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#SAVOIRS D’après le journal Le Monde, daté du mercredi 9 septembre 2026.

Les scores de l’enquête n’ont jamais été aussi bas depuis 2003. La France reste dans la moyenne des 37 pays de l’OCDE.

L’étude 2025 a été menée auprès de 760 000 élèves de 15 ans dans 91 pays. En France, 6 501 élèves ont participé à cette enquête. On estime que les apprentissages d’une année scolaire correspondent à un score de 20 à 30 points dans PISA (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves). Entre 2018 et 2022, une chute avait été enregistrée, en partie par les effets de la crise sanitaire. La nouvelle chute doit interroger sur ce qui se passe. 3 domaines sont évalués : mathématiques, compréhension de l’écrit et sciences. Mathématiques (458) : – 16 (2022) et – 30 (2018) Compréhension de l’écrit (456) : – 18 (2022) et – 40 (2018) Un tiers des adolescents est en grande difficulté. Dans le même temps, les élèves ayant les résultats les plus élevés ne cesse de diminuer : 5 à 7 %. L’origine sociale pèse très lourd sur les résultats : il y a 90 points d’écart dans les 3 domaines. En 2026, les inégalités « diminuent » en France. Plus précisément, les « élèves les plus favorisés » ont des résultats en forte baisse. Cela montre que les difficultés se sont généralisées. Les disparités de genres : les filles obtiennent de bien meilleurs scores en compréhension de l’écrit. En revanche elles sont devancés par les garçons en mathématiques. Selon l’OCDE, le rapport des élèves aux apprentissages a changé. Les exercices pour lesquels les élèves ont le plus de difficultés sont ceux impliquant le plus de taches complexes, le croisement de plusieurs sources ou la lecture de textes longs. La proportion des « lecteurs pressés » qui vont vite et se trompent, a doublé. L’implication des parents s’est également affaiblie dans l’ensemble des pays de l’OCDE. Le numérique prend une place croissante dans la vie des élèves. Les adolescents de 15 ans déclarent passer presque 5 heures par jour en moyenne devant les écrans (hors week-end et vacances). En France, le climat scolaire s’est dégradé. Un quart des élèves indiquent ne pas pouvoir bien travailler en classe.

Entretien avec Édouard Geffray (ministre de l’Éducation Nationale) – La consommation des réseaux sociaux est une arme de destruction intellectuelle massive. Cela justifie l’interdiction du portable au Lycée et des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. – Il met en avant une diminution de l’investissement des parents. Il faudrait demander ce que son enfant a appris aujourd’hui. – Les élèves évalués en 2025, n’ont pas bénéficié des classes dédoublées et du plan mathématiques. – Les objectifs d’apprentissages sont flous d’où la mise en place de nouveaux programmes à l’école. – Au retour des vacances d’automne, chaque famille va recevoir un document qui expliquera ce que les enfants vont apprendre durant leur année scolaire. – Il souhaite plus de souplesse dans la formation continue des enseignants. – Il veut poursuivre la labellisation des manuels.

Quelques explications avec Pierre Yves Cusset (rapporteur du Haut-Commissariat à la stratégie et au plan) – l’hétérogénéité des classes liée à des diversités culturelles accrues (selon les enseignants) – l’essor rapide de l’école inclusive (selon les enseignants) – les écrans – la dépense par élève plutôt moyenne – le déséquilibre entre le premier et le second degré – la semaine de 4 jours – les journées très longues – la perte d’attractivité du métier (remplacements) et le manque de personnel – la formation initiale des enseignants – la formation continue des enseignants – le peu de place à la pratique coopérative (observations croisées) – la réduction de la taille des classes – le moindre effort porté sur la mémorisation – le déficit d’encadrement : un inspecteur pour 280 enseignants – la succession de réformes sans évaluation – le collège reste l’angle mort des réformes. – ...

#SAVOIRS été 2026

Les vagues de chaleurs de l’été 2026, analysées par Nabil Wakim, auteur du podcast Chaleur humaine. La canicule de 2003 a eu lieu en août. Elle a montré la fragilité des personnes âgées. Celles de 2026 ont commencé dès le mois de juin. Elles ont montré la vulnérabilité des enfants, des adolescents, du système scolaire... Quels enseignements tirer de cette crise ? première réflexion : Se reposer Nos corps sont affectés parce que l’on dort peu ou mal. C’est une expérience traumatique. Il est essentiel de reprendre des forces. De même, nos bâtiments doivent retrouver une température acceptable. deuxième réflexion : Débriefer collectivement. Les anglo-saxons évoquent les 4 F. – feelings (météo intérieure) – facts (les faits). Il faut s’en rappeler. – finding (les apprentissages). Ce que l’on a trouvé. – future (l’avenir). Par exemple, envisager une ventilation au plafond. troisième réflexion : Se préparer pour 2027 Dès janvier 2027 – Faire des exercices. – Envisager un été reposant avec des lieux adaptés : bibliothèque, piscine. – Construire un catakit (radio, matériel médical...) sans tomber dans le catastrophisme. quatrième réflexion : Baisser nos émissions de CO2 Pour se faire une image mentale, les émissions de CO2 rajoutent des plumes dans la couette qu’est notre atmosphère. Malheureusement, il y aura des températures auxquelles on ne pourra plus s’adapter. Il faut travailler très activement à diminuer notre consommation d’énergies fossiles et adopter des alternatives lorsqu’elles sont possibles.

en conclusion : Malgré la documentation scientifique, le déni écologique est toujours présent. Ne jouons pas au jeu de « l’ardoise magique » qui effacerait l’été 2026 comme un mauvais souvenir. Serge Tisseron expliquait au journal Le Monde : « Le réchauffement climatique en aggravant les inégalités, devient un facteur majeur de dérèglement social. » Rappelons-le aux candidats à l’élection présidentielle !

#SAVOIRS août 2023

présentation : Les controverses jalonnent l’histoire des sciences. Quelques-unes ont connu un large retentissement, d’autres sont restées plus confidentielles. En présentant plusieurs controverses significatives dans divers domaines scientifiques, cette journée aura pour objectif de mieux connaître ces affrontements, d’en comprendre les mécanismes et d’évaluer leur rôle. Et, d’abord, comment se définit une controverse ? Qu’est-ce qui la distingue d’une dispute, d’une querelle ou d’un débat ? Y a-t-il une particularité des controverses scientifiques par rapport aux autres et, particulièrement, celles que l’on dit « artificielles » autrement dit, celles, de plus en plus nombreuses, qui ne sont pas fondées sur des désaccords internes à un champ scientifique et qui résultent de l’importation dans un tel champ de conflits extérieurs, politiques ou idéologiques ? Ensuite, à quoi servent les controverses ? Utiles à la progression de la recherche par l’exploration d’idées alternatives, le développement de nouvelles théories, la promotion de la réflexion critique, elles peuvent aussi contribuer à une sensibilisation du public en permettant une meilleure compréhension de questions complexes. Les controverses scientifiques peuvent, toutefois, être néfastes si elles sont mal gérées ou si elles sont exploitées à des fins politiques ou commerciales.

Le programme : 12 H / Qu’est-ce qu’une controverse ? par Mathias GIREL 13 H / La représentation du monde : une controverse séculaire, par Jérôme PEREZ 14 H / La querelle du vide, par Étienne KLEIN 15 H / La querelle de l’indéterminisme, par Jean-Marc LÉVY-LEBLOND 16 H / Le neutrino : du rififi dans les symétries, par Nathalie BESSON 17 H / La controverse de la génération spontanée, par Alice LEBRETON 18 H / Le sexe du cerveau, entre science et idéologie, par Catherine VIDAL 19 H / Des choix technologiques toujours controversés, B.BENSAUDE 20 H / Controverses et complots : Qu’est-ce que les maths peuvent nous dire ? par A. BAR HEN 21 H / Des controverses artificielles à l’ignorance institutionnelle, Emmanuel HENRY 22 H / Croyances et controverses : Des « OVNIS » à la crise écologique, par Pierre LAGRANGE 23 H / Controverses sous les étoiles, par Caroline LACHOWSKI

Mes notes : – Mathias Girel est co-auteur du documentaire « La fabrique de l’ignorance ». – Quelques exemples de controverses : le géocentrisme et l’héliocentrisme, l’univers statique ou en expansion, le vide, le machinisme... – Catherine Vidal, grâce aux progrès des neurosciences, elle montre la plasticité du cerveau. Le cerveau n’est pas sexué. Elle s’oppose aux théories en cours jusqu’alors : « Les femmes ont un plus petit cerveau. », « Les femmes ne sont pas capables de »... Elle pense que l’abandon de « l’ABCD de l’égalité » à l’école en 2014 est une défaite de « la théorie du genre » qui insiste sur le rôle de l’éducation.

#SAVOIRS été 2022

introduction : L’acquisition et l’accumulation du « Savoir » sont inhérents à l’homme et à son histoire et on peut se surprendre qu’il soit, aujourd’hui, si souvent contesté, voire dévalué, au profit de croyances ou de simples opinions. Pour tenter de comprendre cette désaffection, il convient tout d’abord de s’interroger sur le mot « Savoir » lui-même et sur ce qu’il signifie. De quoi parle-t-on ? Qu’est-ce qui distingue le savoir de la connaissance ? De la croyance ? De la conviction ? Y-a-t-il UN savoir ou une diversité de savoirs ? Le savoir est-il nécessairement scientifique ? N’existe-t-il pas un savoir technique, un savoir animal, un savoir empirique, un savoir des machines (intelligence artificielle) ? Et que dire des savoir-faire ? Y-a-t-il d’ailleurs, un seul savoir scientifique ou au contraire plusieurs selon les méthodes mises en œuvre pour l’acquérir : sont-elles les mêmes en mathématiques, en biologie, en sciences humaines ? Ce qui conduit à se poser la question : comment sait-on ce que l’on sait dans chaque domaine ? Mais aussi, comment est-on sûr de ce que l’on sait ? Sans oublier la question essentielle de la transmission du savoir. Ce « marathon » des 12 conférences doit permettre d’aborder ces sujets avec des philosophes des sciences, des scientifiques et un journaliste… Et de se faire soi-même une idée, avant de méditer sur cette phrase du philosophe Alain : « Savoir, c’est savoir qu’on sait ».

conférence n°1 : savoir et sciences Catherine Larrère

définition de la science : Un certain « ethos » de la science, c’est à dire un ensemble de valeurs et de normes intellectuelles et morales qui régissent l’activité scientifique et l’orientent.

conférence n°2 : Sait-on, sait-on jamais ce qu’on prouve (paroles d’une chanson d’Anne Sylvestre) Cédric Villani

  • présentation des grands mathématiciens grecs
  • la démonstration doit-être rigoureuse ET originale (rappel de son livre « théorème vivant »)

conférence n°3 : Méfiance envers les sciences ? Bernadette, université de Montpellier (en remplacement d’Étienne Klein)

  • La démocratie est en danger.
  • Il existe plusieurs sciences : mathématiques, botanique…
  • Les gens ont confiance en la science (sauf pharmacie, chimie…).
  • Mais la recherche n’est pas autonome : elle est officiellement pilotée par la politique et les fonds viennent du privé.
  • Le doute ne vient pas du public mais de l’intérieur de la science. La science n’est pas neutre. Exemple 1 : Elle met en œuvre des protocoles. Mais faire varier un paramètre dans les laboratoires pour étudier les seuils de tolérance ne permet pas d’éviter les effets cocktails. Exemple 2 : La climatologie travaille sur des statistiques, or la corrélation ne signifie pas causalité. La situation des experts n’est pas simple. En conclusion : Il faut douter. Le doute du « public » n’est pas irrationnel. Le doute partagé est peut-être la clé. La méfiance c’est dénoncer, disqualifier. La défiance, c’est la vigilance. La position des experts est difficile. Il faut profiter de cette crise pour progresser. L’incertitude ne doit pas être un frein mais un vecteur d’espoirs.

conférence n°4 : Entre savoirs vernaculaires et savoirs scientifiques, un dialogue possible ? Béatrice Collignon, université de Bordeaux

  • Se mettre d’accord sur un langage commun.
  • Chez les inuits, il n’y a pas de savoir s’il n’est pas partagé.
  • Le savoir inuit n’est pas stable.
  • Il est reconfiguré.
  • Il est rétif à la généralisation. Le savoir inuit est une expérience en soi.

conférence n°5 : Des corbeaux qui bricolent et des baleines qui chantent. Savoirs et cultures chez les autres animaux. Agatha Liévin Bazin

  • Le propre de l’homme ou pas ?
  • Observation des macaques japonais de l’île de Kojimo. Ils lavent les patates douces qu’on leur lance. Plus tard, ils apprennent à les laver à l’eau de mer pour les rendre plus goûteuses.

conférence n°6 : Que pouvons-nous savoir des origines de l’homme ? Claudine Cohen

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