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#SAVOIRS automne 2026

Au faite de sa renommée, Louis XIV reçoit en cadeau la plus grande paire de globes jamais réalisée. Ils ont été conçus par le cosmographe Vicenzo Coronelli entre 1681 et 1683. Leur charpente en bois est recouverte de plusieurs couches de toiles et de plâtre. Ils ont un diamètre de 4 mètres et pèsent plus de 2 tonnes. Ils n’ont pu être installés au château de Versailles à cause de leur taille exceptionnelle. Longtemps conservés dans des caisses, ils sont visibles à la BnF (bibliothèque nationale de France) depuis 2006. Le globe terrestre présente les terres connues à la fin du XVIIe siècle. Il intègre des découvertes récentes comme le fleuve Mississippi ou bien celles dans le détroit de Magellan. De nombreux textes calligraphiés et dessins donnent des renseignements afin de favoriser les échanges commerciaux. Il donne l’image d’un monde riche et pacifié sous l’égide (la protection) de Louis XIV. Le globe céleste présente 1880 étoiles et planètes disposées dans le ciel telles qu’elles étaient le jour de la naissance du Roi Soleil en 1634. Elles sont représentées par des bossettes (petits clous à tête ronde) proportionnelles à la taille des étoiles. Il y a aussi 70 constellations et des comètes. Le Soleil coulisse le long de l’écliptique et traverse les diverses constellations du zodiaque. Dans la dédicace, Coronelli précise que « La naissance de Louis XIV est le plus beau cadeau que le ciel ait pu faire à la Terre. » (d’après une vidéo de la BnF)

#NOTE automne 2026

Automne 2025. Nous sommes au comptoir de la brasserie “A la Tour Eiffel”, rue des entrepreneurs dans le 15e arrondissement. Nous prenons une boisson et observons le va et vient des employés qui s’affairent. Après le service de midi, le rythme ralentit un peu. Un homme barbu semble diriger l’équipe. Ses ordres sont brefs et précis. Il veille à ce que les clients n’attendent pas et que le service soit impeccable. Il s’approche de nous et prend le temps d’échanger quelques phrases. Nous le félicitons pour son magnifique comptoir. Il nous fait faire quelques pas pour présenter la signature de la société à l’origine de cette réalisation : les ateliers Nectoux à Puteaux. Le site internet présente un historique de la société. Fondée en 1930, elle déménage à Dax en 2012. Elle obtient le label EPV : Entreprise du Patrimoine Vivant. Elle réalise une dizaine de comptoirs par mois, tous fabriqués à la main sur mesure. Ces comptoirs réalisés en étain, doivent leur surnom à la déformation du mot « Zinn » signifiant « étain » en allemand. C’est un métal non oxydable, alimentaire, antibactérien et antiseptique. Gris clair, il se patine avec le temps. A l’automne 2026, nous essayons de trouver d’autres “Zinc”. A partir du site internet présentant quelques réalisations, j’établis une liste. Outre le « café Coutume » installé sous la coupole des Galeries Lafayette, je place des croix sur la carte de Paris. Mais nos excursions nous éloignent de ces lieux. Finalement, nous découvrons d’autres brasseries au hasard de nos marches. Chez « Arthur et Juliette », que nous connaissions déjà, suite à un article du journal Le Monde. Le magnifique « café Francœur » à Montmartre. La brasserie « La Source », plus sélecte, aux Invalides. Une dernière est repérée entre la BNF et la Porte de Versailles lors de notre retour à pied. Ces comptoirs nous inspirent. Je garde dans ma tête le projet d’une visite des ateliers à Dax.

#NOTE automne 2026

Pendant la guerre de 100 ans, les rois possèdent plusieurs châteaux en Île de France. Si l’on ajoute le département de l’Oise actuel, cela correspond à la surface du domaine royal de l’époque. A Paris, les monarques logent à la Conciergerie, sur l’île de la Cité. A Vincennes, la première construction devient une résidence royale de villégiature en 1180, sous le règne de Philippe Auguste. Saint Louis y séjourne souvent. Charles V décide de transformer le pavillon de chasse en véritable château. A la première fortification déjà respectable, il ajoute le plus haut donjon d’Europe. Une muraille de 1 500 mètres de long, avec 9 tours monumentales, complète l’ensemble. Une réplique de la Sainte Chapelle (sur le modèle de l’originale de l’île de la Cité) est construite. Elle accueille une relique : une épine de la couronne du Christ ramenée par saint Louis. Charles V, le sage, y possède une bibliothèque de 500 ouvrages. Elle sera à l’origine de notre Bibliothèque Nationale. Malade, il meurt assez jeune à 42 ans. Il est enterré avec son connétable, Bertrand Du Guesclin, à la basilique Saint-Denis. Après un début de règne « normal », son fils Charles VI sombre dans la folie. Les anglais en profitent pour relancer la guerre de 100 ans. Les rois de France s’établissent à Blois puis dans les châteaux de la Loire. Sous Louis XIV, l’architecte Louis Le Vau fait construire le pavillon du Roi et de la Reine. Le donjon de Vincennes est aménagé en prison royale dès le XVIIe siècle. Les prisonniers politiques sont de haute naissance. Ils achètent certaines commodités comme des meubles ou des serviteurs. Parmi les plus célèbres : Nicolas Fouquet (surintendant de Louis XIV et propriétaire du château de Vaux-le-Vicomte), Diderot, le Marquis de Sade, Chateaubriand... La prison sera utilisée jusqu’à la Commune en 1871.

#NOTE automne 2026

Ces vacances d’automne 2026, nous foulons les rues de Paris. Hébergés dans l’appartement d’une amie, nous profitons de notre séjour pour visiter des musées, voir des expositions, rencontrer des amis, faire du shopping. Habiter à la campagne et avoir la possibilité d’investir la capitale pendant quelques jours est une chance, un luxe. Chaque année, nous complétons notre liste de coups de cœurs. Nous observons des évolutions ou changements, élargissons notre connaissance des quartiers à partir de la Porte de Versailles. Aidés par notre carte, nous laissons nos pas guider nos découvertes. Progressivement, nous nous lançons dans de longues marches, traversées : – la rue de Vaugirard (la plus longue de Paris) jusqu’à l’île de la Cité, – ligne de métro 12 jusqu’à Montmartre puis retour par le jardin des Tuileries, – le même point de départ puis retour par le Grand Palais, – les quais de la Seine jusqu’à la gare de Lyon, – le château de Vincennes puis retour en passant par la coulée verte, – les boulevards du Sud et du Sud-Est en suivant la ligne de tram, – la BNF puis retour par les avenues de Tolbiac, d’Alesia et de la Convention, – ... Le temps change. Heureusement, nous avions pris nos plumettes sans manche. Elles sont doublées d’un imperméable. Nous acceptons volontiers bonnet et gants. Le ciel est bas et gris, sans pluie. Le vent s’engouffre dans les rues. Les feuilles commencent à tomber. Les terrasses des cafés ne sont plus réservées qu’aux fumeurs tandis que nous faisons des pauses avec la clientèle à l’intérieur. Nous aimons l’automne à Paris.

#DÉCOUVERTE automne 2026

Li auto, Lynk and Co, GAC, Zeekr, Denza, Aito, Chery auto, Omoda, Jaecco, Leapmotor, Xpeng, BYD... Il y a plus de 100 constructeurs automobiles en Chine. Leur marché national étant en récession, ils cherchent de nouveaux relais de croissance à l’étranger. Dès le premier pavillon, ils annoncent la couleur : 15% du marché européen ne leur suffisent pas. Pour eux, c’est une question de survie. Le public semble suivre leur frénésie de nouveautés. C’est la course à la taille ou au nombre d’écrans, les spécifications techniques s’améliorent chaque trimestre (le temps de recharge des batteries devient inférieur à 10 minutes), les modèles rivalisent de confort, les options payantes chez les grands constructeurs européens sont ici en série... Résultat, les véhicules exposés se ressemblent : toujours plus grands, toujours plus gros, toujours plus lourds, toujours plus confortables. A l’opposé, la nouvelle Smart (appartenant à un groupe chinois) coche toutes les cases de la mobilité urbaine mais ne séduit pas la foule. Dans le groupe Renault, la marque éponyme continue de surfer sur la vague nostalgie. Après le succès de la R5, la sortie plus discrète de la 4L, la nouvelle Twingo fait tourner les têtes avec ses couleurs vives et sa bouille craquante. Les concepts cars E-space, Super 5 GT ou R8 Gordini maintiennent le désir. Mais le prix d’une Clio haut de gamme, plus de 30 000 euros, renvoie les potentiels acheteurs vers la marque bon marché du groupe : Dacia. Ici la Sandero débute à 14 000 euros. L’inflation des normes et des aides à la conduite obligatoires a fait grimper le tarif de 3 000 euros en 3 ans. La marque Alpine, 100 % électrique, espère se faire un avenir mais la conversion à la « watture » l’éloigne des standards de légèreté qui ont crée le mythe. Dans le groupe Stellantis, les étoiles palissent. Citroën cherche une synthèse entre Renault (revival) et Dacia (low cost) en réinventant la 2 CV. Sa date de commercialisation lointaine, en 2028, fait craindre le pire pour la marque dont les investissements sont vampirisés par DS automobiles. Fiat, en forme, se développe vers le low cost (grande Panda, Grizzli) sans retrouver ses chiffres de ventes des années 2000. Peugeot joue la carte du haut de gamme mais son plan produit reste modeste. En Amérique, Jeep et RAM ressortent les grosses cylindrées qui séduisent toujours alors que le prix des carburants flambe. Le groupe Volkswagen, ancien leader mondial, essaie de capitaliser sur ses véhicules électriques en sortant une seconde génération. Progressivement les ID 3, ID 4, ID 5 et ID 6 plutôt confidentielles sont remplacées par l’ID Polo, l’ID Tiguan... Skoda, avec son rapport qualité prix avantageux, gagne des parts de marché. Cupra devient une marque à part entière alors que sa maison mère Seat sombre. Audi voit ses ventes chuter en Chine, son premier marché. Le numéro 1 mondial actuel, Toyota, a préféré ignorer l’évènement, tout comme BMW. Le dernier pavillon présente une nouvelle flopée de constructeurs chinois : 4x4 essence XXL, utilitaires électriques, monospace de luxe... Ils couvrent toutes les niches. Dans un coin, la marque française Killow présente sa “Bagnole”. Son slogan : moins c’est mieux. Moins de poids. Moins de dégâts, Moins de bruit. Moins d’énergie. Moins de stress. Son modèle existe en 2 versions : L6E (limité à 45 km/h) et L7E (limité à 80 km/h). Killow devance l’Europe qui réfléchit à une nouvelle catégorie de véhicules plus légers, moins sophistiqués, plus accessibles financièrement, à la manière des « Keicars » japonaises. En sortant du mondial de l’auto, la tour Triangle en construction domine le futur parc des expositions. Les bâtiments 1, 2 et 3 vont bientôt sortir de terre. Ils accueilleront le Mondial de l’auto 2028. Killow y présentera-t-il une Bagnole 2 ? Rien n’est moins sûr !

#SAVOIRS mars-avril 2026

Le journal Le Monde a publié une série sur les gourous de l’IA au printemps 2026 (du jeudi 26 mars 2026 au mardi 7 avril 2026)

synthèse : 1/9 : Sam Altman (fondateur d’OpenAI) L’apôtre de la surperintelligence estime que le travail humain sera surpassé en tous les domaines. 1/9 : Dario Amodei (fondateur d’Anthropic) L’utopiste alarmiste est convaincu que l’IA pourrait doubler la durée de vie humaine. 1/9 : Meredith Whittaker (Présidente de Signal) Elle redoute que cette technologie décuple le pouvoir des entreprises. 1/9 : Yann Le Cun (ancien de Meta) A contre-pied de la Silicon Valley, il prédit une troisième révolution de l’IA. 2/9 : Jensen Huang (fondateur de Nvidia) Le « nouveau parrain » de l’IA s’attend à un monde meilleur grâce à la technologie. 3/9 : Arthur Mensch (fondateur de Mistral AI) Il dénonce la concentration de cette technologie dans les mains d’un « oligopole ». 4/9 : Fei-Fei Li (informaticienne et chercheuse) Elle pense que l’IA doit aider l’humanité et non la remplacer. 5/9 : Demis Hassabis (PDG de Google DeepMind) L’optimiste prudent de l’IA veut se servir de cette technologie pour intensifier les découvertes scientifiques. 6/9 : Yoshua Bengio (chercheur et prix Turing 2018) Le lanceur d’alerte sur l’IA appelle à identifier et réduire les risques de l’IA, avant son déploiement tous azimuts. 7/9 : Elon Musk (entreprenueur de l’IA et PDG) Le milliardaire veut contrer l’emprise des États et transcender l’humanité. 8/9 : Timnit Gebru (chercheuse) La critique éthique des géants de l’IA a signé en 2021 un article précurseur sur les failles des systèmes actuels. 9/9 : Yudkowsky et Soares (penseurs) Les deux penseurs nous préviennent : si on construit une superintelligence, elle nous tuera tous.

#NOTE automne 2026

Ce mercredi 7 octobre, nous prenons la route vers Bayonne pour un rendez-vous médical.

En chemin, je mets en action les essuie-glaces. Le ciel est bas. La pluie annoncée semble bien là, après presque 5 mois de canicules, de vagues de chaleur, d’absence de précipitations, de restrictions d’eau… Je m’interroge en regardant, à droite et à gauche de l’autoroute, les forêts grillées par l’été. Passons-nous à un climat à 2 saisons uniquement, avec une saison sèche et une saison des pluies ? Que va devenir toute cette végétation tempérée, autrefois véritable corridor vert entre les collines basques ? En se rapprochant de la côte, une barre grise remplit l’horizon. Les gouttes s’intensifient. Il y a des flaques sur la bande d’arrêt d’urgence. Quel soulagement ! La température étant de 16° C à l’extérieur, j’active un léger chauffage dans l’habitacle. Secrètement, je me projette aux vacances d’automne. Je m’imagine déposer les boites de rangement de vêtements au pied du placard. En sortir les vêtements d’hiver : pulls, jeans, chemises à manches longues… Y mettre les bermudas, tee-shirts, pantalons d’été… Ce « grand remplacement » est l’occasion de redécouvrir des habits portés il y a plusieurs mois. Un plaisir similaire à un achat compulsif ou à un cadeau que l’on reçoit. Je m’imagine même avec un bonnet sur la tête pour les premiers frimas. En attendant, nous recevons ces premières averses comme un présent. Vive la pluie.

#NOTE automne 2026

Samedi 26 septembre 2026, a eu lieu l’ouverture de la saison culturelle à Orthez.

Une œuvre. 1 comédien et 3 musiciens. Un cadre. Le premier rendez-vous de la nouvelle saison culturelle est la lecture d’un classique : « l’homme qui plantait des arbres » de Jean Giono. Un comédien assure la narration. Visage carré. Âge mûr. Cheveux blancs et bouc de la même couleur, peau halée lui donnent une élégance certaine. Il porte bien le costume. Sa voix sûre et puissante présente la vie d’Elzéard Bouffier, simple berger. A ses côtés, un clarinettiste, un accordéoniste et un joueur de marimba. Les musiciens n’accompagnent pas, ils jouent le texte : ambiances, réflexion, pause narrative, transition... La mise en scène est simple : le comédien est devant pour énoncer le texte. Puis, alternativement assis sur une chaise à droite ou à gauche, pour laisser les musiciens prendre le relai. A l’ombre du noyer du jardin de la maison Jeanne d’Albret, les spectateurs se laissent porter par la beauté du texte. Elzéard, loin des affres d’une société nouvelle, est à l’origine de la renaissance d’une région aride et abandonnée des hommes. Son secret : planter des arbres. Cela assure son bonheur et le nôtre.

Plus tard dans la soirée, nous sommes invités à « un risotto de Stuttgart ». Changement de décor. Nous sommes sur la belle scène du théâtre Francis Planté. De belles tables rondes, des éclairages discrets, des verres, des couverts... plantent le décor : nous sommes dans un restaurant. La cuisine nous fait face et les 2 comédiens enchaînent les chansons relatant leur vie. Au fil des histoires, ils cuisinent le fameux risotto au chou rouge. La fin se termine par une dégustation. Un régal !

#NOTE automne 2026

Mercredi 23 septembre 2026. C’est le premier jour de l’automne. La saison des belles couleurs et des feuilles mortes. 2026 fera exception. Le mois de septembre n’a connu qu’une seule journée de pluie. Et aucune précipitation n’est annoncée par les prévisionnistes avant 2 semaines. Pendant l’été, l’agro-climatologue Serge Zaka a publié sur les réseaux sociaux une image satellite inédite de la France. L’hexagone est jaune. Jaune comme un pays désertique. Dans cet océan de sécheresse, on ne distingue que quelques petites exceptions comme les montagnes ou bien un petit triangle légèrement vert dans le Sud-Ouest. C’est la forêt des Landes en souffrance, dévorée par les incendies. Avant la rentrée scolaire, un violent orage avait balayé des milliers d’arbres dans la région de Peyrehorade. En me rendant dans mon école rurale, je croise des vaches dans des champs sans herbe. Les agriculteurs utilisent les réserves de fourrage d’hiver pour les nourrir. Les pieds de maïs ou de tournesol paraissent rabougris. Il n’y a plus d’eau pour irriguer les champs. Les cours d’eau s’épuisent lorsqu’ils ne sont pas à sec. La végétation recouvrant habituellement le sol a grillé. La croûte restante est parcourue de fissures. Les arbres laissent tomber leurs feuilles pour limiter l’évapotranspiration. Ils tentent de survivre à un double stress : hydrique et thermique. Les températures quotidiennes ne descendent toujours pas sous la barre des 30° C. Les feuilles restantes prennent une couleur qui varie entre le vert pâle et le jaune sec. Avec ses vagues de chaleur, ses canicules, ses records de températures… 2026 sera l’année de la désolation pour la nature et de la solastagie pour de plus en plus d’humains.

#NOTE 27 septembre 2026

Le documentaire s’appelle « Groenland, Inuites et fières de l’être ». Il est visible sur Arte. Il présente l’île occupée par les Vikings puis les Danois. Aujourd’hui, l’île est convoitée pour ses ressources par Donald Trump. Quatre fois plus grande que la France, sa population ne dépasse pas 60 000 habitants. 90 % des habitants sont métissés avec les inuits. La langue groenlandaise est spéciale. Elle possède de multiples mots pour décrire la nature, la glace, la neige… mais les mots guerre, politique ou économie n’existent pas. Les nombres s’arrêtent à 20. Le documentaire donne la parole aux femmes, à ces femmes ayant du sang inuit dans les veines. Les années récentes montrent une prise de conscience. La décolonisation est leur sujet de prédilection. Les traumatismes sont nombreux, que cela soit la stérilisation des jeunes femmes inuites ou bien l’envoi d’enfants groenlandais au Danemark. Voici quelques citations : « C’est le moment d’être fières de nos racines et de les assumer pleinement. » « Il s’agit de décoloniser les standards de beauté avec nos tatouages. » « Ce n’est pas à nous de nous adapter au monde occidental ! Le monde occidental a tant à apprendre de nous. » « L’occident n’a pas d’avenir s’il n’apprend pas des peuples autochtones car la culture occidentale n’a pas trouvé de solution durable pour sa survie. » « Les occidentaux voient le monde comme des ressources à exploiter. Ils ne pensent qu’à prendre, prendre et prendre. » Quelle leçon !