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    <title>Politique &amp;mdash; Depuis les Gorces</title>
    <link>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/tag:Politique</link>
    <description>Depuis les Gorces</description>
    <pubDate>Sat, 18 Apr 2026 02:55:44 +0200</pubDate>
    <item>
      <title>Pourquoi j&#39;ai ré-adhéré aux écologistes</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/pourquoi-jai-re-adhere-aux-ecologistes</link>
      <description>&lt;![CDATA[#Politique #Ecologie&#xA;Un copain me posait récemment la question, et j&#39;avais dit que je prendrais le temps d&#39;y répondre. On est vendredi soir, je viens de recevoir un mail chasse au sorcière du bureau politique, c&#39;est le bon moment pour y répondre. &#xA;!--more--&#xA;&#xA;D&#39;abord, pourquoi adhérer ? &#xA;J&#39;ai adhéré en 2022, en début d&#39;année. J&#39;avais l&#39;impression d&#39;être allé au bout de la démarche des petits gestes, d&#39;avoir pas mal d&#39;éco-anxiété, et je lisais partout qu&#39;il fallait s&#39;engager collectivement. J&#39;ai donc adhéré à un syndicat et à un parti. Je cherchais un parti de gauche, écolo, et qui traite des questions de sexisme et de VSS, j&#39;ai donc choisi EELV. &#xA;&#xA;Je n&#39;avais pas prévu de m&#39;engager, juste de soutenir en payant ma cotisation. Et puis il y a eu le tourbillon des législatives, et puis j&#39;ai eu l&#39;impression que je pourrais être utile dans le groupe local. Et puis on m&#39;a proposé de faire partie d&#39;une liste pour le congrès des verts, et j&#39;ai été élue conseillère fédérale. &#xA;&#xA;Ça valait le coup ? &#xA;Honnêtement, je sais pas. J&#39;ai eu l&#39;impression de laisser beaucoup de points de vie dans cette histoire pour pas beaucoup d&#39;impact. Je prends le temps de ce billet pour faire un bilan, calmement, toussa. &#xA;&#xA;Des groupes dysfonctionnels&#xA;Les dynamiques de groupe sont partout compliquées. Mais j&#39;ai eu beaucoup de mal avec le fait d&#39;intégrer sur mon temps libre des groupes dysfonctionnels et d&#39;être celle qui doit manger son chapeau pour laisser les dominant·es ne pas se poser de questions. Que ce soit au local, ou dans notre courant, je n&#39;ai pas trouvé de cadre réellement bienveillant. Tout le monde a ce mot à la bouche, mais dans les faits, c&#39;est autre chose.  &#xA;&#xA;Je me suis posée beaucoup de questions sur moi, et si j&#39;étais trop ceci ou trop cela. Mais dans le cadre de mon travail, je n&#39;ai aucune difficulté relationnelles. Et dans le cadre bénévole, j&#39;ai mené deux projets (la création de l&#39;association Sciences Équines ou le projet Maths4Sciences) qui étaient des petits bonheurs humains. Donc je ne pense pas être le problème, mais oui, je suis probablement trop sensible pour beaucoup de collectifs où il faut prendre quelques coups avec le sourire. &#xA;&#xA;Quelques chouettes rencontres&#xA;J&#39;ai rencontré de nombreuses belles personnes, et je pense avoir noué des relations qui dureront au delà des verts avec quelques un·es 💚. &#xA;Je ne connaissais personne ou presque dans mon coin, et maintenant je connais plein de gens. &#xA;J&#39;ai rencontré quelques personnalités politiques, certaines vraiment super 🤩, d&#39;autres plus décevantes. &#xA;&#xA;Beaucoup appris&#xA;Le plus positif de cette histoire, c&#39;est que j&#39;ai appris plein de choses sur l&#39;écologie politique. &#xA;&#xA;J&#39;ai du me renseigner sur cette histoire de réforme de la collecte des poubelles, j&#39;ai maintenant un avis assez clair, étayé par de la bibliographie et des échanges avec des expert·es. Et j&#39;ai pu/du explorer comme ça plusieurs autres thèmes : le nucléaire, l&#39;IA, le numérique, le capitalisme, l&#39;anti-colonialisme, l&#39;anti-sémitisme, l&#39;écoféminisme... &#xA;Je comprends beaucoup mieux comment marche notre système politique. Je me sens capable d&#39;en parler et d&#39;avoir un avis sur le sujet (enfin pas sur tout, je ne suis pas devenue experte pour plateau tv). Être au CF est très utile de ce point de vue.  &#xA;J&#39;ai vécu de l&#39;intérieur un parti politique. Ce n&#39;est pas très joli, mais c&#39;est difficile d&#39;attendre mieux d&#39;une organisation avec énormément de bénévoles et beaucoup d&#39;enjeux. En gros : çaycompliqué.  &#xA;Je commence à comprendre l&#39;articulation entre militantisme, activisme, associatif, et travail intellectuel, et à comprendre où est ma place. &#xA;Je comprends mieux les reproches que l&#39;on fait au parti &#34;les écologistes&#34;, même si à ce jour, je ne pense pas qu&#39;un autre parti ait mieux à me proposer. L&#39;alternative pour moi sera de quitter l&#39;éco-système de la politique. &#xA;&#xA;Alors le bilan ? &#xA;Les chiffres ne sont pas bons. Je pense que ça m&#39;a beaucoup plus coûté que ça ne m&#39;a apporté en moments de qualité ou en sentiment d&#39;utilité générale. &#xA;&#xA;Alors pourquoi ré-adhérer ? &#xA;Déjà, parce qu&#39;en candidatant pour le conseil fédéral, je me suis engagée à tenir un mandat, donc 3 ans. Et si je démissionne, ma place part à un autre courant, donc c&#39;est pas terrible.  &#xA;&#xA;Ensuite, j&#39;ai récemment intégré une commission (numérique), et le bureau se monte, j&#39;en fais partie, et j&#39;ai l&#39;impression qu&#39;on peut y avoir une dynamique saine et faire quelques trucs : porter une ou deux motions, organiser un ou deux webinaires de sensibilisation, peut-être même monter une formation. &#xA;&#xA;J&#39;ai donc ré-adhéré même si le bureau politique, et beaucoup d&#39;autres personnes avec lesquelles je suis sensée partager beaucoup de valeurs, me déçoivent énormément.  Mais j&#39;ai pris la décision de me protéger davantage en limitant le nombre de réunions et en m&#39;éloignant des collectifs dysfonctionnels.&#xA;&#xA;Cette année j&#39;espère rencontrer de nouvelles chouettes personnes et faire un bout de chemin avec celles déjà rencontrées. Et j&#39;ai l&#39;impression que comme j&#39;ai davantage compris comment ça marche, je vais pouvoir centrer mon énergie là où elle sera plus utile. Ce ne sera pas de la grande utilité qui change le monde ni le quotidien de personnes autour de moi, mais je pense : &#xA;&#xA;Travailler pour de vrai sur un texte (une motion) pour chaque conseil fédéral (il s&#39;agit de le lire, d&#39;aller à un atelier de travail, et de faire des amendements).&#xA;Et porter une ou deux motions pour le conseil fédéral avec la commission numérique d&#39;ici la fin du mandat. &#xA;&#xA;Et ce sera ma petite pierre à l&#39;édifice. &#xA;&#xA;]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Politique" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Politique</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Ecologie" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Ecologie</span></a>
<em>Un copain me posait récemment la question, et j&#39;avais dit que je prendrais le temps d&#39;y répondre. On est vendredi soir, je viens de recevoir un mail chasse au sorcière du bureau politique, c&#39;est le bon moment pour y répondre.</em>
</p>

<h2 id="d-abord-pourquoi-adhérer" id="d-abord-pourquoi-adhérer">D&#39;abord, pourquoi adhérer ?</h2>

<p>J&#39;ai adhéré en 2022, en début d&#39;année. J&#39;avais l&#39;impression d&#39;être allé au bout de la démarche des petits gestes, d&#39;avoir pas mal d&#39;éco-anxiété, et je lisais partout qu&#39;il fallait s&#39;engager collectivement. J&#39;ai donc adhéré à un syndicat et à un parti. Je cherchais un parti de gauche, écolo, et qui traite des questions de sexisme et de VSS, j&#39;ai donc choisi EELV.</p>

<p>Je n&#39;avais pas prévu de m&#39;engager, juste de soutenir en payant ma cotisation. Et puis il y a eu le tourbillon des législatives, et puis j&#39;ai eu l&#39;impression que je pourrais être utile dans le groupe local. Et puis on m&#39;a proposé de faire partie d&#39;une liste pour le congrès des verts, et j&#39;ai été élue conseillère fédérale.</p>

<h2 id="ça-valait-le-coup" id="ça-valait-le-coup">Ça valait le coup ?</h2>

<p>Honnêtement, je sais pas. J&#39;ai eu l&#39;impression de laisser beaucoup de points de vie dans cette histoire pour pas beaucoup d&#39;impact. Je prends le temps de ce billet pour faire un bilan, calmement, toussa.</p>

<h3 id="des-groupes-dysfonctionnels" id="des-groupes-dysfonctionnels">Des groupes dysfonctionnels</h3>

<p>Les dynamiques de groupe sont partout compliquées. Mais j&#39;ai eu beaucoup de mal avec le fait d&#39;intégrer <em>sur mon temps libre</em> des groupes dysfonctionnels et d&#39;être celle qui doit manger son chapeau pour laisser les <em>dominant·es</em> ne pas se poser de questions. Que ce soit au local, ou dans notre courant, je n&#39;ai pas trouvé de cadre réellement bienveillant. Tout le monde a ce mot à la bouche, mais dans les faits, c&#39;est autre chose.</p>

<p>Je me suis posée beaucoup de questions sur moi, et si j&#39;étais trop ceci ou trop cela. Mais dans le cadre de mon travail, je n&#39;ai aucune difficulté relationnelles. Et dans le cadre bénévole, j&#39;ai mené deux projets (la création de l&#39;association Sciences Équines ou le projet Maths4Sciences) qui étaient des petits bonheurs humains. Donc je ne pense pas être le problème, mais oui, je suis probablement trop sensible pour beaucoup de collectifs où il faut prendre quelques coups avec le sourire.</p>

<h3 id="quelques-chouettes-rencontres" id="quelques-chouettes-rencontres">Quelques chouettes rencontres</h3>
<ul><li>J&#39;ai rencontré de nombreuses belles personnes, et je pense avoir noué des relations qui dureront au delà des verts avec quelques un·es 💚.</li>
<li>Je ne connaissais personne ou presque dans mon coin, et maintenant je connais plein de gens.</li>
<li>J&#39;ai rencontré quelques personnalités politiques, certaines vraiment super 🤩, d&#39;autres plus décevantes.</li></ul>

<h3 id="beaucoup-appris" id="beaucoup-appris">Beaucoup appris</h3>

<p>Le plus positif de cette histoire, c&#39;est que <strong>j&#39;ai appris plein de choses sur l&#39;écologie politique</strong>.</p>
<ul><li>J&#39;ai du me renseigner sur cette histoire de réforme de la collecte des poubelles, j&#39;ai maintenant un avis assez clair, étayé par de la bibliographie et des échanges avec des expert·es. Et j&#39;ai pu/du explorer comme ça plusieurs autres thèmes : le nucléaire, l&#39;IA, le numérique, le capitalisme, l&#39;anti-colonialisme, l&#39;anti-sémitisme, l&#39;écoféminisme...</li>
<li>Je comprends beaucoup mieux comment marche notre système politique. Je me sens capable d&#39;en parler et d&#39;avoir un avis sur le sujet (enfin pas sur tout, je ne suis pas devenue experte pour plateau tv). Être au CF est très utile de ce point de vue.<br></li>
<li>J&#39;ai vécu de l&#39;intérieur un parti politique. Ce n&#39;est pas très joli, mais c&#39;est difficile d&#39;attendre mieux d&#39;une organisation avec énormément de bénévoles et beaucoup d&#39;enjeux. En gros : çaycompliqué.<br></li>
<li>Je commence à comprendre l&#39;articulation entre militantisme, activisme, associatif, et travail intellectuel, et à comprendre où est ma place.</li>
<li>Je comprends mieux les reproches que l&#39;on fait au parti “les écologistes”, même si à ce jour, je ne pense pas qu&#39;un autre parti ait mieux à me proposer. L&#39;alternative pour moi sera de quitter l&#39;éco-système de la politique.</li></ul>

<h3 id="alors-le-bilan" id="alors-le-bilan">Alors le bilan ?</h3>

<p>Les chiffres ne sont pas bons. Je pense que ça m&#39;a beaucoup plus coûté que ça ne m&#39;a apporté en moments de qualité ou en sentiment d&#39;utilité générale.</p>

<h2 id="alors-pourquoi-ré-adhérer" id="alors-pourquoi-ré-adhérer">Alors pourquoi ré-adhérer ?</h2>

<p>Déjà, parce qu&#39;en candidatant pour le conseil fédéral, je me suis engagée à tenir un mandat, donc 3 ans. Et si je démissionne, ma place part à un autre courant, donc c&#39;est pas terrible.</p>

<p>Ensuite, j&#39;ai récemment intégré une commission (numérique), et le bureau se monte, j&#39;en fais partie, et j&#39;ai l&#39;impression qu&#39;on peut y avoir une dynamique saine et faire quelques trucs : porter une ou deux motions, organiser un ou deux webinaires de sensibilisation, peut-être même monter une formation.</p>

<p>J&#39;ai donc ré-adhéré même si le bureau politique, et beaucoup d&#39;autres personnes avec lesquelles je suis sensée partager beaucoup de valeurs, me déçoivent énormément.  Mais j&#39;ai pris la décision de me protéger davantage en limitant le nombre de réunions et en m&#39;éloignant des collectifs dysfonctionnels.</p>

<p>Cette année j&#39;espère rencontrer de nouvelles chouettes personnes et faire un bout de chemin avec celles déjà rencontrées. Et j&#39;ai l&#39;impression que comme j&#39;ai davantage compris comment ça marche, je vais pouvoir centrer mon énergie là où elle sera plus utile. Ce ne sera pas de la grande utilité qui change le monde ni le quotidien de personnes autour de moi, mais je pense :</p>
<ol><li>Travailler <em>pour de vrai</em> sur un texte (une motion) pour chaque conseil fédéral (il s&#39;agit de le lire, d&#39;aller à un atelier de travail, et de faire des amendements).</li>
<li>Et <strong>porter une ou deux motions</strong> pour le conseil fédéral avec la commission numérique d&#39;ici la fin du mandat.</li></ol>

<p>Et ce sera ma petite pierre à l&#39;édifice.</p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/pourquoi-jai-re-adhere-aux-ecologistes</guid>
      <pubDate>Fri, 30 Jan 2026 20:31:22 +0100</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>La vie est à nous</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/la-vie-est-a-nous</link>
      <description>&lt;![CDATA[#Lecture #Ecologie #Politique&#xA;Après &#34;Paresse pour tous&#34;, j&#39;ai lu &#34;la vie est à nous&#34; de Hadrien Klent&#xA;!--more--&#xA;&#xA;Tome 1, tome 2&#xA;Tome 1 : Paresse pour tous&#xA;Cet été, j&#39;ai lu a href=&#34;https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/lecture-paresse-pour-tous&#34; &#34;Paresse pour tous&#34; /a et j&#39;ai adoré. C&#39;est l&#39;histoire d&#39;un économiste prix Nobel qui défend la semaine de 15 heures et qui devient président de la république française. Le livre est bien romancé et se lit super bien. ça m&#39;avait redonné une super pêche !&#xA;&#xA;Tome 2 : La vie est à nous&#xA;Je viens de finir &#34;La vie est à nous&#34; qui est la suite de a href=&#34;https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/lecture-paresse-pour-tous&#34; &#34;Paresse pour tous&#34; /a. J&#39;avais eu plusieurs échos selon lesquels ce deuxième tome était moins sympa que le premier. &#xA;&#xA;Et c&#39;est vrai que le roman est beaucoup moins sympa. Du côté narratif, c&#39;est plutôt juste un sequel : où en sont les personnages qu&#39;on avait bien aimés 3 ans plus tard ? &#xA;&#xA;Mais ce livre est surtout l&#39;occasion de compléter le propos du tome 1 : ça se passe comment la semaine de 15 h ? Et j&#39;ai trouvé ça vraiment intéressant.&#xA;&#xA;La semaine de 15h&#xA;Dans a href=&#34;https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/lecture-paresse-pour-tous&#34; &#34;Paresse pour tous&#34; /a j&#39;avais adoré la promesse d&#39;une semaine où on passe beaucoup moins de temps sur du travail rémunérateur et plus de temps à d&#39;autres activités. J&#39;étais emballée ! &#xA;&#xA;Dans la foulée, j&#39;avais offert le livre à mon frangin un peu écolo quand même. Il n&#39;a pas du tout aimé. Ça m&#39;a beaucoup surprise, presque autant que quand j&#39;étais persuadée que la France entière voterait Benoit Hamon. Mais mon frère vient de créer sa boite et j&#39;imagine qu&#39;il rêve de croissance et de réussite. Mon frère m&#39;a quand même dit : « Il dit quand même que les 15 heures pour tous ça sera pas obligatoire quand on est à son compte ». Je n&#39;avais même pas retenu ce détail !&#xA;&#xA;À croire que l&#39;auteur a entendu mon frère, mais il passe une grande partie du livre à détailler comment ça se passe la mise en place de cette réforme des 15 heures. &#xA;&#xA;Certain·es font bien les 15 heures et pas plus. Du coup dans les entreprises / organisations, on a embauché plusieurs personnes sur un même poste (2 ou 3), et il y a une sorte de relai qui se met en place. Et ça marche. &#xA;Certain·es font comme avant, des semaines de 5 jours. Dans ce cas, iels ont l&#39;obligation de faire une journée dans une organisation d&#39;intérêt général, celle de leur choix. &#xA;&#xA;Dans le livre, Il y a donc beaucoup plus de bénévoles dans les associations, et beaucoup de gens apprécient cette réforme. Les patrons sont évidemment pas contents. Les personnes aux 15 heures ne passent pas les 20 autres heures de la semaine dans un hamac contrairement à la caricature qu&#39;en fait la droite. Et puis, tout n&#39;a pas été facile, il y a eu des loupés (ça été la galère à l&#39;hôpital, il a fallu revenir en arrière), etc. &#xA;&#xA;Dans le tome 1, l&#39;auteur va chez un altermondialiste perdu dans le Larzac (ou dans un autre coin paumé) qui a déjà bifurqué du rythme un peu fou de notre monde actuel. Il lui demande comment ça marche, comment il vit de ne pas être joignable en permanence etc. &#xA;&#xA;En lisant le tome 2, j&#39;ai surtout l&#39;impression qu&#39;à la maison, nous on a déjà fait le choix de la semaine de pas-beaucoup d&#39;heures rémunérées. Évidemment, c&#39;est parce qu&#39;on est des privilégié·es, qu&#39;on est bien rémunérés, et qu&#39;on n&#39;a pas beaucoup de besoins. Mais j&#39;ai l&#39;impression qu&#39;il y a beaucoup d&#39;autres privilégiés qui disent qu&#39;ils aimeraient ralentir et qui ne le font pas. &#xA;&#xA;Sortir de la monarchie&#xA;L&#39;autre thème du livre, c&#39;est le partage du pouvoir et surtout sortir la France d&#39;un régime quasi monarchique ou le président a tout d&#39;un roi dans son palais présidentiel. Toute la narration se joue autour d&#39;un référendum qui arrive au dernier chapitre et qui pose la question d&#39;un changement de constitution. Dans la nouvelle constitution, il y aurait 6 co-président·es, et pour chaque décision importante, on en retire un par tirage au sort, et les 5 restant doivent voter. &#xA;&#xA;Aucune idée de si c&#39;est une usine à gaz ou si ça a une forme de réalisme, mais j&#39;ai trouvé ça marrant. &#xA;]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Lecture" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Lecture</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Ecologie" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Ecologie</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Politique" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Politique</span></a>
<em>Après “Paresse pour tous”, j&#39;ai lu “la vie est à nous” de Hadrien Klent</em>
</p>

<h2 id="tome-1-tome-2" id="tome-1-tome-2">Tome 1, tome 2</h2>

<h3 id="tome-1-paresse-pour-tous" id="tome-1-paresse-pour-tous">Tome 1 : Paresse pour tous</h3>

<p>Cet été, j&#39;ai lu <a href="https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/lecture-paresse-pour-tous" rel="nofollow"> “Paresse pour tous” </a> et j&#39;ai adoré. C&#39;est l&#39;histoire d&#39;un économiste prix Nobel qui défend la semaine de 15 heures et qui devient président de la république française. Le livre est bien romancé et se lit super bien. ça m&#39;avait redonné une super pêche !</p>

<h3 id="tome-2-la-vie-est-à-nous" id="tome-2-la-vie-est-à-nous">Tome 2 : La vie est à nous</h3>

<p>Je viens de finir “La vie est à nous” qui est la suite de <a href="https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/lecture-paresse-pour-tous" rel="nofollow"> “Paresse pour tous” </a>. J&#39;avais eu plusieurs échos selon lesquels ce deuxième tome était moins sympa que le premier.</p>

<p>Et c&#39;est vrai que le roman est beaucoup moins sympa. Du côté <strong>narratif</strong>, c&#39;est plutôt juste un <em>sequel</em> : où en sont les personnages qu&#39;on avait bien aimés 3 ans plus tard ?</p>

<p>Mais ce livre est surtout l&#39;occasion de compléter le propos du tome 1 : ça se passe comment la semaine de 15 h ? Et j&#39;ai trouvé ça vraiment intéressant.</p>

<h2 id="la-semaine-de-15h" id="la-semaine-de-15h">La semaine de 15h</h2>

<p>Dans <a href="https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/lecture-paresse-pour-tous" rel="nofollow"> “Paresse pour tous” </a> j&#39;avais adoré la promesse d&#39;une semaine où on passe beaucoup moins de temps sur du travail rémunérateur et plus de temps à d&#39;autres activités. J&#39;étais emballée !</p>

<p>Dans la foulée, j&#39;avais offert le livre à mon frangin un peu écolo quand même. Il n&#39;a pas <em>du tout</em> aimé. Ça m&#39;a beaucoup surprise, presque autant que quand j&#39;étais persuadée que la France entière voterait Benoit Hamon. Mais mon frère vient de créer sa boite et j&#39;imagine qu&#39;il rêve de croissance et de réussite. Mon frère m&#39;a quand même dit : « Il dit quand même que les 15 heures pour tous ça sera pas obligatoire quand on est à son compte ». Je n&#39;avais même pas retenu ce détail !</p>

<p>À croire que l&#39;auteur a entendu mon frère, mais il passe une grande partie du livre à détailler comment ça se passe la mise en place de cette réforme des 15 heures.</p>
<ul><li>Certain·es font bien les 15 heures et pas plus. Du coup dans les entreprises / organisations, on a embauché plusieurs personnes sur un même poste (2 ou 3), et il y a une sorte de relai qui se met en place. Et ça marche.</li>
<li>Certain·es font comme avant, des semaines de 5 jours. Dans ce cas, iels ont l&#39;obligation de faire une journée dans une organisation d&#39;intérêt général, celle de leur choix.</li></ul>

<p>Dans le livre, Il y a donc beaucoup plus de bénévoles dans les associations, et beaucoup de gens apprécient cette réforme. Les patrons sont évidemment pas contents. Les personnes aux 15 heures ne passent pas les 20 autres heures de la semaine dans un hamac contrairement à la caricature qu&#39;en fait la droite. Et puis, tout n&#39;a pas été facile, il y a eu des loupés (ça été la galère à l&#39;hôpital, il a fallu revenir en arrière), etc.</p>

<p>Dans le tome 1, l&#39;auteur va chez un altermondialiste perdu dans le Larzac (ou dans un autre coin paumé) qui a déjà bifurqué du rythme un peu fou de notre monde actuel. Il lui demande comment ça marche, comment il vit de ne pas être joignable en permanence etc.</p>

<p>En lisant le tome 2, j&#39;ai surtout l&#39;impression qu&#39;à la maison, nous on a déjà fait le choix de la semaine de pas-beaucoup d&#39;heures rémunérées. Évidemment, c&#39;est parce qu&#39;on est des privilégié·es, qu&#39;on est bien rémunérés, et qu&#39;on n&#39;a pas beaucoup de besoins. Mais j&#39;ai l&#39;impression qu&#39;il y a beaucoup d&#39;autres privilégiés qui disent qu&#39;ils aimeraient ralentir et qui ne le font pas.</p>

<h2 id="sortir-de-la-monarchie" id="sortir-de-la-monarchie">Sortir de la monarchie</h2>

<p>L&#39;autre thème du livre, c&#39;est le partage du pouvoir et surtout sortir la France d&#39;un régime quasi monarchique ou le président a tout d&#39;un roi dans son palais présidentiel. Toute la narration se joue autour d&#39;un référendum qui arrive au dernier chapitre et qui pose la question d&#39;un changement de constitution. Dans la nouvelle constitution, il y aurait 6 co-président·es, et pour chaque décision importante, on en retire un par tirage au sort, et les 5 restant doivent voter.</p>

<p>Aucune idée de si c&#39;est une usine à gaz ou si ça a une forme de réalisme, mais j&#39;ai trouvé ça marrant.</p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/la-vie-est-a-nous</guid>
      <pubDate>Sun, 07 Dec 2025 21:31:28 +0100</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Ce que j&#39;ai appris aux Journées d&#39;Été des Écologistes 2025 🌻</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/ce-que-jai-appris-aux-journees-dete-des-ecologistes-2025</link>
      <description>&lt;![CDATA[#Ecologie #Politique&#xA;Les notes que j&#39;ai prises lors des conférences / ateliers /  formations. Évidemment incomplètes et orientées !&#xA;!--more--&#xA;Cet été, les journées d&#39;été des écologistes avaient lieu à Strasbourg. Je m&#39;étais fait un programme un peu light pour profiter aussi de ma petite famille, et avoir du temps pour discuter avec les copaines. Mais j&#39;ai quand même pu participer à quelques ateliers et formation. En voici une restitution un peu au kilomètre. &#xA;&#xA;Sommaire&#xA;&#xA;a href=&#34;#Conference-chapoutot&#34;La conférence de J Chapoutot sur le parallèle entre l&#39;accession des nazis au pouvoir et aujourd&#39;hui/a&#xA;a href=&#34;#MediaTraining&#34;La formation au média training /a&#xA;a href=&#34;#OFF-quartiers&#34;Atelier OFF radicalement votre sur les quartiers populaires : avant garde de l’écologie/a&#xA;a href=&#34;#FormationAntisemitisme&#34;Formation sur la lutte contre l&#39;antisémitisme/a&#xA;a href=&#34;#OFF-antispecisme&#34;Atelier OFF radicalement votre - l’antispécisme/a&#xA;a href=&#34;#FormationConflit&#34;La formation – résolution de conflit /a&#xA;a href=&#34;#OFF-VSS&#34;Atelier OFF Radicalement Votre - Retour sur la commission d’enquête sur les VSS dans le monde de la culture/a&#xA;&#xA;p id=&#34;Conference-chapoutot&#34;La conférence de Chapoutot sur le parallèle entre l&#39;accession des nazis au pouvoir et aujourd&#39;hui/p&#xA;Le jeudi, j&#39;ai démarré la journée par la conférence avec l&#39;historien Johan Chapoutot qui compare l’accession des nazis au pouvoir en 1932 et le contexte politique actuel. Passionnant. Et un peu beaucoup flippant. &#xA;&#xA;Quelques learnings : &#xA;&#xA;Les nazis n&#39;ont pas gagné d&#39;élections pour arriver au pouvoir &#xA;&#xA;Les nazis n’ont pas pris le pouvoir, ils n’ont pas non plus été élus comme le dit le mythe. Ils y ont été mis par « l’extrême-centre » qui avait un mépris de classe pour Hitler et le pensait donc peu nuisible et utile. &#xA;Électoralement, les nazis perdait du pouvoir au moment où Hitler est nommé chancelier. &#xA;Il y a eu plein de petits évènements qui ont fait que le poste de chancelier a été donné à Hitler qui font que Chapoutot est convaincu que c’était évitable. &#xA;&#xA;Le contexte actuel ressemble beaucoup au contexte qui a mis Hitler au pouvoir&#xA;&#xA;Un extrême centre prêt à tout pour conserver le pouvoir et ne pas laisser la gauche aller au pouvoir &#xA;Une gauche relativement forte &#xA;Une personne extrêmement riche qui achète les médias (1/3 des titres de presse dans l’allemagne pré-nazie) pour y déverser une propagande anti progressisme. Il y avait même un terme utilisé de la même manière « wokiste » : « judéo-bolchévique »&#xA;Le rôles des industriels&#xA;&#xA;Au départ, les industriels sont pas super chauds patates pour soutenir les nazi : Ils sont condescendants envers ces personnes qu&#39;on connait mal et qui ne fréquentent pas nos cercles. &#xA;Mais les Dominique Seux de l&#39;époque font les entremetteurs etles industriels se retrouvent dans une vision de restauration de l’autorité et de réduction de la démocratie et du pouvoir des syndicats. &#xA;Ils finissent par soutenir le nazisme. Et ils auront eu &#34;raison&#34; car la guerre les aura largement enrichis. &#xA;&#xA;Point constitution&#xA;La constitution de Weimar de 1919 avait un article qui a permis à la droite et à « l’extrême centre » de gouverner en se passant du parlement. Les nazis arrivés au pouvoir n’ont eu qu’à poursuivre l’engagement dans cette brèche dans la continuité. &#xA;&#xA;OK. Pas de bol. &#xA;&#xA;Mais ! &#xA;&#xA;La constitution française est inspirée de la constitution de Weimar : un professeur des universités de Strasbourg a accompagné de Gaulle dans la rédaction de la cinquième constitution en s’inspirant de la constitution de Weimar très présidentialiste et en gardant les articles sur les pleins pouvoirs. &#xA;L’utilisation répétée des 49.3 rappelle exactement la manière de gouvernement allemand avec des 48.2 juste avant que leur président ne donne le pouvoir à Hitler. &#xA;&#xA;Conclusion &#xA;Bref, c’est (ultra)flippant. &#xA;&#xA;Mais Chapoutot conclut avec un message d&#39;espoir : l&#39;accession des nazi au pouvoir n&#39;était PAS inéluctable en allemagne, ça ne l&#39;est pas non plus chez nous. Il y a eu des « accidents » qui auraient totalement pu se passer différemment, mais clairement, le contexte est le même. &#xA;&#xA;p id=&#34;MediaTraining&#34;Formation médiatraining /p&#xA;L&#39;après midi, on change d&#39;ambiance. #Mediatraining&#xA;N&#39;ayant pas d&#39;ambition électorale, je ne suis pas dans le public cible. &#xA;&#xA;Nous avons parlé de plusieurs types de prise de parole dans le cadre de la préparation aux élections municipales. &#xA;    • L’interview :&#xA;        ◦ En direct &#xA;        ◦ Pour un reportage&#xA;    • Le débat (non abordé car beaucoup plus compliqué) &#xA;Nous avons aussi abordé le rôle de l’image et de l’impression que l’on donne ainsi que les communiqués de presse. &#xA;&#xA;J&#39;ai appris quelques trucs, et surtout ça m&#39;a donné du grain à moudre sur certains trucs dont j&#39;étais convaincue, donc ça c&#39;est intéressant.&#xA;&#xA;Conseil pour les interviews smallsurtout dans la perspective d&#39;un reportage, TV ou écrit/small&#xA;On a regardé quelques photos illustrant des articles de presse sur des écolos qui travaillent / préparent leurs campagnes pour les municipales. Bon, la photo d&#39;une bande de gars débraillés dans un jardin, c&#39;est pas super pro. &#xA;1. Gérer le cadre&#xA;Proposer un lieu neutre et qui donne une impression de sérieux et de politique :&#xA;     • Exemple : un point de vue d’où on voit la ville où on candidate&#xA;     • Contre exemple : Dans son jardin    &#xA;&#xA;2. Se déguiser en candidat·e respectable. &#xA;Ça j&#39;ai eu du mal. Pour moi c&#39;était classiste de nous demander d&#39;adopter les codes des puissants. &#xA;&#xA;L&#39;avis de la formatrice : le but des élections est de récupérer des voix de personnes qui ne voteraient pas nécessairement pour nous. La moitié des électeurices ont plus de 50 ans, et ces électeurices sont conservateurs. Iels pensent que quelqu’un qui ne fait pas l’effort de bien s’habiller (c’est-à-dire de prendre certains des codes vestimentaires des « dominants » = s’habiller comme quelqu&#39;un du PS) ne mérite pas d’être élu·e / ne sera pas sérieux. &#xA;&#xA;C’est nul, mais aujourd’hui ça fonctionne comme ça. &#xA;&#xA;3. Préparer le contenu de l’interview           &#xA;Choisir le message prioritaire que l’on veut faire passer et être capable de l’exprimer clairement en une vingtaine de secondes. &#xA;Imaginer les questions que Hanouna ou Pascal Praud poserait et préparer ses réponses ; on doit avoir des arguments avec du fond, et ça se travaille. &#xA;Ne pas accorder une interview trop longue pour la préparation d’un reportage : plus l’interview est longue plus lae journaliste pourra choisir au montage un message qui n’est pas central pour vous. &#xA;&#xA;4. Pendant l&#39;interview : garder le cap &#xA;Souvent on se plaint que lea journaliste n&#39;a retenu que ce qui ne compte pas... Mais souvent c&#39;est qu&#39;on a parlé beaucoup trop longtemps. &#xA;&#xA;Plus l’interview est longue plus lea journaliste pourra choisir au montage un message qui n’est pas central pour vous.&#xA;Ne PAS reprendre l&#39;argumentaire de nos détracteurs. &#xA;Par exemple ne pas utiliser les expressions « écologistes et agriculteurs en guerre » ou « écologie punitive » même si c’est mots ont été utilisés dans la question. L’idée est que réutiliser ces mots leur donnent de l’audience, et en plus notre cerveau a du mal à voir que c’est utilisé avec une négation, et on contribue donc à renforcer cet ancrage. &#xA;&#xA;On a travaillé le fait de ne pas reprendre l&#39;argumentaire de nos détracteurs sur un exercice (enfin, ça n&#39;a pas été fait dans ce sens là, ce qui pédagogiquement est un peu dommage) où on devait répondre à des journalistes après une action activiste d&#39;écologistes contre l&#39;utilisation d&#39;un pesticide.. &#xA;Bref, un exemple de comment répondre sans prendre l&#39;argumentaire de l&#39;opposition  : &#xA;&#xA;Q : est-ce que vous diriez aussi que c’est toujours la guerre entre écologistes et les agriculteurs ? &#xA;R : Les écologistes sont les meilleurs amis et soutiens des agriculteurs. Nous avons fait blabla nos avons des agriculteurs dans nos rangs. &#xA;&#xA;Afficher une posture « sérieuse »&#xA;On rappelle que le but est de se faire élire par des personnes qui ne liront pas notre programme et qui nous jugerons en 5 secondes sur notre apparence. Nous n’avons en général pas le luxe de casser les codes, sauf si nous avons déjà gagné ou une belle image de marque. &#xA;Donc quelques conseils au visionnage de nos vidéos brouillonnes : &#xA;&#xA;S’ancrer dans le sol, et ne pas trop bouger (mains, corps)&#xA;Garder le sérieux (pas de blague etc)&#xA;Prendre le temps de bien respirer pour pouvoir poser sa voix. &#xA;&#xA;Le communiqué de presse&#xA;Il faut faire simple, court et surtout facile à lire. C&#39;est l&#39;opposé de complet et précis. &#xA;L&#39;introduction &#xA;Tout en haut du CP, les 5 W &#xA;&#xA;Who (qui), &#xA;What (quoi), &#xA;When (quand), &#xA;Why (pourquoi), &#xA;Where (où ?)&#xA;&#xA;  Ex : le groupe local des écologistes du Grand Libournais Nord Gironde vous convient à une conférence le 23/04/2072 à la salle des fêtes de Libourne pour comprendre le scandale de la déchetterie de Lapouyade.&#xA;&#xA;Titre et sous titre &#xA;&#xA;  Ex :   • Titre :  Déchetterie à Lapouyade&#xA;    • Sous titre : un scandale financier &#xA;&#xA;Un ou deux paragraphes de contexte &#xA;On peut faire ça en 600 signes.  En faisant ça, on facilite la vie du journaliste qui peut reprendre à l’identique le communiqué pour en faire une rubrique courte dans un journal. &#xA;On a eu plusieurs témoignages de communiqué de presse repris à l&#39;identique par lae journaliste, et c&#39;est pas mal car au moins comme ça c&#39;est bien notre message qui passe.  &#xA;&#xA;p id=&#34;OFF-quartiers&#34;Atelier OFF radicalement votre sur les quartiers populaires : avant garde de l’écologie/p&#xA;1. Ne pas apporter l&#39;écologie dans les quartiers populaires &#xA;Les intervenant·es nous ont rappelé que les habitant·es de ces quartiers ont en général des modes de vie plus « écologiques » que les personnes qui ont plus de moyens. Il est donc très malvenu que les écolos urbains viennent dans les quartiers pour « apporter l’écologie » et donner des leçons de comportement. &#xA;&#xA;2. Parler positivement des quartiers populaires&#xA;Le deuxième point est qu’on voit souvent ces quartiers comme des lieux qui manquent de tout. &#xA;Et c’est en partie vrai : ils manquent d’espaces verts, ils manquent de transports en commun et d’habitats décents. &#xA;MAIS ils ont une vraie solidarité et un dynamisme impressionnant qui sont des modèles pour les quartiers pépères plus « favorisés ». &#xA;&#xA;3. Laisser sa place &#xA;Enfin, le matériel de campagne des écolos, les personnes qui les représentent, ne sont pas du tout audibles dans les quartiers populaires. Il y a nécessité d’avoir plus de diversité sociale dans le parti, surtout dans les postes de représentation.&#xA;&#xA;  Les personnes qui sont actuellement au pouvoir (têtes de liste, co-secrétaires, etc) doivent se retirer pour laisser la place à des personnes qui ont peut être parfois une moins bonne formation politique (c&#39;est l&#39;excuse pour ne pas laisser sa place) mais qui sont confronté·es à un plafond de verre. &#xA;&#xA;es personnes qui subissent le plafond de verre et qui sont issues des quartiers populaires sont intelligentes, brillantes, et ne demandent qu’à apprendre. &#xA;&#xA;Aux hommes et femmes blanches bien né·es de laisser leur place et d’être des soutiens pour les accompagner dans l’exercice du pouvoir 🙌 &#xA;&#xA;Grâce à cet atelier, j&#39;ai pu (mieux) découvrir :&#xA;    • Sabah Badji (tête de liste à Avignon), &#xA;    • Hassen Hammou (Marseille)&#xA;    • Melissa Camara (Eurodéputée)&#xA;    • Lydia Frentzl (Conseillère municipale à Marseille)&#xA;&#xA;p id=&#34;FormationAntisemitisme&#34;Formation sur la lutte contre l&#39;antisémitisme/p&#xA;Je n’ai aucune formation sur ces sujets, je ne reconnais jamais un nom d’origine juive, j’avais donc tout à apprendre. &#xA;Erreur n°1 : penser que le fait de se reconnaître (ou d’être perçu comme) juif·ve est lié à la religion&#xA;C’est une erreur qui est souvent faite, même par des personnalités politiques qui vont dire « tout mon soutien aux personnes de confession juive » au lieu de dire « tout mon soutien à la communauté juive ». &#xA;&#xA;On se sent juif car on a une histoire d’immigration juive, qu’on a des parents ou des grands parents juifs, qu’on est dans une culture juive, ou qu’on a la religion juive, ou … &#xA;Et parfois, on ne se sent pas juif, mais on nous renvoie l&#39;être. Comme dirait Sartre (m&#39;a-t-on dit sur Mastodon), « c&#39;est l&#39;antisémite qui fait le juif ».&#xA;&#xA;Erreur n°2 : partager et renforcer les mythes antisémites&#xA;Un grand nombre de messages (ou de visuels ou ...) sont antisémites quand ils propagent ou refont vivre des grands mythes antisémites (et évidemment, il y en a plein que je ne connaissais pas) &#xA;&#xA;Mythe n°1 : Le mythe déïcide &#xA;Il y a un mythe (faux donc) qui dit que c’est le peuple juif qui aurait tué Jésus. Ce mythe chrétien a justifié de nombreux massacres de juifs. Ce mythe est encore utilisé aujourd’hui pour dénoncer le génocide palestinien est ça renforce l’antisémitisme. &#xA;On a vu par exemple une image avec un jésus en croix portant le foulard palestinien avec derrière lui une foule de militaire rappelant les SS et encore derrière les ruines de Gaza. Cette image rappelle le mythe déïcide et rend responsable du génocide les juifs et non l&#39;armée israélienne.&#xA;&#xA;Mythe n°2 – les juifs sont responsables de tous les maux. &#xA;Les sociétés fonctionnent toujours avec la recherche de boucs émissaires. Les juifs ont souvent été désignés comme les boucs-émissaires évidents. Ils ont par exemples été désignés comme responsables de la peste ou des puits empoisonnés ou de tous les maux de la société. &#xA;&#xA;Pour la peste, on peut expliquer car ils étaient moins touchés par la peste car ils étaient exclus / isolés… Quand les juifs ont été expulsés de France, le rôle de bouc-émissaire a été transféré aux femmes, et en particulier aux sorcières. &#xA;&#xA;On retrouve ce trope par exemple quand : &#xA;&#xA;    ◦ Il y a un crime pédophile, on se demande si le suspect est juif &#xA;        ◦ Il y a une personnalité juive, on l’accuse de pédophilie.&#xA;&#xA;Mythes 3 et 4 : richesse et pouvoir &#xA;Mythe n°3 : les juifs seraient riches : pas plus que d’autres catégories de la population, mais ce mythe prend son origine dans le fait que dans le passé, les chrétiens n’avaient pas le droit de prêter de l’argent pour en gagner (usure). &#xA;Mythe n°4 – les juifs seraient puissants : pas plus que les chrétiens ou les protestants, mais par le passé, les juifs ont peut être eu des raisons de se rapprocher des cercles de pouvoir puisqu’ils pouvaient être exterminés ou exilés du jour au lendemain. &#xA;&#xA;Les deux derniers mythes permettent de se désolidariser de la lutte contre l’anti-sémitisme qui serait moins grave que les autres racismes. &#xA;En effet, les autres racismes seraient envers des personnes plus pauvres que la moyenne et moins puissantes que la moyenne, donc c’est plus charitable de les plaindre. L’antisémitisme serait un problème de bourgeois blancs. &#xA;&#xA;  Sauf que l’antisémitisme tue encore aujourd&#39;hui, et qu’aucune mort ne vaut davantage qu’une autre.&#xA;&#xA;Alors on fait quoi ? &#xA;On n&#39;a pas eu beaucoup d&#39;infos sur quoi faire, mais je retiens deux choses : &#xA;&#xA;Se former pour repérer les tropes anti-sémites&#xA;Écouter et ne pas se vexer si on nous fait remarquer qu&#39;on a dit quelque chose d&#39;antisémite&#xA;Ne pas mettre en concurrence des drames, des victimes, des mémoires, des nombres de morts etc. &#xA;&#xA;On peut dénoncer le massacre des gazaouis sans être antisémite. Ce n&#39;est pas utile de comparer le nombre de morts dans différents conflits pour faire des compétitions. C’est du whataboutisme qui nuit toujours aux luttes. &#xA;&#xA;p id=&#34;OFF-antispecisme&#34;OFF radicalement votre - l’antispécisme/p&#xA;Je n’ai pas été très à l’aise avec les intervenant·es de la société civile que j’ai trouvés plutôt méprisant·es ou condescendant·es avec les personnes qui ne pensent pas comme elleux. &#xA;&#xA;’ai par contre apprécié à la discussion que j’ai ensuite eue avec Théo et Charlotte qui m’ont expliqué que l’anti-spécisme n’est pas une théorie figée et que je ne suis pas obligée d’adhérer à tout ce que dit Aymeric Caron pour me revendiquer de l’anti-spécisme.&#xA;&#xA; Il suffit en gros de dire qu’on veut sortir d’un système de domination des animaux, comme on peut être féministe et ne pas adhérer aux thèses de toutes les féministes. &#xA;&#xA;Du coup, je crois que je pourrais me définir comme anti-spéciste 🤔 &#xA;&#xA;(j&#39;avoue que les posts des vegan ultra véner de masto me font avoir pas du tout envie de porter cette étiquette... mais on a probablement besoin de modérés qui portent aussi cette étiquette)&#xA;&#xA;p id=&#34;FormationConflit&#34;Formation – résolution de conflit /p&#xA;J’ai été rassurée que ça ne soit pas une formation qui utilise des outils BS comme le disc ou autres. Le formateur s’appuie sur deux cadres : &#xA;&#xA;La communication non violente, que je connaissais déjà, &#xA;et l’ATCC : Approche et Transformation Constructive des Conflits. &#xA;&#xA;Dans cette deuxième approche, l’idée est que le conflit pour souvent entre plusieurs personnes, mais il révèle un problème sous-jacent de structure ou de culture. J’ai beaucoup aimé cette idée et j’aimerais approfondir ce sujet. 📖 &#xA;&#xA;Malheureusement, la formateur a passé beaucoup de temps à présenter des anecdotes personnelles et on a peu eu l’occasion de pratiquer et/ou de conseils pratiques. &#xA;&#xA;p id=&#34;OFF-VSS&#34;Atelier OFF Radicalement Votre - Retour sur la commission d’enquête sur les VSS dans le monde de la culture/p&#xA;Il y avait 3 intervenantes pour cet atelier : &#xA;&#xA;Emmanuelle Dancourt,  journaliste fondatrice de #MeTooMedia, &#xA;Karine Huet, secrétaire générale du SNAM CGT&#xA;et Sandrine Rousseau, députée écologiste et présidente de la commission d’enquête sur les VSS. &#xA;&#xA;Je retiens deux éléments : &#xA;&#xA;Aujourd’hui il est super difficile de médiatiser une affaire de VSS &#xA;(par ex elles n&#39;arrivent pas à médiatiser une affaire avec 800 victimes présumées dont 300 ont déjà porté plainte 😦 )&#xA;Il y a un énorme besoin de formation, et de formation de qualité, qui prenne en compte la question du patriarcat et de l’aspect systémique des VSS. Et ça c&#39;est ma came, et ça me donne envie d&#39;agir. &#xA;&#xA;Conclusion &#xA;Je suis bien contente d&#39;avoir été à ces journées pour apprendre des nouvelles choses. Je suis aussi contente d&#39;avoir mis cette liste au propre pour partager, et surtout, ne pas tout oublier sitôt dans le TGV du retour 😉. &#xA;&#xA;On peut poursuivre la discussion avec plaisir, par mail ou sur a href=&#34;https://social.sciences.re/@AudeCaussarieu/115083833885835623&#34;mastodon/a 😉. &#xA;&#xA;#LesEcologistes #Politique #Societe&#xA;]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Ecologie" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Ecologie</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Politique" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Politique</span></a>
<em>Les notes que j&#39;ai prises lors des conférences / ateliers /  formations. Évidemment incomplètes et orientées !</em>

Cet été, les journées d&#39;été des écologistes avaient lieu à Strasbourg. Je m&#39;étais fait un programme un peu light pour profiter aussi de ma petite famille, et avoir du temps pour discuter avec les copaines. Mais j&#39;ai quand même pu participer à quelques ateliers et formation. En voici une restitution un peu au kilomètre.</p>

<h2 id="sommaire" id="sommaire">Sommaire</h2>
<ul><li><a href="#Conference-chapoutot" rel="nofollow">La conférence de J Chapoutot sur le parallèle entre l&#39;accession des nazis au pouvoir et aujourd&#39;hui</a></li>
<li><a href="#MediaTraining" rel="nofollow">La formation au média training </a></li>
<li><a href="#OFF-quartiers" rel="nofollow">Atelier OFF radicalement votre sur les quartiers populaires : avant garde de l’écologie</a></li>
<li><a href="#FormationAntisemitisme" rel="nofollow">Formation sur la lutte contre l&#39;antisémitisme</a></li>
<li><a href="#OFF-antispecisme" rel="nofollow">Atelier OFF radicalement votre – l’antispécisme</a></li>
<li><a href="#FormationConflit" rel="nofollow">La formation – résolution de conflit </a></li>
<li><a href="#OFF-VSS" rel="nofollow">Atelier OFF Radicalement Votre – Retour sur la commission d’enquête sur les VSS dans le monde de la culture</a></li></ul>

<h2 id="p-id-conference-chapoutot-la-conférence-de-chapoutot-sur-le-parallèle-entre-l-accession-des-nazis-au-pouvoir-et-aujourd-hui-p" id="p-id-conference-chapoutot-la-conférence-de-chapoutot-sur-le-parallèle-entre-l-accession-des-nazis-au-pouvoir-et-aujourd-hui-p"><p id="Conference-chapoutot" id="Conference-chapoutot">La conférence de Chapoutot sur le parallèle entre l&#39;accession des nazis au pouvoir et aujourd&#39;hui</p></h2>

<p>Le jeudi, j&#39;ai démarré la journée par la conférence avec l&#39;historien Johan Chapoutot qui compare l’accession des nazis au pouvoir en 1932 et le contexte politique actuel. Passionnant. Et un peu beaucoup flippant.</p>

<p>Quelques learnings :</p>

<h3 id="les-nazis-n-ont-pas-gagné-d-élections-pour-arriver-au-pouvoir" id="les-nazis-n-ont-pas-gagné-d-élections-pour-arriver-au-pouvoir">Les nazis n&#39;ont pas gagné d&#39;élections pour arriver au pouvoir</h3>
<ul><li>Les nazis n’ont pas pris le pouvoir, ils n’ont pas non plus été élus comme le dit le mythe. Ils y ont été mis par « l’extrême-centre » qui avait un mépris de classe pour Hitler et le pensait donc peu nuisible et utile.</li>
<li>Électoralement, les nazis perdait du pouvoir au moment où Hitler est nommé chancelier.</li>
<li>Il y a eu plein de petits évènements qui ont fait que le poste de chancelier a été donné à Hitler qui font que Chapoutot est convaincu que c’était évitable.</li></ul>

<h3 id="le-contexte-actuel-ressemble-beaucoup-au-contexte-qui-a-mis-hitler-au-pouvoir" id="le-contexte-actuel-ressemble-beaucoup-au-contexte-qui-a-mis-hitler-au-pouvoir">Le contexte actuel ressemble beaucoup au contexte qui a mis Hitler au pouvoir</h3>
<ul><li>Un extrême centre prêt à tout pour conserver le pouvoir et ne pas laisser la gauche aller au pouvoir</li>
<li>Une gauche relativement forte</li>
<li>Une personne extrêmement riche qui achète les médias (1/3 des titres de presse dans l’allemagne pré-nazie) pour y déverser une propagande anti progressisme. Il y avait même un terme utilisé de la même manière « wokiste » : « judéo-bolchévique »</li>
<li>Le rôles des industriels</li></ul>

<p>Au départ, les industriels sont pas super chauds patates pour soutenir les nazi : Ils sont condescendants envers ces personnes qu&#39;on connait mal et qui ne fréquentent pas nos cercles.
Mais les Dominique Seux de l&#39;époque font les entremetteurs etles industriels se retrouvent dans une vision de restauration de l’autorité et de réduction de la démocratie et du pouvoir des syndicats.
Ils finissent par soutenir le nazisme. Et ils auront eu “raison” car la guerre les aura largement enrichis.</p>

<h3 id="point-constitution" id="point-constitution">Point constitution</h3>

<p>La constitution de Weimar de 1919 avait un article qui a permis à la droite et à « l’extrême centre » de gouverner en se passant du parlement. Les nazis arrivés au pouvoir n’ont eu qu’à poursuivre l’engagement dans cette brèche dans la continuité.</p>

<p>OK. Pas de bol.</p>

<p>Mais !</p>
<ul><li>La constitution française est inspirée de la constitution de Weimar : un professeur des universités de Strasbourg a accompagné de Gaulle dans la rédaction de la cinquième constitution en s’inspirant de la constitution de Weimar très présidentialiste et en gardant les articles sur les pleins pouvoirs.</li>
<li>L’utilisation répétée des 49.3 rappelle exactement la manière de gouvernement allemand avec des 48.2 juste avant que leur président ne donne le pouvoir à Hitler.</li></ul>

<h3 id="conclusion" id="conclusion">Conclusion</h3>

<p>Bref, c’est (ultra)flippant.</p>

<p>Mais Chapoutot conclut avec un message d&#39;espoir : l&#39;accession des nazi au pouvoir n&#39;était PAS inéluctable en allemagne, ça ne l&#39;est pas non plus chez nous. Il y a eu des « accidents » qui auraient totalement pu se passer différemment, mais clairement, le contexte est le même.</p>

<h2 id="p-id-mediatraining-formation-médiatraining-p" id="p-id-mediatraining-formation-médiatraining-p"><p id="MediaTraining" id="MediaTraining">Formation médiatraining </p></h2>

<p>L&#39;après midi, on change d&#39;ambiance. <a href="/depuis-les-gorces/tag:Mediatraining" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Mediatraining</span></a>
N&#39;ayant pas d&#39;ambition électorale, je ne suis pas dans le public cible.</p>

<p>Nous avons parlé de plusieurs types de prise de parole dans le cadre de la préparation aux élections municipales.
    • L’interview :
        ◦ En direct
        ◦ Pour un reportage
    • Le débat (non abordé car beaucoup plus compliqué)
Nous avons aussi abordé le rôle de l’image et de l’impression que l’on donne ainsi que les communiqués de presse.</p>

<p>J&#39;ai appris quelques trucs, et surtout ça m&#39;a donné du grain à moudre sur certains trucs dont j&#39;étais convaincue, donc ça c&#39;est intéressant.</p>

<h3 id="conseil-pour-les-interviews-small-surtout-dans-la-perspective-d-un-reportage-tv-ou-écrit-small" id="conseil-pour-les-interviews-small-surtout-dans-la-perspective-d-un-reportage-tv-ou-écrit-small">Conseil pour les interviews <small>surtout dans la perspective d&#39;un reportage, TV ou écrit</small></h3>

<p>On a regardé quelques photos illustrant des articles de presse sur des écolos qui travaillent / préparent leurs campagnes pour les municipales. Bon, la photo d&#39;une bande de gars débraillés dans un jardin, c&#39;est pas super pro.</p>

<h4 id="1-gérer-le-cadre" id="1-gérer-le-cadre">1. Gérer le cadre</h4>

<p>Proposer <strong>un lieu neutre et qui donne une impression de sérieux</strong> et de politique :
     • Exemple : un point de vue d’où on voit la ville où on candidate
     • Contre exemple : Dans son jardin</p>

<h4 id="2-se-déguiser-en-candidat-e-respectable" id="2-se-déguiser-en-candidat-e-respectable">2. Se déguiser en candidat·e respectable.</h4>

<p>Ça j&#39;ai eu du mal. Pour moi c&#39;était classiste de nous demander d&#39;adopter les codes des puissants.</p>

<p><strong>L&#39;avis de la formatrice</strong> : le but des élections est de récupérer des voix de personnes qui ne voteraient pas nécessairement pour nous. La moitié des électeurices ont plus de 50 ans, et ces électeurices sont conservateurs. Iels pensent que quelqu’un qui ne fait pas l’effort de bien s’habiller (c’est-à-dire de prendre certains des codes vestimentaires des « dominants » = s’habiller comme quelqu&#39;un du PS) ne mérite pas d’être élu·e / ne sera pas sérieux.</p>

<p>C’est nul, mais aujourd’hui ça fonctionne comme ça.</p>

<h4 id="3-préparer-le-contenu-de-l-interview" id="3-préparer-le-contenu-de-l-interview">3. Préparer le contenu de l’interview</h4>
<ul><li>Choisir le <strong>message prioritaire</strong> que l’on veut faire passer et être capable de l’exprimer clairement en une vingtaine de secondes.</li>
<li>Imaginer les questions que Hanouna ou Pascal Praud poserait et préparer ses réponses ; on doit avoir des arguments avec du fond, et ça se travaille.</li>
<li><strong>Ne pas accorder une interview trop longue</strong> pour la préparation d’un reportage : plus l’interview est longue plus lae journaliste pourra choisir au montage un message qui n’est pas central pour vous.</li></ul>

<h4 id="4-pendant-l-interview-garder-le-cap" id="4-pendant-l-interview-garder-le-cap">4. Pendant l&#39;interview : garder le cap</h4>

<p>Souvent on se plaint que lea journaliste n&#39;a retenu que ce qui ne compte pas... Mais souvent c&#39;est qu&#39;on a parlé beaucoup trop longtemps.</p>
<ul><li>Plus l’interview est longue plus lea journaliste pourra choisir au montage un message qui n’est pas central pour vous.</li>
<li><strong>Ne PAS reprendre l&#39;argumentaire de nos détracteurs</strong>.
Par exemple ne pas utiliser les expressions « écologistes et agriculteurs en guerre » ou « écologie punitive » même si c’est mots ont été utilisés dans la question. L’idée est que réutiliser ces mots leur donnent de l’audience, et en plus notre cerveau a du mal à voir que c’est utilisé avec une négation, et on contribue donc à renforcer cet ancrage.</li></ul>

<p>On a travaillé le fait de ne pas reprendre l&#39;argumentaire de nos détracteurs sur un exercice (enfin, ça n&#39;a pas été fait dans ce sens là, ce qui pédagogiquement est un peu dommage) où on devait répondre à des journalistes après une action activiste d&#39;écologistes contre l&#39;utilisation d&#39;un pesticide..
Bref, un exemple de comment répondre sans prendre l&#39;argumentaire de l&#39;opposition  :</p>
<ul><li>Q : <em>est-ce que vous diriez aussi que c’est toujours la guerre entre écologistes et les agriculteurs</em> ?</li>

<li><p>R : <em>Les écologistes sont les meilleurs amis et soutiens des agriculteurs. Nous avons fait blabla nos avons des agriculteurs dans nos rangs</em>.</p></li>

<li><p><strong>Afficher une posture « sérieuse »</strong>
On rappelle que le but est de se faire élire par des personnes qui ne liront pas notre programme et qui nous jugerons en 5 secondes sur notre apparence. Nous n’avons en général pas le luxe de casser les codes, sauf si nous avons déjà gagné ou une belle image de marque.
Donc quelques conseils au visionnage de nos vidéos brouillonnes :</p></li>

<li><p>S’ancrer dans le sol, et ne pas trop bouger (mains, corps)</p></li>

<li><p>Garder le sérieux (pas de blague etc)</p></li>

<li><p>Prendre le temps de bien respirer pour pouvoir poser sa voix.</p></li></ul>

<h3 id="le-communiqué-de-presse" id="le-communiqué-de-presse">Le communiqué de presse</h3>

<p>Il faut faire simple, court et surtout facile à lire. C&#39;est l&#39;opposé de complet et précis.</p>

<h4 id="l-introduction" id="l-introduction">L&#39;introduction</h4>

<p>Tout en haut du CP, les 5 W</p>
<ul><li>Who (qui),</li>
<li>What (quoi),</li>
<li>When (quand),</li>
<li>Why (pourquoi),</li>
<li>Where (où ?)</li></ul>

<blockquote><p>Ex : le groupe local des écologistes du Grand Libournais Nord Gironde vous convient à une conférence le 23/04/2072 à la salle des fêtes de Libourne pour comprendre le scandale de la déchetterie de Lapouyade.</p></blockquote>

<h4 id="titre-et-sous-titre" id="titre-et-sous-titre">Titre et sous titre</h4>

<blockquote><p>  Ex :   • Titre :  Déchetterie à Lapouyade
    • Sous titre : un scandale financier</p></blockquote>

<h4 id="un-ou-deux-paragraphes-de-contexte" id="un-ou-deux-paragraphes-de-contexte">Un ou deux paragraphes de contexte</h4>

<p>On peut faire ça en 600 signes.  En faisant ça, on facilite la vie du journaliste qui peut reprendre à l’identique le communiqué pour en faire une rubrique courte dans un journal.
On a eu plusieurs témoignages de communiqué de presse repris à l&#39;identique par lae journaliste, et c&#39;est pas mal car au moins comme ça c&#39;est bien notre message qui passe.</p>

<h2 id="p-id-off-quartiers-atelier-off-radicalement-votre-sur-les-quartiers-populaires-avant-garde-de-l-écologie-p" id="p-id-off-quartiers-atelier-off-radicalement-votre-sur-les-quartiers-populaires-avant-garde-de-l-écologie-p"><p id="OFF-quartiers" id="OFF-quartiers">Atelier OFF radicalement votre sur les quartiers populaires : avant garde de l’écologie</p></h2>

<h3 id="1-ne-pas-apporter-l-écologie-dans-les-quartiers-populaires" id="1-ne-pas-apporter-l-écologie-dans-les-quartiers-populaires">1. Ne pas <em>apporter</em> l&#39;écologie dans les quartiers populaires</h3>

<p>Les intervenant·es nous ont rappelé que les habitant·es de ces quartiers ont en général des modes de vie plus « écologiques » que les personnes qui ont plus de moyens. Il est donc très malvenu que les écolos urbains viennent dans les quartiers pour « apporter l’écologie » et donner des leçons de comportement.</p>

<h3 id="2-parler-positivement-des-quartiers-populaires" id="2-parler-positivement-des-quartiers-populaires">2. Parler positivement des quartiers populaires</h3>

<p>Le deuxième point est qu’on voit souvent ces quartiers comme des lieux qui <em>manquent de tout</em>.
Et c’est en partie vrai : ils manquent d’espaces verts, ils manquent de transports en commun et d’habitats décents.
MAIS ils ont <em>une vraie solidarité et un dynamisme impressionnant</em> qui sont des modèles pour les quartiers pépères plus « favorisés ».</p>

<h3 id="3-laisser-sa-place" id="3-laisser-sa-place">3. Laisser sa place</h3>

<p>Enfin, le matériel de campagne des écolos, les personnes qui les représentent, ne sont pas du tout audibles dans les quartiers populaires. Il y a nécessité d’avoir plus de diversité sociale dans le parti, <em>surtout</em> dans les postes de représentation.</p>

<blockquote><p>Les personnes qui sont actuellement au pouvoir (têtes de liste, co-secrétaires, etc) doivent <strong>se retirer</strong> pour laisser la place à des personnes qui ont peut être parfois une moins bonne formation politique (c&#39;est l&#39;excuse pour ne pas laisser sa place) mais qui sont confronté·es à un plafond de verre.</p></blockquote>

<p>es personnes qui subissent le plafond de verre et qui sont issues des quartiers populaires sont intelligentes, brillantes, et ne demandent qu’à apprendre.</p>

<p>Aux hommes et femmes blanches bien né·es de laisser leur place et d’être des soutiens pour les accompagner dans l’exercice du pouvoir 🙌</p>

<p>Grâce à cet atelier, j&#39;ai pu (mieux) découvrir :
    • Sabah Badji (tête de liste à Avignon),
    • Hassen Hammou (Marseille)
    • Melissa Camara (Eurodéputée)
    • Lydia Frentzl (Conseillère municipale à Marseille)</p>

<h2 id="p-id-formationantisemitisme-formation-sur-la-lutte-contre-l-antisémitisme-p" id="p-id-formationantisemitisme-formation-sur-la-lutte-contre-l-antisémitisme-p"><p id="FormationAntisemitisme" id="FormationAntisemitisme">Formation sur la lutte contre l&#39;antisémitisme</p></h2>

<p>Je n’ai aucune formation sur ces sujets, je ne reconnais jamais un nom d’origine juive, j’avais donc tout à apprendre.</p>

<h3 id="erreur-n-1-penser-que-le-fait-de-se-reconnaître-ou-d-être-perçu-comme-juif-ve-est-lié-à-la-religion" id="erreur-n-1-penser-que-le-fait-de-se-reconnaître-ou-d-être-perçu-comme-juif-ve-est-lié-à-la-religion">Erreur n°1 : penser que le fait de se reconnaître (ou d’être perçu comme) juif·ve est lié à la religion</h3>

<p>C’est une erreur qui est souvent faite, même par des personnalités politiques qui vont dire « tout mon soutien aux personnes de confession juive » au lieu de dire « tout mon soutien à la communauté juive ».</p>

<p>On se sent juif car on a une histoire d’immigration juive, qu’on a des parents ou des grands parents juifs, qu’on est dans une culture juive, ou qu’on a la religion juive, ou …
Et parfois, on ne se sent pas juif, mais on nous renvoie l&#39;être. Comme dirait Sartre (m&#39;a-t-on dit sur Mastodon), « c&#39;est l&#39;antisémite qui fait le juif ».</p>

<h3 id="erreur-n-2-partager-et-renforcer-les-mythes-antisémites" id="erreur-n-2-partager-et-renforcer-les-mythes-antisémites">Erreur n°2 : partager et renforcer les mythes antisémites</h3>

<p>Un grand nombre de messages (ou de visuels ou ...) sont antisémites quand ils propagent ou refont vivre des grands mythes antisémites (et évidemment, il y en a plein que je ne connaissais pas)</p>

<h4 id="mythe-n-1-le-mythe-déïcide" id="mythe-n-1-le-mythe-déïcide">Mythe n°1 : Le mythe déïcide</h4>

<p>Il y a un mythe (faux donc) qui dit que c’est le peuple juif qui aurait tué Jésus. Ce mythe chrétien a justifié de nombreux massacres de juifs. Ce mythe est encore utilisé aujourd’hui pour dénoncer le génocide palestinien est ça renforce l’antisémitisme.
On a vu par exemple une image avec un jésus en croix portant le foulard palestinien avec derrière lui une foule de militaire rappelant les SS et encore derrière les ruines de Gaza. Cette image rappelle le mythe déïcide et rend responsable du génocide les juifs et non l&#39;armée israélienne.</p>

<h4 id="mythe-n-2-les-juifs-sont-responsables-de-tous-les-maux" id="mythe-n-2-les-juifs-sont-responsables-de-tous-les-maux">Mythe n°2 – les juifs sont responsables de tous les maux.</h4>

<p>Les sociétés fonctionnent toujours avec la recherche de boucs émissaires. Les juifs ont souvent été désignés comme les boucs-émissaires évidents. Ils ont par exemples été désignés comme responsables de la peste ou des puits empoisonnés ou de tous les maux de la société.</p>

<p>Pour la peste, on peut expliquer car ils étaient moins touchés par la peste car ils étaient exclus / isolés… Quand les juifs ont été expulsés de France, le rôle de bouc-émissaire a été transféré aux femmes, et en particulier aux sorcières.</p>

<p>On retrouve ce trope par exemple quand :</p>

<blockquote><p>      ◦ Il y a un crime pédophile, on se demande si le suspect est juif
        ◦ Il y a une personnalité juive, on l’accuse de pédophilie.</p></blockquote>

<h4 id="mythes-3-et-4-richesse-et-pouvoir" id="mythes-3-et-4-richesse-et-pouvoir">Mythes 3 et 4 : richesse et pouvoir</h4>
<ul><li>Mythe n°3 : <strong>les juifs seraient riches</strong> : pas plus que d’autres catégories de la population, mais ce mythe prend son origine dans le fait que dans le passé, les chrétiens n’avaient pas le droit de prêter de l’argent pour en gagner (usure).</li>
<li>Mythe n°4 – <strong>les juifs seraient puissants</strong> : pas plus que les chrétiens ou les protestants, mais par le passé, les juifs ont peut être eu des raisons de se rapprocher des cercles de pouvoir puisqu’ils pouvaient être exterminés ou exilés du jour au lendemain.</li></ul>

<p>Les deux derniers mythes permettent de se désolidariser de la lutte contre l’anti-sémitisme qui serait moins grave que les autres racismes.
En effet, les autres racismes seraient envers des personnes plus pauvres que la moyenne et moins puissantes que la moyenne, donc c’est plus charitable de les plaindre. L’antisémitisme serait un problème de bourgeois blancs.</p>

<blockquote><p>Sauf que l’antisémitisme <strong>tue</strong> encore aujourd&#39;hui, et qu’aucune mort ne vaut davantage qu’une autre.</p></blockquote>

<h4 id="alors-on-fait-quoi" id="alors-on-fait-quoi">Alors on fait quoi ?</h4>

<p>On n&#39;a pas eu beaucoup d&#39;infos sur quoi faire, mais je retiens deux choses :</p>
<ol><li>Se former pour repérer les tropes anti-sémites</li>
<li>Écouter et ne pas se vexer si on nous fait remarquer qu&#39;on a dit quelque chose d&#39;antisémite</li>
<li>Ne pas mettre en concurrence des drames, des victimes, des mémoires, des nombres de morts etc.</li></ol>

<p>On peut dénoncer le massacre des gazaouis sans être antisémite. Ce n&#39;est pas utile de comparer le nombre de morts dans différents conflits pour faire des <em>compétitions</em>. C’est du <em>whataboutisme</em> qui nuit toujours aux luttes.</p>

<h2 id="p-id-off-antispecisme-off-radicalement-votre-l-antispécisme-p" id="p-id-off-antispecisme-off-radicalement-votre-l-antispécisme-p"><p id="OFF-antispecisme" id="OFF-antispecisme">OFF radicalement votre – l’antispécisme</p></h2>

<p>Je n’ai pas été très à l’aise avec les intervenant·es de la société civile que j’ai trouvés plutôt méprisant·es ou condescendant·es avec les personnes qui ne pensent pas comme elleux.</p>

<p>’ai par contre apprécié à la discussion que j’ai ensuite eue avec Théo et Charlotte qui m’ont expliqué que l’anti-spécisme n’est pas une théorie figée et que je ne suis pas obligée d’adhérer à tout ce que dit Aymeric Caron pour me revendiquer de l’anti-spécisme.</p>

<p> Il suffit en gros de dire qu’on veut <strong>sortir d’un système de domination des animaux</strong>, comme on peut être féministe et ne pas adhérer aux thèses de toutes les féministes.</p>

<p>Du coup, je crois que je pourrais me définir comme anti-spéciste 🤔</p>

<p>(j&#39;avoue que les posts des vegan ultra véner de masto me font avoir pas du tout envie de porter cette étiquette... mais on a probablement besoin de modérés qui portent aussi cette étiquette)</p>

<h2 id="p-id-formationconflit-formation-résolution-de-conflit-p" id="p-id-formationconflit-formation-résolution-de-conflit-p"><p id="FormationConflit" id="FormationConflit">Formation – résolution de conflit </p></h2>

<p>J’ai été rassurée que ça ne soit pas une formation qui utilise des outils BS comme le disc ou autres. Le formateur s’appuie sur deux cadres :</p>
<ul><li>La communication non violente, que je connaissais déjà,</li>
<li>et l’ATCC : Approche et Transformation Constructive des Conflits.</li></ul>

<p>Dans cette deuxième approche, l’idée est que le conflit pour souvent entre plusieurs personnes, mais il révèle un problème sous-jacent de structure ou de culture. J’ai beaucoup aimé cette idée et j’aimerais approfondir ce sujet. 📖</p>

<p>Malheureusement, la formateur a passé beaucoup de temps à présenter des anecdotes personnelles et on a peu eu l’occasion de pratiquer et/ou de conseils pratiques.</p>

<h2 id="p-id-off-vss-atelier-off-radicalement-votre-retour-sur-la-commission-d-enquête-sur-les-vss-dans-le-monde-de-la-culture-p" id="p-id-off-vss-atelier-off-radicalement-votre-retour-sur-la-commission-d-enquête-sur-les-vss-dans-le-monde-de-la-culture-p"><p id="OFF-VSS" id="OFF-VSS">Atelier OFF Radicalement Votre – Retour sur la commission d’enquête sur les VSS dans le monde de la culture</p></h2>

<p>Il y avait 3 intervenantes pour cet atelier :</p>
<ul><li>Emmanuelle Dancourt,  journaliste fondatrice de <a href="/depuis-les-gorces/tag:MeTooMedia" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">MeTooMedia</span></a>,</li>
<li>Karine Huet, secrétaire générale du SNAM CGT</li>
<li>et Sandrine Rousseau, députée écologiste et présidente de la commission d’enquête sur les VSS.</li></ul>

<p>Je retiens deux éléments :</p>
<ol><li>Aujourd’hui il est super difficile de médiatiser une affaire de VSS
(par ex elles n&#39;arrivent pas à médiatiser une affaire avec 800 victimes présumées dont 300 ont déjà porté plainte 😦 )</li>
<li>Il y a un énorme besoin de formation, et de formation de qualité, qui prenne en compte la question du patriarcat et de l’aspect systémique des VSS. Et ça c&#39;est ma came, et ça me donne envie d&#39;agir.</li></ol>

<h2 id="conclusion-1" id="conclusion-1">Conclusion</h2>

<p>Je suis bien contente d&#39;avoir été à ces journées pour apprendre des nouvelles choses. Je suis aussi contente d&#39;avoir mis cette liste au propre pour partager, et surtout, ne pas tout oublier sitôt dans le TGV du retour 😉.</p>

<p>On peut poursuivre la discussion avec plaisir, par mail ou sur <a href="https://social.sciences.re/@AudeCaussarieu/115083833885835623" rel="nofollow">mastodon</a> 😉.</p>

<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:LesEcologistes" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">LesEcologistes</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Politique" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Politique</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Societe" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Societe</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/ce-que-jai-appris-aux-journees-dete-des-ecologistes-2025</guid>
      <pubDate>Wed, 27 Aug 2025 06:55:01 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Le communisme n’est pas l’alternative du capitalisme</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/le-communisme-nest-pas-lalternative-du-capitalisme</link>
      <description>&lt;![CDATA[Politique&#xA;Régulièrement, quand je discute avec mon père de politique et que je lui montre en quoi le capitalisme c’est pourri, il me répond : « parce que tu trouves que le communisme de Russie c’est mieux ?» Et je ne savais pas trop quoi répondre. Depuis que j’ai écouté les grandes traversées sur Staline, j’ai compris que cet argument était complètement éclaté.&#xA;!--more--&#xA;La gauche et la droite&#xA;Quand j’étais petite, j’avais demandé à ma mère ce que c’était la différence entre la gauche et la droite. Elle m’avait répondu : « tu demanderas à ton grand-père ». Bien joué maman. Donc je demandais à mon grand-père chéri qui m’a alors répondu avec une petite histoire. &#xA;&#xA;  « Imagine que je te donne 10 bonbons à toi, et 10 bonbons à ton frère. Ton frère mange ses 10 bonbons et toi tu n’en manges qu’un. La gauche va partager tes bonbons pour que toi et ton frère vous en ayez autant, et la droite va te laisser tes bonbons ». &#xA;&#xA;Je sais pas pourquoi, mais déjà à l’époque j’avais l’impression de m’être faite avoir car j&#39;avais l&#39;impression que c&#39;était mieux d&#39;être de gauche que de droite (ce qui était l&#39;avis de ma mère mais pas de mon grand-père !). Il m’a fallu une bonne vingtaine d’années pour comprendre ce qui n’allait pas dans cette histoire : on ne nait pas toustes avec 10 bonbons. Le début de l’histoire c’est plutôt : « je te donne 10 bonbons parce que tu es née dans une bonne famille, et à Guillaume je ne lui donne qu’un bonbon parce qu’il n’est pas né au bon endroit ».  &#xA;&#xA;Bref, j’ai grandi, et puis la droite dans ma tête c’est devenu le parti des patrons de des riches, et la gauche le parti qui défendait les opprimé·es. Un peu plus tard j’ai compris qu’à droite on croyait au mythe « quand on veut on peut », et qu&#39;à gauche on a compris qu’on ne nait pas toustes avec les mêmes privilèges. &#xA;&#xA;Le capitalisme&#xA;Gagner de l’argent avec l’argent&#xA;Un jour, mon père  a dit : « nan mais je trouve que le problème du capitalisme aujourd&#39;hui, c’est qu’on récompense plus les capitaux que le travail ». J’ai pas vraiment compris tout de suite. &#xA;Et puis petit à petit j’ai compris que les ultra-riches d’aujourd’hui ne travaillent pas comme moi. Ils ont de l’argent, beaucoup d’argent, ils le prêtent, et ils gagnent de l’argent avec cet argent. Ainsi, aujourd’hui il me faudrait des millions d’années de travail pour arriver au niveau de richesse d’un Elon Musk ou d’un Bernard Arnaud. C’est bien la preuve que ça n’est pas le travail qui est rétribué. &#xA;&#xA;Effets secondaires du capitalisme&#xA;Plus les années passent, plus je me rends compte que la société dans laquelle on vit n’est pas désirable.&#xA;Ma première prise de conscience a été envers le patriarcat. Pourquoi les femmes sont-elles moins bien traitées que les hommes dans notre société ? Pourquoi autant de femmes sont-elles tuées par leurs conjoints chaque année ? Et puis j’ai compris que dans une société capitaliste, les hommes tiraient profit du travail gratuit des femmes quand elles étaient à la maison. &#xA;&#xA;J’ai ensuite pris conscience un peu en même temps que le monde du travail nous détruisait en nous conduisant à des burn-out avant 35 ans, et que notre société était en train de bousiller la planète. Je me rendais compte que notre société capitaliste cherchait à faire du profit, des bénéfices sur le dos des humains (la ressource humaine) et de la nature (la ressource tout court). &#xA;&#xA;Bref, j’en arrivais à la conclusion : &#xA;  Mort au capitalisme.  &#xA;&#xA;Le communisme&#xA;Et donc c’est quoi l’alternative ? Pour mon père, l’alternative, c’est le communisme, et ça mène à la dictature. Étant donnée mon inculture crasse en politique, histoire, et géopolitique, je répondais rien, mais j’étais pas super convaincue. &#xA;&#xA;Cette semaine, j’ai écouté a href=&#34;https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-devenir-staline&#34;un super podcast de France Culture (Les grandes traversées) sur Staline/a. &#xA;&#xA;img src=&#34;https://www.radiofrance.fr/s3/cruiser-production-eu3/2025/05/4037a25b-6210-4090-86e0-07db8965505e/400x400scvisuel-carree-staline.jpg&#34;&#xA;&#xA;Alors je sais bien que le communisme ce n’est pas le stalinisme, mais quand même, j’ai été ultra choquée des points communs entre leur monde et le notre. &#xA;&#xA;Le productivisme&#xA;J’ai été choquée par la notion de productivisme. Je me souvenais bien de la grande planification, et des grands projets de l’URSS. Mais je n’avais pas perçu à quel point ils étaient semblables aux grands projets financés par le privé chez nous. L&#39;exemple qui me vient tout de suite en tête, c&#39;est le pipeline de Total en Afrique, mais il y a aussi les centrales nucléaires, les grandes cités HLM, les autoroutes, le TGV, ... &#xA;&#xA;Même exctractivisme, même folie des grandeurs, et même ingénieurisme. &#xA;&#xA;On avait les mêmes rêves de gigantisme, la même foi en l’ingénieur qui peut contrôler le vivant et la nature pour l’asservir à l’homme, la même conception colonialiste qui dit qu’on peut prendre la terre des peuples qui ne l’exploitent pas assez. La même conquête spatiale. &#xA;&#xA;Même rapport à la consommation&#xA;À un moment dans l’un des épisodes, il est dit que le modèle c’est de produire beaucoup pour que le peuple ait accès à tous les objets de la modernité, et qu’il soit heureux. À un autre moment, il est dit que le but était de produire du cinéma comme à Hollywood, qu’il fallait faire aussi bien que les américains. Le but poursuivi était le même. &#xA;&#xA;Même rapport au travail &#xA;Et puis le même rapport au travail. Je me souviens bien du ridicule de l’ouvrier Stakhanoviste qui dépasse tous les objectifs fixés par le plan. Mais en écoutant ce podcast sur l’URSS de Staline, j’avais l’impression d’entendre une description du monde du travail dans les grands groupes et les start-ups : en faire toujours plus pour le projet, se dépasser, ne pas se plaindre, être le meilleur ouvrier, produire le plus… &#xA;&#xA;Même patriarcat &#xA;J’ai ressenti le même patriarcat que dans nos sociétés capitalistes. La même valorisation de la force, de la puissance, de toutes les qualités masculinistes en vogue dans la start-up nation. &#xA;&#xA;L’autoritarisme en plus ?&#xA;Pour mon père, la preuve que le communisme ça ne marche pas, c’est que ça crée des dictateurs. Le podcast sur Staline montre bien que cet homme prend le prétexte de la cause communiste pour prendre le pouvoir et le rendre autocratique. &#xA;Tout ce qu’il fait ressemble beaucoup trop à ce que nous vivons aujourd’hui aux États-Unis. La distorsion de la vérité, le clientélisme, la paranoïa de l’ennemi intérieur qui conduit aux purges… C’est ultra flippant. &#xA;&#xA;Mais surtout, ça montre bien que de ce point de vue là non plus, il n’y a pas de différence entre le capitalisme et le communisme. &#xA;&#xA;Quelle est l’alternative du capitalisme ? &#xA;&#xA;La fausse alternative communisme-capitalisme&#xA;Aujourd’hui, je lutte contre un monde basé sur la domination et l’exploitation des plus vulnérables pour produire de la richesse. Dans les plus vulnérables, je mets en vrac les femmes, les animaux, la nature, les personnes racisées, les personnes pauvres, … &#xA;&#xA;Dans cette lutte, je ne vois pas de différence majeure entre le capitalisme et le communisme. &#xA;&#xA;  Je ne crois pas du tout que l’objectif ce soit de choisir entre le capitalisme et le communisme. Aucun de ces deux modèles de société n’est désirable. &#xA;&#xA;Ces deux modèles sont extractivistes, productivistes, violent, patriarcaux... &#xA;&#xA;Il existe de nombreux autres modèles&#xA;Pour plein de gens, il n’y aurait pas d’autres modèles. C&#39;est aussi ce que j&#39;ai cru. Mais c’est oublier que le monde des hommes existe depuis bien avant la révolution industrielle, et que de nombreux autres modes de faire société ont existé. Et que ces sociétés n’étaient pas capitalistes. Quelques pistes à explorer : &#xA;&#xA;a &#34;href=https://maniaemma.blog/&#34;Blog de ManiaEmma sur les matriarcats/a&#xA;a &#34;href= https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/pourquoi-sommes-nous-capitalistes-malgr%C3%A9-nous-9782228929714&#34;Livre de l’économiste  Denis Colombi : Sommes tous capitalistes ?/a&#xA;&#xA;Et d’ailleurs, il reste encore des petits pans de nos vies qui ne sont pas encore monétisées / marchandisées par le capitalisme. Quand un arbre chez moi produit plus de fruits que je ne peux en consommer, j’en donne à mes voisins. Je ne leur vends pas, je n’attends pas un service en retour qui vaudrait exactement la même chose. Juste je leur donne, et un jour ils me rendront un service, et on sera quitte. &#xA;&#xA;Mais avant on était moins heureux&#xA;Quand on cite d’autres modèles de société, on nous répond en général tout de suite : « mais tu ne veux pas retourner à l’âge de pierre quand même ??? », ou bien « bah t’as qu’a arrêter d’utiliser le lave linge et ta voiture pendant une semaine et on verra si tu veux vivre dans une autre société !!! ». &#xA;&#xA;Alors déjà, je suis convaincue qu&#39;on n&#39;est pas dans une société où les gens sont chaque année globalement plus heureux. &#xA;&#xA;Ensuite, je trouve ça fou que la société de consommation ait aussi réussi à nous mettre dans la tête que posséder des choses qui font à notre place = être heureux. Faire soi même = être malheureux. Avoir des contraintes = être malheureux. Ne rien faire = bonheur. &#xA;&#xA;Et c’est marrant car en même temps, on voit se développer tout un monde du « Do It Yourself », on va a des cours de dessin, on regarde des tutos pour faire des pâtisseries, on ne veut plus marcher et on prend la voiture, mais on va faire du sport dans une salle. Est-ce qu’on serait vraiment plus malheureux si on devait refaire certaines choses nous mêmes dans un monde qui irait moins vite et qui serait moins violent ? &#xA;&#xA;Je ne crois pas. &#xA;&#xA;Et pour poursuivre la discussion, on peut se retrouver sous ce a href=&#34;https://social.sciences.re/@AudeCaussarieu/114966099493591776&#34; fil sur mastodon /a comme je ne sais pas activer les commentaires sur ce blog, et que j&#39;ai hâte de vous lire ! &#xA;&#xA;Et soyez gentils et pas trop condescendants quand vous m&#39;expliquerez que j&#39;ai rien compris à la géopolitique car c&#39;est surement vrai, mais j&#39;essaie ! &#xA;&#xA;Notes&#xA;Ne vous fâchez pas 🫣. Ici j&#39;utilise le mot communisme comme dans le langage courant des non-spécialistes (ce qui est mon cas). Je fais partie des  personnes qui n&#39;ont pas trop compris les subtilités entre le marxisme, le bolchévisme, le socialisme et tous ces noms en &#34;isme&#34;... Ici, ça veut donc dire grosso merdo l&#39;idéologie politique vue par les gens qui n&#39;y comprennent pas grand chose et qui serait celle des pays qui n&#39;ont pas embrassé le capitalisme au XXème siècle 😬.  &#xA;* Je comprends de mieux en mieux celleux qui se plaignent du monde des ingénieurs. En effet, depuis la révolution industrielle, les ingénieurs sont ceux qui ont permis de prendre le contrôle de la nature, de passer d&#39;un rapport de négociations ou d&#39;équilibre à un rapport de domination. Et c&#39;est ce qui nous mène aujourd&#39;hui dans le mur. &#xA;&#xA;#Societe #Lecture]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Politique" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Politique</span></a>
<em>Régulièrement, quand je discute avec mon père de politique et que je lui montre en quoi le capitalisme c’est pourri, il me répond : « </em>parce que tu trouves que le communisme de Russie c’est mieux ?<em>» Et je ne savais pas trop quoi répondre. Depuis que j’ai écouté les grandes traversées sur Staline, j’ai compris que cet argument était complètement éclaté.</em>
</p>

<h2 id="la-gauche-et-la-droite" id="la-gauche-et-la-droite">La gauche et la droite</h2>

<p>Quand j’étais petite, j’avais demandé à ma mère ce que c’était la différence entre la gauche et la droite. Elle m’avait répondu : « <em>tu demanderas à ton grand-père</em> ». Bien joué maman. Donc je demandais à mon grand-père chéri qui m’a alors répondu avec une petite histoire.</p>

<blockquote><p>« Imagine que je te donne 10 bonbons à toi, et 10 bonbons à ton frère. Ton frère mange ses 10 bonbons et toi tu n’en manges qu’un. La gauche va partager tes bonbons pour que toi et ton frère vous en ayez autant, et la droite va te laisser tes bonbons ».</p></blockquote>

<p>Je sais pas pourquoi, mais déjà à l’époque j’avais l’impression de m’être faite avoir car j&#39;avais l&#39;impression que c&#39;était mieux d&#39;être de gauche que de droite (ce qui était l&#39;avis de ma mère mais pas de mon grand-père !). Il m’a fallu une bonne vingtaine d’années pour comprendre ce qui n’allait pas dans cette histoire : on ne nait pas toustes avec 10 bonbons. Le début de l’histoire c’est plutôt : « <em>je te donne 10 bonbons parce que tu es née dans une bonne famille, et à Guillaume je ne lui donne qu’un bonbon parce qu’il n’est pas né au bon endroit</em> ».</p>

<p>Bref, j’ai grandi, et puis <em>la droite</em> dans ma tête c’est devenu le parti des patrons de des riches, et <em>la gauche</em> le parti qui défendait les opprimé·es. Un peu plus tard j’ai compris qu’à droite on croyait au mythe « <em>quand on veut on peut</em> », et qu&#39;à gauche on a compris qu’on ne nait pas toustes avec les mêmes privilèges.</p>

<h2 id="le-capitalisme" id="le-capitalisme">Le capitalisme</h2>

<h3 id="gagner-de-l-argent-avec-l-argent" id="gagner-de-l-argent-avec-l-argent">Gagner de l’argent avec l’argent</h3>

<p>Un jour, mon père  a dit : « <em>nan mais je trouve que le problème du capitalisme aujourd&#39;hui, c’est qu’on récompense plus les capitaux que le travail</em> ». J’ai pas vraiment compris tout de suite.
Et puis petit à petit j’ai compris que les ultra-riches d’aujourd’hui ne travaillent pas comme moi. Ils ont de l’argent, beaucoup d’argent, ils le prêtent, et ils gagnent de l’argent avec cet argent. Ainsi, aujourd’hui il me faudrait des millions d’années de travail pour arriver au niveau de richesse d’un Elon Musk ou d’un Bernard Arnaud. C’est bien la preuve que ça n’est pas le travail qui est rétribué.</p>

<h3 id="effets-secondaires-du-capitalisme" id="effets-secondaires-du-capitalisme">Effets secondaires du capitalisme</h3>

<p>Plus les années passent, plus je me rends compte que la société dans laquelle on vit n’est pas désirable.
Ma première prise de conscience a été envers <strong>le patriarcat</strong>. Pourquoi les femmes sont-elles moins bien traitées que les hommes dans notre société ? Pourquoi autant de femmes sont-elles tuées par leurs conjoints chaque année ? Et puis j’ai compris que dans une société capitaliste, les hommes tiraient profit du travail gratuit des femmes quand elles étaient à la maison.</p>

<p>J’ai ensuite pris conscience un peu en même temps que <strong>le monde du travail</strong> nous détruisait en nous conduisant à des burn-out avant 35 ans, et que notre société était en train de <strong>bousiller la planète</strong>. Je me rendais compte que notre société capitaliste cherchait à faire du profit, des bénéfices sur le dos des humains (la ressource humaine) et de la nature (la ressource tout court).</p>

<p>Bref, j’en arrivais à la conclusion :
&gt; Mort au capitalisme.</p>

<h2 id="le-communisme" id="le-communisme">Le communisme</h2>

<p>Et donc c’est quoi l’alternative ? Pour mon père, l’alternative, c’est le communisme*, et ça mène à la dictature. Étant donnée mon inculture crasse en politique, histoire, et géopolitique, je répondais rien, mais j’étais pas super convaincue.</p>

<p>Cette semaine, j’ai écouté <a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-devenir-staline" rel="nofollow">un super podcast de France Culture (Les grandes traversées) sur Staline</a>.</p>

<p><img src="https://www.radiofrance.fr/s3/cruiser-production-eu3/2025/05/4037a25b-6210-4090-86e0-07db8965505e/400x400_sc_visuel-carree-staline.jpg"></p>

<p>Alors je sais bien que le communisme ce n’est pas le stalinisme, mais quand même, j’ai été ultra choquée des** points communs entre leur monde et le notre**.</p>

<h3 id="le-productivisme" id="le-productivisme">Le productivisme</h3>

<p>J’ai été choquée par la notion de <strong>productivisme</strong>. Je me souvenais bien de la grande planification, et des grands projets de l’URSS. Mais je n’avais pas perçu à quel point ils étaient semblables aux grands projets financés par le privé chez nous. L&#39;exemple qui me vient tout de suite en tête, c&#39;est le pipeline de Total en Afrique, mais il y a aussi les centrales nucléaires, les grandes cités HLM, les autoroutes, le TGV, ...</p>

<p>Même exctractivisme, même folie des grandeurs, et même ingénieurisme**.</p>

<p>On avait les mêmes rêves de gigantisme, la même foi en l’ingénieur qui peut contrôler le vivant et la nature pour l’asservir à l’homme, la même conception colonialiste qui dit qu’on peut prendre la terre des peuples qui ne l’exploitent pas assez. La même conquête spatiale.</p>

<h3 id="même-rapport-à-la-consommation" id="même-rapport-à-la-consommation">Même rapport à la consommation</h3>

<p>À un moment dans l’un des épisodes, il est dit que le modèle c’est de produire beaucoup pour que le peuple ait accès à tous les objets de la modernité, et qu’il soit heureux. À un autre moment, il est dit que le but était de produire du cinéma comme à Hollywood, qu’il fallait faire aussi bien que les américains. Le but poursuivi était le même.</p>

<h3 id="même-rapport-au-travail" id="même-rapport-au-travail">Même rapport au travail</h3>

<p>Et puis le même rapport au travail. Je me souviens bien du ridicule de l’ouvrier Stakhanoviste qui dépasse tous les objectifs fixés par le plan. Mais en écoutant ce podcast sur l’URSS de Staline, j’avais l’impression d’entendre une description du monde du travail dans les grands groupes et les start-ups : en faire toujours plus pour le projet, se dépasser, ne pas se plaindre, être le meilleur ouvrier, produire le plus…</p>

<h3 id="même-patriarcat" id="même-patriarcat">Même patriarcat</h3>

<p>J’ai ressenti le même patriarcat que dans nos sociétés capitalistes. La même valorisation de la force, de la puissance, de toutes les qualités masculinistes en vogue dans la start-up nation.</p>

<h3 id="l-autoritarisme-en-plus" id="l-autoritarisme-en-plus">L’autoritarisme en plus ?</h3>

<p>Pour mon père, la preuve que le communisme ça ne marche pas, c’est que ça crée des dictateurs. Le podcast sur Staline montre bien que cet homme prend le <em>prétexte</em> de la cause communiste pour prendre le pouvoir et le rendre autocratique.
Tout ce qu’il fait ressemble beaucoup trop à ce que nous vivons aujourd’hui aux États-Unis. La distorsion de la vérité, le clientélisme, la paranoïa de l’ennemi intérieur qui conduit aux purges… C’est ultra flippant.</p>

<p>Mais surtout, ça montre bien que de ce point de vue là non plus, il n’y a pas de différence entre le capitalisme et le communisme.</p>

<h2 id="quelle-est-l-alternative-du-capitalisme" id="quelle-est-l-alternative-du-capitalisme">Quelle est l’alternative du capitalisme ?</h2>

<h3 id="la-fausse-alternative-communisme-capitalisme" id="la-fausse-alternative-communisme-capitalisme">La fausse alternative communisme-capitalisme</h3>

<p>Aujourd’hui, je lutte contre un monde basé sur la <strong>domination</strong> et l’exploitation des plus vulnérables pour produire de la richesse. Dans les plus vulnérables, je mets en vrac les femmes, les animaux, la nature, les personnes racisées, les personnes pauvres, …</p>

<p>Dans cette lutte, je ne vois pas de différence majeure entre le capitalisme et le communisme.</p>

<blockquote><p>Je ne crois pas du tout que l’objectif ce soit de choisir entre le capitalisme et le communisme. Aucun de ces deux modèles de société n’est désirable.</p></blockquote>

<p>Ces deux modèles sont extractivistes, productivistes, violent, patriarcaux...</p>

<h2 id="il-existe-de-nombreux-autres-modèles" id="il-existe-de-nombreux-autres-modèles">Il existe de nombreux autres modèles</h2>

<p>Pour plein de gens, il n’y aurait pas d’autres modèles. C&#39;est aussi ce que j&#39;ai cru. Mais c’est oublier que le monde des hommes existe depuis bien avant la révolution industrielle, et que de nombreux autres modes de faire société ont existé. Et que ces sociétés n’étaient pas capitalistes. Quelques pistes à explorer :</p>
<ul><li>Blog de ManiaEmma sur les matriarcats</li>
<li>Livre de l’économiste  Denis Colombi : Sommes tous capitalistes ?</li></ul>

<p>Et d’ailleurs, il reste encore des petits pans de nos vies qui ne sont pas encore monétisées / marchandisées par le capitalisme. Quand un arbre chez moi produit plus de fruits que je ne peux en consommer, j’en donne à mes voisins. Je ne leur vends pas, je n’attends pas un service en retour qui vaudrait exactement la même chose. Juste je leur donne, et un jour ils me rendront un service, et on sera quitte.</p>

<h2 id="mais-avant-on-était-moins-heureux" id="mais-avant-on-était-moins-heureux">Mais avant on était moins heureux</h2>

<p>Quand on cite d’autres modèles de société, on nous répond en général tout de suite : « <em>mais tu ne veux pas retourner à l’âge de pierre quand même ???</em> », ou bien « <em>bah t’as qu’a arrêter d’utiliser le lave linge et ta voiture pendant une semaine et on verra si tu veux vivre dans une autre société !!!</em> ».</p>

<p>Alors déjà, je suis convaincue qu&#39;on n&#39;est pas dans une société où les gens sont chaque année globalement plus heureux.</p>

<p>Ensuite, je trouve ça fou que la société de consommation ait aussi réussi à nous mettre dans la tête que posséder des choses qui font à notre place = être heureux. Faire soi même = être malheureux. Avoir des contraintes = être malheureux. Ne rien faire = bonheur.</p>

<p>Et c’est marrant car en même temps, on voit se développer tout un monde du « Do It Yourself », on va a des cours de dessin, on regarde des tutos pour faire des pâtisseries, on ne veut plus marcher et on prend la voiture, mais on va faire du sport dans une salle. Est-ce qu’on serait vraiment plus malheureux si on devait refaire certaines choses nous mêmes dans un monde qui irait moins vite et qui serait moins violent ?</p>

<p>Je ne crois pas.</p>

<p>Et pour poursuivre la discussion, on peut se retrouver sous ce <a href="https://social.sciences.re/@AudeCaussarieu/114966099493591776" rel="nofollow"> fil sur mastodon </a> comme je ne sais pas activer les commentaires sur ce blog, et que j&#39;ai hâte de vous lire !</p>

<p>Et soyez gentils et pas trop condescendants quand vous m&#39;expliquerez que j&#39;ai rien compris à la géopolitique car c&#39;est surement vrai, mais j&#39;essaie !</p>

<h2 id="notes" id="notes">Notes</h2>
<ul><li>Ne vous fâchez pas 🫣. Ici j&#39;utilise le mot <em>communisme</em> comme dans le langage courant des non-spécialistes (ce qui est mon cas). Je fais partie des  personnes qui n&#39;ont pas trop compris les subtilités entre le marxisme, le bolchévisme, le socialisme et tous ces noms en “isme”... Ici, ça veut donc dire grosso merdo l&#39;idéologie politique vue par les gens qui n&#39;y comprennent pas grand chose et qui serait celle des pays qui n&#39;ont pas embrassé le capitalisme au XXème siècle 😬.<br>
** Je comprends de mieux en mieux celleux qui se plaignent du monde des ingénieurs. En effet, depuis la révolution industrielle, les ingénieurs sont ceux qui ont permis de prendre le contrôle de la nature, de passer d&#39;un rapport de négociations ou d&#39;équilibre à un rapport de domination. Et c&#39;est ce qui nous mène aujourd&#39;hui dans le mur.</li></ul>

<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Societe" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Societe</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Lecture" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Lecture</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/le-communisme-nest-pas-lalternative-du-capitalisme</guid>
      <pubDate>Sun, 03 Aug 2025 19:28:53 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>[Lecture] Ce qui nous porte — Sandrine Rousseau</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/lecture-ce-qui-nous-porte-sandrine-rousseau</link>
      <description>&lt;![CDATA[#Lecture #Ecologie #Politique&#xA;Le dernier livre de Sandrine Rousseau : « Ce qui nous porte » est un livre un peu atypique. Ce n&#39;est pas un livre d&#39;opinion, mais un livre avec des opinions quand même. Ce n&#39;est pas un livre autobiographique, mais il y a de la vie de Sandrine Rousseau et de sa famille dedans.  Ce n&#39;est pas non plus un livre de sociologie ou d&#39;histoire ou d&#39;économie, mais il y a un peu de tout ça dedans.&#xA;Alors c&#39;est quoi comme livre? On y apprend quoi ?&#xA;!--more--&#xA;img src=&#34;https://acloud7.zaclys.com/index.php/apps/filessharing/publicpreview/gb7HgoKoJmc4qFd?file=/&amp;fileId=7336204&amp;x=2560&amp;y=1600&amp;a=true&amp;etag=de46ff2bf5d23367661f9a4bb96465b0&#34; width=&#34;300&#34; alt=&#34;Photo avec en premier plan le livre de sandrine Rousseau ce qui nous porte avec une couverture très joyeuse et colorée et la photo de l&#39;autrice . À l&#39;arrière plan un hamac et la foret.&#34;&#xA;&#xA;Ce qui nous porte — Le malentendu sur le titre&#xA;À la lecture du titre et de ce qu&#39;en disaient les médias, je m&#39;attendais à un livre qui présente un projet de société. J&#39;allais avoir enfin la réponse à ce que pourrait être le monde de demain, une fois qu&#39;on serait sortis du patriarcat et du capitalisme. J&#39;avais compris le titre comme : « ce [projet de société trop bien] qui nous porte ». &#xA;&#xA;Bon, bah c&#39;est pas ça. &#xA;&#xA;Maintenant, je comprends davantage le titre comme : « Ce qui fonde notre conviction que le modèle des 30 glorieuses n&#39;est pas le projet de société désirable pour la gauche, mais que tout n&#39;est pas fichu ». &#xA;&#xA;J&#39;ai eu l&#39;impression d&#39;un kaléidoscope de monographies sur différents sujets. En fait, il y a un fil conducteur historique avec 3 grandes périodes : 1945-75 (les 30 glorieuses), les années 1980-2000, et maintenant. Sandrine Rousseau aborde des éléments marquant de chaque période. Ce sont des thèmes : voiture, urbanisme, ingénieurs, animaux, etc, mais aussi des points de vue de différentes disciplines académiques : histoire, sociologie, économie, etc. Chaque sujet est documenté, sourcé, et complété par l&#39;histoire personnelle, les lectures, et les connaissances de Sandrine Rousseau. &#xA;&#xA;Un livre pour argumenter &#xA;J&#39;ai lu très facilement les premiers chapitres du livre qui sont portés par l&#39;histoire de la famille de Sandrine Rousseau. J&#39;ai eu plus de mal à lire les chapitres suivant.  Peut-être parce que je n&#39;ai pas trouvé le fil narratif conducteur, et peut-être parce qu&#39;il y avait trop de faits et de chiffres pour une lecture dans un hamac.  &#xA;&#xA;Mais je suis contente aujourd&#39;hui de revenir à ce livre pour en faire une note de lecture, assise derrière mon bureau. Je vais prêter le livre à quelques copines, mais je serai contente de le garder dans mes étagères pour pouvoir y retourner quand j&#39;aurais besoin d&#39;argumenter sur l&#39;un des sujets traités. &#xA;&#xA;Pour moi la force de ce livre est de donner aux militant·es qui accompagnent Sandrine Rousseau les éléments pour défendre ses positions. En ça, merci Sandrine, c&#39;est un ouvrage précieux ! &#xA;&#xA;Quelques idées fortes, chapitre par chapitre&#xA;Partie 1  : 1945-1975, les 30 glorieuses. Vraiment glorieuses ? &#xA;La première partie du livre raconte l&#39;histoire des 30 glorieuses. &#xA;C&#39;est une histoire que je connais mal du point de vue des historien·nes, mais l&#39;histoire de la famille de Sandrine Rousseau me rappelle celle de ma famille paternelle. &#xA;Mon grand-père est entré à 14 ans comme apprenti ouvrier à l&#39;usine de papeterie, et il y a terminé sa carrière comme directeur (on parle des années 70-75). Son fils a fait des études d&#39;ingénieur, il a « réussi » au sens où il a gagné trop d&#39;argent et produit trop de carbone. Sa maison est remplie de gadgets technologiques, mais elle sonne parfois vide. &#xA;&#xA;Ce que j&#39;en retiens de ma lecture de cette première partie&#xA;&#xA;  Il y a de bonnes raisons pour regarder avec nostalgie les années 1945-1975 car elles ont permis à un grand nombre de personnes de changer de vie et de grimper l&#39;échelle sociale. &#xA;&#xA;C&#39;est l&#39;histoire vue depuis la fenêtre de mon grand-père paternel.&#xA;&#xA;  Ces années n&#39;ont été possibles que grâce à un accès à du pétrole bon marché, des ressources naturelles qui semblaient infinies, et une main d’œuvre corvéable et maltraitée (les immigrés).  &#xA;&#xA;L&#39;image collective que l&#39;on garde serait sans doute bien différente si on la regardait depuis la fenêtre des immigrés employés dans nos mines. Mais l&#39;histoire est raciste et préfère garder le point de vue des hommes blancs qui ont réussi. &#xA;&#xA;  Ces années nous ont enfermé·es dans un modèle de société qui n&#39;est pas soutenable : dépendance à la voiture, au pétrole et à la croissance.&#xA;&#xA;Pendant cette période, l&#39;efficacité énergétique de la France a été divisée par deuxsup1/sup. Pas besoin de faire efficace quand le pétrole coule à flot. Autant se déplacer chacun dans une voiture, rentrer dans son petit pavillon mal isolé loin du bruit de la ville, on fera tourner les radiateurs fort en hiver. &#xA;&#xA;  Ces années n&#39;ont pas été du tout glorieuses pour la planète, ni pour notre santé aujourd&#39;hui. Ce sont des années d&#39;exploitation sans considérations pour la nature. Elles se sont terminées par des scandales de pollution, de maladies professionnelles, et le développement des normes environnementales. &#xA;&#xA;Je vois dans le monde agricole la nostalgie d&#39;un monde où on ne peut plus faire ce qu&#39;on veut comme avant. Le réglementaire nous empêche de travailler. J&#39;ai réalisé très récemment qu&#39;on cache derrière le mot technocrate réglementaire le fait d&#39;éviter des maladies et des scandales sanitaires. Les normes seraient là pour emmerder les entrepreneurs, et pas pour protéger les citoyen·nes. &#xA;&#xA;Partie 2 : Après 1975, le libéralisme et la société de consommation&#xA;C&#39;est en relisant le livre que je comprends mieux l&#39;organisation de ce livre. Cette deuxième partie s&#39;appelle en réalité Crise de modèle et crise de sens. &#xA;&#xA;  Comment est-on passés de la société où tout va bien pour les classes moyennes blanches françaises à une société où ceux-là sont en colère, ou désabusés, et se tournent vers l&#39;extrême droite&amp;nbsp;?&#xA;&#xA;Le tournant loupé des années 70-80&#xA;Dans les années 70-80, tout est là pour prendre conscience que le modèle de société proposé par les 30 glorieuses va nous jeter contre un mur : &#xA;&#xA;a href=&#34;https://fr.wikipedia.org/wiki/LesLimites%C3%A0lacroissance&#34;Le rapport Meadows sur les limites de la croissance/a est publié en 1972, &#xA;La révolution de mai 68 en France, et la naissance des mouvements environnementaux (WWF, Greenpeace, France Nature Environnement, ...) &#xA;La a href=&#34;https://fr.wikipedia.org/wiki/TorreyCanyon&#34;marée noire du Torrey Canyon /a en 1967,&#xA;Le livre de Rachel Carson sur les ravages du DDT sur la biodiversité : a href=&#34;https://fr.wikipedia.org/wiki/Printempssilencieux&#34;Le printemps silencieux. /a  &#xA;Les chocs pétrolier et l&#39;explosion du chômage. &#xA;&#xA;Et pourtant, le tournant politique pris est celui du libéralisme économique. Une nouvelle religion émerge (Sandrine Rousseau n&#39;utilise pas ces mots) avec un nouveau Dieu : le marché et sa main invisible (notre nouvel Esprit Sain). Les grands prêtres sont Margaret Thatcher et Ronald Reagan. &#xA;&#xA;  D&#39;un point de vue d&#39;économiste, c&#39;est la période du désencastrement de l&#39;économie. La société ne décide plus de ce qui relève ou non de l&#39;économie de marché. La société, la santé, tout devient un produit pour le marché. &#xA;&#xA;Le tournant de la rigueur ... pour les classes moyennes&#xA;Pour satisfaire la Loi du Marché (qui n&#39;a pas de fondement scientifique expérimental, c&#39;est juste une théorie d&#39;économiste), on privatise, on fait la rigueur et l&#39;austérité. &#xA;&#xA;Il faut générer de la croissance, du profit. Alors on pressurise les travailleur·ses, la nature, on presse toujours plus, plus vite, plus fort. &#xA;&#xA;Pour une petite partie de la population, l&#39;ascenseur continue de fonctionner, ils seront plus riches que leurs parents. Pour les autres, c&#39;est la stagnation, voir le recul. Et enfin, pour les plus pauvres, il n&#39;y a plus d&#39;espoir. &#xA;&#xA;  On critique les jeunes des banlieues qui mettent le feu à leurs écoles car ça devrait être le lieu de leur émancipation. Leur ascenseur vers une meilleure vie. C&#39;était le cas dans les années 1945-75, ce n&#39;est plus le cas aujourd&#39;hui. Le système ne fonctionne plus pour elleux, et ils le savent. Notre école renforce les inégalités sociales, elle ne les répare pas. &#xA;&#xA;Des concepts galvaudés&#xA;&#xA;Sandrine Rousseau fait une liste de concepts qui ont perdu leur sens. &#xA;&#xA;La croissance pour qui une guerre ou une marée noire sont des bonnes nouvelles, alors que le bénévolat et le temps passé à se balader gratuitement dans la nature sont des manques à gagner. &#xA;Le pouvoir d&#39;achat parce qu&#39;évidemment ce qu&#39;on cherche c&#39;est de pouvoir acheter des choses pour exister, et pas juste d&#39;avoir une vie de qualité, &#xA;Le progrès et les révolutions technologiques qui sonnent tellement faux à l&#39;époque des IA génératives et de l&#39;emmerdification d&#39;internet, &#xA;et enfin, l&#39;environnement qui sépare l&#39;humanité du reste du vivant et du non vivant, comme si on pouvait vivre à côté. &#xA;&#xA;Partie 3 : les bonnes nouvelles&#xA;Dans cette troisième partie, Sandrine Rousseau s&#39;appuie sur des enquêtes sociologiques pour montrer que la société a beaucoup changé et qu&#39;on est peut-être à l&#39;avant-veille de grands changements dans le bon sens. Mais peut-être aussi, avec la même probabilité, à l&#39;avant-veille d&#39;une catastrophe. &#xA;&#xA;Nous ne sommes pas ce que les médias nous montrent &#xA;&#xA;  Les médias dépeignent une société qui n&#39;aurait jamais été aussi raciste, sexiste, violente, etc. Mais ce n&#39;est pas le cas. En moyenne la société est beaucoup plus progressiste aujourd&#39;hui qu&#39;il y a 20 ans. Par contre, il y a une radicalisation de celleux qui sont en marge. &#xA;&#xA;Mais les médias possédés aujourd&#39;hui majoritairement par la droite ou l&#39;extrême droite choisissent de nous montrer ces personnes les plus clivantes, par projet idéologique, et parce que ça fait le buzz. &#xA;&#xA;Je n&#39;avais pas ça en tête avant d&#39;écouter Sandrine Rousseau en conférence à Bordeaux. Maintenant, je crois que c&#39;est vrai. Et j&#39;en veux pour preuve que même Gérald Darmanin regrette d&#39;avoir été contre le mariage pour tous 😆!  Dans son livre, Sandrine Rousseau étaye ce propos sur de nombreux thèmes : racisme, homophobie, sexisme, droit des animaux, etc. Évidemment, on est loin du bout de ces luttes, mais on n&#39;en a jamais été aussi proche. &#xA;&#xA;Pour autant, les réactionnaires sont de plus en plus proches du pouvoir, et le grand retour en arrière à la mode USA fait très peur 😱. &#xA;&#xA;Globalement, nous n&#39;allons pas très bien&#xA;&#xA;  Sandrine Rousseau a beaucoup travaillé sur la santé mentale des français, et globalement, ça va mal. Les jeunes vont très mal, les moins jeunes ne vont pas très bien. &#xA;&#xA;C&#39;est quelque chose que je constate autour de moi. &#xA;&#xA;Je vois beaucoup de jeunes (et moins jeunes puisque de ma génération) qui vont mal. C&#39;est dur de grandir dans un monde sans avenir quand les vieux continuent d&#39;acheter des voitures à essence, de prendre l&#39;avion pour partir en vacances parce que... ils l&#39;ont bien mérité ! &#xA;&#xA;Je suis entourée de personnes que le travail broie alors qu&#39;il n&#39;est pas physique. Quel sens ça a de se donner à fond au travail pour être une simple ressource humaine dont on peut disposer dans une entreprise dont l&#39;objectif est d&#39;enrichir des actionnaires ? &#xA;&#xA;J&#39;ai aussi autour de moi des baby-boomers qui sont convaincus que ça ira mieux et que donc il ne faut pas s&#39;inquiéter. Mais sont-ils vraiment heureux quand on les voit courir de voyage au Soleil en voyage culturel, de stage de développement personnel en week-end de repli sur soi, et continuer à passer autant de temps à râler sur tout ? &#xA;&#xA;Et puis je suis entourée de quelques marginaux de tous âges, qui ont choisi des chemins de traverse par rapport à ce que propose la société d&#39;aujourd&#39;hui. Et ces personnes m&#39;ont l&#39;air plus heureuses... &#xA;&#xA;Bref, notre société de consommation capitaliste actuelle n&#39;est pas désirable. &#xA;&#xA;La conclusion : Loyalty, Exit or Voice ?&#xA;Sandrine Rousseau conclue son livre en citant le a href=&#34;https://fr.wikipedia.org/wiki/AlbertHirschman&#34;philosophe Albert Otto Hirschman /aqui pose 3 attitudessup2/sup face à une entreprise qui déconne (comme par exemple au hasard Total Énergies ou la Société Générale) : &#xA;&#xA;Loyalty : s&#39;accomoder, faire avec. En écologie, c&#39;est continuer à jouer le jeu du monde d&#39;aujourd&#39;hui. &#xA;Exit : partir, pour ne plus contribuer au massacre. En écologie ce serait quitter la société pour, comme Candide, cultiver son jardin en dehors du monde. &#xA;Voice : prendre la parole, pour faire changer les choses de l&#39;intérieur.  &#xA;&#xA;  Sandrine Rousseau a d&#39;abord joué le jeu de la loyauté au parti des écologistes, puis elle en est partie parce que ça n&#39;était plus possible. Et aujourd&#39;hui, elle est revenue avec comme projet de le transformer, ainsi que notre société, de l&#39;intérieur en disant ce qui ne va pas 💪 !  &#xA;&#xA;Références &#xA;Il y a beaucoup de références dans le livre de Sandrine Rousseau. Malheureusement, les journées ne font que 24 heures, alors je ne cite que deux livres que peut être un jour je trouverai le temps de lire... &#xA;&#xA;« Une autre histoire des 30 glorieuses » de Céline Plessis, Sezin Topçu et Christophe Bonneuil &#xA;« Exit, Voice, and Loyalty : Responses to Decline in Firms, Organizations, and States » de Albert Otto Hirschman &#xA;&#xA;Lecture&#xA;]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Lecture" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Lecture</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Ecologie" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Ecologie</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Politique" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Politique</span></a>
<em>Le dernier livre de Sandrine Rousseau</em> : « Ce qui nous porte » <em>est un livre un peu atypique. Ce n&#39;est pas un livre d&#39;opinion, mais un livre avec des opinions quand même. Ce n&#39;est pas un livre autobiographique, mais il y a de la vie de Sandrine Rousseau et de sa famille dedans.  Ce n&#39;est pas non plus un livre de sociologie ou d&#39;histoire ou d&#39;économie, mais il y a un peu de tout ça dedans.</em>
<em>Alors c&#39;est quoi comme livre? On y apprend quoi ?</em>

<img src="https://acloud7.zaclys.com/index.php/apps/files_sharing/publicpreview/gb7HgoKoJmc4qFd?file=/&amp;fileId=7336204&amp;x=2560&amp;y=1600&amp;a=true&amp;etag=de46ff2bf5d23367661f9a4bb96465b0" width="300" alt="Photo avec en premier plan le livre de sandrine Rousseau ce qui nous porte avec une couverture très joyeuse et colorée et la photo de l&#39;autrice . À l&#39;arrière plan un hamac et la foret."></p>

<h2 id="ce-qui-nous-porte-le-malentendu-sur-le-titre" id="ce-qui-nous-porte-le-malentendu-sur-le-titre">Ce qui nous porte — Le malentendu sur le titre</h2>

<p>À la lecture du titre et de ce qu&#39;en disaient les médias, je m&#39;attendais à un livre qui présente un <strong>projet de société</strong>. J&#39;allais avoir enfin la réponse à ce que pourrait être le monde de demain, une fois qu&#39;on serait sortis du patriarcat et du capitalisme. J&#39;avais compris le titre comme : « <em>ce [projet de société trop bien] qui nous porte</em> ».</p>

<p>Bon, bah c&#39;est pas ça.</p>

<p>Maintenant, je comprends davantage le titre comme : « <em>Ce qui fonde notre conviction que le modèle des 30 glorieuses n&#39;est pas le projet de société désirable pour la gauche, mais que tout n&#39;est pas fichu</em> ».</p>

<p>J&#39;ai eu l&#39;impression d&#39;un kaléidoscope de monographies sur différents sujets. En fait, il y a un fil conducteur historique avec 3 grandes périodes : 1945-75 (les 30 glorieuses), les années 1980-2000, et maintenant. Sandrine Rousseau aborde des éléments marquant de chaque période. Ce sont des thèmes : voiture, urbanisme, ingénieurs, animaux, etc, mais aussi des points de vue de différentes disciplines académiques : histoire, sociologie, économie, etc. Chaque sujet est documenté, sourcé, et complété par l&#39;histoire personnelle, les lectures, et les connaissances de Sandrine Rousseau.</p>

<h3 id="un-livre-pour-argumenter" id="un-livre-pour-argumenter">Un livre pour argumenter</h3>

<p>J&#39;ai lu très facilement les premiers chapitres du livre qui sont portés par l&#39;histoire de la famille de Sandrine Rousseau. J&#39;ai eu plus de mal à lire les chapitres suivant.  Peut-être parce que je n&#39;ai pas trouvé le fil narratif conducteur, et peut-être parce qu&#39;il y avait trop de faits et de chiffres pour une lecture dans un hamac.</p>

<p>Mais je suis contente aujourd&#39;hui de revenir à ce livre pour en faire une note de lecture, assise derrière mon bureau. Je vais prêter le livre à quelques copines, mais je serai contente de le garder dans mes étagères pour pouvoir y retourner quand j&#39;aurais besoin d&#39;argumenter sur l&#39;un des sujets traités.</p>

<p><strong>Pour moi la force de ce livre est de donner aux militant·es qui accompagnent Sandrine Rousseau les éléments pour défendre ses positions.</strong> En ça, merci Sandrine, c&#39;est un ouvrage précieux !</p>

<h2 id="quelques-idées-fortes-chapitre-par-chapitre" id="quelques-idées-fortes-chapitre-par-chapitre">Quelques idées fortes, chapitre par chapitre</h2>

<h3 id="partie-1-1945-1975-les-30-glorieuses-vraiment-glorieuses" id="partie-1-1945-1975-les-30-glorieuses-vraiment-glorieuses">Partie 1  : 1945-1975, les 30 <em>glorieuses</em>. Vraiment glorieuses ?</h3>

<p>La première partie du livre raconte l&#39;histoire des 30 glorieuses.
C&#39;est une histoire que je connais mal du point de vue des historien·nes, mais l&#39;histoire de la famille de Sandrine Rousseau me rappelle celle de ma famille paternelle.
Mon grand-père est entré à 14 ans comme apprenti ouvrier à l&#39;usine de papeterie, et il y a terminé sa carrière comme directeur (on parle des années 70-75). Son fils a fait des études d&#39;ingénieur, il a « réussi » au sens où il a gagné trop d&#39;argent et produit trop de carbone. Sa maison est remplie de gadgets technologiques, mais elle sonne parfois vide.</p>

<h4 id="ce-que-j-en-retiens-de-ma-lecture-de-cette-première-partie" id="ce-que-j-en-retiens-de-ma-lecture-de-cette-première-partie">Ce que j&#39;en retiens de ma lecture de cette première partie</h4>

<blockquote><p>Il y a de <strong>bonnes raisons</strong> pour regarder avec nostalgie les années 1945-1975 car elles ont permis à un grand nombre de personnes de changer de vie et de grimper l&#39;échelle sociale.</p></blockquote>

<p>C&#39;est l&#39;histoire vue depuis la fenêtre de mon grand-père paternel.</p>

<blockquote><p>Ces années n&#39;ont été possibles que grâce à un accès à <strong>du pétrole bon marché, des ressources naturelles qui semblaient infinies, et une main d’œuvre corvéable et maltraitée</strong> (les immigrés).</p></blockquote>

<p>L&#39;image collective que l&#39;on garde serait sans doute bien différente si on la regardait depuis la fenêtre des immigrés employés dans nos mines. Mais l&#39;histoire est raciste et préfère garder le point de vue des hommes blancs qui ont <em>réussi</em>.</p>

<blockquote><p>Ces années nous ont <strong>enfermé·es dans un modèle de société qui n&#39;est pas soutenable</strong> : dépendance à la voiture, au pétrole et à la croissance.</p></blockquote>

<p>Pendant cette période, l&#39;efficacité énergétique de la France a été divisée par deux<sup>1</sup>. Pas besoin de faire efficace quand le pétrole coule à flot. Autant se déplacer chacun dans une voiture, rentrer dans son petit pavillon mal isolé loin du bruit de la ville, on fera tourner les radiateurs fort en hiver.</p>

<blockquote><p>Ces années n&#39;ont pas <strong>été du tout glorieuses pour la planète</strong>, ni pour notre santé aujourd&#39;hui. Ce sont des années d&#39;exploitation sans considérations pour la nature. Elles se sont terminées par des scandales de pollution, de maladies professionnelles, et le développement des normes environnementales.</p></blockquote>

<p>Je vois dans le monde agricole la nostalgie d&#39;un monde où on ne peut plus faire ce qu&#39;on veut comme avant. <em>Le <em>réglementaire</em> nous empêche de travailler</em>. J&#39;ai réalisé très récemment qu&#39;on cache derrière le mot technocrate <strong>réglementaire</strong> le fait d&#39;éviter des maladies et des scandales sanitaires. Les normes seraient là pour emmerder les entrepreneurs, et pas pour protéger les citoyen·nes.</p>

<h3 id="partie-2-après-1975-le-libéralisme-et-la-société-de-consommation" id="partie-2-après-1975-le-libéralisme-et-la-société-de-consommation">Partie 2 : Après 1975, le libéralisme et la société de consommation</h3>

<p>C&#39;est en relisant le livre que je comprends mieux l&#39;organisation de ce livre. Cette deuxième partie s&#39;appelle en réalité <em>Crise de modèle et crise de sens</em>.</p>

<blockquote><p>Comment est-on passés de la société où tout va bien pour les classes moyennes blanches françaises à une société où ceux-là sont en colère, ou désabusés, et se tournent vers l&#39;extrême droite ?</p></blockquote>

<h4 id="le-tournant-loupé-des-années-70-80" id="le-tournant-loupé-des-années-70-80">Le tournant loupé des années 70-80</h4>

<p>Dans les années 70-80, tout est là pour prendre conscience que le modèle de société proposé par les 30 glorieuses va nous jeter contre un mur :</p>
<ul><li><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Limites_%C3%A0_la_croissance" rel="nofollow">Le rapport Meadows sur les limites de la croissance</a> est publié en 1972,</li>
<li>La révolution de mai 68 en France, et la naissance des mouvements environnementaux (WWF, Greenpeace, France Nature Environnement, ...)</li>
<li>La <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Torrey_Canyon" rel="nofollow">marée noire du Torrey Canyon </a> en 1967,</li>
<li>Le livre de Rachel Carson sur les ravages du DDT sur la biodiversité : <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Printemps_silencieux" rel="nofollow">Le printemps silencieux. </a><br></li>
<li>Les chocs pétrolier et l&#39;explosion du chômage.</li></ul>

<p>Et pourtant, le tournant politique pris est celui du <strong>libéralisme économique</strong>. Une nouvelle religion émerge (Sandrine Rousseau n&#39;utilise pas ces mots) avec un nouveau Dieu : le marché et sa main invisible (notre nouvel Esprit Sain). Les grands prêtres sont Margaret Thatcher et Ronald Reagan.</p>

<blockquote><p>D&#39;un point de vue d&#39;économiste, c&#39;est la période du désencastrement de l&#39;économie. La société ne décide plus de ce qui relève ou non de l&#39;économie de marché. La société, la santé, tout devient un produit pour le marché.</p></blockquote>

<h4 id="le-tournant-de-la-rigueur-pour-les-classes-moyennes" id="le-tournant-de-la-rigueur-pour-les-classes-moyennes">Le tournant de la rigueur ... pour les classes moyennes</h4>

<p>Pour satisfaire la Loi du Marché (qui n&#39;a pas de fondement scientifique expérimental, c&#39;est juste une théorie d&#39;économiste), on privatise, on fait la rigueur et l&#39;austérité.</p>

<p>Il faut générer de la croissance, du profit. Alors on pressurise les travailleur·ses, la nature, on presse toujours plus, plus vite, plus fort.</p>

<p>Pour une petite partie de la population, l&#39;ascenseur continue de fonctionner, ils seront plus riches que leurs parents. Pour les autres, c&#39;est la stagnation, voir le recul. Et enfin, pour les plus pauvres, il n&#39;y a plus d&#39;espoir.</p>

<blockquote><p>On critique les jeunes des banlieues qui mettent le feu à leurs écoles car ça devrait être le lieu de leur émancipation. Leur ascenseur vers une meilleure vie. C&#39;était le cas dans les années 1945-75, ce n&#39;est plus le cas aujourd&#39;hui. Le système ne fonctionne plus pour elleux, et ils le savent. Notre école renforce les inégalités sociales, elle ne les répare pas.</p></blockquote>

<h4 id="des-concepts-galvaudés" id="des-concepts-galvaudés">Des concepts galvaudés</h4>

<p>Sandrine Rousseau fait une liste de concepts qui ont perdu leur sens.</p>
<ul><li>La <strong>croissance</strong> pour qui une guerre ou une marée noire sont des bonnes nouvelles, alors que le bénévolat et le temps passé à se balader gratuitement dans la nature sont des manques à gagner.</li>
<li>Le <strong>pouvoir d&#39;achat</strong> parce qu&#39;évidemment ce qu&#39;on cherche c&#39;est de pouvoir acheter des choses pour exister, et pas juste d&#39;avoir une vie de qualité,</li>
<li>Le <strong>progrès et les révolutions technologiques</strong> qui sonnent tellement faux à l&#39;époque des IA génératives et de l&#39;emmerdification d&#39;internet,</li>
<li>et enfin, <strong>l&#39;environnement</strong> qui sépare l&#39;humanité du reste du vivant et du non vivant, comme si on pouvait vivre à côté.</li></ul>

<h3 id="partie-3-les-bonnes-nouvelles" id="partie-3-les-bonnes-nouvelles">Partie 3 : les bonnes nouvelles</h3>

<p>Dans cette troisième partie, Sandrine Rousseau s&#39;appuie sur des enquêtes sociologiques pour montrer que la société a beaucoup changé et qu&#39;on est peut-être à l&#39;avant-veille de grands changements dans le bon sens. Mais peut-être aussi, avec la même probabilité, à l&#39;avant-veille d&#39;une catastrophe.</p>

<h4 id="nous-ne-sommes-pas-ce-que-les-médias-nous-montrent" id="nous-ne-sommes-pas-ce-que-les-médias-nous-montrent">Nous ne sommes pas ce que les médias nous montrent</h4>

<blockquote><p>Les médias dépeignent une société qui n&#39;aurait jamais été aussi raciste, sexiste, violente, etc. Mais ce n&#39;est pas le cas. En moyenne la société est beaucoup plus progressiste aujourd&#39;hui qu&#39;il y a 20 ans. Par contre, il y a une radicalisation de celleux qui sont en marge.</p></blockquote>

<p>Mais les médias possédés aujourd&#39;hui majoritairement par la droite ou l&#39;extrême droite choisissent de nous montrer ces personnes les plus clivantes, par projet idéologique, et parce que ça fait le buzz.</p>

<p>Je n&#39;avais pas ça en tête avant d&#39;écouter Sandrine Rousseau en conférence à Bordeaux. Maintenant, je crois que c&#39;est vrai. Et j&#39;en veux pour preuve que même Gérald Darmanin regrette d&#39;avoir été contre le mariage pour tous 😆!  Dans son livre, Sandrine Rousseau étaye ce propos sur de nombreux thèmes : racisme, homophobie, sexisme, droit des animaux, etc. Évidemment, on est loin du bout de ces luttes, mais on n&#39;en a jamais été aussi proche.</p>

<p>Pour autant, les réactionnaires sont de plus en plus proches du pouvoir, et le grand retour en arrière à la mode USA fait très peur 😱.</p>

<h4 id="globalement-nous-n-allons-pas-très-bien" id="globalement-nous-n-allons-pas-très-bien">Globalement, nous n&#39;allons pas très bien</h4>

<blockquote><p>Sandrine Rousseau a beaucoup travaillé sur la santé mentale des français, et globalement, ça va mal. Les jeunes vont très mal, les moins jeunes ne vont pas très bien.</p></blockquote>

<p>C&#39;est quelque chose que je constate autour de moi.</p>

<p>Je vois beaucoup de jeunes (et moins jeunes puisque de ma génération) qui vont mal. C&#39;est dur de grandir dans un monde sans avenir quand les vieux continuent d&#39;acheter des voitures à essence, de prendre l&#39;avion pour partir en vacances parce que... ils l&#39;ont bien mérité !</p>

<p>Je suis entourée de personnes que le travail broie alors qu&#39;il n&#39;est pas physique. Quel sens ça a de se donner à fond au travail pour être une simple ressource humaine dont on peut disposer dans une entreprise dont l&#39;objectif est d&#39;enrichir des actionnaires ?</p>

<p>J&#39;ai aussi autour de moi des baby-boomers qui sont convaincus que ça ira mieux et que donc il ne faut pas s&#39;inquiéter. Mais sont-ils vraiment heureux quand on les voit courir de voyage au Soleil en voyage culturel, de stage de développement personnel en week-end de repli sur soi, et continuer à passer autant de temps à râler sur tout ?</p>

<p>Et puis je suis entourée de quelques marginaux de tous âges, qui ont choisi des chemins de traverse par rapport à ce que propose la société d&#39;aujourd&#39;hui. Et ces personnes m&#39;ont l&#39;air plus heureuses...</p>

<p>Bref, notre société de consommation capitaliste actuelle n&#39;est <strong>pas</strong> désirable.</p>

<h2 id="la-conclusion-loyalty-exit-or-voice" id="la-conclusion-loyalty-exit-or-voice">La conclusion : <em>Loyalty, Exit or Voice</em> ?</h2>

<p>Sandrine Rousseau conclue son livre en citant le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Hirschman" rel="nofollow">philosophe Albert Otto Hirschman </a>qui pose 3 attitudes<sup>2</sup> face à une entreprise qui déconne (comme par exemple au hasard Total Énergies ou la Société Générale) :</p>
<ul><li><strong>Loyalty</strong> : s&#39;accomoder, faire avec. En écologie, c&#39;est continuer à jouer le jeu du monde d&#39;aujourd&#39;hui.</li>
<li><strong>Exit</strong> : partir, pour ne plus contribuer au massacre. En écologie ce serait quitter la société pour, comme Candide, cultiver son jardin en dehors du monde.</li>
<li><strong>Voice</strong> : prendre la parole, pour faire changer les choses de l&#39;intérieur.<br></li></ul>

<blockquote><p>Sandrine Rousseau a d&#39;abord joué le jeu de la loyauté au parti des écologistes, puis elle en est partie parce que ça n&#39;était plus possible. Et aujourd&#39;hui, elle est revenue avec comme projet de le transformer, ainsi que notre société, de l&#39;intérieur en disant ce qui ne va pas 💪 !</p></blockquote>

<h2 id="références" id="références">Références</h2>

<p>Il y a <em>beaucoup</em> de références dans le livre de Sandrine Rousseau. Malheureusement, les journées ne font que 24 heures, alors je ne cite que deux livres que peut être un jour je trouverai le temps de lire...</p>
<ol><li>« Une autre histoire des 30 glorieuses » de Céline Plessis, Sezin Topçu et Christophe Bonneuil</li>
<li>« Exit, Voice, and Loyalty : Responses to Decline in Firms, Organizations, and States » de Albert Otto Hirschman</li></ol>

<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Lecture" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Lecture</span></a></p>
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      <guid>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/lecture-ce-qui-nous-porte-sandrine-rousseau</guid>
      <pubDate>Fri, 06 Jun 2025 21:20:44 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>[Lecture] La tyrannie de l&#39;absence de structures - Jo Freeman</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/lecture-la-tyrannie-de-labsence-de-structures-jo-freeman</link>
      <description>&lt;![CDATA[#Société #Politique #Lecture&#xA;On aimerait toustes qu&#39;un groupe puisse fonctionner bien sans avoir besoin de perdre du temps à construire des règles. Si on a réuni que des gens très bien, ça devrait marcher, non ?.&#xA;!--more--&#xA;&#xA;Rêve d&#39;horizontalité &#xA;Il y a presque 10 ans, je créais une association avec quelques copines pour développer la recherche participative dans le monde du cheval. À cette époque, j&#39;avais deux craintes pour cette association : &#xA;&#xA;Que ça ne soit que MON association. &#xA;J&#39;assistais aux déboires d&#39;une association centrée sur une personne autocratique qui en avait été 40 ans à la tête et qui avait fait souffrir un peu tout le monde. Je voulais que l&#39;association qu&#39;on créait soit une association au service d&#39;un projet et pas d&#39;une personne. &#xA;Que les gens nouveaux ne trouvent pas facilement leur place. &#xA;J&#39;avais envie qu&#39;on soit débordées de nouvelles personnes et que ça ne reste pas que le projet d&#39;une bande de copines. &#xA;&#xA;Je crois qu&#39;on a bien réussi. Au bout d&#39;un an on était déjà 100 membres de toute la France. Au bout de 3 ans, comme je l&#39;avais annoncé au départ, j&#39;ai quitté le poste de présidente. Et aujourd&#39;hui, il n&#39;y a plus personne de l&#39;équipe de départ dans le bureau, et l&#39;association vit sa meilleure vie ! &#xA;&#xA;a href=&#34;https://sciencesequines.fr/&#34; Site de l&#39;association Sciences Équines /a&#xA;&#xA;La découverte d&#39;un vieil article féministe&#xA;Du coup, à l&#39;époque, j&#39;avais fait de la biblio pour comprendre un peu mieux les organisations, et j&#39;étais tombée sur cet article absolument génial de Jo Freeman : &#xA;&#xA;a href=&#34;https://www.jofreeman.com/joreen/tyranny.htm&#34;The tyranny of Structurelessness/a&#xA;a href=&#34;https://organisez-vous.org/tyrannie-horizontalite-jo-freeman/&#34; Une traduction en français sur le site organisez-vous /a&#xA;a href=&#34;https://infokiosques.net/spip.php?article2&#34;Une vieille traduction en français que je trouve moins facile à lire mais dont le titre est plus fidèle /a&#xA;&#xA;Il s&#39;agit d&#39;un article écrit par une femme militante féministe qui analyse les jeux de pouvoir au sein des collectifs féministes des années 1970. Elle montre qu&#39;en l&#39;absence de structuration explicite, tout collectif reproduit les systèmes de domination en cours dans nos sociétés 😔. &#xA;&#xA;  « Le laisser-faire au sein du groupe est à peu près aussi réaliste que le laissez-faire dans la société. L’idée [d&#39;une absence de structure] devient un écran de fumée qui permet aux forts ou aux chanceux d’exercer sur les autres un pouvoir que personne ne viendra remettre en question »&#xA;&#xA;Passons donc au résumé de l&#39;article. &#xA;1. Il y a toujours des structures informelles dans les groupes&#xA;La première idée forte de cet article serait assez banale en sociologie. Quel que soit le groupe ou le collectif, il y a toujours une structuration qui se fait, le plus souvent de manière informelle, c&#39;est-à-dire sans que personne ne l&#39;ait vraiment décidé. &#xA;&#xA;  Any group of people of whatever nature that comes together for any length of time for any purpose will inevitably structure itself in some fashion. &#xA;&#xA;  N’importe quel groupe d’individus – quel que soit sa nature, sa longévité ou son but – va inévitablement se structurer d’une manière ou d’une autre.&#xA;&#xA;L&#39;absence de structure ne conduit pas à une absence de hiérarchies ou de jeux de pouvoir, au contraire, elle donne davantage de pouvoir à certaines personnes sans que ça ne soit le fruit d&#39;une décision collective. &#xA;&#xA;  Thus structurelessness becomes a way of masking power, and within the women&#39;s movement is usually most strongly advocated by those who are the most powerful (whether they are conscious of their power or not).&#xA; &#xA;  Ainsi, l’absence de structures devient une façon de cacher le pouvoir, et ce sont en général les membres les plus puissantes des mouvements féministes (qu’elles soient conscientes ou non de leur pouvoir) qui en sont les plus ferventes partisantes.&#xA;&#xA;2. Le pouvoir de l&#39;élite &#xA;Jo Freeman constate qu&#39;un petit nombre de personnes prend toujours le pouvoir informellement dans les groupes. C&#39;est ce qu&#39;elle appelle l&#39;élite de ce groupe. &#xA;&#xA;  Correctly, an elite refers to a small group of people who have power over a larger group of which they are part, usually without direct responsibility to that larger group, and often without their knowledge or consent. &#xA;&#xA;  Correctement utilisé, le terme « élite » fait référence à un petit groupe de gens qui détiennent du pouvoir sur un groupe plus large dont ils font partie, généralement sans avoir à lui rendre de comptes et souvent, sans que le groupe plus large ne le sache ou ait donné son consentement.&#xA;&#xA;Une copine de militantisme me disait que quand on rejoint un tel groupe, on a la sensation de venir « à leur table ». On n&#39;est pas égaux, on est invités, et donc on doit bien se tenir et ne pas trop mettre le bazar. &#xA;&#xA;Le groupe d&#39;ami·es&#xA;L&#39;élite est très souvent un groupe d&#39;ami·es qui pré-existait au collectif. Ces personnes se connaissent, elles s&#39;appellent en dehors des réunions, elles partagent des infos entre elles. Et lors des réunions, elles font en général bloc contre les nouveaux sans s&#39;en rendre compte. &#xA;&#xA;  Elites are nothing more, and nothing less, than groups of friends who also happen to participate in the same political activities. They would probably maintain their friendship whether or not they were involved in political activities;&#xA;&#xA;  Les élites ne sont ni plus ni moins qu’un groupe d’amis dont il s’avère qu’ils sont impliqués dans les mêmes activités politiques. Leur amitié persisterait sûrement en dehors de tout engagement politique et, de même, leur engagement politique perdurerait même s’ils n’étaient plus amis.&#xA;&#xA;Une copine militante me faisait récemment remarquer qu&#39;une règle d&#39;or pour elle c&#39;est que toutes les décisions soient prises pendant les réunions. Ou son corollaire qui est plus clair : qu&#39;aucune décision ne soit prise en dehors des réunions. Cette règle permet d&#39;éviter qu&#39;on prenne une décision pendant la réunion du groupe, avec tout le monde présent, et qu&#39;ensuite quelques hommes aillent boire des bières ensemble et décident dans leur discussion qu&#39;en fait non, c&#39;était pas la bonne décision. &#xA;&#xA;Plusieurs élites &#xA;Quand le groupe est grand (comme dans un parti politique), il peut y avoir plusieurs élites qui correspondent en général à plusieurs courants. Ces courants se battent pour remporter l&#39;adhésion de l&#39;ensemble du groupe pour le pouvoir formel. &#xA;&#xA;  In a Structured group, two or more such friendship networks usually compete with each other for formal power. This is often the healthiest situation, as the other members are in a position to arbitrate between the two competitors for power and thus to make demands on those to whom they give their temporary allegiance.&#xA;&#xA;  Dans les groupes structurés, ce sont généralement deux ou plus de ces réseaux informels qui sont en compétition pour l’obtention du pouvoir formel. Cette situation est souvent la plus saine, dans la mesure où elle permet aux autres membres du groupe d’arbitrer la compétition entre les deux prétendants au pouvoir, et ainsi d’imposer leurs revendications à ceux à qui ils prêtent temporairement allégeance.&#xA;&#xA;C&#39;est qui l&#39;élite ?  &#xA;Il est relativement simple de savoir qui forme l&#39;élite d&#39;un groupe. &#xA;&#xA;Ce sont des personnes qui communiquent beaucoup entre elles, et ignorent plus ou moins le reste du groupe. &#xA;Ce sont les personnes à qui il faut demander pour qu&#39;une décision soit prise pour le groupe.  &#xA;&#xA;Dans un groupe que j&#39;ai rejoint récemment, j&#39;ai parlé d&#39;une idée à une autre personne qui m&#39;a directement répondu : « Faut que tu en parles à C. ». J&#39;ai donc ainsi appris que C. était en haut de cette hiérarchie informelle et que c&#39;est elle qu&#39;il faudrait convaincre (courtiser ?) si je veux rejoindre cette élite et faire avancer mes idées / participer aux décisions du groupe. &#xA;&#xA;Comment faire partie de l&#39;élite ? &#xA;La façon la plus simple, c&#39;est évidemment la co-optation en trouvant une genre de parrain / marraine dans l&#39;élite. Sinon, il faut jouer avec les mêmes règles que pour se faire des ami·es : partager les mêmes codes sociaux, les mêmes valeurs, socialiser dans les mêmes lieux, courtiser, etc. En gros, c&#39;est la cour de récré du collège. Et pas de bol pour moi, j&#39;y étais globalement assez nulle pour intégrer les groupes en vue... &#xA;&#xA;  The characteristics prerequisite for participating in the informal elites of the movement, and thus for exercising power, concern one&#39;s background, personality, or allocation of time. They do not include one&#39;s competence, dedication to feminism, talents, or potential contribution to the movement. The former are the criteria one usually uses in determining one&#39;s friends. The latter are what any movement or organization has to use if it is going to be politically effective.&#xA;&#xA;  Ces prérequis à la participation au sein des élites informelles, et donc à l’exercice du pouvoir, concernent surtout l’origine, la personnalité, ou le temps passé à contribuer au mouvement. Ils n’ont rien à voir avec les compétences, le dévouement au féminisme, les aptitudes ou les contributions potentielles au mouvement. La première catégorie de prérequis est celle qu’on applique généralement lorsqu’on choisit ses amis. La seconde concerne plutôt les compétences dont n’importe quel mouvement ou organisation a besoin s’il veut avoir un réel impact en politique.&#xA;&#xA;Un critère d&#39;appartenance à l&#39;élite d&#39;un groupe, c&#39;est donc d&#39;avoir du temps pour socialiser avec ce groupe, et aussi d&#39;avoir du temps tout court pour bosser pour le collectif.  &#xA;&#xA;De facto, on exclue les personnes qui n&#39;ont pas tout ce temps : &#xA;&#xA;Handies, personnes fatiguées, etc&#xA;Parents, personnes aidantes &#xA;Personnes engagées au travail car carriériste, ou personnes qui cumulent plein d&#39;emploi juste pour réussir à nourrir leurs familles&#xA;&#xA;Quand on exclue ces personnes de l&#39;élite (sans en avoir conscience), on les exclut des prises de décision, et à la fin on fait sans elles, et pas vraiment en leur nom. &#xA;&#xA;3. Le star-system &#xA;Une des conséquences négatives d&#39;un fonctionnement purement informel, c&#39;est qu&#39;il renforce le star-system. Puisqu&#39;il n&#39;y a pas de chef·fe ou de représentant·e officiel·les, les personnes à l&#39;extérieur du groupe érigeront certaines stars du groupe en porte-parole. &#xA;&#xA;Il y a un groupe féministe qui se veut totalement horizontal sur notre territoire et je me posais la question de leur position sur un incident. L&#39;une d&#39;entre elles me dit : « Toutes nos paroles ont la même valeur, il n&#39;y a pas de cheffe ». Et ça sonnait ultra faux pour moi. J&#39;étais convaincue que la parole d&#39;une des femmes moins populaire dans leur groupe risquait d&#39;être désavouée ensuite. En tous cas, pour moi, de l&#39;extérieur, les représentantes étaient les grandes gueules / les personnes les plus connues du groupe, même si ça n&#39;était pas leur volonté. &#xA;&#xA;J&#39;ai l&#39;impression que c&#39;est aussi ce qui est beaucoup arrivé dans le cadre des gilets jaunes. Certaines personnalités charismatiques sont devenues des porte parole sans avoir été désignées comme tel par leur groupe. &#xA;&#xA;  But because there are no official spokespeople nor any decision-making body that the press can query when it wants to know the movement&#39;s position on a subject, these women are perceived as the spokespeople. Thus, whether they want to or not, whether the movement likes it or not, women of public note are put in the role of spokespeople by default.&#xA;&#xA;  Mais parce qu’il n’existe pas de porteparole officiel ou d’organe décisionnel que la presse peut interroger lorsqu’elle désire connaître le point de vue du mouvement sur un sujet donné, ces femmes sont amenées à jouer le rôle de porte-parole. Ainsi, qu’elles le veuillent ou non, et que cela plaise ou non au mouvement, les femmes bénéficiant d’une certaine notoriété se voient attribuer cette fonction par défaut.&#xA;&#xA;Parfois, les femmes qui deviennent des stars sont stigmatisées dans leur groupe où les autres leur en veulent, et elles finissent parfois malheureusement par quitter le mouvement. Ce qui n&#39;est jamais une bonne chose. &#xA;&#xA;4. L&#39;impuissance politique&#xA;Le dernier reproche que fait Jo Freeman aux collectifs qui refusent de s&#39;organiser, c&#39;est leur impuissance politique. &#xA;&#xA;Il y a quelques collectifs non structurés qui fonctionnent, mais ils sont rares, et ils partagent les caractéristiques suivantes : &#xA;&#xA;Le groupe a pour but la réalisation d&#39;une tâche précise, comme publier un journal ou organiser une conférence. &#xA;Le groupe est de petite taille et homogène. En gros, c&#39;est le groupe de copaines du départ. &#xA;Les personnes communiquent bien au sein du groupe. &#xA;Les tâches à réaliser sont peu spécialisées : chacun peut faire chaque tâche. &#xA;&#xA;Quand ces conditions ne sont pas réunies, ces groupes fonctionnent mal et ne sont pas efficaces selon Jo Freeman. C&#39;est ce qui explique, selon elle, que les seuls collectifs qui se font entendre à large échelle sont des collectifs bien structurés. &#xA;&#xA;La solution : structurer le groupe de manière formelle &#xA;La seule solution est de structurer démocratiquement le groupe, et pour ça, Jo Freeman recommande 6 principes. &#xA;&#xA;Les mandats : Déléguer une forme d’autorité spécifique à des individus spécifiques, dans le but d’accomplir des tâches spécifiques, via des procédures démocratiques &#xA;Exiger de tous ceux à qui une forme d’autorité a été déléguée qu’ils rendent des comptes à ceux qui les ont sélectionnés. &#xA;« C’est ainsi que le groupe peut exercer un contrôle sur ceux qui détiennent l’autorité. Même si le pouvoir est entre les mains d’individus, au final, c’est le groupe qui décide comment ce pouvoir est exercé. »&#xA;Répartir l’autorité entre le plus d’individus possible, dans les limites du raisonnable.&#xA; Ceci évite le monopole du pouvoir, et force les détenteurs de l’autorité à consulter de nombreuses autres personnes lorsqu’ils l’exercent. &#xA;Ces personnes ont alors l’opportunité d’être responsables de tâches spécifiques, et par conséquent d’acquérir différentes compétences.&#xA;Faire tourner les tâches entre les individus. &#xA;Si une personne conserve les mêmes responsabilités trop longtemps, de manière formelle ou informelle, ces responsabilités en viennent à être perçues comme « appartenant » à cette personne, qui a alors du mal à y renoncer, et tout contrôle par le groupe devient difficile.&#xA;Diffuser l’information à tous les membres le plus souvent possible. &#xA;L’information est le pouvoir. Accéder à l’information augmente le pouvoir des individus. Je trouve que c&#39;est beaucoup plus facile aujourd&#39;hui avec les boucles de diffusion type Signal. &#xA;Donner à toustes le même accès aux ressources dont le groupe a besoin. Jo Freeman prend ici l&#39;exemple de la presse à imprimer et je ne suis pas sûre de ce que seraient les équivalents dans les collectifs que je connais. Le budget ? Les clés du local ? &#xA;&#xA;Conclusion&#xA;J&#39;ai ré-ouvert ce texte car aujourd&#39;hui je suis davantage dans une phase où  je rejoins des collectifs que dans une phase où j&#39;en crée. Je suis surprise car quand j&#39;échange sur mastodon, tout le monde connaît ces grands principes et se targue de les appliquer super bien. &#xA;Et pourtant, je reproduis encore et encore l&#39;erreur de rejoindre des collectifs dans lesquels les réseaux informels dominent et où il faut dépenser beaucoup d&#39;énergie pour pouvoir contribuer... &#xA;En un an, j&#39;ai rejoins 3 collectifs non structurés : &#xA;&#xA;Le premier, je n&#39;ai rien demandé, j&#39;y suis allée en pensant qu&#39;entre gens de gauche motivés ça se passerait bien et que je serais écoutée. Je n&#39;ai pas réussi à dire non quand on m&#39;a demandé de faire des choses juste car l&#39;une des stars l&#39;avait décidé. Je suis partie sans rien dire. &#xA;Le deuxième, je me suis engagée rapidement car la personne avec qui je devais partager la mission semblait très progressiste. J&#39;y ai laissé beaucoup d&#39;énergie et je m&#39;en suis dégoutée. &#xA;Le troisième, j&#39;ai demandé comment les décisions étaient prises avant de m&#39;engager. On m&#39;a répondu : « C&#39;est super ouvert tout le monde peut participer et est écouté », et j&#39;y ai cru (aussi parce que j&#39;avais envie d&#39;y croire). En réalité, on peut parler, oui, mais il n&#39;y a aucune structuration de la prise de décision, et on retrouve tous les défauts pointés par Jo Freeman. &#xA;&#xA;Ma morale personnelle de cette histoire c&#39;est qu&#39;avant de m&#39;engager dans un collectif, il faut vraiment que j&#39;enquête sur l&#39;existence, ou pas, d&#39;une structuration.  Et que je sache dire non, ou partir. &#xA;&#xA;#Feminisme #AutoOrganisation #Collectifs #Societe #Lecture]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Soci%C3%A9t%C3%A9" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Société</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Politique" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Politique</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Lecture" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Lecture</span></a>
<em>On aimerait toustes qu&#39;un groupe puisse fonctionner bien sans avoir besoin de perdre du temps à construire des règles. Si on a réuni que des gens très bien, ça devrait marcher, non ?</em>.
</p>

<h1 id="rêve-d-horizontalité" id="rêve-d-horizontalité">Rêve d&#39;horizontalité</h1>

<p>Il y a presque 10 ans, je créais une association avec quelques copines pour développer la recherche participative dans le monde du cheval. À cette époque, j&#39;avais deux craintes pour cette association :</p>
<ul><li>Que ça ne soit que MON association.
J&#39;assistais aux déboires d&#39;une association centrée sur une personne autocratique qui en avait été 40 ans à la tête et qui avait fait souffrir un peu tout le monde. Je voulais que l&#39;association qu&#39;on créait soit une association <strong>au service d&#39;un projet</strong> et pas d&#39;une personne.</li>
<li>Que les gens nouveaux ne trouvent pas facilement leur place.
J&#39;avais envie qu&#39;<strong>on soit débordées de nouvelles personnes</strong> et que ça ne reste pas que le projet d&#39;une bande de copines.</li></ul>

<p>Je crois qu&#39;on a bien réussi. Au bout d&#39;un an on était déjà 100 membres de toute la France. Au bout de 3 ans, comme je l&#39;avais annoncé au départ, j&#39;ai quitté le poste de présidente. Et aujourd&#39;hui, il n&#39;y a plus personne de l&#39;équipe de départ dans le bureau, et l&#39;association vit sa meilleure vie !</p>
<ul><li><a href="https://sciencesequines.fr/" rel="nofollow"> Site de l&#39;association Sciences Équines </a></li></ul>

<h2 id="la-découverte-d-un-vieil-article-féministe" id="la-découverte-d-un-vieil-article-féministe">La découverte d&#39;un vieil article féministe</h2>

<p>Du coup, à l&#39;époque, j&#39;avais fait de la biblio pour comprendre un peu mieux les organisations, et j&#39;étais tombée sur cet article absolument génial de Jo Freeman :</p>
<ul><li><a href="https://www.jofreeman.com/joreen/tyranny.htm" rel="nofollow">The tyranny of Structurelessness</a></li>
<li><a href="https://organisez-vous.org/tyrannie-horizontalite-jo-freeman/" rel="nofollow"> Une traduction en français sur le site organisez-vous </a></li>
<li><a href="https://infokiosques.net/spip.php?article2" rel="nofollow">Une vieille traduction en français que je trouve moins facile à lire mais dont le titre est plus fidèle </a></li></ul>

<p>Il s&#39;agit d&#39;un article écrit par une femme militante féministe qui analyse les jeux de pouvoir au sein des collectifs féministes des années 1970. Elle montre qu&#39;<strong>en l&#39;absence de structuration explicite, tout collectif reproduit les systèmes de domination en cours dans nos sociétés</strong> 😔.</p>

<blockquote><p>« Le laisser-faire au sein du groupe est à peu près aussi réaliste que le laissez-faire dans la société. L’idée [d&#39;une absence de structure] devient un écran de fumée qui permet aux forts ou aux chanceux d’exercer sur les autres un pouvoir que personne ne viendra remettre en question »</p></blockquote>

<p>Passons donc au résumé de l&#39;article.</p>

<h2 id="1-il-y-a-toujours-des-structures-informelles-dans-les-groupes" id="1-il-y-a-toujours-des-structures-informelles-dans-les-groupes">1. Il y a toujours des structures informelles dans les groupes</h2>

<p>La première idée forte de cet article serait assez banale en sociologie. Quel que soit le groupe ou le collectif, il y a toujours une structuration qui se fait, le plus souvent de manière informelle, c&#39;est-à-dire sans que personne ne l&#39;ait vraiment décidé.</p>

<blockquote><p>Any group of people of whatever nature that comes together for any length of time for any purpose will inevitably structure itself in some fashion.</p>

<p><em>N’importe quel groupe d’individus – quel que soit sa nature, sa longévité ou son but – va inévitablement se structurer d’une manière ou d’une autre.</em></p></blockquote>

<p>L&#39;absence de structure ne conduit pas à une absence de hiérarchies ou de jeux de pouvoir, au contraire, elle donne davantage de pouvoir à certaines personnes sans que ça ne soit le fruit d&#39;une décision collective.</p>

<blockquote><p>Thus structurelessness becomes a way of masking power, and within the women&#39;s movement is usually most strongly advocated by those who are the most powerful (whether they are conscious of their power or not).</p>

<p><em>Ainsi, l’absence de structures devient une façon de cacher le pouvoir, et ce sont en général les membres les plus puissantes des mouvements féministes (qu’elles soient conscientes ou non de leur pouvoir) qui en sont les plus ferventes partisantes.</em></p></blockquote>

<h2 id="2-le-pouvoir-de-l-élite" id="2-le-pouvoir-de-l-élite">2. Le pouvoir de l&#39;élite</h2>

<p>Jo Freeman constate qu&#39;un petit nombre de personnes prend toujours le pouvoir informellement dans les groupes. C&#39;est ce qu&#39;elle appelle l&#39;<strong>élite</strong> de ce groupe.</p>

<blockquote><p>Correctly, an elite refers to a small group of people who have power over a larger group of which they are part, usually without direct responsibility to that larger group, and often without their knowledge or consent.</p>

<p><em>Correctement utilisé, le terme « élite » fait référence à un petit groupe de gens qui détiennent du pouvoir sur un groupe plus large dont ils font partie, généralement sans avoir à lui rendre de comptes et souvent, sans que le groupe plus large ne le sache ou ait donné son consentement.</em></p></blockquote>

<p>Une copine de militantisme me disait que quand on rejoint un tel groupe, on a la sensation de venir « <em>à leur table</em> ». On n&#39;est pas égaux, on est invités, et donc on doit bien se tenir et ne pas trop mettre le bazar.</p>

<h3 id="le-groupe-d-ami-es" id="le-groupe-d-ami-es">Le groupe d&#39;ami·es</h3>

<p>L&#39;élite est très souvent un groupe d&#39;ami·es qui pré-existait au collectif. Ces personnes se connaissent, elles s&#39;appellent en dehors des réunions, elles partagent des infos entre elles. Et lors des réunions, elles font en général bloc contre les nouveaux sans s&#39;en rendre compte.</p>

<blockquote><p>Elites are nothing more, and nothing less, than groups of friends who also happen to participate in the same political activities. They would probably maintain their friendship whether or not they were involved in political activities;</p>

<p><em>Les élites ne sont ni plus ni moins qu’un groupe d’amis dont il s’avère qu’ils sont impliqués dans les mêmes activités politiques. Leur amitié persisterait sûrement en dehors de tout engagement politique et, de même, leur engagement politique perdurerait même s’ils n’étaient plus amis</em>.</p></blockquote>

<p>Une copine militante me faisait récemment remarquer qu&#39;une règle d&#39;or pour elle c&#39;est que <strong>toutes les décisions soient prises pendant les réunions</strong>. Ou son corollaire qui est plus clair : <strong>qu&#39;aucune décision ne soit prise en dehors des réunions</strong>. Cette règle permet d&#39;éviter qu&#39;on prenne une décision pendant la réunion du groupe, avec tout le monde présent, et qu&#39;ensuite quelques hommes aillent boire des bières ensemble et décident dans leur discussion qu&#39;en fait non, c&#39;était pas la bonne décision.</p>

<h3 id="plusieurs-élites" id="plusieurs-élites">Plusieurs élites</h3>

<p>Quand le groupe est grand (comme dans un parti politique), il peut y avoir plusieurs élites qui correspondent en général à plusieurs courants. Ces courants se <em>battent</em> pour remporter l&#39;adhésion de l&#39;ensemble du groupe pour le pouvoir formel.</p>

<blockquote><p> In a Structured group, two or more such friendship networks usually compete with each other for formal power. This is often the healthiest situation, as the other members are in a position to arbitrate between the two competitors for power and thus to make demands on those to whom they give their temporary allegiance.</p>

<p><em>Dans les groupes structurés, ce sont généralement deux ou plus de ces réseaux informels qui sont en compétition pour l’obtention du pouvoir formel. Cette situation est souvent la plus saine, dans la mesure où elle permet aux autres membres du groupe d’arbitrer la compétition entre les deux prétendants au pouvoir, et ainsi d’imposer leurs revendications à ceux à qui ils prêtent temporairement allégeance.</em></p></blockquote>

<h3 id="c-est-qui-l-élite" id="c-est-qui-l-élite">C&#39;est qui l&#39;élite ?</h3>

<p>Il est relativement simple de savoir qui forme l&#39;élite d&#39;un groupe.</p>
<ol><li>Ce sont des personnes qui <strong>communiquent beaucoup entre elles, et ignorent plus ou moins le reste du groupe</strong>.</li>
<li>Ce sont les personnes <strong>à qui il faut demander</strong> pour qu&#39;une décision soit prise pour le groupe.<br></li></ol>

<p>Dans un groupe que j&#39;ai rejoint récemment, j&#39;ai parlé d&#39;une idée à une autre personne qui m&#39;a directement répondu : « <em>Faut que tu en parles à C.</em> ». J&#39;ai donc ainsi appris que C. était en haut de cette hiérarchie informelle et que c&#39;est elle qu&#39;il faudrait convaincre (courtiser ?) si je veux rejoindre cette élite et faire avancer mes idées / participer aux décisions du groupe.</p>

<h3 id="comment-faire-partie-de-l-élite" id="comment-faire-partie-de-l-élite">Comment faire partie de l&#39;élite ?</h3>

<p>La façon la plus simple, c&#39;est évidemment la co-optation en trouvant une genre de parrain / marraine dans l&#39;élite. Sinon, il faut jouer avec les mêmes règles que pour se faire des ami·es : partager les mêmes codes sociaux, les mêmes valeurs, socialiser dans les mêmes lieux, courtiser, etc. En gros, c&#39;est la cour de récré du collège. Et pas de bol pour moi, j&#39;y étais globalement assez nulle pour intégrer les groupes <em>en vue</em>...</p>

<blockquote><p>The characteristics prerequisite for participating in the informal elites of the movement, and thus for exercising power, concern one&#39;s background, personality, or allocation of time. They do not include one&#39;s competence, dedication to feminism, talents, or potential contribution to the movement. The former are the criteria one usually uses in determining one&#39;s friends. The latter are what any movement or organization has to use if it is going to be politically effective.</p>

<p><em>Ces prérequis à la participation au sein des élites informelles, et donc à l’exercice du pouvoir, concernent surtout l’origine, la personnalité, ou le temps passé à contribuer au mouvement. Ils n’ont rien à voir avec les compétences, le dévouement au féminisme, les aptitudes ou les contributions potentielles au mouvement. La première catégorie de prérequis est celle qu’on applique généralement lorsqu’on choisit ses amis. La seconde concerne plutôt les compétences dont n’importe quel mouvement ou organisation a besoin s’il veut avoir un réel impact en politique.</em></p></blockquote>

<p>Un critère d&#39;appartenance à l&#39;élite d&#39;un groupe, c&#39;est donc d&#39;avoir du temps pour socialiser avec ce groupe, et aussi d&#39;avoir du temps tout court pour bosser pour le collectif.</p>

<p>De facto, on exclue les personnes qui n&#39;ont pas tout ce temps :</p>
<ul><li>Handies, personnes fatiguées, etc</li>
<li>Parents, personnes aidantes</li>
<li>Personnes engagées au travail car carriériste, ou personnes qui cumulent plein d&#39;emploi juste pour réussir à nourrir leurs familles</li></ul>

<p>Quand on exclue ces personnes de l&#39;élite (sans en avoir conscience), on les exclut des prises de décision, et à la fin on fait sans elles, et pas vraiment en leur nom.</p>

<h2 id="3-le-star-system" id="3-le-star-system">3. Le star-system</h2>

<p>Une des conséquences négatives d&#39;un fonctionnement purement informel, c&#39;est qu&#39;il renforce le star-system. Puisqu&#39;il n&#39;y a pas de chef·fe ou de représentant·e officiel·les, les personnes à l&#39;extérieur du groupe érigeront certaines <em>stars</em> du groupe en porte-parole.</p>

<p>Il y a un groupe féministe qui se veut totalement horizontal sur notre territoire et je me posais la question de leur position sur un incident. L&#39;une d&#39;entre elles me dit : « Toutes nos paroles ont la même valeur, il n&#39;y a pas de cheffe ». Et ça sonnait ultra faux pour moi. J&#39;étais convaincue que la parole d&#39;une des femmes moins populaire dans leur groupe risquait d&#39;être désavouée ensuite. En tous cas, pour moi, de l&#39;extérieur, les représentantes étaient les grandes gueules / les personnes les plus connues du groupe, même si ça n&#39;était pas leur volonté.</p>

<p>J&#39;ai l&#39;impression que c&#39;est aussi ce qui est beaucoup arrivé dans le cadre des gilets jaunes. Certaines personnalités charismatiques sont devenues des <em>porte parole</em> sans avoir été désignées comme tel par leur groupe.</p>

<blockquote><p>But because there are no official spokespeople nor any decision-making body that the press can query when it wants to know the movement&#39;s position on a subject, these women are perceived as the spokespeople. Thus, whether they want to or not, whether the movement likes it or not, women of public note are put in the role of spokespeople by default.</p>

<p><em>Mais parce qu’il n’existe pas de porteparole officiel ou d’organe décisionnel que la presse peut interroger lorsqu’elle désire connaître le point de vue du mouvement sur un sujet donné, ces femmes sont amenées à jouer le rôle de porte-parole. Ainsi, qu’elles le veuillent ou non, et que cela plaise ou non au mouvement, les femmes bénéficiant d’une certaine notoriété se voient attribuer cette fonction par défaut.</em></p></blockquote>

<p>Parfois, les femmes qui deviennent des stars sont stigmatisées dans leur groupe où les autres leur en veulent, et elles finissent parfois malheureusement par quitter le mouvement. Ce qui n&#39;est jamais une bonne chose.</p>

<h2 id="4-l-impuissance-politique" id="4-l-impuissance-politique">4. L&#39;impuissance politique</h2>

<p>Le dernier reproche que fait Jo Freeman aux collectifs qui refusent de s&#39;organiser, c&#39;est leur impuissance politique.</p>

<p>Il y a quelques collectifs non structurés qui fonctionnent, mais ils sont rares, et ils partagent les caractéristiques suivantes :</p>
<ol><li><strong>Le groupe a pour but la réalisation d&#39;une tâche précise</strong>, comme publier un journal ou organiser une conférence.</li>
<li><strong>Le groupe est de petite taille et homogène</strong>. En gros, c&#39;est le groupe de copaines du départ.</li>
<li><strong>Les personnes communiquent bien au sein du groupe</strong>.</li>
<li><strong>Les tâches à réaliser sont peu spécialisées</strong> : chacun peut faire chaque tâche.</li></ol>

<p>Quand ces conditions ne sont pas réunies, ces groupes fonctionnent mal et ne sont pas efficaces selon Jo Freeman. C&#39;est ce qui explique, selon elle, que les seuls collectifs qui se font entendre à large échelle sont des collectifs bien structurés.</p>

<h2 id="la-solution-structurer-le-groupe-de-manière-formelle" id="la-solution-structurer-le-groupe-de-manière-formelle">La solution : structurer le groupe de manière formelle</h2>

<p>La seule solution est de structurer démocratiquement le groupe, et pour ça, Jo Freeman recommande 6 principes.</p>
<ol><li><strong>Les mandats</strong> : Déléguer une forme d’autorité spécifique à des individus spécifiques, dans le but d’accomplir des tâches spécifiques, via des procédures démocratiques</li>
<li>Exiger de tous ceux à qui une forme d’autorité a été déléguée qu’ils <strong>rendent des comptes</strong> à ceux qui les ont sélectionnés.
« <em>C’est ainsi que le groupe peut exercer un contrôle sur ceux qui détiennent l’autorité. Même si le pouvoir est entre les mains d’individus, au final, c’est le groupe qui décide comment ce pouvoir est exercé.</em> »</li>
<li><strong>Répartir l’autorité entre le plus d’individus possible</strong>, dans les limites du raisonnable.
Ceci évite le monopole du pouvoir, et force les détenteurs de l’autorité à consulter de nombreuses autres personnes lorsqu’ils l’exercent.
Ces personnes ont alors l’opportunité d’être responsables de tâches spécifiques, et par conséquent d’acquérir différentes compétences.</li>
<li><strong>Faire tourner</strong> les tâches entre les individus.
Si une personne conserve les mêmes responsabilités trop longtemps, de manière formelle ou informelle, ces responsabilités en viennent à être perçues comme « appartenant » à cette personne, qui a alors du mal à y renoncer, et tout contrôle par le groupe devient difficile.</li>
<li><strong>Diffuser l’information</strong> à tous les membres le plus souvent possible.
L’information est le pouvoir. Accéder à l’information augmente le pouvoir des individus. Je trouve que c&#39;est beaucoup plus facile aujourd&#39;hui avec les boucles de diffusion type Signal.</li>
<li>Donner à toustes le <strong>même accès aux ressources</strong> dont le groupe a besoin. Jo Freeman prend ici l&#39;exemple de la presse à imprimer et je ne suis pas sûre de ce que seraient les équivalents dans les collectifs que je connais. Le budget ? Les clés du local ?</li></ol>

<h2 id="conclusion" id="conclusion">Conclusion</h2>

<p>J&#39;ai ré-ouvert ce texte car aujourd&#39;hui je suis davantage dans une phase où  je rejoins des collectifs que dans une phase où j&#39;en crée. Je suis surprise car quand j&#39;échange sur mastodon, tout le monde connaît ces grands principes et se targue de les appliquer super bien.
Et pourtant, je reproduis encore et encore l&#39;erreur de rejoindre des collectifs dans lesquels les réseaux informels dominent et où il faut dépenser beaucoup d&#39;énergie pour pouvoir contribuer...
En un an, j&#39;ai rejoins 3 collectifs non structurés :</p>
<ul><li>Le premier, je n&#39;ai rien demandé, j&#39;y suis allée en pensant qu&#39;entre gens de gauche motivés ça se passerait bien et que je serais écoutée. Je n&#39;ai pas réussi à dire <em>non</em> quand on m&#39;a demandé de faire des choses juste car l&#39;une des stars l&#39;avait décidé. Je suis partie sans rien dire.</li>
<li>Le deuxième, je me suis engagée rapidement car la personne avec qui je devais partager la mission semblait très <em>progressiste</em>. J&#39;y ai laissé beaucoup d&#39;énergie et je m&#39;en suis dégoutée.</li>
<li>Le troisième, j&#39;ai demandé comment les décisions étaient prises avant de m&#39;engager. On m&#39;a répondu : « <em>C&#39;est super ouvert tout le monde peut participer et est écouté</em> », et j&#39;y ai cru (aussi parce que j&#39;avais envie d&#39;y croire). En réalité, on peut parler, oui, mais il n&#39;y a aucune structuration de la prise de décision, et on retrouve tous les défauts pointés par Jo Freeman.</li></ul>

<p>Ma morale personnelle de cette histoire c&#39;est qu&#39;<strong>avant de m&#39;engager dans un collectif, il faut vraiment que j&#39;enquête sur l&#39;existence, ou pas, d&#39;une structuration</strong>.  Et que je sache dire non, ou partir.</p>

<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Feminisme" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Feminisme</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:AutoOrganisation" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">AutoOrganisation</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Collectifs" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Collectifs</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Societe" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Societe</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Lecture" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Lecture</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/lecture-la-tyrannie-de-labsence-de-structures-jo-freeman</guid>
      <pubDate>Sun, 11 May 2025 09:58:08 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Rassembler ou cliver en politique ?</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/rassembler-ou-cliver-en-politique</link>
      <description>&lt;![CDATA[#Société #Politique&#xA;Avril 2025, Marine Tondelier est super populaire et vient d’être largement réélue secrétaire nationale des écologistes. Est-ce que que ça annonce des matins verts ?&#xA;!--more--&#xA;Se faire élire &#xA;Marine Tondelier est super populaire : les gens l’aiment bien, même hors des écologistes : elle est rassembleuse et non clivante. Elle passe bien dans les médias, sa veste verte est devenue une icône.&#xA;Et pourtant, pour la prochaine présidentielle, les sondages créditent Marine Tondelier de quelques pourcents, 4 ou 5, peut-être à peine de quoi rembourser une campagne. &#xA;&#xA;À l’inverse, Jean-Luc Mélenchon fait figure d’épouvantail même chez nombre de celleux qui croient en ses idées. Pourtant, c’est lui qui a fait le plus gros score à gauche de ces dernières années.&#xA;&#xA;Je déteste infiniment Trump et ses amis fascistes. Ils sont clivants, ils sont adorés et détestés, et ils gagnent un peu partout. &#xA;&#xA;J’ai envie de croire Sandrine Rousseau qui dit qu’il faut de la radicalité aujourd’hui pour être élu·e. &#xA;&#xA;Pourtant, Sandrine Rousseau est très connue, elle fait des plateaux TV et des interviews radio, et elle clive comme personne…  Mais au congrès des écologistes, son courant Radicalement Votre auquel j’appartiens n’a pas fait un bon score du tout. &#xA;&#xA;Alors j’aimerais que Sandrine Rousseau ait raison, et que sa radicalité nous fasse gagner des élections. &#xA;Pour le moment, je n’en sais rien. &#xA;&#xA;Pour faire avancer les idées&#xA;Mais ce dont je suis convaincue, c’est que la radicalité nous permet d’avancer dans la bataille des idées. &#xA;&#xA;Marine Tondelier dans les médias&#xA;J&#39;ai pris conscience avec le congrès de certains reproches faits en interne à Marine Tondelier. Elle passe beaucoup à la TV ou à la radio, et c&#39;est très bien, mais elle n&#39;arrive pas à faire qu&#39;on y parle d&#39;écologie clairement. On lui reproche une ligne écologique très floue, un « Venez comme vous êtes » qui ne clarifie pas si l&#39;on est pour ou contre le capitalisme, le nucléaire, les OGM, l&#39;IA, les GAFAM, ... &#xA;&#xA;Le débat sur l’aviation &#xA;L’aviation est un acquis, un privilège de classe sociale aisée qui ne veulent pas le reconnaître. Un droit au dépaysement, à l’aventure (normalisée) qu’il ne faut pas remettre en cause. Un grand nombre de cadres sup mangent bio, votent écolo, vont au travail en vélo, et partent à l’autre bout du monde en avion plusieurs fois par an. &#xA;&#xA;Un jour, Jean-Marc Jancovici a dit sur France Inter qu’on devrait se limiter à 4 vols en avion dans toute une vie. Ça a fait le tour des médias, c’était ultra choquant apparemment. C’était une opinion radicale et clivante. &#xA;&#xA;Depuis, la question de limiter le nombre de voyage par an est régulièrement discuté. J’ai l’impression qu’on a retenu comme acceptable pour un an ce que Jean-Marc Jancovici proposait pour une vie. C’est loin d’être suffisant, mais Jean-Marc Jancovici a fait tomber un tabou en proposant une mesure radicale. &#xA;&#xA;a href=&#34;https://www.youtube.com/watch?v=Lq4GAp127Mk&amp;ab_channel=FranceInter&#34; Vidéo de l&#39;interview de Jean-Marc Jancovici dans laquelle il parle de limiter le nombre de vols en avion /a. &#xA;&#xA;D’autres positions radicales&#xA;J’ai rejoint le courant Radicalement Votre de Sandrine Rousseau chez les Ecologistes car on y défend des positions que les autres disent radicales. En tous cas, on y défend ce qu’on croit sans chercher à édulcorer pour le rendre acceptable pour les gens de droite ou d’extrême droite. On n’est pas dans le compromis avant même de débuter la négociation.&#xA;&#xA;a href=&#34;https://linktr.ee/radicalementvotre&#34;Lien vers les ressources de Radicalement Votre /a&#xA;&#xA;Ma radicalité&#xA;Voici quelques positions qui me parlent, je ne crois pas qu’elles soient toutes défendues chez Radicalement Votre, mais la plupart le sont. &#xA;&#xA;Régularisons tous les sans-papiers, sans aucune condition. La France est une terre d’accueil, personne ne quitte son pays de gaîté de cœur, et la diversité est une force. J’aime entendre Harmonie Lecerf Meunier défendre cette position haut et fort. &#xA;Défendons le pouvoir de vivre, pas le pouvoir d’achat. L’objectif de notre société n’est pas que chacun·e puisse consommer, mais que chacun·e puisse vivre dignement. Dans cet esprit, défendons la sécurité sociale alimentaire qui permet à chacun de se nourrir convenablement quel que soit ses revenus. J’ai compris cette nuance entre pouvoir de vivre et pouvoir d’achat dans un discours de Sandrine Rousseau, et j’ai adoré. &#xA;Défendons une vraie diminution du temps de travail : 3 jours par semaine ?. Il nous faut du temps pour vivre, du temps pour cuisiner, pour cultiver notre jardin, pour aider les autres, pour bouiner et pour rêver. À quoi ça sert d’avoir optimisé tous nos process si c’est pour que nous soyons toustes stressé·es et en burn out à 35 ans ?&#xA;Refusons toute utilisation des intelligences artificielles génératives, celles qui permettent de piller le travail des illustrateurices et des auteurices, pour produire des illustrations qui se ressemblent toutes bourrées de clichés et d’erreurs, et des textes creux comme un discours de politicien politiquard. &#xA;a href=&#34;https://reporterre.net/Et-si-on-taxait-les-milliardaires-Avec-Quentin-Parrinello&#34;Taxons les riches, interdisons les milliardaires/a. Nous avons besoin d’argent pour préparer le monde de demain, et nous devons le prendre là où il a été injustement accumulé.&#xA;Ne payons plus de licence microsoft pour la fonction publique. Les logiciels libres permettent largement de faire 95% de notre travail numérique. Développons notre indépendance par rapport aux GAFAM, et un autre modèle de société. &#xA;Imposons des repas végétariens de qualité dans toutes les cantines et dans tous les évènements financés avec de l&#39;argent public, et évidemment dans les évènements des écologistes. &#xA;&#xA;Societe &#xA;]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Soci%C3%A9t%C3%A9" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Société</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Politique" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Politique</span></a>
<em>Avril 2025, Marine Tondelier est super populaire et vient d’être largement réélue secrétaire nationale des écologistes. Est-ce que que ça annonce des matins verts ?</em>
</p>

<h2 id="se-faire-élire" id="se-faire-élire">Se faire élire</h2>

<p><strong>Marine Tondelier est super populaire</strong> : les gens l’aiment bien, même hors des écologistes : elle est rassembleuse et non clivante. Elle passe bien dans les médias, sa veste verte est devenue une icône.
Et pourtant, pour la prochaine présidentielle, <strong>les sondages créditent Marine Tondelier de quelques pourcents, 4 ou 5</strong>, peut-être à peine de quoi rembourser une campagne.</p>

<p>À l’inverse, <strong>Jean-Luc Mélenchon fait figure d’épouvantail</strong> même chez nombre de celleux qui croient en ses idées. Pourtant, c’est lui qui a fait <strong>le plus gros score à gauche de ces dernières années</strong>.</p>

<p><strong>Je déteste infiniment Trump et ses amis fascistes</strong>. Ils sont <strong>clivants</strong>, ils sont adorés et détestés, et <strong>ils gagnent un peu partout</strong>.</p>

<p>J’ai envie de croire Sandrine Rousseau qui dit qu’<strong>il faut de la radicalité aujourd’hui pour être élu·e</strong>.</p>

<p>Pourtant, <strong>Sandrine Rousseau est très connue</strong>, elle fait des plateaux TV et des interviews radio, et <strong>elle clive comme personne</strong>…  Mais au congrès des écologistes, son courant Radicalement Votre auquel j’appartiens n’a pas fait un bon score du tout.</p>

<p>Alors j’aimerais que Sandrine Rousseau ait raison, et que sa radicalité nous fasse gagner des élections.
Pour le moment, je n’en sais rien.</p>

<h2 id="pour-faire-avancer-les-idées" id="pour-faire-avancer-les-idées">Pour faire avancer les idées</h2>

<p>Mais ce dont je suis convaincue, c’est que <strong>la radicalité nous permet d’avancer dans la bataille des idées</strong>.</p>

<h3 id="marine-tondelier-dans-les-médias" id="marine-tondelier-dans-les-médias">Marine Tondelier dans les médias</h3>

<p>J&#39;ai pris conscience avec le congrès de certains reproches faits en interne à Marine Tondelier. Elle passe beaucoup à la TV ou à la radio, et c&#39;est très bien, mais elle n&#39;arrive pas à faire qu&#39;on y parle d&#39;écologie clairement. On lui reproche une ligne écologique très floue, un « <em>Venez comme vous êtes</em> » qui ne clarifie pas si l&#39;on est pour ou contre le capitalisme, le nucléaire, les OGM, l&#39;IA, les GAFAM, ...</p>

<h3 id="le-débat-sur-l-aviation" id="le-débat-sur-l-aviation">Le débat sur l’aviation</h3>

<p>L’aviation est un acquis, un privilège de classe sociale aisée qui ne veulent pas le reconnaître. Un droit au dépaysement, à l’aventure (normalisée) qu’il ne faut pas remettre en cause. Un grand nombre de cadres sup mangent bio, votent écolo, vont au travail en vélo, et partent à l’autre bout du monde en avion plusieurs fois par an.</p>

<p>Un jour, Jean-Marc Jancovici a dit sur France Inter qu’on devrait se limiter à <strong>4 vols en avion dans toute une vie</strong>. Ça a fait le tour des médias, c’était ultra choquant apparemment. C’était une opinion radicale et clivante.</p>

<p>Depuis, la question de limiter le nombre de voyage par an est régulièrement discuté. J’ai l’impression qu’on a retenu comme acceptable pour un an ce que Jean-Marc Jancovici proposait pour une vie. C’est loin d’être suffisant, mais <strong>Jean-Marc Jancovici a fait tomber un tabou</strong> en proposant une mesure radicale.</p>
<ul><li><a href="https://www.youtube.com/watch?v=Lq4GAp127Mk&amp;ab_channel=FranceInter" rel="nofollow"> Vidéo de l&#39;interview de Jean-Marc Jancovici dans laquelle il parle de limiter le nombre de vols en avion </a>.</li></ul>

<h3 id="d-autres-positions-radicales" id="d-autres-positions-radicales">D’autres positions radicales</h3>

<p>J’ai rejoint le courant Radicalement Votre de Sandrine Rousseau chez les Ecologistes car on y défend des positions que les autres disent radicales. En tous cas, <strong>on y défend ce qu’on croit</strong> sans chercher à édulcorer pour le rendre acceptable pour les gens de droite ou d’extrême droite. On n’est <strong>pas dans le compromis avant même de débuter la négociation.</strong></p>
<ul><li><a href="https://linktr.ee/radicalementvotre" rel="nofollow">Lien vers les ressources de Radicalement Votre </a></li></ul>

<h3 id="ma-radicalité" id="ma-radicalité">Ma radicalité</h3>

<p>Voici quelques positions qui me parlent, je ne crois pas qu’elles soient toutes défendues chez Radicalement Votre, mais la plupart le sont.</p>
<ul><li><strong>Régularisons tous les sans-papiers, sans aucune condition</strong>. La France est une terre d’accueil, personne ne quitte son pays de gaîté de cœur, et la diversité est une force. J’aime entendre Harmonie Lecerf Meunier défendre cette position haut et fort.</li>
<li><strong>Défendons le pouvoir de vivre, pas le pouvoir d’achat</strong>. L’objectif de notre société n’est pas que chacun·e puisse consommer, mais que chacun·e puisse vivre dignement. Dans cet esprit, défendons la <strong>sécurité sociale alimentaire</strong> qui permet à chacun de se nourrir convenablement quel que soit ses revenus. J’ai compris cette nuance entre pouvoir de vivre et pouvoir d’achat dans un discours de Sandrine Rousseau, et j’ai adoré.</li>
<li><strong>Défendons une vraie diminution du temps de travail : 3 jours par semaine ?</strong>. Il nous faut du temps pour vivre, du temps pour cuisiner, pour cultiver notre jardin, pour aider les autres, pour bouiner et pour rêver. À quoi ça sert d’avoir optimisé tous nos process si c’est pour que nous soyons toustes stressé·es et en burn out à 35 ans ?</li>
<li><strong>Refusons toute utilisation des intelligences artificielles génératives</strong>, celles qui permettent de piller le travail des illustrateurices et des auteurices, pour produire des illustrations qui se ressemblent toutes bourrées de clichés et d’erreurs, et des textes creux comme un discours de politicien politiquard.</li>
<li><strong><a href="https://reporterre.net/Et-si-on-taxait-les-milliardaires-Avec-Quentin-Parrinello" rel="nofollow">Taxons les riches, interdisons les milliardaires</a></strong>. Nous avons besoin d’argent pour préparer le monde de demain, et nous devons le prendre là où il a été injustement accumulé.</li>
<li><strong>Ne payons plus de licence microsoft pour la fonction publique</strong>. Les logiciels libres permettent largement de faire 95% de notre travail numérique. Développons notre indépendance par rapport aux GAFAM, et un autre modèle de société.</li>
<li><strong>Imposons des repas végétariens de qualité</strong> dans toutes les cantines et dans tous les évènements financés avec de l&#39;argent public, et évidemment dans les évènements des écologistes.</li></ul>

<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Societe" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Societe</span></a></p>
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      <guid>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/rassembler-ou-cliver-en-politique</guid>
      <pubDate>Sat, 26 Apr 2025 10:02:07 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Urgence toxique</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/cest-urgent</link>
      <description>&lt;![CDATA[#Société #Politique&#xA;  « Aude tu peux relire rapidement et valider ? c&#39;est vraiment pressé&amp;nbsp;! »&#xA;!--more--&#xA;&#xA;Le management par l&#39;urgence &#xA;Je dé-teste le management par l&#39;urgence. Je déteste quand on me demande de faire des trucs en « comptant sur ma réactivité » ou « ça serait bien que ça soit fait avant mercredi », pourquoi mercredi ? Aucune idée.&#xA;&#xA;C&#39;est insupportable parce que : &#xA;&#xA;J&#39;ai une tonne de trucs à faire, j&#39;ai besoin de hiérarchiser, et donc j&#39;ai besoin de savoir pour quand c&#39;est réellement. Si tout le monde me dit « au plus vite », je ne sais pas faire. Et si je veux répondre à toutes les demandes urgentes ou pressées de mon entourage, je vais finir en burn-out. &#xA;En fait, il n&#39;y a rien d&#39;urgent. Je n&#39;ai pas un métier où je sauve des vies. Je n&#39;ai pas d&#39;activité associative ou militante où je sauve des vies. Donc si le flyer ne part pas à temps, si la réunion est décalée d&#39;une semaine, en fait, il ne se passe pas grand chose. À part le mécontentement de certaines personnes qui se font un honneur d&#39;être réactives en toutes circonstances.  &#xA;Quand c&#39;est urgent, on n&#39;a pas le temps de réfléchir. Est-ce qu&#39;il y aurait une meilleure manière de faire ? À quel problème cherche-t-on à répondre réellement ? ...  Pas le temps, c&#39;est urgent, dis oui, fait ce que je te demande !!! Vite !!!&#xA;Souvent l&#39;urgence est une excuse pour contourner les procédures, et pour voler du temps aux autres. « Oui oui on a une réunion demain mais je préfère que tu regardes aujourd&#39;hui c&#39;est vraiment urgent je me suis engagé. » Donc parce que Jean-Michel s&#39;est engagé, je dois maintenant prendre sur mon temps pour lui résoudre son problème ? &#xA;C&#39;est en fait un comportement de manipulateur. Le manipulateur utilise l&#39;urgence - et ma bonne conscience - pour me tordre le bras et essayer de me faire faire quelque chose que je ne veux pas faire. &#xA;&#xA;C&#39;est du management toxique de mettre en permanence une pression sur toutes les personnes avec qui on travail parce que c&#39;est pressé / urgent. C&#39;est une manière d&#39;abuser du temps et de l&#39;énergie des autres en se justifiant par le fait que « Ah mais elle pouvait dire non hein, je ne l&#39;ai pas forcée à dire oui ». Non tu as juste envoyé 2 mails à 1 heure d&#39;intervalle et un slack en disant à quel point c&#39;était important pour le groupe / l&#39;entreprise et que ça aiderait beaucoup si je le faisais vite. &#xA;&#xA;J&#39;ai évidemment rencontré ce comportement toxique dans le monde professionnel (vive la start-up nation où tout doit aller viiiite !), mais aussi dans le monde associatif ou militant. Et là ça me désespère. &#xA;&#xA;Pourquoi ils font ça ? &#xA;Je ne suis pas dans la tête des manipulateurs qui veulent que je fasse des choses en me mettant en quatre même si je dis que je n&#39;ai pas le temps. Moi, je suis plutôt dans la team des personnes qui écoutent d&#39;abord les besoins des autres et qui ont toujours peur d&#39;embêter. &#xA;&#xA;Mais en en discutant autour de moi, j&#39;ai quelques hypothèses sur ces personnes  : &#xA;&#xA;Peut-être qu&#39;elles gèrent leur charge mentale et leur anxiété en passant le bébé à quelqu&#39;un d&#39;autre. &#xA;Peut-être qu&#39;elles ne sont pas capables elles mêmes de prendre du recul sur la demande de quelqu&#39;un d&#39;autres qui leur met la pression, et du coup, elles poussent sur les personnes sous elles. Parce qu&#39;on met rarement de la pression sur son patron, si ? &#xA;Du coup, je me dis que c&#39;est encore un mécanisme de pouvoir et de domination : en faisant ça, elles montrent leur importance et leur capacité à diriger les autres. &#xA;Et peut-être ce sont juste des mouches du coche. Elles ont besoin de s&#39;agiter pour exister et alors qu&#39;elles empêchent tout le monde de travailler convenablement, elles sont convaincues de leur propre importance... &#xA;&#xA;Répondre à l&#39;urgence&#xA;Je ne remercierai jamais assez mon ancienne cheffe qui m&#39;a appris à questionner les urgences et à ne plus les accepter comme &#34;allant de soi&#34;. Avant, j&#39;écoutais les urgences des autres, les deadlines qu&#39;ils me donnaient, et j&#39;essayais d&#39;y répondre, quitte à me lever à 4 heures du matin pour finir à temps.&#xA;&#xA;1. Questionner &#xA;Mon ancienne cheffe m&#39;a appris à ne plus répondre directement « oui », mais à questionner l&#39;urgence. J&#39;ai appris à poser des questions comme : &#xA;&#xA;Est-ce que ça peut attendre la réunion qu&#39;on a déjà de prévue demain ? &#xA;Tu as besoin de ça pour quelle date ? (par exemple urgent ça veut dire dans 2 h ou dans une journée ?) Un mastonaute me disait qu&#39;il aimait demander : « C&#39;est urgent pour quand ? »&#xA;    a href=&#34;https://piaille.fr/@yanncphoto/114268331396473237&#34;Lien vers le pouet de Yann C/a&#xA;Quel est le risque si on ne fait pas ça pour demain ?  (spoiler, 9 fois sur 10, rien).&#xA;&#xA;2. Dire non &#xA;L&#39;autre truc que j&#39;ai appris, c&#39;est à dire non. Enfin plus précisément à ne pas dire oui. &#xA;J&#39;ai appris à me demander ce qui serait un délai convenable pour moi. C&#39;est encore work in progress mais j&#39;y arrive de mieux en mieux. J&#39;ai appris à répondre « Je pourrais le faire pour le XXX », sans m&#39;excuser, sans expliquer. Le plus surprenant, c&#39;est que souvent, ça suffit. &#xA;&#xA;Mais avec certains forceurs, ça ne suffit pas. Soit il faut répéter non, soit je finis par craquer et le faire et je suis ensuite très en colère et j&#39;écris un long article de blog... &#xA;&#xA;Pour aller plus loin &#xA;&#xA;Il y a un livre qui m&#39;a pas mal aidé à comprendre que toutes les personnes qui essaient de me forcer la main pour que je dise oui quand j&#39;ai envie de dire non sont des manipulateurs. Ce livre qui m&#39;a été recommandé par la psychologue du travail qui m&#39;accompagne explique bien tous les mécanismes et donne des techniques pour s&#39;affirmer face aux manipulateurs. &#xA;   Affirmez-vous face aux manipulateurs, de Frédéric Fanget et Odile Vincenti-Darbon&#xA;J&#39;ai récemment cherché des ressources sur l&#39;urgence et sur la pression qu&#39;on se met au travail, mais aussi dans nos associations et dans beaucoup trop de projet. Cet article m&#39;a donné quelques références que j&#39;ai envie de lire ... quand j&#39;aurais le temps 😆&#xA;   a href=&#34;https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/toujours-plus-vite-jusquou-irons-nous-avant-de-ne-plus-pouvoir-tenir-la-cadence/&#34;Article de l&#39;adn.eu : Toujours plus vite : jusqu&#39;où irons nous avant de ne plus pouvoir tenir la cadence ?  /a&#xA;&#xA;Societe &#xA;&#xA;]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Soci%C3%A9t%C3%A9" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Société</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Politique" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Politique</span></a>
&gt; « <em>Aude tu peux relire rapidement et valider ? c&#39;est vraiment pressé !</em> »
</p>

<h1 id="le-management-par-l-urgence" id="le-management-par-l-urgence">Le management par l&#39;urgence</h1>

<p>Je dé-teste le management par l&#39;urgence. Je déteste quand on me demande de faire des trucs en « comptant sur ma réactivité » ou « ça serait bien que ça soit fait avant mercredi », pourquoi mercredi ? Aucune idée.</p>

<p>C&#39;est insupportable parce que :</p>
<ol><li>J&#39;ai une tonne de trucs à faire, j&#39;ai besoin de <strong>hiérarchiser</strong>, et donc j&#39;ai besoin de savoir pour quand c&#39;est réellement. Si tout le monde me dit « au plus vite », je ne sais pas faire. Et si je veux répondre à toutes les demandes urgentes ou pressées de mon entourage, je vais finir en burn-out.</li>
<li>En fait, <strong>il n&#39;y a rien d&#39;urgent</strong>. Je n&#39;ai pas un métier où je sauve des vies. Je n&#39;ai pas d&#39;activité associative ou militante où je sauve des vies. Donc si le flyer ne part pas à temps, si la réunion est décalée d&#39;une semaine, en fait, il ne se passe pas grand chose. À part le mécontentement de certaines personnes qui se font un honneur d&#39;être réactives en toutes circonstances.<br></li>
<li>Quand c&#39;est urgent, on n&#39;a <strong>pas le temps de réfléchir</strong>. Est-ce qu&#39;il y aurait une meilleure manière de faire ? À quel problème cherche-t-on à répondre réellement ? ...  Pas le temps, c&#39;est urgent, dis oui, fait ce que je te demande !!! Vite !!!</li>
<li>Souvent l&#39;urgence est une excuse pour contourner les procédures, et pour voler du temps aux autres. « Oui oui on a une réunion demain mais je préfère que tu regardes aujourd&#39;hui c&#39;est vraiment urgent je me suis engagé. » Donc parce que Jean-Michel s&#39;est engagé, je dois maintenant prendre sur <strong>mon</strong> temps pour lui résoudre <strong>son</strong> problème ?</li>
<li>C&#39;est en fait un <strong>comportement de manipulateur</strong>. Le manipulateur utilise l&#39;urgence – et ma bonne conscience – pour me tordre le bras et essayer de me faire faire quelque chose que je ne veux pas faire.</li></ol>

<p>C&#39;est du <strong>management toxique</strong> de mettre en permanence une pression sur toutes les personnes avec qui on travail parce que c&#39;est pressé / urgent. C&#39;est une manière d&#39;abuser du temps et de l&#39;énergie des autres en se justifiant par le fait que « Ah mais elle pouvait dire non hein, je ne l&#39;ai pas forcée à dire oui ». Non tu as juste envoyé 2 mails à 1 heure d&#39;intervalle et un slack en disant à quel point c&#39;était important pour le groupe / l&#39;entreprise et que ça aiderait beaucoup si je le faisais vite.</p>

<p>J&#39;ai évidemment rencontré ce comportement toxique dans le monde professionnel (vive la start-up nation où tout doit aller viiiite !), mais aussi dans le monde associatif ou militant. Et là ça me désespère.</p>

<h2 id="pourquoi-ils-font-ça" id="pourquoi-ils-font-ça">Pourquoi ils font ça ?</h2>

<p>Je ne suis pas dans la tête des manipulateurs qui veulent que je fasse des choses en me mettant en quatre même si je dis que je n&#39;ai pas le temps. Moi, je suis plutôt dans la team des personnes qui écoutent d&#39;abord les besoins des autres et qui ont toujours peur d&#39;embêter.</p>

<p>Mais en en discutant autour de moi, j&#39;ai quelques hypothèses sur ces personnes  :</p>
<ul><li>Peut-être qu&#39;elles gèrent leur charge mentale et leur anxiété en <em>passant le bébé</em> à quelqu&#39;un d&#39;autre.</li>
<li>Peut-être qu&#39;elles ne sont pas capables elles mêmes de prendre du recul sur la demande de quelqu&#39;un d&#39;autres qui leur met la pression, et du coup, elles poussent sur les personnes <em>sous elles</em>. Parce qu&#39;on met rarement de la pression sur son patron, si ?</li>
<li>Du coup, je me dis que c&#39;est <em>encore</em> un mécanisme de pouvoir et de domination : en faisant ça, elles montrent leur importance et leur capacité à diriger les autres.</li>
<li>Et peut-être ce sont juste des mouches du coche. Elles ont besoin de s&#39;agiter pour exister et alors qu&#39;elles empêchent tout le monde de travailler convenablement, elles sont convaincues de leur propre importance...</li></ul>

<h1 id="répondre-à-l-urgence" id="répondre-à-l-urgence">Répondre à l&#39;urgence</h1>

<p>Je ne remercierai jamais assez mon ancienne cheffe qui m&#39;a appris à questionner les urgences et à ne plus les accepter comme “allant de soi”. Avant, j&#39;écoutais les urgences des autres, les deadlines qu&#39;ils me donnaient, et j&#39;essayais d&#39;y répondre, quitte à me lever à 4 heures du matin pour finir à temps.</p>

<h2 id="1-questionner" id="1-questionner">1. Questionner</h2>

<p>Mon ancienne cheffe m&#39;a appris à ne plus répondre directement « oui », mais à <strong>questionner l&#39;urgence</strong>. J&#39;ai appris à poser des questions comme :</p>
<ul><li>Est-ce que ça peut attendre la réunion qu&#39;on a déjà de prévue demain ?</li>
<li>Tu as besoin de ça pour quelle date ? (par exemple urgent ça veut dire dans 2 h ou dans une journée ?) Un mastonaute me disait qu&#39;il aimait demander : « C&#39;est urgent pour quand ? »
<ul><li><a href="https://piaille.fr/@yanncphoto/114268331396473237" rel="nofollow">Lien vers le pouet de Yann C</a></li></ul></li>
<li>Quel est le risque si on ne fait pas ça pour demain ?  (spoiler, 9 fois sur 10, rien).</li></ul>

<h2 id="2-dire-non" id="2-dire-non">2. Dire non</h2>

<p>L&#39;autre truc que j&#39;ai appris, c&#39;est à <strong>dire non</strong>. Enfin plus précisément à <strong>ne pas dire oui</strong>.
J&#39;ai appris à me demander ce qui serait un délai convenable <em>pour moi</em>. C&#39;est encore <em>work in progress</em> mais j&#39;y arrive de mieux en mieux. J&#39;ai appris à répondre « Je pourrais le faire pour le XXX », sans m&#39;excuser, sans expliquer. Le plus surprenant, c&#39;est que souvent, ça suffit.</p>

<p>Mais avec certains forceurs, ça ne suffit pas. Soit il faut répéter non, soit je finis par craquer et le faire et je suis ensuite très en colère et j&#39;écris un long article de blog...</p>

<h2 id="pour-aller-plus-loin" id="pour-aller-plus-loin">Pour aller plus loin</h2>
<ul><li>Il y a un livre qui m&#39;a pas mal aidé à comprendre que toutes les personnes qui essaient de me forcer la main pour que je dise <em>oui</em> quand j&#39;ai envie de dire <em>non</em> sont des manipulateurs. Ce livre qui m&#39;a été recommandé par la psychologue du travail qui m&#39;accompagne explique bien tous les mécanismes et donne des techniques pour s&#39;affirmer face aux manipulateurs.
<ul><li>Affirmez-vous face aux manipulateurs, de Frédéric Fanget et Odile Vincenti-Darbon</li></ul></li>
<li>J&#39;ai récemment cherché des ressources sur l&#39;urgence et sur la pression qu&#39;on se met au travail, mais aussi dans nos associations et dans beaucoup trop de projet. Cet article m&#39;a donné quelques références que j&#39;ai envie de lire ... quand j&#39;aurais le temps 😆
<ul><li><a href="https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/toujours-plus-vite-jusquou-irons-nous-avant-de-ne-plus-pouvoir-tenir-la-cadence/" rel="nofollow">Article de l&#39;adn.eu : Toujours plus vite : jusqu&#39;où irons nous avant de ne plus pouvoir tenir la cadence ?  </a></li></ul></li></ul>

<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Societe" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Societe</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/cest-urgent</guid>
      <pubDate>Fri, 04 Apr 2025 21:20:26 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Bref, je suis devenue végétarienne</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/je-suis-devenue-vegetarienne</link>
      <description>&lt;![CDATA[#Société #Ecologie #VieQuotidienne&#xA;Je me rappelle ma première communion, ma mère me demande ce que je veux comme repas, je réponds avec des étoiles dans les yeux : du canard 🤩. Et là, 25 ans plus tard, je viens de passer 4 jours chez moi avec ma mère et ma tante, et tous les repas étaient végétaliens, sauf un repas avec des œufs : on s&#39;est régalées !&#xA;!--more--&#xA;Comment j&#39;ai décidé d&#39;arrêter de manger de la viande (et du poisson)&#xA;&#xA;Au début, un léger malaise&#xA;J&#39;ai toujours trouvé ça un peu dommage de devoir tuer des animaux pour manger de la viande, mais bon, c&#39;est la chaîne alimentaire non ? D&#39;accord, les vidéos sur les élevages-usine et les abattoirs, c&#39;est révulsant, mais du coup, il suffit d&#39;acheter de la viande de bonne qualité au boucher non ? Comme beaucoup de monde, je vivais avec une certaine dissonnance cognitive. Je prenais aussi l&#39;avion, et acheter bio était mon acte écolo bonne conscience. &#xA;&#xA;Bon, en réalité, je mangeais déjà peu de viande. &#xA;&#xA;On en mangeait peu chez ma mère, et donc je n&#39;ai pas grandi avec l&#39;habitude d&#39;en manger à chaque repas&#xA;C&#39;est probablement une conséquence de ce qui précède, mais je ne savais pas vraiment cuisiner la viande ni le poisson, et je ne sais toujours pas la différence entre de l&#39;épaule et de la poitrine de porc 😬. &#xA;Je n&#39;ai jamais aimé la viande de bœuf, et je n&#39;aime vraiment pas les steaks hachés. Par contre, comme je le disais en intro, j&#39;adorais le canard et l&#39;agneau. &#xA;&#xA;La prise de conscience de l&#39;urgence écologique&#xA;Je me suis intéressée progressivement à la question du réchauffement climatique, et j&#39;ai compris le rôle que jouait la viande dans cette affaire 🫣. Mon léger malaise à consommer de la viande est devenu un peu plus fort. Mais mon comportement n&#39;avait pas changé pour autant. &#xA;&#xA;a href=&#34;https://bonpote.com/10-actions-simples-pour-devenir-ecolo/&#34; Article de bon pote sur les actions individuelles à faire pour lutter contre le réchauffement climatique. /a&#xA;&#xA;Et puis, lors du confinement, je me suis mise à cuisiner davantage. Comme la moitié de la population française je crois 😅. J&#39;ai découvert de nouvelles recettes végés via Twitter, le monde des chefs cuistos qui aiment les légumes et les épices.... J&#39;ai déjà raconté ça sur ce blog, donc je ne vais pas me répéter 😬. &#xA;&#xA;a href=&#34;https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/je-continuerai-meme-si-on-nen-avait-plus-besoin-pour-sauver-le-monde#MangerV%C3%A9g%C3%A9&#34;Lien vers l&#39;article de blog où je raconte ma découverte d&#39;une cuisine basée sur les légumes/a&#xA;&#xA;Or donc, j&#39;ai découvert des nouvelles recettes qui étaient ultra bonnes. Progressivement ces recettes ont remplacé les anciennes, et je n&#39;ai plus eu besoin d&#39;acheter de la viande ni du poisson à la maison. &#xA;&#xA;Les premiers repas avec des ami·es à la maison ont été un peu stressant (qu&#39;est-ce qu&#39;iels vont penser ?!), et puis c&#39;est devenu la routine. &#xA;&#xA;Lors d&#39;un WE  avec les copaines, chaque couple gérait un repas, j&#39;ai fait un plat végétarien, sans rien dire, et j&#39;ai mangé les autres plats avec de la viande. En fait, j&#39;étais inquiète, mais j&#39;ai été super agréablement surprise, on était plusieurs à avoir préparé des plats végé, ou avec des options végé 😍. &#xA;Ensuite, j&#39;ai commencé à dire vraiment que je ne mangeais plus de viande ni de poisson. Ma crainte était de passer pour la fille chiante et donc ça m&#39;était difficile.   &#xA;Lors d&#39;un colloque à Paris, j&#39;ai amené mon copain et un pote dans un resto végan à Paris, pfiou, ouf, c&#39;était excellent. &#xA;L&#39;étape suivante a été de dire à ma belle famille que je ne mangerai plus de viande ni de poisson, même chez elleux.  Encore une fois, la grosse inquiétude de les agacer ou de les &#34;faire chier&#34;. &#xA;Et l&#39;étape ultime, au resto avec des clients qui bossent pour la filière agricole, j&#39;ai demandé à n&#39;avoir qu&#39;un plat de pâtes, car il n&#39;y avait pas d&#39;option végétarienne. Spoiler : ça c&#39;est très bien passé, la serveuse a été adorable. J&#39;ai eu l&#39;impression de battre le boss de fin du jeu de l&#39;affirmation de soi 😆.  &#xA;&#xA;Bref, aujourd&#39;hui je me dis végé et je le vis bien. Je sais que pour la planète ça ne serait pas si grave si une fois de temps en temps je mangeais de la viande, mais je n&#39;en ai plus envie. Je sais que j&#39;emmerde un peu les autres en ne mangeant pas de viande chez eux, ni au resto. Mais je me suis convaincue : &#xA;&#xA;Qu&#39;en faisant ça, je fais évoluer la norme sociale. &#xA;   Je rends davantage visible les personnes qui ont arrêté de manger de la viande. &#xA;   Je rends plus facile pour d&#39;autres de se déclarer végé. Ma petite sœur l&#39;était déjà, une collègue aussi, la copine d&#39;un bon copain aussi : ça aide vraiment. &#xA;   Je rends plus visible pour les restaurateurs·trices l&#39;intérêt d&#39;avoir au moins une recette végé à la carte (et honnêtement, il y a plein de recettes franchouillardes sans viande ni poisson). C&#39;est vraiment tellement plus simple quand il y a une option directement à la carte.  &#xA;J&#39;incite mon entourage à essayer de cuisiner une recette végétarienne quand je viens chez elleux, et à se rassurer que c&#39;est possible de recevoir dans ces conditions. &#xA;   J&#39;ai beaucoup aimé un repas récent chez des ami·es. Elle avait cuisiné des lasagnes &#34;normales&#34; - à la viande, et des lasagnes aux champignons. Tout le monde a adoré la version aux champignons. Double effet kiss-cool. Une autre copine qui était présente et qui, je le sais, essaie de diminuer sa consommation de viande a pu prendre 3/4 de lasagne aux champi, 1/4 de lasagne à la viande pour ne pas vexer la copine qui cuisinait. Et la copine qui cuisinait a désormais une super recette végé pour recevoir. &#xA;Je me suis convaincue que ça n&#39;est pas la fin du monde de cuisiner une option végé, et que donc je peux demander ça pour qu&#39;on me permette de suivre mes principes éthiques de vie. Cette évolution s&#39;est faite en parallèle d&#39;un travail sur l&#39;affirmation de soi qui n&#39;est vraiment pas évident, mais que je ne regrette pas ! &#xA;&#xA;Quelques ressources de recettes végé et/ou végan &#xA;&#xA;a href=&#34;https://owiowifouettemoi.com/&#34; Le blog Owi Owi possède pas mal de recettes végé au milieu de recettes classiques/a&#xA;a href=&#34;https://www.hachette.fr/tops-selections/yotam-ottolenghi-tous-les-livres-du-chef-au-succes-planetaire&#34; Tous les livres du chef Yotam Ottolenghi sont une invitation à cuisiner davantage de légumes et de légumineuses/a.&#xA;a href=&#34;https://www.momox-shop.fr/meera-sodha-asie-veggie-120-recettes-de-bombay-a-pekin-spiralbindung-M02381840214.html&#34;L&#39;excellent, l&#39;incroyable, livre Asie Veggie de Meera Sodha /a. &#xA;a href=&#34;https://thegreenquest.org/fr/&#34; Le blog vegan &#34;The Green Quest&#34; qui m&#39;a fait découvrir la cuisine vegan et m&#39;a fourni toutes les recettes pour les vacances de Noël /a. &#xA;&#xA;#Quotidien #Societe #Ecologie #Politique]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Soci%C3%A9t%C3%A9" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Société</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Ecologie" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Ecologie</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:VieQuotidienne" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">VieQuotidienne</span></a>
<em>Je me rappelle ma première communion, ma mère me demande ce que je veux comme repas, je réponds avec des étoiles dans les yeux : du canard 🤩. Et là, 25 ans plus tard, je viens de passer 4 jours chez moi avec ma mère et ma tante, et tous les repas étaient végétaliens, sauf un repas avec des œufs : on s&#39;est régalées !</em>
</p>

<h2 id="comment-j-ai-décidé-d-arrêter-de-manger-de-la-viande-et-du-poisson" id="comment-j-ai-décidé-d-arrêter-de-manger-de-la-viande-et-du-poisson">Comment j&#39;ai décidé d&#39;arrêter de manger de la viande (et du poisson)</h2>

<h3 id="au-début-un-léger-malaise" id="au-début-un-léger-malaise">Au début, un léger malaise</h3>

<p>J&#39;ai toujours trouvé ça un peu <em>dommage</em> de devoir tuer des animaux pour manger de la viande, mais bon, c&#39;est la chaîne alimentaire non ? D&#39;accord, les vidéos sur les élevages-usine et les abattoirs, c&#39;est <em>révulsant</em>, mais du coup, il suffit d&#39;acheter de la viande de bonne qualité au boucher non ? Comme beaucoup de monde, je vivais avec une certaine <strong>dissonnance cognitive</strong>. Je prenais aussi l&#39;avion, et acheter bio était mon acte écolo bonne conscience.</p>

<p>Bon, en réalité, je mangeais déjà peu de viande.</p>
<ul><li>On en mangeait peu chez ma mère, et donc je n&#39;ai pas grandi avec l&#39;habitude d&#39;en manger à chaque repas</li>
<li>C&#39;est probablement une conséquence de ce qui précède, mais je ne savais pas vraiment cuisiner la viande ni le poisson, et je ne sais toujours pas la différence entre de l&#39;épaule et de la poitrine de porc 😬.</li>
<li>Je n&#39;ai jamais aimé la viande de bœuf, et je n&#39;aime vraiment pas les steaks hachés. Par contre, comme je le disais en intro, j&#39;adorais le canard et l&#39;agneau.</li></ul>

<h3 id="la-prise-de-conscience-de-l-urgence-écologique" id="la-prise-de-conscience-de-l-urgence-écologique">La prise de conscience de l&#39;urgence écologique</h3>

<p>Je me suis intéressée progressivement à la question du réchauffement climatique, et j&#39;ai compris le rôle que jouait la viande dans cette affaire 🫣. Mon léger malaise à consommer de la viande est devenu un peu plus fort. Mais mon comportement n&#39;avait pas changé pour autant.</p>
<ul><li><a href="https://bonpote.com/10-actions-simples-pour-devenir-ecolo/" rel="nofollow"> Article de bon pote sur les actions individuelles à faire pour lutter contre le réchauffement climatique. </a></li></ul>

<p>Et puis, lors du confinement, je me suis mise à cuisiner davantage. Comme la moitié de la population française je crois 😅. J&#39;ai découvert de nouvelles recettes végés via Twitter, le monde des chefs cuistos qui aiment les légumes et les épices.... J&#39;ai déjà raconté ça sur ce blog, donc je ne vais pas me répéter 😬.</p>
<ul><li><a href="https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/je-continuerai-meme-si-on-nen-avait-plus-besoin-pour-sauver-le-monde#MangerV%C3%A9g%C3%A9" rel="nofollow">Lien vers l&#39;article de blog où je raconte ma découverte d&#39;une cuisine basée sur les légumes</a></li></ul>

<p>Or donc, j&#39;ai découvert des nouvelles recettes qui étaient ultra bonnes. Progressivement ces recettes ont remplacé les anciennes, et je n&#39;ai plus eu besoin d&#39;acheter de la viande ni du poisson à la maison.</p>

<p>Les premiers repas avec des ami·es à la maison ont été un peu stressant (qu&#39;est-ce qu&#39;iels vont penser ?!), et puis c&#39;est devenu la routine.</p>
<ul><li>Lors d&#39;un WE  avec les copaines, chaque couple gérait un repas, j&#39;ai fait un plat végétarien, sans rien dire, et j&#39;ai mangé les autres plats avec de la viande. En fait, j&#39;étais inquiète, mais j&#39;ai été super agréablement surprise, on était plusieurs à avoir préparé des plats végé, ou avec des options végé 😍.</li>
<li>Ensuite, j&#39;ai commencé à dire vraiment que je ne mangeais plus de viande ni de poisson. Ma crainte était de passer pour la fille chiante et donc ça m&#39;était difficile.<br></li>
<li>Lors d&#39;un colloque à Paris, j&#39;ai amené mon copain et un pote dans un resto végan à Paris, pfiou, ouf, c&#39;était excellent.</li>
<li>L&#39;étape suivante a été de dire à ma belle famille que je ne mangerai plus de viande ni de poisson, même chez elleux.  Encore une fois, la grosse inquiétude de les agacer ou de les “faire chier”.</li>
<li>Et l&#39;étape ultime, au resto avec des clients qui bossent pour la filière agricole, j&#39;ai demandé à n&#39;avoir qu&#39;un plat de pâtes, car il n&#39;y avait pas d&#39;option végétarienne. Spoiler : ça c&#39;est très bien passé, la serveuse a été adorable. J&#39;ai eu l&#39;impression de battre le boss de fin du jeu de l&#39;affirmation de soi 😆.<br></li></ul>

<p>Bref, aujourd&#39;hui je me dis végé et je le vis bien. Je sais que pour la planète ça ne serait pas si grave si une fois de temps en temps je mangeais de la viande, mais je n&#39;en ai plus envie. Je sais que j&#39;emmerde un peu les autres en ne mangeant pas de viande chez eux, ni au resto. Mais je me suis convaincue :</p>
<ul><li>Qu&#39;en faisant ça, je fais évoluer la norme sociale.
<ul><li>Je rends davantage visible les personnes qui ont arrêté de manger de la viande.</li>
<li>Je rends plus facile pour d&#39;autres de se déclarer végé. Ma petite sœur l&#39;était déjà, une collègue aussi, la copine d&#39;un bon copain aussi : ça aide vraiment.</li>
<li>Je rends plus visible pour les restaurateurs·trices l&#39;intérêt d&#39;avoir au moins une recette végé à la carte (et honnêtement, il y a plein de recettes franchouillardes sans viande ni poisson). C&#39;est vraiment tellement plus simple quand il y a une option directement à la carte.<br></li></ul></li>
<li>J&#39;incite mon entourage à essayer de cuisiner une recette végétarienne quand je viens chez elleux, et à se rassurer que c&#39;est possible de recevoir dans ces conditions.
<ul><li>J&#39;ai beaucoup aimé un repas récent chez des ami·es. Elle avait cuisiné des lasagnes “normales” – à la viande, et des lasagnes aux champignons. Tout le monde a adoré la version aux champignons. Double effet kiss-cool. Une autre copine qui était présente et qui, je le sais, essaie de diminuer sa consommation de viande a pu prendre ¾ de lasagne aux champi, ¼ de lasagne à la viande pour ne pas vexer la copine qui cuisinait. Et la copine qui cuisinait a désormais une super recette végé pour recevoir.</li></ul></li>
<li>Je me suis convaincue que ça n&#39;est pas la fin du monde de cuisiner une option végé, et que donc je peux demander ça pour qu&#39;on me permette de suivre mes principes éthiques de vie. Cette évolution s&#39;est faite en parallèle d&#39;un travail sur l&#39;affirmation de soi qui n&#39;est vraiment pas évident, mais que je ne regrette pas !</li></ul>

<h2 id="quelques-ressources-de-recettes-végé-et-ou-végan" id="quelques-ressources-de-recettes-végé-et-ou-végan">Quelques ressources de recettes végé et/ou végan</h2>
<ul><li><a href="https://owiowifouettemoi.com/" rel="nofollow"> Le blog Owi Owi possède pas mal de recettes végé au milieu de recettes classiques</a></li>
<li><a href="https://www.hachette.fr/tops-selections/yotam-ottolenghi-tous-les-livres-du-chef-au-succes-planetaire" rel="nofollow"> Tous les livres du chef Yotam Ottolenghi sont une invitation à cuisiner davantage de légumes et de légumineuses</a>.</li>
<li><a href="https://www.momox-shop.fr/meera-sodha-asie-veggie-120-recettes-de-bombay-a-pekin-spiralbindung-M02381840214.html" rel="nofollow">L&#39;excellent, l&#39;incroyable, livre Asie Veggie de Meera Sodha </a>.</li>
<li><a href="https://thegreenquest.org/fr/" rel="nofollow"> Le blog vegan “The Green Quest” qui m&#39;a fait découvrir la cuisine vegan et m&#39;a fourni toutes les recettes pour les vacances de Noël </a>.</li></ul>

<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Quotidien" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Quotidien</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Societe" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Societe</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Ecologie" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Ecologie</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Politique" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Politique</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/je-suis-devenue-vegetarienne</guid>
      <pubDate>Sun, 16 Mar 2025 11:56:28 +0100</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Travailler moins pour gagner moins</title>
      <link>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/travailler-moins-pour-gagner-moins</link>
      <description>&lt;![CDATA[#Société #Ecologie&#xA;Quand j&#39;ai annoncé ma démission de l&#39;entreprise dans laquelle j&#39;avais un CDI à temps partiel confortable, on m&#39;a demandé mes nouveaux projets. J&#39;ai répondu travailler moins pour gagner moinssup1/sup. &#xA;!--more--&#xA;La décision de travailler moins&#xA;&#xA;Quand j&#39;ai annoncé ma démission, je travaillais à 3/5 dans une petite entreprise et le reste du temps à mon compte. Je passais la plus grande partie de mon temps à gérer de l&#39;organisationnel, de la stratégie, et des relations humaines. J&#39;étais globalement reconnue sur ce que je faisais, et mes conditions de travail étaient très bonnes. Mes projets de fond n&#39;avançaient plus, je n&#39;avais plus le temps d&#39;écrire, j&#39;étais toujours au téléphone quand je m&#39;occupais des animaux pour ne pas perdre de temps. En réalité, j&#39;étais totalement débordée. &#xA;&#xA;J&#39;ai besoin de plus de temps à ne pas travailler&#xA;&#xA;Une fois mon contrat de travail terminé, j&#39;avais enfin du temps. Mais j&#39;avais peur de retomber rapidement dans une nouvelle spirale de trop de travail. J&#39;ai donc commencé un travail sur moi et demandé de l&#39;aide à une psychologue du travail. &#xA;&#xA;Une des premières étapes a été de me demander : De quoi ai-je vraiment besoin ? Quels sont mes besoins ? Comme je trouvais cette question super difficile, j&#39;ai regardé une vidéo super bien sur la recherche de ses valeurs… &#xA;&#xA;a href=&#34;https://www.youtube.com/watch?v=4uChFXXdfN0&#34;Vidéo sur la recherche de ses valeurs /a&#xA;&#xA;La psy proposait de jouer à un petit exercice : &#34;Imaginez que vous avez 90 ans, vous repensez au vous de maintenant, et complétez ces phrases.&#34;&#xA;&#xA;Quand j&#39;avais 40 ans, je passais trop de temps à ... &#xA;Quand j&#39;avais 40 ans, j&#39;aurais du passer plus de temps à ... &#xA;&#xA;Je me suis rendue compte que c&#39;était super facile et immédiat de répondre à ces questions. Je passais trop de temps à travailler, et pas assez de temps seule avec mes animaux. &#xA;&#xA;Maintenant, je ralentis&#xA;Maintenant, j&#39;essaie de sortir du moule dans lequel je suis rentrée avec la prépa, de ce sentiment de n&#39;en avoir jamais fait assez. J&#39;essaie d&#39;accepter des journées moins productives, mais dont je ne sors pas rincée. J&#39;essaie de ne plus être hébétée après avoir tout donné de 9h à 18h. &#xA;&#xA;Voici quelques exemples de ce que ça change en pratique pour moi... &#xA;&#xA;Arrêter les deadlines qui mettent dans le rouge&#xA;&#xA;Par défaut, je me mets la pression pour faciliter la vie des autres. Je perçois très facilement les besoins des autres, beaucoup moins facilement les miens.&#xA;&#xA;Par exemple, je me rappelle m&#39;être levée à 4h du matin pour finir un rendu qui devait permettre au client de livrer son projet dans les temps. Le timing était hyper serré. Il fallait ensuite que le client cravache lui aussi pour tenir les délais. Il n&#39;a pas cravaché, la livraison du projet a été repoussée d&#39;un an, et mon travail sera probablement oublié (mais j&#39;ai été payée, ne pleurnichons pas). &#xA;&#xA;Questionner les autres d&#39;abord pour connaître leurs contraintes&#xA;&#xA;Aujourd&#39;hui, mon objectif est de bien questionner les autres sur leur besoin réel, et ne pas anticiper en proposant une date de livraison. Et je n&#39;y arrive pas encore de manière systématique 😬. &#xA;&#xA;Me questionner moi pour interroger mes besoins&#xA;&#xA;Ma bonne résolution est de me demander : qu&#39;est-ce qui serait confortable comme date de livraison ? Et rajouter au moins une semaine de délai. &#xA;&#xA;Ça commence à venir. &#xA;&#xA;Encourager mon entourage à questionner leurs deadlines, surtout quand elles me retombent dessus &#xA;Un exemple :&#xA;Un militant m&#39;a écrit : &#34;on doit envoyer le mail d&#39;ici ce WE&#34;. &#xA;Je lui ai répondu : &#34;Que se passera-t-il si on envoie ce mail lundi ? Pourquoi faut-il absolument l&#39;envoyer ce weekend ?&#34; &#xA;&#xA;Militer pour le droit à la déconnexion&#xA;&#xA;Avec les messageries instantanée, les mails, nos téléphones trop intelligents, on s&#39;attend à ce que chacun·e réponde dans la demi-heure. &#xA;&#xA;Je milite pour qu&#39;on ait le droit de répondre dans les 24 h aux trucs pressés, et sous une semaine pour les trucs pas urgent. J&#39;essaie aussi de ne pas envoyer de mails le soir et le WE grâce à la fonction envoyer plus tard !&#xA;&#xA;Perdre du temps dans les transports&#xA;À vélo &#xA;Depuis deux ans, on a pris l&#39;habitude d&#39;aller faire nos courses à vélo. En terme d&#39;optimisation de l&#39;agenda, c&#39;est du temps perdu. &#xA;En réalité, c&#39;est un moment de qualité qu&#39;on passe à deux, dans la nature, en faisant un peu d&#39;exercice physique. Que du positif ! &#xA;&#xA;a href=&#34;https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/je-continuerai-meme-si-on-nen-avait-plus-besoin-pour-sauver-le-monde&#34; Article de ce blog où je parle plus longuement de notre choix du vélo/a&#xA;&#xA;En train &#xA;Je ne prends plus l&#39;avion. Je prends le train plutôt que la voiture dès que c&#39;est possible. Et sur ce temps volé à mon quotidien, je dors, je lis, j&#39;écris des articles comme celui-ci. Est-ce vraiment du temps perdu ? &#xA;&#xA;Des plus petites journées de travail &#xA;&#xA;Réduire les horaires&#xA;&#xA;J&#39;ai réussi à bien réduire l&#39;amplitude de mes journées de travail. Je pense que je fais entre 5 et 7 heures de travail intellectuel par jour. Au delà, je n&#39;y arrive de toute manière pas. &#xA;&#xA;Je commence plus tard, je termine plus tôt, et je fais une sieste le midi. Et c&#39;est trop bien 🌞 . &#xA;&#xA;Réduire c&#39;est choisir, et choisir c&#39;est renoncer&#xA;&#xA;Du coup je peux faire moins de trucs 😔 . &#xA;&#xA;Mais en vrai, ça permet de se concentrer davantage sur l&#39;essentiel. En ce moment, la quasi totalité de mon temps de travail est passé sur mon cœur de compétence, ou sur ce que j&#39;aime faire. C&#39;était pour ça que j&#39;avais démissionné, et donc c&#39;est une victoire 🎉 . &#xA;&#xA;Je ne peux pas en dire autant de mon temps bénévole. Ni de mon temps domestique 😬 .&#xA;&#xA;Bref, affaire à suivre &#xA;&#xA;smallsup1/sup Oui, j&#39;ai bien conscience que c&#39;est un truc de grande privilégiée que de pouvoir dire ça. J&#39;en ai tellement bien conscience que c&#39;est en partie ce qui a fait que je me suis interdit de ralentir pendant beaucoup d&#39;années.... Bref, je crois qu&#39;on a le droit de toustes partager nos problèmes, surtout sur un blog que personne n&#39;est obligé de lire... /small&#xA;&#xA;#Quotidien #Politique #Societe #Ecologie]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Soci%C3%A9t%C3%A9" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Société</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Ecologie" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Ecologie</span></a>
Quand j&#39;ai annoncé ma démission de l&#39;entreprise dans laquelle j&#39;avais un CDI à temps partiel confortable, on m&#39;a demandé mes nouveaux projets. J&#39;ai répondu <em>travailler moins pour gagner moins<sup>1</sup></em>.
</p>

<h2 id="la-décision-de-travailler-moins" id="la-décision-de-travailler-moins">La décision de travailler moins</h2>

<p>Quand j&#39;ai annoncé ma démission, je travaillais à 3/5 dans une petite entreprise et le reste du temps à mon compte. Je passais la plus grande partie de mon temps à gérer de l&#39;organisationnel, de la stratégie, et des relations humaines. J&#39;étais globalement reconnue sur ce que je faisais, et mes conditions de travail étaient très bonnes. Mes projets de fond n&#39;avançaient plus, je n&#39;avais plus le temps d&#39;écrire, j&#39;étais toujours au téléphone quand je m&#39;occupais des animaux pour ne pas perdre de temps. En réalité, j&#39;étais totalement <em>débordée</em>.</p>

<h3 id="j-ai-besoin-de-plus-de-temps-à-ne-pas-travailler" id="j-ai-besoin-de-plus-de-temps-à-ne-pas-travailler">J&#39;ai besoin de plus de temps à ne pas travailler</h3>

<p>Une fois mon contrat de travail terminé, j&#39;avais enfin du temps. Mais j&#39;avais peur de retomber rapidement dans une nouvelle spirale de trop de travail. J&#39;ai donc commencé un travail sur moi et demandé de l&#39;aide à une psychologue du travail.</p>

<p>Une des premières étapes a été de me demander : <em>De quoi ai-je vraiment besoin ? Quels sont mes besoins ?</em> Comme je trouvais cette question super difficile, j&#39;ai regardé une vidéo super bien sur la recherche de ses valeurs…</p>
<ul><li><a href="https://www.youtube.com/watch?v=4uChFXXdfN0" rel="nofollow">Vidéo sur la recherche de ses valeurs </a></li></ul>

<p>La psy proposait de jouer à un petit exercice : <em>“Imaginez que vous avez 90 ans, vous repensez au vous de maintenant, et complétez ces phrases.”</em></p>
<ul><li>Quand j&#39;avais 40 ans, je passais trop de temps à ...</li>
<li>Quand j&#39;avais 40 ans, j&#39;aurais du passer plus de temps à ...</li></ul>

<p>Je me suis rendue compte que c&#39;était super facile et immédiat de répondre à ces questions. <em>Je passais trop de temps à travailler, et pas assez de temps seule avec mes animaux</em>.</p>

<h2 id="maintenant-je-ralentis" id="maintenant-je-ralentis">Maintenant, je ralentis</h2>

<p>Maintenant, j&#39;essaie de sortir du moule dans lequel je suis rentrée avec la prépa, de ce sentiment de n&#39;en avoir jamais fait <em>assez</em>. J&#39;essaie d&#39;accepter des journées moins productives, mais dont je ne sors pas rincée. J&#39;essaie de ne plus être hébétée après avoir tout donné de 9h à 18h.</p>

<p>Voici quelques exemples de ce que ça change en pratique pour moi...</p>

<h3 id="arrêter-les-deadlines-qui-mettent-dans-le-rouge" id="arrêter-les-deadlines-qui-mettent-dans-le-rouge">Arrêter les deadlines qui mettent dans le rouge</h3>

<p>Par défaut, je me mets la pression pour faciliter la vie des autres. Je perçois très facilement les besoins des autres, beaucoup moins facilement les miens.</p>

<p>Par exemple, je me rappelle m&#39;être levée à 4h du matin pour finir un rendu qui devait permettre au client de livrer son projet dans les temps. Le timing était hyper serré. Il fallait ensuite que le client cravache lui aussi pour tenir les délais. Il n&#39;a pas cravaché, la livraison du projet a été repoussée d&#39;un an, et mon travail sera probablement oublié (mais j&#39;ai été payée, ne pleurnichons pas).</p>

<h4 id="questionner-les-autres-d-abord-pour-connaître-leurs-contraintes" id="questionner-les-autres-d-abord-pour-connaître-leurs-contraintes">Questionner les autres d&#39;abord pour connaître leurs contraintes</h4>

<p>Aujourd&#39;hui, mon objectif est de <em>bien questionner les autres sur leur besoin réel, et ne pas anticiper en proposant une date de livraison</em>. Et je n&#39;y arrive pas encore de manière systématique 😬.</p>

<h4 id="me-questionner-moi-pour-interroger-mes-besoins" id="me-questionner-moi-pour-interroger-mes-besoins">Me questionner moi pour interroger mes besoins</h4>

<p>Ma bonne résolution est de <strong>me</strong> demander : <em>qu&#39;est-ce qui serait confortable comme date de livraison</em> ? Et rajouter au moins une semaine de délai.</p>

<p>Ça commence à venir.</p>

<h4 id="encourager-mon-entourage-à-questionner-leurs-deadlines-surtout-quand-elles-me-retombent-dessus" id="encourager-mon-entourage-à-questionner-leurs-deadlines-surtout-quand-elles-me-retombent-dessus">Encourager mon entourage à questionner leurs deadlines, surtout quand elles me retombent dessus</h4>

<p>Un exemple :
– Un militant m&#39;a écrit : “on doit envoyer le mail d&#39;ici ce WE”.
– Je lui ai répondu : “Que se passera-t-il si on envoie ce mail lundi ? Pourquoi faut-il absolument l&#39;envoyer ce weekend ?”</p>

<h4 id="militer-pour-le-droit-à-la-déconnexion" id="militer-pour-le-droit-à-la-déconnexion">Militer pour le droit à la déconnexion</h4>

<p>Avec les messageries instantanée, les mails, nos téléphones trop intelligents, on s&#39;attend à ce que chacun·e réponde dans la demi-heure.</p>

<p>Je milite pour qu&#39;on ait le droit de répondre dans les 24 h aux trucs pressés, et sous une semaine pour les trucs pas urgent. J&#39;essaie aussi de ne pas envoyer de mails le soir et le WE grâce à la fonction <em>envoyer plus tard</em> !</p>

<h3 id="perdre-du-temps-dans-les-transports" id="perdre-du-temps-dans-les-transports">Perdre du temps dans les transports</h3>

<h4 id="à-vélo" id="à-vélo">À vélo</h4>

<p>Depuis deux ans, on a pris l&#39;habitude d&#39;aller faire nos courses à vélo. En terme d&#39;optimisation de l&#39;agenda, c&#39;est du temps perdu.
En réalité, c&#39;est un moment de qualité qu&#39;on passe à deux, dans la nature, en faisant un peu d&#39;exercice physique. Que du positif !</p>
<ul><li><a href="https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/je-continuerai-meme-si-on-nen-avait-plus-besoin-pour-sauver-le-monde" rel="nofollow"> Article de ce blog où je parle plus longuement de notre choix du vélo</a></li></ul>

<h4 id="en-train" id="en-train">En train</h4>

<p>Je ne prends plus l&#39;avion. Je prends le train plutôt que la voiture dès que c&#39;est possible. Et sur ce temps volé à mon quotidien, je dors, je lis, j&#39;écris des articles comme celui-ci. Est-ce vraiment du temps perdu ?</p>

<h3 id="des-plus-petites-journées-de-travail" id="des-plus-petites-journées-de-travail">Des plus petites journées de travail</h3>

<h4 id="réduire-les-horaires" id="réduire-les-horaires">Réduire les horaires</h4>

<p>J&#39;ai réussi à bien réduire l&#39;amplitude de mes journées de travail. Je pense que je fais entre 5 et 7 heures de travail intellectuel par jour. Au delà, je n&#39;y arrive de toute manière pas.</p>

<p>Je commence plus tard, je termine plus tôt, et je fais une sieste le midi. Et c&#39;est trop bien 🌞 .</p>

<h4 id="réduire-c-est-choisir-et-choisir-c-est-renoncer" id="réduire-c-est-choisir-et-choisir-c-est-renoncer">Réduire c&#39;est choisir, et choisir c&#39;est renoncer</h4>

<p>Du coup je peux faire moins de trucs 😔 .</p>

<p>Mais en vrai, ça permet de se concentrer davantage sur l&#39;essentiel. En ce moment, la quasi totalité de mon temps de travail est passé sur mon cœur de compétence, ou sur ce que j&#39;aime faire. C&#39;était pour ça que j&#39;avais démissionné, et donc c&#39;est une victoire 🎉 .</p>

<p>Je ne peux pas en dire autant de mon temps bénévole. Ni de mon temps domestique 😬 .</p>

<p>Bref, affaire à suivre</p>

<p><small><sup>1</sup> Oui, j&#39;ai bien conscience que c&#39;est un truc de grande privilégiée que de pouvoir dire ça. J&#39;en ai tellement bien conscience que c&#39;est en partie ce qui a fait que je me suis interdit de ralentir pendant beaucoup d&#39;années.... Bref, je crois qu&#39;on a le droit de toustes partager nos problèmes, surtout sur un blog que personne n&#39;est obligé de lire... </small></p>

<p><a href="/depuis-les-gorces/tag:Quotidien" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Quotidien</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Politique" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Politique</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Societe" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Societe</span></a> <a href="/depuis-les-gorces/tag:Ecologie" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">Ecologie</span></a></p>
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      <guid>https://blogz.zaclys.com/depuis-les-gorces/travailler-moins-pour-gagner-moins</guid>
      <pubDate>Tue, 04 Mar 2025 22:14:32 +0100</pubDate>
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