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from Un Spicilège

L'Astragale

Entre Albertine Sarrazin et moi, tout a commencé par un post sur les réseaux sociaux qui m’a accrochée. Un avis de lecteur enthousiaste, une histoire qui me parle. Puis j’en ai découvert la couverture. Le visage d’Albertine Sarrazin, son regard magnétique, à l'intensité rare : elle semble avoir vécu 1000 vies, et ça m'a bouleversée. Puis ce titre énigmatique qui s'impose pourtant comme une évidence. Cette fracture de l’astragale, si petite et pourtant déterminante, oriente en effet toute la trajectoire d’Anne, le personnage principal du roman, grandement autobiographique.

Anne se brise donc l'astragale en s'évadant de prison. Elle est cependant rapidement recueillie, en fuite et blessée, par Julien, un homme croisé par hasard mais qui partage sa marginalité. Commence alors une cavale qui les entraînera d'une planque à l'autre, au gré d’alliances fragiles et d'une autonomie à retrouver.

Ce qui touche avant tout dans ce roman, c'est la sincérité tranchante de son autrice. Albertine Sarrazin écrit avec le cœur, utilise sa propre langue et forge un récit à la force d’attraction redoutable. Le personnage d'Anne, qui est son propre écho, est brut, dévore la vie, refuse l’inertie, et sa marginalité choisie fait subtilement écho à d'autres lignes qui m'ont exaltée. Sa passion pour Julien, d'abord discrète puis ardente, est le témoin de la profondeur dévorante de sa nature. À mesure de la progression du récit, Anne ne subit plus sa fuite : elle l'assume, elle l'embrasse, elle reprend son destin en mains. La liberté qu'elle veut à tout prix, elle va la reconquérir, la reconstruire, non sans douleur, mais avec une puissance saisissante.

J'ai refermé ce roman sous l'emprise des émotions que m'a inspirées la fin, aussi triste que lumineuse. Surtout, je garde de ma lecture la sensation d'être allée à la rencontre d'une femme farouche, absolument irrésistible. L’Astragale est plus qu'un récit de cavale, c'est une ode à l'émancipation.


L'Astragale | Albertine Sarrazin | Fayard/Points

 
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from les mondes d'ilanthar

Des créatures mythiques

Pour beaucoup de gens en Agartha, ces êtres ne sont qu'une fable et avant tout un emblème ancien, presque oublié, de chacun des Douze (divinités majeures et contrées). Les théologiens et érudits, en particulier dans les mondes élémentaires en ont une bien meilleure appréciation. Certes, les 12 créatures mythiques sont de tous temps des emblèmes divins, mais ils en sont même d'une certaine façon les symboles vivants et dotés de capacités que bien peu imaginent ou conçoivent à leur juste mesure.

Origine

Concernant leur origine, nous parlons de temps aussi reculés que l'âge des Premiers et donc la prime jeunesse des Douze, et par conséquent, nous en sommes forcément réduits à des hypothèses basées sur le peu d'informations considérées comme fiables disponibles. Il y a de rares choses tenues pour presque certaines et plusieurs hypothèses très différentes en la matière. Passons les rapidement en revue. Tous s'accordent à dire que les créatures mythiques sont très anciennes, fortement liées à chacun des Douze et nées ou apparues durant la jeunesse de ces derniers. Tous affirment que les divinités mineures se distinguent aussi en cela, n'ayant pas elles-mêmes de telles créatures qui leurs soient propres. Par conséquent, ils en déduisent une probable cause dans les temps anciens et les Premiers eux-mêmes, et à partir de ce postulat, les hypothèses divergent. Une première stipule que les créatures mythiques ont été façonnées par les Douze à la demande des Premiers, comme emblèmes de l'armée dont chacun avait la charge, participant activement au combat et soutien moral et magique des troupes d'alors. A la fois étendards et mascottes, en quelque sorte. Cela peut être appuyé sur la force redoutable qu'elles représentent et sous-tend que les Premiers sont intervenus dans leur naissance – même indirectement – et qu'il y avait alors sans doute un plus grand nombre de créatures aux côtés des Douze. Une hypothèse fort différente mais placée dans le même contexte, n'introduit pas les Premiers (autrement que comme les supérieurs et responsables du conflit permanent) et attribue l'origine des créatures uniquement aux Douze. Ceux-ci auraient augmenté et altéré, physiquement, spirituellement et magiquement des êtres déjà présents à leurs côtés, dans leurs armées, afin d'en faire des combattants plus efficaces. Et devenant les êtres préférés de chacun, ils auraient dès lors tissés des liens particuliers. Une variante minoritaire de cette idée affirme que cela eut lieu après la rébellion contre les Premiers et qu'au débuts de la Fondation ils récompensèrent ces fidèles alliés avec un statut particulier, faisant d'eux un symbole du nouvel âge qui débutait. D'autres encore estiment que c'est à l'insu – et non sur leur ordre – que les Douze placèrent une partie de leur puissance des un ou des êtres préexistants pour créer ces créatures mythiques. Mais pas n'importe quelle partie, celle-là même qui contenait justement toute leur rancœur et la majeure part de leurs plans visant à une rébellion. Ils le firent donc, d'après les partisans de cette thèse, pour écarter tous soupçons des Premiers, dissimuler une part de leur puissance et conserver un effet de surprise lors de la rébellion même. En plus de ces trois hypothèses récurrentes, quelques-unes, plus marginales, méritent toutefois d'êtres citées. Certains pensent ainsi que les créatures mythiques existaient avant les Douze, comme des précurseurs à ces derniers pour mener les armées. D'autres imaginent qu'elles aient été fabriquées par les Premiers au même titre que les Douze et se seraient rebellés avec ces derniers. Quelques-uns affirment encore la préexistence des créatures mythiques avant même la venue des Premiers en Égishirgal. Enfin, une hypothèse qui ne manque pas de saveur dit que les créatures mythiques sont nées “malgré” les Douze, de façon inconsciente, reflet devenu vivant de leurs pensées, rêves, craintes et aspirations.

Puissance

Quantifier la puissance des créatures mythiques est une tâche ardue et complexe tant celles-ci sont mystérieuses. La simple question de leur nombre se pose. Les plus extrêmes les imaginent uniques ou au contraire, de l'ordre d'une vingtaine pour chaque. Plus couramment, on estime entre 6 et 12 individus de chacune, avec des variations. Il ainsi souvent admis que les plus grandes, comme les hydres, sont bien moins nombreuses que celles d'une taille plus raisonnable. Parmi les éléments mieux connus figurent les dons physiques liées à leur forme et certaines de leur capacités magiques. Leur peu de visibilité et leur résistance vis à vis de la magie n'ont sans doute pas d'égales à part peut-être chez les divinités ou entités anciennes et chacune est réputée avoir toute une liste de talents exceptionnels et mystérieux (dont nous ne ferons par la liste ici). Autre don qu'elles partagent avec le divin : l'immortalité. On est presque certain en effet que ces créatures ne vieillissent pas physiquement, à l'image de leur divinité tutélaire. Quelques-uns avancent toutefois que ce n'est pas le cas et que nous serions leurrés par une fécondité entraînant simplement un renouvellement en lieu et place d'une augmentation de leur nombre. Ces créatures ont, enfin, une relation très particulière à leur divinité tutélaire et à la destinée. Elles semblent toujours favorisées par cette dernière et sont réputées être en permanence liées entre elles et à leur divinité. Ainsi, un pégase serait relié à tous les autres pégases et à Sârijaina. De la même manière, la déesse pourrait percevoir et ressentir tout ce qui se passe à proximité de chaque pégase. Certains affirment même que chacun des Douze intervient par le biais de sa créature mythique, comme un avatar ou une sorte d'émissaire personnel. Il est en tout cas extrêmement rare de rencontrer une telle créature et donc commun de traiter celui qui prétend l'avoir fait d'affabulateur. En vérité, il vaut mieux taire ce formidable cadeau et présage qu'une forme divine soit entrée en contact avec vous, sans parler du spectacle que cela doit être.

#egishirgal

 
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from irisdessine

Projets du moment

Écriture

Je continue à écrire chaque jour un peu l’histoire d’une personne qui voyage dans un autre monde afin de se redécouvrir. Je ne sais pas encore quelle tournure l’histoire va prendre, mais pour le moment, je prends vraiment plaisir à laisser filer le stylo et me laisser porter par l’histoire, même si je ne sais pas où elle va !

Trouver une app de messagerie en p2p

A défaut de trouver une app en p2p, il faut qu’on teste DeltaChat qui fait dans du chat décentralisé. Ce n’est pas en p2p, mais c’est toujours un trajet raccourci pour les messages envoyés entre le chéri et moi.

Japonais

Je laisse un peu tomber duolingo parce que je déteste leur com’ passive-agressive, supposée amuser les utilisateurs et utilisatrices de cette appli. Pourtant, si je laisse tomber, c’est plus difficile de maintenir le travail régulier d’apprentissage. Je dois trouver mon rythme à moi sans être soumise aux algorithmes.

Dualboot Windows 11 / Ubuntu Cinnamon

J’ai passé un week-end, avec l’aide du chéri à essayer de booter sur la clé usb. J’ai ensuite réussi à booter dessus, mais Ubuntu m’a indiqué qu’il fallait désactiver le RTS avant d’installer Windows. Donc, ça va être le travail qui va suivre, afin de pouvoir enfin installer Ubuntu !

Veille technologique

Pas de veille à proprement parler mais une décision pour mon évolution professionnelle : je vais pratiquer plus de katas afin de m’entraîner à nouveau aux algos, qui est mon point faible en tant que reconvertie. Il me faut trouver un bon site (pas codingame, je le trouve mal foutu pour ça) pour pouvoir évoluer tranquillement.

  • Découverte tout de même du projet Gemini (non, pas l’IA de Google, bien entendu !) qui propose un internet que j’appellerai bien le lightWeb à l’instar du darkweb : Un internet minimaliste, non soumis aux algorithmes des grandes multinationales technofascistes. Quelques infos sur le sujet (en anglais) : https://geminiprotocol.net/docs/faq.gmi

Veille personnelle

Mes joies

  • L’approche des fêtes de fin d’année. J’ai conscience de tout le revêtement capitaliste qui enrobe une fête appartenant à une religion à laquelle je n’adhère pas. Pourtant, j’adore les lumières, l’ambiance, les téléfilms mielleux de Noël. L’espèce de folklore mi-païen, mi-religieux, mi-capitaliste, qui a créé quelque chose dans lequel j’aime plonger chaque fin d’année :)
  • J’ai reçu le livre “Mythes et légendes” de Callisto & Nota Bene, illustré par Hypathie Aswang https://callisto-editions.com/blogs/blog/mythes-et-legendes Très chouette bouquin qui raconte des légendes du monde entier !
  • Les douleurs au dos restent stables. Ce qui est une joie, c'est que ça ne s'aggrave pas. (Et c'est déjà une bonne chose !)

Mes peines

  • L’habituelle migraine qui se pointe à la fin des règles. Toujours pénible.

Lu, vu ou écouté

  • Vu le film “Last Christmas”, déjà vu l’an dernier, mais toujours aussi sympa. Avec Emilia Clark (la Kalheesi ^^), et Emma Thompson. Apparemment, c’est un film américain, mais il a une belle vibe anglaise. Dispo sur Netflix.
  • J’ai attaqué l’anime Time Shadows, dont le premier épisode titille ma curiosité. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Time_Shadows)
  • On a fini la nouvelle saison de “The Foundation”, la série Apple TV adaptée de la saga littéraire d’Isaac Asimov. C’est toujours chouette à regarde, même si je pense que la série s’est pas mal éloignée des livres. (Je compte les relire, d’ailleurs, je me souviens qu’à l’époque où j’avais découvert Fondation, j’avais halluciné qu’on puisse écrire une histoire qui se déroulait sur plusieurs générations et donc plusieurs héros et héroïnes !)
  • Je découvre une “vieille” série de 2004 réalisée par Bryan Fuller “Wonderfalls”, annulée au bout de 13 épisodes, mais conseillée par une amie. Avec notamment Lee Pace (acteur que j’adore, découvert dans Pushing Daisies, aussi de Bryan Fuller). Aussi loufoque que Pushing Daisies, Wonderfalls dépeint la vie d’une jeune femme cynique, diplômée de philosophie, travaillant dans un magasin de souvenirs au pied des chutes du Niagara. Jeune femme qui finira par se voir donner des “conseils” par des êtres inanimés (des peluches, des sculptures, etc.) afin d’aider son prochain. J’aime beaucoup. Dispo sur youtube (la série n’a jamais été diffusée en France, sauf sur Teva en 2005)

Et le jeu vidéo ?

Et bien, à part 7 seven days to die, j'avoue que je n'ai pas trop joué ces derniers temps. Dans 2 semaines, c'est les vacances, et j'aimerais reprendre Portal Knights et surtout Zelda, Breath of the Wild que j'ai recommencé de zéro il y a quelques semaines.

Il faut noter quand même que chaque vendredi midi (et parfois d'autres midis de la semaine aussi), avec mes collègues, on se joue 1h de Rocket League soit en match privé (quand on est 4, donc en 2 contre 2), soit en match en ligne quand on est 3, donc, nous 3 contre le reste du monde :D Ce jeu, je n'aime pas du tout y jouer quand je suis seule, je m'énerve toute seule contre les autres, mais avec des potes, c'est vraiment super marrant. Bon, l'apprentissage de départ est assez complexe (pour qui ne sait pas, il s'agit d'une sorte de foot, mais où les joueurs sont des voitures, et où les lois de la physique sont relativement aléatoires !), mais une fois qu'on commence à faire environ 60% de n'importe quoi et 40% d'à peu près maîtrisé, on se marre beaucoup :)

Ailleurs sur les z'internets

Les notes de Julie Les notes de Mathieu

 
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from Depuis les Gorces

#Lecture #Ecologie #Politique Après “Paresse pour tous”, j'ai lu “la vie est à nous” de Hadrien Klent

Tome 1, tome 2

Tome 1 : Paresse pour tous

Cet été, j'ai lu “Paresse pour tous” et j'ai adoré. C'est l'histoire d'un économiste prix Nobel qui défend la semaine de 15 heures et qui devient président de la république française. Le livre est bien romancé et se lit super bien. ça m'avait redonné une super pêche !

Tome 2 : La vie est à nous

Je viens de finir “La vie est à nous” qui est la suite de “Paresse pour tous” . J'avais eu plusieurs échos selon lesquels ce deuxième tome était moins sympa que le premier.

Et c'est vrai que le roman est beaucoup moins sympa. Du côté narratif, c'est plutôt juste un sequel : où en sont les personnages qu'on avait bien aimés 3 ans plus tard ?

Mais ce livre est surtout l'occasion de compléter le propos du tome 1 : ça se passe comment la semaine de 15 h ? Et j'ai trouvé ça vraiment intéressant.

La semaine de 15h

Dans “Paresse pour tous” j'avais adoré la promesse d'une semaine où on passe beaucoup moins de temps sur du travail rémunérateur et plus de temps à d'autres activités. J'étais emballée !

Dans la foulée, j'avais offert le livre à mon frangin un peu écolo quand même. Il n'a pas du tout aimé. Ça m'a beaucoup surprise, presque autant que quand j'étais persuadée que la France entière voterait Benoit Hamon. Mais mon frère vient de créer sa boite et j'imagine qu'il rêve de croissance et de réussite. Mon frère m'a quand même dit : « Il dit quand même que les 15 heures pour tous ça sera pas obligatoire quand on est à son compte ». Je n'avais même pas retenu ce détail !

À croire que l'auteur a entendu mon frère, mais il passe une grande partie du livre à détailler comment ça se passe la mise en place de cette réforme des 15 heures.

  • Certain·es font bien les 15 heures et pas plus. Du coup dans les entreprises / organisations, on a embauché plusieurs personnes sur un même poste (2 ou 3), et il y a une sorte de relai qui se met en place. Et ça marche.
  • Certain·es font comme avant, des semaines de 5 jours. Dans ce cas, iels ont l'obligation de faire une journée dans une organisation d'intérêt général, celle de leur choix.

Dans le livre, Il y a donc beaucoup plus de bénévoles dans les associations, et beaucoup de gens apprécient cette réforme. Les patrons sont évidemment pas contents. Les personnes aux 15 heures ne passent pas les 20 autres heures de la semaine dans un hamac contrairement à la caricature qu'en fait la droite. Et puis, tout n'a pas été facile, il y a eu des loupés (ça été la galère à l'hôpital, il a fallu revenir en arrière), etc.

Dans le tome 1, l'auteur va chez un altermondialiste perdu dans le Larzac (ou dans un autre coin paumé) qui a déjà bifurqué du rythme un peu fou de notre monde actuel. Il lui demande comment ça marche, comment il vit de ne pas être joignable en permanence etc.

En lisant le tome 2, j'ai surtout l'impression qu'à la maison, nous on a déjà fait le choix de la semaine de pas-beaucoup d'heures rémunérées. Évidemment, c'est parce qu'on est des privilégié·es, qu'on est bien rémunérés, et qu'on n'a pas beaucoup de besoins. Mais j'ai l'impression qu'il y a beaucoup d'autres privilégiés qui disent qu'ils aimeraient ralentir et qui ne le font pas.

Sortir de la monarchie

L'autre thème du livre, c'est le partage du pouvoir et surtout sortir la France d'un régime quasi monarchique ou le président a tout d'un roi dans son palais présidentiel. Toute la narration se joue autour d'un référendum qui arrive au dernier chapitre et qui pose la question d'un changement de constitution. Dans la nouvelle constitution, il y aurait 6 co-président·es, et pour chaque décision importante, on en retire un par tirage au sort, et les 5 restant doivent voter.

Aucune idée de si c'est une usine à gaz ou si ça a une forme de réalisme, mais j'ai trouvé ça marrant.

 
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from Depuis les Gorces

#Animaux Les animaux cette année, c'est pas facile. Iggy est toujours réactif, Néli est vieille avec plein de problèmes de santé, et Amalhia est grumpy. Il reste Zia, la chatte, qui est plutôt cool. Et puis il y a des moments où ça se passe bien, c'est pas grand chose, mais ça fait plaisir et ça vaut aussi le coup d'être partagé. Ces dernières séances, j'avais un peu l'impression qu'on allait en marche arrière avec Amalhia. Après des super progrès suite au séminaire de Ken Ramirez, j'ai l'impression qu'on est sur un plateau, qu'on n'avance plus trop. Et c'est surement vrai. Mais il y a quand même des jolis moments, et peut être même plus souvent qu'avant.

Jeudi j'étais malade. Mais comme j'avais été absente lundi-mardi-mercredi, j'ai voulu faire une séance d'entraînement avec Amalhia. La première partie a été bof. Mais en ce moment, je me force à couper la séance en 2 ou 3 sessions. Et je me force aussi à filmer régulièrement.

Et j'ai été surprise en re-regardant la vidéo ce matin. La première session est effectivement moyenne (pas nulle, mais pas ouf). Par contre la deuxième session est vraiment chouette.

Evidemment, maintenant que je partage cette vidéo je me dis que c'est rien, un travail de base qui ne satisfait pas du tout mon égo... Mais en même temps, on n'est pas sur Instagram, je ne suis pas une pro, je ne suis pas une influenceuse. On en est là, et je suis contente :–).

 
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from Un rat bleu

Une sélection de photos d'un album, prises au Taennchel en octobre dernier, où les esprits de la forêt se sont invités au bal des couleurs automnales.

Sont-ils réels ? Existent-ils vraiment ? Quelle que soit la réponse, ça a été l'occasion d'exercer mon sens du mystère, pendant et après la prise des photos.

Tronches

1 2 3 4 5 6

Peau dure

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Tapis rouge

1 2 3 4 5 6 7 8 9

Feu du projecteur

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Petit coin

1 2

#Photos #Forêt #Esprit

 
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from Un Spicilège

La Couleur des choses

C'est pour ce type de rencontre que j'aime flâner dans les librairies. On y tombe parfois sur un livre dont on n'avait jamais entendu parler et dont la seule apparence suffit à interloquer. Ce fut le cas pour La couleur des choses dont la couverture étonnante m'a sauté aux yeux. Ce graphisme radical, presque schématique m'a fait m'arrêter net, pleine de curiosité. L’histoire qu'il raconte est celle de Simon, un adolescent un peu naïf qui se retrouve malgré lui embarqué dans une suite d’événements incontrôlables : un pari gagnant, une agression, une disparition, puis une cavale...

Après un temps de latence nécessaire pour s'habituer à cette narration “en vue de dessus”, le récit déploie le plein potentiel de son rythme haletant. Panchaud a en effet construit une intrigue cruelle et palpitante, jalonnée de rebondissements qui maintiennent constamment en tension. Ce qui m’a surtout fascinée, c’est la façon dont cet univers graphique si dépouillé parvient tout de même à transmettre toute une palette d’émotions. En utilisant des cercles colorés et des lignes épurées, l'auteur parvient à nous faire vivre une vraie intensité de lecture.

Sans surprise, me connaissant, j'ai trouvé le personnage de Simon profondément touchant. Sa naïveté, sa placidité et l’injustice dont il est victime créent une empathie immédiate. Je suis toujours révoltée face à ce type d'histoires : quand certains exploitent sans scrupule les faiblesses des autres. Trop proche d'une réalité que j'aimerais mieux faite, sans doute.

Si l’intrigue reste parfois prévisible et s’appuie sur des archétypes assez marqués, cela n’a pas émoussé mon plaisir de lecture. La couleur des choses est réellement une expérience de lecture singulière aussi bien graphique que narrative, qui se démarque par son originalité et son efficacité. Un OLNI réjouissant qui mérite pleinement qu'on s'y attarde.


La Couleur des choses | Martin Panchaud | Ça-et-là

 
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from irisdessine

Tout va trop vite

Je me souviens, dans une autre vie, j'avais passé le concours de la FEMIS, une école de ciné “libre”, mais sur concours, du coup. Le thème de projet écrit que nous devions rendre était “La vitesse”. Comme je n'ai jamais su ce qu'on attendait de moi sur ce genre de devoirs, j'ai égréné les différents exemples de la vie qui démontraient que tout s'accélérait dans le monde : les TGV, la connexion internet, etc.

Aujourd'hui, en fin d'année 2025, rien n'est plus vrai que ce que j'avais essayé d'expliquer dans ce devoir écrit : tout va de plus en plus vite. J'ajouterai même une composante à ce constat : tout va plus vite pour être de plus en plus productif. Les exemples et les démonstrations existent déjà : une société qui réclame plus de productivité, même dans les moments d'oisiveté, un smartphone connecté à tout, tout le temps, qui réduit à néant les moments d'ennui pourtant capitaux pour la créativité, et même en dehors de la population, des grosses entreprises qui cherchent à produire toujours plus (et qui accusent les consommateurs de “surconsommer”).

J'avais déjà écrit auparavant sur la nécessité de réapprendre à apprendre, d'utiliser sa mémoire. Globalement, ça s'inscrit dans la même veine, puisqu'il s'agit avant tout de se réapproprier notre matière grise. Soit simplement pour se sentir à nouveau maître de nos connaissances, soit pour développer de nouvelles compétences, ou simplement pour prendre le temps : pour créer, s'ennuyer, s'amuser, etc.

Oui, la clé réside dans le temps qui est pris pour soi. Je me souviens d'une assertion de Daniel Pennac sur les gens qui disent qu'ils n'ont pas le temps de lire. Le temps de lire est un temps volé. Un temps qu'on a pris sur un autre pour pouvoir lire un peu, s'évader dans l'aventure dans laquelle on attend impatiemment de replonger.

Alors, en ce qui me concerne, j'ai décidé de prendre les choses en main. Littéralement. Je réalise que sur clavier, sur smartphone, on écrit très vite. On est corrigé automatiquement si on a inversé deux lettres. On n'a même plus besoin de lever l'index pour faire apparaître un mot. On va vite.

Sauf que…

Sauf qu'encore une fois pour des raisons de réappropriation de ses capacités, ses connaissances, je réalise que je n'écris plus vraiment avec un stylo. Sauf à rédiger un chèque une fois de temps en temps. Et encore, on fait ça vite fait, sur un coin de table, en écrivant mal. Il faut signer et passer à autre chose !

Prise en main

Alors, j'ai décidé de reprendre en main les choses. Par petites astuces, par petits bouts. Par exemple : ce matin, j'ai désactivé la correction automatique de mon smartphone. Je sais écrire vite dessus. Ça n'a aucun intérêt d'écrire vite sur un smartphone. Sauf si on veut répondre en speed à quelqu'un pendant qu'on fait autre chose. Tout à fait contraire à cet esprit de lenteur que je veux réinfuser dans ma vie. Donc, maintenant, sur mon smartphone, je prends mon temps pour écrire des messages. C'est vrai que maintenant, je dois taper les accents, les apostrophes, et revenir en arrière si mon doigt a appuyé à côté. Ce n'est pas grave du tout. Je suis là pour prendre mon temps.

J'ai aussi choisi de reprendre l'écriture pour deux raisons : à la fois parce qu'en apprenant le japonais, je réalise que je reconnais les kanji et les kanas mais que je suis incapable de les reproduire à l'écrit. Dites-vous que c'est comme si je vous demandais de dessiner Mario de tête. Vous savez qu'il a une casquette rouge, une moustache noire et un gros nez, pourtant, la plupart des gens seront incapables de le dessiner correctement. On reconnaît Mario sur des dessins, mais on est incapable de le dessiner. Pour le dessin, si vous n'êtes pas dessinatrice/dessinateur de profession, ce n'est pas dramatique de ne pas avoir de carte mentale de ce genre. En revanche, ne pas savoir écrire l'alphabet d'une langue qu'on apprend, c'est un peu plus problématique au quotidien. Et en extrapolant, je pense aussi qu'écrire dans sa propre langue avec un stylo et une feuille, ça devient de plus en plus difficile pour nos générations baignées dans le numérique. Je sais toujours tracer mes lettres, je sais écrire. Mais je sais que je fais beaucoup plus de conneries (toujours parce que je vais trop vite !) qu'avant. La 2e raison pour laquelle je reprends l'écriture : c'est parce que j'adore inventer des histoires. J'adore commencer par une phrase qui me lance une sorte de défi à continuer l'histoire. Et ça fait hyper longtemps que je ne m'étais pas relancé dans ce type d'exercice.

Pour la facilité, je choisis de faire tout ça sur ma tablette reMarkable. D'abord, parce qu'elle est toujours à ma disposition, près de moi. Mais aussi, parce que, pour mon histoire, j'aurais la possibilité de la convertir en texte numérique très facilement (vu que je m'applique pour tracer mes lettres !) pour éventuellement la partager.

Evidemment, la pratique de la lenteur ne doit pas forcément passer par ça pour tout le monde. Et ce n'est pas un mode d'emploi, mais bien la (re)découverte de pratiques qui me plaisent et me permettent de ralentir sérieusement mon rythme de vie. Mais on peut citer d'autres exemples de ralentissement. Par exemple, il m'arrive le matin pendant le week-end de ne pas prendre mon téléphone pour lire mastodon (ou un article de presse) pendant mon thé. Je choisis de savourer mon thé en n'ayant que pour attraction mon environnement direct (le salon, le jardin et la rue en face si les rideaux sont ouverts). C'est bien pour ralentir ça aussi, savourer son breuvage matinal. D'ailleurs, c'est pour ça que j'adore le principe de la cérémonie du thé ! Tellement de lenteur, de patience, d'apaisement !

Il y a aussi le yoga, que je re-pratique en douceur depuis peu. Ça aussi, c'est un sport dont le principe repose sur la lenteur, puisqu'il faut faire les mouvements au rythme d'une respiration calme et profonde.

Je pense que beaucoup de choses du quotidien peuvent être ralentie, non pas pour “aller au ralenti”, mais juste pour réapprendre à prendre son temps. La vie va beaucoup trop vite pour en profiter. On veut nous rendre productifs même dans les quelques temps morts qu'il nous reste (aux WC ?). Moi, je veux garder mon temps libre pour moi, mes envies, mes passions, sans aucun rapport direct avec ce que la société attend de moi.

Allez, je vous laisse, je dois écrire un peu et travailler mes kanas !

Et surtout, n'oubliez pas de prendre le temps !

(PS : je suis sûre que vous avez envie de savoir combien j'ai eu à ce devoir ? Si j'ai réussi le concours ? Et bien, non, je n'ai pas dépassé la première étape du concours, je crois que j'ai eu en dessous de 8/20 pour ce fameux écrit sur la vitesse :D)

 
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from les mondes d'ilanthar

Chroniques des sept mondes : le troisième âge

Faisant écho au choix de l'Enchyridion pour passer du premier au deuxième âge, la plupart des historiens place le début du troisième âge en concordance avec le deuxième éveil. Plus pratiquement cependant, on considère généralement le début de cet âge comme étant l'établissement de la Concorde ou la proclamation de l'Oubli.

la Concorde & l'Oubli

Dans les mondes élémentaires, les divinités choisirent les plus sages pour transmettre leur enseignement et conserver le souvenir terrible de la conflagration afin qu'elle ne se reproduise jamais. Ils encouragèrent également certains changements magiques amorcés, diminuant le nombre des anciennes espèces et des humains afin qu'elles donnent lieu à de nouveaux peuples. Dans le même ordre d'idée, un deuxième éveil eut lieu, celui des loendens. Les douze établirent la Concorde, un accord presque aussi important que la Fondation, qui allait contenir leurs promesses à tous les peuples des mondes en dehors des Champs Élyséens. Avec cette concorde, ils annonçaient leur volonté de ne plus jamais abandonner les peuples, anciens comme nouveaux, mais également qu'ils ne favoriseraient plus aucun d'entre eux directement par leur auguste présence ainsi qu'ils l'avaient fait pour les humains. La destinée de chacun reposerait bien plus en la sagesse des peuples eux-mêmes et de leurs dirigeants. À ces humains justement, ceux d'Agartha, ravagés par le choc des empires, les douze apportèrent la caresse de l'Oubli. Se sentant responsables de cette catastrophe, ils leurs offrirent ainsi un nouveau départ, sans l'entrave du passé et sans leur patronage par trop encombrant. Tous les humains de ce monde oublièrent leur histoire passée, se réveillant un jour nouveau.

la Souillure & l'Inique

Après le bouleversement de l'Oubli, les peuples d'Agartha rebâtirent peu à peu un ensemble de nations et contrées, parfois alliées, parfois opposées, redessinant les cartes tout en conservant ancré quelque part un peu de leurs héritages impériaux, visible dans les ruines, les symboles et bien d'autres legs. En environ six siècles, les contrées actuelles finirent par s'affirmer avec plus ou moins d'unité et de stabilité. Puis, il y a un peu plus d'un siècle, quelque part dans les Champs Élyséens, probablement au sein même du Temple de la Fondation, quelqu'un ou quelque chose provoqua d'une façon mystérieuse ce qui fut appelé la Souillure. Cette tâche indélébile effectuée sur les œuvres divines allait être responsable de la progression du phénomène associé, portant parfois le même nom, parfois celui de chancre, et la montée en puissance de celui considéré de façon directe ou non comme le responsable : l'Inique. Considéré rapidement comme l'égal de l'un des douze, ce “treizième” dieu amena progressivement dans son giron des pans entiers des mondes élémentaires dont les habitants étaient affectés par le chancre. De nouvelles nations se formèrent, rejetant les douze pour le vénérer en leur place, avec des dirigeants remodelés par le chancre. Rien de tout cela n'a encore atteint le monde d'Agartha. Mais avec le développement des techniques, la redécouverte des voies entre les mondes et l'apparition soudaine des îles du rêve, la menace semble désormais toute proche.

#egishirgal

 
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from ~ T.S.I. ~

Soirée HIPHOP “Aux Copains D'Abord”

Le collectif TSI en partenariat avec le bar Airois “Aux copains d'abord” organise une soirée 100% Hiphop! Au programme: DJ Set avec Dj PetonDji (TSI) Concert Rap avec Chalski Concert Rap/DJ avec Tribu Sans Issue (Krimo & PetonDji)

Vous l'aurez compris ambiance HipHop assurée!

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Peace

 
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from Ma vie sans lui

Lire

Je l'ai déjà écrit ici, c'est compliqué de lire depuis que mon amoureux est mort. J'ai du mal à me concentrer sur une page, mon esprit s'égare parfois si loin que je dois revenir en arrière parce que je ne comprends plus les mots que je lis. C'est pour moi une grande frustration car la lecture est ce qui me définit depuis toute petite. A l'école maternelle, j'avais déjà tellement envie d'apprendre à lire qu'on m'a fait sauter la dernière année et à Noël, c'était fait. Depuis, il y a eu peu de périodes sans livres, tout au plus des ralentissements du rythme de lecture (à l'adolescence, parce qu'il y avait tellement d'autres choses à faire, et quand mes enfants étaient petits, parce que je n'avais plus le temps). Là, cela fait un peu plus d'un an que je vis ce ralentissement mais le fait qu'il soit dû à des raisons cognitives me mine complètement.

Pour compenser, j'ai essayé le livre audio mais je n'aime pas du tout, le seul moment où je le supporte, c'est en voiture et mes trajets quotidiens sont trop courts, cela tronçonne ma lecture en petits morceaux et je déteste ça. La BD a un peu sauvé mes envies de lecture, de même que les essais, que je ne goûtais pas particulièrement auparavant. Le rythme est un peu différent, je peux lire une BD entière en peu de temps et pour les essais, lire juste un chapitre et arrêter sans perdre le fil du propos.

J'ai néanmoins lu plus de 70 livres cette année, ce qui n'est pas si mal en fin de compte, parmi lesquels un nombre certain autour du deuil. La plupart du temps, je les ai choisis pour ça mais je me suis aussi retrouvée avec des livres choisis un peu au hasard et qui, d'une manière ou d'une autre, en parlaient aussi. La mort est tout autour de moi, dans les livres, la musique, les séries que je regarde et cela ne me gêne pas, au contraire. Je peux ainsi comparer mon expérience à celle d'autres personnes, mettre des mots différents, parfois plus précis ou plus poétiques sur des ressentis, je pense que cette proximité m'aide à cheminer, pour l'instant.

Je dis “pour l'instant” car je me demande si je ne suis pas en train d'atteindre une sorte de saturation. Hier, pour la première fois de ma vie, j'ai failli sortir de la bibliothèque les mains vides, après une longue déambulation dans les rayons. Littérature, polars, science-fiction, livres jeunes adultes, BD, j'ai sorti plein de titres, lu les 4e de couverture et reposé ces livres, parce que j'ai senti qu'ils allaient me plomber encore un peu plus, ou encore parler de mort, ou d'amours qui se terminent ou de personnes qui prennent un nouveau départ, bref, de moi, quelque part. Quand je n'ai pas de livres précis en vue, je me laisse souvent guider par les titres ou même les couvertures. Là, tous les titres qui m'ont interpellée résonnaient en moi comme un signal d'alerte (attention, tu vas encore te retrouver dans une histoire qui ressemble à la tienne !). J'aurais pu opter pour de la littérature romantique, légère ou “feel good” mais je suis toujours tellement déçue par l'écriture de ces romans et j'ai surtout toujours l'impression de me faire arnaquer quand je les lis que j'ai préféré les éviter aussi (vous savez, ce sentiment, la dernière page tournée, de vous être fait mener en bateau). Hier, rien ne me faisait envie, j'en aurais pleuré de frustration.

J'ai fini par trouver une BD que je voulais absolument lire parce qu'elle pourrait trouver sa place dans le collège où je travaille et j'ai choisi aussi un polar d'un auteur jamais lu, parce qu'au moins, pas d'attentes spécifiques à part un peu de suspense et une intrigue que j'espère bien ficelée.

Je me sens triste de ne pas pouvoir lire autant que je le voudrais et c'est une tristesse qui vient s'ajouter à toutes autres. La lecture est ce qui me constitue, c'est une part de moi importante et les mots sont ce qui m'aident le mieux à traverser la vie (et la mort aussi, apparemment). Je sais que la dépression peut aussi entrainer ce genre de choses et que c'est réversible. J'espère juste que cette période ne va pas durer trop longtemps et que je vais retrouver le goût des livres et l'envie de lire...

 
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from Depuis les Gorces

#Animaux La frustration, c'est LE gros sujet dans notre travail avec Amalhia depuis un an. Et je sais que c'est un sujet aussi pour beaucoup de personnes qui travaillent leurs chevaux en renforcement positif. Dans cet article, j'essaie de démêler un peu où j'en suis pour voir ce que je veux faire dans les semaines qui viennent.

Notre problématique avec Amalhia

De la décontraction à cheval, de la frustration à pied

Amalhia est super agréable montée en carrière. Elle est décontractée, elle bosse vraiment bien, c'est un bonheur. Pourtant, au départ, il n'y avait pas une séance sans 2 ou 3 énormes écarts. Mais en répétant la même chose séance après séance, en restant calme sur ses écarts, et en récompensant dès qu'elle se décontractait un peu, elle a énormément progressé. Elle est d'ailleurs bien plus avancée que ne l'était Néli.

Par contre, elle est super tendue dans le travail à pied. Elle frustre extrêmement vite, et elle a très vite une sale tronche.

J'ai longtemps ignoré ces signaux, et ce qu'ils voulaient dire. De toutes façons je n'ai qu'un mini paddock pour travailler en liberté qui ne permet pas le mouvement, et j'aime aller monter au club. J'ai aussi ignoré son attitude car par ailleurs, elle coopère très bien, elle fait parfaitement les comportements que j'attends d'elle, à part pour les séances de parage avec la maréchale.

Mais depuis qu'elle a été opérée pour sa colique, et qu'elle a failli mourir, j'ai décidé de me donner comme objectif qu'on arrive à avoir la même décontraction au travail en clicker à pied qu'à cheval. Ma priorité c'est de réussir à construire une belle relation, et on part de loin.

Et je sais pourquoi je ne m'étais pas attelé à ce sujet plus tôt : c'est super dur. J'ai l'impression de tourner en rond, j'ai l'impression de passer beaucoup de temps pour rien, et j'ai l'impression que quasiment personne dans mon entourage cheval ne peut comprendre ce que je vis. J'en parle peu car je n'ai pas envie de remarques condescendantes, ou jugeantes en mode : tu te prends la tête pour pas grand chose, je n'ai pas non plus envie de conseils non sollicités de personnes qui ne savent pas exactement ce qu'on vit, ce qu'on a déjà fait etc. Et je peux compter sur les doigts d'une main les personnes à qui je peux parler de ce sujet sans recevoir de conseils derrière. Donc je ne veux plus en parler en vrai. Mais l'écrit m'aide à réfléchir. Donc j'écris ici.

Les signes de tension chez Amalhia

Dans le travail à pied

Amalhia est une jument, et donc elle ne montre pas son excitation ou sa frustration en dévergeant voir en entrant en érection comme beaucoup de hongres ou d'étalons. Par contre, elle va facilement avoir les oreilles en arrière, les naseaux pincés, la mâchoire contractée (on lui voit un genre de ride quelques cm au dessus de la commissure des lèvres), l'encolure un peu haute, la respiration un peu courte. Si elle a quelque chose dans la bouche, elle ne mâche pas, ou bien juste un peu et elle s'arrête. Pour les oreilles, elle peut les avoir un peu en arrière, ou complètement plaquées. Quand elle sort de son état figée, elle peut aussi bailler, soupirer, se gratter l'antérieur avec le nez. Elle peut aussi se mettre à lécher compulsivement. Elle m'a repeint quelque fois le manteau.

Quand je ne suis pas sûre de si elle est décontractée, ou bien si elle est figée-tendue, je la caresse sur l'encolure :

  • Quand elle est décontractée, elle ne réagit pas.
  • Sinon, elle couche les oreilles plus ou moins fortement en arrière. Et j'en déduis qu'elle est tendue.

En extérieur

Amalhia est une jument qui n'a jamais vraiment aimé les balades. Je crois qu'elle était OK quand elle était en dextre derrière Néli. Mais depuis, elle n'est quasiment jamais sereine en extérieur, sauf sur le chemin qui mène de chez nous au club quand on y va régulièrement. C'est-à-dire pas en ce moment.

Je vois qu'elle n'est pas sereine parce qu'elle marche trop vite, elle est tendue, elle respire court. Et surtout, si je l'arrête à un endroit avec de l'herbe, elle veut repartir. Au mieux, elle va grapiller 3 brins, et puis avancer. Quand elle est bien détendue, elle reste brouter.

Ce qui empire, ou améliore, son état de tension

L'orientation dans le paddock

Dans le paddock, elle est plus facilement détendue quand elle regarde vers le Nord (vers les grands pré et la forêt) que quand elle est dans l'autre sens. Elle est aussi plus détendue si Néli n'est pas trop proche d'elle.

Mes demandes

Il y a des demandes qui vont quasiment systématiquement la contrarier comme :

  • Déplacer les hanches (éloigner ou aspiration)
  • Reculer
  • Me suivre en liberté

Il y a des demandes qui sont beaucoup plus faciles :

  • Mettre le filet (un de ses comportements préférés)
  • Brosser la crinière et la queue
  • Donner son œil (pour faire des soins)
  • Baisser la tête et garder la tête en bas

Les différentes techniques qui aident Amalhia à s'apaiser

Marcher jusqu'à s'apaiser ou s'ennuyer

Je me rappelle que quand je l'ai eue il y a 7 ou 8 ans, quand elle est arrivée dans les monts du Pilat, elle était tendue dès que je lui mettais le licol. Je me rappelle la faire marcher un ou deux tours dans le pré en licol, sans rien lui demander, juste en marchant. Au bout de 2 ou 3 tours, elle se mettait à respirer normalement et à se détendre après avoir soufflé un coup.

On faisait ça facilement dans le Pilat car on avait des prés pratiquables toute l'année. Ici, on a que le petit espace du paddock dans lequel marcher. Dans les bois et les prés, on a la boue l'hiver on a la boue, les insectes et les taons l'été. D'ailleurs, en général, si je lui propose d'aller marcher en dehors du paddock, elle refuse et reste plantée devant le passage boueux qui sert de sortie.

Brosser la crinière

Souvent, Amalhia n'aime pas qu'on la brosse. Par contre, je crois qu'elle est toujours OK avec le fait qu'on lui brosse la crinière, et c'est plutôt une activité dans laquelle elle se détend. C'est peut-être parce que c'est quelque chose que j'ai bien travaillé au début, en attendant de la décontraction pour récompenser ?

Une autre chose qui marche bien, c'est quand Amalhia a envie qu'on la gratte quelque part. En ce moment elle a un genre de dermatophilose que je n'investigue pas, mais qui donne lieu à des bonnes séances de grattouilles où elle fait sa tête de girafe contente. J'essaie d'intercaler ces séances de grattouilles comme des moments d'interaction libre qui sont parait-il si important pour construire une bonne relation. Et c'est vrai que c'est cool de pouvoir passer un moment avec elle sans prise de tête. C'est bon pour nous 2.

Par contre, si on la gratte ou on la caresse quand ça ne la gratte pas, elle met les oreilles en arrière et peu aller jusqu'à menacer sérieusement de morsure. Elle déteste qu'on la touche sauf quand elle veut qu'on la touche. Bon, je suis un peu pareil je crois... Je la comprends, le consentement toussa.

Désensibilisation à ma présence – attendre qu'elle lâche l'affaire

Dans ses podcasts, Shawna Karrasch explique que tant que le cheval n'est pas calm and relax ça ne sert à rien d'aller plus loin que la statue. Si le cheval s'énerve, elle propose d'attendre qu'il lâche l'affaire avant de démarrer la séance et de commencer à cliquer et à récompenser. C'est une sorte de désensibilisation à la présence de l'humain.

J'ai fait ça avec Amalhia.

Les premières fois elle est restée 45' à côté de moi à attendre que je lui demande quelque chose. Extrêmement concentrée sur moi, frustrée, ultra pincée dès que je la touche. D'autres fois, elle est restée à lécher mon manteau plus de 10 minutes d'affilée.

C'était extrêmement frustrant pour toutes les deux. Mais il y a eu de sérieux progrès. Je n'ai plus jamais de session où elle reste bloquée frustrée quoi que je fasse pendant 30 minutes. Mais c'était dur et pas du tout épanouissant ni fun, ni pour elle, ni pour moi.

Maintenant, je ferai évidemment ça avec un nouveau cheval : Attendre qu'il soit relax pour demander quelque chose. Que ce soit un pré-requis pour le travail. Mais avec Amalhia, j'ai trouvé ça hyper dur, hyper frustrant pour toutes les deux. J'ai aussi l'impression que quand elle lâche l'affaire et que je récompense, alors c'est du renforcement intermittent. Justement le truc qui crée davantage de frustration comme j'en parlais dans cet article : Casino et frustration .

J'ai l'impression d'avoir pas mal de progrès les premiers mois. Et puis après on a stagné. Par contre, ce qu'on a gagné définitivement, c'est qu'Amalhia hennit dès qu'elle me voit, et qu'elle revient de n'importe où du pré dès que j'arrive.

Protocole de relaxation à la Karen Overall

Nous avons vu beaucoup de vidéos de travail au clicker lors du stage avec Ken Ramirez. J'ai été marquée par le fait qu'il récompense énormément pendant les séances de travail. Beaucoup de récompenses quand il clique, et aussi des récompenses gratuites quand l'animal attend dans son comportement par défaut.

En rentrant, j'ai repris le travail avec Amalhia en lui demandant la statue à un endroit où elle n'avait pas l'habitude d'être travaillée. Je me suis rendue compte que ce comportement n'était pas clair pour elle. Elle détournait la tête puis faisait une sorte de yoyo. J'ai donc repris cet exercice avec comme but qu'elle ait la tête immobile d'abord une seconde, puis deux secondes etc.

Amalhia avait une super tête sur cet exercice, à cet endroit. Donc j'ai décidé de conserver cet exercice, mais d'allonger la durée entre deux clics, ou bien d'ajouter un peu de mouvement (en gros, de rajouter de la distraction et de la durée au comportement de la statue). J'ai rangé ce travail sous le nom de protocole de relaxation car je trouve que ça ressemble énormément au protocole de relaxation de Karen Overall. L'idée est de récompenser le chien qui reste assis 1 seconde, puis 2 secondes, puis 5 secondes, puis 3 secondes en faisant un pas de côté, ou en bougeant les mains etc.

On a fait cet exo pendant environ un mois. Il y a même eu quelques séances où elle a été de très bonne humeur tout du long. J'essaie d'introduire des nouvelles choses (toucher le corps, donne ton oeil, baisse la tête, je m'éloigne d'un pas, ...) en suivant la règle que j'ai retenu du séminaire : Entourer un comportement coûteux de comportements faciles .

Mais maintenant, peut-être parce que j'essaie de l'amener à d'autres endroits, ou d'autres positions, peut-être parce que je mixe avec des choses plus difficiles, peut-être parce que c'est moins nouveau et moins fun, on ne progresse plus trop. Enfin, ce n'est pas complètement vrai. On peut avoir : Amalhia qui fait grave la tête, je lui demande de me suivre et on va ailleurs, et ensuite on a Amalhia qui est souriante sur quelques clics. Et en vrai, c'est un énorme progrès.

Pendant longtemps elle a été confortable (en restant les oreilles en avant) juste 2 ou 3 secondes entre 2 clics. J'ai fait un travail systématique sur l'augmentation de la durée, et maintenant elle est OK pour 5 à 10 secondes, mais ça dépend quand même d'où on en est dans la séance, et d'où on est dans le paddock.

De nouveau, je crois qu'on atteint un plateau, et je me rends compte que je doute et que donc je recommence à mélanger les techniques et à boudiguer. C'est aussi pour ça que j'ai écrit cet article. J'ai besoin de clarifier ce que je fais pour moi-même.

Il faudrait peut être que j'aille lire davantage sur le site de Karen Overall, ou que je trouve des vidéos. De mon côté j'attends d'avoir de la relaxation pour progresser, mais peut être qu'il faut juste regarder le comportement = pas bouger ? (question rhétorique, je n'attends pas de réponse)

Click to calm (on the mat)

Avec Iggy, on a travaillé en click to calm sur son excitation (quand on était en extérieur et qu'il avait très envie d'aller manger des crottes de chat, ou des chats), et sur sa peur. L'idée est de l'avoir en longe, d'amener un tapis, et d'attendre qu'il se pose sur le tapis. Je récompense chaque comportement qui se rapproche d'une attitude décontractée : s'assoir, avoir le regard moins figé, se coucher, poser la tête sur ses pattes...

Les premières séances ont été très longues, mais ça a vraiment bien marché pour lui. Quelque part, ça ressemble un peu à ce que fait Shawna Karrasch, sauf que Shawna attend la décontraction pour démarrer la séance, et que là on récompense sur le chemin de la décontraction.

Conclusions temporaires

Click to calm et statue

Aujourd'hui, je trouve difficile pour Amalhia d'alterner le travail de statue et le travail de click to calm. La situation ressemble beaucoup : dans les deux cas je suis à côté d'elle à ne rien faire. En y réfléchissant à mesure que j'écris, je me dis que je pourrais différencier les deux situations en faisant :

  • Statue : j'ai la main dans la sacoche, la jument est en liberté sans licol, je récompense régulièrement en mode *errorless training**.
  • Click to calm : je ne mets pas la main dans la sacoche par défaut, la jument à un licol, et je récompense peu en mode on s'emmerde comme si on attendait le véto, ou le beau temps.

Guidelines personnelles

Je profite aussi de ce moment de réflexion par écrit pour me faire une petite liste de comment continuer le travail dans les semaines qui viennent :

  • Continuer d'avoir des moments de grattouille sans travail ni clics (peut être au moins une fois tous les 2 jours ?)
  • Continuer à essayer de capturer du calme, quand je passe au paddock pour faire autre chose, quand elle fait la sieste au soleil, ...
  • Tester son état émotionnel au démarrage de la session en caressant à l'encolure.
    • Si elle est figée-grognon, ramasser les crottins, ou regarder mon tel.
    • Retenter :
      • Si elle est OK, on démarre.
      • Sinon, revenir avec un licol et l'emmener marcher jusqu'à ce qu'elle souffle et s'ennuie un peu.
  • Une fois qu'elle est OK, alterner :
    • La statue : durée et distraction, sur par exemple 6 ou 7 clics
    • Exercices qu'elle connaît bien : donner les pieds, baisser la tête, donner l'oeil : 4 ou 5 clics
    • Exercices plus durs : un pas en avant, touche, recule, pousse les hanches, ramène les hanches, pousse les épaules, change de côté, .... : 1 ou 2 clics avant de revenir à la statue ou à des exercices qu'elle aime.
    • Régulièrement récompenser comme un mini jackpot pour faire une pause. Quand elle mange ses quelques carottes par terre, je change de place dans le paddock, et j'attends de voir si elle veut me rejoindre pour refaire une micro session. (faire ça plutôt que lui demander de me suivre)

À suivre !

NB : j'écris ces lignes pour moi, et pour partager si vous rencontrez des problématiques similaires. Je ne souhaite pas de conseils, je ne souhaite pas que vous me proposiez d'essayer quelque chose. Par contre, j'accueillerai avec plaisir de lire vos expériences avec vos chevaux, ce que vous faites, ce qui a marché pour vous, ou ce qui n'a pas marché pour vous.

 
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from les mondes d'ilanthar

Chroniques des sept mondes : le deuxième âge

L'organisation des chroniques en trois âges est loin de faire l'unanimité, mais elle est celle retenue dans cet ouvrage et correspond peu ou prou à celle retenue par nombre de sages dans les mondes élémentaires. Le deuxième âge est supposé commencer avec le premier éveil.

le premier éveil

Après l'établissement de la Fondation, le panthéon formé par les douze divinités se sépara et chacun de ses membres s'attela selon sa sensibilité à rebâtir et à modeler les mondes d'Égishirgal selon leur inspiration et leurs envies. On attribue généralement à Sârijaina le don conféré à certaines espèces animales ou primitives de pouvoir évoluer vers un plein état de conscience et de recevoir le don de l'âme. C'est ainsi, sans doute, qu'apparurent les premiers humains sur le monde d'Agartha, ayant évolués depuis une ancienne espèce que certains érudits avancent être également un ancêtre des Anorèn, voir ces derniers eux-mêmes. L'espèce humaine fut un grand succès et se propagea rapidement à la surface d'Agartha, souvent au détriment d'anciennes espèces qui y étaient déjà présentes... Et ce jusqu'à devenir majoritaire et omniprésente un millénaire après son éveil.

les trois empire ou les trois alliances

Interpellés par les incroyables progrès et le potentiel inégalé des humains en Agartha, les douze se séparèrent en trois groupes de quatre, selon leurs affinités de l'époque et accompagnèrent le développement de ce qui deviendra, avec leur aide, trois gigantesques empires. C'est ainsi que naquirent les trois empires, ou les trois alliances (si l'on se réfère plutôt aux divinités), qui chacun disposa de vastes terres et d'une adoration sans failles pour son alliance divine. En Occident se trouvait l'empire ambré vénérant Listrya, Maghmor, Oghma et Malaliach. En Orient se dressait l'empire radieux, sous le patronage de Sârijaina, Nenda, Leyel et Ashâstra. Au sud et au centre, le vaste empire de la félicité vouait son adoration à Accasbel, Asobëe, Nayrhëa et Minarsas.

les conquêtes éthérées et la paix des cinq mondes

Drapé dans les nobles idéaux de “civiliser” les quatre autres mondes élémentaires et poussé par les moins nobles ambitions de pouvoir et de richesses, les trois empires partirent avec l'aide des dieux à la conquête et la colonisation d'Arcëa, de Valdémyr, de Hyérune et d'Énumæl. Chacun des empires y installa des colonies, et les humains peuplèrent les quatre mondes par de grandes vagues de migrations. Le tout se fit dans une atmosphère de plein essor et d'effervescence. On dit qu'une cité naissait chaque année et que la profusion et l'abondance régnaient. Ce fut la paix des cinq mondes.

Naissances & Discordes

Voyant que tout semblait aller pour le mieux, les dieux & déesses délaissèrent leurs peuples et ne se préoccupèrent plus guère que de leurs envies propres. La plupart des couples divins donnèrent lieu à des naissances et les festins, fêtes, rencontres ou ballades en secret furent monnaies courantes dans les champs élyséens. De la même manière, les humains et les anciennes espèces n'adoraient plus vraiment les dieux : ils avaient déjà un statut digne d'un paradis et les dirigeants impériaux mettaient bien souvent en place des cultes en leur nom. Parmi les divinités naquirent les discordes. Les couples se scindaient ou se chamaillaient, la confiance fut bien souvent brisée, des divinités mineures illégitimes naquirent, les alliances se formaient et se brisaient tout autant, sans aucune forme de stabilité. Les divinités étaient devenues colériques et ne s'occupaient plus que de leurs problèmes domestiques et personnels. Las de la domination injuste des humains sur des mondes qui n'avaient pas eu à les supporter jusque là, les anciennes espèces s'allièrent en secret avec le souhait de chasser les empires hors des mondes élémentaires. La chose semblait d'autant plus facile que les empires étaient sur le point de briser la paix des cinq mondes, les cultes impériaux ayant exacerbé les fiertés populaires et la soif démesurée des empereurs. Ces anciennes espèces se réunirent derrière la figure d'un chef charismatique et puissant : le dragon.

la Conflagration

Le dragon connaissait de nombreux secrets et il se prit lui-même un peu pour une divinité, formant de nombreux rejetons de lui-même à partir de sa puissance et de son âme. Ils devinrent des généraux d'armées et avec les autres anciennes espèces ayant levé leurs bannières, le choc contre les empires (qui luttaient également entre eux, s'accusant mutuellement d'avoir fomenté ces révoltes) fut si violent qu'on le nomma “conflagration”. L'alliance des anciens coupa les chemins vers Agartha afin d'empêcher la venue de renforts depuis les cœurs des empires. Ne sachant ce qui se produisait, les empires vieux de plusieurs siècles s'accusèrent de plus belle et la guerre fit rage aussi en Agartha, entre humains uniquement cette fois. Du côté des mondes élémentaires, cet isolement provoqua au contraire l'unification des humains en un seul bloc. Ce fut la guerre de ceux doté d'une pierre d'âme, les anciens peuples, contre les peuples dits de l'éveil. Des évènements sans précédent eurent lieu, qui éliminèrent des espèces, en modifièrent de nombreuses, changeant leur destin à tout jamais... La conflagration fut telle qu'elle sortie les douze de leurs discordes futiles. Pour la première fois depuis longtemps, ils regardèrent ce qui se déroulait sous leurs yeux et comprirent combien s'étaient montré irresponsables. Ils intervinrent directement mais virent des forces puissantes à l'œuvre, capable de rivaliser avec la leur, parfois. Le dragon était de ces menaces et ils durent convaincre ses rejetons de le trahir et de se retourner contre lui. Ainsi, ils mirent fin à son influence tyrannique, ils séparèrent les peuples et mirent fin à la conflagration.

#egishirgal

 
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from les mondes d'ilanthar

Chroniques des sept mondes : l'âge des Premiers

Voici un bref récit des chroniques des sept mondes tel qu'il est connu de très rares êtres ou personnes, et tel qu'il figure dans l'Enchyridion, un célèbre ouvrage de la célèbre Bibliothèque mobile en Énumæl et dont l'auteur est inconnu.

l'Âge des Premiers

Il y a de cela des temps immémoriaux, la guerre prévalait entre les premiers dieux, une guerre qui embrasait l'ensemble de l'univers connu, la totalité des mondes d'Égishirgal (et peut-être même au-delà) et qui menaçait alors de tout engloutir et anéantir. Les premiers dieux étaient en train de réduire à néant la totalité des mondes. Leurs hordes armées étaient lancées les unes contres les autres, composées des terribles anciens êtres telles que les saisals et menées par les dieux inférieurs, leurs serviteurs désignés pour diriger leurs armées, dotées d'une part de leur parcelle divine. Mais alors que les mondes étaient au bord de la destruction, les dieux inférieurs devenaient las et tristes de provoquer la destruction de mondes qu'ils trouvaient si beaux. Plus encore, régulièrement ressuscités pour mener toujours plus de combats, parfois aux côtés de l'ennemi d'hier et contre l'ami d'autrefois, ils souffraient chaque fois un peu plus de voir leurs soldats et serviteurs périrent définitivement (on dit que des espèces entières disparurent sur un caprice de leurs maîtres), de même qu'ils pouvaient de moins en moins avoir le cœur à lutter contre leurs homologues pour des raisons décidément compréhensibles. Il en résulta une alliance entre les dieux inférieurs. Dans le plus grand secret, ils se réunirent dans une grotte profondément cachés dans les entrailles d'un monde à l'écart. Ils y scellèrent un accord : la guerre devait prendre fin, leurs blessures devaient cesser et cela ne pouvait se faire que par leur alliance et la mort ou le bannissement de leurs maîtres et créateurs. Insidieusement, ils encouragèrent la colère de leurs maîtres... les poussant peu à peu à engager une conflagration finale qui devait décider définitivement du sort des mondes en une seule fois, en un unique conflit. On dit que les armées recouvraient entièrement le monde qui vit le jour de cette bataille. Chacun étant persuadé de sa victoire prochaine, bercé des illusions de leur propre grandeur et des paroles des dieux inférieurs, les Premiers étaient tous présents. Mais la conflagration ne fut pas celle qu'ils attendaient. Après que les peuples et créatures les plus fanatiquement dévoués à la cause des premiers dieux furent sacrifiés sur le champ de bataille, tous ceux qui restaient, aux côtés des dieux inférieurs réunis (leurs chefs militaires) se dressèrent subitement contre leurs maîtres, provoquant, peut-être pour la première fois, l'alliance temporaire de ceux-ci. Mais même ainsi, regroupés face à leurs créations, ils ne surent combiner leurs forces. On dit qu'ils furent repoussés dans l'abîme en dehors des mondes et personne ne saurait dire s'ils en périrent ou disparurent, tout simplement. Les douze dieux inférieurs se retrouvèrent alors au sein d'un gigantesque édifice qu'ils firent ensemble surgir de terre à l'emplacement même de leur victoire, au bord de l'abîme. Ce champ de bataille, ce monde, est désormais connu sous le nom de Champs Élyséens, et l'édifice, le Temple de la Fondation. Car c'est en ce lieu que les douze y établirent leur Fondation, un corpus de règles divines qui allaient dicter les lois régissant l'organisation des mondes d'Égishirgal. Par ce biais, ils établirent également leur domination et leur entente tacite pour y maintenir éloignée toute menace de destruction totale. Ils en sortirent désormais connus sous le terme de “dieux”, l'adjectif inférieur n'ayant plus aucun sens.

A propos des démons Un point sur les démons. Tels qu'ils sont décrits dans l'Enchyridion, ceux-ci constituent probablement un ensemble d'êtres et de peuples qui ne proviennent pas d'Égishirgal. Peut-être même n'ont ils pas été créés par les Premiers. Ce que l'on sait en revanche, c'est que chaque grand peuple démoniaque fut amené par l'un des Premiers depuis un “extérieur”. Ils sont également les seuls à avoir négocié leur service auprès des douze contre leurs maîtres, les autres ayant suivi par loyauté les Premiers ou les douze lors de la bataille des Champs Élyséens. Lors de l'établissement de la Fondation, les démons acceptèrent de se plier aux règles établies pour Égishirgal, ainsi que d'autres clauses que seuls ceux dans le secret des dieux connaissent. Mais en échange, ils reçurent Pandémonium en cadeau et la liberté de le modeler à leur image et de le gouverner selon leur bon vouloir.

#egishirgal

 
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from Trucs de fous

Une infirmière demande à une psychiatre « pourquoi vous avez écrit en plein complexe d’oedipe dans son dossier » La psychiatre raconte que le patient lui a demandé si il pouvait sortir dans le parc de l’hôpital. Elle lui a répondu «  Non pas encore c’est trop tôt ». Le patient déçu et en colère a dit «  Pfff… Nique sa mère ! ». L’infirmière réagit au récit de la psychiatre en disant « Vous allez loin dans vos analyses… »

La psychanalyse… Il y a tant à dire sur cette pratique, tandis qu’une sénatrice vient de proposer un amendement pour dérembourser la psychanalyse.

Tout d’abord, il y a des psychanalystes tout court, qui ne sont déjà pas remboursés. Ensuite il y a des psychologues psychanalystes et des psychiatres psychanalystes, en libéral, en CMP, en hôpital, qui elles et eux sont remboursés. En tant que patiente, face à un psychologue ou un psychiatre psychanalyste, je n’ai pas pu savoir cette orientation à moins de poser directement la question.

Pourtant c’est important de le savoir, car la psychanalyse n’a montré aucune preuve de son efficacité dans le soin des troubles psychiques, est reconnue comme moins efficace que les autres psychothérapies depuis la méta-analyse de l’inserm de 2004 ( ça fait plus de 20 ans 😱) et est déconseillée par la haute autorité de santé dans l’accompagnement des personnes autistes.

Dans mon parcours de vie, la psychanalyse a entraîné un retard de diagnostic, un retard de soins adaptés (TCC, médicaments) et donc ma première tentative de suicide. La psychanalyse peut tuer. Et elle est encore enseignée à l’université. Elle est encore remboursée.

Quant à cet amendement, oui selon moi bien sûr il faut arrêter de rembourser la psychanalyse, mais que fait-on des milliers de patients qui se retrouveraient sans soins remboursés du jour au lendemain ? Qui mettrait-on à leur place dans les CMP et hôpitaux qui sont remboursés ? Comme souvent avec les gouvernements de monsieur Macron, il y a une idée de départ qui parfois (rarement selon moi) est bonne pour les citoyens citoyennes, mais il n’y a pas de moyens associés à cette idée, comme la désinstitutionalisation sans éducateurs à l’école, sans fonctionnariser les AESH… L’idée est bonne mais la pratique ne l’est pas, et vise avant tout à faire des économies.

Quelques sources pour en savoir plus sur la psychanalyse : https://presse.inserm.fr/wp-content/uploads/2017/01/2004_02_26_CP_ExpCol_Psychoterapies.pdf

https://www.autismeinfoservice.fr/accompagner/connaitre-therapies/interventions-psychodynamiques#:~:text=Dans%20le%20secteur%20m%C3%A9dico%2Dsocial,Autorit%C3%A9%20de%20Sant%C3%A9%20(HAS).

 
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