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    <title>Poème &amp;mdash; Un rat bleu</title>
    <link>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/tag:Poème</link>
    <description>Au milieu d&#39;une forêt grise.</description>
    <pubDate>Thu, 08 Oct 2026 22:51:51 +0200</pubDate>
    <item>
      <title>Les contes de Mathys Sille : Ratio Nel et Passion Nel</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/les-contes-de-mathys-sille-ratio-nel-et-passion-nel</link>
      <description>&lt;![CDATA[Un conte commencé time datetime=&#34;2025&#34;l’an dernier/time, puis laissé de côté jusqu’à présent.&#xA;!--more--&#xA;&lt;section class=&#34;poem-text&#34;&#xA;  h2Ratio Nel et Passion Nel/h2&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanRatio Nel et Passion Nel,/span&#xA;spannés jumeau et jumelle/span&#xA;spande l’union de Fusion Nel et Éther Nel,/span&#xA;spanvivaient dans le royaume Ma Terre Réelle.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanLeurs parents veillaient sur eux, attentionnels,/span&#xA;spandepuis un autre domaine : Existe En Ciel ;/span&#xA;spanoù la détente et la sérénité/span&#xA;spanétaient la seule vérité acceptée.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanLà‑haut n’était accordée une place telle/span&#xA;spanpour une relation aussi conflictuelle./span&#xA;spanSeul l’astre charnel et spatio‑temporel/span&#xA;spanpouvait garder éloignés ces opposés perpétuels.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanL’un était de glace, l’autre de feu./span&#xA;spanL’une flambait, l’autre figeait./span&#xA;spanRéunis au même endroit, ils se détruiraient./span&#xA;spanIls devaient rester loin d’eux, loin des cieux.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanSéparés, sur terre, ils apprenaient/span&#xA;spanquelle substance les enveloppait,/span&#xA;spanquelle essence les mouvait,/span&#xA;spanquelle présence leur manquait.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&lt;hr&#xA;/  &lt;p&#xA;  spanSous le ciel du septentrion,/span&#xA;spanRatio Nel endurcit sa cuirasse./span&#xA;spanIl découpait à coups de rigueur et de prévision/span&#xA;spanla glace et intègrait les fragments à la bonne place.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&lt;p&#xA;  spanIl ne sélectionnait que les faits solides,/span&#xA;spanLes fantaisies volatiles ne l’intéressaient guère./span&#xA;spanAinsi, il avait édifié une fondation stable, lucide/span&#xA;spansur laquelle s’appuyer, surtout en terrain délétère.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanNombreux essayèrent de le défier,/span&#xA;spande le défaire de façon justifié,/span&#xA;spand’invalider ses lemmes jusqu’à inverser ses valeurs./span&#xA;spanPersonne ne put le toucher, pas même au cœur.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanLe haut de l’iceberg était imprenable,/span&#xA;spanles mains gelaient dès l’approche du glacis./span&#xA;spanLe bas était insondable,/span&#xA;spanil n’y avait aucune faille pour un appui.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanDerrière les remparts, dans la forteresse,/span&#xA;spanau sein d’une antichambre, résonant dans un coffre,/span&#xA;spanétaient émis des signaux sourds de détresse,/span&#xA;spanfaible en puissance, retentissant de camphre.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanRatio Nel l’avait toujours occulté :/span&#xA;spanun cœur au bleu vierge de toute impureté,/span&#xA;spanà l’aspect liquéfié, fragile, fondant/span&#xA;spanpour un lien aussi profond que son océan.&lt;/span&#xA;  &lt;/p&#xA;  &lt;hr&#xA;/  &lt;p&#xA;  spanSous un ciel azur et austral,/span&#xA;spanune brindille sèche dorait au soleil./span&#xA;spanUn rayon de trop de la part du corps astral/span&#xA;spansuffisa pour réveiller Passion Nel de son sommeil.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&lt;p&#xA;  spanElle monta alors sur scène,/span&#xA;spanà corps et à cœur découverts,/span&#xA;spanles courbes dansant en l’air,/span&#xA;spanles prochaines mèches tenues en haleine.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanLes alentours eurent vent du spectacle :/span&#xA;spanune attraction imprévisible, attrayante et éphémère./span&#xA;spanMais sur les lieux s’abattit la débâcle :/span&#xA;spanle soufflé était déjà retombé par terre.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanDans la frénésie, tous tentèrent de l’effleurer./span&#xA;spanCertains fuyèrent l’aile gauche embrasée./span&#xA;spanD’autres essayèrent de la saisir d’une main adroite,/span&#xA;spanmais l’ardeur étouffa sitôt la prise refermée et moite.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanElle se couplait à presque toute matière./span&#xA;spanSa combustion prenait plus d’air./span&#xA;spanSon carburant était plus distant./span&#xA;spanSa ferveur restait carmin et incomplète.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanPassion Nel ne cessait d’en crépiter :/span&#xA;spanun flot d’essence permanent,/span&#xA;spanun plasma comblé de cyan,/span&#xA;spanune ignition totale sans toxicité.&lt;/span&#xA;  &lt;/p&#xA;  &lt;hr&#xA;/  &lt;p&#xA;  spanRatio Nel ou Passion Nel ?/span&#xA;spanCe choix saisissait chaque mortel./span&#xA;spanTous se persuadaient de leur séparation./span&#xA;spanNul soupçonnait leur aspiration.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&lt;p&#xA;  spanÀ l’aller du jour,/span&#xA;spanla frontière autour d’eux était essentiel./span&#xA;spanÀ la venue lunaire, à son retour,/span&#xA;spanla liaison entre eux était substantiel.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanComment pouvaient-ils se rencontrer ?/span&#xA;spanLeur identité était remarquable,/span&#xA;spanleur développement superficiel notable,/span&#xA;spanmais la densité de leur rapport impossible à mesurer./span&#xA;/p&#xA;&lt;p&#xA;  spanLa démarcation traversait toute la circonférence./span&#xA;spanNulle place pour une union, aucune chance./span&#xA;spanPourtant, chaque nuit, à l’heure du douze,/span&#xA;spanils empruntaient un portail partagé : le blues.&lt;/span&#xA;  &lt;/p&#xA;  /section&#xA;#ContesDeMathysSille #Feu #Glace #Poème]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Un conte commencé <time datetime="2025">l’an dernier</time>, puis laissé de côté jusqu’à présent.

<section class="poem-text"><h2>Ratio Nel et Passion Nel</h2></p>

<p><span>Ratio Nel et Passion Nel,</span>
<span>nés jumeau et jumelle</span>
<span>de l’union de Fusion Nel et Éther Nel,</span>
<span>vivaient dans le royaume Ma Terre Réelle.</span></p>

<p><span>Leurs parents veillaient sur eux, attentionnels,</span>
<span>depuis un autre domaine : Existe En Ciel ;</span>
<span>où la détente et la sérénité</span>
<span>étaient la seule vérité acceptée.</span></p>

<p><span>Là‑haut n’était accordée une place telle</span>
<span>pour une relation aussi conflictuelle.</span>
<span>Seul l’astre charnel et spatio‑temporel</span>
<span>pouvait garder éloignés ces opposés perpétuels.</span></p>

<p><span>L’un était de glace, l’autre de feu.</span>
<span>L’une flambait, l’autre figeait.</span>
<span>Réunis au même endroit, ils se détruiraient.</span>
<span>Ils devaient rester loin d’eux, loin des cieux.</span></p>

<p><span>Séparés, sur terre, ils apprenaient</span>
<span>quelle substance les enveloppait,</span>
<span>quelle essence les mouvait,</span>
<span>quelle présence leur manquait.</span></p>
<hr/><p><span>Sous le ciel du septentrion,</span>
<span>Ratio Nel endurcit sa cuirasse.</span>
<span>Il découpait à coups de rigueur et de prévision</span>
<span>la glace et intègrait les fragments à la bonne place.</span></p>
<p><span>Il ne sélectionnait que les faits solides,</span>
<span>Les fantaisies volatiles ne l’intéressaient guère.</span>
<span>Ainsi, il avait édifié une fondation stable, lucide</span>
<span>sur laquelle s’appuyer, surtout en terrain délétère.</span></p>

<p><span>Nombreux essayèrent de le défier,</span>
<span>de le défaire de façon justifié,</span>
<span>d’invalider ses lemmes jusqu’à inverser ses valeurs.</span>
<span>Personne ne put le toucher, pas même au cœur.</span></p>

<p><span>Le haut de l’iceberg était imprenable,</span>
<span>les mains gelaient dès l’approche du glacis.</span>
<span>Le bas était insondable,</span>
<span>il n’y avait aucune faille pour un appui.</span></p>

<p><span>Derrière les remparts, dans la forteresse,</span>
<span>au sein d’une antichambre, résonant dans un coffre,</span>
<span>étaient émis des signaux sourds de détresse,</span>
<span>faible en puissance, retentissant de camphre.</span></p>

<p><span>Ratio Nel l’avait toujours occulté :</span>
<span>un cœur au bleu vierge de toute impureté,</span>
<span>à l’aspect liquéfié, fragile, fondant</span>
<span>pour un lien aussi profond que son océan.</span></p><hr/><p><span>Sous un ciel azur et austral,</span>
<span>une brindille sèche dorait au soleil.</span>
<span>Un rayon de trop de la part du corps astral</span>
<span>suffisa pour réveiller Passion Nel de son sommeil.</span></p>
<p><span>Elle monta alors sur scène,</span>
<span>à corps et à cœur découverts,</span>
<span>les courbes dansant en l’air,</span>
<span>les prochaines mèches tenues en haleine.</span></p>

<p><span>Les alentours eurent vent du spectacle :</span>
<span>une attraction imprévisible, attrayante et éphémère.</span>
<span>Mais sur les lieux s’abattit la débâcle :</span>
<span>le soufflé était déjà retombé par terre.</span></p>

<p><span>Dans la frénésie, tous tentèrent de l’effleurer.</span>
<span>Certains fuyèrent l’aile gauche embrasée.</span>
<span>D’autres essayèrent de la saisir d’une main adroite,</span>
<span>mais l’ardeur étouffa sitôt la prise refermée et moite.</span></p>

<p><span>Elle se couplait à presque toute matière.</span>
<span>Sa combustion prenait plus d’air.</span>
<span>Son carburant était plus distant.</span>
<span>Sa ferveur restait carmin et incomplète.</span></p>

<p><span>Passion Nel ne cessait d’en crépiter :</span>
<span>un flot d’essence permanent,</span>
<span>un plasma comblé de cyan,</span>
<span>une ignition totale sans toxicité.</span></p><hr/><p><span>Ratio Nel ou Passion Nel ?</span>
<span>Ce choix saisissait chaque mortel.</span>
<span>Tous se persuadaient de leur séparation.</span>
<span>Nul soupçonnait leur aspiration.</span></p>
<p><span>À l’aller du jour,</span>
<span>la frontière autour d’eux était essentiel.</span>
<span>À la venue lunaire, à son retour,</span>
<span>la liaison entre eux était substantiel.</span></p>

<p><p><span>Comment pouvaient-ils se rencontrer ?</span>
<span>Leur identité était remarquable,</span>
<span>leur développement superficiel notable,</span>
<span>mais la densité de leur rapport impossible à mesurer.</span>
</p>
<p><span>La démarcation traversait toute la circonférence.</span>
<span>Nulle place pour une union, aucune chance.</span>
<span>Pourtant, chaque nuit, à l’heure du douze,</span>
<span>ils empruntaient un portail partagé : le blues.</span></p></section>
<a href="/un-rat-bleu/tag:ContesDeMathysSille" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">ContesDeMathysSille</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:Feu" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Feu</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:Glace" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Glace</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:Po%C3%A8me" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Poème</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/les-contes-de-mathys-sille-ratio-nel-et-passion-nel</guid>
      <pubDate>Sun, 13 Sep 2026 19:53:11 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Les contes de Mathys Sille : Mission d’essence</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/les-contes-de-mathys-sille-mission-dessence</link>
      <description>&lt;![CDATA[L’heure d’une récréation. Jouons aux devinettes.&#xA;!--more--&#xA;&lt;section class=&#34;poem-text&#34;&#xA;  h2Mission d’essence/h2&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanemQui suis‑je ?/em&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanJe suis un grain de sable parmi mes semblables,/span&#xA;spanmais le désert n’est pas notre foyer./span&#xA;spanNous sommes raffinés, dentelés,/span&#xA;spanmais nous ne faisons pas dans la dentelle.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanSans un corps féminin pour nous vêtir,/span&#xA;spannos entrechocs nous endommageraient./span&#xA;spanSeules des mains expertes pourraient intervenir/span&#xA;spanavec de l’huile de coude et nous inspecter de plus près.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanTrès peu disposent des clés pour nous atteindre./span&#xA;spanNous sommes gardés par nos parents :/span&#xA;spanL’un est un arbre, parfois d’un bois différent./span&#xA;spanL’autre est une boîte, toujours en train de nous étreindre.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanNous partageons le même lien de parenté,/span&#xA;spanmais je me singularise par ma parité./span&#xA;spanÀ moi seule, je peux changer la polarité/span&#xA;spand’une rotation dès la conception orientée.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanPourtant, je ne diffère que d’une seule unité./span&#xA;spanUne pièce suffit pour être mise de côté/span&#xA;spanpar le reste de la fratrie dans le même repaire,/span&#xA;spanmoquée à cause de mes manières arriérées.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanJe n’étais même pas présent dans les premiers exemplaires./span&#xA;spanSeule comptait la course à l’unidirectionnelle vélocité./span&#xA;spanMais un jour, toute matière véhiculée doit s’arrêter./span&#xA;spanToutefois, le freinage n’est pas mon utilité.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanLa plupart du temps, je demeure inactivée./span&#xA;spanMais quand vient le moment de corriger une erreur/span&#xA;spanet de réparer les pots cassés,/span&#xA;spanon fait appel à moi, parfois en pleurs.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanTout près du mur, au bout de la voie de garage,/span&#xA;spanloin sont les railleries et les doutes sur ma valeur./span&#xA;spanMe manœuvrer nécessite un habile pilotage,/span&#xA;spansans quoi peuvent être provoqués d’autres heurts.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanAlors que mes pairs sont dédiés/span&#xA;spanà accélérer des modes précipitées,/span&#xA;spanma destinée est d’ouvrir une possibilité/span&#xA;spanà une humanité toujours plus pressée.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanemQui suis‑je ?/em&lt;/span&#xA;  &lt;/p&#xA;  /section&#xA;#ContesDeMathysSille #Poème #Énigme]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>L’heure d’une récréation. Jouons aux devinettes.

<section class="poem-text"><h2>Mission d’essence</h2></p>

<p><span><em>Qui suis‑je ?</em></span></p>

<p><span>Je suis un grain de sable parmi mes semblables,</span>
<span>mais le désert n’est pas notre foyer.</span>
<span>Nous sommes raffinés, dentelés,</span>
<span>mais nous ne faisons pas dans la dentelle.</span></p>

<p><span>Sans un corps féminin pour nous vêtir,</span>
<span>nos entrechocs nous endommageraient.</span>
<span>Seules des mains expertes pourraient intervenir</span>
<span>avec de l’huile de coude et nous inspecter de plus près.</span></p>

<p><span>Très peu disposent des clés pour nous atteindre.</span>
<span>Nous sommes gardés par nos parents :</span>
<span>L’un est un arbre, parfois d’un bois différent.</span>
<span>L’autre est une boîte, toujours en train de nous étreindre.</span></p>

<p><span>Nous partageons le même lien de parenté,</span>
<span>mais je me singularise par ma parité.</span>
<span>À moi seule, je peux changer la polarité</span>
<span>d’une rotation dès la conception orientée.</span></p>

<p><span>Pourtant, je ne diffère que d’une seule unité.</span>
<span>Une pièce suffit pour être mise de côté</span>
<span>par le reste de la fratrie dans le même repaire,</span>
<span>moquée à cause de mes manières arriérées.</span></p>

<p><span>Je n’étais même pas présent dans les premiers exemplaires.</span>
<span>Seule comptait la course à l’unidirectionnelle vélocité.</span>
<span>Mais un jour, toute matière véhiculée doit s’arrêter.</span>
<span>Toutefois, le freinage n’est pas mon utilité.</span></p>

<p><span>La plupart du temps, je demeure inactivée.</span>
<span>Mais quand vient le moment de corriger une erreur</span>
<span>et de réparer les pots cassés,</span>
<span>on fait appel à moi, parfois en pleurs.</span></p>

<p><span>Tout près du mur, au bout de la voie de garage,</span>
<span>loin sont les railleries et les doutes sur ma valeur.</span>
<span>Me manœuvrer nécessite un habile pilotage,</span>
<span>sans quoi peuvent être provoqués d’autres heurts.</span></p>

<p><span>Alors que mes pairs sont dédiés</span>
<span>à accélérer des modes précipitées,</span>
<span>ma destinée est d’ouvrir une possibilité</span>
<span>à une humanité toujours plus pressée.</span></p>

<p><p><span><em>Qui suis‑je ?</em></span></p></section>
<a href="/un-rat-bleu/tag:ContesDeMathysSille" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">ContesDeMathysSille</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:Po%C3%A8me" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Poème</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:%C3%89nigme" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Énigme</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/les-contes-de-mathys-sille-mission-dessence</guid>
      <pubDate>Tue, 25 Aug 2026 14:45:41 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Les contes de Mathys Sille : Degré de liberté</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/les-contes-de-mathys-sille-degre-de-liberte</link>
      <description>&lt;![CDATA[La première entrée d’une collection de récits, poèmes, et réflexions inspirés par mon apprentissage des mathématiques et des sciences, ainsi que mon regard sur eux à travers les dimensions.&#xA;!--more--&#xA;&lt;section class=&#34;poem-text&#34;&#xA;  h2Degré de liberté/h2&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanVoici un petit point,/span&#xA;spandévoyé dans ce vaste espace./span&#xA;spanUn individu venu du vide, dont tout point./span&#xA;spanJe l’appelle « vierge », vierge de toute trace.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanIl y en a d’autres, à côté./span&#xA;spanC’est vous, c’est moi. C’est nous./span&#xA;spanDes particularités, des singularités,/span&#xA;spanfixées, épinglées, loin de l’origine, loin de tout.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanUne seule envie est couvé :/span&#xA;spanrevenir au nid et reformer l’œuf cosmique./span&#xA;spanMaints chemins les feront dériver,/span&#xA;spanmais seul un permettra de rester droit et authentique.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanMus par ce vecteur, plus ou moins coordonnés,/span&#xA;spanles individus se déplacent. Certains suivent les sillons./span&#xA;spanD’autres préfèrent être égaux, rassurés dans leur position./span&#xA;spanUne poignée opte pour l’improvisation et l’heuristique.&lt;/span&#xA;  &lt;/p&#xA;  &lt;hr&#xA;/  &lt;p&#xA;  spanNombreux manquent du premier coup le cœur,/span&#xA;spanbasculent de l’autre côté de la linéarité/span&#xA;spanet se perdent dans l’alter polarité ;/span&#xA;spanun domaine sombre, loin du positif, rempli de terreurs.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&lt;p&#xA;  spanConjectures et projections circulent./span&#xA;spanBeaucoup détournent leur trajectoire./span&#xA;span« Il n’y a plus rien à voir dans le noir./span&#xA;spanSeul le bien‑être compte. », ils stipulent.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanAlors je compte : « La moitié d’un axe…/span&#xA;spanLe quart de la surface…/span&#xA;spanUne fraction de l’espace…/span&#xA;spanLa limite est l’incomplétude de l’existence ! »&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanTrop tard. Attirés par des images de félicité,/span&#xA;spanils ont déjà sautés d’un argument orienté/span&#xA;spanvers le jour maximum, un regard minime pour leur obscurité,/span&#xA;spantentés par une fuite de leurs antécédents avec facilité.&lt;/span&#xA;  &lt;/p&#xA;  &lt;hr/&#xA;  &lt;p&#xA;  spanCertains de mes antécédents sont là‑bas, dans les oubliettes./span&#xA;spanIl m’arrive d’y replonger, parfois de force, sinon par quête./span&#xA;spanChercher l’inconnu, toujours variable, au nom temporaire./span&#xA;spanUn spectre fréquemment piquant, perceptible par intégration fragmentaire.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&lt;p&#xA;  spanLe péril de s’y perdre est invariablement permanent./span&#xA;spanJ’y progresse par petits incréments./span&#xA;spanJe plante mes racines récursivement./span&#xA;spanGarder un repère et la stabilité sur un terrain complexe, peu avenant.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanUne relation ambigüe… et réciproque./span&#xA;spanJe peux rayonner dans l’ombre, sans remarque ;/span&#xA;spanelle peut se distribuer en moi, me rendre équivoque./span&#xA;spanElle déboussole mes radians, dévie mes arcs.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanNotre affinité est fonction de l’épreuve./span&#xA;spanPlus il y a d’obstacles, plus il y a de frictions./span&#xA;spanToujours moduler mon trajet, trouver le bon fleuve./span&#xA;spanNotre lien produit de l’impétuosité comme de l’exaltation.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&lt;hr&#xA;/  &lt;p&#xA;  spanEst‑ce rationnel et cohérent ? Un tel engagement ?/span&#xA;spanSerait‑ce démesuré et absurde ? Insalubre ?/span&#xA;spanBrûler mes ailes ou abraser ma surface ?/span&#xA;spanQuelle différence entre ces façons de s’enflammer ?&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&lt;p&#xA;  spanLa tendance reste identique : chuter./span&#xA;spanLa chute libre vers un océan agité, désordonné./span&#xA;spanFraîchement déchus, longtemps éparpillés ;/span&#xA;spanencore trop obtus pour optimiser l’entrée.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanIsolée de l’instabilité, il y a de la biomasse,/span&#xA;spanorganisée en structures entières naturelles efficaces :/span&#xA;spandes arborescences équilibrées pour grimper en un rythme, deux passes./span&#xA;spanChaque unité de hauteur s’associe à au moins une de volume de terrasse.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanUn rang d’escaladé, trois marches de dégringolées dans le lugubre./span&#xA;spanBeaucoup d’exposants se présentent à l’élévation en puissance,/span&#xA;spanmais jusqu’où seront‑ils prêts à aller en incandescence/span&#xA;spanpour gagner ne serait‑ce qu’un seul degré de délivrance ?&lt;/span&#xA;  &lt;/p&#xA;  /section&#xA;#ContesDeMathysSille #Poème #Conte #Maths #Sciences]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>La première entrée d’une collection de récits, poèmes, et réflexions inspirés par mon apprentissage des mathématiques et des sciences, ainsi que mon regard sur eux à travers les dimensions.

<section class="poem-text"><h2>Degré de liberté</h2></p>

<p><span>Voici un petit point,</span>
<span>dévoyé dans ce vaste espace.</span>
<span>Un individu venu du vide, dont tout point.</span>
<span>Je l’appelle « vierge », vierge de toute trace.</span></p>

<p><span>Il y en a d’autres, à côté.</span>
<span>C’est vous, c’est moi. C’est nous.</span>
<span>Des particularités, des singularités,</span>
<span>fixées, épinglées, loin de l’origine, loin de tout.</span></p>

<p><span>Une seule envie est couvé :</span>
<span>revenir au nid et reformer l’œuf cosmique.</span>
<span>Maints chemins les feront dériver,</span>
<span>mais seul un permettra de rester droit et authentique.</span></p>

<p><span>Mus par ce vecteur, plus ou moins coordonnés,</span>
<span>les individus se déplacent. Certains suivent les sillons.</span>
<span>D’autres préfèrent être égaux, rassurés dans leur position.</span>
<span>Une poignée opte pour l’improvisation et l’heuristique.</span></p><hr/><p><span>Nombreux manquent du premier coup le cœur,</span>
<span>basculent de l’autre côté de la linéarité</span>
<span>et se perdent dans l’alter polarité ;</span>
<span>un domaine sombre, loin du positif, rempli de terreurs.</span></p>
<p><span>Conjectures et projections circulent.</span>
<span>Beaucoup détournent leur trajectoire.</span>
<span>« Il n’y a plus rien à voir dans le noir.</span>
<span>Seul le bien‑être compte. », ils stipulent.</span></p>

<p><span>Alors je compte : « La moitié d’un axe…</span>
<span>Le quart de la surface…</span>
<span>Une fraction de l’espace…</span>
<span>La limite est l’incomplétude de l’existence ! »</span></p>

<p><span>Trop tard. Attirés par des images de félicité,</span>
<span>ils ont déjà sautés d’un argument orienté</span>
<span>vers le jour maximum, un regard minime pour leur obscurité,</span>
<span>tentés par une fuite de leurs antécédents avec facilité.</span></p><hr><p><span>Certains de mes antécédents sont là‑bas, dans les oubliettes.</span>
<span>Il m’arrive d’y replonger, parfois de force, sinon par quête.</span>
<span>Chercher l’inconnu, toujours variable, au nom temporaire.</span>
<span>Un spectre fréquemment piquant, perceptible par intégration fragmentaire.</span></p>
<p><span>Le péril de s’y perdre est invariablement permanent.</span>
<span>J’y progresse par petits incréments.</span>
<span>Je plante mes racines récursivement.</span>
<span>Garder un repère et la stabilité sur un terrain complexe, peu avenant.</span></p>

<p><span>Une relation ambigüe… et réciproque.</span>
<span>Je peux rayonner dans l’ombre, sans remarque ;</span>
<span>elle peut se distribuer en moi, me rendre équivoque.</span>
<span>Elle déboussole mes radians, dévie mes arcs.</span></p>

<p><span>Notre affinité est fonction de l’épreuve.</span>
<span>Plus il y a d’obstacles, plus il y a de frictions.</span>
<span>Toujours moduler mon trajet, trouver le bon fleuve.</span>
<span>Notre lien produit de l’impétuosité comme de l’exaltation.</span></p>
<hr/><p><span>Est‑ce rationnel et cohérent ? Un tel engagement ?</span>
<span>Serait‑ce démesuré et absurde ? Insalubre ?</span>
<span>Brûler mes ailes ou abraser ma surface ?</span>
<span>Quelle différence entre ces façons de s’enflammer ?</span></p>
<p><span>La tendance reste identique : chuter.</span>
<span>La chute libre vers un océan agité, désordonné.</span>
<span>Fraîchement déchus, longtemps éparpillés ;</span>
<span>encore trop obtus pour optimiser l’entrée.</span></p>

<p><span>Isolée de l’instabilité, il y a de la biomasse,</span>
<span>organisée en structures entières naturelles efficaces :</span>
<span>des arborescences équilibrées pour grimper en un rythme, deux passes.</span>
<span>Chaque unité de hauteur s’associe à au moins une de volume de terrasse.</span></p>

<p><p><span>Un rang d’escaladé, trois marches de dégringolées dans le lugubre.</span>
<span>Beaucoup d’exposants se présentent à l’élévation en puissance,</span>
<span>mais jusqu’où seront‑ils prêts à aller en incandescence</span>
<span>pour gagner ne serait‑ce qu’un seul degré de délivrance ?</span></p></section>
<a href="/un-rat-bleu/tag:ContesDeMathysSille" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">ContesDeMathysSille</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:Po%C3%A8me" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Poème</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:Conte" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Conte</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:Maths" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Maths</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:Sciences" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Sciences</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/les-contes-de-mathys-sille-degre-de-liberte</guid>
      <pubDate>Sun, 09 Aug 2026 18:32:49 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>rAppel d&#39;une louve sylvestre</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/r-appel-dune-louve-sylvestre</link>
      <description>&lt;![CDATA[Ce time datetime=&#34;2026-04-27&#34;lundi/time, une visite chez une mère louve, en réponse à son appel depuis sa colline, m’a permis de me rappeler mon engagement envers Mère Nature, mon enseignante, pour cette année time datetime=&#34;2026&#34;2026/time.&#xA;!--more--&#xA;Son abri n’est pas en terre, mais en bois, marqué de la patte de son bâtisseur désormais trépassé. Elle aime danser, écouter de la musique et du chant, écrire, dessiner… ; exprimer sa créativité, malgré les tentatives d’interférence de ce monde humain, malgré les tentatives de transpercer nos corps avec du plomb.&#xA;&#xA;Elle me montrait sa galerie de peintures, des nouvelles notamment. C’est alors que je me suis rappelé de ce que j’avais accompli l’an dernier, avant l’hiver ; de l’état d’esprit qui m’habitait quand j’écrivais ou dessinais ; de cette sensation d’être au juste endroit, au juste moment, dans le juste geste.&#xA;&#xA;L’hiver a été rude. Le manque de nourriture n’y a été pour rien. C’était mon moral qui avait pris des balles. Trouver de la chaleur pour le corps fut aisé. En trouver pour mon âme a été pénible. Parfois, tout ce qu’il suffit est d’un seul humain pour rouvrir des blessures et des trous, que je croyais définitivement colmatés. Le peu de chaleur que je pouvais récolter et conserver fuyait inlassablement. Ça accaparait mon esprit. Ma priorité : survivre à la lourdeur glaciale.&#xA;&#xA;Alléger mon cœur a pris le temps de démarrer le printemps. Revoir ces bonnes bouilles vertes lui a fait du baume. Retrouver une amie mère dragonne a marqué un tournant dans ma cure. Tenir un cristal pendant 3 heures d’affilée sans effort en sa présence a restauré la luminosité dans ma vision. Puis, passer une journée auprès de la mère louve a rallumé le courage dans ma cheminée.&#xA;&#xA;Le soir arrivait, je regagnais mon foyer. Une envie déterminée de reprendre la plume me brûlait les doigts. Je ne savais pas sur quoi j’allais écrire, mais j’avais à écrire. C’est alors que je me suis rappelé du nouveau chapitre pour moi cette année : « Aux Arbres Citoyens ». J’avais à me présenter au travers d’un formulaire pour contacter cette association. La finalité est de monter une antenne locale. Il y avait une zone de texte libre pour en dire plus sur qui je suis. L’occasion était trop belle. Presque automatiquement, la poésie a pris le pas, pendant 3 heures.&#xA;&#xA;&lt;section class=&#34;poem-text&#34;&#xA;  &lt;p&#xA;  spanEn time datetime=&#34;2022&#34;2022/time, ma vie prit un virage drastique./span&#xA;spanJ’étais censé devenir un homme de science,/span&#xA;spanappliquer un métier : ingénieur en informatique./span&#xA;spanMais les deux années précédentes marquèrent ma conscience.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanOn m’avait dit de gagner ma vie par des études supérieures./span&#xA;spanDès time datetime=&#34;3030&#34;2020/time, je vis, eus vent et vécus des comportements inférieurs,/span&#xA;spanvenant d’humains, aussi savants ou pas fussent‑ils./span&#xA;spanMasques, casques, armures et barrières furent inutiles.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanAssister à une telle virulence du germe de la peur/span&#xA;spanme fit regarder mon miroir, me heurter à mes leurres./span&#xA;spanLe monde dans lequel j’allais m’investir n’offrait plus aucune couleur ;/span&#xA;spanque de la grisaille, du brouillard et une rude pénurie d’ardeur.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanAlors, je décidai de les remettre dans mon assiette/span&#xA;spande mon plein gré pour la première fois depuis mon enfance./span&#xA;spanJ’entamai un sentier vertueux, un cycle de semences./span&#xA;spanJe revins à l’école. Pas l’humaine, celle de la violette.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanChaque année, Mère Nature me montra une thématique./span&#xA;spanLa verdure m’ouvrit à la mère des vertus, généreuse et magique./span&#xA;spanLes ferments m’amenèrent les saveurs de la voie lactique./span&#xA;spanLa plume et la mine exprimèrent mon âme artistique.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanDepuis time datetime=&#34;2024&#34;2024/time, j’apprends à cueillir la spontanéité des plantes,/span&#xA;spanqu’elles croissent dans la terre ou le bitume, sous le bois ou le béton./span&#xA;spanJe cartographie ce qu’elles me murmurent comme couleurs et tons./span&#xA;spanIl manquait du bleu, alors je m’en suis teinté par mon encre saillante.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanPour time datetime=&#34;2026&#34;2026/time, je suis en quête d’autres souffleurs de vert,/span&#xA;spanprêts à se tourner vers la tendresse et la douceur,/span&#xA;spanà aider les humains à se sortir de leur grisante aigreur/span&#xA;spanet à retrouver le sens du goût et de la vie sur Terre.&lt;/span&#xA;  &lt;/p&#xA;  /section&#xA;&#xA;La forêt à recolorer&#xA;Groupe Mobilizon&#xA;&#xA;Je n’avais pas pensé à donner un titre au poème sur le coup. Ce n’est qu’arriver à ce moment de la rédaction de l’article qu’il m’en vient un : « Pierre angulaire ».&#xA;&#xA;Je dédie spécialement ce poème à ces deux mères : l’une orientale, l’autre atlantique. Un bonheur et une chance que de partager un lien si particulier avec chacune d’entre vous. Merci, toutes les deux.&#xA;&#xA;#Artiste #Poème #LouveSylvestre #Dragon #Forêt #AuxArbresCitoyens #Pierre&#xA;[Aux Arbres Citoyens]: https://aux-arbres-citoyens.org&#xA;[Monter antenne locale]: https://aux-arbres-citoyens.org/monter-une-antenne/&#xA;[Post forêt recolorer]: https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/la-foret-a-recolorer]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Ce <time datetime="2026-04-27">lundi</time>, une visite chez une mère louve, en réponse à son appel depuis sa colline, m’a permis de me rappeler mon engagement envers Mère Nature, mon enseignante, pour cette année <time datetime="2026">2026</time>.

Son abri n’est pas en terre, mais en bois, marqué de la patte de son bâtisseur désormais trépassé. Elle aime danser, écouter de la musique et du chant, écrire, dessiner… ; exprimer sa créativité, malgré les tentatives d’interférence de ce monde humain, malgré les tentatives de transpercer nos corps avec du plomb.</p>

<p>Elle me montrait sa galerie de peintures, des nouvelles notamment. C’est alors que je me suis rappelé de ce que j’avais accompli l’an dernier, avant l’hiver ; de l’état d’esprit qui m’habitait quand j’écrivais ou dessinais ; de cette sensation d’être au juste endroit, au juste moment, dans le juste geste.</p>

<p>L’hiver a été rude. Le manque de nourriture n’y a été pour rien. C’était mon moral qui avait pris des balles. Trouver de la chaleur pour le corps fut aisé. En trouver pour mon âme a été pénible. Parfois, tout ce qu’il suffit est d’un seul humain pour rouvrir des blessures et des trous, que je croyais définitivement colmatés. Le peu de chaleur que je pouvais récolter et conserver fuyait inlassablement. Ça accaparait mon esprit. Ma priorité : survivre à la lourdeur glaciale.</p>

<p>Alléger mon cœur a pris le temps de démarrer le printemps. Revoir ces bonnes bouilles vertes lui a fait du baume. Retrouver une amie mère dragonne a marqué un tournant dans ma cure. Tenir un cristal pendant 3 heures d’affilée sans effort en sa présence a restauré la luminosité dans ma vision. Puis, passer une journée auprès de la mère louve a rallumé le courage dans ma cheminée.</p>

<p>Le soir arrivait, je regagnais mon foyer. Une envie déterminée de reprendre la plume me brûlait les doigts. Je ne savais pas sur quoi j’allais écrire, mais j’avais à écrire. C’est alors que je me suis rappelé du nouveau chapitre pour moi cette année : « <a href="https://aux-arbres-citoyens.org" rel="nofollow">Aux Arbres Citoyens</a> ». J’avais à me présenter au travers d’un formulaire pour contacter cette association. La finalité est de <a href="https://aux-arbres-citoyens.org/monter-une-antenne/" rel="nofollow">monter une antenne locale</a>. Il y avait une zone de texte libre pour en dire plus sur qui je suis. L’occasion était trop belle. Presque automatiquement, la poésie a pris le pas, pendant 3 heures.</p>

<section class="poem-text"><p><span>En <time datetime="2022">2022</time>, ma vie prit un virage drastique.</span>
<span>J’étais censé devenir un homme de science,</span>
<span>appliquer un métier : ingénieur en informatique.</span>
<span>Mais les deux années précédentes marquèrent ma conscience.</span></p>

<p><span>On m’avait dit de gagner ma vie par des études supérieures.</span>
<span>Dès <time datetime="3030">2020</time>, je vis, eus vent et vécus des comportements inférieurs,</span>
<span>venant d’humains, aussi savants ou pas fussent‑ils.</span>
<span>Masques, casques, armures et barrières furent inutiles.</span></p>

<p><span>Assister à une telle virulence du germe de la peur</span>
<span>me fit regarder mon miroir, me heurter à mes leurres.</span>
<span>Le monde dans lequel j’allais m’investir n’offrait plus aucune couleur ;</span>
<span>que de la grisaille, du brouillard et une rude pénurie d’ardeur.</span></p>

<p><span>Alors, je décidai de les remettre dans mon assiette</span>
<span>de mon plein gré pour la première fois depuis mon enfance.</span>
<span>J’entamai un sentier vertueux, un cycle de semences.</span>
<span>Je revins à l’école. Pas l’humaine, celle de la violette.</span></p>

<p><span>Chaque année, Mère Nature me montra une thématique.</span>
<span>La verdure m’ouvrit à la mère des vertus, généreuse et magique.</span>
<span>Les ferments m’amenèrent les saveurs de la voie lactique.</span>
<span>La plume et la mine exprimèrent mon âme artistique.</span></p>

<p><span>Depuis <time datetime="2024">2024</time>, j’apprends à cueillir la spontanéité des plantes,</span>
<span>qu’elles croissent dans la terre ou le bitume, sous le bois ou le béton.</span>
<span>Je cartographie ce qu’elles me murmurent comme couleurs et tons.</span>
<span>Il manquait du bleu, alors je m’en suis teinté par mon encre saillante.</span></p>

<p><span>Pour <time datetime="2026">2026</time>, je suis en quête d’autres souffleurs de vert,</span>
<span>prêts à se tourner vers la tendresse et la douceur,</span>
<span>à aider les humains à se sortir de leur grisante aigreur</span>
<span>et à retrouver le sens du goût et de la vie sur Terre.</span></p></section>
<ul><li><a href="https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/la-foret-a-recolorer" rel="nofollow">La forêt à recolorer</a></li>
<li><a href="https://mobilizon.zaclys.com/@mures_mures_de_mulhouse" rel="nofollow">Groupe Mobilizon</a></li></ul>

<p>Je n’avais pas pensé à donner un titre au poème sur le coup. Ce n’est qu’arriver à ce moment de la rédaction de l’article qu’il m’en vient un : « <strong>Pierre angulaire</strong> ».</p>

<p>Je dédie spécialement ce poème à ces deux mères : l’une orientale, l’autre atlantique. Un bonheur et une chance que de partager un lien si particulier avec chacune d’entre vous. Merci, toutes les deux.</p>

<p><a href="/un-rat-bleu/tag:Artiste" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Artiste</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:Po%C3%A8me" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Poème</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:LouveSylvestre" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">LouveSylvestre</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:Dragon" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Dragon</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:For%C3%AAt" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Forêt</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:AuxArbresCitoyens" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">AuxArbresCitoyens</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:Pierre" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Pierre</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/r-appel-dune-louve-sylvestre</guid>
      <pubDate>Sat, 02 May 2026 18:37:15 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>L’âme en tiers</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/lame-en-tiers</link>
      <description>&lt;![CDATA[Nouvel an, nouveau poème, nouvelle peau, même amour.&#xA;&#xA;!--more--&#xA;&lt;section class=&#34;poem-text&#34;&#xA;  h2L’âme en tiers/h2&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanAvant qu’une forêt florissante se fasse/span&#xA;spanet que les lueurs de luxuriance s’étalent,/span&#xA;spanles semences sommeillent sous la surface,/span&#xA;spanaccompagnées de germes, au guet du signal.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanDes grasses, des aminées, des amidonnées./span&#xA;spanCertaines des deux premières portent l’arborée destinée./span&#xA;spanElles deviendront les mères et pères sylvestres/span&#xA;spancouvant les futurs enfants terrestres.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanLes arcs de branches se touchent à la cime./span&#xA;spanLes colonnes et les piliers plongent dans les abîmes./span&#xA;spanLentement, la cathédrale de bois est bâtie,/span&#xA;spanlà où les apprentis s’initient à prendre appui.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanAu pied du panthéon, à la prime heure,/span&#xA;spanla course vers les cieux commence./span&#xA;spanLes plantains s’élancent/span&#xA;spanet les lamiers croisent les leurs.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanLes saisons se succèdent./span&#xA;spanL’âme s’enflamme, se lime./span&#xA;spanElle percute un roc, costaud, et tiède./span&#xA;spanElle cède. Il emmène une nouvelle victime.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanLa garde a été prise de court./span&#xA;spanLa poignée est déchirée./span&#xA;spanLe tranchant, brisé./span&#xA;spanLa pointe, perdue, dans un obscur parcours.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanLa voici. Évanouie. Envasée./span&#xA;spanElle persiste à rester affinée et perçante,/span&#xA;spanmais la bourbe demeure de marbre, indifférente,/span&#xA;spanet lui fait boire sa tasse d’impuretés.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanLe limon lui promet son argent et sa parole./span&#xA;spanL’argile lui présage des vases d’or et de l’évasion./span&#xA;spanElle se laisse séduire, sombre dans l’illusion./span&#xA;spanSa voie est plombée, lourd sera son envol.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanAucun répit ne lui est donné, que du faire./span&#xA;spanDoucement, le doute surgit du nickel de sa carrière./span&#xA;spanLe fourneau se ranime, sa sagacité embrasée./span&#xA;spanElle essaye de forger sa propre idée.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanLes faux aimants gravitent autour d’elle,/span&#xA;spanla couvrent d’enjolivements et de chrome./span&#xA;spanL’incendie est éteint, la flamme étouffée sous un dôme./span&#xA;spanIls la tirent à nouveau vers des profondeurs infidèles.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanÀ chaque immersion, son éclat flétrit,/span&#xA;spanses limites s’effritent, sa candeur se charbonne,/span&#xA;spanla rouille encercle son cœur en vif-argent./span&#xA;spanDans l’épreuve, cependant, elle incorpore un allié : le carbone.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanÀ chaque trempage, son caractère s’endurcit./span&#xA;spanSes aspects polis et taciturnes se creusent./span&#xA;spanElle rehausse les tons, devient plus rugueuse./span&#xA;spanSon derme s’est teint de mat, plus bronzé, mais toujours moins innocent.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanUn jour, près d’un étang, sur son pourtour,/span&#xA;spanelle arrête sa fuite follette, elle se reflète./span&#xA;span« Toutes ces compromissions depuis le début. À quoi riment ces abus ?/span&#xA;spanAssez de ces dits mensongers ! Assez de ces lacunes à éponger ! »&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanElle se souvient de son fil conducteur./span&#xA;spanDescendue en rappel, brillante dans l’obscurité./span&#xA;spanÉgarée dans les landes, mais au cosmos toujours connectée./span&#xA;spanApprendre le tissage, crocheter les tissus corrupteurs./span&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanSon esprit s’éclaircit, éloigne les fauteurs de trouble./span&#xA;spanElle fusionne les fragments, forme son intégrité./span&#xA;spanElle largue les voiles, transperce la tourbe/span&#xA;spanet siffle à toute allure un couplet complété.&lt;/span&#xA;  &lt;/p&#xA;  /section&#xA;Poème]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Nouvel an, nouveau poème, nouvelle peau, même amour.</p>



<p><section class="poem-text"><h2>L’âme en tiers</h2></p>

<p><span>Avant qu’une forêt florissante se fasse</span>
<span>et que les lueurs de luxuriance s’étalent,</span>
<span>les semences sommeillent sous la surface,</span>
<span>accompagnées de germes, au guet du signal.</span></p>

<p><span>Des grasses, des aminées, des amidonnées.</span>
<span>Certaines des deux premières portent l’arborée destinée.</span>
<span>Elles deviendront les mères et pères sylvestres</span>
<span>couvant les futurs enfants terrestres.</span></p>

<p><span>Les arcs de branches se touchent à la cime.</span>
<span>Les colonnes et les piliers plongent dans les abîmes.</span>
<span>Lentement, la cathédrale de bois est bâtie,</span>
<span>là où les apprentis s’initient à prendre appui.</span></p>

<p><span>Au pied du panthéon, à la prime heure,</span>
<span>la course vers les cieux commence.</span>
<span>Les plantains s’élancent</span>
<span>et les lamiers croisent les leurs.</span></p>

<p><span>Les saisons se succèdent.</span>
<span>L’âme s’enflamme, se lime.</span>
<span>Elle percute un roc, costaud, et tiède.</span>
<span>Elle cède. Il emmène une nouvelle victime.</span></p>

<p><span>La garde a été prise de court.</span>
<span>La poignée est déchirée.</span>
<span>Le tranchant, brisé.</span>
<span>La pointe, perdue, dans un obscur parcours.</span></p>

<p><span>La voici. Évanouie. Envasée.</span>
<span>Elle persiste à rester affinée et perçante,</span>
<span>mais la bourbe demeure de marbre, indifférente,</span>
<span>et lui fait boire sa tasse d’impuretés.</span></p>

<p><span>Le limon lui promet son argent et sa parole.</span>
<span>L’argile lui présage des vases d’or et de l’évasion.</span>
<span>Elle se laisse séduire, sombre dans l’illusion.</span>
<span>Sa voie est plombée, lourd sera son envol.</span></p>

<p><span>Aucun répit ne lui est donné, que du faire.</span>
<span>Doucement, le doute surgit du nickel de sa carrière.</span>
<span>Le fourneau se ranime, sa sagacité embrasée.</span>
<span>Elle essaye de forger sa propre idée.</span></p>

<p><span>Les faux aimants gravitent autour d’elle,</span>
<span>la couvrent d’enjolivements et de chrome.</span>
<span>L’incendie est éteint, la flamme étouffée sous un dôme.</span>
<span>Ils la tirent à nouveau vers des profondeurs infidèles.</span></p>

<p><span>À chaque immersion, son éclat flétrit,</span>
<span>ses limites s’effritent, sa candeur se charbonne,</span>
<span>la rouille encercle son cœur en vif-argent.</span>
<span>Dans l’épreuve, cependant, elle incorpore un allié : le carbone.</span></p>

<p><span>À chaque trempage, son caractère s’endurcit.</span>
<span>Ses aspects polis et taciturnes se creusent.</span>
<span>Elle rehausse les tons, devient plus rugueuse.</span>
<span>Son derme s’est teint de mat, plus bronzé, mais toujours moins innocent.</span></p>

<p><span>Un jour, près d’un étang, sur son pourtour,</span>
<span>elle arrête sa fuite follette, elle se reflète.</span>
<span>« Toutes ces compromissions depuis le début. À quoi riment ces abus ?</span>
<span>Assez de ces dits mensongers ! Assez de ces lacunes à éponger ! »</span></p>

<p><p><span>Elle se souvient de son fil conducteur.</span>
<span>Descendue en rappel, brillante dans l’obscurité.</span>
<span>Égarée dans les landes, mais au cosmos toujours connectée.</span>
<span>Apprendre le tissage, crocheter les tissus corrupteurs.</span></p>

<p><p><span>Son esprit s’éclaircit, éloigne les fauteurs de trouble.</span>
<span>Elle fusionne les fragments, forme son intégrité.</span>
<span>Elle largue les voiles, transperce la tourbe</span>
<span>et siffle à toute allure un couplet complété.</span></p></section>
<a href="/un-rat-bleu/tag:Po%C3%A8me" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Poème</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/lame-en-tiers</guid>
      <pubDate>Sat, 03 Jan 2026 13:50:55 +0100</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>La forêt à recolorer</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/la-foret-a-recolorer</link>
      <description>&lt;![CDATA[Mûres mûres de Mulhouse&#xA;&#xA;Une carte pour recenser les arbres fruitiers et plantes sauvages comestibles dans la ville de Mulhouse. Accessible et éditable par toutes et tous. Réalisée grâce au service Framacarte, hébergée chez Framasoft, basée sur uMap et OpenStreetMap.&#xA;[Carte]: https://framacarte.org/m/193171/&#xA;[Mulhouse OSM]: https://www.openstreetmap.org/relation/38246#map=8/48.109/6.823&#xA;[Framacarte]: https://framacarte.org/abc/fr/&#xA;[Framasoft]: https://framasoft.org/&#xA;[uMap]: https://umap.openstreetmap.fr/fr/&#xA;[OSM]: https://www.openstreetmap.org&#xA;!--more--&#xA;&#xA;&lt;iframe class=&#34;map&#34;&#xA;  allowfullscreen&#xA;  src=&#34;https://framacarte.org/fr/map/mures-mures-de-mulhouse_193171?scaleControl=false&amp;miniMap=false&amp;scrollWheelZoom=false&amp;zoomControl=true&amp;editMode=disabled&amp;moreControl=true&amp;searchControl=null&amp;tilelayersControl=null&amp;embedControl=null&amp;datalayersControl=true&amp;onLoadPanel=caption&amp;captionBar=false&amp;captionMenus=true&#34;&#xA;  /iframe&#xA;&lt;section class=&#34;poem-text&#34;&#xA;  h2La forêt à recolorer/h2&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanL’histoire d’un petit rat bleu/span&#xA;spanqui explore les pelouses et forêts en ville,/span&#xA;spanà la recherche de prospérité/span&#xA;spanau milieu de la dureté et la sévérité.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanIl cherche à redonner des couleurs à la vie,/span&#xA;spanà commencer par la sienne./span&#xA;spanUn jour, peut-être, comme lui,/span&#xA;spanles humains y verront plus que de la peine.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanIl voit la différence entre les deux mondes./span&#xA;L’un est d’une nature généreuse et féconde,/span&#xA;L’autre s’échine à cacher ce qu’il a de plus immonde./span&#xA;Même espace. Pas les mêmes ondes.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanQue leur coûterait-il de laisser repousser/span&#xA;l’espoir et la verdure chaque année ?/span&#xA;De se fier à Mère Terre et ses messagers ?/span&#xA;Au lieu d’écharper les chants et les prés.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanPeut-être ont-ils peur de se blesser ?/span&#xA;Ce n’est pas l’étendue d’outils à raser/span&#xA;qui les effraient de se couper./span&#xA;C’est de réaliser qu’ils l’ont déjà été.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanAlors, ils jouent les durs pour perdurer./span&#xA;Mais combien de temps encore ? Qu’ont-ils appris ?/span&#xA;Auront-ils mûri ? Se seront-ils attendris ?/span&#xA;Ou resteront-ils grisés ?&lt;/span&#xA;  &lt;/p&#xA;  /section&#xA;#Carte #Forêt #Fruits #Plantes #Ville #Poème]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://framacarte.org/m/193171/" rel="nofollow">Mûres mûres de Mulhouse</a></p>

<p>Une carte pour recenser les arbres fruitiers et plantes sauvages comestibles dans la ville de <a href="https://www.openstreetmap.org/relation/38246#map=8/48.109/6.823" rel="nofollow">Mulhouse</a>. Accessible et éditable par toutes et tous. Réalisée grâce au service <a href="https://framacarte.org/abc/fr/" rel="nofollow">Framacarte</a>, hébergée chez <a href="https://framasoft.org/" rel="nofollow">Framasoft</a>, basée sur <a href="https://umap.openstreetmap.fr/fr/" rel="nofollow">uMap</a> et <a href="https://www.openstreetmap.org" rel="nofollow">OpenStreetMap</a>.</p>



<p><iframe class="map" allowfullscreen="" src="https://framacarte.org/fr/map/mures-mures-de-mulhouse_193171?scaleControl=false&amp;miniMap=false&amp;scrollWheelZoom=false&amp;zoomControl=true&amp;editMode=disabled&amp;moreControl=true&amp;searchControl=null&amp;tilelayersControl=null&amp;embedControl=null&amp;datalayersControl=true&amp;onLoadPanel=caption&amp;captionBar=false&amp;captionMenus=true"></iframe>
<section class="poem-text"><h2>La forêt à recolorer</h2></p>

<p><span>L’histoire d’un petit rat bleu</span>
<span>qui explore les pelouses et forêts en ville,</span>
<span>à la recherche de prospérité</span>
<span>au milieu de la dureté et la sévérité.</span></p>

<p><span>Il cherche à redonner des couleurs à la vie,</span>
<span>à commencer par la sienne.</span>
<span>Un jour, peut-être, comme lui,</span>
<span>les humains y verront plus que de la peine.</span></p>

<p><span>Il voit la différence entre les deux mondes.</span>
L’un est d’une nature généreuse et féconde,</span>
L’autre s’échine à cacher ce qu’il a de plus immonde.</span>
Même espace. Pas les mêmes ondes.</span></p>

<p><span>Que leur coûterait-il de laisser repousser</span>
l’espoir et la verdure chaque année ?</span>
De se fier à Mère Terre et ses messagers ?</span>
Au lieu d’écharper les chants et les prés.</span></p>

<p><span>Peut-être ont-ils peur de se blesser ?</span>
Ce n’est pas l’étendue d’outils à raser</span>
qui les effraient de se couper.</span>
C’est de réaliser qu’ils l’ont déjà été.</span></p>

<p><p><span>Alors, ils jouent les durs pour perdurer.</span>
Mais combien de temps encore ? Qu’ont-ils appris ?</span>
Auront-ils mûri ? Se seront-ils attendris ?</span>
Ou resteront-ils grisés ?</span></p></section>
<a href="/un-rat-bleu/tag:Carte" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Carte</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:For%C3%AAt" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Forêt</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:Fruits" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Fruits</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:Plantes" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Plantes</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:Ville" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Ville</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:Po%C3%A8me" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Poème</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/la-foret-a-recolorer</guid>
      <pubDate>Sun, 30 Nov 2025 19:52:19 +0100</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Inférieur</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/inferieur</link>
      <description>&lt;![CDATA[Commencé comme une réponse, fini en un poème confessionnel improvisé.&#xA;!--more--&#xA;&lt;section class=&#34;poem-text&#34;&#xA;  h2Inférieur/h2&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanOn me prend facilement pour un clown, un phénomène de foire ;/span&#xA;spanun infantile inexpérimenté qui ne connaît rien à la vie ;/span&#xA;spanun illégitime, inadapté et paumé dans son monde à lui.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanCe n’est pas comme si j’essaye/span&#xA;spande leur montrer que je suis supérieur à eux./span&#xA;spanJe cherche des relations d’égaux plutôt que d’egos./span&#xA;spanMais certains jours, j’ai l’impression que c’est demander trop.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanAlors, je reste muet et silencieux./span&#xA;spanEt je regarde la tragédie que l’autre s’est créée/span&#xA;spanse dérouler sous mes yeux./span&#xA;spanJe ne peux rien faire de plus./span&#xA;spanJe ne sens pas d’ouverture de l’autre côté.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanCe genre de jours-là, ce sont des jours gris et sombres./span&#xA;spanCette fin de semaine l’est./span&#xA;spanJe sentais depuis des mois venir un dénouement tragique/span&#xA;spanpour un membre de la famille d’une collègue./span&#xA;spanLa mort de l’un d’eux. C’est le mois pour.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanJe n’ai pas été surpris à son arrivée,/span&#xA;spand’apprendre la mort de son père./span&#xA;spanAvant le décès, elle disait « tu meurs » pour en parler./span&#xA;spanHier, pour la première fois de mes oreilles, elle a dit « quand sert ».&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanC’est le genre de jours où je me dis que je préférerais/span&#xA;spanne pas être aussi sensible constamment comme je le suis,/span&#xA;spanet me tromper sur les prophéties./span&#xA;spanDes jours à ne plus savoir ce qui est bon ou mauvais.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanCette année, je découvre mon côté artistique./span&#xA;spanJ’arrive à me faire mieux entendre/span&#xA;spanpar des dessins, poèmes, et écrits/span&#xA;spanque par la conversation classique.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanParfois, ça m’irrite de le constater./span&#xA;spanParfois, ça me fait aussi désespérer/span&#xA;spande savoir que j’ai à passer par ces intermédiaires,/span&#xA;spanpour que l’on daigne écouter/span&#xA;spance que j’ai à dire à cœur ouvert.&lt;/span&#xA;  &lt;/p&#xA;  /section&#xA;Poème]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Commencé comme une réponse, fini en un poème confessionnel improvisé.

<section class="poem-text"><h2>Inférieur</h2></p>

<p><span>On me prend facilement pour un clown, un phénomène de foire ;</span>
<span>un infantile inexpérimenté qui ne connaît rien à la vie ;</span>
<span>un illégitime, inadapté et paumé dans son monde à lui.</span></p>

<p><span>Ce n’est pas comme si j’essaye</span>
<span>de leur montrer que je suis supérieur à eux.</span>
<span>Je cherche des relations d’égaux plutôt que d’egos.</span>
<span>Mais certains jours, j’ai l’impression que c’est demander trop.</span></p>

<p><span>Alors, je reste muet et silencieux.</span>
<span>Et je regarde la tragédie que l’autre s’est créée</span>
<span>se dérouler sous mes yeux.</span>
<span>Je ne peux rien faire de plus.</span>
<span>Je ne sens pas d’ouverture de l’autre côté.</span></p>

<p><span>Ce genre de jours-là, ce sont des jours gris et sombres.</span>
<span>Cette fin de semaine l’est.</span>
<span>Je sentais depuis des mois venir un dénouement tragique</span>
<span>pour un membre de la famille d’une collègue.</span>
<span>La mort de l’un d’eux. C’est le mois pour.</span></p>

<p><span>Je n’ai pas été surpris à son arrivée,</span>
<span>d’apprendre la mort de son père.</span>
<span>Avant le décès, elle disait « tu meurs » pour en parler.</span>
<span>Hier, pour la première fois de mes oreilles, elle a dit « quand sert ».</span></p>

<p><span>C’est le genre de jours où je me dis que je préférerais</span>
<span>ne pas être aussi sensible constamment comme je le suis,</span>
<span>et me tromper sur les prophéties.</span>
<span>Des jours à ne plus savoir ce qui est bon ou mauvais.</span></p>

<p><span>Cette année, je découvre mon côté artistique.</span>
<span>J’arrive à me faire mieux entendre</span>
<span>par des dessins, poèmes, et écrits</span>
<span>que par la conversation classique.</span></p>

<p><p><span>Parfois, ça m’irrite de le constater.</span>
<span>Parfois, ça me fait aussi désespérer</span>
<span>de savoir que j’ai à passer par ces intermédiaires,</span>
<span>pour que l’on daigne écouter</span>
<span>ce que j’ai à dire à cœur ouvert.</span></p></section>
<a href="/un-rat-bleu/tag:Po%C3%A8me" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Poème</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/inferieur</guid>
      <pubDate>Sun, 23 Nov 2025 22:57:51 +0100</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Mûrir ou mourir</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/murir-ou-mourir</link>
      <description>&lt;![CDATA[Un poème inspiré par les délicieux fruits qu’un palais puisse savourer, mais aussi par les êtres qui quittent notre chemin, de gré ou de force, dans l’ordre naturel de la vie.&#xA;!--more--&#xA;&lt;section class=&#34;poem-text&#34;&#xA;  h2Mûrir ou mourir/h2&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanLe choix d’un moment./span&#xA;spanUn défi de chaque instant./span&#xA;spanUne question de temps./span&#xA;spanUn doute omniprésent.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanUne ombre cachée dans la chair./span&#xA;spanUne peau promise à périr./span&#xA;spanUn présent à apprécier et à s’offrir./span&#xA;spanLa relève révélée vers la nouvelle ère.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanEn dehors de la façade et de l’armure,/span&#xA;spanEn face des failles et des fissures/span&#xA;spanPeuvent être entendus d’amortis murmures/span&#xA;spanD’un innocent souffrant de ses blessures.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanIl débute sa vie vert, dur et aigri./span&#xA;spanSur lui pleut une pléthore de péripéties./span&#xA;spanTraverser le temps l’attendrit./span&#xA;spanÉprouver le feu l’adoucit.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanÀ l’intérieur est terré l’enfant./span&#xA;spanIl pleure sans cesse sa douleur./span&#xA;spanEnterrer ses cris et ses larmes est courant./span&#xA;spanLe flot effrite lentement le leurre.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanLa digue tiendra-t-elle longtemps ?/span&#xA;spanCombien de temps avant d’apprendre la patience ?/span&#xA;spanAvant d’oser frayer une voie par vaillance ?/span&#xA;spanAvant d’atteindre la mer de vertus qui attend ?&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanUn jour, le crépuscule se lève./span&#xA;spanLes teintes chaudes éclairent les gelures./span&#xA;spanEst découverte la ruine auparavant un rêve./span&#xA;spanLa structure manquait de liant : de l’amour pur.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanPourtant, devant le portail du trépas,/span&#xA;spanChargés de regrets et de remords,/span&#xA;spanNombreux reconnaissent le même tort :/span&#xA;spanS’attacher aux protections et possessions ne sert pas.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanLes dernières œuvre et note de leur voix./span&#xA;spanUn chant du cygne laissé aux successeurs./span&#xA;spanL’espoir de leur rappeler ce vers quoi/span&#xA;spanIls ont oublié d’aller : la beauté et la douceur.&lt;/span&#xA;  &lt;/p&#xA;  /section&#xA;#Poème #Fruit #Vie]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Un poème inspiré par les délicieux fruits qu’un palais puisse savourer, mais aussi par les êtres qui quittent notre chemin, de gré ou de force, dans l’ordre naturel de la vie.

<section class="poem-text"><h2>Mûrir ou mourir</h2></p>

<p><span>Le choix d’un moment.</span>
<span>Un défi de chaque instant.</span>
<span>Une question de temps.</span>
<span>Un doute omniprésent.</span></p>

<p><span>Une ombre cachée dans la chair.</span>
<span>Une peau promise à périr.</span>
<span>Un présent à apprécier et à s’offrir.</span>
<span>La relève révélée vers la nouvelle ère.</span></p>

<p><span>En dehors de la façade et de l’armure,</span>
<span>En face des failles et des fissures</span>
<span>Peuvent être entendus d’amortis murmures</span>
<span>D’un innocent souffrant de ses blessures.</span></p>

<p><span>Il débute sa vie vert, dur et aigri.</span>
<span>Sur lui pleut une pléthore de péripéties.</span>
<span>Traverser le temps l’attendrit.</span>
<span>Éprouver le feu l’adoucit.</span></p>

<p><span>À l’intérieur est terré l’enfant.</span>
<span>Il pleure sans cesse sa douleur.</span>
<span>Enterrer ses cris et ses larmes est courant.</span>
<span>Le flot effrite lentement le leurre.</span></p>

<p><span>La digue tiendra-t-elle longtemps ?</span>
<span>Combien de temps avant d’apprendre la patience ?</span>
<span>Avant d’oser frayer une voie par vaillance ?</span>
<span>Avant d’atteindre la mer de vertus qui attend ?</span></p>

<p><span>Un jour, le crépuscule se lève.</span>
<span>Les teintes chaudes éclairent les gelures.</span>
<span>Est découverte la ruine auparavant un rêve.</span>
<span>La structure manquait de liant : de l’amour pur.</span></p>

<p><span>Pourtant, devant le portail du trépas,</span>
<span>Chargés de regrets et de remords,</span>
<span>Nombreux reconnaissent le même tort :</span>
<span>S’attacher aux protections et possessions ne sert pas.</span></p>

<p><p><span>Les dernières œuvre et note de leur voix.</span>
<span>Un chant du cygne laissé aux successeurs.</span>
<span>L’espoir de leur rappeler ce vers quoi</span>
<span>Ils ont oublié d’aller : la beauté et la douceur.</span></p></section>
<a href="/un-rat-bleu/tag:Po%C3%A8me" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Poème</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:Fruit" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Fruit</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:Vie" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Vie</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/murir-ou-mourir</guid>
      <pubDate>Mon, 10 Nov 2025 17:26:44 +0100</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Les deux faces d’un ruban</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/les-deux-faces-dun-ruban</link>
      <description>&lt;![CDATA[Un poème inspiré par deux contes et deux personnages de l’univers du jeu Blue Prince.&#xA;&#xA;SPOILERS&#xA;Ci-dessous sont divulgués des éléments majeurs pour la progression et l’histoire dans le jeu.&#xA;[Blue Prince game]: https://www.blueprincegame.com/&#xA;!--more--&#xA;Swim Bird&#xA;The Red Prince&#xA;&lt;section class=&#34;poem-text&#34;&#xA;  h2Les deux faces d’un ruban/h2&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanLa première est teintée du bleu de la mère,/span&#xA;spanLa seconde de rouge, inspiré par son fils./span&#xA;spanL’une enfila la couleur de la vérité à taire,/span&#xA;spanL’autre, à son insu, propageait le ton de l’artifice.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanLe bleu, arboraient elle et le domaine/span&#xA;spanAu sein duquel était raconté le passé noir./span&#xA;spanLe rouge habillait lui et la scène/span&#xA;spanDont le rideau cachait la réelle histoire.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanElle préparait son vol secrètement/span&#xA;spanDans l’ombre de la plume et de l’encre./span&#xA;spanIl ne se doutait aucunement/span&#xA;spanQu’elle lèverait sans appel l’ancre.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanElle refusait d’abandonner ses objectifs./span&#xA;spanElle dût fuir le fief d’un pas furtif./span&#xA;spanIl n’avait d’yeux que pour les rubis./span&#xA;spanIl revint pour l’héritage de l’esprit.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanL’une laissa derrière des indices/span&#xA;spanDans les dédales de la demeure./span&#xA;spanVenait le jour de la sacrée heure,/span&#xA;spanOù l’autre ouvrirait la salle 46.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanLes corps physiques se séparèrent,/span&#xA;spanL’un au manoir, l’autre vers le désert./span&#xA;spanUn trône attendait pour chacun,/span&#xA;spanUne fois arrivé au bout du chemin.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanAprès mille mystères,/span&#xA;spanAu bout de leurs peines,/span&#xA;spanLes deux ascensionnèrent/span&#xA;spanEt devinrent roi et reine.&lt;/span&#xA;  &lt;/p&#xA;  /section&#xA;#Poème #BluePrince&#xA;[Swim Bird]: https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/swim-bird-loiseau-nageur]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Un poème inspiré par deux contes et deux personnages de l’univers du jeu <a href="https://www.blueprincegame.com/" rel="nofollow">Blue Prince</a>.</p>

<p><strong>SPOILERS</strong>
Ci-dessous sont divulgués des éléments majeurs pour la progression et l’histoire dans le jeu.</p>



<p><a href="https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/swim-bird-loiseau-nageur" rel="nofollow"><img src="https://zzz.zaclys.com/download.php?z=2&amp;doc_id=8337512" alt="Swim Bird"></a>
<a href="https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/the-red-prince-le-prince-rouge" rel="nofollow"><img src="https://zzz.zaclys.com/download.php?z=2&amp;doc_id=8339105" alt="The Red Prince"></a>
<section class="poem-text"><h2>Les deux faces d’un ruban</h2></p>

<p><span>La première est teintée du bleu de la mère,</span>
<span>La seconde de rouge, inspiré par son fils.</span>
<span>L’une enfila la couleur de la vérité à taire,</span>
<span>L’autre, à son insu, propageait le ton de l’artifice.</span></p>

<p><span>Le bleu, arboraient elle et le domaine</span>
<span>Au sein duquel était raconté le passé noir.</span>
<span>Le rouge habillait lui et la scène</span>
<span>Dont le rideau cachait la réelle histoire.</span></p>

<p><span>Elle préparait son vol secrètement</span>
<span>Dans l’ombre de la plume et de l’encre.</span>
<span>Il ne se doutait aucunement</span>
<span>Qu’elle lèverait sans appel l’ancre.</span></p>

<p><span>Elle refusait d’abandonner ses objectifs.</span>
<span>Elle dût fuir le fief d’un pas furtif.</span>
<span>Il n’avait d’yeux que pour les rubis.</span>
<span>Il revint pour l’héritage de l’esprit.</span></p>

<p><span>L’une laissa derrière des indices</span>
<span>Dans les dédales de la demeure.</span>
<span>Venait le jour de la sacrée heure,</span>
<span>Où l’autre ouvrirait la salle 46.</span></p>

<p><span>Les corps physiques se séparèrent,</span>
<span>L’un au manoir, l’autre vers le désert.</span>
<span>Un trône attendait pour chacun,</span>
<span>Une fois arrivé au bout du chemin.</span></p>

<p><p><span>Après mille mystères,</span>
<span>Au bout de leurs peines,</span>
<span>Les deux ascensionnèrent</span>
<span>Et devinrent roi et reine.</span></p></section>
<a href="/un-rat-bleu/tag:Po%C3%A8me" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Poème</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:BluePrince" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">BluePrince</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/les-deux-faces-dun-ruban</guid>
      <pubDate>Mon, 27 Oct 2025 19:25:00 +0100</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Qui es-tu, chère dragonne ?</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/qui-es-tu-chere-dragonne</link>
      <description>&lt;![CDATA[Un poème rédigé le soir du samedi 20 septembre 2025.&#xA;!--more--&#xA;&lt;section class=&#34;poem-text&#34;&#xA;  h2 style=&#34;color:#C3AAE1;&#34;Qui es-tu, chère dragonne ?/h2&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanTu émets une aura violette, enveloppante,/span&#xA;spanaux reflets clairs et au toucher caressant ;/span&#xA;spanà l’odeur suave ; douce, voluptueuse et émoustillante.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanTes yeux sont bleus étincelants./span&#xA;spanUn regard enflammé, étoilé./span&#xA;spanNotre foyer est là-haut, Sirius appelant./span&#xA;spanUn système binaire, un duo de volée.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanTon apparence est volatile./span&#xA;spanLe style change, l’essence persiste./span&#xA;spanTu nourris ce feu indélébile./span&#xA;spanMalgré ta fuite, tu insistes.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanL’humanité t’a un jour rejetée./span&#xA;spanJ’ai couvert ta traversée./span&#xA;spanJ’ai croisé l’épée./span&#xA;spanJ’y suis resté.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanNous nous sommes promis./span&#xA;spanNous nous retrouverons./span&#xA;spanNos alliances l’ont écrit./span&#xA;spanL’humanité et la Terre changeront.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanJ’ai promis de préparer le terrain./span&#xA;spanDonner une seconde chance à l’humanité./span&#xA;spanApprendre, sur Terre, à aimer./span&#xA;spanFusionner avec toi, au bord du Rhin.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanTu as le sens créatif./span&#xA;spanJ’entends tes gloussements de rire de joie et d’excitation./span&#xA;spanTu m’accompagnes à chacun de mes moments de création./span&#xA;spanTu m’as écrasé de ton corps à répétition./span&#xA;spanSe frotter à toi est jouissif.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanTu chatouilles mon chakra sacré./span&#xA;spanMon corps s’enflamme par tes étincelles./span&#xA;spanTout se fait dans le silence de l’intimité./span&#xA;spanMais tes paroles sont bien réelles.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  span« Tu es ma dyade. »/span&#xA;spanC’est ton message relayé par un dragon d’eau./span&#xA;spanTu m’as transmis un flambeau :/span&#xA;spanle feu artistique des Pléiades.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanTu es mon plus grand mystère./span&#xA;spanUn doute, un mirage, un fantasme./span&#xA;spanUne histoire, une enquête, un questionnaire./span&#xA;spanUne expérience, une épreuve, un chiasme.&lt;/span&#xA;  /p&#xA;&#xA;&lt;p&#xA;  spanTu es vivante, sur Terre./span&#xA;spanTu es strongLumière/strong./span&#xA;spanAvec moi, tu danses dans les airs./span&#xA;spanOù que j’aille, tu es ma partenaire.&lt;/span&#xA;  &lt;p&#xA;  /section&#xA;#Poème #Dragons]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Un poème rédigé le soir du samedi 20 septembre 2025.

<section class="poem-text"><h2 style="color:#C3AAE1;">Qui es-tu, chère dragonne ?</h2></p>

<p><span>Tu émets une aura violette, enveloppante,</span>
<span>aux reflets clairs et au toucher caressant ;</span>
<span>à l’odeur suave ; douce, voluptueuse et émoustillante.</span></p>

<p><span>Tes yeux sont bleus étincelants.</span>
<span>Un regard enflammé, étoilé.</span>
<span>Notre foyer est là-haut, Sirius appelant.</span>
<span>Un système binaire, un duo de volée.</span></p>

<p><span>Ton apparence est volatile.</span>
<span>Le style change, l’essence persiste.</span>
<span>Tu nourris ce feu indélébile.</span>
<span>Malgré ta fuite, tu insistes.</span></p>

<p><span>L’humanité t’a un jour rejetée.</span>
<span>J’ai couvert ta traversée.</span>
<span>J’ai croisé l’épée.</span>
<span>J’y suis resté.</span></p>

<p><span>Nous nous sommes promis.</span>
<span>Nous nous retrouverons.</span>
<span>Nos alliances l’ont écrit.</span>
<span>L’humanité et la Terre changeront.</span></p>

<p><span>J’ai promis de préparer le terrain.</span>
<span>Donner une seconde chance à l’humanité.</span>
<span>Apprendre, sur Terre, à aimer.</span>
<span>Fusionner avec toi, au bord du Rhin.</span></p>

<p><span>Tu as le sens créatif.</span>
<span>J’entends tes gloussements de rire de joie et d’excitation.</span>
<span>Tu m’accompagnes à chacun de mes moments de création.</span>
<span>Tu m’as écrasé de ton corps à répétition.</span>
<span>Se frotter à toi est jouissif.</span></p>

<p><span>Tu chatouilles mon chakra sacré.</span>
<span>Mon corps s’enflamme par tes étincelles.</span>
<span>Tout se fait dans le silence de l’intimité.</span>
<span>Mais tes paroles sont bien réelles.</span></p>

<p><span>« Tu es ma dyade. »</span>
<span>C’est ton message relayé par un dragon d’eau.</span>
<span>Tu m’as transmis un flambeau :</span>
<span>le feu artistique des Pléiades.</span></p>

<p><span>Tu es mon plus grand mystère.</span>
<span>Un doute, un mirage, un fantasme.</span>
<span>Une histoire, une enquête, un questionnaire.</span>
<span>Une expérience, une épreuve, un chiasme.</span></p>

<p><p><span>Tu es vivante, sur Terre.</span>
<span>Tu es <strong>Lumière</strong>.</span>
<span>Avec moi, tu danses dans les airs.</span>
<span>Où que j’aille, tu es ma partenaire.</span><p></section>
<a href="/un-rat-bleu/tag:Po%C3%A8me" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Poème</span></a> <a href="/un-rat-bleu/tag:Dragons" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Dragons</span></a></p>
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      <guid>https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/qui-es-tu-chere-dragonne</guid>
      <pubDate>Mon, 29 Sep 2025 20:29:44 +0200</pubDate>
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