lk blogue…

AuCafé

Brève de comptoir ou le point de vue photographique saisi à ras le comptoir du bar de la cuisine.

Expérimentation photographique dans le sens d'une lo-fi photographie. Cette dernière est une déclinaison de la low-fidelity (basse fidélité), expression apparue à la fin des années 19801 aux États-Unis pour désigner certains groupes ou musiciens underground adoptant des méthodes d'enregistrement primitives pour produire un son « sale », volontairement opposé aux sonorités jugées aseptisées de certaines musiques populaires.

Ainsi donc, il s'agit de ma part d'une production photographique volontairement «sale», réalisée avec des appareils photographiques anciens ou des appareils plus récents recourant à des objectifs anciens.

Dans le cas présent, il s'agit d'une photo prise avec mon Canon PowerShot G10 (sorti en 2008).

Tags : #AuCafé #photographie #lofi #canon #powershot #g10

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Le jeudi 23 janvier, je me suis rendu à Zurich pour participer au vernissage de la plate-forme pédagogique en ligne Assistance & Coercition, déclinée dans trois langues nationales (allemand, français et italien), destinée aux élèves du secondaire I suisse (collège en France) et dédiée à l’épineuse question des mesures de coercition exercée sur des personnes à des fins d’assistance et les placements (à lire mon précédent billet : https://blogz.zaclys.com/lkblogue/au-cafe-24-01-2025).

Cela a été l'occasion de quelques essais photographiques. En voici un des résultats :

L'idée est de rendre compte de la vitesse de déplacement et de jouer aussi avec les effets produits par la fenêtre du train.

Pour voir plus de photos : https://leblogcafe.ch/piwigo/index.php?/tags/8-train

Tags : #AuCafé #photographie #sonya6000 #SonyEPZ1020mmF4G

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Hier j’ai été à Zurich pour un vernissage d’une plate-forme pédagogique en ligne, déclinée dans trois langues nationales (allemand, français et italien), destinée aux élèves du secondaire I suisse (collège en France) et dédiée à l’épineuse question des mesures de coercition exercée sur des personnes à des fins d’assistance et les placements

Ceci sous différentes formes : internement dans des institutions, dissolution des familles, placement d’enfants (dans des foyers, dans des familles d’accueil), adoption forcée et même stérilisation, castration et essais médicamenteux.

Comme dans beaucoup de pays occidentaux, de nombreuses personnes ont notamment subi des abus, ont souffert de la faim et ont été victimes de travail forcé.

« On était juste des esclaves. On a travaillé pour lui, pour le domaine. C’est pas normal. » Christian Amster

Depuis quelques années, les autorités suisses et cantonales ont entrepris des démarches à la fois en reconnaissant leurs torts et, comme ici, en faisant un travail de mémoire contre l’oubli. Ceci offre aussi une place à la parole aux enfants d’aujourd’hui encore victimes d’abus et aux autres l’opportunité d’agir.

Lors de ce vernissage, en plus de de présenter ce média éducatif, une table-ronde a été organisée qui a notamment permis de donner la parole à une de ces personnes qui a osé parler. Ce témoignage – ainsi que des extraits des témoignages disponibles sur la plate-forme – a été poignant et exemplaire.

Le média éducatif a été élaboré dans le cadre du programme de la Confédération suisse « se souvenir pour l’avenir » par un groupe de travail auquel ont également participé des personnes concernées.

La plate-forme en français : Assistance et coercition

Tags : #AuCafé #Histoire #Suisse

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Il est presque trop tard pour faire des résolutions pour 2025. N’empêche, mon idée est de prendre plus de temps pour rédiger du contenu, réaliser des esquisses et mettre en valeur mes expériences et déambulation photographique. Le mixage des trois dans des publications ensuite sur les médias sociaux ou mieux encore sur mon blog est à l’étude. Autrement, les propos « trumpien » d’un/du patron de Patreon m’ont échaudé et je suis revenu en arrière concernant l’utilisation de ces services.

Je reste sur de l’open source, si possible associatif, et j’ai remplacé – Proton Drive par un cloud sur Nextcloud (le retour) sur Zaclys; – Proton Pass par Bitwarden. Dans les deux cas, il s’agit d’un retour sur des services existants, mais pas chez le même prestataire pour Nextcloud. – J’ai effectué un retour à ClearVPN pour remplacer Proton VPN.

Dans les patrons peu recommandable, il y a aussi Matt Mullenweg, le patrons d’Automattic et à la base de WordPress. Ça craint… pour Wordpress. Heureusement, mes blogs sont auto-hébergés. Mais chez Automattic, ils ont aussi acquis DayOne l’année dernière. Là, aussi, j’ai décidé de faire le ménage. J’ai repris Journey en complément des notes prise sur Nextcloud en markdown. J’envisage même de n’utiliser que Nextcloud avec Notes. J’ai l’impression que l’App Nextcloud pour iPad a progressé. A voir aussi pour l’iPhone.

Tags : #AuCafé #Nextcloud #Zaclys

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Régulièrement, je me pose la question de mon écosystème de travail notamment en lien avec le suivi de mes travaux de recherche. Cela concerne autant la question de la gestion de mes fichiers que des outils de travail et de leur sécurité. Dans la liste, Proton Drive et les autres proposés par Proton a été une heureuse et belle surprise.

Dernièrement, j’ai établis une liste d’éléments à prendre en considération et aussi une liste de solutions pouvant correspondre à ces attentes. Dans le lot, il y avait Proton Drive. En y ajoutant les autres services proposés par Proton, cette solution coche à beaucoup de mes attentes. Il me faudra ensuite tester au quotidien le dispositif en situation réelle pour m’assurer de sa viabilité. Cet article présente mon état actuel de la question.

Éléments principaux à prendre en considération

J’ai donc établi empiriquement une série d’éléments que je tenais à prendre en considération. Certains de ceux-ci accompagnent mes réflexions depuis longtemps telle l’importance d’être propriétaire de ses données.

  • être propriétaire de ses données : les solutions suivantes répondent à ce principe kDrive, SwitchDrive, Nextcloud, pCloud et ProtonDrive.
  • Open source : privilégier les solution open source et du monde du libre. Standard Notes, Nextcloud, Proton respectent ces principes.
  • Conformité au RGPD : Nextcloud (suivant le prestataire d’hébergement), pCloud, ProtonDrive, kDrive le sont ou sont hébergées en Suisse (qui est encore plus stricte sur la protection des données personnelles que la législation européenne).
  • Accès local et hors ligne en priorité : DevonThink, Standard Notes, Proton Drive
  • Le recours à la syntaxe Mardkdown et son format de fichier : les outils disponibles suivants sont utilisables BBEdit (uniquement Mac), iA Writer, Typora (uniquement Mac), DevonThink, Bear, NextCloud, Standard Notes, Proton Drive
  • Des standards sécurisés et chiffrés (chiffrement de bout en bout) ou offline (ne nécessitant pas forcément le recours à du Cloud) : les solutions les plus solides semblent être DevonThink (+ BBEdit), Standard Notes, ProtonDrive
  • Compatibles avec les outils de partage et les services Apple : DevonThink (+ BBEdit), Standard Notes
  • Économique : sur le long terme (retraite), il s’agit de disposer d’une solution la plus économique possible.

Acquisition de Standard Notes par Proton

En réalisant ce comparatif, j’ai découvert qu’en juillet Proton a acquis Standard Notes. Si Standard Notes poursuit ses activités, son carnet de notes devrait être intégré également à l’écosystème de Proton. C’est une bonne nouvelle. Deux ans d’abonnement aux services Proton (mail, drive, vpn, calendar, Pass, wallet) revient à un peu moins de 200.– pour 500 gb de stockage. C’est une solution qui permettrait à terme de me passer de kDrive, Nextcloud, Bitwarden et CleanVPN.

Je peux aussi utiliser mon nom de domaine (leblogcafe.ch) avec ProtonMail avec un abonnement à Proton Unlimited.

Il s’avère que l’écosystème de Proton paraît répondre à une majorité des éléments que je souhaite prendre en considération. Les dernières mises à jour présentées sur le site de Proton (https://proton.me/blog/fr/product-updates/proton-drive) semble indiquer déjà une intégration de Standard Notes dans Proton Drive. Ainsi, désormais Proton Drive intègre un chiffrement de bout en bout qui existait déjà avec Standard Notes :

*Aujourd’hui, nous annonçons un nouvel éditeur de documents collaboratif, chiffré de bout en bout qui met votre vie privée en premier. Les documents dans Proton Drive sont construits sur les mêmes principes de confidentialité et de sécurité que tous nos services, à commencer par le chiffrement de bout en bout. Docs vous permettent de collaborer en temps réel, de laisser des commentaires, d’ajouter des photos et de stocker vos fichiers en toute sécurité. Le meilleur de tout, c’est que tout est privé, même les frappes et les mouvements du curseur sont chiffrés.* (https://proton.me/blog/fr/docs-proton-drive, 3 juillet 2024)

Un peu plus bas, la nouvelle confirme cet état de fait :

Nous avons construit des documents dans Proton Drive comme un projet conjoint avec l’équipe de Standard Notes(nouvelle fenêtre), qui partage nos valeurs fondamentales en matière de confidentialité et de sécurité. 

Concrètement, le chiffrement bout à bout

Grâce à notre chiffrement de bout en bout open-source, vous êtes le seul à avoir la clé pour lire et partager vos documents. Même Proton ne peut pas accéder au contenu ou aux métadonnées de vos documents (comme les noms de fichiers). Au lieu de stocker vos données aux États-Unis, où elles peuvent être sujettes à la surveillance gouvernementale, Proton est protégé par les lois suisses strictes sur la confidentialité(nouvelle fenêtre).

ProtonDrive en quelques mots

Source image : proton.me Crédit image: Proton

Finalement en associant aux autres applications de l’écosystème Proton (mail, calendrier, vpn, manager de mot de passe), Proton Drive m’offre un service de gestion/stockage de fichiers et de prise de notes recourant à la syntaxe Markdown (et exportable en tant que tel) répondant très majoritairement au cahier des charges établis.

Voici les principales fonctionnalités de Proton Drive :

  • La création de documents : l’outil propose un éditeur de documents chiffrés de bout en bout. Vous pouvez saisir du texte, ajouter des images, et travailler la mise en forme. Il est possible de collaborer en temps réel sur un document, et d’ajouter des commentaires.
  • Le stockage de fichiers : Proton Drive permet le stockage et l’enregistrement automatique de tous types de fichiers. Vos données sont accessibles 24/24 depuis n’importe quel appareil et restent sécurisées, en cas de perte de votre ordinateur ou de votre téléphone. La mise en page et le thème de votre espace de stockage sont personnalisables.
  • Le partage sécurisé de fichiers : vous pouvez partager vos fichiers gratuitement à vos collègues ou votre entourage, sans limite de taille et quel que soit le navigateur ou l’appareil utilisé par vos destinataires. Pour sécuriser les partages, Proton Drive permet la création de liens qui se désactivent, la révocation d’accès à vos fichiers, l’ajout de mots de passe et le suivi du nombre de téléchargements.
  • La protection des données : les fichiers sauvegardés et transférés sont sécurisés par un chiffrement de bout en bout. Les métadonnées de fichiers (noms des fichiers, taille des dossiers, vignettes, etc.) sont également chiffrées avant d’être stockées sur les serveurs de la solution.

Construit sur la même base que Proton Mail, bien connu pour son cryptage de bout en bout, Proton Drive garantit que vos fichiers restent sécurisés et privés. Le service utilise un cryptage à accès zéro, ce qui signifie que seul l'utilisateur possède les clés de cryptage. Cela garantit que même Proton Mail ne peut pas accéder à vos données. Les violations de données devenant de plus en plus courantes chaque jour, l'accent mis par Proton Drive sur la confidentialité et la sécurité est donc le principal avantage de ce service de stockage par rapport à d'autres solutions.

C’est sur ce dernier point de la protection des données que Proton Drive se distingue probablement des deux autres alternatives Nextcloud et kDrive. L’autre alternative principale, en raison de son caractère open source, que je teste depuis quelque temps est évidemment Nextcloud auquel j’ai consacré un billet (Premiers pas avec NextCloud 3.0). kDrive est une autre alternative relativement à la gestion des mails et de mon calendrier auquel s’ajoute une suite à la manière de Microsoft Office, mais open source, basée sur Office Document, qui elle fait défaut à Proton Drive.

À noter que Proton Drive permet le partage du fichier pour une collaboration à plusieurs sur le même document.

Pour un hébergement de mes données totalement déconnectété du cloud, la seule solution réside dans DevonThink qui permet, dans l’écosystème Apple, de synchroniser ses données entre son ordinateur, sa tablette et son smartphone via le réseau local (Bonjour). Sur Mac, il peut être être associé à BBEdit et à une suite libre tel LibreOffice. C’est un outil puissant pour dans un cadre de travail de chercheur, mais cela reste un logiciel propriétaire.

Enfin pour la sauvegarde de mes données et des mes appareils (tablette, ordinateur), pCloud est une solution qui complète bien Proton Drive ou DevonThink et qui héberge mes données en Europe (RPDG).

J’avoue qu’en me lançant dans cette analyse, je ne pensais pas arriver si rapidement à ce premier résultat.

Le site de Proton : https://proton.me.

A suivre…

Tags : #AuCafé #Lab

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Dans le domaine des technologies, on parle beaucoup de souveraineté numérique, pour évoquer une maîtrise au long cours des solutions, des données et des choix technologiques, à un moment où les solutions sont globales, les données interconnectées et les choix technologiques dépendent d'innombrables fournisseurs. La souveraineté numérique est-elle autre chose qu'une réponse simple à une interdépendance de plus en plus complexe ? La souveraineté numérique est-elle un moyen de rappeler que la technologie joue un jeu dans l'exercice de la souveraineté, comme l'illustre notamment la question des données qui peuvent, selon la façon dont elles sont hébergées, être captées par des acteurs tiers. Qu'est-ce qui change entre la souveraineté économique et la souveraineté numérique ?

L’interview : Sarah Guillou : la souveraineté numérique, une souveraineté sous stéroïdes ? – USI

Catégorie: #AuCafé

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Le journal Le Temps de ce mercredi 10 janvier 2024, sous la plume d’Adrienne Fichter (Républik), m’apprend que la commune bernoise de Zimmerwald héberge le Centre des opérations électroniques (COE) du Département fédéral de La Défense et donc du Service de renseignement de la Confédération (SRC). Cette entité conduit une surveillance de masse des télécommunications (réseaux câblés) de et en Suisse.

Le petit village pittoresque de Zimmerwald, en 1864, soit un demi-siècle avant la conférence historique. Wikipedia/Daniel Guggisberg

Jusqu’ici, la Commune de Zimmerwald m’était connue pour avoir accueilli la conférence de Zimmerwald soit une réunion de militants socialistes qui s'est tenue du 5 au 8 septembre 1915, au cours de la Première Guerre mondiale.

Wikipédia nous apprend que l’objectif de la conférence était de rassembler les socialistes fidèles à l'internationalisme et de lutter contre la guerre et contre le triomphe du chauvinisme et du militarisme dans la social-démocratie (https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9rence_de_Zimmerwald).

Parmi les participants se trouvaient Lénine, Trotski et le socialiste suisse Robert Grimm, organisateur de la conférence).

Robert Grimm, éminent journaliste de gauche et rédacteur en chef du journal «Berner Tagwacht», prend en charge l’organisation de la rencontre et loue un local à son nom. L’historien Bernard Degen souligne que Robert Grimm était «un organisateur brillant et un orateur captivant, probablement l’une des figures politiques les plus importantes que la Suisse ait connu au vingtième siècle». La conférence se déroule en secret. Les autorités sont persuadées qu’il s’agit d’un rassemblement d’ornithologues, et non de socialistes. Source : Zimmerwald, berceau de la révolution russe

Pendant longtemps, le paisible village de Zimmerwald eut de la peine à se remettre de cette présence (à lire : Zimmerwald, berceau de la révolution russe | Swissinfo).

Visiblement, Big Brother fait moins parler et moins peur à Zimmerwald que les participants d’une réunion en faveur de la Paix et contre la guerre.

À lire : Les chants de Lénine, Trotski, Grimm et d’autres résonnent encore dans la bourgade tranquille de Zimmerwald

Tags: #AuCafé #Histoire #presse #Suisse

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Dans le train en rentrant de Bâle.

Page 142:

Quand on est au sommet du Karmsundsbro, on passe pile au-dessus de la Nordvegen, «la route du Nord». Par temps clair, on peut voir dans toutes les directions, si loin qu'on a l'impression que toute la côte norvégienne se déplie sous soi. C'est ici qu'ils sont arrivés à grand-peine sur la glace, les tout premiers immigrants vers Ultima Thule, vêtus de peaux, gelés et affamés, en chasse des troupeaux mouvants de rennes. Ici que les générations ultérieures arrivèrent dans leurs embarcations rudimentaires, taillées dans des troncs et munies de rames primitives. Ici qu'ils sont arrivés sous leurs voiles larges, les chefs vikings qui se sont unis contre Harald à la belle chevelure au IXe siècle, et ici que sont passés pendant les siècles qui ont suivi des bateaux de plus en plus gros, à voile, à vapeur, plus tard à moteurs diesel et électriques. Ici que sont arrivés les véhicules volants pour atterrir à l'aéroport de Haugesund, bien à l'abri sur la presqu'île de Karmoy, et ici que je passai avec ma Toyota Corolla par un jour de novembre 2003, en route vers Skudeneshavn.

#AuCafé #lecture #polar #nordique #Staalesen #VargVeum

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L’histoire de son troisième disque, On va-tu prendre une marche ?, c’est celle d'un album de retour aux sources, creux dans le bois aux alentours de Dolbeau (Lac Saint-Jean) d'où elle vient, mais cette transition a mené à son propre étonnement à des chansons « à coeur ouvert », plus proches de son âme et de ses émotions.

Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Dans son nouvel album, Sara Dufour montre un visage musical globalement moins country, reprenant plutôt certaines textures de guitares électriques semées sur quelques pièces du précédent. Photo: Marie-France Coallier Le Devoir. Dans son nouvel album, Sara Dufour montre un visage musical globalement moins country, reprenant plutôt certaines textures de guitares électriques semées sur quelques pièces du précédent.

J’avais perdu un peu la connexion avec la nature au fil des années. Puis là, en allant marcher dans le bois, dans ma piste de raquette que je me suis faite avec mon chien, puis de voir un lièvre passer, de voir une perdrix s’envoler, la senteur, d’apprendre à différencier une épinette d’un sapin… c’est simple comme bonjour, mais c’est comme si je retissais ce lien-là. — Sara Dufour

Sur On va-tu prendre une marche ?, la chanteuse montre aussi un visage musical globalement moins country, reprenant plutôt certaines textures de guitares électriques semées sur quelques pièces du précédent album.

Ce troisième disque complet de Sara Dufour est aussi teinté par un triste événement, la mort de sa mère. On sent son regard bienveillant sur Chu mêlée alors que la bien nommée Ma mère est un hommage à sa force et à ses valeurs.

A lire : « On va-tu prendre une marche » l’effet paradoxal du bois sur Sara Dufour Le Devoir

#AuCafé #musique #québec #SaraDufour

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