Pratchett et la moralité
(traduction d'une publication issue de Tumblr)
@thelitlibrary : Une des principales raisons qui fait que j'ai du mal avec les oeuvres qui traitent principalement du combat entre le bien et le mal vient du fait que durant ma jeunesse, j'ai découvert les oeuvres de Terry Pratchett et que ça m'a retourné le cerveau avant de le remettre en place un peu plus fermement qu'avant en me faisant comprendre que
Il n'y a pas de héros, pas de légendes, pas de miracles, juste vous. C'est vous toustes qui retenez la porte et barrez la route aux heures sombres et aux troupeaux de loups métaphoriques... Alors vous feriez bien de vous bouger le cul et de faire ce qu'il faut, non ?
@iesika : Et aussi
- Ne placez pas tous vos espoirs dans les révolutions, elles ont tendance à tourner en rond.
- Être une bonne personne n'est pas une qualité innée, c'est une action qui requiert de bien traiter les autres même si, et spécialement si, vous ne les aimez pas, que c'est difficile, et que vous n'avez pas envie de le faire. Les pensées et les pulsions négatives n'ont pas d'importance si vous êtes capable de les reconnaître et de les transformer en bonnes actions.
- Le devoir de la police devrait être de protéger le peuple, et non pas les systèmes de domination en place.
- Ce sont nous mêmes, humains, qui créons nos propres dieux, nos propres histoires, nos propres devises ; pas l'inverse. Ce qui veut dire que nous pouvons changer ces histoires et ainsi changer notre monde. Rien n'est plus puissant qu'une histoire.
@Fiona : Pratchett définit la moralité comme un choix conscient et répété plutôt que comme une qualité innée. Placer la responsabilité sur les choix volontaires plutôt que sur une sorte de magie divine mets l'accent sur l'effort réel nécessaire pour faire le bien. Ça montre bien à quel point on contrôle les histoires qui en retour fixent le cadre de notre réalité.