" rel="nofollow">« The Fatness »</a>. Je suivais depuis un certain temps son auteur <a href="https://mas.to/@markarayner" rel="nofollow">Mark A Rayner</a>, et je recherchais une lecture d&#39;été. J&#39;ai dévoré le livre qui est un roman très bien ficelé et plutôt drôle alors qu&#39;il présente une dystopie terriblement réaliste.</p>

<p><img src="https://markarayner.com/wp-content/uploads/2017/08/thefatness-frontonly2-395x600.jpg"></p>

<p>J&#39;ai adoré cette lecture. D&#39;abord parce qu&#39;elle m&#39;a vraiment distraite, j&#39;ai vraiment accroché à l&#39;histoire. Ensuite parce qu&#39;elle montre bien l&#39;absurde et la violence de la petite grossophobie ordinaire de nos sociétés. Si on va au bout du raisonnement, le monde que l&#39;on encourage est atroce. Enfin, parce que j&#39;ai appris plein de choses sur l&#39;aspect scientifique de l&#39;obésité : comment on devient obèse, comment les régimes fonctionnent (mal), l&#39;importance du sommeil et du stress, ...</p>

<p>Mon seul regret : que ce livre ne soit pas disponible en français pour le recommander et l&#39;offrir en grand nombre !</p>

<p>Après la lecture de ce livre, j&#39;ai passé un cap. J&#39;ai décidé de ne plus laisser passer de paroles grossophobes autour de moi.
J&#39;étais récemment au bar avec une femme d&#39;un cinquantaine d&#39;année et une étudiante qu&#39;elle encadre. On parle de l&#39;été, et je fais une blague sur le fait qu&#39;il faudra manger, au moins des cacahuètes. La chercheuse, sur le ton du second degré, répond : « <em>Oh bah non, on veut quand même pas que XXX prenne du poids cet été</em> ». Avant la lecture de The Fatness, ça m&#39;aurait agacée, mais je n&#39;aurais rien répondu. Là j&#39;ai dit que c&#39;était une remarque grossophobe et que le poids de XXX ne nous regardait pas. Qu&#39;on n&#39;avait pas à avoir de jugement. Elle a été totalement surprise, et m&#39;a sincèrement dit qu&#39;elle ne croyait pas que je pouvais penser ce que je disais. Que ça ne serait pas un problème si XXX prenait du poids. Et là, elle a dit quelque chose qui m&#39;a vraiment choquée : « Est-ce que tu connais une chercheuse dans notre domaine qui soit grosse ? ». J&#39;ai rigolé en demandant si c&#39;était un des critères obscurs de sélection dans les comités ? Elle a dit « <em>heureusement non</em> »... Mais bon, après quelques échanges la conversation s&#39;est arrêtée et l&#39;étudiante m&#39;a remerciée d&#39;être intervenue.</p>

<h2 id="un-podcast-sympa" id="un-podcast-sympa">Un podcast sympa</h2>

<p>Et je termine ce billet de blog par un podcast que m&#39;a recommandé récemment une amie sur un forum (oui, ma socialisation est majoritairement numérique 😆) :</p>
<ul><li>Vivons heureux avant la fin du monde, épisode : <a href="https://www.arteradio.com/son/mince-une-injonction" rel="nofollow">« Mince une injonction » </a></li></ul>

<p>Dans ce podcast, Delphine Saltel démarre sur sa fille de 12 ans qui se trouve déjà trop grosse pour nous emmener dans une réflexion sur les injonctions à la maigreur de notre société.</p>

<p>Elle interroge des chercheurs et des chercheuses, et nous fait comprendre un peu mieux les mécanismes psychologiques qui font qu&#39;on entend cette injonction... Avec cet épisode, on est un tout petit peu plus du côté des solutions que dans mes précédentes recommandations. Par exemple, à l&#39;échelle de la société, ça serait pas mal aidant qu&#39;on arrête de valoriser les maigres dans les publicités, dans les concours de miss et dans toutes les séries TV. Donnons tous les rôles aux gros, et pas juste le moche et méchant quand c&#39;est un homme et la grosse rigolotte et sympa quand c&#39;est une femme.</p>

<p>Je faisais déjà un peu attention à la représentativité des personnes dans les visuels quand j&#39;en commandais pour des elearning, mais il va falloir que j&#39;y fasse encore plus attention. Je pense par exemple à une affiche faite pour les écolos (pas par moi) où on voyait une famille modèle toute mince.</p>

<h3 id="conclusion" id="conclusion">Conclusion</h3>

<p>J&#39;écris sur un sujet qui me touche, mais où je suis plutôt du côté des oppresseurs étant une femme plutôt mince. J&#39;espère avoir réussi à ne pas être contre-productive dans cet écrit, en ne parlant pas à la place des personnes concernées en ramenant la couverture à moi 🫣. Je suis preneuse de tout feedback, ainsi que d&#39;autres références à partager, et des voix à faire entendre.</p>

<p>Et pour poursuivre la discussion, on peut se retrouver sous ce <a href="https://social.sciences.re/@AudeCaussarieu/114958019044080313" rel="nofollow"> fil sur mastodon </a> comme je ne sais pas activer les commentaires sur ce blog, et que j&#39;ai hâte de vous lire !</p>

<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:VendrediLecture" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">VendrediLecture</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Grossophobie" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Grossophobie</span></a>
<a href="/depuis-les-gorces/tag:Societe" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Societe</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/grossophobie</guid>
      <pubDate>Sat, 02 Aug 2025 08:38:28 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>[Lecture] Des romans écrits par des femmes</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/lectures-des-romans-ecrits-par-des-femmes</link>
      <description>&lt;![CDATA[Lecture&#xA;Chaque été, j&#39;essaie de sortir des essais pour lire quelques romans. Comme je ne fréquente plus trop de bibliothèque (c&#39;est mal), j&#39;aime bien demander des recommandations aux copaines de mastodon. Cette année, j&#39;ai eu une tonne de recommandations. Alors je partage !&#xA;!--more-- &#xA;&#xA;Quelques recos de lecture&#xA;J&#39;ai demandé des romans, plutôt écrit par des autrices, et qui plombent pas trop le moral. &#xA;&#xA;Des recos en vrac&#xA;&#xA;Indiana, de George Sand. Ça tombe bien, je n&#39;ai jamais rien lu de Georges Sand. &#xA;Un psaume pour les recyclés sauvages de Becky Chambers.&#xA; « Je l&#39;ai lu dans une période de ma vie assez dure et cela m&#39;as mis du beaume au cœur. Cette oeuvre a résonné avec moi car lae héroîne commence son parcours avec une question que je me posais moi même. C&#39;est un roman court et doux. » nous dit a href=&#34;https://raru.re/@cafou/114793545958709739&#34;Cafou/a. Et plein d&#39;autres mastonautes recommandent cette autrice même si je ne suis pas super adepte de SF. &#xA;Les voyageurs de Becky Chambers, ce coup-ci recommandé par a href=&#34;https://mstdn.fr/@Julie/114793516510504266&#34;@Julie/a&#xA;La Maison de Lou Andreas-Salomé est recommandé par a href=&#34;https://toot.aquilenet.fr/@DoubleArobase/114793817155817241&#34;@Now@n/a.&#xA;Goliarda Sapienza &#xA;La maison mitoyenne de Emily Eden il y a peu. C&#39;est vraiment drôle, et j&#39;imagine que ça se trouve facilement en ebook ; recommandé par a href=&#34;https://piaille.fr/@GeorgiaSoupault/114793525928103455&#34;@GeorgiaSoupault/a&#xA;SCUM manifesto de Valérie Solanas. Pas un roman, mais a priori, ça a bien fait marrer a href=&#34;https://mamot.fr/@Khrys/114793515001324897&#34;@Khrys/a&#xA;Alors c&#39;est bien de clémentine Melois, un livre qui a bien fait marrer a href=&#34;https://mstdn.fr/@Julie/114793561776054772&#34;@Julie/a qui malgré que ça parle de la mort de son père, et que c&#39;est donc quand même pas mal bouleversant reste joyeux et fantasque.&#xA;La formule préférée du professeur de Yôko Ogawa, toujours une reco de a href=&#34;https://mamot.fr/@Khrys/114793592684198696&#34;@Krhys/a&#xA;Rosa candida d&#39;audur ava olafsdottir ; reco a href=&#34;https://mstdn.fr/@Julie/114793516510504266&#34;@Julie/a &#xA;Le mec de la tombe d&#39;à côté de Katarina Mazetti, toujours dans les recos de a href=&#34;https://mstdn.fr/@Julie_/114793516510504266&#34;@Julie/a&#xA;La Maison des Jeux de Claire North. Une reco de  a href=&#34;https://mastodon.xyz/@blaptist/114793538131472821&#34;@Blaptist/a : &#34;c&#39;est une trilogie donc chaque roman fait moins de 200 pages (il y a aussi Sweet Harmony qui est très bien mais qui met un peu le moral dans les chaussettes)&#34;&#xA;Dieu, le temps, les hommes et les anges de Olga Tokarczuk. Une reco de a href=&#34;https://mastodon.social/@Bouvardetpecuchet/114793563204439875&#34;@Bouvardetpecuchet/asuite de petits textes de 2 à trois pages qui suivent tout un village sur 2 siècles, il y a même des passages racontés depuis le point de vue d&#39;un chien ou d&#39;un arbre.&#xA;Eden, de Auður Ava Ólafsdóttir, recommandé par a href=&#34;https://toot.aquilenet.fr/@letime64/114793581241921352&#34;@Timothée C/a&#xA;La Danse des Flamants Roses de l&#39;autrice palestinienne de Montréal (QC) Yara El-Ghadban, une recommandation de a href=&#34;https://ps.s10y.eu/@natacha/114794841265772425&#34;@Natacha/a : Une utopie qui se déroule sur la mer morte parmi les survivants hétéroclites de la maladie du sel, et ceux qui sont nés après l&#39;épidémie. &#xA;Le prieuré de l&#39;oranger de Samantha Shanon, Une reco de a href=&#34;https://piaille.fr/@nholzschuch/114793611750726892&#34;@Nicolas Holzschuch/a : &#34;C&#39;est de la fantasy, il y a des dragons, des épées et des royaumes interdits.&#xA;Un des rares romans à mentionner la différence entre dragon occidental (grandes ailes, méchants) et dragon oriental (corps allongé, gentil).&#34;&#xA;Journal d&#39;un assaSynth de Martha Wells. Une reco de a href=&#34;https://piaille.fr/@nholzschuch/114793613022238564&#34;@Nicolas Holzschuch/a : &#34;c&#39;est de la science fiction mais surtout l&#39;histoire d&#39;un personnage neuro atypique.&#34;&#xA;la biographie de Balzac par Titiou Lecoq. a href=&#34;https://piaille.fr/@Elizabeth/114793656499853617&#34;Elisabeth/a nous dit que ça l&#39;a fait beaucoup rire. Et qui ne veut pas rire l&#39;été ? &#xA;Une époque formidable, toujours de Titiou Lecoq. Ce coup-ci la reco vient de a href=&#34;https://piaille.fr/@RenardDneiges/114793793087820278&#34;Nyafox/a qui recommande aussi : &#xA;Déracinée de Naomi Novik. &#34;J&#39;y ai vraiment trouvé des trucs intéressants, avec de la sororité entre les héroïnes, de la magie originale et une touche de folklore polonais.&#34;. Et comme je disais que bon, moi la magie, les sorciers tout ça c&#39;était pas trop mon truc. Nyafox m&#39;a fait a href=&#34;https://piaille.fr/@RenardDneiges/114793894633560887&#34;un petit cours/a du 101 de la fantasy féministe moderne : &#xA;&#xA;  La fantasy aujourd&#39;hui, grâce à certaines autrices, c&#39;est féministe (Naomi Novik), c’est LGBT et pop culture (Erin Morgenstern avec la Mer sans Etoiles), et l&#39;héroïne n&#39;a pas tjs  17ans (Ursula Vernon avec Nettle and Bones).&#xA;Il y a des contes qui sont chouettes aussi: &#34;Floralinda and the forty flight tower&#34; qui pose la question de ce que va faire la princesse si les princes ne viennent pas la libérer. Tout un monde inconnu du grd public français&#xA;&#xA;Le temps de l&#39;innocence et Sur les rives de l&#39;Hudson de Edith Wharton qui est recommandé par a href=&#34;https://piaille.fr/@colinsidre/114793842173229271&#34;Colin Sidre /a qui selon a href=&#34;https://eldritch.cafe/@PierreC/114794832614544426&#34; est un bon choix si on a bien aimé Jane Austeen. &#xA;La ville peu de temps après, de Pat Murphy. Le choix de a href=&#34;https://framapiaf.org/@Air/114793867984110318&#34;Air/a : &#34; C’est intelligent et humaniste. Tu finis la lecture requinquée et avec un sentiment d’espoir.&#34;. Ça donne clairement envie !&#xA;Je pleure encore la beauté du monde  de Charlotte McConaghy, qui est un coup de coeur pour a href=&#34;https://mastodon.social/@clochix/114794029275960665&#34;Clochix/a : L’histoire d’une biologiste qui participe à un programme de réintroduction de loups en Écosse. Il y a de la violence (sexuelle et physique), mais ça raconte surtout l’amour d’une femme pour la nature et sa sœur, donc je ne l’ai pas trouvé déprimant.&#xA;Métaphysique d’un vampire de @Jeanneadebats qui est sur Mastodon ! Un bon critère ça non ? &#xA;Wild de Cheryl Strayed, J&#39;aurais du faire un paragraphe avec toutes les recos de Julie : &#34;En gros une femme en crise existentielle qui va faire un des sentiers de rando les plus difficiles au monde en se disant qu&#39;avec ses tongs ça va marcher, c&#39;est très léger comme écriture et franchement j&#39;ai trouvé la narratrice attachante.&#34;&#xA;Un monde à refaire, de Claire Deya. Une reco de a href=&#34;https://mastodon.gougere.fr/@cyclotopie/114794252401303064&#34;Jocelyn/a : &#34;Le contexte est …compliqué, les mois qui suivent la libération en 44-45, du coup le côté humaniste malgré tout me fait un effet plus positif qu&#39;une histoire &#34;feel-good&#34; qui nierait simplement la réalité.&#34;&#xA;Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson de Selma Lagerlöf vaut un mois de vacances à lui tout seul, nous dit a href=&#34;https://eldritch.cafe/@PierreC/114794837652319582&#34;Pierre/a&#xA;L&#39;arbre à pain, de Célestine Hitiura Vaite. Une reco de a href=&#34;https://piaille.fr/@mafa/114794981859566236&#34;Mars Perrard/a : &#34;Ça se passe à Tahiti, et ce sont de courts chapitres, un peu format chronique, sur le quotidien d&#39;une femme, son mec, leurs familles... C&#39;est léger, étonnant (quand, comme moi, on ne connait pas du tout Tahiti) et émouvant, sans jamais être plombant. Le bouquin est gros mais ça se lit très facilement.&#34;&#xA;Les mémoires d&#39;Hadrien, de Marguerite Yourcenar : ni optimiste ni pessimiste, ou de la sagesse stoïcienne (quoique teintée de mélancolie) servie par une langue sublime, sans rien n&#39;a ôté ni à ajouter selon a href=&#34;https://mastodon.social/@webol/114795126979269130&#34;Olivier Lavoisy/a&#xA;Les femmes n&#39;ont pas d&#39;histoire d&#39;Amy Jo Burns&#xA;Viendra le temps du feu de Wendy Delorme, post apo féministe&#xA;Les a href=&#34;https://mathstodon.xyz/@antoinechambertloir/114794320154755444&#34;reco d&#39;Antoine Chambert-Loir /a: &#xA;   De pierre et d&#39;os de Bérengère Cournut, &#xA;   Moi, Tituba, sorcière noire de Salem de Maryse Condé, &#xA;   Dans la forêt de Jean Hegland, &#xA;Dire Babylone de Safiya Sinclair, autrice jamaïcaine, que a href=&#34;https://framapiaf.org/@amelieh2/114794353789769405&#34;Amélie/a vient de découvrir. Tituba est magnifique mais pas vraiment bon pour le moral... &#xA;le cycle de Terremer de Ursula K Le Guin&#xA;C&#39;est comme ça&#34; de Auriane Velten&#xA;&#xA;La liste de Flora&#xA;Comme Flora c&#39;est une copine de la vraie vie, et qu&#39;elle m&#39;a fait une palanquée de reco, elle a le droit à son petit paragraphe. &#xA;Avec les mêmes critères que les miens, a href=&#34;https://piaille.fr/@floradruez/114794047226615099&#34;sa super libraire lui a recommandé /a: &#xA;&#xA;Le chant de la rivière de Wendy Délire&#xA;L&#39;octopus et moi de Erin Hortle ( décrit comme une pepite par la libraire) &#xA;L&#39;automne est la dernière saison de Nasim Marashi &#xA;&#xA;Et comme on aime les mêmes livres, elle me recommande : &#xA;&#xA;Kiff Kiff demain de Faiza Guene. &#xA;Dans la forêt de Jean Hegland.&#xA;Consumée de Antonia Crane. Le sujet semble lourd mais c&#39;est aussi léger et drole&#xA;Pourquoi pas la vie de Coline Pierré&#xA;L&#39;heure des femmes de Adèle Breau. &#xA;La fille de Lake Placid de Marie Charrel. Lui il ne fait pas l&#39;unanimité au club book &#xA;Nos puissantes amitiés, d&#39;Alice Raybaud. &#xA;L&#39;art de la joie de Goliarda Sapienza. Lui je l&#39;ai lu il y a presque 15 ans, mais j&#39;en garde un super souvenirs. &#xA;&#xA;C&#39;est la fin&#xA;&#xA;Bon, ya clairement trop de livres pour que j&#39;en rajoute d&#39;autres à la suite (même si j&#39;avais prévu au départ...). Un jour je ferai une liste avec les livres que j&#39;ai adorés et que je recommande. Mais ça ne sera pas aujourd&#39;hui !&#xA;&#xA;Au fait, si vous vous posez la question, j&#39;ai commencé par acheter en ebook pour mon voyage en train d&#39;aujourd&#39;hui : &#xA;Indiana, de George Sand. C&#39;était l&#39;option culture gé. &#xA;Honoré et moi, de Titou Lecocq. Petit biais car je connais déjà l&#39;autrice, et il y a eu 2 amies à en dire du bien. &#xA;Un psaume pour les recyclés sauvage car j&#39;ai cédé à la pression populaire de lire au moins un livre de Becky Chambers. &#xA;&#xA;Et j&#39;ai encore rien eu le temps de lire car ça m&#39;a pris la moitié du voyage d&#39;écrire ce billet. La fausse bonne idée !&#xA;&#xA;#VendrediLecture #Lecture]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Lecture" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Lecture</span></a>
<em>Chaque été, j&#39;essaie de sortir des essais pour lire quelques romans. Comme je ne fréquente plus trop de bibliothèque (c&#39;est mal), j&#39;aime bien demander des recommandations aux copaines de mastodon. Cette année, j&#39;ai eu une tonne de recommandations. Alors je partage !</em>
</p>

<h2 id="quelques-recos-de-lecture" id="quelques-recos-de-lecture">Quelques recos de lecture</h2>

<p>J&#39;ai demandé des romans, plutôt écrit par des autrices, et qui plombent pas trop le moral.</p>

<h3 id="des-recos-en-vrac" id="des-recos-en-vrac">Des recos en vrac</h3>
<ul><li><em>Indiana</em>, de George Sand. Ça tombe bien, je n&#39;ai jamais rien lu de Georges Sand.</li>
<li><em>Un psaume pour les recyclés sauvages</em> de Becky Chambers.
« Je l&#39;ai lu dans une période de ma vie assez dure et cela m&#39;as mis du beaume au cœur. Cette oeuvre a résonné avec moi car lae héroîne commence son parcours avec une question que je me posais moi même. C&#39;est un roman court et doux. » nous dit <a href="https://raru.re/@cafou/114793545958709739" rel="nofollow">Cafou</a>. Et plein d&#39;autres mastonautes recommandent cette autrice même si je ne suis pas super adepte de SF.</li>
<li><em>Les voyageurs</em> de Becky Chambers, ce coup-ci recommandé par <a href="https://mstdn.fr/@Julie_/114793516510504266" rel="nofollow">@Julie</a></li>
<li><em>La Maison</em> de Lou Andreas-Salomé est recommandé par <a href="https://toot.aquilenet.fr/@DoubleArobase/114793817155817241" rel="nofollow">@Now@n</a>.</li>
<li>Goliarda Sapienza</li>
<li><em>La maison mitoyenne</em> de Emily Eden il y a peu. C&#39;est vraiment drôle, et j&#39;imagine que ça se trouve facilement en ebook ; recommandé par <a href="https://piaille.fr/@GeorgiaSoupault/114793525928103455" rel="nofollow">@Georgia_Soupault</a></li>
<li><em>SCUM manifesto</em> de Valérie Solanas. Pas un roman, mais a priori, ça a bien fait marrer <a href="https://mamot.fr/@Khrys/114793515001324897" rel="nofollow">@Khrys</a></li>
<li><em>Alors c&#39;est bien</em> de clémentine Melois, un livre qui a bien fait marrer <a href="https://mstdn.fr/@Julie_/114793561776054772" rel="nofollow">@Julie</a> qui malgré que ça parle de la mort de son père, et que c&#39;est donc quand même pas mal bouleversant reste joyeux et fantasque.</li>
<li><em>La formule préférée du professeur</em> de Yôko Ogawa, toujours une reco de <a href="https://mamot.fr/@Khrys/114793592684198696" rel="nofollow">@Krhys</a></li>
<li><em>Rosa candida</em> d&#39;audur ava olafsdottir ; reco <a href="https://mstdn.fr/@Julie_/114793516510504266" rel="nofollow">@Julie</a></li>
<li><em>Le mec de la tombe d&#39;à côté</em> de Katarina Mazetti, toujours dans les recos de <a href="https://mstdn.fr/@Julie_/114793516510504266" rel="nofollow">@Julie</a></li>
<li><em>La Maison des Jeux</em> de Claire North. Une reco de  <a href="https://mastodon.xyz/@blaptist/114793538131472821" rel="nofollow">@Blaptist</a> : “c&#39;est une trilogie donc chaque roman fait moins de 200 pages (il y a aussi Sweet Harmony qui est très bien mais qui met un peu le moral dans les chaussettes)”</li>
<li><em>Dieu, le temps, les hommes et les anges</em> de Olga Tokarczuk. Une reco de <a href="https://mastodon.social/@Bouvardetpecuchet/114793563204439875" rel="nofollow">@Bouvardetpecuchet</a>suite de petits textes de 2 à trois pages qui suivent tout un village sur 2 siècles, il y a même des passages racontés depuis le point de vue d&#39;un chien ou d&#39;un arbre.</li>
<li><em>Eden</em>, de Auður Ava Ólafsdóttir, recommandé par <a href="https://toot.aquilenet.fr/@letime64/114793581241921352" rel="nofollow">@Timothée C</a></li>
<li><em>La Danse des Flamants Roses</em> de l&#39;autrice palestinienne de Montréal (QC) Yara El-Ghadban, une recommandation de <a href="https://ps.s10y.eu/@natacha/114794841265772425" rel="nofollow">@Natacha</a> : Une utopie qui se déroule sur la mer morte parmi les survivants hétéroclites de la maladie du sel, et ceux qui sont nés après l&#39;épidémie.</li>
<li><em>Le prieuré de l&#39;oranger</em> de Samantha Shanon, Une reco de <a href="https://piaille.fr/@nholzschuch/114793611750726892" rel="nofollow">@Nicolas Holzschuch</a> : “C&#39;est de la fantasy, il y a des dragons, des épées et des royaumes interdits.
Un des rares romans à mentionner la différence entre dragon occidental (grandes ailes, méchants) et dragon oriental (corps allongé, gentil).”</li>
<li><em>Journal d&#39;un assaSynth</em> de Martha Wells. Une reco de <a href="https://piaille.fr/@nholzschuch/114793613022238564" rel="nofollow">@Nicolas Holzschuch</a> : “c&#39;est de la science fiction mais surtout l&#39;histoire d&#39;un personnage neuro atypique.”</li>
<li><em>la biographie de Balzac</em> par Titiou Lecoq. <a href="https://piaille.fr/@Elizabeth/114793656499853617" rel="nofollow">Elisabeth</a> nous dit que ça l&#39;a fait beaucoup rire. Et qui ne veut pas rire l&#39;été ?</li>
<li><em>Une époque formidable</em>, toujours de Titiou Lecoq. Ce coup-ci la reco vient de <a href="https://piaille.fr/@RenardDneiges/114793793087820278" rel="nofollow">Nyafox</a> qui recommande aussi :</li>
<li><em>Déracinée</em> de Naomi Novik. “<em>J&#39;y ai vraiment trouvé des trucs intéressants, avec de la sororité entre les héroïnes, de la magie originale et une touche de folklore polonais.</em>”. Et comme je disais que bon, moi la magie, les sorciers tout ça c&#39;était pas trop mon truc. Nyafox m&#39;a fait <a href="https://piaille.fr/@RenardDneiges/114793894633560887" rel="nofollow">un petit cours</a> du 101 de la fantasy féministe moderne :</li></ul>

<blockquote><p>La fantasy aujourd&#39;hui, grâce à certaines autrices, c&#39;est féministe (Naomi Novik), c’est LGBT et pop culture (Erin Morgenstern avec la Mer sans Etoiles), et l&#39;héroïne n&#39;a pas tjs  17ans (Ursula Vernon avec Nettle and Bones).
Il y a des contes qui sont chouettes aussi: “Floralinda and the forty flight tower” qui pose la question de ce que va faire la princesse si les princes ne viennent pas la libérer. Tout un monde inconnu du grd public français</p></blockquote>
<ul><li><em>Le temps de l&#39;innocence</em> et <em>Sur les rives de l&#39;Hudson</em> de Edith Wharton qui est recommandé par <a href="https://piaille.fr/@colinsidre/114793842173229271" rel="nofollow">Colin Sidre </a> qui selon <a href="https://eldritch.cafe/@PierreC/114794832614544426" rel="nofollow"> est un bon choix si on a bien aimé Jane Austeen.</li>
<li><em>La ville peu de temps après</em>, de Pat Murphy. Le choix de <a href="https://framapiaf.org/@Air/114793867984110318" rel="nofollow">Air</a> : “ <em>C’est intelligent et humaniste. Tu finis la lecture requinquée et avec un sentiment d’espoir.</em>”. Ça donne clairement envie !</li>
<li><em>Je pleure encore la beauté du monde</em>  de Charlotte McConaghy, qui est un coup de coeur pour <a href="https://mastodon.social/@clochix/114794029275960665" rel="nofollow">Clochix</a> : <em>L’histoire d’une biologiste qui participe à un programme de réintroduction de loups en Écosse. Il y a de la violence (sexuelle et physique), mais ça raconte surtout l’amour d’une femme pour la nature et sa sœur, donc je ne l’ai pas trouvé déprimant.</em></li>
<li>Métaphysique d’un vampire de @Jeanneadebats qui est sur Mastodon ! Un bon critère ça non ?</li>
<li><em>Wild</em> de Cheryl Strayed, J&#39;aurais du faire un paragraphe avec toutes les recos de Julie : “<em>En gros une femme en crise existentielle qui va faire un des sentiers de rando les plus difficiles au monde en se disant qu&#39;avec ses tongs ça va marcher, c&#39;est très léger comme écriture et franchement j&#39;ai trouvé la narratrice attachante.</em>“</li>
<li><em>Un monde à refaire</em>, de Claire Deya. Une reco de <a href="https://mastodon.gougere.fr/@cyclotopie/114794252401303064" rel="nofollow">Jocelyn</a> : “<em>Le contexte est …compliqué, les mois qui suivent la libération en 44-45, du coup le côté humaniste malgré tout me fait un effet plus positif qu&#39;une histoire “feel-good” qui nierait simplement la réalité.</em>“</li>
<li><em>Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson</em> de Selma Lagerlöf vaut un mois de vacances à lui tout seul, nous dit <a href="https://eldritch.cafe/@PierreC/114794837652319582" rel="nofollow">Pierre</a></li>
<li><em>L&#39;arbre à pain</em>, de Célestine Hitiura Vaite. Une reco de <a href="https://piaille.fr/@mafa/114794981859566236" rel="nofollow">Mars Perrard</a> : “<em>Ça se passe à Tahiti, et ce sont de courts chapitres, un peu format chronique, sur le quotidien d&#39;une femme, son mec, leurs familles... C&#39;est léger, étonnant (quand, comme moi, on ne connait pas du tout Tahiti) et émouvant, sans jamais être plombant. Le bouquin est gros mais ça se lit très facilement.</em>“</li>
<li><em>Les mémoires d&#39;Hadrien</em>, de Marguerite Yourcenar : <em>ni optimiste ni pessimiste, ou de la sagesse stoïcienne (quoique teintée de mélancolie) servie par une langue sublime, sans rien n&#39;a ôté ni à ajouter</em> selon <a href="https://mastodon.social/@webol/114795126979269130" rel="nofollow">Olivier Lavoisy</a></li>
<li><em>Les femmes n&#39;ont pas d&#39;histoire</em> d&#39;Amy Jo Burns</li>
<li><em>Viendra le temps du feu</em> de Wendy Delorme, post apo féministe</li>
<li>Les <a href="https://mathstodon.xyz/@antoinechambertloir/114794320154755444" rel="nofollow">reco d&#39;Antoine Chambert-Loir </a>:
<ul><li><em>De pierre et d&#39;os</em> de Bérengère Cournut,</li>
<li><em>Moi, Tituba, sorcière noire de Salem</em> de Maryse Condé,</li>
<li><em>Dans la forêt</em> de Jean Hegland,</li></ul></li>
<li><em>Dire Babylone</em> de Safiya Sinclair, autrice jamaïcaine, que <a href="https://framapiaf.org/@amelieh2/114794353789769405" rel="nofollow">Amélie</a> vient de découvrir. Tituba est magnifique mais pas vraiment bon pour le moral...</li>
<li><em>le cycle de Terremer</em> de Ursula K Le Guin</li>
<li>C&#39;est comme ça” de Auriane Velten</li></ul>

<h3 id="la-liste-de-flora" id="la-liste-de-flora">La liste de Flora</h3>

<p>Comme Flora c&#39;est une copine de la vraie vie, et qu&#39;elle m&#39;a fait une palanquée de reco, elle a le droit à son petit paragraphe.
Avec les mêmes critères que les miens, <a href="https://piaille.fr/@floradruez/114794047226615099" rel="nofollow">sa super libraire lui a recommandé </a>:</p>
<ul><li><em>Le chant de la rivière</em> de Wendy Délire</li>
<li><em>L&#39;octopus et moi</em> de Erin Hortle ( décrit comme une pepite par la libraire)</li>
<li><em>L&#39;automne est la dernière saison</em> de Nasim Marashi</li></ul>

<p>Et comme on aime les mêmes livres, elle me recommande :</p>
<ul><li><em>Kiff Kiff demain</em> de Faiza Guene.</li>
<li><em>Dans la forêt</em> de Jean Hegland.</li>
<li><em>Consumée</em> de Antonia Crane. Le sujet semble lourd mais c&#39;est aussi léger et drole</li>
<li><em>Pourquoi pas la vie</em> de Coline Pierré</li>
<li><em>L&#39;heure des femmes</em> de Adèle Breau.</li>
<li><em>La fille de Lake Placid</em> de Marie Charrel. Lui il ne fait pas l&#39;unanimité au club book</li>
<li><em>Nos puissantes amitiés</em>, d&#39;Alice Raybaud.</li>
<li><em>L&#39;art de la joie</em> de Goliarda Sapienza. Lui je l&#39;ai lu il y a presque 15 ans, mais j&#39;en garde un super souvenirs.</li></ul>

<h2 id="c-est-la-fin" id="c-est-la-fin">C&#39;est la fin</h2>

<p>Bon, ya clairement trop de livres pour que j&#39;en rajoute d&#39;autres à la suite (même si j&#39;avais prévu au départ...). Un jour je ferai une liste avec les livres que j&#39;ai adorés et que je recommande. Mais ça ne sera pas aujourd&#39;hui !</p>

<p>Au fait, si vous vous posez la question, j&#39;ai commencé par acheter en ebook pour mon voyage en train d&#39;aujourd&#39;hui :
* <em>Indiana</em>, de George Sand. C&#39;était l&#39;option culture gé.
* <em>Honoré et moi</em>, de Titou Lecocq. Petit biais car je connais déjà l&#39;autrice, et il y a eu 2 amies à en dire du bien.
* <em>Un psaume pour les recyclés sauvage</em> car j&#39;ai cédé à la pression populaire de lire au moins un livre de Becky Chambers.</p>

<p>Et j&#39;ai encore rien eu le temps de lire car ça m&#39;a pris la moitié du voyage d&#39;écrire ce billet. La fausse bonne idée !</p>

<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:VendrediLecture" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">VendrediLecture</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Lecture" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Lecture</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/lectures-des-romans-ecrits-par-des-femmes</guid>
      <pubDate>Fri, 04 Jul 2025 15:53:06 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Ma petite vie sur Mastodon</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/ma-petite-vie-sur-mastodon</link>
      <description>&lt;![CDATA[#Société #Numérique&#xA;Je suis depuis 2022 sur Mastodon, et j&#39;y suis plutôt pas mal. Je voulais réfléchir sur mon usage de Mastodon car j&#39;ai plusieurs copaines qui ont entendu parler de Mastodon mais qui n&#39;ont pas franchi le pas et qui voulaient en savoir un peu plus. &#xA;!--more--&#xA;Alors, pourquoi Mastodon ?&#xA;Pour répondre à cette question, j&#39;ai eu besoin de revenir un peu sur mon histoire sur les internets. Comme ce billet devenait vraiment trop long, je l&#39;ai coupé pour mettre la partie historique de mon usage nombriliste d&#39;internet sur un autre article de blog. &#xA;&#xA;Le lien vers le-dit-article quand il sera publié-il-ne-faut-pas-que-joublie&#xA;a href=&#34;https://social.sciences.re/@AudeCaussarieu&#34;Le lien vers mon compte Mastodon/a parce que c&#39;est peut-être par là qu&#39;il fallait que je commence ?&#xA;&#xA;De Twitter à Mastodon &#xA;J&#39;étais bien sur Twitter, bon, yavait bien quelques trucs pénibles comme le harcèlement de fachos, ou le starisme de certaines micro-célébrités du twitterESR. Et puis j&#39;y passais surement un peu trop de temps. Je me rappelle que certaines personnes parlaient déjà de Mastodon, mais ça me paraissait un truc de geek à l&#39;époque et on était jeunes et heureux et insouciant·es... [insert image of a vibrant sunset]&#xA;La migration de 2022&#xA;En 2022, Musk rachète Twitter et commence à en faire n&#39;importe quoi. Je me rappelle que ça m&#39;avait fâchée, mais je ne sais plus exactement ce qui a été le déclencheur. Je me rappelle aussi que plein de personnes migraient vers Mastodon et donnaient plein de conseils. Ça donnait l&#39;impression que c&#39;était compliqué, un truc de spécialiste. &#xA;Je me rappelle que le fait de devoir choisir une instance / un serveur était vraiment un point de blocage pour moi. J&#39;ai une tendance à avoir besoin de tout comparer, de tout bien réfléchir quand je dois choisir parmi plusieurs options. &#xA;Et puis un jour j&#39;ai fait un petit comparatif des instances, et j&#39;ai choisi chapril. Je trouvais le nom marrant, et puis il y avait des personnes que je connaissais qui avaient choisi cette instance. J&#39;ai créé mon premier compte Mastodon. &#xA;D&#39;ailleurs, j&#39;ai depuis rédigé un article de blog pour présenter différentes instances, et surtout désacraliser ce choix !&#xA;&#xA;a href=&#34;https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/les-instances-mastodon&#34; Lien vers mon article de blog sur les instances Mastodon /a&#xA;&#xA;Au début, c&#39;était calme&#xA;Au début, comme tout le monde l&#39;a dit, c&#39;était calme. Comme il n&#39;y a pas d&#39;algorithme qui te propose du contenu, tu ne vois rien si tu ne suis pas des gens. J&#39;ai donc suivi des gens. &#xA;&#xA;J&#39;ai commencé par rechercher les gens que je connaissais de Twitter, à la mano. Maintenant il y a un outil pour faire ça (HelloQuitX je crois).&#xA;Puis j&#39;ai suivi les gens qui répondaient des trucs marrants aux gens que je suivais déjà. &#xA;&#xA;Et déjà, c&#39;était moins calme 😆. Je suis tombée dans une petite communauté avec un peu le même esprit que sur Twitter, mais en plus bienveillant. &#xA;&#xA;J&#39;ai commencé à pouetter comme on dit sur Mastodon : &#xA;&#xA;Des trucs de la vie de tous les jours en mode micro-blogging, et de nombreuses râleries sur les #JeanMichelBoomer &#xA;Des photos de mon chat (#CatsOfMastodon) ou de mon chien (#DogsOfMastodon) ou de mon jardin (#FleurisTonFil). Sur Mastodon, la règle c&#39;est de mettre un ALT, c&#39;est-à-dire une description de la photo pour que les personnes qui voient mal ou pas puissent avoir accès au média avec leur lecteur. &#xA;   a href=&#34;https://rivals.space/@serenity/114104169300886166&#34;Post mastodon de @Serenity qui explique l&#39;intérêt de mettre un texte alternatif aux médias /a&#xA;   a href=&#34;https://rivals.space/@serenity/114111258665814794&#34;Post mastodon de @Serenity qui donne quelques conseils sur comment rédiger les textes alternatifs /a&#xA;   a href=&#34;https://www.copsae.fr/partager-image-accessible/&#34; Guide en ligne super complet de @Copsae sur comment rédiger un texte alternatif /a&#xA;   a href=&#34;https://disabled.social/@A11yAwareness&#34; Un compte mastodon qui délivre plein de tips autour de l&#39;accessibilité du numérique /a. &#xA;Quelques trucs de travail en mode vulgarisation, un peu de #BiblioDidactique, un peu d&#39;écologie. Souvent, ça n&#39;intéresse pas grand monde, mais parfois ça suscite des échanges intéressants 🙂.&#xA;Des réponses aux pouets des copaines, pour montrer qu&#39;on les lit, qu&#39;on comprend leurs peines et leurs joies, pour répondre à des questions quand on a une réponse, et évidemment... pour blaguer un peu 😎. L&#39;humour est vraiment l&#39;une des choses qui me plait sur ces réseaux sociaux.&#xA;Et évidemment des partages des pouets chouettes parce que sur Mastodon, l&#39;algorithme c&#39;est toi. Repartager les pouets permet aux gens qui te suivent de découvrir ce contenu. &#xA;&#xA;Et j&#39;ai commencé aussi à être un peu suivie. &#xA;&#xA;Façonner ma TL&#xA;Il y avait beaucoup beaucoup de geeks qui installent des distributions linux et qui font du gravel le week-end dans mon fil. &#xA;&#xA;Comme depuis Twitter je me suis un peu beaucoup sensibilisée aux questions féministes, j&#39;ai décidé d&#39;orienter ma TL (il parait que ça veut dire TimeLine... En gros, les messages qu&#39;on voit sur la page d&#39;accueil de l&#39;application). Voici quelques unes des pratiques qui m&#39;ont aidé à avoir un fil qui me plait pas mal. &#xA;&#xA;Une règle pour &#34;suivre&#34; les gens &#xA;Sur Mastodon, c&#39;est classique d&#39;appliquer la règle du &#34;Follow-back&#34; : si tu me suis, alors je te suis. Beaucoup de personnes appliquent cette règle à condition que ton compte ne soit pas vide, que tu aies une bio et un message d&#39;introduction  avec le mot-clé #IntroductionFR qu&#39;il est d&#39;usage d&#39;épingler à son profil (le message, pas le mot clé !).  &#xA;   &#xA;Pour ma part, j&#39;ai décidé de suivre une règle un peu différente pour choisir les comptes auxquels je m&#39;abonne. &#xA;&#xA;J&#39;applique la règle Follow-back pour les femmes ou les personnes queer ou racisées, &#xA;et je ne l&#39;applique pas, ou très rarement, avec les hommes blancs cis. Je vais attendre qu&#39;on interagisse un peu. &#xA;&#xA;Le blocage facile &#xA;J&#39;ai aussi pris l&#39;habitude de bloquer très facilement les personnes que je trouve trop désagréables avec des copaines ou avec moi. Le profil type que je bloque, c&#39;est le militant insoumis ou anti-spécistes agressif et condescendant. &#xA;&#xA;Lutter contre le contenu qui ne me plait pas&#xA;Quand je vois un contenu qui ne me plait pas, je me demande comment il est arrivé sur mon fil. Trois options : &#xA;&#xA;C&#39;est quelqu&#39;un que je suis. Je mets alors une petite note sur le profil (on a cette option sur mastodon) qui dit : &#34;pénible&#34;. Si quand j&#39;ouvre le profil de la personne, j&#39;ai déjà mis la petite note, alors j&#39;arrête de lea suivre. &#xA;C&#39;est un partage de quelqu&#39;un que je suis. Dans ce cas je clique sur le profil de la personne, et je clique sur : Masquer les partages de ... &#xA;C&#39;est un hashtag auquel je suis abonnée. Alors je réfléchis... Est-ce que je veux me désabonner de ce hashtag ? Mon cas de conscience actuel est le hastag #Vegan. Plein de recettes chouettes, pleins de militants pénibles.  &#xA;&#xA;Afficher du contenu qui me plait &#xA;Et pour avoir du contenu qui me plait, je suis certains hashtags : #BiblioDidactique (je crois qu&#39;actuellement j&#39;en suis la seule utilisatrice), #feminisme, #LesEcologistes, #jardinierdudimanche, #bordeaux, #HorsesOfMastodon. En vrai, je n&#39;utilise pas plus que ça l&#39;option de suivre des hashtag car je vais plus sur mastodon pour les interactions entre humain·es que pour suivre des sujets... &#xA;&#xA;Mon usage de Mastodon aujourd&#39;hui&#xA;Aujourd&#39;hui, je passe environ une heure et demi sur Mastodon par jour. Je le sais car j&#39;ai mis un bloqueur de temps pour l&#39;application Tusky avec laquelle je vais sur Mastodon sur mon téléphone à 1h30. Je l&#39;atteins environ une ou deux fois par semaine, mais je vais aussi sur Mastodon par mon ordinateur. &#xA;&#xA;Un compte « officiel » et un compte anonyme &#xA;En 2024, j&#39;ai changé d&#39;instance, c&#39;est-à-dire de serveur. J&#39;avais envie de me créer un compte un peu plus pro, pour parler à visage découvert, et un compte plus confidentiel, anonyme, pour partager avec un plus petit réseau de trucs plus perso. &#xA;Pour le compte pro, je suis allée sur l&#39;instance a href=&#34;https://social.sciences.re&#34;sciences.re/a car c&#39;est une instance qui regroupe pas mal de scientifiques, et c&#39;est souvent de là où je parle. En vrai, les instances c&#39;est pas si important. J&#39;en ai parlé un peu plus dans un billet un peu plus technique. Ce qu&#39;il faut retenir, c&#39;est que si tu ne veux pas te prendre la tête, tu peux aller sur piaille.fr. &#xA;&#xA;a href=&#34;https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/les-instances-mastodon&#34; Mon billet de blog sur les instances Mastodon /a&#xA;&#xA;De l&#39;interaction &#xA;On ne va pas trop se mentir, quand j&#39;ouvre Mastodon, le premier truc que je regarde, ce sont mes notifications. &#xA;&#xA;Ce que je préfère, ce sont les mentions. Ça veut dire que quelqu&#39;un m&#39;a parlé, et que je vais pouvoir répondre. 9 fois sur 10, c&#39;est chouette. Parfois c&#39;est un·e relou·e, mais c&#39;est rare. Donc si tu viens sur Mastodon, viens papoter, ça me fera super plaisir.  &#xA;Ensuite, ce sont les partages. Je me dis : « Chouette, ce que j&#39;ai dit t&#39;a paru suffisamment intéressant pour le repartager ! »&#xA;Et enfin, les likes / favoris. C&#39;est bien parce qu&#39;on se dit : &#xA;« Tiens quelqu&#39;un·e m&#39;a lue et me le fait savoir, merci copaine ». On a moins l&#39;impression de parler dans le vide. &#xA;&#xA;J&#39;interagis aussi évidemment en répondant aux messages des copaines qui racontent leur quotidien et qui posent des questions. Et en racontant moi aussi un peu ma vie (ce qui m&#39;amuse ou qui m&#39;énerve)...&#xA;&#xA;Poser des questions&#xA;Un truc que j&#39;adore sur Mastodon, c&#39;est de raconter une situation qui m&#39;est arrivée, et de demander aux autres comment iels auraient réagi. Je suis toujours surprise de réparties auxquelles je n&#39;aurais pas pensés. Et puis, c&#39;est marrant de voir comment aurait réagi un homme blanc et ça me décomplexe un peu. &#xA;&#xA;Et je pose aussi des questions sur un peu tout et n&#39;importe quoi #MastoHelp, et j&#39;ai toujours des réponses intéressantes. &#xA;&#xA;Qu&#39;est-ce qu&#39;il faut penser de cette nouvelle application de messagerie bretonne treebal qui se dit écolo ? &#xA;Vous avez des recos de livres sur l&#39;histoire des sciences pour un ado de 14 ans ? &#xA;&#xA;Un peu de distraction de gauchiste&#xA;J&#39;ouvre mastodon le matin sur mon téléphone pour me réveiller doucement. Je vois en général surtout des messages de la nuit, donc de ce qui s&#39;est passé aux USA et au Canada, et puis des copaines qui ont mal dormi 😬. Je regarde aussi quasi-systématiquement le soir en me couchant. &#xA;&#xA;Je suis abonnée à quelques journaux comme Mediapart ou LeMonde, ça me fait ma petite revue de presse de gauche. C&#39;est le truc que j&#39;ai oublié de dire depuis le début, alors que c&#39;est l&#39;une des plus grandes qualités de Mastodon : c&#39;est un réseau social de gauchistes 🤩 ! &#xA;&#xA;Des recos &#xA;Sur mastodon, je me cultive en lisant quelques articles de blogs ou de presse partagés par les personnes que je suis. Et un truc chouette, c&#39;est qu&#39;il y a beaucoup de recommandations ! J&#39;aime beaucoup le Hashtag #VendrediLecture par exemple. &#xA;&#xA;Donc quand je tombe sur une reco qui me parle, je bookmarque. &#xA;Mettre un signet sur un message (un pouet ou un toot selon les instances) permet de le retrouver facilement plus tard. De temps en temps je parcours mes signets et je mets à jour ma liste de livres à lire et de films et de séries à regarder, et de podcasts à écouter.  &#xA;&#xA;Partager mon travail &#xA;J&#39;essaie de faire des fils / threads une fois par semaine pour parler un peu de mon travail : les sciences de l&#39;éducation et la formation au sens large. Ça fait un peu partie de mon plan de com&#39; global pour ma petite auto-entreprise, et je publie en général un contenu un peu similaire sur Linkedin et sur Mastodon. Maintenant, comme je le disais dans l&#39;article sur comment quitter Facebook, j&#39;essaie que les infos un peu intéressantes soient aussi dans un article de blog. Parfois, c&#39;est plus spontané, je lis un article, et je partage en utilisant le hashtag #BiblioDidactique. Ou bien je partage juste mon quotidien au travail. &#xA;&#xA;Militer un peu&#xA;Je partage aussi autour de mes lectures, ou de ce que j&#39;écris sur les sujets de société qui me tiennent à cœur : le féminisme, l&#39;écologie, la cuisine végétarienne, le numérique hors gafam... &#xA;&#xA;Petite liste de mes plaisirs sur Mastodon&#xA;Ça va faire 3 ans que je suis sur Mastodon, et globalement, c&#39;est une plateforme dont je suis très contente. Je voulais faire une petite liste à la Prévert des petits plaisirs de Mastodon : &#xA;&#xA;Pas de publicité. C&#39;est con à dire mais c&#39;est vraiment trop bien. Je vis à la campagne, je surfe sur Mozilla avec un bloqueur de pub, et je traine sur Mastodon. J&#39;ai perdu l&#39;habitude d&#39;être agressée par de la pub non sollicitée partout et ... pffff... c&#39;est BIEN. &#xA;Des copaines. Sur mastodon on peut vraiment se faire des copaines, voir même des amies. On se soutient, on s&#39;écoute, on se rend des services. C&#39;est ... bien 🥰. &#xA;De la bienveillance et de l&#39;humilité. Alors oui, ya du mansplaining et de la pureté militante : ça reste un réseau social avec beaucoup d&#39;informaticiens ou de cyclistes hommes blancs ou de vegan hommes blancs, mais globalement, il y en a beaucoup qui sont éduqués sur ces questions. J&#39;ai souvent lu : « est-ce que tu écris pour avoir du soutien ou tu souhaites avoir aussi des conseils ? ». Ou bien « Tu en sais probablement déjà beaucoup sur le sujet, mais ... ». &#xA;De la poésie et un peu de beauté. Ce n&#39;est pas du tout ce que je venais chercher, mais #FleurisTonFil, #SilentSunday, #Caturday sont des hashtags qui font du bien à ton fil. J&#39;ai par contre masqué #Mastobada 😬. &#xA;De l&#39;humour et de la rigolade. On cite évidemment la grande a href=&#34;https://piaille.fr/@scudery&#34;Scu /a, mais j&#39;aime surtout les échanges de pouet où on enchaîne sur des mauvaises définitions d&#39;un mot, ou bien le hashtag #Ironeme où l&#39;on détourne des expressions toutes faites. &#xA;Une fenêtre d&#39;overton enfin tirée à gauche. Ya plein de gens très engagés sur Mastodon. J&#39;ai l&#39;impression que les gens passent leur vie en manif (ou à faire du vélo), à lire des livres féministes trop intéressant et à cuisiner vegan. Parfois c&#39;est un peu pénible car certains sont assez Yakafokon ou pureté militante, mais au quotidien, ça fait quand même du bien. Ça change de Linkedin on va dire.   &#xA;Il n&#39;y a pas une infinité de messages à lire, au moins sur mon fil principal. Alors je mets cet argument à la fin car c&#39;était surtout vrai à mes débuts sur mastodon. Au début, comme tu ne suis qu&#39;un petit nombre de personnes, bah il n&#39;y a qu&#39;un petit nombre de messages à lire. En 20 minutes, pouf, j&#39;avais tout vu. C&#39;est beaucoup moins addictif que les réseaux sociaux à algorithmes et j&#39;aimais beaucoup ça. Sur mon compte, pro, ça n&#39;est plus du tout le cas. C&#39;est aussi pour ça que je me suis recréé un petit compte anonyme pour n&#39;y suivre pas grand monde, et retrouver ce côté fini. &#xA;&#xA;To be continued... &#xA;&#xA;#FediTips #Quotidien #Numerique]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Soci%C3%A9t%C3%A9" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Société</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Num%C3%A9rique" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Numérique</span></a>
<em>Je suis depuis 2022 sur Mastodon, et j&#39;y suis plutôt pas mal. Je voulais réfléchir sur mon usage de Mastodon car j&#39;ai plusieurs copaines qui ont entendu parler de Mastodon mais qui n&#39;ont pas franchi le pas et qui voulaient en savoir un peu plus.</em>

Alors, pourquoi Mastodon ?
Pour répondre à cette question, j&#39;ai eu besoin de revenir un peu sur mon histoire sur les internets. Comme ce billet devenait vraiment trop long, je l&#39;ai coupé pour mettre la partie historique de mon usage nombriliste d&#39;internet sur un autre article de blog.</p>
<ul><li>Le lien vers le-dit-article quand il sera publié-il-ne-faut-pas-que-joublie</li>
<li><a href="https://social.sciences.re/@AudeCaussarieu" rel="nofollow">Le lien vers mon compte Mastodon</a> parce que c&#39;est peut-être par là qu&#39;il fallait que je commence ?</li></ul>

<h2 id="de-twitter-à-mastodon" id="de-twitter-à-mastodon">De Twitter à Mastodon</h2>

<p>J&#39;étais bien sur Twitter, bon, yavait bien quelques trucs pénibles comme le harcèlement de fachos, ou le starisme de certaines micro-célébrités du twitterESR. Et puis j&#39;y passais surement un peu trop de temps. Je me rappelle que certaines personnes parlaient déjà de Mastodon, mais ça me paraissait un truc de geek à l&#39;époque et on était jeunes et heureux et insouciant·es... [insert image of a vibrant sunset]</p>

<h3 id="la-migration-de-2022" id="la-migration-de-2022">La migration de 2022</h3>

<p>En 2022, Musk rachète Twitter et commence à en faire n&#39;importe quoi. Je me rappelle que ça m&#39;avait fâchée, mais je ne sais plus exactement ce qui a été le déclencheur. Je me rappelle aussi que plein de personnes migraient vers Mastodon et donnaient plein de conseils. Ça donnait l&#39;impression que c&#39;était compliqué, un truc de spécialiste.
Je me rappelle que le fait de devoir choisir une instance / un serveur était vraiment un point de blocage pour moi. J&#39;ai une tendance à avoir besoin de tout comparer, de tout bien réfléchir quand je dois choisir parmi plusieurs options.
Et puis un jour j&#39;ai fait un petit comparatif des instances, et j&#39;ai choisi chapril. Je trouvais le nom marrant, et puis il y avait des personnes que je connaissais qui avaient choisi cette instance. J&#39;ai créé mon premier compte Mastodon.
D&#39;ailleurs, j&#39;ai depuis rédigé un article de blog pour présenter différentes instances, et surtout désacraliser ce choix !</p>
<ul><li><a href="https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/les-instances-mastodon" rel="nofollow"> Lien vers mon article de blog sur les instances Mastodon </a></li></ul>

<h3 id="au-début-c-était-calme" id="au-début-c-était-calme">Au début, c&#39;était calme</h3>

<p>Au début, comme tout le monde l&#39;a dit, c&#39;était calme. Comme il n&#39;y a pas d&#39;algorithme qui te propose du contenu, tu ne vois rien si tu ne <em>suis</em> pas des gens. J&#39;ai donc suivi des gens.</p>
<ul><li>J&#39;ai commencé par rechercher les gens que je connaissais de Twitter, à la mano. Maintenant il y a un outil pour faire ça (HelloQuitX je crois).</li>
<li>Puis j&#39;ai suivi les gens qui répondaient des trucs marrants aux gens que je suivais déjà.</li></ul>

<p>Et déjà, c&#39;était moins calme 😆. Je suis tombée dans une petite communauté avec un peu le même esprit que sur Twitter, mais en plus bienveillant.</p>

<p>J&#39;ai commencé à <em>pouetter</em> comme on dit sur Mastodon :</p>
<ul><li>Des <strong>trucs de la vie de tous les jours</strong> en mode micro-blogging, et de nombreuses râleries sur les <a href="/depuis-les-gorces/tag:JeanMichelBoomer" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">JeanMichelBoomer</span></a></li>
<li>Des <strong>photos</strong> de mon chat (<a href="/depuis-les-gorces/tag:CatsOfMastodon" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">CatsOfMastodon</span></a>) ou de mon chien (<a href="/depuis-les-gorces/tag:DogsOfMastodon" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">DogsOfMastodon</span></a>) ou de mon jardin (<a href="/depuis-les-gorces/tag:FleurisTonFil" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">FleurisTonFil</span></a>). Sur Mastodon, la règle c&#39;est de mettre un ALT, c&#39;est-à-dire une description de la photo pour que les personnes qui voient mal ou pas puissent avoir accès au média avec leur lecteur.
<ul><li><a href="https://rivals.space/@serenity/114104169300886166" rel="nofollow">Post mastodon de @Serenity qui explique l&#39;intérêt de mettre un texte alternatif aux médias </a></li>
<li><a href="https://rivals.space/@serenity/114111258665814794" rel="nofollow">Post mastodon de @Serenity qui donne quelques conseils sur comment rédiger les textes alternatifs </a></li>
<li><a href="https://www.copsae.fr/partager-image-accessible/" rel="nofollow"> Guide en ligne super complet de @Copsae sur comment rédiger un texte alternatif </a></li>
<li><a href="https://disabled.social/@A11yAwareness" rel="nofollow"> Un compte mastodon qui délivre plein de tips autour de l&#39;accessibilité du numérique </a>.</li></ul></li>
<li>Quelques <strong>trucs de travail</strong> en mode <strong>vulgarisation</strong>, un peu de <a href="/depuis-les-gorces/tag:BiblioDidactique" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">BiblioDidactique</span></a>, un peu d&#39;écologie. Souvent, ça n&#39;intéresse pas grand monde, mais parfois ça suscite des échanges intéressants 🙂.</li>
<li><strong>Des réponses aux pouets des copaines</strong>, pour montrer qu&#39;on les lit, qu&#39;on comprend leurs peines et leurs joies, pour répondre à des questions quand on a une réponse, et évidemment... pour <strong>blaguer</strong> un peu 😎. L&#39;humour est vraiment l&#39;une des choses qui me plait sur ces réseaux sociaux.</li>
<li>Et évidemment <strong>des partages des pouets chouettes</strong> parce que sur Mastodon, l&#39;algorithme c&#39;est toi. Repartager les pouets permet aux gens qui te suivent de découvrir ce contenu.</li></ul>

<p>Et j&#39;ai commencé aussi à être un peu suivie.</p>

<h3 id="façonner-ma-tl" id="façonner-ma-tl">Façonner ma TL</h3>

<p>Il y avait beaucoup beaucoup de geeks qui installent des distributions linux et qui font du gravel le week-end dans mon fil.</p>

<p>Comme depuis Twitter je me suis un peu beaucoup sensibilisée aux questions féministes, j&#39;ai décidé d&#39;orienter ma TL (il parait que ça veut dire TimeLine... En gros, les messages qu&#39;on voit sur la page d&#39;accueil de l&#39;application). Voici quelques unes des pratiques qui m&#39;ont aidé à avoir un fil qui me plait pas mal.</p>

<h4 id="une-règle-pour-suivre-les-gens" id="une-règle-pour-suivre-les-gens">Une règle pour “suivre” les gens</h4>

<p>Sur Mastodon, c&#39;est classique d&#39;appliquer la règle du “Follow-back” : <em>si tu me suis, alors je te suis</em>. Beaucoup de personnes appliquent cette règle à condition que ton compte ne soit pas vide, que tu aies une bio et un message d&#39;introduction  avec le mot-clé <a href="/depuis-les-gorces/tag:IntroductionFR" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">IntroductionFR</span></a> qu&#39;il est d&#39;usage d&#39;épingler à son profil (le message, pas le mot clé !).</p>

<p>Pour ma part, j&#39;ai décidé de suivre une règle un peu différente pour choisir les comptes auxquels je m&#39;abonne.</p>
<ul><li>J&#39;applique la règle <em>Follow-back</em> pour les femmes ou les personnes queer ou racisées,</li>
<li>et je ne l&#39;applique pas, ou très rarement, avec les hommes blancs cis. Je vais attendre qu&#39;on interagisse un peu.</li></ul>

<h4 id="le-blocage-facile" id="le-blocage-facile">Le blocage facile</h4>

<p>J&#39;ai aussi pris l&#39;habitude de <strong>bloquer très facilement</strong> les personnes que je trouve trop désagréables avec des copaines ou avec moi. Le profil type que je bloque, c&#39;est le militant insoumis ou anti-spécistes agressif et condescendant.</p>

<h4 id="lutter-contre-le-contenu-qui-ne-me-plait-pas" id="lutter-contre-le-contenu-qui-ne-me-plait-pas">Lutter contre le contenu qui ne me plait pas</h4>

<p>Quand je vois un contenu qui ne me plait pas, je me demande comment il est arrivé sur mon fil. Trois options :</p>
<ol><li><strong>C&#39;est quelqu&#39;un que je suis</strong>. Je mets alors une petite note sur le profil (on a cette option sur mastodon) qui dit : “pénible”. Si quand j&#39;ouvre le profil de la personne, j&#39;ai déjà mis la petite note, alors j&#39;arrête de lea suivre.</li>
<li><strong>C&#39;est un partage de quelqu&#39;un que je suis</strong>. Dans ce cas je clique sur le profil de la personne, et je clique sur : Masquer les partages de ...</li>
<li><strong>C&#39;est un hashtag</strong> auquel je suis abonnée. Alors je réfléchis... Est-ce que je veux me désabonner de ce hashtag ? Mon cas de conscience actuel est le hastag <a href="/depuis-les-gorces/tag:Vegan" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Vegan</span></a>. Plein de recettes chouettes, pleins de militants pénibles.<br></li></ol>

<h4 id="afficher-du-contenu-qui-me-plait" id="afficher-du-contenu-qui-me-plait">Afficher du contenu qui me plait</h4>

<p>Et pour avoir du contenu qui me plait, je suis certains hashtags : <a href="/depuis-les-gorces/tag:BiblioDidactique" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">BiblioDidactique</span></a> (je crois qu&#39;actuellement j&#39;en suis la seule utilisatrice), <a href="/depuis-les-gorces/tag:feminisme" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">feminisme</span></a>, <a href="/depuis-les-gorces/tag:LesEcologistes" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">LesEcologistes</span></a>, <a href="/depuis-les-gorces/tag:jardinierdudimanche" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">jardinierdudimanche</span></a>, <a href="/depuis-les-gorces/tag:bordeaux" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">bordeaux</span></a>, <a href="/depuis-les-gorces/tag:HorsesOfMastodon" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">HorsesOfMastodon</span></a>. En vrai, je n&#39;utilise pas plus que ça l&#39;option de suivre des hashtag car je vais plus sur mastodon pour les interactions entre humain·es que pour suivre des sujets...</p>

<h2 id="mon-usage-de-mastodon-aujourd-hui" id="mon-usage-de-mastodon-aujourd-hui">Mon usage de Mastodon aujourd&#39;hui</h2>

<p>Aujourd&#39;hui, je passe environ une heure et demi sur Mastodon par jour. Je le sais car j&#39;ai mis un bloqueur de temps pour l&#39;application Tusky avec laquelle je vais sur Mastodon sur mon téléphone à 1h30. Je l&#39;atteins environ une ou deux fois par semaine, mais je vais aussi sur Mastodon par mon ordinateur.</p>

<h3 id="un-compte-officiel-et-un-compte-anonyme" id="un-compte-officiel-et-un-compte-anonyme">Un compte « officiel » et un compte anonyme</h3>

<p>En 2024, j&#39;ai changé d&#39;instance, c&#39;est-à-dire de serveur. J&#39;avais envie de me créer un compte un peu plus pro, pour parler <em>à visage découvert</em>, et un compte plus confidentiel, anonyme, pour partager avec un plus petit réseau de trucs plus perso.
Pour le compte pro, je suis allée sur l&#39;instance <a href="https://social.sciences.re" rel="nofollow">sciences.re</a> car c&#39;est une instance qui regroupe pas mal de scientifiques, et c&#39;est souvent de là où je parle. En vrai, les instances c&#39;est pas si important. J&#39;en ai parlé un peu plus dans un billet un peu plus technique. Ce qu&#39;il faut retenir, c&#39;est que si tu ne veux pas te prendre la tête, tu peux aller sur piaille.fr.</p>
<ul><li><a href="https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/les-instances-mastodon" rel="nofollow"> Mon billet de blog sur les instances Mastodon </a></li></ul>

<h3 id="de-l-interaction" id="de-l-interaction">De l&#39;interaction</h3>

<p>On ne va pas trop se mentir, quand j&#39;ouvre Mastodon, le premier truc que je regarde, ce sont mes notifications.</p>
<ul><li>Ce que je préfère, ce sont les <strong>mentions</strong>. Ça veut dire que quelqu&#39;un m&#39;a parlé, et que je vais pouvoir répondre. 9 fois sur 10, c&#39;est chouette. Parfois c&#39;est un·e relou·e, mais c&#39;est rare. Donc si tu viens sur Mastodon, viens papoter, ça me fera super plaisir.<br></li>
<li>Ensuite, ce sont les <strong>partages</strong>. Je me dis : « <em>Chouette, ce que j&#39;ai dit t&#39;a paru suffisamment intéressant pour le repartager !</em> »</li>
<li>Et enfin, les likes / <strong>favoris</strong>. C&#39;est bien parce qu&#39;on se dit :
« <em>Tiens quelqu&#39;un·e m&#39;a lue et me le fait savoir, merci copaine</em> ». On a moins l&#39;impression de parler dans le vide.</li></ul>

<p>J&#39;interagis aussi évidemment en répondant aux messages des copaines qui racontent leur quotidien et qui posent des questions. Et en racontant moi aussi un peu ma vie (ce qui m&#39;amuse ou qui m&#39;énerve)...</p>

<h3 id="poser-des-questions" id="poser-des-questions">Poser des questions</h3>

<p>Un truc que j&#39;adore sur Mastodon, c&#39;est de raconter une situation qui m&#39;est arrivée, et de demander aux autres comment iels auraient réagi. Je suis toujours surprise de réparties auxquelles je n&#39;aurais pas pensés. Et puis, c&#39;est marrant de voir comment aurait réagi un homme blanc et ça me décomplexe un peu.</p>

<p>Et je pose aussi des questions sur un peu tout et n&#39;importe quoi <a href="/depuis-les-gorces/tag:MastoHelp" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">MastoHelp</span></a>, et j&#39;ai <em>toujours</em> des réponses intéressantes.</p>
<ul><li>Qu&#39;est-ce qu&#39;il faut penser de cette nouvelle application de messagerie bretonne treebal qui se dit écolo ?</li>
<li>Vous avez des recos de livres sur l&#39;histoire des sciences pour un ado de 14 ans ?</li></ul>

<h3 id="un-peu-de-distraction-de-gauchiste" id="un-peu-de-distraction-de-gauchiste">Un peu de distraction de gauchiste</h3>

<p>J&#39;ouvre mastodon le matin sur mon téléphone pour me réveiller doucement. Je vois en général surtout des messages de la nuit, donc de ce qui s&#39;est passé aux USA et au Canada, et puis des copaines qui ont mal dormi 😬. Je regarde aussi quasi-systématiquement le soir en me couchant.</p>

<p>Je suis abonnée à quelques journaux comme Mediapart ou LeMonde, ça me fait ma petite revue de presse de gauche. C&#39;est le truc que j&#39;ai oublié de dire depuis le début, alors que c&#39;est l&#39;une des plus grandes qualités de Mastodon : c&#39;est un réseau social de gauchistes 🤩 !</p>

<h3 id="des-recos" id="des-recos">Des recos</h3>

<p>Sur mastodon, je me cultive en lisant quelques articles de blogs ou de presse partagés par les personnes que je suis. Et un truc chouette, c&#39;est qu&#39;il y a beaucoup de recommandations ! J&#39;aime beaucoup le Hashtag <a href="/depuis-les-gorces/tag:VendrediLecture" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">VendrediLecture</span></a> par exemple.</p>

<p>Donc quand je tombe sur une reco qui me parle, je <strong>bookmarque</strong>.
Mettre un signet sur un message (un pouet ou un toot selon les instances) permet de le retrouver facilement plus tard. De temps en temps je parcours mes signets et je mets à jour ma liste de livres à lire et de films et de séries à regarder, et de podcasts à écouter.</p>

<h3 id="partager-mon-travail" id="partager-mon-travail">Partager mon travail</h3>

<p>J&#39;essaie de faire des fils / threads une fois par semaine pour parler un peu de mon travail : les sciences de l&#39;éducation et la formation au sens large. Ça fait un peu partie de mon plan de com&#39; global pour ma petite auto-entreprise, et je publie en général un contenu un peu similaire sur Linkedin et sur Mastodon. Maintenant, comme je le disais dans l&#39;article sur comment quitter Facebook, j&#39;essaie que les infos un peu intéressantes soient aussi dans un article de blog. Parfois, c&#39;est plus spontané, je lis un article, et je partage en utilisant le hashtag <a href="/depuis-les-gorces/tag:BiblioDidactique" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">BiblioDidactique</span></a>. Ou bien je partage juste mon quotidien au travail.</p>

<h3 id="militer-un-peu" id="militer-un-peu">Militer un peu</h3>

<p>Je partage aussi autour de mes lectures, ou de ce que j&#39;écris sur les sujets de société qui me tiennent à cœur : le féminisme, l&#39;écologie, la cuisine végétarienne, le numérique hors gafam...</p>

<h2 id="petite-liste-de-mes-plaisirs-sur-mastodon" id="petite-liste-de-mes-plaisirs-sur-mastodon">Petite liste de mes plaisirs sur Mastodon</h2>

<p>Ça va faire 3 ans que je suis sur Mastodon, et globalement, c&#39;est une plateforme dont je suis très contente. Je voulais faire une petite liste à la Prévert des petits plaisirs de Mastodon :</p>
<ol><li>Pas de <strong>publicité</strong>. C&#39;est con à dire mais c&#39;est vraiment trop bien. Je vis à la campagne, je surfe sur Mozilla avec un bloqueur de pub, et je traine sur Mastodon. J&#39;ai perdu l&#39;habitude d&#39;être agressée par de la pub non sollicitée partout et ... pffff... c&#39;est BIEN.</li>
<li>Des <strong>copaines</strong>. Sur mastodon on peut vraiment se faire des copaines, voir même des amies. On se soutient, on s&#39;écoute, on se rend des services. C&#39;est ... bien 🥰.</li>
<li>De la <strong>bienveillance et de l&#39;humilité</strong>. Alors oui, ya du mansplaining et de la pureté militante : ça reste un réseau social avec <em>beaucoup</em> d&#39;informaticiens ou de cyclistes hommes blancs ou de vegan hommes blancs, mais globalement, il y en a beaucoup qui sont éduqués sur ces questions. J&#39;ai souvent lu : « est-ce que tu écris pour avoir du soutien ou tu souhaites avoir aussi des conseils ? ». Ou bien « Tu en sais probablement déjà beaucoup sur le sujet, mais ... ».</li>
<li>De la <strong>poésie et un peu de beauté</strong>. Ce n&#39;est pas du tout ce que je venais chercher, mais <a href="/depuis-les-gorces/tag:FleurisTonFil" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">FleurisTonFil</span></a>, <a href="/depuis-les-gorces/tag:SilentSunday" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">SilentSunday</span></a>, <a href="/depuis-les-gorces/tag:Caturday" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Caturday</span></a> sont des hashtags qui font du bien à ton fil. J&#39;ai par contre masqué <a href="/depuis-les-gorces/tag:Mastobada" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Mastobada</span></a> 😬.</li>
<li>De <strong>l&#39;humour et de la rigolade</strong>. On cite évidemment la grande <a href="https://piaille.fr/@scudery" rel="nofollow">Scu </a>, mais j&#39;aime surtout les échanges de pouet où on enchaîne sur des mauvaises définitions d&#39;un mot, ou bien le hashtag <a href="/depuis-les-gorces/tag:Ironeme" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Ironeme</span></a> où l&#39;on détourne des expressions toutes faites.</li>
<li>Une <strong>fenêtre d&#39;overton</strong> enfin tirée <strong>à gauche</strong>. Ya plein de gens très engagés sur Mastodon. J&#39;ai l&#39;impression que les gens passent leur vie en manif (ou à faire du vélo), à lire des livres féministes trop intéressant et à cuisiner vegan. Parfois c&#39;est un peu pénible car certains sont assez Yakafokon ou pureté militante, mais au quotidien, ça fait quand même du bien. Ça change de Linkedin on va dire.<br></li>
<li>Il n&#39;y a <strong>pas une infinité de messages à lire</strong>, au moins sur mon fil principal. Alors je mets cet argument à la fin car c&#39;était surtout vrai à mes débuts sur mastodon. Au début, comme tu ne suis qu&#39;un petit nombre de personnes, bah il n&#39;y a qu&#39;un petit nombre de messages à lire. En 20 minutes, pouf, j&#39;avais tout vu. C&#39;est beaucoup moins addictif que les réseaux sociaux à algorithmes et j&#39;aimais beaucoup ça. Sur mon compte, pro, ça n&#39;est plus du tout le cas. C&#39;est aussi pour ça que je me suis recréé un petit compte anonyme pour n&#39;y suivre pas grand monde, et retrouver ce côté <em>fini</em>.</li></ol>

<p>To be continued...</p>

<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:FediTips" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">FediTips</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Quotidien" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Quotidien</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Numerique" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Numerique</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/ma-petite-vie-sur-mastodon</guid>
      <pubDate>Sun, 20 Apr 2025 19:21:22 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Quitter Facebook et Instagram ? </title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/pourquoi-cest-si-dur-de-quitter-facebook-et-instagram</link>
      <description>&lt;![CDATA[#Société #Numérique&#xA;Quitter Facebook et Instagram, c&#39;est un peu comme prendre moins sa voiture. Beaucoup aimeraient le faire, mais beaucoup culpabilisent de ne pas y arriver.&#xA;!--more--&#xA;La France compte environ 42 millions adultes de plus de 20 ans, 66 millions d&#39;humains en tout, dont 30 millions sont sur Facebook. Près de la moitié des êtres humains vivant en France sont sur Facebook.&#xA;&#xA;a href=&#34;https://www.insee.fr/fr/statistiques/1906664?sommaire=1906743&#34; Lien vers le site insee avec la population française /a&#xA;a href=&#34;https://fr.statista.com/statistiques/491498/nombre-utilisateurs-facebook-france/&#34;Nombre d&#39;utilisateurs de Facebook en France/a&#xA;&#xA;Qu&#39;est-ce qui nous attire dans Facebook et Instagram ? &#xA;C’est compliqué de se passer de voiture dans un monde qui est pensé pour la voiture. Et de la même manière, c&#39;est compliqué de se passer de ces réseaux pour trois raisons principales :  &#xA;&#xA;1. Tout le monde est sur Facebook, ou presque&#xA;Ma mère n&#39;est pas geek du tout, mais elle a un compte Facebook et un compte WhatsApp. Mon frère est un geek snob ; il a un compte Facebook qu&#39;il utilise peu, mais il en a un. J&#39;ai résisté jusqu&#39;en 2016, mais quand j&#39;ai créé l&#39;association Sciences Équines, j&#39;ai créé un compte Facebook pour notre com&#39;. &#xA;&#xA;Tout le monde est sur Facebook, et parfois, Facebook (ou Instagram) nous apparaissent comme notre seul moyen de rester en contact avec certaines personnes, notre famille, proche ou éloignée, nos client·e ou nos électeurices, etc. &#xA;&#xA;2. Il y a des infos que je ne trouve que sur Facebook&#xA;Ma mairie ne communique quasiment que par Facebook. L&#39;éducatrice canine qui nous accompagne met régulièrement des infos uniquement sur Facebook. Le groupe féministe en libournais que je veux suivre ne communique que sur Instagram. &#xA;Il y a des infos que l&#39;on trouve difficilement hors de Facebook. &#xA;&#xA;3. C&#39;est addictif, et ça bouche les trous&#xA;Sur Facebook et Instagram, je scrolle sans fin. La majorité des contenus ne m&#39;intéressent pas beaucoup, mais des fois il y a une pépite. Alors je continue de scroller 10 minutes de plus. J&#39;avoue que ça me donne l&#39;impression de me reposer et de décompresser un peu. Et puis ça occupe mes minutes d&#39;attente chez le médecin ou à la gare. &#xA;Facebook et Instagram nous servent à boucher les petits trous de notre emploi du temps. Ou à se distraire d&#39;une tâche difficile. &#xA;&#xA;Toujours plus de raisons de quitter Facebook&#xA;Ces temps-ci, je n&#39;ai plus trop de discussions sur pourquoi quitter Facebook et Instagram. Tout le monde a au moins une bonne raison. &#xA;&#xA;1. Ne pas soutenir Trump et ses petits copains&#xA;C&#39;est LA raison récente de quitter ces réseaux. Ça fait quand même un peu plus mal chaque jour de se dire qu&#39;on soutient des entreprises qui enrichissent des fascistes qui menacent notre pays. &#xA;&#xA;Mais évidemment, ça n&#39;est pas la seule raison ! &#xA;&#xA;2. Perdre moins de temps &#xA;Ces réseaux sociaux ont développé des stratégies sophistiquées pour qu&#39;on y passe plusieurs heures par jour. C&#39;est intéressant de regarder sur son téléphone combien de fois on a ouvert ces applis chaque jour, et combien de temps on y a passé. Moi ça m&#39;a fait un peu peur et ça m&#39;a motivé à commencer par mettre un minuteur pour ne pas y passer plus d&#39;une demi heure par jour. Une demi heure sur Facebook, une demi heure sur Insta : ça va vite  ! &#xA;&#xA;3. Voir moins de merdes&#xA;Ces réseaux sont en fait de géantes régies publicitaires. Le service est gratuit parce qu&#39;avec toutes les données qu&#39;on y laisse, Meta peut vendre des publicités ultra ciblées. Et avec les années, le fil d&#39;actualités est devenu un fil publicitaire (de posts sponsorisés contre lesquels les bloqueurs de pubs ne peuvent rien) avec quelques posts d&#39;humains au milieu. &#xA;&#xA;Mais en plus de la pub, les algorithmes de ces réseaux favorisent le clash et les idées d&#39;extrême-droite. C&#39;est vraiment pas facile d&#39;avoir un fil d&#39;actualités qui soient reposant et bienveillant. L&#39;information intéressante, celle pour laquelle on ouvre encore ces réseaux, est noyée dans un flot de merde. J&#39;ai une copines qui m&#39;a dit qu&#39;elle a réussi à dresser l&#39;algorithme, elles est trop forte ! &#xA;&#xA;4. Nous protéger&#xA;Ces réseaux stockent énormément de nos données, ils savent tout ou presque de nous. J&#39;ai écouté récemment un podcast qui parlait d&#39;une étude qui avait montré que les traces qu&#39;on laisse sur internet permet d&#39;en savoir plus sur nous que ce que nos proches savent 😱.  &#xA;&#xA;a href=&#34;https://hiddenbrain.org/podcast/what-your-online-self-reveals-about-you/&#34;Lien vers l&#39;épisode « what your online self reveals about you » du génial podcast Hidden Brain /a&#xA;&#xA;Avant on pouvait dire (et ça n&#39;était pas très malin) : « Moi je n&#39;ai rien à cacher, et je suis contente d&#39;avoir des pubs ciblées ». Mais aujourd&#39;hui ça n&#39;est plus possible. Des données qui pouvaient sembler aussi anodines que la date où j&#39;ai mes règles peuvent devenir des données sensibles. Des femmes aux États-Unis sont aujourd&#39;hui menacées car ces données peuvent laisser penser qu&#39;elles ont avorté. Et qui sait de quoi l&#39;avenir est fait chez nous ? C&#39;est dur d&#39;être optimiste. &#xA;&#xA;Est-ce que c&#39;est possible de quitter Facebook et Instagram ? &#xA;Aujourd&#39;hui, c&#39;est difficile. Mais une fois qu&#39;on a fait la liste de ce qui nous rend dépendant·e à ces réseaux, on peut commencer à agir, un pas après l&#39;autre. &#xA;&#xA;Alors on fait comment ?&#xA;Voici quelques pistes pour diminuer progressivement notre dépendance à ces réseaux et pouvoir, un jour peut-être, s&#39;en passer. &#xA;&#xA;Dupliquer l’information&#xA;C’est super dur de mettre un pied hors de ces réseaux parce que tout se passe sur ces réseaux. La première action à mettre en place, c’est de rendre disponible ce que vous partagez sur ces réseaux hors de ces réseaux. De dupliquer l’information pour qu’elle soit accessible aux personnes qui ont fait le pas, ou qui essaient de quitter ces réseaux. Et on fait ça comment ? &#xA;&#xA;1. Si vous publiez régulièrement : ouvrez un blog !&#xA;On peut avoir un blog, on peut avoir plusieurs blogs, comme dans les années 2010 ! Pour moi, la difficulté a été (est toujours) de m&#39;autoriser à y poster des articles courts et un peu moins fouillés que ce dont j&#39;avais l&#39;habitude. J&#39;ai appris les règles pour qu&#39;un post soit bien référencé sur Google, mais en fait, là ce n&#39;est pas (plus) l&#39;objectif. Par exemple, je ne me force plus à trouver des images d&#39;illustration. &#xA;&#xA;En pratique, je continue à publier sur les réseaux sociaux (Mastodon et Linkedin). Et quand je trouve que c&#39;est un contenu un poil intéressant, j&#39;essaie d&#39;en faire rapidement un petit post de blog. &#xA;&#xA;a href=&#34;https://aude-caussarieu.com/formations-avec-aude-caussarieu/&#34; Exemple de billet de mon blog pro écrit un peu rapidement pour communiquer sur mes actus en dehors de Linkedin /a &#xA;a href=&#34;https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/bye-bye-facebook&#34; Exemple d&#39;un billet écrit en quasi copier-coller d&#39;un post que j&#39;avais fait sur Facebook /a&#xA; &#xA;2. Pour les contacts, changer de messagerie&#xA;J&#39;avais quelques contacts avec qui je n&#39;échangeais que par Facebook et Messenger. Je leur ai demandé une par une par quel autre canal on pouvait communiquer et maintenant, je n&#39;ai plus personne qui me contacte par ce biais 💪. On est passées par le mail, les SMS ou WhatsApp.&#xA;&#xA;Peut-être que certaines personnes vous répondront que c&#39;est le seul endroit où elles veulent être. C&#39;est OK. Cela n&#39;empêche pas que chaque conversation que vous déplacez hors de Facebook diminue votre dépendance à ce réseau.  Par exemple, j’ai installé Signal, mais je n’ai pas encore désinstallé les autres messageries. &#xA;&#xA;3.  Retrouver une communauté sur un forum, ou sur mastodon, ou même sur BlueSky&#xA;Une partie du plaisir de ces réseaux sociaux est / était l&#39;échange avec des gens qui s&#39;intéressent aux mêmes choses que nous. Mon conseil serait de goûter l&#39;eau en dehors de Facebook. Essayer d&#39;autres endroits. Ça prend du temps de s&#39;intégrer dans une nouvelle communauté, donc il faut commencer bien avant de devoir (ou de décider) de fermer son compte sur Facebook et Instagram. &#xA;&#xA;Forum : Pour les copines cheval, je suis retournée sur a href=&#34;https://aude-et-etoile.forumactif.com&#34;notre bon vieux forum/a. Mais ça n&#39;est pas le plus actif et le plus dynamique pour quelqu&#39;un qui n&#39;y aurait pas déjà passé du temps à son âge d&#39;or il y a 5 ou 10 ans. Je crois que le forum jaune, a href=&#34;https://equinethique.forumperso.com/&#34;equinéthique/a, est encore bien actif pour la communauté qui s&#39;intéresse à l&#39;équitation dite éthologique. &#xA;Mastodon : Pour les discussions sur tous les autres sujets, je n&#39;avais jamais vraiment développé de relations sur Facebook. Pour moi tout se passait sur Twitter. J&#39;ai quitté Twitter, et j&#39;ai tout reconstruit sur Mastodon lors de la migration de 2022. Aujourd&#39;hui j&#39;y ai une vie sociale que je trouve très chouette ! &#xA;   a href=&#34;https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/ma-petite-vie-sur-mastodon&#34; Lien vers l&#39;article de blog « Ma petite vie sur Mastodon » /a&#xA;&#xA;Signal : Et les bavardages avec les copines et les militant·es se passent sur WhatsApp ou Signal. &#xA;&#xA;a href=&#34;https://social.sciences.re/@AudeCaussarieu&#34;Lien vers mon compte Mastodon /a&#xA;&#xA;4. S&#39;informer ailleurs&#xA;Avec Facebook, j&#39;ai surtout perdu les infos locales. J&#39;ai donc décidé d&#39;acheter le Haute-Gironde une fois par mois. J’ai encore du mal à me motiver à le lire (je n’ai pas le réflexe de l’ouvrir, c’est encombrant par rapport à un téléphone), mais c’est là que j’ai découvert une conférence intéressante dans le village d’à côté. &#xA;&#xA;Pour l&#39;info non locale, ça fait plusieurs années que je suis abonnée à un média indépendant. Je tourne d&#39;une année sur l&#39;autre. J&#39;ai commencé avec Arrêt sur images pendant plusieurs années, ensuite Le Monde, et en ce moment on est abonnés à Médiapart. J’ai aussi envie de soutenir Reporterre. &#xA;&#xA;Pour les infos sur mes centres d&#39;intérêt sur lesquels j&#39;ai juste envie de lire, et pas de partager, j&#39;ai deux canaux : &#xA;&#xA;Les blogs écrits par des vraies personnes que je lis via un aggrégateur de flux RSS. C&#39;est une application sur mon téléphone (et sur mon ordi) qui fait le tour de tous les blogs que je suis, et qui récupère les nouveaux articles. &#xA;Mastodon, sur lequel je suis quelques hashtags. Ce sont des mots clés que les gens mettent dans leurs messages, et moi, dès qu&#39;il y a ces mots clés, ça apparait dans mon fil. Je trouve des recommandations de lecture sur #VendrediLecture, #JardinierDuDimanche pour des infos jardinage, #LesEcologistes et #Féminisme, pour des infos politiques, #vegan pour des nouvelles recettes, et #Bordeaux pour des infos locales. &#xA;&#xA;5. S’éloigner des réseaux sociaux propriétaires &#xA;Quand on a commencé à dupliquer ses contenus ailleurs, quand on a commencé à goûter l’eau ailleurs, alors on peut commencer à s’éloigner doucement des outils numériques de la big tech. &#xA;Moi, j’y suis allée en plusieurs étapes : &#xA;&#xA;J’ai commencé par mettre un minuteur d’utilisation des applications pour limiter mon temps passé sur ces réseaux. J’ai progressivement baissé le temps que je m’autorisais sur facebook et linkedin pour augmenter celui dévoué à Mastodon. &#xA;Puis j’ai désinstallé Facebook, Instagram et Linkedin de mon téléphone et je n’y accède plus que depuis mon ordinateur.&#xA;J’ai coupé toutes les notifications de ces plateformes sur mon téléphone, et la plupart des notifications par mail (Je n’ai gardé que celles pour les messages privés)&#xA;J’ai créé un compte Mastodon que j’ai utilisé pendant 2 ans sans retourner sur Twitter sauf pour récupérer des liens ou des photos que j’avais partagées. Puis j’ai téléchargé mes données, et j’ai fermé mon compte. Mais c’était 2 ans plus tard… &#xA;&#xA;Et aujourd’hui je suis prête à fermer mes comptes Facebook et Instagram 🎉 !&#xA;&#xA;Mais il n&#39;y a pas que Facebook et instagram... Il y a aussi Whatsapp, Telegram, Messenger, Linkedin… Bref, affaire à suivre. &#xA;&#xA;#QuitMeta #Quotidien #Numerique #Societe]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Soci%C3%A9t%C3%A9" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Société</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Num%C3%A9rique" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Numérique</span></a>
<em>Quitter Facebook et Instagram, c&#39;est un peu comme prendre moins sa voiture. Beaucoup aimeraient le faire, mais beaucoup culpabilisent de ne pas y arriver.</em>

La France compte environ 42 millions adultes de plus de 20 ans, 66 millions d&#39;humains en tout, dont <strong>30 millions sont sur Facebook</strong>. Près de la moitié des êtres humains vivant en France sont sur Facebook.</p>
<ul><li><a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/1906664?sommaire=1906743" rel="nofollow"> Lien vers le site insee avec la population française </a></li>
<li><a href="https://fr.statista.com/statistiques/491498/nombre-utilisateurs-facebook-france/" rel="nofollow">Nombre d&#39;utilisateurs de Facebook en France</a></li></ul>

<h2 id="qu-est-ce-qui-nous-attire-dans-facebook-et-instagram" id="qu-est-ce-qui-nous-attire-dans-facebook-et-instagram">Qu&#39;est-ce qui nous attire dans Facebook et Instagram ?</h2>

<p>C’est compliqué de se passer de voiture dans un monde qui est pensé pour la voiture. Et de la même manière, c&#39;est compliqué de se passer de ces réseaux pour trois raisons principales :</p>

<h3 id="1-tout-le-monde-est-sur-facebook-ou-presque" id="1-tout-le-monde-est-sur-facebook-ou-presque">1. Tout le monde est sur Facebook, ou presque</h3>

<p>Ma mère n&#39;est pas geek du tout, mais elle a un compte Facebook et un compte WhatsApp. Mon frère est un geek snob ; il a un compte Facebook qu&#39;il utilise peu, mais il en a un. J&#39;ai résisté jusqu&#39;en 2016, mais quand j&#39;ai créé l&#39;association Sciences Équines, j&#39;ai créé un compte Facebook pour notre com&#39;.</p>

<p>Tout le monde est sur Facebook, et parfois, Facebook (ou Instagram) nous apparaissent comme notre seul moyen de rester en contact avec certaines personnes, notre famille, proche ou éloignée, nos client·e ou nos électeurices, etc.</p>

<h3 id="2-il-y-a-des-infos-que-je-ne-trouve-que-sur-facebook" id="2-il-y-a-des-infos-que-je-ne-trouve-que-sur-facebook">2. Il y a des infos que je ne trouve que sur Facebook</h3>

<p>Ma mairie ne communique quasiment que par Facebook. L&#39;éducatrice canine qui nous accompagne met régulièrement des infos uniquement sur Facebook. Le groupe féministe en libournais que je veux suivre ne communique que sur Instagram.
Il y a des infos que l&#39;on trouve difficilement hors de Facebook.</p>

<h3 id="3-c-est-addictif-et-ça-bouche-les-trous" id="3-c-est-addictif-et-ça-bouche-les-trous">3. C&#39;est addictif, et ça bouche les trous</h3>

<p>Sur Facebook et Instagram, je scrolle sans fin. La majorité des contenus ne m&#39;intéressent pas beaucoup, mais des fois il y a une pépite. Alors je continue de scroller 10 minutes de plus. J&#39;avoue que ça me donne l&#39;impression de me reposer et de décompresser un peu. Et puis ça occupe mes minutes d&#39;attente chez le médecin ou à la gare.
Facebook et Instagram nous servent à boucher les petits trous de notre emploi du temps. Ou à se distraire d&#39;une tâche difficile.</p>

<h2 id="toujours-plus-de-raisons-de-quitter-facebook" id="toujours-plus-de-raisons-de-quitter-facebook">Toujours plus de raisons de quitter Facebook</h2>

<p>Ces temps-ci, je n&#39;ai plus trop de discussions sur pourquoi quitter Facebook et Instagram. Tout le monde a au moins une bonne raison.</p>

<h3 id="1-ne-pas-soutenir-trump-et-ses-petits-copains" id="1-ne-pas-soutenir-trump-et-ses-petits-copains">1. Ne pas soutenir Trump et ses petits copains</h3>

<p>C&#39;est LA raison récente de quitter ces réseaux. Ça fait quand même un peu plus mal chaque jour de se dire qu&#39;on soutient des entreprises qui enrichissent des fascistes qui menacent notre pays.</p>

<p>Mais évidemment, ça n&#39;est pas la seule raison !</p>

<h3 id="2-perdre-moins-de-temps" id="2-perdre-moins-de-temps">2. Perdre moins de temps</h3>

<p>Ces réseaux sociaux ont développé des stratégies sophistiquées pour qu&#39;on y passe plusieurs heures par jour. C&#39;est intéressant de regarder sur son téléphone combien de fois on a ouvert ces applis chaque jour, et combien de temps on y a passé. Moi ça m&#39;a fait un peu peur et ça m&#39;a motivé à commencer par mettre un minuteur pour ne pas y passer plus d&#39;une demi heure par jour. Une demi heure sur Facebook, une demi heure sur Insta : ça va vite  !</p>

<h3 id="3-voir-moins-de-merdes" id="3-voir-moins-de-merdes">3. Voir moins de <em>merdes</em></h3>

<p>Ces réseaux sont en fait de géantes <strong>régies publicitaires</strong>. Le service est gratuit parce qu&#39;avec toutes les données qu&#39;on y laisse, Meta peut vendre des publicités ultra ciblées. Et avec les années, le fil d&#39;actualités est devenu un fil publicitaire (de posts sponsorisés contre lesquels les bloqueurs de pubs ne peuvent rien) avec quelques posts d&#39;humains au milieu.</p>

<p>Mais en plus de la pub, les algorithmes de ces réseaux favorisent le clash et les idées d&#39;extrême-droite. C&#39;est vraiment pas facile d&#39;avoir un fil d&#39;actualités qui soient reposant et bienveillant. L&#39;information intéressante, celle pour laquelle on ouvre encore ces réseaux, est noyée dans un flot de <em>merde</em>. J&#39;ai une copines qui m&#39;a dit qu&#39;elle a réussi à dresser l&#39;algorithme, elles est trop forte !</p>

<h3 id="4-nous-protéger" id="4-nous-protéger">4. Nous protéger</h3>

<p>Ces réseaux stockent énormément de nos données, ils savent tout ou presque de nous. J&#39;ai écouté récemment un podcast qui parlait d&#39;une étude qui avait montré que les traces qu&#39;on laisse sur internet permet d&#39;en savoir plus sur nous que ce que nos proches savent 😱.</p>
<ul><li><a href="https://hiddenbrain.org/podcast/what-your-online-self-reveals-about-you/" rel="nofollow">Lien vers l&#39;épisode « what your online self reveals about you » du génial podcast Hidden Brain </a></li></ul>

<p>Avant on pouvait dire (et ça n&#39;était pas très malin) : « <em>Moi je n&#39;ai rien à cacher, et je suis contente d&#39;avoir des pubs ciblées</em> ». Mais aujourd&#39;hui ça n&#39;est plus possible. Des données qui pouvaient sembler aussi anodines que la date où j&#39;ai mes règles peuvent devenir des données sensibles. Des femmes aux États-Unis sont aujourd&#39;hui menacées car ces données peuvent laisser penser qu&#39;elles ont avorté. Et qui sait de quoi l&#39;avenir est fait chez nous ? C&#39;est dur d&#39;être optimiste.</p>

<h2 id="est-ce-que-c-est-possible-de-quitter-facebook-et-instagram" id="est-ce-que-c-est-possible-de-quitter-facebook-et-instagram">Est-ce que c&#39;est possible de quitter Facebook et Instagram ?</h2>

<p>Aujourd&#39;hui, c&#39;est difficile. Mais une fois qu&#39;on a fait la liste de ce qui nous rend dépendant·e à ces réseaux, on peut commencer à agir, un pas après l&#39;autre.</p>

<h2 id="alors-on-fait-comment" id="alors-on-fait-comment">Alors on fait comment ?</h2>

<p>Voici quelques pistes pour diminuer progressivement notre dépendance à ces réseaux et pouvoir, un jour peut-être, s&#39;en passer.</p>

<h3 id="dupliquer-l-information" id="dupliquer-l-information">Dupliquer l’information</h3>

<p>C’est super dur de mettre un pied hors de ces réseaux parce que tout se passe sur ces réseaux. La première action à mettre en place, c’est de <strong>rendre disponible ce que vous partagez sur ces réseaux hors de ces réseaux</strong>. De dupliquer l’information pour qu’elle soit accessible aux personnes qui ont fait le pas, ou qui essaient de quitter ces réseaux. Et on fait ça comment ?</p>

<h4 id="1-si-vous-publiez-régulièrement-ouvrez-un-blog" id="1-si-vous-publiez-régulièrement-ouvrez-un-blog">1. Si vous publiez régulièrement : ouvrez un blog !</h4>

<p>On peut avoir un blog, on peut avoir plusieurs blogs, comme dans les années 2010 ! Pour moi, la difficulté a été (est toujours) de m&#39;autoriser à y <strong>poster des articles courts et un peu moins fouillés que ce dont j&#39;avais l&#39;habitude</strong>. J&#39;ai appris les règles pour qu&#39;un post soit bien référencé sur Google, mais en fait, là ce n&#39;est pas (plus) l&#39;objectif. Par exemple, je ne me force plus à trouver des images d&#39;illustration.</p>

<p><em>En pratique, je continue à publier sur les réseaux sociaux (Mastodon et Linkedin). Et quand je trouve que c&#39;est un contenu un poil intéressant, j&#39;essaie d&#39;en faire rapidement un petit post de blog</em>.</p>
<ul><li><a href="https://aude-caussarieu.com/formations-avec-aude-caussarieu/" rel="nofollow"> Exemple de billet de mon blog pro écrit un peu rapidement pour communiquer sur mes actus en dehors de Linkedin </a></li>
<li><a href="https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/bye-bye-facebook" rel="nofollow"> Exemple d&#39;un billet écrit en quasi copier-coller d&#39;un post que j&#39;avais fait sur Facebook </a></li></ul>

<h4 id="2-pour-les-contacts-changer-de-messagerie" id="2-pour-les-contacts-changer-de-messagerie">2. Pour les contacts, changer de messagerie</h4>

<p>J&#39;avais quelques contacts avec qui je n&#39;échangeais que par Facebook et Messenger. Je leur ai demandé une par une par <strong>quel autre canal on pouvait communiquer</strong> et maintenant, je n&#39;ai plus personne qui me contacte par ce biais 💪. On est passées par le mail, les SMS ou WhatsApp.</p>

<p>Peut-être que certaines personnes vous répondront que c&#39;est le seul endroit où elles veulent être. C&#39;est OK. Cela n&#39;empêche pas que chaque conversation que vous déplacez hors de Facebook diminue votre dépendance à ce réseau.  Par exemple, j’ai installé Signal, mais je n’ai pas encore désinstallé les autres messageries.</p>

<h4 id="3-retrouver-une-communauté-sur-un-forum-ou-sur-mastodon-ou-même-sur-bluesky" id="3-retrouver-une-communauté-sur-un-forum-ou-sur-mastodon-ou-même-sur-bluesky">3.  Retrouver une communauté sur un forum, ou sur mastodon, ou même sur BlueSky</h4>

<p>Une partie du plaisir de ces réseaux sociaux est / était <strong>l&#39;échange avec des gens qui s&#39;intéressent aux mêmes choses que nous</strong>. Mon conseil serait de goûter l&#39;eau en dehors de Facebook. Essayer d&#39;autres endroits. Ça prend du temps de s&#39;intégrer dans une nouvelle communauté, donc il faut commencer bien avant de devoir (ou de décider) de fermer son compte sur Facebook et Instagram.</p>
<ul><li><strong>Forum</strong> : Pour les copines cheval, je suis retournée sur <a href="https://aude-et-etoile.forumactif.com" rel="nofollow">notre bon vieux forum</a>. Mais ça n&#39;est pas le plus actif et le plus dynamique pour quelqu&#39;un qui n&#39;y aurait pas déjà passé du temps à son âge d&#39;or il y a 5 ou 10 ans. Je crois que le forum jaune, <a href="https://equinethique.forumperso.com/" rel="nofollow">equinéthique</a>, est encore bien actif pour la communauté qui s&#39;intéresse à l&#39;équitation dite éthologique.</li>

<li><p><strong>Mastodon</strong> : Pour les discussions sur tous les autres sujets, je n&#39;avais jamais vraiment développé de relations sur Facebook. Pour moi tout se passait sur Twitter. J&#39;ai quitté Twitter, et j&#39;ai tout reconstruit sur Mastodon lors de la migration de 2022. Aujourd&#39;hui j&#39;y ai une vie sociale que je trouve très chouette !</p>
<ul><li><a href="https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/ma-petite-vie-sur-mastodon" rel="nofollow"> Lien vers l&#39;article de blog « Ma petite vie sur Mastodon » </a></li></ul></li>

<li><p><strong>Signal</strong> : Et les bavardages avec les copines et les militant·es se passent sur WhatsApp ou Signal.</p></li>

<li><p><a href="https://social.sciences.re/@AudeCaussarieu" rel="nofollow">Lien vers mon compte Mastodon </a></p></li></ul>

<h4 id="4-s-informer-ailleurs" id="4-s-informer-ailleurs">4. S&#39;informer ailleurs</h4>

<p>Avec Facebook, j&#39;ai surtout perdu les <strong>infos locales</strong>. J&#39;ai donc décidé d&#39;acheter le Haute-Gironde une fois par mois. J’ai encore du mal à me motiver à le lire (je n’ai pas le réflexe de l’ouvrir, c’est encombrant par rapport à un téléphone), mais c’est là que j’ai découvert une conférence intéressante dans le village d’à côté.</p>

<p>Pour l&#39;<strong>info non locale</strong>, ça fait plusieurs années que je suis abonnée à un média indépendant. Je tourne d&#39;une année sur l&#39;autre. J&#39;ai commencé avec Arrêt sur images pendant plusieurs années, ensuite Le Monde, et en ce moment on est abonnés à Médiapart. J’ai aussi envie de soutenir Reporterre.</p>

<p>Pour les infos sur mes centres d&#39;intérêt sur lesquels j&#39;ai juste envie de lire, et pas de partager, j&#39;ai deux canaux :</p>
<ul><li>Les <strong>blogs</strong> écrits par des vraies personnes que je lis via un aggrégateur de flux RSS. C&#39;est une application sur mon téléphone (et sur mon ordi) qui fait le tour de tous les blogs que je suis, et qui récupère les nouveaux articles.</li>
<li><strong>Mastodon</strong>, sur lequel je suis quelques hashtags. Ce sont des mots clés que les gens mettent dans leurs messages, et moi, dès qu&#39;il y a ces mots clés, ça apparait dans mon fil. Je trouve des recommandations de lecture sur <a href="/depuis-les-gorces/tag:VendrediLecture" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">VendrediLecture</span></a>, <a href="/depuis-les-gorces/tag:JardinierDuDimanche" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">JardinierDuDimanche</span></a> pour des infos jardinage, <a href="/depuis-les-gorces/tag:LesEcologistes" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">LesEcologistes</span></a> et <a href="/depuis-les-gorces/tag:F%C3%A9minisme" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Féminisme</span></a>, pour des infos politiques, <a href="/depuis-les-gorces/tag:vegan" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">vegan</span></a> pour des nouvelles recettes, et <a href="/depuis-les-gorces/tag:Bordeaux" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Bordeaux</span></a> pour des infos locales.</li></ul>

<h4 id="5-s-éloigner-des-réseaux-sociaux-propriétaires" id="5-s-éloigner-des-réseaux-sociaux-propriétaires">5. S’éloigner des réseaux sociaux propriétaires</h4>

<p>Quand on a commencé à dupliquer ses contenus ailleurs, quand on a commencé à goûter l’eau ailleurs, alors on peut commencer à s’éloigner doucement des outils numériques de la big tech.
Moi, j’y suis allée en plusieurs étapes :</p>
<ul><li>J’ai commencé par mettre <strong>un minuteur d’utilisation</strong> des applications pour limiter mon temps passé sur ces réseaux. J’ai progressivement baissé le temps que je m’autorisais sur facebook et linkedin pour augmenter celui dévoué à Mastodon.</li>
<li>Puis j’ai <strong>désinstallé Facebook, Instagram et Linkedin de mon téléphone</strong> et je n’y accède plus que depuis mon ordinateur.</li>
<li>J’ai <strong>coupé toutes les notifications</strong> de ces plateformes sur mon téléphone, et la plupart des notifications par mail (Je n’ai gardé que celles pour les messages privés)</li>
<li>J’ai <strong>créé un compte Mastodon</strong> que j’ai utilisé pendant 2 ans sans retourner sur Twitter sauf pour récupérer des liens ou des photos que j’avais partagées. Puis j’ai téléchargé mes données, et j’ai fermé mon compte. Mais c’était 2 ans plus tard…</li></ul>

<p>Et <strong>aujourd’hui je suis prête à fermer mes comptes Facebook et Instagram 🎉 !</strong></p>

<p>Mais il n&#39;y a pas que Facebook et instagram... Il y a aussi <strong>Whatsapp, Telegram, Messenger, Linkedin</strong>… Bref, affaire à suivre.</p>

<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:QuitMeta" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">QuitMeta</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Quotidien" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Quotidien</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Numerique" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Numerique</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Societe" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Societe</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/pourquoi-cest-si-dur-de-quitter-facebook-et-instagram</guid>
      <pubDate>Sun, 06 Apr 2025 11:20:06 +0200</pubDate>
    </item>
  </channel>
</rss>