yamanashi

chronique

#CHRONIQUE Mardi 1 septembre 2026

Ces vacances 2026, ont été placées sous le signe du repos. Repos pour évacuer la fatigue liée à l’année scolaire. Repos afin de moins souffrir des vagues de chaleur. Repos lié à la convalescence due à mon intervention chirurgicale. J’ai profité de ces longues semaines d’inactivité forcée pour me remettre à l’écriture. Quel plaisir d’écrire ma chronique estivale hebdomadaire ! Cela m’a donné envie de continuer de trimballer mon carnet de notes et mon appareil photo avec moi. J’en ai profité pour reconstruire mon blog en utilisant des logiciels libres. Ensuite, j’ai lu, beaucoup lu. J’ai abusé du site en ligne « lichess.org ». Mes nombreuses parties perdues contre l’ordinateur m’ont permis de progresser au jeu d’échecs. Sept semaines après l’opération, j’ai revu le chirurgien à l’hôpital de Saint-Palais. Le bilan de l’intervention est bon. J’ai l’autorisation de refaire du sport. Je vais retourner enfin à la piscine. Il m’est toujours conseillé d’être prudent et d’éviter de porter de lourdes charges. Une surveillance des douleurs ventrales reste nécessaire. Le corps parle. Je dois l’écouter. La préparation d’une rentrée scolaire est un travail de longue haleine. La première activité consiste à ranger mon ordinateur. Depuis de nombreuses années, mes cours et leçons sont numérisés. Ils projetés au tableau blanc grâce à un Vidéo Projecteur Interactif. J’ai donc complètement réorganisé mes dossiers. J’ai fait le point sur ce qui avait fonctionné, ce qui avait moins bien fonctionné. Quand ce travail d’inventaire a été réalisé, j’ai fait une sauvegarde complète de mon ordinateur sans oublier mon nuage (cloud) sur le serveur de l’Éducation Nationale. On n’est jamais trop prudent ! De nouveaux programmes ayant été mis en place, j’ai acheté de nouveaux manuels que j’ai étudiés. Ils seront la trame de mon année scolaire à venir. J’ai également échafaudé des projets qui pourraient motiver les élèves. La dernière semaine a été consacrée à la préparation de la classe : les cahiers, les manuels, les photocopies, les affichages, l’administratif... Le mardi 1er septembre, j’ai accueilli mes nouveaux élèves, enrichi et boosté par ces belles vacances estivales.

Fin.

#CHRONIQUE Mardi 25 août 2026

Road trips en anglais, même si nous sommes davantage trips (excursions) que road (route). Direction le camping d’Iscoo où nous avons enfin réussi à réserver 2 nuits. Après une heure et 45 minutes de voiture, nous nous installons en bordure de terrain. Le paysage est montagnard. Les nuages couvrent les sommets et redescendent petit à petit pour nous envelopper dans une fine bruine. Nous sortons le pantalon et le tricot. Après ces vagues de chaleur sans fin, c’est une renaissance. Bière et cacahuètes célèbrent cet événement avant le pique-nique. Le réveil est tardif. Franc Soleil sans aucun nuage. Beaucoup de voisins ont déjà décampé pour partir à l’assaut de lacs ou sommets. Ce camping est vraiment unique : calme, nature, simplicité. Pendant qu’un flot de voitures et de motos empreinte la route du col d’Aubisque, nous descendons à pied par la promenade Eugénie vers les Eaux-Bonnes. Station thermale mondaine il y a plus de 150 ans, elle essaye de capter un maigre pourcentage du flux de touristes. A l’heure de l’avion, de la vitesse et des réseaux sociaux son charme suranné et ses grands hôtels abandonnées ne font plus rêver. Tant mieux pour nous. La nuit nous offre un superbe cadeau. Le ciel est constellé d’étoiles. La Petite Ourse et Cassiopée sont à peine visibles, noyées au milieu de milliers de soleils. La Voie Lactée illumine la nuit. Revenus à Orthez le temps des orages, nous mettons le cap vers le Gers en fin de semaine. Nous traversons d’immenses vallons de grandes cultures, souvent déjà récoltées. Nous stoppons dans une bastide pour nous dégourdir les jambes et prendre le temps d’arriver. Evelien et Randy, jeune couple néerlandais, nous accueillent à Cézan. J’avais découvert ce camping il y a 20 ans en me rendant au festival d’astronomie local. Les nouveaux propriétaires allient sourire, sens de l’accueil et dynamisme. Nous prenons date pour l’année prochaine. Pourquoi pas animer une balade céleste en anglais pour les campeurs ? A Fleurance, Jean-Claude 85 printemps dont 71 derrière le fauteuil, rafraîchit ma coupe de cheveux. La halle-mairie est toujours en travaux. Les délicieux melons sont à 1 € pièce à la fin du marché. Les terrasses des cafés sont bondées. La librairie La Méridienne propose un salon confortable et quantité d’ouvrages à lire pour les prochaines mois. Plus loin, Lectoure offre une vue unique sur les environs. Nous faisons un coucou à Myriam et sa famille... Les anglo-saxons utilisent un nouveau terme : coolcation. C’est la contraction de « cool » et de « vacation » (vacances).

A suivre.

#CHRONIQUE Mardi 18 août 2026

Orthez est situé légèrement au-dessus de la bande de totalité de l’éclipse solaire. Le mercredi 12 août 2026, le Soleil y sera occulté à 99 %. Prendre la voiture pour se rendre en Espagne permettrait d’observer ce spectacle exceptionnel. Malheureusement, nous n’avons pu effectuer de repérages. L’éclipse aura lieu juste avant le coucher de Soleil. Je ne me sens pas capable de faire l’aller pendant la canicule et de revenir dans la nuit. Je réfléchis à un endroit adapté à une observation au ras de l’horizon. Il s’agit forcément d’un point haut. Je pense à une plateforme d’observation située dans le bois de Laqueyre, au Nord de la Ville. Les préparatifs commencent en même temps que l’étude quotidienne de la météo, une semaine avant le rendez-vous. J’écoute et je réécoute le podcast « éphémérides » de l’Association Française d’Astronomie. Je lis le livre « les soleils noirs » des éditions Stelvision. N’étant pas équipé en matériel d’observation solaire, je décide de me concentrer sur le visuel. Nous possédons des Viséclipse depuis plusieurs années. Ce sont des verres de soudeurs de grade 14 teintés dans la masse. Il se sont pas sensibles au rayures. Ils sont réutilisables et permettent d’observer le Soleil en tout sécurité. Le 12 août 2026, la fièvre de l’éclipse gagne le pays. C’est devenu LE sujet de conversation. Ma marche matinale autour du lac de l’Y a pour but de repérer un lieu d’observation plus proche. Je suis saisi par la couleur du feuillage des arbres qui vire au jaune voire au marron. Nombre d’entre eux se mettent en sécurité. Pour éviter de perdre trop d’eau par évapotranspiration, ils se débarrassent de leurs feuilles. Les vagues de chaleur successives font souffrir la nature qui prend des apparences automnales. Le niveau du lac a baissé. Les 2 pieux, dont les sommets sont habituellement à peine visibles, sont complètement émergés. Je décide de rejoindre la tour Moncade par le chemin du bois. Je suis accueilli par 3 hommes en armes, un frappeur de monnaie… La troupe médiévale qui anime la journée s’est mise à l’orée des arbres pour éviter les fortes chaleurs. Je continue vers les vignes. Le point de vue est sympathique : l’horizon ouest est complètement dégagé et offre en plus une belle vue sur les toits du centre ville. J’hésite. Plus loin, le Maire a fait afficher une interdiction de stationnement sur le chemin : risques d’incendies. La météo annonce un franc Soleil et 36° C ! Vers 19 heures 40, nous posons nos affaires dans un pré à proximité du lac de l’Y. Nous sommes seuls. La Lune commence à traverser le disque solaire par la droite. Nous pique-niquons tout en observant le phénomène avec nos Viséclipse. La lumière autour de nous change. La surface solaire visible diminue régulièrement. La Lune passe très légèrement en dessous de notre étoile. Nous n’avons pas droit à un Soleil Noir mais à un magnifique diadème. La lumière devient irréelle, entre sépia et crépusculaire. Lentement la surface solaire commence à augmenter à nouveau. Le soleil, encore en partie éclipsé, passe derrière les arbres. Nous restons un long moment à attendre l’apparition de la planète Vénus. Nous rentrons doucement en gardant ces belles images dans nos têtes.

A suivre.

#CHRONIQUE Mardi 11 août 2026

Depuis le 5 juillet 2026, nous n’avons plus campé ! Notre compteur s’est arrêté à 11 nuitées en 2026. Je possède un Kangoo long (version rallongée de 40 centimètres par rapport au Kangoo classique) depuis la fin 2020. Nous l’utilisons pour camper l’été dans le Gers une dizaine de jours ainsi que quelques week-end. Bon an mal an, nous dormons une vingtaine de nuitées dans la voiture. L’année 2026 a changé nos habitudes. Auvent, mini-table et mini-chaises, popote, matelas, nécessaire de toilette… le véhicule est pré-équipé pour partir sur le champ. Nous avons donc profité du printemps sec pour sortir dès que possible. Nous avons fait de très belles marches au bord de l’océan entre Saint-Jean-de-Luz et Biarritz. Nous nous sommes baignés à Socoa. En juin, nous avons même campé 2 vendredis soir à Salies de Béarn : piscine, pizza, dodo, marché le matin dans la ville et retour à Orthez avant les fortes chaleurs. Début juillet, le premier week-end des vacances scolaires, nous avons fait un aller-retour dans le Gers. Il s’agissait de profiter un maximum de la nature avant l’été caniculaire et ma convalescence. La première tentative de sortie a eu lieu au début du mois d’août. Il faut jongler avec les rendez-vous : plombier, permanence à l’AMAP les mercredis soirs, jours trop chauds ou bien orageux. J’appelle un premier camping au-dessus des Eaux-Bonnes, en pleine montagne. La réponse est immédiate : C’est complet. Il n’y a pas de surprise, au début de mois d’août notre nomadisme se confronte à la réalité. Les français sont de plus en plus addicts aux vacances en hébergements légers. Trouver un emplacement à la montagne sera difficile. Je tente un second camping dans une vallée plus sauvage. Bingo ! Nous prenons le chemin du camping Ibarra à Sainte-Engrâce. Nous ne dormons qu’une nuit mais le propriétaire nous propose un emplacement de choix : tout au fond, au bord du gave. Des enfants jouent dans l’eau, un pêcheur fait aller et revenir sa mouche espérant qu’une truite morde au leurre, des familles lisent, jouent ou rêvent sur la berge. La fraîcheur de l’onde se sent jusqu’à notre emplacement. Ce soir nous serons bercés par le bruit de l’eau. Adolescent, je lisais le magazine Géo. Ce village souletain, territoire à la marge du Pays Basque français, de la France et surtout du temps avait eu droit à un bel article pour le premier exemplaire. Pour son numéro 100, le magazine avait fait son « retour à Sainte-Engrâce », détaillant les changements 10 ans plus tard. Aujourd’hui, ils seraient encore plus nombreux. Cependant, la vallée reste toujours aussi superbement isolée, à l’exception des spéléologues en quête d’aventures souterraines. Malgré un été confiné dans notre appartement, nous espérons tout de même faire 20 nuitées en 2026 !

A suivre.

#CHRONIQUE Mardi 4 août 2026

Que faire pendant les vacances estivales lorsqu’on veut éviter les lieux surfréquentés comme les plages, les montagnes ou bien l’Espagne ? Le patrimoine historique orthézien est riche. L’ancienne capitale du Béarn abrite la tour Moncade, un pont médiéval parfaitement conservé, la maison Jeanne d’Albret qui accueille le musée du protestantisme, l’Hôtel de la Lune (ancienne maison forte)… Le Plan Local de Randonnée relie tous ces sites visitables. A moins de 30 kilomètres d’Orthez, le petit village landais de Brassempouy est mondialement connu ! C’est dans une grotte de ce village qu’a été retrouvé la plus ancienne sculpture de visage humain. Il s’agit d’une figurine plus petite que le pouce. Sa finesse nous interpelle 30 000 ans plus tard. Découverte en 1894 par Édouard Piette, l’originale en ivoire de mammouth, est visible à Saint-Germain-en-Laye. Les médiateurs prolongent la visite du musée par des ateliers dans l’Archéoparc : allumage d’un feu par percussion, chasse préhistorique avec le tir au propulseur, gravure sur pierre, peintures préhistoriques ou même fabrication d’un bijou. Les animations sont une autre source de découvertes. Chaque ville ou village propose des programmes estivaux variés autour des lieux culturels, du patrimoine historique voire des fêtes locales. Après la projection du film d’animation « In waves » au cinéma, nous avons pu faire un atelier création de storyboard. Dans le village de Laàs, le château local possède un magnifique parc qui domine le gave de Pau. Celui-ci est devenu le Château des énigmes : 27 jeux sur le thème de la magie permettent de passer plusieurs heures très actives pour le plaisir des familles. Point culminant de la semaine, nous avons passé une nuit dans une cabane à Arcangues. Accueillis par Carole, nous avons commencé par découvrir le parc. Xabi, son frère, est charpentier, couvreur/zingueur et technicien cordiste. Il a construit en tout une centaine de cabanes, toutes uniques, avant de revenir au Pays-basque. Dans la forêt de 9 hectares, il y a 7 cabanes comme les 7 provinces basques. Six sont réellement perchées, accessibles avec des tyroliennes, des échelles ou des escaliers. La septième, la notre, est plus familiale et accessible en fauteuil roulant grâce à un ponton sur pilotis. Sa particularité : elle est complètement vitrée sur 2 façades. Nous sommes dans les arbres. La nature nous entoure. Le matin, nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse grâce à un panier rempli de produits locaux : jus de pommes biologique, yaourt fermier, confitures… Cette entreprise familiale sait tisser des liens pour un développement durable. Nous quittons la cabane Lapurdi (Labourd) et rejoignons Bayonne (Lapurdum en romain). Nous déambulons dans son marché et la rue d’Espagne, visitons le cloître avec les artisans d’arts et découvrons sa nouvelle médiathèque.

A suivre.

#CHRONIQUE mardi 28 juillet 2026

Le mot canicule vient de l’astronomie. Les Égyptiens, et plus tard les Romains, avaient observé que l’apparition à l’aube de l’étoile Sirius (Canicula), étoile principale de la constellation du Grand Chien (Canis), coïncidait avec la crue du Nil, le solstice d’été et les fortes chaleurs. Nos marches matinales permettent des observations plus triviales : les immanquables promeneurs de chiens, les agents d’entretien aux horaires adaptés, les sportifs respectueux de leur santé, les séniors matinaux… Le matin, les rues sont loin d’être désertes. Une adaptation forcée est en marche. Les corps reprennent leur respiration en profitant de l’air plus frais avant l’inexorable remontée du mercure qui contraint les non actifs à déserter les rues et à se confiner chez eux. L’expression « on ne peut rien faire », entendue dans de nombreuses conversations, illustre un réflexe de survie. Avec les vigilances rouges, la sieste devient une parenthèse bienvenue et nécessaire. Qui aurait pu prédire ces canicules ? Les rapports du GIEC et les climatologues expliquent et documentent le réchauffement climatique depuis des années. Nos hommes politiques et la majorité des électeurs regardent ailleurs. L’écologie est clivante. Elle n’est pas consensuelle. Orthez attend toujours son « contournement » comme l’OM son « grand attaquant ». Ces canicules sont éprouvantes ! Dans notre appartement, pourtant récent, la température peut atteindre rapidement 30 degrés quand les températures extérieures dépassent 35 degrés. La climatisation n’est pas possible car incompatible avec le règlement de copropriété et les recommandations des architectes des bâtiments de France. Heureusement, il reste une multitude de moyens classiques. D’abord, un large store stoppe les rayons solaires. Ensuite, nous avons équipé nos baies vitrées de « sudaré ». Ces stores japonais en roseaux, filtrent une seconde fois les rayons solaires tout en conservant une certaine clarté à l’intérieur. Nous avons commandé un second ventilateur. La marmite norvégienne qui permet de limiter les temps de cuisson des aliments évite de surchauffer inutilement la cuisine. L’ouverture nocturne des fenêtres fait baisser momentanément la température avant une nouvelle journée de fournaise. Enfin, la piscine municipale, la médiathèque, le cinéma ou même les centres commerciaux peuvent apporter un soulagement. A la veille de la 4e canicule, les gigantesques feux de forêt ne sont toujours pas circonscrits. L’activité économique et même certains loisirs sont impactés. Inconsciemment, nous avons changé nos habitudes. Nous sommes plus souples. Nous campons lors des beaux week-ends au printemps ou à l’automne. Nous ralentissons nos activités l’été. Inutile d’aller en Provence. Avec le changement climatique, les cigales ont posé leurs valises à Orthez !

A suivre.

#CHRONIQUE mardi 21 juillet 2026

Avec les chaleurs écrasantes de l’été 2026, « marcher à la fraîche » devient une nécessité et un plaisir. Dès que nous sommes réveillés, nous enfilons nos chaussures de sport. Équipés d’un simple « tote bag », le plus léger possible, nous nous élançons à travers les rues orthéziennes. Elles sont déjà animées. Dans l’hypercentre, les cafés sont souvent ouverts. Chaque matin, nous hésitons entre Jean-Jean, Gaston, Bertin, les Piétonnes. Le Garage ou bien l’Endroit ouvrent plus tard. Mais notre préférence va à la Brûlerie du Béarn. On y sert le café le plus cher. Mais c’est aussi le meilleur ! Les bistros traditionnels offrent de belles terrasses. Quel bonheur de prendre son café le matin, de discuter avec des amis, de lire le journal, de prendre son temps ! En fin de matinée, nous remontons tranquillement vers l’appartement avant les premières chaleurs. Les marchés du mardi et du samedi (producteurs locaux) sont l’occasion de belles rencontres. Les produits de saison font plus envie les uns que les autres : légumes, fruits, fromages… Chaque producteur ou artisan fait vivre l’économie locale en privilégiant les circuits courts avec des produits peu transformés. En périphérie, les zones commerciales grossissent attirant les consommateurs assoiffés de produits transformés, venus parfois de l’autre bout du monde et vendus à des prix imbattables. Choc inégal ! La marche est addictive. Elle donne envie de voir plus loin. Nous osons les lacs. Le Lac de l’Y ou du Grec s’étire au Nord-Ouest de la cité. Il y a plusieurs dizaines d’années, les orages faisaient grossir un ruisseau qui inondait un quartier d’Orthez. Cette menace a été annihilée par la construction d’un barrage qui a donné naissance au lac. Situé au pied de la tour Moncade, le donjon du château où vécut Gaston Fébus, il permet une très agréable balade en pleine nature à deux pas du centre ville. Le lac d’Orthez-Biron est plus lointain. La passerelle restaurée d’une ancienne friche industrielle permet de le rejoindre en moins d’une heure. Nos marches locales ont été prolongées par le bus ou le train. La ligne régionale 523 relie Orthez à Salies-de-Béarn et Sauveterre-de-Béarn. Son terminus est Saint-Palais. Nous avons flâné dans cette très jolie petite ville basque. Le train propose 3 villes à moins d’une heure d’Orthez : Dax, Pau et Bayonne. Nous avons déambulé dans les rues de cette dernière remplies d’effluves post-festivités. Nous y reviendrons à la saison calme. La marche est un médicament. La marche est une échappée. Mettre un pied l’un devant l’autre est un présent.

A suivre.

#CHRONIQUE mardi 14 juillet 2026

Après plusieurs mois de douleurs aux aines, j’ai été opéré d’une hernie inguinale. L’intervention s’est bien déroulée. En revanche, c’est repos forcé depuis. Repos avec diverses interdictions fortes comme le bain ou bien la piscine. Je ne dois pas porter le moindre poids pendant 7 semaines. Cela peut avoir du bon, je suis dispensé de passer l’aspirateur :–) Dans les faits, je dors beaucoup. Les vagues de chaleur n’aident pas à l’activité. J’ai fini l’année scolaire fatigué. Les médicaments anti-douleurs post opératoires font office de somnifères. Petite marche le matin à la fraîche... et puis plus rien. La marche est conseillée pour remettre les tissus en place. Avec modération bien sûr. Chaque marche permet d’atteindre un bar où nous prenons un café allongé. Puis, nous lisons le journal ou faisons un sudoku avant d’envisager le retour. Quand nous rencontrons des connaissances, j’ai droit à une petite réflexion du style « On fait du tourisme ! ». Je préfère ne pas répondre. Je me rappelle de ce samedi noir, où j’ai réussi à aller au marché mais j’ai « coincé » au retour. J’ai été doublé par un « papy » avec des chaussettes de contention. Avec humour, il avait annoncé son action improbable : « Je mets le clignotant pour doubler ». Heureusement, j’ai réussi à le rattraper plus loin lorsqu’il a sorti son smartphone ! Michelle a beaucoup de patience. Elle nous conduit au cinéma. Nous y profitons de la climatisation. Nous faisons partie des spectateurs ayant plébiscité les films longs sur « De Gaulle ». Nous regardons également quelques longs métrages en rattrapage au vidéo-projecteur. Nous diminuons notre pile de livres à lire pendant l’été. Pour finir, je joue aux échecs en ligne mais je me fais systématiquement battre par l’ordinateur malgré des réglages peu flatteurs : niveau 1 ou débutant. Si le temps le permet (si la chaleur diminue), nous reprendrons le chemin du camping un peu plus tard. J’espère même mener une expédition en Espagne pour assister à l’éclipse de Soleil du 12 août.

À suivre.

#CHRONIQUE juin 2024

Dimanche 9 juin 2024, Emmanuel Macron décide de dissoudre l’Assemblée Nationale. Les 7 premières années de son double quinquennat ont été marquées par plusieurs crises sociétales : les gilets jaunes, les banlieues, les actions écologistes, les agriculteurs… Chaque épisode a profondément divisé notre pays. La violence exprimée lors des manifestations a marqué les esprits. En plus de ces chocs, la France, comme les autres pays, a été ébranlée par des crises majeures : la COVID, les pénuries, le conflit russo-ukrainien, l’inflation, le conflit israélo-palestinien…

Grâce à une base électorale solide de 25 %, Emmanuel Macron a habillement manœuvré pour être élu 2 fois de suite Président de la République. Mais celui qui présentait les choix économiques « mainstream » a fait exploser la dette du pays. Les efforts demandés aux français paraissent aujourd’hui très douloureux alors que des richesses colossales s’accumulent par ailleurs. Au soir du 9 juin 2024, le socle électoral de l’ancienne majorité présidentielle ne s’élève plus qu’à 15 %. Les extrêmes de droite et de gauche sont en tête. La France connaîtra-t-elle une nouvelle cohabitation ? L’Assemblée Nationale devra-t-elle trouver une coalition pour gouverner ? Quel sera le programme du prochain gouvernement ? Il est impossible de répondre à ces questions aujourd’hui.

A quelques semaines des jeux olympiques le pays est divisé. Je pense aux paroles de la chanson « Le pays va mal » de Tiken Jah Fakoly cliquez ici pour voir la vidéo

Le pays va mal Le pays va mal Le pays va mal De mal en mal Mon pays va mal

Avant, on ne parlait pas De nordistes ni de sudistes Mais aujourd'hui, tout est gâté L'armée est divisée La société est divisée Les étudiants sont divisés Même nos mères au marché Sont divisées

Mon pays va mal

Les USA ont survécu au trumpisme. L’Angleterre trouve un nouvel équilibre après le Brexit. La France se remettra de la dissolution. Au niveau des individus, des solutions existent. Elles reposent sur des qualités universelles : la générosité, la curiosité, l’envie d’apprendre, le « faire », la poésie...