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from Depuis les Gorces

#Ecologie #Numérique Ce WE on votait un texte porté par deux écoloes de la commission numérique sur le sujet de l'IA (motion E). J'ai travaillé pour déposer 3 amendements, qui ont été refusés. Je profite du travail sur cette séquence pour expliquer un peu le sujet, et le mode de fonctionnement de notre parti.

Le cadre

Je reprends un petit texte écrit par le co-responsable de la commission numérique pour présenter le conseil fédéral pour les nouveaux membres du parti.

Le Conseil Fédéral est le parlement de notre parti, 240 représentants, élus au titre des régions ou du national, se retrouvent tout les deux mois pour décider de nos grandes orientations politiques, notre organisation interne et se chamailler, car nous sommes Les Écolos, après tout.

Les motions sont des textes de positionnement politique ou d'appel à l'action issus du travail des commissions thématiques. Elles sont débattues en préparation du conseil fédéral, avec la possibilité pour les membres du CF de proposer des amendements. Les amendements sont défendus lors de la présentation de la motion au CF.

Dans le cadre du redémarrage de la commission nous avons soumis au CF, qui se réunit ce dimanche à Pantin, deux motions.

Mon argumentaire autour de la motion sur l'IA

Avant la tenue du conseil fédéral, j'ai envoyé un mail à toustes les conseiller·es pour expliquer ma position. Faire de la pédagogie comme on dit.

De quoi parle-t-on ?

L'expression « intelligence artificielle » est une expression qui regroupe aujourd'hui des logiciels qui apprennent tous seuls en analysant un très grand volume de données. Ils repèrent des schémas répétitifs (comme par exemple : les personnes qui regardent des sites de tests de grossesse sont quasiment toujours des femmes enceintes) et arrivent à faire des prédictions (si une personne regarde un site de test de grossesse, c'est probablement une femme enceinte).

Mais l'expression « intelligence artificielle » rassemble aujourd'hui des logiciels très différents. Par exemple :

👉 Certains logiciels sont très connus du grand public comme ChatGPT, Gemini, ou Mistral AI : ils consomment beaucoup de ressources (électricité, eau qui est réchauffée, ressources minières, exploitation d'humain·es, ...) pour produire des médias (conversation, musique, images...) qui peuvent avoir un impact sociétal négatif. Ces logiciels ont besoin de gros datacenters (des usines remplies d'ordinateurs) pour apprendre, puis pour répondre aux demandes des internautes. 👉 D'autres logiciels rangés sous la bannière intelligence artificielle sont utilisés par des scientifiques pour réaliser UNE tâche spécifique (un peu comme alphaGo qui ne sait que jouer au Go, ou un logiciel qui détecte un type de cancer donné). Ces logiciels consomment peu de ressources : ils peuvent par exemple fonctionner sur un ordinateur sans nécessiter la puissance de calcul d'un datacenter.

Cette motion critique, à juste titre, les impacts sociétaux de 2 types de logiciels :

  1. Les IA génératives de type chatGPT qui produisent des médias
  2. Les chatbots basés sur des IA génératives

1. Les IA génératives de type chatGPT qui produisent des médias

Le premier type de logiciel, ce sont les IA génératives comme ChatGPT et consorts. La motion critique ces logiciels parce que :

  • Ils produisent des médias dont il est de plus en plus difficile de savoir si ils sont vrais, ou faux (fake). Ces IA génératives sont aujourd'hui utilisées entre autres pour produire des contenus mensongers pour influencer ou endoctriner les citoyen·nes. On pense par exemple à des vidéos de faux influenceurs masculinistes, ou bien à une fausse photo de policier blessé.
  • Ils simulent des conversations dans des “chatbots” qui peuvent manipuler les personnes. Les réponses des agents conversationnels ont des biais liés à la phase d'apprentissage du logiciel (si le logiciel a appris que les femmes sont moins souvent informaticiennes que les hommes, alors le logiciel conseillera davantage aux jeunes hommes qu'aux jeunes femmes de poursuivre des études d'informatique). En plus, les sociétés qui développent ces logiciels influencent les réponses faites dans ces chatbots de manière obscure (elles interdisent par exemple en théorie de donner la recette pour faire une bombe, ce qui est bien, ou peuvent minimiser l'importance des personnes racisées dans l'histoire, ce qui est moins bien).

2. Les chatbots basés sur des IA génératives

Le deuxième type de logiciel critiqué par la motion concerne les algorithmes de recommandation des plateformes type Facebook, Instagram ou Youtube qui entrainent des logiciels sur vos traces numériques (ce que vous avez écrit dans un mail, ce que vous avez regardé comme vidéo) pour vous faire des recommandations qui au mieux vous font rester plus longtemps sur la plateforme, au pire influencent vos opinions politiques.

Quelles sont les solutions pour lutter contre les impacts négatifs des IA génératives ?

L'exposé des motifs de cette motion est centré sur les conséquences sociétales néfastes des IA génératives grand public et des algorithmes de recommandation des plateformes de type réseaux sociaux. Les associations qui luttent sur ces sujets recommandent plusieurs actions qui sont présentes dans cette motion dont l'une des plus importantes est que les sites internets qui diffusent des contenus comme Youtube, FAcebook, ou les chatbots des IA gen soient considérés comme des éditeurs, et donc responsables des contenus qu'ils diffusent, et pas uniquement comme des hébergeurs. Ils pourront alors être poursuivi lorsqu'ils diffusent des contenus faux, racistes, sexistes, etc. Un autre point important, surtout en ce moment, est d'appliquer et défendre les textes européens qui ont déjà été votés : transparence des algorithmes, protection des données des utilisateurices, etc.

Ce dont la motion ne parle pas : les impacts des datacenters

Les logiciels dont on parle dans cette motion sont détestables pour de nombreuses raisons en plus de leurs impacts sociétaux. Mais ce dont on ne parle pas dans cette motion, et qui est un énorme problème au regard d'une partie des solutions proposées, c'est de l'impact matériel et écologique des datacenters. Un datacenter est une usine qui peut être très grande (Meta prévoit de construire un datacenter de la taille de l'île de Manhattan) qui contient des milliers d'ordinateurs spécialisés :

  • qui consomment de l'électricité avec des projections de croissances incompatibles avec un scénario de baisse des émissions de CO2 et provoquera des conflits d'usage.
  • et qui chauffent. Il faut les refroidir avec de l'eau ce qui demande d'évacuer cette chaleur.

De plus, le matériel de ces datacenters est aujourd'hui renouvelé très rapidement (on parle de 2 à 5 ans pour le matériel dédié à l'IA), et il y a déjà de très nombreux datacenters partout dans le monde.

Une vision écologiste du numérique n'est pas la course (pour reprendre les mots d'E. Macron) à la construction de nouvelles infrastructures géantes et centralisées avant de penser les usages, mais des mesures pour s'assurer que les infrastructures existantes sont bien utilisées. L'association la quadrature du net se mobilise par exemple pour un moratoire sur les gros datacenters dont l'installation devrait être simplifiée par l'article 15 du projet de loi de simplification de la vie économique qui a été voté par l'extrême droite, les députés qui soutiennent le gouvernement, et le PS.

Dans ce contexte, on ne peut pas accepter le paragraphe de la motion qui recommande de soutenir le développement de nouveaux datacenters pour les IA en construisant d'abord, et en réfléchissant sur les usages ensuite. Il serait par contre très intéressant que la commission numérique travaille à proposer une motion qui présente une vision écologiste des datacenters demain, alternative à la course créée par la bulle de l'IA.

De retour du conseil fédéral

Le samedi : Table ronde sur le numérique à la convention sur l'industrie

Ce samedi, les écologistes avaient organisé une convention autour du thème de l'industrie et il y avait une table ronde qui portait sur l'industrie numérique (et la souveraineté).

Au delà de la question intéressante qui se pose sur ce qu'on appelle une industrie (production de produits manufacturiers ? et donc le numérique ?), cette table ronde a permis d'entendre la position de 2 de nos élu·es député·es sur ce sujet :

  • Cyrielle Chatelain, présidente du groupe des écolos à l'assemblée nationale, et originaire de l'Isère où il y a eu une lutte contre l'installation d'un datacenter.
  • David Cormand, eurodéputé qui a porté un travail autour de l'IA (IA act) au niveau européen.

J'étais sur la défensive après avoir lu le texte présenté par deux femmes de leur collectif, ainsi que la position des verts européens qui me parait un peu trop : la green tech souveraine c'est trop cool. Et j'ai été surprise dans le bon sens du terme. Je crois que j'étais d'accord avec tout ou presque de ce qui a été dit :

  • L'IA générative grand public n'est pas un besoin fondamental pour notre société.
  • Il faut collecter beaucoup moins de données, et ça fera beaucoup moins de données à stocker.
  • Il y a un futur avec du numérique, mais ce n'est pas le futur en cours de construction avec des tonnes de gadget numérique.
  • Ce n'est pas parce qu'un datacenter est construit en France qu'il sera souverain, ni écologique (et il faut se rappeler que le gros du problème du numérique ce sont les terminaux).

Le dimanche : conseil fédéral

J'ai présenté ces amendements en début de matinée, après la présentation de la motion par les porteuses. Elles ont ensuite répondu à chacun des amendements en disant en substance que c'était une première motion, qu'il fallait se positionner rapidement parce que la souveraineté c'est super important, et donc ne pas accepter les amendements. Et qu'il y aurait d'autres motions pour préciser plus tard.

Il y a aussi une prise de parole contre l'un des amendements qui rappelait qu'il y a déjà la position du parti vert européen et que le cadre était déjà là.

Spoiler : je ne suis pas du tout d'accord avec ces arguments que je pense non fondés sur le plan de la logique, et problématiques sur le plan de l'éthique et de l'écologie. Et je pense qu'un certain nombre de personnes s'en sont rendu compte. MAIS.

Mais cette motion était portée par deux personnes issues du courant majoritaire des écologistes : Le collectif. C'est le courant de Marine Tondelier et d'une presque majorité des conseiller·es au conseil fédéral. Comme en plus c'était le matin (des conseiller·es n'étaient pas encore arrivé·es, même parmi les conseiller·es du courant auquel j'appartiens), que le sujet du numérique est méprisé et mal compris par beaucoup d'écolos (c'est pas très important), alors une large majorité a choisi de rejeter les amendements.

Mes conclusions

  • Je comprends les personnes qui rejoignent le collectif même si elles n'adhèrent pas aux idées ou aux méthodes. C'est très difficile de faire passer ses idées si une personne du collectif n'est pas d'accord avec nous.
  • Si on veut faire passer une idée au conseil fédéral, il faut vraiment être à la rédaction des textes, et pas à l'amendement. On peut faire marginalement évoluer des textes, mais l'angle est donné, et on ne peut plus que changer un mot ou un autre.
  • Je ne suis pas certaine que les motions thématiques votées au CF aient un impact réel. Elles sont peu lues par les militant·es ou par les élu·es. Je pense que c'est différent pour les motions qui modifient le règlement intérieur car elles sont opposables, mais ce sont des motions beaucoup plus difficiles à faire adopter.

Au final, je me pose pas mal de questions sur l'endroit où investir mon temps dans la lutte écologique... Je suis déçue de quelque chose qui doit être une évidence : l'arène politique n'est pas du tout un lieu de construction des savoirs où la logique prime. Ce n'est pas une arène scientifique, c'est une arène de jeux de pouvoirs.

 
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from le chat sauvage

Luddisme et possibilités

Je reproduis ici un texte que j'ai écrit le 2 novembre 2025.

Hier, j’ai fini le livre “Un taylorisme augmenté : critique de l’intelligence artificielle” de Juan Sebastian Carbonell, et je le recommande vivement. Ce qui m’a attiré l’attention, ce n’était pas seulement l’idée la plus centrale du livre — le taylorisme comme une manière historique d’organisation du travail jusqu’à présent, et la façon dont l’IA s’insère dans cette dynamique en approfondissant encore plus la division du travail et ses conséquences —, mais principalement la question du luddisme.

J’avoue que j’avais un certain “préjugé” contre les luddistes, car pour moi ils n’attaquaient pas la racine du problème derrière l’introduction de machines. Mais la conclusion du livre m’a fait changer un peu l’idée. En fait, en résistant aux machines, les luddistes ont ouvert la voie à de nouvelles possibilités d’organisation du travail et d’organisation de la société. Il n’y a pas seulement un sens de destruction, mais aussi de construction de nouvelles possibilités (ou “alternatives” — le terme employé par l’auteur). Et la catégorie de “possibilité” m’est très chère :’), en opposition à la linéarité et au progrès.

L’histoire n’est pas linéaire. Et ici la critique de l’idéologie du progrès est très importante. Le progrès sert aux intérêts du capitalisme ; c’est par essence une idéologie conservatrice (dans le sens de la conservation du capitalisme). Cependant, en réalité, il existe différentes tendances, alternatives, enfin, possibilités que nous, comme humanité, pouvons bâtir. Attirer l’attention sur cela est essentiel pour nous retirer de notre confortable conformisme. L’avancement des technologies qui servent à des intérêts capitalistes n’est pas inévitable.

Il faut néanmoins arrêter de concevoir la critique de l’IA de façon individualiste et moraliste. Au lieu de cela, il faut penser et se mobiliser collectivement. Il ne s’agit donc pas de juger moralement celui qui utilise l’IA. La personne qui refuse son utilisation n’est pas moralement supérieure à celle qui l’utilise. La réponse doit toujours être collective, en cherchant les racines sociales de cette problématique.

Ce livre attire l’attention sur plein de choses importantes concernant l’IA et les justifications sociales que l’on donne pour son utilisation. J’aimerais bien avoir le temps de développer cela, mais je m’arrête ici pour aujourd’hui.

 
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from 𝐋🅦🆄𝐢𝖇-ᖆ_🐧

Pitain, j'en peux plus des correspondants qui font n'importe quoi avec mon adresse #Email

Tu leur donnes une fois, pour un échange spécifique, ils se la refilent dans d'autres services internes avec lesquels tu n'a rien à voir, et auxquels tu n'as pas donné de #Consentement.

Un coup ils t'écrivent sur cette adresse, un coup ils t'écrivent sur une ancienne adresse que tu leur a demandé de mettre à jour 3 fois déjà.

Ils te font des #MailingList où tout le monde voit les adresses des autres.

Tu la donnes à un secrétariat médical pour un #RDV et tu retrouve avec des notifications #Doctolib (et par sms) sans pouvoir exercer simplement et correctement ton droit à la rectification.

Ils gardent tes #DonnéesPersonnelles pendant plus d'une décennie dans leur base de donnée, au mieux ils la revendent au pire ils se font pirater.

Tu t'en sert pour correspondre avec plusieurs destinataires électroniquement, ils s'en servent comme d'un espace de #Chat, en faisant répondre à tous, et en incluant toutes les réponses précédentes de tout le monde. Et maintenant ils font même des likes sur des emails. #WTF

Tu passe une commande professionnelle (B2B), ils t'inscrivent à leur pitain de #Newsletter, “gérée” par un site tiers, qui n'en n'a rien à faire de tes demandes de désinscriptions via leurs propres formulaires.

Même gérer de emails poubelle/éphémère et autres alias c'est devenu l'enfer avec tous ça, et je ne parle même pas de #Spam.

 
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from Un joyeux boxon

Salut ! :)

Vous connaissez Volu ? Je lui ai honteusement piqué le concept qu'elle intitule La Pile, hérité de la fameuse “pile à lire”.

Nouvelle année, nouvelle résolution que je vais essayer de tenir, j'inaugure ainsi ma première note de blog, chose que je n'avais pas fait depuis au moins 20 ans. #TeamVieux Et pour bien faire les choses, on commence par janvier 2026.

La Pile à Jouer

Un mois à la fois plutôt tranquille en terme de nombre de jeux, et très rempli étant donné le nombre d'heures particulièrement déraisonnable que j'y ai passé. Bien que j'ai fait un bref détour par Virtua Figther 5 REVO pour me faire savater par Shenron et sa team lors du stream mensuel sur leur chaîne Twitch, j'ai surtout passé près de 100 heures (ouch) sur le terrible Arc Raiders.

Dire que j'ai été happé est un euphémisme. La direction artistique tout d'abord, qui sert une ambiance curieusement contemplative pour un jeu où l'on est amené à tirer sur à peu près tout ce qui bouge. Que ce soit l'architecture, les lumières, les vastes étendues post-apocalyptiques où se côtoient quelques robots esseulés et une faune inattendue, tout me parle sans que je puisse vraiment encore comprendre pourquoi (mais j'y bosse, peut-être en vue d'une future vidéo ?). Il faut dire que jouant non pas contre mais avec d'autres personnes, je prends mon temps en me baladant, en observant, en me posant parfois in game avec ma guitare, seul, sur le toit d'un immeuble en ruine au soleil couchant. Oui, c'est inattendu mais ce jeu m'apaise.

La Pile à Voir

Je ne me suis jamais défini comme cinéphile, considérant que ce statut nécessite un certain degré de connaissance en la matière, chose que je n'ai pas. En revanche, je m’attribue volontiers celui de cinéphage. Curieux de tout, amoureux des OVNI filmiques de tous bords, j'aime avant tout être surpris. De fait, si certaines déceptions sont au rendez-vous, les belles surprises le sont également. En ce moment, j'essaie en particulier de sortir de ma zone de confort en regardant des films autres que des classiques d'avant les années 70 (#TeamVieux, vous vous souvenez ?).

Ainsi, quelques films que je retiendrai en ce mois de janvier 2026 :

Mes Amis

Justement, un bel OVNI que voici. Premier long-métrage de Michel Hazanavicius, on y suit les mésaventures de deux minables, l'un producteur d'une sitcom de troisième zone, l'autre acteur dans cette même sitcom, qui se réveillant tous deux aux côtés d'une femme morte vont tenter d'en cacher le corps. Tout ressemblance avec les productions AB n'est absolument pas fortuite. Prétexte à montrer du doigt un milieu où la médiocrité le dispute à la petitesse, cette comédie noire invite à découvrir les coulisses crasseux d'une industrie où règne les cancrelats. C'est savoureux, avec de jolies surprises scénaristiques et une fin à la morale implacable.

Les Dix Commandements

Oui, j'ai triché. Je parlerai un jour plus longuement de ce film, chef-d’œuvre par mis les chefs-d’œuvre. Un film grandiose à bien des égards, vu cent fois et toujours aussi majestueux. Juste, je ne me sens pas d'en parler maintenant tant il y a en dire. Mais si ce n'est déjà fait, voyez-le, idéalement avec l'intro de Cecil B. DeMille pour en saisir le propos et le contexte.

Primal

Une série que j'ai d'abord découvert en 2020 grâce à Alice in Animation (allez voir sa chaîne, c'est une mine d'or). Un humain de la préhistoire et un dinosaure unis par un drame commun, qui traversent ensemble les épreuves de la vie. C'est violent, beau, cruel, touchant et plein de choses encore. Le plaisir d'un récit sans dialogues parlés est aussi très appréciable dans une industrie où le silence n'a plus de place.

Un P'tit Truc en Plus

Certaines personnes considèrent ce film comme taisant certains problèmes fondamentaux rencontrés par les personnes en situation de handicap. Et c'est vrai. Mais est-ce vraiment la mission de ce film ? Comment résumer le spectre du validisme, d'une société profondément injuste et inégale en seulement 1H30 ? Aucune idée. Reste qu'au-delà de son histoire simple voire simpliste, sa réalisation digne d'un téléfilm France Télévision et sa morale bancale, j'ai été touché, j'ai ri et j'ai chialé. Peut-être que c'est un bon début ?

Ache

La très talentueuse Ache nous a offert une excellente vidéo en ce début d'année sur le capitalisme et comment tenter de changer les choses. Écriture, réalisation, montage, justesse du propos, tout y est. Et c'est un bon point de départ pour s'initier au sujet, ou l'approfondir, ou se sentir un peu moins seul·e.

Sushi Nihiliste

Usant des codes des réseaux sociaux et des diffusions virales, Sushi démonte avec humour et un brin de sarcasme les idées fausses, stupides voire nuisibles qui y sont parfois véhiculées. Je trouve ça astucieux, bien fait malgré l'apparence d'un truc à l'arrache, et d'une certaine fraîcheur quant à la catégorie hautement glissante du débunkage.

It Was Always Her

Très court-métrage que je vous laisse le plaisir de découvrir ici.

La Pile à Écouter

Beaucoup de musiques que j'arrive à entendre, aussi pour étouffer un peu mes acouphènes permanents, donc dans l'absolu pas forcément des trucs incroyab', mais surtout des podcasts. Et en particulier ceux d'ANTICOR. C'est un petit plaisir malsain, je dois l'admettre, mais ça me passionne sur bien des points. Et c'est bien écrit et bien dit, avec un petit côté hypnotisant façon ASMR, idéal dans un RER archi bondé à l'heure de pointe.

La Pile à Lire

Janvier a été misérable de ce côté. Quelques articles de presse et dossiers, essentiellement axés sur la politique, rien que je souhaite partager ici. Il y a deux-trois bouquins prêtés mais jamais rendus que j'essaie de retrouver pour m'y remettre doucement, mais pour moi, ça nécessite une quiétude que je n'ai pas retrouvé.

La Pile de Trucs à Apprendre

Moodle

Ça va vous paraître chiant comme la mort, mais je bosse pas mal en ce moment le LMS Moodle. Déjà parce-que j'en ai besoin, ensuite parce-qu'il n'y a pas de savoirs inutiles. Pour ça, je picore à droite à gauche ce que je trouve, j'écoute, je regarde, je lis. La partie tech m'intéresse très moyennement, mais la partie pédagogique offre des perspectives passionnantes.

La broderie

Je brode depuis tout gosse. Et pour diverses raisons, j'ai beaucoup de mal à m'y remettre. Je pensais savoir à peu près tout ce qu'il y a à savoir sur le sujet, alors que pas du tout. Je découvre de nouvelles techniques, de nouvelles méthodes, de nouveaux outils. Là aussi, je pioche un peu partout et j'admire la maîtrise de certaines personnes. Si vous êtes sages, je vous montrerai une broderie en cours que j'ai sous le coude et sur laquelle je bosse depuis 2018. Oui.

Les maths

J'ai toujours été fâché avec les maths (coucou Madame Charneau). Mais j'essaie de me réconcilier progressivement. Ça a commencé avec la chaîne Micmtahs, excellente de pédagogie. Je recommande d'ailleurs son bouquin Le Grand Roman des Maths, qui constitue l'un des plus beaux voyages au pays des sciences que j'ai eu l'occasion de faire.

Voilou. si vous êtes arrivé·e jusque là, félicitation et merci de m'avoir lu. :)

 
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from Une vague idée du monde...

Ah ton rire… le monde devient immense, chaud et joyeux. On a tellement ri que tu t’ais fait pipi dessus. Rien du tout, une petite goutte. Alors quels pleurs, quelles larmes… Tu étais honteux malgré nos mots qui se voulaient réconfortant, minimisant. Ta mère devait être partagée entre culpabilité et agacement. Les pleurs, les cris sont toujours aussi difficiles pour elle. Et puis l’incompréhension… comme si tu avais déjà toute l’expérience nécessaire pour comprendre que … pour comprendre quoi d’ailleurs. Tu éprouvais de la honte. Tu aimerais ne jamais faire de bêtises. Tu voudrais tout savoir et tout savoir faire parfaitement. Nos mots n’y peuvent rien. Alors je ne te lâche pas mon grand, je transforme mes mots-explication en mots-bouées, en mots-perches, en mots-liens, en mots qui tissent un je-ne-sais-quoi qui nous relient sans crainte et sans attente. Après la douche, je te passe de la crème pour hydrater ta peau toute sèche, « peau atopique », pas typique. Avant même que je ne te touche, tu te tortilles, tu rigole de chatouille et ton corps se tend. Alors je pose une main sur ton dos, je ne bouge pas et je t’invite avec les mots à écouter ce que tu ressens, plutôt que cette anticipation. Tu te détends, je crois même que ça te fait du bien. Alors je tartine et, ô malheur ! je passe sur ta main. Tes larmes reviennent, tu détournes le regard… « berk… je ne pourrais plus toucher ma radio ! ». Je te comprends, je me rappelle ses sensations, moi aussi quand j’étais enfant. Tu l’exprimes si bien. Incompréhensible ou insupportable pour d’autres peut-être. Pour moi ce serait injuste, violent que je le dénigre. C’est facile pour moi d’accueillir. Je souris à l’intérieur, c’est chaud. Je t’invite à rester ici et maintenant. Il n’y a pas la radio. On n’est même pas encore à l’enfilage du pyjama. Tu n’aimes pas la sensation d’avoir les mains grasses. Ok. Tout à l’heure on se lavera les mains ensemble. Tu verras. On a continué, et tu n’as pas fait de crise (je n’aime pas cette formule, comme s’il le faisait exprès, pour embêter, …). Je t’ai accompagné, tout en te laissant ton autonomie, si importante pour toi.
Après l’histoire, après que je t’ai dit « bonne nuit, je t’aime fort », tu as demandé ta radio à maman et puis tu t’es endormi.

 
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from Depuis les Gorces

#Ecologie #Numérique #IA En ce moment je discute pas mal d'IA avec des personnes écolos, mais dont je ne partage pas complètement l'avis. C'est intéressant, car ça me permet de découvrir des arguments pro-IA, et d'y réfléchir... Listes d'arguments et de réponse qui sera actualisée au fur et à mesure de nos échanges... Depuis quelques semaines, j'entends donc plein d'arguments originaux. Je dis originaux, parce que d'habitude j'entends parler d'IA sur mastodon, et que dans ma bulle informationnelle, je n'entends jamais d'arguments pro IA... J'ai beau savoir que la meilleure manière de convaincre quelqu'un c'est de l'écouter, j'ai toujours envie de répondre.

Mais intellectuellement, je déteste rester avec un argument qui m'a coincée. Et puis en plus, prochainement, je vais peut être devoir défendre ma position dans un débat, et là pour le coup, c'est utile d'avoir anticipé des arguments à opposer aux pro-IA.

Liste des arguments que j'ai entendus

Développer une IA Générative souveraine

Mes discussions récentes m'ont surprises. Mes copaines sont au courant des dégâts de l'IA, mais pour autant iels défendent qu'on utilise de l'argent public pour développer une IA générative souveraine, avec du code ouvert et pour les bons usages.

C'est déjà trop tard, 80% de la population utilise l'IA, c'est comme le smartphone

Et comme c'est comme le smartphone, qu'on n'a plus le choix que de l'utiliser, alors il faudrait avoir une alternative.

Je n'ai pas réussi à percuter sur le coup, mais l'analogie avec le smartphone ne va pas.

On prend souvent comme exemples le smartphone ou la voiture pour illustrer des verrouillages technosociétaux : il est quasiment impossible de faire sans.

  • Le smartphone est nécessaire pour se connecter au site impots.gouv.fr ou pour accéder à ses comptes en banque.
  • À la campagne, la voiture est souvent nécessaire pour se rendre sur son lieu de travail.

Mais ce n'est pas le cas de l'IA gen à cette échelle. Oui pour certaines personnes dans certains emplois ça devient très difficile de s'en passer individuellement (risque de perdre une promotion ou de ne pas avoir son contrat renouvelé), mais ce n'est pas le cas de la majorité des personnes.

  • Et puis ... MAIS SOURCE, ENFIN ? D'où vient ce chiffre quand on lit en permanence que les entreprises qui vendent de l'IA galèrent à ce que tout le monde l'adopte ?

Les entreprises qui ont déjà adopté l'IA doivent avoir une solution si les USA venaient à couper l'accès à l'IA

Là, j'ai l'impression de devoir m'opposer à des gens de droite qui défendent les grosses entreprises...

  • Ce n'est pas à l'état de soutenir les mauvais choix des chefs d'entreprise français. L'objectif est de soutenir l'emploi (ou le revenu), pas l'entreprise.
  • Actuellement, ces chefs d'entreprise licencient des personnes (ou ne renouvellent pas des contrats) et mettent des freelances au chômage car ils utilisent l'IA à la place. La perte d'emplois c'est maintenant, il faudrait donc au contraire punir les entreprises qui s'engouffrent dans l'IA.
  • Et parlons des gains de productivité affirmés : il n'y pas d’études qui les montrent vraiment pour l’instant, la productivité c’est dur à mesurer pour de vrai (par contre il y a bien un sentiment d’efficacité, d’autant plus dangereux)

Il faut une alternative éthique aux mauvaises IA génératives

  • Déjà, qu'est-ce qu'une IA éthique ? Est-ce qu'une IA sans biais sexistes ni racistes, mais qui consomme énormément d'eau et d'énergie, et qui a été entraînée par des travailleur·ses du clic c'est éthique ?
  • Et si on avait une IA éthique, est-ce qu'elle serait utilisée ? Si on regarde le passé récent, il y a plein de trucs numériques nuls (genre gmail, ou twitter) pour lesquels on a des solutions vraiment mieux, parfois même gratuites et bien fichues, et les gens ne les utilisent pas.
  • Et si on avait une IA éthique pour produire des vidéos de chats mignons, est-ce que les enfants ne regarderaient plus de la merde sur Youtube ? Bah non, car les gens qui utilisent des IA moins éthiques continueraient à produire des tonnes de vidéos craignos avec leurs IA pas éthiques.

L'IA c'est juste un outil, il faut contrôler les usages pour ne garder que les bons

  • L'IA n'est pas juste un outil. C'est un outil dont les conditions de possibilité sont très lourdes : extractivisme, consommation d'énergie, consommation d'eau, capitalisme, mondialisation, exploitation de travailleur·ses pauvres.
  • Les conséquences de la généralisation de l'IA seront bloquantes à terme. Il faut être pragmatique et pas idéaliste sur les usages qui seront fait de la technologie.

Moi je gagne du temps grâce à l'IA donc c'est bien

  • Il y a en effet quelques personnes pour qui l'IA est un plus dans le quotidien, mais c'est un privilège de personnes privilégiées :
    • qui ont les codes et la connaissance pour que l'IA fasse gagner du temps sans pertes substantielles de qualité
    • qui bénéficient de ces gains de productivité (et pas leurs employeur·ses ou les actionnaires de leurs employeur·ses)
  • MAIS quand on est de gauche on doit se demander qui bénéficie de la technologie, et qui y perd. Et aujourd'hui, un très grand nombre de personnes perdent beaucoup du fait du développement de toutes les IA au bénéfice d'un petit groupe de privilégié·es.

Former à l'IA

Nos avis divergeaient aussi sur l'IA et l'éducation. Tout le monde dans le groupe semble convaincu qu'il ne faut pas utiliser l'IA pour enseigner (c'est déjà ça), mais certain·es pensent qu'il faut apprendre aux enfant à utiliser l'IA.

Je range ces arguments comme pro IA avec de l'argent public puisque les enseignant·es sont payés avec de l'argent public.

L'IA c'est comme la drogue, il faut expliquer aux enfants comment l'utiliser

Là, j'avoue, j'avais pas vu venir le rapprochement. L'IA ce serait comme la drogue ou une pratique sexuelle dangereuse, il ne faut pas interdire mais faire de la prévention en expliquant ce qui rend les pratiques plus safe. * Dire qu'on n'enseigne pas comment utiliser l'IA à l'école, et qu'on demande aux enfants de ne pas utiliser l'IA pour travailler, ce n'est pas interdire tout usage de l'IA. * La plupart des risques soulevés par les copaines sur l'utilisation de l'IA par les enfants relèvent de la consommation de contenus produits par IA. Dans ce cas, l'alternative n'est pas une bonne utilisation de l'IA, mais la consommation de meilleurs contenus.

Il faut former les étudiant·es aux bons usages de l'IA dont iels auront besoin en entreprise

  • Déjà, on peut discuter de si le rôle de l'école c'est de former des citoyen·nes ou de la main d’œuvre au monde de l'entreprise.
  • Mais en plus, il est prouvé que pour pouvoir faire un usage efficace de l'IA en entreprise, il faut être bon·ne dans son domaine. Et on ne devient pas bon·ne en jouant avec une IA mais en apprenant classiquement.

L'IA permet de faire des modèles climatiques utiles pour comprendre le réchauffement climatique

Là, vous pouvez remplacer par n'importe quel usage qui a l'air bien et incontestable de l'IA, genre : détecter des cancers, trouver des nouvelles molécules pour soigner le cancer, ...

  • Il ne faut pas regarder un seul bénéfice, mais la balance tous les bénéfices VS tous les coûts. Est-ce que c'est OK de consommer l'énergie que toute l'IA consomme pour le bénéfice de quelques cancers de plus de détectés ?
  • En ce qui concerne le climat, visiblement, on n'a pas besoin de plus de sciences pour infléchir la courbe des émissions. On a bien assez de sciences et ça ne change rien. On a besoin d'arrêter maintenant les excuses pour des nouveaux projets consommateurs de ressources, d'énergie, et potentiels accélérateurs de croissance.

Construire des datacenter pour de l'IA

Au cours des discussions, l'argument à pivoter de développer une IA souveraine à développer des infrastructures pour faire de l'IA chez nous. On parle donc de développer des datacenter pour faire de l'IA. À quel moment on se dit que c'est une bonne idée de construire des usines qui ne créent pas d'emplois directs, qui consomment en local énormément d'eau et d'énergie, et qui demandent une grosse activité minière ?!

Si on a nos propres centres de calculs, on pourra faire pression sur les entreprises

Cet argument n'est pas très clair car la personne qui l'a amené à tour à tour dit :

  • On réservera ces capacités de calculs aux usages éthiques — et dans ce cas, commençons par définir ces usages éthiques
  • Puis, ça nous permettra d'imposer des conditions aux entreprises qui dont de l'IA caca. Mais je croyais qu'on réservait ces capacités de calculs aux usages éthiques qui vont sauver la planète ?
 
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from tradjincal

I have to write something on workspace in browser. Popularized by Arc browser I think, other browsers re-implement the idea, mainly Zen browser and Vivaldi.

The concept

The main idea is to group tabs it a workspace. If like me you have 100+ tabs open, you can thinks it will help you to manage it, at least it was that I though at first (spoiler no). I tested only Vivaldi and Zen browser but I have the same problem in both even if both browser have their own specific feature.

Usecase

My previous workflow, without browser workspace

Lets describe my usecase. I am not an only keyboard user, I don't have tiling windows manager, but, I use some keyboard shortcut. I have 27” monitor at work and 34” (21:9) monitor at home. I like to have 1 windows full size or 2 side to side. I use the same shortcut on both windows and kde : – alt + tab to switch windows – super + up to maximize windows – super + left or right to tile the current windows on left or right (take the half of the monitor – super + shift + left or right to move windows on another monitor

I enough for me and if i need specific management, I use my mouse.

To manage my tabs, I use to create 1 or 2 windows, one with mainly Youtube video, the other with other stuff (code or personal stuff). I can switch from one to the other by using alt + tab and i can have 1 windows next to another using previously described shortcut.

The only problem is have to much tabs open because I let them open “just in case”

Using workspace

I tried to move on workspace, I try both Vivaldi and Zen browser. I create some space 1st. Lets took the example of work: – 1st space will be video (easy, I have already a dedicated windows for that) – 2nd here is the trick, I can just create a “work” space but I think it does not change anything, so I created 1 group by programming language (python and go in my case) and 1 group for business application.

Now the first problem I have is before to open a new link, I have to check in which space I am. In Vivaldi you can move automatically tabs in space according the URL not in Zen.

Then, you want to switch from to the other using shortcut (but it is the same problem with mouse). So you have to switch on the browser windows with one shortcut then selecting the correct space with another shortcut (2 operations).

So I finish to created 2 windows, with 1 different space opened in each. Zen does not manage well this case, the same space cannot be open on different window so you end up open tabs in the same space but different windows and to re-find it, good luck. With Vivaldi it is a bit better for space you created (you can open it in different windows and retrieve all tabs it contains) but not for the default one.

It also do not help to close tidy my tabs and I even less motivate to do it because where do I start.

My opinion

In conclusion, it adds an additional layer (at least for me) of management which is not always practical. I end up to not use them. In Vivaldi, I deactivated them completely and I switch back on Firefox. It remains me the statement of suckless programs which is to let windows manager or terminal multiplexer manage things: > Do not re-implement tmux and his comrades. Apply to browser it became do not re-implement windows manager feature

#browser, #firefox, #zenbrowser

 
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from Ma vie sans lui

Accepter (?)

Le mot a été prononcé plusieurs fois, par moi, par la psy. Je crois que je commence à entrer dans cette portion du chemin de deuil qu'on appelle l'acceptation. Oui, mon amoureux est mort, c'est arrivé et c'est terrible, cela fait toujours aussi mal mais c'est arrivé et on ne reviendra jamais en arrière, il me faut apprendre à vivre avec ce manque de lui.

J'imaginais cette période d'acceptation comme un sentier bien balisé, relativement plat, où les aspérités sont petit à petit gommées et où l'on commence à revoir loin à l'horizon. J'étais bien naïve... Il y a encore de sacrés obstacles au milieu de la route, des dénivelés plus raisonnables mais qui cassent encore les pattes par moments et quant à l'horizon, il est souvent bien bouché.

J'imaginais aussi que cela ferait moins mal mais je vis définitivement au pays des Bisounours dans ma tête : le manque de lui fait toujours un mal de chien et ce n'est pas près de s'arrêter.

J'ai parcouru dernièrement des bribes de notre histoire, un peu par hasard et un peu aussi pour tester ma résistance à la douleur de la perte (je fais ça, de temps en temps, histoire de voir où j'en suis de cette fichue route du deuil). Je pleure moins, je souris même parfois des souvenirs ce que nous avons vécu ensemble mais tout de même, je suis forcée de constater que la plupart du temps, j'ai le souffle coupé de douleur.

Tout le monde me dit que c'est encore trop frais, que c'est normal. D'accord, ça aussi, je l'accepte. A vrai dire, je suis tellement lessivée par tout ça que je suis prête à tout accepter, à condition que cela ne me fasse plus mal.

Notre histoire a été courte (4 ans) mais d'une intensité exceptionnelle, je le mesure en relisant nos échanges, en repensant à notre vie à deux. Nous avons eu une chance inouïe de pouvoir vivre un amour pareil, que des millions de gens ne le connaitront jamais. Ces 4 années ont bouleversé durablement ma vie entière, elles m'ont changée, m'ont apporté plus que les 30 précédentes. Alors passer en 10 min d'un amour aussi extraordinaire à plus rien du tout, c'est une épreuve intense, elle aussi. J'imagine que c'est un joli caillou dans mes chaussures, pour avancer.

Il ne sera plus jamais là, je veux bien l'accepter (ai-je bien le choix, d'ailleurs ?) mais je me demande tout de même : cela veut-il dire aussi que je dois accepter d'avoir le coeur gelé en permanence, les sourires tristes et la colère prompte, le ras-le-bol généralisé d'une existence sans relief, la solitude, même, cette nouvelle compagne que j'ai du mal à apprivoiser ? Et surtout, surtout, le pire, cela signifie-t-il que je dois accepter de ne plus être aimée de lui ? (parce que ça, je crois que je n'y arriverai jamais...)

 
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from Depuis les Gorces

#Politique #Ecologie Un copain me posait récemment la question, et j'avais dit que je prendrais le temps d'y répondre. On est vendredi soir, je viens de recevoir un mail chasse au sorcière du bureau politique, c'est le bon moment pour y répondre.

D'abord, pourquoi adhérer ?

J'ai adhéré en 2022, en début d'année. J'avais l'impression d'être allé au bout de la démarche des petits gestes, d'avoir pas mal d'éco-anxiété, et je lisais partout qu'il fallait s'engager collectivement. J'ai donc adhéré à un syndicat et à un parti. Je cherchais un parti de gauche, écolo, et qui traite des questions de sexisme et de VSS, j'ai donc choisi EELV.

Je n'avais pas prévu de m'engager, juste de soutenir en payant ma cotisation. Et puis il y a eu le tourbillon des législatives, et puis j'ai eu l'impression que je pourrais être utile dans le groupe local. Et puis on m'a proposé de faire partie d'une liste pour le congrès des verts, et j'ai été élue conseillère fédérale.

Ça valait le coup ?

Honnêtement, je sais pas. J'ai eu l'impression de laisser beaucoup de points de vie dans cette histoire pour pas beaucoup d'impact. Je prends le temps de ce billet pour faire un bilan, calmement, toussa.

Des groupes dysfonctionnels

Les dynamiques de groupe sont partout compliquées. Mais j'ai eu beaucoup de mal avec le fait d'intégrer sur mon temps libre des groupes dysfonctionnels et d'être celle qui doit manger son chapeau pour laisser les dominant·es ne pas se poser de questions. Que ce soit au local, ou dans notre courant, je n'ai pas trouvé de cadre réellement bienveillant. Tout le monde a ce mot à la bouche, mais dans les faits, c'est autre chose.

Je me suis posée beaucoup de questions sur moi, et si j'étais trop ceci ou trop cela. Mais dans le cadre de mon travail, je n'ai aucune difficulté relationnelles. Et dans le cadre bénévole, j'ai mené deux projets (la création de l'association Sciences Équines ou le projet Maths4Sciences) qui étaient des petits bonheurs humains. Donc je ne pense pas être le problème, mais oui, je suis probablement trop sensible pour beaucoup de collectifs où il faut prendre quelques coups avec le sourire.

Quelques chouettes rencontres

  • J'ai rencontré de nombreuses belles personnes, et je pense avoir noué des relations qui dureront au delà des verts avec quelques un·es 💚.
  • Je ne connaissais personne ou presque dans mon coin, et maintenant je connais plein de gens.
  • J'ai rencontré quelques personnalités politiques, certaines vraiment super 🤩, d'autres plus décevantes.

Beaucoup appris

Le plus positif de cette histoire, c'est que j'ai appris plein de choses sur l'écologie politique.

  • J'ai du me renseigner sur cette histoire de réforme de la collecte des poubelles, j'ai maintenant un avis assez clair, étayé par de la bibliographie et des échanges avec des expert·es. Et j'ai pu/du explorer comme ça plusieurs autres thèmes : le nucléaire, l'IA, le numérique, le capitalisme, l'anti-colonialisme, l'anti-sémitisme, l'écoféminisme...
  • Je comprends beaucoup mieux comment marche notre système politique. Je me sens capable d'en parler et d'avoir un avis sur le sujet (enfin pas sur tout, je ne suis pas devenue experte pour plateau tv). Être au CF est très utile de ce point de vue.
  • J'ai vécu de l'intérieur un parti politique. Ce n'est pas très joli, mais c'est difficile d'attendre mieux d'une organisation avec énormément de bénévoles et beaucoup d'enjeux. En gros : çaycompliqué.
  • Je commence à comprendre l'articulation entre militantisme, activisme, associatif, et travail intellectuel, et à comprendre où est ma place.
  • Je comprends mieux les reproches que l'on fait au parti “les écologistes”, même si à ce jour, je ne pense pas qu'un autre parti ait mieux à me proposer. L'alternative pour moi sera de quitter l'éco-système de la politique.

Alors le bilan ?

Les chiffres ne sont pas bons. Je pense que ça m'a beaucoup plus coûté que ça ne m'a apporté en moments de qualité ou en sentiment d'utilité générale.

Alors pourquoi ré-adhérer ?

Déjà, parce qu'en candidatant pour le conseil fédéral, je me suis engagée à tenir un mandat, donc 3 ans. Et si je démissionne, ma place part à un autre courant, donc c'est pas terrible.

Ensuite, j'ai récemment intégré une commission (numérique), et le bureau se monte, j'en fais partie, et j'ai l'impression qu'on peut y avoir une dynamique saine et faire quelques trucs : porter une ou deux motions, organiser un ou deux webinaires de sensibilisation, peut-être même monter une formation.

J'ai donc ré-adhéré même si le bureau politique, et beaucoup d'autres personnes avec lesquelles je suis sensée partager beaucoup de valeurs, me déçoivent énormément. Mais j'ai pris la décision de me protéger davantage en limitant le nombre de réunions et en m'éloignant des collectifs dysfonctionnels.

Cette année j'espère rencontrer de nouvelles chouettes personnes et faire un bout de chemin avec celles déjà rencontrées. Et j'ai l'impression que comme j'ai davantage compris comment ça marche, je vais pouvoir centrer mon énergie là où elle sera plus utile. Ce ne sera pas de la grande utilité qui change le monde ni le quotidien de personnes autour de moi, mais je pense :

  1. Travailler pour de vrai sur un texte (une motion) pour chaque conseil fédéral (il s'agit de le lire, d'aller à un atelier de travail, et de faire des amendements).
  2. Et porter une ou deux motions pour le conseil fédéral avec la commission numérique d'ici la fin du mandat.

Et ce sera ma petite pierre à l'édifice.

 
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from tradjincal

Cela fait 6 mois maintenant que je suis passé entièrement sur linux, une kubuntu pour ma part. Une grosse part de mon utilisation est les jeux vidéo et avec steam et heroic launcher, j'étais pleinement satisfait. Le seul point que je n'avais pas encore réglé, c'était de pouvoir changer de disposition de clavier (d’azerty à qwerty) car certains jeux le gère mal (hein cyberpunk) voir pas du tout.

Sur windows, j'avais le raccourci clavier shift+alt pour changer en qwerty et pas de problème. Sous linux (en tout cas kubuntu wayland), j'ai le même raccourci qui fonctionne très bien sous kubuntu mais pas dans wine.

La solution

Je commence par la fin pour les plus impatients, la méthode que j'ai trouvée est de faire un setxkbmap us . On se retrouve avec un beau warning sous Wayland, mais ca affect bien les jeux sous wine

$ setxkbmap us
WARNING: Running setxkbmap against an Xwayland server

Pour automatiser tout ça, j'ai fait 2 petits scripts que je vais donner à heroic launcher. Pour passer en qwerty:

#!/usr/bin/env bash
setxkbmap us

Pour passer en azerty:

#!/usr/bin/env bash
setxkbmap fr

Pour les non programmeurs, voici les commandes à donner pour créer les 2 fichiers

mkdir -p ~/scripts
echo -e '#!'"/usr/bin/env\nsetxkbmap us" > ~/scripts/set_us_kbd_x11_wine.sh
echo -e '#!'"/usr/bin/env\nsetxkbmap us" > ~/scripts/set_fr_kbd_x11_wine.sh
chmod +x ~/scripts/set_us_kbd_x11_wine.sh
chmod +x ~/scripts/set_fr_kbd_x11_wine.sh

Et maintenant dans heroic, il faut aller: – soit, pour un jeu, dans settings (du jeu) → advanced – soit, pour tous les jeux, dans settings (global) → game defaults → advanced

et pointer pour les options “Select a script to run before the game is launched” et “Select a script to run after the game exits” sur les scripts dans le répertoire scripts de votre dossier user sur les scripts respectifs set_us_kbd_x11_wine.sh et set_fr_kbd_x11_wine.sh

Quelques précisions

J'ai essayé plusieurs choses avant d'arriver à ça, qui n'est sûrement pas la solution la plus propre.

  1. Jouer avec les locales. J'ai tenté de mettre la variable LC_ALL =en_US.UTF-8
  2. Forcer la disposition de clavier avec winecfg

Ces 2 solutions ne fonctionnent pas.

La dernière méthode est de supprimer toutes les dispositions claviers sauf le qwerty dans les paramètres système mais ce n'est tout bonnement pas pratique.

En espérant que ça puisse aider d'autres personnes #jeuxvideo

 
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from Depuis les Gorces

#Société #Numerique #Ecologie #IA En ce moment, on bosse sur les questions d'intelligence artificielle dans la commission numérique des écologistes. Ce qui est marrant, c'est que, les un·es ou les autres, on ne reproche pas du tout les mêmes trucs aux IA . Du coup, j'ai eu envie de faire un article pour lister les conséquences négatives des IA, et aussi de réfléchir à celles qui étaient le plus mobilisatrices autour de moi.

Les impacts négatifs de l'IA

Il y a des des personnes écolos qui soutiennent le développement de datacenters ou d'IA génératives du moment qu'ils soient français. Ma première réaction a été de croire que c'est parce qu'elles croyaient aux bienfaits de l'IA, ou qu'elles ne connaissaient pas ses impacts négatifs. Mais non. En discutant, je me suis rendue compte qu'on avait des points d'accord. On était d'accord que l'IA a plein d'impact très négatifs.

Mais on ne met pas l'accent sur les mêmes impacts, et du coup, on n'a pas du tout le même avis sur le fait qu'une IA éthique, ou soutenable soit possible.

Éducation

J'ai l'impression que les impacts sur nos enfants / jeunes sont ceux qui inquiètent le plus le grand public, dont une partie des écolos. C'est sur ce sujet qu'a été porté la première motion du parti les écologistes. Il y avait à la fois une inquiétude que les dirigeant·es de ce monde pensent faire des économies d'enseignant·es avec l'IA, mais aussi une inquiétude de l'utilisation par les enfants et les ados des IA génératives.

  1. Volonté des financeurs de remplacer des enseignant·es par des IA gen.
  2. Impact sur nos capacités mentales : L'invasion des réseaux sociaux par des contenus brainrot addictifs conduirait à une perte des capacités d'attention ou un abrutissement.
  3. L'utilisation de l'IA par les élèves / étudiant·es entraine une perte de l'habitude d'écrire, de réfléchir, de penser et donc une perte de compétences d'analyse.
  4. Dégradation des conditions de travail des enseignant·es qui doivent inventer des manières d'évaluer qui ne soient pas affectées par les IA (qui veut corriger 15 pages de textes produits par une IA ???)

Société, sexisme, racisme, ...

Les partis politiques ne peuvent pas ne pas s'inquiéter des impacts de l'IA sur la société et en particulier sur le déroulement des élections.

  1. Manipulation des croyances et des élections : les chatbot biaisés embrigadent la population dans des idées d'extrême droite / sexistes, racistes, ... / biaisent des élections
  2. Destruction de la presse et donc de l'information de qualité. Les contenus des journaux sont volés sans rémunération et perdent des visiteurs sur leurs sites puisque leurs contenu sont digérés par des IA pour produire des réponses aux questions des internautes.
  3. Enshittification d'internet : de moins en moins de contenus de qualité sur internet, perte de connaissance
  4. Dégradation des biens et des services : une efficacité de 70% en moyenne. La conséquence c'est une dégradation de la qualité de la majorité de ce qui est fait avec de l'IA (sauf quand fait par des expert·es)
  5. Isolement des personnes qui passent de plus en plus de temps devant des contenus produits par des IA soit dans des réseaux sociaux addictifs soit dans des discussions virtuelles.

Travail et économie

Les entreprises qui vendent de l'IA disent que c'est génial pour les entreprises. Et pourtant...

  1. Dégradation des conditions de travail : très souvent l'arrivée de l'IA transforme des tâches de création (comme traduire un texte) en tâches de contrôle (comme relire un texte mal traduit). On passe 3 h à relire quelque chose qu'on aurait écrit en 3h30 soit même. Il y a un gain de temps, et une perte de sens.
  2. Perte de qualité du travail fait : en moyenne, les IA conduisent à un travail moins bien fait que celui fait par une personne compétente. Mais elles produisent plus rapidement, et peut être que la qualité n'était pas nécessaire (je repense à la traduction automatique dans teams qui avait traduit « hold on » en « tenez bon » quand on était dans la salle d'attente d'une visio), et parfois ça sera vraiment un problème.
  3. Suppression d'emplois : l'IA gen est au service des entreprises (des patrons, des investisseurs), mais pas au service / bénéfice des humains qui travaillent dans et pour les entreprises.
  4. Perte de savoir-faire à moyen terme : en général, on devient expert·e en étant d'abord junior et en s'entrainant sur des tâches simples. Ce sont ces tâches qui sont souvent automatisées avec de l'IA, et à moyen terme on va perdre des personnes avec ces compétences. À court terme ça ne sera peut être pas un problème, mais à moyen terme, quand la qualité du travail fourni par les IA se dégradera car il n'y aura plus de nouveau contenu humain à manger, quand les expert·es qui s'étaient entraînés dans leur jeunesse partiront à la retraite, alors on aura perdu la compétence.
  5. Et en plus, il n'y a même pas de modèle économique pour l'IA ! On est à deux doigts d'une bulle financière monstrueuse, et les entreprises qui font de l'IA ne gagnent pas d'argent en dehors de montages financiers.

Planète, écosystèmes

A priori, ça devrait être le point qui motive le plus les écolos, et c'est souvent celui que j'entends rappelé en dernier en mode : « oui et en plus les impacts du numérique c'est vraiment énorme... avec les data center et tout ». Mais on dirait que le fait que les IA reposent sur une infrastructure matérielle nécessaire énorme n'est pas le principal problème. Peut-être parce qu'on a fini par s'habituer à ce que nos activités soient polluantes ? Ou bien qu'on ne sait pas comparer par rapport aux voitures électriques et aux panneaux solaires. C'est mal, mais de combien ?

  1. Le premier impact concerne la matière. Il faut extraire des métaux et de nombreux matériaux dans des mines pour construire les ordinateurs des datacenter. Et cette extraction :
    • consomme beaucoup d'énergie (un gros marché pour TotalEnergie que de fournir du carburant pour alimenter les engins monstres)
    • Consomme beaucoup d'eau, souvent dans des régions où l'eau manque,
    • Et pollue l'environnement car il faut aussi des produits chimiques souvent très toxiques pour extraire les métaux des roches. Et comme c'est loin de chez nous et qu'on reste assez colonialiste, c'est pas trop grave.
  2. Le deuxième impact à lieu au niveau des datacenter, et là c'est beaucoup plus proche de chez nous, et donc on s'en rend davantage compte. Il faut :
    • De l'eau pour refroidir les ordinateurs. Alors oui ça fournit de la chaleur gratuite, ce qui en hiver est sympa, mais nettement moins l'été.
    • De l'électricité, pour alimenter les datacenter. Et aujourd'hui, le renouvelable que l'on déploie sert davantage à alimenter des datacenters qu'à substituer les autres consommations d'énergie.
  3. Accélérer la consommation de matériaux dans d'autres activités économiques. Le projet de l'IA dans le monde de l'entreprise, c'est d'aller plus vite. Et si on va plus vite, on consomme davantage, et donc on extrait davantage de ressources.

Colonialisme et mondialisation

Un truc qui me rend folle en ce moment, c'est de réaliser que la croissance des pays du Nord s'est faite, et se fait toujours sur le dos des populations du Sud. Quand j'entends quelqu'un se réjouir de gagner du temps grâce à l'IA, et que ça ne fait de mal à personne car ils n'ont licencié personne, je suis triste. Car ce gain de temps n'est possible que parce que des personnes ont été exploitées dans des pays du Sud global.

  • Des petites mains dans les mines et dans les usines pour produire le hardware utilisé par le numérique.
  • Les travailleur·ses du clic exploité·es pour entraîner les IA

Le gain de temps de quelques personnes privilégiées se fait grâce à l'exploitation de femmes et d'hommes dans les suds globaux.

Et je suis d'autant plus malheureuse que c'est vrai de tellement de chose, et que mon confort de vie repose tellement sur les mauvaises conditions de vie de centaines de personnes dans les Sud. Du coup, si on peut éviter d'accélérer dans cette direction, merci.

Capitalisme

Depuis que je suis adoe je sais que le capitalisme c'est caca. Mais maintenant j'ai compris un peu mieux ce que ça veut dire, et l'IA aujourd'hui est, comme le nucléaire, un outil du, et pour le capitalisme.

  1. Le coût de l'infrastructure (datacenter, réseaux) et de l'entraînement des IA ne sont possibles que dans une économie capitaliste dans laquelle des personnes peuvent avancer une énorme somme d'argent au démarrage du projet, en espérant gagner ensuite de l'argent sur cet argent dans le futur.
  2. Les bénéfices liés à l'utilisation des IA tombent dans la poche des actionnaires, pas des salariés
  3. Une grande partie de la réussite du monde capitaliste a été l'appropriation de communs et du travail de certaines classes sociales pour les valoriser et gagner de l'argent. Aujourd'hui l'IA poursuit ce projet en volant le travail des auteurices, des artistes etc. ainsi que nos données personnelles. Maintenant que les IA ont scrapé tout internet et tous les livres, elles ne pourront plus s'améliorer que en accédant à tout ce que nous produisons comme données que nous ne publions pas : nos mails, nos documents perso, nos photos perso, les images prises par nos *sonnettes intelligentes** etc.

Vers une société de la surveillance

L'un des aspects terrifiant du projet IA est la mise en place d'une société de la surveillance en mode BigBrother. Quand on voit que ces grandes sociétés sont les alliées des régimes fascistes ou fascisant, et que ces régimes sont de plus en plus probables en France, c'est terrifiant.

  1. Le déploiement de l'IA dans les ordinateurs et téléphones de toute la société donne les moyens aux plateformes de faire du ciblage qui pourra être utilisé pour choisir qui arrêter ou tuer, comme le font déjà l'ICE américaine ou l'armée israélienne.

Not all IA ?

Il y a surement plein d'autres aspects négatifs à côté desquels je suis passée, et je complèterai la liste au fur et à mesure. J'ai l'impression qu'il n'y a pas besoin de convaincre la majorité des gens des dégâts causés par l'IA.

Par contre, il y a des grosses divergences d'opinion pour répondre à la question :

Est-ce qu'il faut lutter contre les IA ou bien contre les effets négatifs des IA ?

J'ai l'impression qu'il y a un mouvement #NotAllIA parmi les personnes qui aiment le numérique et la technologie... Et que beaucoup seront d'accord sur toutes ces conséquences négatives des IA, mais diront que « il ne faut pas jeter bébé avec l'eau du bain » et qu'elles ne détestent pas l'IA, mais certaines IA. Et je comprends un peu, j'aime bien mon conjoint #NotAllMen, mais je déteste quand même le patriarcat.

Je suis très curieuse de poursuivre la discussion sur ces sujets par mail ou bien sur Mastodon... C'est encore work in progress dans ma tête !

 
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from seb

Au niveau du son, Linux Mint 22 utilise par défaut pipewire. Sur mon portable Dell XPS de 2019, le son “craque” avec pipewire. J'ai essayé de modifier la configuration sans succès et j'ai donc décidé de revenir à pulseaudio. On trouve pas mal de tutos pour remplacer pulseaudio par pipewire mais pas beaucoup pour faire l'inverse.

Voici la procédure que j'ai suivie en me basant sur cette page qui présente la procédure inverse.

Tout d'abord on désactive pipewire

systemctl --user --now disable pipewire pipewire-pulse wireplumber pipewire.socket pipewire-pulse.socket
systemctl --user mask pipewire pipewire-pulse wireplumber

L'icône du son doit alors disparaître de la barre des tâches.

Ensuite on installe et on active pulseaudio

sudo apt install pulseaudio
systemctl --user --now enable pulseaudio.service pulseaudio.socket

Là on vérifie que l'icône du son est bien revenue et on peut lire un fichier audio ou une vidéo qui auparavant posait problème pour vérifier que le problème est bien résolu.

Ensuite on peut supprimer pipewire

sudo apt remove pipewire pipewire-pulse wireplumber
sudo apt autoremove

Pour être sûr de la config on peut utiliser la commande suivante

pactl info

qui doit indiquer Nom du serveur : pulseaudio.

 
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from Il n'y aura pas de f(r)iction.

L'incroyable synesthésie d'une chanson.

Texte écrit en 2012, qui revient à la surface, parce qu'hier soir je cherchais à mettre un mot sur une sensation familière, celle qui vient quand une chanson, un groupe ou un album fait remonter un souvenir bien précis, qui peut même tourner en sensation physique.

Le mot n'est pas synesthésie, mais c'est tout ce que j'avais trouvé à l'époque. Et j'aime bien ce texte, parce que justement, ces moments là de ma vie de jeune fille sont soigneusement encartonnés dans une boite, que je n'aime pas tellement ouvrir, mais parfois, avec l'aide de la musique, ça rend le déballage moins difficile.

La définition de ce terme se trouve chez Henri, qui est un des meilleurs conteurs de musique que je connaisse.

https://streetcornersociety.wordpress.com/2012/03/04/bertrand-boulbar-les-chroniques-dasphalte/

La chanson : http://www.youtube.com/watch?v=IyfaYHMNIuA

Je n'ai plus entendu cette chanson qui passait à la radio lorsque, ce matin j'ai glissé dans la baignoire, depuis février 1999.

C'était au printemps et je rentrais de vacances, mon parrain m'avait invité chez lui dans l'Oise, j'avais fais une virée à Paris avec ma cousine, d'où j'avais rapporté l'album.

Je l'écoutais sur le lecteur de CD de la salle à manger en dessinant, ou en répondant à mon courrier, ou en hurlant sur mon frère, ou en dansant toute seule dans la cuisine avec un morceau de pain et du chocolat dedans, bref, un de ces trucs que je devais faire les soirs quand j'avais 18 ans et que je rentrais pour les week-ends ou les vacances dans la maison de mes parents.

Et je me souviens (tout est revenu) (d'un coup) que, autour de la table où j'avais posé le lecteur de CD, il n'y avait plus que deux chaises, que si j'avais passé le CD dans la salle à manger, c'est que la chaîne Hi-Fi du salon était partie, que si je mangeais debout un croque monsieur décongelé dans une assiette ébréchée, c'est que la jolie vaisselle des jours heureux était encartonnée, et que c'était tout ce qu'il y avait à manger ce soir et que si j'étais mélancolique en écoutant cette chanson ce matin en me frottant le genou dans ma baignoire, c'est parce que maman avait quitté la maison de mes parents ce soir là.

 
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from ~ T.S.I. ~

Carte Blanche HIPHOP - Madya - Lillers

Le Sol Pour S'Elever by Madya

💥 BATTLE DE BREAKDANCE, EXPOSITION, PROJECTION TALK, WORKSHOP : Voilà qu'il vous attend lors de cette Carte Blanche organisée par La Ville de Lillers, Madya et Tribu Sans-Issue, pour accueillir le retour en France du projet LE SOL POUR S’ÉLEVER. Au programme : ______________________________________________ 📅 VENDREDI 20 FÉVRIER à 18h30 Vernissage de l'exposition LE SOL POUR S’ÉLEVER ✨ + Projection d'un documentaire exclusif, suivie d’un talk & échange avec Madya et Krimo. ✨ ______________________________________________ 📅 SAMEDI 21 FÉVRIER 🕑 14h – 15h30 Workshop Break LE SOL POUR S’ÉLEVER avec Madya (👥 20 places max – sur inscription / plus d'infos auprès de Tribu Sans-Issue.) 🕓 16h – 19h : LILLERS BREAK BATTLE ! 1VS1 (adultes) – 8 places à prendre en qualif. 2VS2 (-18 ans) – 10 places à prendre en qualif. 💰 PRICE MONEY 1VS1 : 150€ 🎧 DJ : PETONDJI 🎤 SPEAKER : MADYA ⚖️ JURYS : TBA... ______________________________________________

📅 DU 20 FÉVRIER AU 8 MARS 🖼️ Exposition LE SOL POUR S’ÉLEVER ⏰ Aux horaires d’ouverture du Palace 🎟️ Gratuit – accès libre En 2024, le breaking est entré aux Jeux Olympiques. Mais bien avant d’être un sport, le break est avant tout une culture, un langage et un espace d’expression. C’est cette réalité que raconte LE SOL POUR S’ÉLEVER, le projet de Madya (Amaury Mayaya) : un voyage de 300 jours à travers 8 pays d’Asie, à la rencontre de danseurs, de communautés et d’initiatives où le break devient un levier d’expression, de transmission et d’émancipation. Pensée comme un carnet de voyage, l’exposition mêle histoires vécues, photographies et contenus interactifs via QR codes, pour faire découvrir des parcours humains et culturels souvent méconnus. Une question traverse toute l’expérience : quel est, pour chacun·e de nous, ce “sol” qui nous permet de nous élever ? Que tu sois danseur·se, curieux·se ou simplement amateur·rice de culture Hip-hop, viens découvrir et échanger !

📍 LIEU : LE PALACE 39 Rue d’Aire, 62190 Lillers

 
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