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Lecture publique

Sur #Lille

Sur la formation aux médias et l'accès aux droits

  • Natalia Leclerc, “Des risques pour le pluralisme et la liberté des médias en France. Quels enjeux pour les bibliothèques ?”, Veille métiers et transitions #7, BBF, 23 juillet 2026. Un constat dramatique sur les biais, l'ignorance et l'inaccessibilité même à l'information de presse écrite par les Français. En 2 pages, une véritable mine d'idées et d'argumentaire #EMI. Nettement plus stimulant que 2 jours de formation.

  • « France services dans les #QPV : un succès opérationnel qui nécessite une nouvelle ambition », Maire info, 15 juillet 2026. Un site que j'aime bien consulter de temps en temps, avec des articles de synthèse de bonne facture. Ici un point sur la nécessité des Maisons France services en quartiers Politique de la ville, mais la maladaptation du dispositif à cet environnement urbain engendre un coût important ; le dispositif est donc à revoir.

Les 2 thèmes de la semaine se réconcilient dans cette interview de Pierre Molager, sous-préfet de Lille chargé des services publics : « La présence des services publics est un fondement de notre socle républicain », DITP, 15 juillet 2026.

Métier

  • Bibliothèques : comment survivre aux pressions ?, Archimag no 395, juin 2026. Évoque les pressions budgétaires, sociales (conséquences des émeutes de 2022) et RH, mais pas du tout les pressions politiques et très peu les pressions intellectuelles (IA). Néanmoins, selon l'expression consacrée, “on se sent moins seul”.

Lu

  • Le Petit traité de permaculture institutionnelle (2022) de Guillaume Désangles, président du Palais de Tokyo. Il interroge la place de l'art et du musée d'art avec les outils de la permaculture agricole. Plusieurs notions me plaisent beaucoup dans notre / le contexte de lecture publique :

l'institution artistique comme un corps vivant, c'est-à-dire à la fois actif, réactif et vulnérable

Pourquoi montrer ? et Pour qui ?

La biodiversité des formes répond à un devoir : proposer de nouveaux récits au monde. Des histoires plus variées, moins monolithiques et moins dominantes qui touchent des champs culturels et des publics élargis.

L'idée du compost intellectuel

Creuser des sillons thématiques plutôt que de passer d'un sujet à l'autre en les multipliant.

Préférer la précision à la profusion

Il ne s'agit pas de s'empêcher de faire, mais au contraire de penser la durabilité de nos activités

Lu

  • Au cœur de la culture, comment la MEL façonne le quotidien de ses habitants, un manifeste qui décrit le déploiement d'une politique publique de la culture à l'échelle de la Métropole européenne de Lille autour des notions de : création, accès, rayonnement, laboratoire, inclusion, croisement, participation. Intéressant en période de renouvellement des exécutifs locaux.

  • L'éveil culturel et artistique des jeunes enfants*, dit aussi “Rapport Marinopoulos, ce texte est un plaidoyer en faveur de l'extension à la toute petite enfance des dispositifs de l'éducation artistique et culturelle. Les bienfaits, d'après l'autrice, ne sont pas seulement culturels, mais aussi sociaux, physiques, mentaux, aussi bien pour les enfants que pour leurs parents et les adultes qui prennent soin d'eux.

  • Face à l'IA générative, l'objection de conscience, un manifeste d'enseignants et d'universitaires qui recommande la défiance face à l'IA générative, complété par la tribune du chercheur Guillaume Carbou, spécialiste des discours écologiques dans l'espace public, qui propose de se saisir de ce moment IA pour repenser nos systèmes : “on arrête tout, on réfléchit”.

Écouté

Lu

  • Presque une “spéciale élections municipales” puisque Actualitté se fait l'écho d'ouverture de médiathèque à Cherbourg, de la réouverture de Louis-Nucéra à Nice sur fond de discorde électoraliste, et de la future médiathèque numérique de Nantes métropole.
  • D'ailleurs La Gazette des communes note la frilosité des politiques à aborder le sujet des politiques culturelles lors de cette campagne. Elles ont été jusqu'à il y a peu objets de consensus, et les établissements font le plein. Or, comme le note l'article, cette dépolitisation se heurte aujourd'hui à la polarisation, et le personnel politique au mieux hésite à se présenter devant “les professionnels” (entendu par le journal : du spectacle vivant), au pire, dérape.
  • On annonce une semaine ministérielle de l'IA pour tous en mai...
  • Olivier Ertzscheid fait un parallèle salutaire entre la politique confiscatoire et destructrice des entreprises d'IA générative et celle en son temps de Google Books. Il appelle en conclusion à la construction d'une “écologie de la connaissance”, une formule à creuser.
  • Et maintenant Livres Hebdo censure un passage d'entretien avec Jean-Yves Mollier parce que ses propos ne sont pas très flatteurs pour les propriétaires du groupe Hachette ?

Écouté

  • Julien et Quentin rendent hommage à Fobazi Ettarh, bibliothécaire américaine, l'une de leurs inspiratrices, et parlent d'intersectionnalité (comme deux types blancs, mais qui d'autre le ferait en France ?).

Vu

  • Les Hauts de Hurlevent : amour, haine et vengeance de Martine Saada sur Arte.tv #OndesPubliques. En écho à la sortie d'un film qui se présente comme inspiré de “la plus belle histoire d'amour de tous les temps” (...), la réalisatrice replace l’œuvre d'Emily Brontë dans le contexte historique, social et politique de son époque : colonialiste, patriarcal, isolé.

Lu

  • Lire ensemble : des mesures pour favoriser la lecture dès le plus jeune âge, le plan du Ministère de l’Éducation nationale pour répondre aux problématiques soulevées par les États généraux de la lecture jeunesse. On notera la préconisation de “multiplier les coins lecture” et les occasions de lire, celle de travailler étroitement avec les médiathèques... tout en réaffirmant la nécessité de la prescription de lectures en lien avec l'enseignement.

  • Je serai le feu, de Diglee, très belle anthologie de poésie féminine qui ouvre sur des potentialités de lecture et d'écriture infinies.

Écouté

  • Obéir ou réfléchir, lecture critique du rapport de l'IGESR sur l'éthique et la déontologie dans les bibliothèques. Les 2 connards dans un bibliobus nous mettent en garde contre les mésusages possibles d'un attachement trop littéral à la réglementation (la déontologie) dans une époque où une certaine frange de la classe politique ne souhaite pas forcément du bien aux agents publics. Ils reviennent également sur le lien très fort entre éthique professionnelle et personnelle, et déontologie, selon eux opposés l'un à l'autre dans le rapport.

  • Quand les femmes suivaient les soldats, une histoire des “suiveuses de guerre” pendant la Révolution et le premier Empire, par Marion Trévisi.