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from CORAXIO : MOSTLY HEAVY

la pochette de l'album EIMURIA, de Bank Myna : un collage réalisé par Ramona Zordini. Un visage féminin, les yeux clos et la bouche entrouverte, tenu par deux mains. Difficile de savoir si ces mains serrent ou caressent le visage. Le même visage est reproduit plusieurs fois, avec une orientation différente, sur différentes couches de papier déchiré et froissé, de couleur ardoise ou sépia.

“Du rêve que fut ma vie, ceci est le cauchemar”

Camille Claudel à Eugène Blot, Asile de Montdevergues

Pour bibi, la rencontre avec Bank Myna et EIMURIA, leur album de 2025, se fait en Île-de-France via la Caroline du Nord... Je n'avais encore jamais jamais fait gaffe à ce quatuor parisien pourtant actif depuis 2016 jusqu'à ce que je me balade sur le site de Scott Spiers, Clean and Sober Stoner, un pilier de la communauté des blogueurs heavy outre-atlantique, et que je tombe sur une brève qui encensait le nouveau LP de nos post-rockers. Non seulement je me suis magné de l'écouter, mais kipluzé les larron·es jouaient en concert à trois pas de chez moi deux semaines plus tard. Ticket, please. Ca s'appellerait pas la sérendipité, ça, les p'tit·es potes ?

Spoiler alert : Mr. Spiers a raison d'être enthousiaste. EIMURIA vous offre 48 minutes de post-rock ténébreux et ample – le versant calme du post-rock, plus proche du drone et de l'ambient que des compositions nerveuses et anguleuses. (J'en ai profité pour découvrir le terme slowcore, comme quoi on en finit jamais d'apprendre des nouveaux trucs, youpi. Si vozigue aussi étiez dans l'ignorance à ce sujet, je vous laisse écluser un godet à la même fontaine de sapience que wam, on sera à égalité) Comme des cieux d'orage, de vastes nappes de son se gonflent et éclatent en riffs doom bien saturés et batterie tonnante. “Éclate” pourrait faire penser à quelque chose de soudain, mais ici tout est lent, tout est inéluctable. L'orage pré-cité est déjà là depuis longtemps et il ne repartira plus, il gronde toujours, dans le fond ou au premier plan. Tout juste y aura t-il quelques accalmies, quelques éclaircies, des instants de lumière qui ne feront que renforcer la profonde noirceur de l'album, musicale et thématique. Le son est étonnament chaleureux : pas volcanique mais plutôt chaud comme des braises qui couvent, et s'éteignent peu à peu. Béhoui, il se trouve qu'“EIMURIA” signifie “braises” en ancien allemand. On est plongé dans une ambiance intime, intérieure -“padded atmosphere”, comme il est chanté sur The Other Faceless Me : une atmosphère capitonnée, comme la cellule du même nom- mais spacieuse en même temps, grâce à la reverb, au delay, et à un chic pour les notes qui s'étirent et qui respirent, et pour les silences qui comptent. L'impression que ça me donne, c'est celle d'un paysage mental plus que d'un espace physique, avec des tensions régulières entre le désir d'envolée et l'appel du vide, le confort et l'enfermement... Le coeur de l'album a été enregistré en live en studio, même si ça n'a pas été le cas pour un certain nombre d'arrangements. Au-delà du goût que mon côté rockiste a pour ce genre de méthode, cela contribue à mon sens à cette atmosphère très immersive et très authentique, qui est de toute façon merveilleusement restituée en concert par les artistes, avec encore un surcroît d'intimité. En live Bank Myna incarne successivement, et même simultanément, l'éléphant et le magasin de porcelaine, sans péter une seule tasse. La classe. Basse et guitare, parfois jouées à l'archet ou de manière percussive, à l'aide de p'tites mailloches, batterie, violon, synthé : iels sont tou·tes excellent·es, habité·es et créatif·ves mais tout en délicatesse malgré le gros son, avec une sobriété qui ne se met jamais en travers de l'émotion. Et rarement l'adjectif “hanté” s'est aussi bien appliqué à une voix qu'à celle de la chanteuse Maud Haribet, qui passe avec fluidité du murmure au cri, de la détresse à la menace jusqu'à la résignation. Bref, c'est du velours. Et mention doit être faite de la sublime oeuvre de Ramona Zordini qui illustre la pochette, ainsi que de l'artwork de l'insert dessiné par Harribey elle-même : musique, paroles, illustrations participent toutes d'une même vision riche et cohérente.

Pour ce qui est du thème : la noirceur d'EIMURIA est loin d'un imaginaire fantaisiste ou horrifique classique : diable il y a, certes, mais ce diable-là est un double, une ombre impalpable et sans visage, la moitié irréconciliable (ou irréconciliée, selon votre optimisme) d'une psyché fracturée, qui menace de consumer peu à peu la santé mentale de la narratrice...Jusqu'au vide, jusqu'au néant et aux ténèbres absolues. Un genre de Horla sous stéroïdes. On fait difficilement plus doom : c'est la folie qui est le fil conducteur du LP. Bank Myna s'est inspiré des vies et œuvres d'Alejandra Pizarnik et de Camille Claudel, deux artistes ayant souffert de graves problèmes psy ; les musicien·nes ont parlé en interview du refoulement, et de l'acceptation de toutes les parts de soi-même, toutes les émotions qu'on porte, y compris les plus sombres. Accrochez-vous, vous allez avoir droit à une mince de catharsis.

Autant je suis peu familier avec Pizarnik, qui n'est plus éditée que marginalement depuis quelques années, autant Claudel je connais et j'admire, et je suis bien au parfum de sa descente aux enfers. Camille Claudel, c'est un talent colossal, développé en partie dans l'atelier du “maître” Auguste Rodin ; elle a une liaison passionnée avec lui qui est de 24 ans son aîné… Lui bien sûr ne veut pas se séparer pour autant de Rose Beuret, sa compagne depuis 20 ans, pour les bozieux de sa jeune amante : triste et sale banalité de vieux baltringue dominant, dynamiques de pouvoir assymétriques bien blèches comme il faut. Leur relation amoureuse s'achève en 1892, année où Camille Claudel avorte clandestinement : Rodin ne voulait pas plus reconnaître l'enfant à venir que lâcher Rose pour épouser Camille. En s'affranchissant de Rodin elle va rencontrer des temps difficiles : elle dépendait financièrement de lui, et elle ne bénéficie plus de l'aura du maître… et être une femme artiste à la fin du XIXe siècle, c'est coton, d'autant que son art est assez peu préoccupé de la morale bourgeoise... La santé mentale de Claudel va se dégrader au début du XXe siècle : elle vit en recluse et pense que Rodin la persécute et mène une cabale d'ennemis contre elle, et elle détruit même ses propres oeuvres dans son atelier en 1912... En 1913, elle est internée en hôpital psychiatrique par sa famille, qui demande à ce que soient restreinte ses visites et sa correspondance : surtout pas de scandale ! Elle restera internée pendant 30 balais, et y mourra misérablement. Contrairement à Rodin qui entre leur rupture et sa propre mort en 1917 essaiera réguliérement et discrétement d'aider Camille, sa famille de petits bourgeois dégueulasses sera bien contente de la laisser moisir dans son trou.

J'ai pris une plombe pour vous raconter tout ça principalement à cause de L'Implorante, ultime morceau du LP. L'Implorante, c'est d'abord une sculpture de Claudel extrêmement autobiographique : jetez y un oeil, puis une oreille attentive vers les paroles du morceau. Il me semble que la plupart des esgourdes critiques vont être attirées par le sinueux et progressif Burn All the Edges, qui est un petit tour de force, changeant plusieurs fois de forme au fil de ses 9 minutes sans jamais me perdre, et permettant à Harribey de déployer toutes les nuances de sa palette vocale. Mais le crépusculaire et feutré The Other Faceless Me, et le dyptique No Ocean of Thoughts/The Shadowed Body, écrasant, desespéré et terrifiant, méritent tout autant l'attention. Pour autant, L'Implorante est le plus déchirant des 5 morceaux d'EIMURIA, et sa beauté cruelle, bien ancrée dans le réel, est sublime : un parfait final. Est-ce in medias res ou bien un regard rétrospectif sur le moment où tout a basculé ? De toute façon la bataille contre l'inéluctable est déjà perdue. Le temps ne se figera pas, qu'importe les prières et les supplications. Tout change après, en pire. J'ai parlé plus haut d'éclaircies et d'instants de lumière : ils ne sont à mon sens ni nombreux ni explicites dans les paroles. Ça en dit peut-être plus sur moi que sur les artistes, mais je trouve qu'iels peignent bien plus et bien mieux l'aliénation que l'acceptation. Sans complaisance, sans misérabilisme, sans romantisme, sans clichés, mais avec empathie et lyrisme. Et musicalement l'album n'est jamais asphyxiant comme peut l'être un doom-sludge craspouille : il y a plein d'endroits où respirer, des envolées des pauses et des intonations qui se prêtent si on le désire à l'injection d'espoir au coeur de la tourmente.

J'ai entendu Bank Myna causer des carcans sociaux et de la nécessité de s'en libérer, avec comme hypothèse : Pizarnik et Claudel ont été bouffées, peut-être s'en seraient-elles mieux tirées en l'an de grâce 2026, où elles auraient peut-être été moins pressurées, mieux acceptées dans leur singularité ? On peut se poser la question. Pour la plupart d'entre nous, le carcan se resserre aussi, ces temps-ci : les personnes non conformes, neuroatypiques, mauvais genre, mauvaise couleur de peau ou mauvaise religion... feraient bien de se faire toutes petites et de ne pas respirer trop fort, insistent certaines âmes brunes qui peinent à ne pas se toucher la nouille en public en rêvant à des enfermements forcés. Pas de bol pour elles, on sait qu'il est possible de vivre mieux, on sait que leurs rêves sont déjà en voie de décomposition, et on ne se laisse pas faire. Même si c'est rude, on lutte, on s'organise et on se soutient, et on se souvient : des traces, des témoignages et de la beauté de celleux qui nous précèdent, qui ont souffert et ont lutté. Bank Myna fait honneur à cette leçon-là. EIMURIA est un plongeon dans les ténèbres qui ne sera pas pour tous les goûts ni toutes les humeurs, mais c'est un majestueux accomplissement. Mangez-en.

Bank Myna, c'est : Maud Harribey – chant, violon & claviers | Fabien Delmas – guitare, lap steel | Daniel Machón – basse, noise box, sampler | Constantin du Closel – batterie, percussions

#Doom #DoomGaze #Drone #PostRock #ProgRock #Slowcore

 
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from adventices

Noir et blanc. Sur un plan d'eau calme et sous un ciel nuageux, une toute petite barque au loin photo © Torben Klint

nous allons sans relâche sur des flots sans relief notre barque en dérive a la lenteur des rêves

les nuages vont si bas qu'ils effleurent leur reflet sur l'autre rive là-bas la lune s'est voilée

 
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from irisdessine

Projets

  • Application 478 : J’ai mis à jour mon application en l’améliorant. Cette application a été conçue en mobile first, et sert à aider à se relaxer, notamment pour s’endormir. C’est pour ça qu’elle a été conçue en mobile first, pour pouvoir l’utiliser sur son téléphone en allant se coucher. Comme elle est sous Tauri, il est aussi possible de l’exporter en application desktop. Site 4 7 8 Repo GitHub
  • Application Cartoon Workflow : celle-ci n’existe pas encore en ligne, mais j’ai pris le temps de la mettre à jour après 2 ans sans y toucher. Et je suis contente d'y être arrivée ! Cette application, quand elle sera finie, servira à gérer un storyboard avec ses détails techniques et les images associées.
  • Les Mondes Quantiques : je me suis atelée à travailler les décors, notamment la partie moyens de transports. (On est dans un monde solarpunk et totalement différent de la Terre telle qu’on la connait)

Veille

tech

  • Un développeur qui fait ce métier depuis 20 ans. Qui a utilisé l’IA pendant plus d’un an. Pour son métier. Puis pour le perso, aussi. Et puis, un jour, le retour de manivelle violent : dépression, sentiment d’inutilité, voire d’être idiot, détachement avec son code (qui n’est plus vraiment “son” code), et une épiphanie : https://brettcodes.com/im-done-using-ai/

perso

Mes joies

  • Avoir fait une mini conférence sur les écrans à encre électronique au travail. Je suis contente car ça a plu aux collègues, je pense qu’ils ont appris des choses grâce à moi.
  • J’ai fabriqué des chocolats noirs au CBD et au beurre de cacahuète. Ils ont l'air efficaces pour la relaxation en soirée en plus d'être délicieux !
  • Je tâche de faire attention à pas me brûler à nouveau les ailes, mais je suis contente de pouvoir reprendre tranquillement mes projets persos sans me forcer et en prenant plaisir à y retourner. Et ce qui est surprenant, c’est que j’ai repris à la fois l’écriture et le dessin de ma BD, mais aussi un projet de code.
  • J’ai pris la décision de noter absolument tous les rdv de mon chéri en plus des miens (pro et perso) sur mon agenda, histoire de ne pas oublier ce qu’il se passe dans la vie de mon chéri sans avoir honte de pas me souvenir.
  • Mes tablettes e-ink sont des outils que j’arrive à intégrer dans ma routine, à la fois perso (les projets ou les jeux vidéo), et pro (les notes du moment). Du coup, je m'en sers pas mal, c'est cool !

Lu, vu ou écouté

À voir

  • Silo : on rattrape notre retard sur la série, les choses se bougent pas mal dans le silo 18, aussi du côté du flashback (avant que les silos n’existent) Dispo sur Apple TV.
  • Everwood : j’en suis à la saison 4, le gamin du toubib héros est un insupportable petit con. Ca me rappelle qu’il n’y a que dans des séries américaines où des ados s’engueulent comme des adultes avec leurs parents en mode “T’as pas le droit de me dire ça, tu peux pas savoir ce que je ressens !”, sans le moindre respect pour les parents 😂 Et les parents ensuite s’excusent envers leur enfant… Moi, j’aurais parlé comme ça à mes parents, la réponse n’aurait pas été la même ! Haha. Dispo sur Netflix.
  • Stuart fails to save the world : Avant que notre abonnement HBO Max prenne fin, on a regardé les 3 épisodes disponibles de cette nouvelle série de SF comique, dérivée de The Big Bang Theory. Là où la série mère s'inscrivait dans une réalité plutôt très proche de la nôtre, cette nouvelle série s'en éloigne très largement et s'attarde sur des personnages secondaires : Stuart, celui qui tient le magasin de BD, Burt, le géologue et Kripke, l'un des nombreux ennemis jurés de Sheldon. C'est dingue mais, malgré ma crainte de m'ennuyer avec des persos soit apathiques soit carrément antipathiques, c'est assez réussi et très drôle. Le générique est une petite pépite à ne pas zapper (à chaque fois !). Je me rattraperai la suite quand j'aurais envie de reprendre un abo pour quelques moi. Dispo sur HBO Max.

À lire

  • J’ai posé dans ma micro-liseuse la trilogie du Seigneur des Anneaux, que je n'avais pas encore lu entièrement (Je n'ai lu et relu que le Hobbit) pour quand j’aurais terminé le Clan des Otori.
  • Le Clan des Otori, tome 5 : j’ai dépassé la moitié du tome, l’histoire du père adoptif de Takeo reste passionnante !

À écouter

  • J’ai toujours dit que je n’étais pas fan de la musique de Jacques Brel, parce que je trouve le ton un peu trop grandiloquent (en tout cas sur ses titres les plus connus), mais j’ai découvert par hasard le morceau “Les bonbons” et je l’ai trouvé à la fois ”cringe” et drôle !
  • Tout à fait par hasard également, j’ai découvert une reprise reggae de “Résiste” qui, étonnamment, fonctionne assez bien. C’est interprété par Boboo’zzz All Stars. (Oui, pour le nom d'artiste, on repassera, hein 😅
  • Gaël Faye : Je pense qu'il faut que je découvre un peu plus sa discographie parce que j'aime beaucoup les quelques morceaux que m'a proposé Apple Music (Jacky Jacky Jack, Chalouper, Balade brésilienne).
  • Hippocampe Fou : si vous ne connaissez pas cet artiste, foncez, c'est un rappeur qui nous emmène dans un monde onirique, souvent amusant et toujours dans un univers musical travaillé. Il a fait partie du collectif La secte Phonetik (chouette aussi, d'ailleurs)

Et le jeu vidéo ?

  • 7 days to die : tourjours une surprise de découvrir que c’est déjà la nuit de la lune de sang ! Heureusement, on a réussi à passer la nuit sans que nos persos ne meurent une seule fois malgré la horde ! Notre base semble être un excellent choix et avec nos armes maintenant encore meilleures, on arrive vraiment à passer la nuit sans trop de dégâts sur notre base !
  • Palia : j’avance dans l’histoire principale dans mes moments solos, et dans le farm de matières premières quand je suis en équipe avec ma cousine et son pote. C’est vraiment un jeu très cosy, très agréable à parcourir quand on a un peu de temps devant soi pour glandouiller. L'histoire principale permet de visiter la zone plus en profondeur au travers de quelques énigmes pour découvrir ce qu'il s'est passé là où maintenant se trouvent des ruines.
  • Rocket League : avec les fortes chaleurs, on a limité les sessions de Rocket, mais pourtant, on commence à reprendre avec les collègues et ça fait bien plaisir !
 
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from Un rat bleu

CRUD

C’est son nom. La boussole donnée par un enseignant lors de ma dernière formation officielle de spéléonaute numérique. Elle est en anglais, la langue première dans son monde d’origine, après le binaire. – C : Create. – R : Read. – U : Update. – D : Delete.

CLÉS

En français, je le traduis par « CLÉS ».

  • C : Créer.
  • L : Lire.
  • É : Écrire.
  • S : Supprimer.

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                                              ((
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                                                `*à.
                                                   ))
                                              *¤ee@*´
Ci‑dessus, le texte brut. Ci‑dessous, le rendu final.

CLÉS C’est mon premier essai à l’art ASCII. Habituellement, le jeu de caractères est restreint à celui d’ASCII. Pour cet exercice, j’ai ouvert la palette à tout ce qu’un clavier français AZERTY peut offrir.

Ça pourrait s’appeler « FrESCII », prononcé « fresque‑i », pour « FRench Extended Standard Code for Information Interchange ».

De spéléonaute à fresquiste… Que d’aventures !

Espérons que je ne raconte pas trop de salades par la suite.

#ContesDeMathysSille #Dessin #ASCIIArt #FrESCII #Numérique

 
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from irisdessine

Projets

  • Les Mondes Quantiques, le retour de ma BD ! Toute l’histoire est enfin écrite dans ses grandes lignes. J’ai maintenant près de 160 pages de croquis divers, de bouts d’histoire, de blagues, à recompacter, dessiner (au moins en brouillon) pour en faire un premier jet de BD 🎉

Veille

tech

personnelle

  • Un article, ou plutôt un manifeste, intéressant sur le mouvement offpunk dans lequel je me reconnais assez bien : ne pas renier le numérique, mais avoir le choix de vivre une vie non numérique (c’est un peu un mouvement que j’ai engagé avec mon lecteur mp3 offline, le rachat de DVD et blu-ray qui m’appartiennent réellement, la déGAFAMisation, etc.) : https://ploum.net/2026-08-03-offpunk_manifesto.html
  • Un petit article consacré à la mini-série Dans ma tanière, dont j’avais déjà parlé quelques mois auparavant, jolie histoire douce-amère (mais qui finit sur du positif) japonaise autour d’une famille de frères et d’un petit garçon arrivé comme ça, un peu par hasard, dans leur tanière : https://vincentbreton.fr/dans-notre-taniere/
  • Découverte du lanceur Heroic Games Launcher, après avoir eu un énième problème irrésolu du lanceur d'Epic Games (c'est marqué dans leur doc que leurs dev travaillent à résoudre ce problème et ils nous suggèrent tout un tas de trucs inutiles qui marchent pas) Et une réinstallation échouée du lanceur a fini de me convaincre d'utiliser cette alternative Heroic Games Launcher qui a marché du premier coup 🎉

Mes joies

  • Avoir fait une mini conférence sur le mouvement offpunk qui a engagé des conversations et des réflexions avec les collègues, c’est cool !
  • Avoir fait un fil sur la technologie et l’entreprise Eink qui a eu un beau petit succès, c’est sympa de voir que mes intérêts spécifiques en intéressent d’autres ^^
  • Continuer à bosser sur ma BD, pour le moment, j'ai toujours du temps de cerveau disponible pour ça, alors j'en profite bien !

Lu, vu ou écouté

À voir

  • J'ai démarré la série Rempart of ice, un anime sur Netflix sur une jeune lycéenne qui est toute petite (1m52) et qui s'est fait harcelé pour ça dans ses années collèges et a donc décidé d'ériger un rampart de glace pour se protéger des brimades de ce genre. Sauf qu'elle rencontre “une girafe”, (kirin en japonais :)), en la personne d'un camarade d'école qui est tout gentil avec elle et qui dépasse le mètre 80. Dispo sur Netflix.
  • J'avance toujours sur Everwood, la série dramatique que j'aime bien regarder malgré le toubib concurrent qu'on fait passer pour un gentil et sage alors que le mec ne respecte que sa gueule, n'écoute pas sa femme ni ses enfants. Bref. ^^' Dispo sur Netflix.
  • Silo : on a repris la série qu'on avait un peu oublié ces derniers mois avec des rebondissements qui commencent à devenir intéressants !

À lire

  • J'attaque le tome 2 d'Assassin Royal qu'évidemment je connais par cœur mais, c'est justement ça tout le plaisir de relire ^^
  • Dans le même temps, j'en suis au dernier tome de la saga sur le clan des Otori, qui revient donc en arrière, avant la naissance de Takeo et qui suit celui qui deviendra son père adoptif. Après avoir compris où je me situais, j'apprécie ce petit pas de côté pour suivre un personnage que j'aime beaucoup :)

Et le jeu vidéo ?

  • Palia : sans surprise, on avance tranquillement dans les aventures zen autour de Palia. C'est toujours mignon et sympa d'y traîner quand on a un peu de temps. Dispo sur Steam.
  • It takes two : j'avais déjà joué à ce jeu, fini et aimé, malgré quelques trucs assez dérangeants dans l'histoire (comme le fait de forcer des parents qui ne s'aiment plus et prêts à divorcer à s'aimer à nouveau), c'est un plaisir de rejouer à ce jeu. Je le fais découvrir à ma cousine, donc, comme d'habitude, à deux, on s'éclate pas mal sur ce jeu, même si les boss semblent plus difficiles que dans Split Fiction. Dispo sur Steam.
  • Mosaïc Retrospective : si vous voulez découvrir ce fameux jeu mi-picross, mi-démineur, il y a deux rétrospectives 2024 et 2025 qui sont dispo gratuitement sur Steam !
  • Rocket League : on a repris quelques parties le midi ou même vendredi soir avec les collègues. Et en fin de semaine, donc, via le lanceur Heroic Games Launcher, que je conseille si vous en avez marre d'Epic Games Launcher qui est codé avec les pieds (voire vibe codé). Dispo sur Epic Games (oui, il faut quand même un compte chez eux)
 
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from Un rat bleu

La première entrée d’une collection de récits, poèmes, et réflexions inspirés par mon apprentissage des mathématiques et des sciences, ainsi que mon regard sur eux à travers les dimensions.

Degré de liberté

Voici un petit point, dévoyé dans ce vaste espace. Un individu venu du vide, dont tout point. Je l’appelle « vierge », vierge de toute trace.

Il y en a d’autres, à côté. C’est vous, c’est moi. C’est nous. Des particularités, des singularités, fixées, épinglées, loin de l’origine, loin de tout.

Une seule envie est couvé : revenir au nid et reformer l’œuf cosmique. Maints chemins les feront dériver, mais seul un permettra de rester droit et authentique.

Mus par ce vecteur, plus ou moins coordonnés, les individus se déplacent. Certains suivent les sillons. D’autres préfèrent être égaux, rassurés dans leur position. Une poignée opte pour l’improvisation et l’heuristique.


Nombreux manquent du premier coup le cœur, basculent de l’autre côté de la linéarité et se perdent dans l’alter polarité ; un domaine sombre, loin du positif, rempli de terreurs.

Conjectures et projections circulent. Beaucoup détournent leur trajectoire. « Il n’y a plus rien à voir dans le noir. Seul le bien‑être compte. », ils stipulent.

Alors je compte : « La moitié d’un axe… Le quart de la surface… Une fraction de l’espace… La limite est l’incomplétude de l’existence ! »

Trop tard. Attirés par des images de félicité, ils ont déjà sautés d’un argument orienté vers le jour maximum, un regard minime pour leur obscurité, tentés par une fuite de leurs antécédents avec facilité.


Certains de mes antécédents sont là‑bas, dans les oubliettes. Il m’arrive d’y replonger, parfois de force, sinon par quête. Chercher l’inconnu, toujours variable, au nom temporaire. Un spectre fréquemment piquant, perceptible par intégration fragmentaire.

Le péril de s’y perdre est invariablement permanent. J’y progresse par petits incréments. Je plante mes racines récursivement. Garder un repère et la stabilité sur un terrain complexe, peu avenant.

Une relation ambigüe… et réciproque. Je peux rayonner dans l’ombre, sans remarque ; elle peut se distribuer en moi, me rendre équivoque. Elle déboussole mes radians, dévie mes arcs.

Notre affinité est fonction de l’épreuve. Plus il y a d’obstacles, plus il y a de frictions. Toujours moduler mon trajet, trouver le bon fleuve. Notre lien produit de l’impétuosité comme de l’exaltation.


Est‑ce rationnel et cohérent ? Un tel engagement ? Serait‑ce démesuré et absurde ? Insalubre ? Brûler mes ailes ou abraser ma surface ? Quelle différence entre ces façons de s’enflammer ?

La tendance reste identique : chuter. La chute libre vers un océan agité, désordonné. Fraîchement déchus, longtemps éparpillés ; encore trop obtus pour optimiser l’entrée.

Isolée de l’instabilité, il y a de la biomasse, organisée en structures entières naturelles efficaces : des arborescences équilibrées pour grimper en un rythme, deux passes. Chaque unité de hauteur s’associe à au moins une de volume de terrasse.

Un rang d’escaladé, trois marches de dégringolées dans le lugubre. Beaucoup d’exposants se présentent à l’élévation en puissance, mais jusqu’où seront‑ils prêts à aller en incandescence pour gagner ne serait‑ce qu’un seul degré de délivrance ?

#ContesDeMathysSille #Poème #Conte #Maths #Sciences

 
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from lambdada

Je me souviens de vacances début octobre, il y a peu d'années. Il faisait chaud comme en été, mais pas un été caniculaire. Je logeais à Collioure, à deux minutes quarante-sept secondes du bord de mer, dans un petit appartement d'une résidence quasiment déserte, avec vue sur le moulin, les vignes, et plus haut, le fort Saint-Elme. Ce fut ma première balade hors-Collioure, monter au moulin puis au fort, et redescendre par je ne sais plus où.

Un jour, j'ai pris le car à l'aube jusqu'à Banyuls (le car à 1€ quelle que soit la destination jusqu'à la frontière espagnole), et je suis rentré à pied en passant par le cap Béar (magnifique !) ; une grosse vingtaine de kilomètres par le chemin du littoral, tantôt facile, le long de plages, tantôt sportif (sentier déconseillé aux enfants), où j'étais content d'être muni de grandes jambes aptes à crapahuter dans les rochers. Ce fut la plus longue des randonnées.

L'auto immobile toute la semaine était restée, sauf une fois, parce que pas de car direct, pour aller à Céret, à une quarantaine de minutes de route. J'avais un vague souvenir du village de Céret, de ses platanes, et je voulais y retourner pour son musée d'art moderne ; j'y ai découvert un beau marché s'étalant dans ses rues (un samedi), ce qui s'est ajouté aux plaisirs de la journée…

Comme j’avais encore une semaine de vacances, j’étais rentré en Corrèze en passant par (liste non-exhaustive de lieux où j'aimerais retourner) : la forteresse de Salses, Pézenas, Sainte-Eulalie-d'Olt, Estaing, les gorges du Lot ; puis je n'ai vu que la pluie tomber fortement ; il allait pleuvoir durant quelques mois…

 
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from Chatpey

Comment j'utilise l'intelligence artificielle pour réparer de vieilles machines et pourquoi la question de la confiance est la seule qui compte.

Quiconque a déjà réparé une vieille voiture, un appareil électroménager récalcitrant ou une machine ancienne connaît ce moment : l'information existe, quelque part, mais elle est introuvable. Elle est noyée dans un manuel d'atelier de trois cents pages, dispersée entre un guide technique, une revue spécialisée et dix ans de discussions de forum. On sait que la réponse est là. On ne sait pas où.

C'est un problème très concret, et c'est celui que j'ai voulu attaquer. Pas avec une IA qui « sait tout » (ou pense le savoir) mais avec un assistant modeste, spécialisé sur une machine précise, capable de retrouver la bonne information dans mes propres documents et de me la restituer en citant sa source pour que je puisse vérifier par moi-même.

Le vrai problème n'est pas de répondre. C'est de ne pas mentir.

Aujourd'hui, tout le monde a fait l'expérience d'une IA qui invente. On lui pose une question, elle répond avec aplomb, et la réponse est fausse: une date, un chiffre, une citation qui n'a jamais existé. Dans une conversation banale, c'est agaçant. Pour réparer une machine, c'est dangereux. Une cote inventée, un couple de serrage approximatif, un dosage sorti de nulle part : et c'est la pièce cassée, ou pire.

Donc la question n'a jamais été « est-ce qu'une IA peut répondre à mes questions de mécanique ? ». Bien sûr qu'elle le peut. La vraie question, la seule qui compte, c'est : est-ce que je peux lui faire confiance ?

Et la réponse tient dans une règle que je me suis fixée, et qui guide tous mes projets : la machine propose, l'humain dispose.

Trois garanties, pas de magie

Concrètement, ça veut dire trois choses simples.

D'abord, l'assistant ne répond qu'à partir de sources réelles. Il ne puise pas dans un savoir général flou glané sur tout Internet : il lit les documents que je lui ai donnés — le manuel d'atelier, les fiches techniques, les archives — et rien d'autre. Chaque réponse peut être retracée jusqu'au texte d'origine, à la page près.

Ensuite, quand il ne sait pas, il le dit. C'est peut-être le point le plus important, et le plus contre-intuitif. Un assistant utile n'est pas celui qui a toujours une réponse — c'est celui qui reconnaît quand la source est muette, au lieu de combler le vide en inventant. « Je ne trouve pas cette information dans les documents » est une réponse précieuse (ma technique pour l'obtenir fera l'objet d'un billet spécifique). « Voici une valeur plausible » est un piège.

Enfin, c'est moi qui tranche. L'IA prépare, retrouve, propose. La décision finale (appliquer ou non, vérifier, recouper) reste humaine. L'outil ne remplace pas le réparateur ; il lui évite de tourner trois cents pages.

Frugal par principe, pragmatique par nécessité

Ma préférence va aux outils qui tournent sur ma propre machine, sans passer par le cloud : c'est plus sobre en énergie, ça garde mes données chez moi, et ça ne dépend d'aucun service qui pourrait fermer ou changer ses règles. Tout le travail de fond (préparer les documents, les indexer, les traduire quand il le faut) se fait localement, chez moi.

Mais je ne suis pas dogmatique. Selon le projet, je choisis l'outil le plus adapté. Pour un assistant que je veux pouvoir consulter une tablette à la main, penché sur un moteur dans le garage, une solution partagée et accessible partout prend le pas sur la pureté architecturale. Le principe reste le même que celui que je défends ailleurs sur ce blog : le bon outil pour le bon usage, pas le plus gros ni le plus tape-à-l'œil. Une IA proportionnée au besoin.

Trois machines, une même méthode

J'applique cette approche à trois terrains, très différents en apparence, mais qui posent la même question de fond.

mecan.IA, mon assistant pour une Datsun 620 de 1977 — un pick-up dont les manuels d'époque, seulement en anglais, se complètent de décennies d'archives de forums. C'est mon terrain de jeu actuel : carburateur, calage d'allumage, remplacement de joints. Opérationnel, et déjà utile sous le capot.

pinball.IA, le même principe appliqué à la réparation d'un flipper Bram Stoker's Dracula — l'électronique des machines à billes des années 90, ses schémas, ses codes d'erreur, ses années de discussions entre passionnés sur les forums. Opérationnel lui aussi, mais pas encore éprouvé la tête sous le plateau.

ArchTech.IA, enfin, le plus ambitieux — et pour l'instant en chantier. Celui-là ne s'attaque pas à une machine, mais à des archives techniques françaises du XIXe siècle, numérisées, pour y retrouver des dispositifs oubliés qui pourraient inspirer des solutions low-tech d'aujourd'hui. Le corpus est immense, l'architecture demande du temps, et je n'ai que deux bras. Il avance lentement, mais il avance.

Ce que je cherche à montrer

Ces trois projets ne sont pas trois passe-temps sans rapport. C'est une même conviction, déclinée : que l'intelligence artificielle la plus utile n'est pas forcément la plus grosse, la plus chère ou la plus bavarde. C'est celle qui reste à sa place — un outil cadré, honnête sur ses limites, au service de quelqu'un qui garde la main.

Dans les prochains billets, je détaillerai chacun de ces projets : ce qu'ils savent faire, ce qu'ils ratent encore, et ce que j'ai appris en les construisant.


Ce billet a été rédigé avec l'aide d'un assistant IA, à partir de mes projets et de mes choix. L'angle et la démarche sont les miens.

 
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from Il mio diario

Da quanto ho cominciato a frequentare la Forge non finisco più di scoprire risorse interessanti. Il punto di partenza qualche mese fa era il portale Primaire, una raccolta di applicazioni e risorse, curate da Arnaud Champollion (ho scoperto che è un discendente di quel Champollion che ha scoperto la stele di Rosetta), dedicate principalmente al mondo della scuola primaria.

Ma i colleghi francesi sono infaticabili: è da poco on-line un altro portale molto utile per esplorare tutte le risorse presenti nella Forge: la Ressourcerie. Attraverso la Ressourcerie si può navigare all'interno di tutte le molteplici risorse, filtrando per argomento, per livello scolastico, per tipologia di attività. E così, esplorando, si incontrano materiali molto interessanti. Naturalmente è tutto in francese, ma ho scoperto un'estrema disponibilità a condividere i materiali presenti. Dopo aver richiesto l'apertura di un account nella Forge (è possibile richiederlo seguendo le istruzioni presenti in questa pagina si può anche produrre materiali. La forge è un'istanza di GitLab, quindi valgono tutte le indicazioni e le possibilità proprie di git e di un'istanza che permette di ospitare contenuti sia fissi che interattivi.

Il problema è che trovo troppo materiale e poi comincio a tradurre. Risultato: ho iniziato mille cose qui e la. Spero di riuscire a concluderne qualcuna.

#forge #traduzioni #pensieri

 
Continua...

from klerh_veille_pro

Pour les congés d'été, je décide de me familiariser avec la #littérature lilloise contemporaine et féminine.

Je suis depuis longtemps une lectrice de Pauline Harmange.

Je prévois de découvrir : – Dans son propre rôle de Fanny Chiarello – Quelque chose à te dire de Carole Fives – Comme de longs échos, d'Elena Piacentini (polar)

ainsi qu'un texte de Joséphine-Marie De Gaulle (1806-1886), l'une de ces femmes du 19e siècle qui a nourri sa famille avec sa plume mise au service de l'éducation, de l'édification morale et religieuse, voire ici, un [guide touristique] (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k103212q). Son petit-fils ne l'a jamais connue.

#Lille #femmes

 
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from 𝐋🅦🆄𝐢𝖇-ᖆ_🐧

Personnellement j’étais passé à coté, mais ça faisait un moment que les alertes de HTTPS de Firefox sur ma page perso Free m’agaçaient. Comme avec cet hébergement gratuit on a pas la main sur le serveur, il m’était impossible d'obtenir un certificat Let's Encrypt pour que ma page soit en HTTPS.

Il y avait des annonces vagues depuis plusieurs années que Free allez le déployer... Un recherche récente m'a amené à cette page et ça y est c'est déployé, mais il y une subtilité.

Ma page a toujours été http://lwuibr.free.fr, avec https://lwuibr.free.fr ça donne “Échec de la connexion sécurisée

Maintenant les pages perso Free passent par https://lwuibr.pages-perso.free.fr.

Mais on peut mettre une redirection dans son .htacces pour renvoyer l'adresse d'avant sur la nouvelle.

<If "%{HTTPS} != 'on'">
Redirect 301 "/" "https://*monsite*.pages-perso.free.fr/"
</If>

#EnLigne #Liens #Code

 
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from CORAXIO : MOSTLY HEAVY

l'affiche de l'édition 2026 du Rock In Bourlon, dessinée par Emgalaï : un coffret en bois à la Jumanji. Sur le coffret, une illustration du village de Bourlon. Au premier plan, une végétation abondante et une paire de dés. Derrière, l'église de Bourlon, une usine, et dans le fond le bois de Bourlon. 4 personnages dans des médaillons entourent le dessin principal : un paysan avec chapeau et foulard, un paon, un cheval avec une bride et une vache la cloche au cou

ça faisait quelques années que le festoche Rock In Bourlon était sur mon radar, pour sa programmation pointue, son échelle humaine et son positionnement limpide par rapport aux discriminations, aux violences sexistes et aux fachos... l'anti-Hellfest, en somme. Mais je n'y étais jamais encore allé pour diverses raisons : difficultés d'orga, pas de congés, ou prog qui ne me séduisait pas tout à fait... Cette année, ça me démangeait bien quand même, et j'ai guetté attentivement l'annonce de chaque nouveaux artistes à l'affiche. Ben vlatipa que le RIB a mijoté pour 2026 une prog d'exception, et qu'après écoute, quasi tout sur la petite quarantaine de groupes me bottait bien. Et j'ai sauté le pas ! J'y suis allé seulabre avec ma tente et mon barda, malgré les spasmes d'une SNCF en train de calancher de canicule. Trois jours de festoche, orgie musicale sous le cagnard, et grâce soit rendue à l'armée de bénévoles et leur attirail de pistolets à eau et de pulvérisateurs... Sur 41 concerts (plus la très sympathique fanfare Kick Your Brass), 2 ont été complètement annulés, et j'en ai fait 25. Je vais pas tout raconter par le menu, mais j'ai quand même envie de vous en bonnir 2-3 bricoles.

Une série de deuxièmes rounds

Sur les 25 concerts faits, il y avait 6 groupes que j'avais déjà vus, et c'était intéressant de constater les différences entre la prestation précédente et celle-ci :

  • J'ai découvert Bank Myna en fin d'année dernière et c'était une petite claque. L'avis sur leur album EIMURIA est dans les tuyaux mais le live dans la petite salle du Chinois était ténébreux, ample et intimiste à la fois. Sur la grande scène de l'Abreuvoir, en plein soleil, c'était moins évident : y a pas à rougir de la perfo, l'énergie était là, la chanteuse/violoniste/claviériste Maud Harribey m'époustoufle toujours, mais l'enchantement marche moins.

  • Pour les 3 angliches de Conan, spécialistes du “caveman doom”, comme y disent, c'était le contraire : le concert dans un Backstage bien rempli en octobre dernier était sympatoche mais légèrement décevant ; à Bourlon, en plein air, leur son a pu s'étendre à loisir, et prendre les dimensions de l'univers, comme dirait Giono. Ben c'était une révélation. Brutal, immense.

  • C'est en première partie de Monkeys On Mars que j'avais vu le duo d'Alber Jupiter, qui fait un space rock batterie/basse avec une saine dose de loops. Il me semble qu'alors un ou deux couacs avaient fait hoqueter le rythme et m'avaient sorti d'hyperespace. Aucun problème de ce genre ici, le cahier des charges space rock était parfaitement rempli, avec enthousiasme et simplicité.

  • La première fois que j'ai vu Electric Citizen, c'était il y a presque 10 piges. La fois suivante, c'était en février dernier. Et qu'il s'agisse de leurs skeuds ou de leurs performances, c'est un bonheur de voir comment iels ont évolué : pas de révolution, juste... un affinage. Pas un gramme de gimmick, pas d'ésotérisme, juste un doom rock rétro à souhait, complètement authentique. Au Chinois en février, sur la première moitié de leur première tournée européenne de l'année, les Cincinnatiens étaient en forme, zicos imperturbables et chanteuse magnétique, prouvant qu'on peut avoir à la fois une performance très contrôlée et déborder de charisme. A Bourlon, ultime date de leur deuxième tournée Européenne, claqué·es de leur propre aveu, dans la chaleur et avec les festivalièr·es distrait·es par l'heure de la graille, c'était pas la même : Electric Citizen n'a eu ni l'intensité ni le public attentif. Mais jamais de la vie je les blâme.

  • C'était aussi en février que j'avais vu Coltaine, en première partie de Faetooth. Leur album de l'an passé, BRANDUNG, m'a assez frustré : trop de plages ambiantes, pas assez de riffs, probablement. Mais en concert ça passait choucard, et plus encore sur la petite scène du Paon au RIB, alors que la nuit était tombée et que la pluie s'était enfin décidée à faire de même. Incroyable ambiance. L'adjectif “envoûtante” est plutôt galvaudé, plus encore pour les chanteuses de doom/post, mais il colle parfaitement à la superbe voix de Julia Frasch, qui joue déjà dans la même cour que Dorthia Cottrell (Windhand) ou Sara Bianchin (Messa).

  • Et puisque j'évoquais Faetooth, j'ai aussi eu une nouvelle dose ! J'aime beaucoup LABYRINTHINE, petit bijou doomgaze/“fae doom”, comme iels disent, sorti en 2025, mais le concert de février m'avait déçu, un peu monotone, un peu approximatif... sur la scène du Paon les petit·es (nulle condescendance : la valeur n'attend pas le nombre des années, pas plus qu'elle ne nécessite un grand gabarit) ont il me semble trouvé leur groove, offrant au public une performance plus pêchue et plus compacte que leurs enregistrements studios, avec une énergie mi-laconique mi-enthousiaste qui m'a semblée très californienne (YMMV).

les découvertes

  • Canteleu est le groupe avec lequel j'ai commencé les festivités le vendredi. Leur EP éponyme déboîte, et j'attendais leur death rock/“coal wave” (made in le Nord, bien sûr) avec impatience. Je n'ai pas été déçu, bien au contraire. J'espère qu'on aura un LP tantôt.

  • le samedi était plein jusqu'à la gueule de morceaux de choix, et c'est Teigne qui ouvrait le bal avec leur grindcore/hardcore/powerviolence et la première d'une série de chanteuses qui m'ont complètement soufflé ce jour-là, en la personne de Gaëlle Debra, qui joue même de la contrebasse électrique quand elle ne crache pas ses tripes sur scène. La deuxième chanteuse, c'est Stephanie Brooks de Stress Positions : le groupe de hardcore de Chicago joue à fond la caisse, le set passe à toute vitesse, et Brooks a une patate impressionnante et un enthousiasme contagieux. Mon souffle est coupé sans même s'approcher du mosh pit. Brenna Gowin de Denial of Life complète la série : les métalleux de Tacoma jouent du crossover trash, et si le tempo est soutenu, les riffs ont une sacrée pesanteur. Et ça faisait un moment que je n'avais pas vu une personne autant bicher d'être sur scène que Gowin, qui entraîne tout le public dans un joyeux exutoire, le plus naturellement du monde.

  • Un mot de plus pour les zigues de Cryptic Shift, dont le deuxième album OVERSPACE & SUPERTIME (death metal technique/progressif) est à l'heure qu'il est un de mes disques favoris de 2026 : leur perfo était très sympa, mention spéciale au jeu implacable du bassiste John Riley (fretless baybay !) mais alors que la production de l'album renforce le côté trippant qui me botte, le concert était plus brut de coffre. Ce qui est juste et normal, mais pas tout à fait aussi cosmique que je le rêvais.

  • La vraie déception, c'est l'annulation du set de Dame Area, le festoche ayant été évacué lors du concert précédent en raison des risques d'orage. Dire que je suis pas allé les voir sur Paris en mai sachant qu'iels seraient au RIB :'(

  • le dimanche, j'attendais Håndgemeng et Maquina au tournant, et mes prédictions étaient justes : le “doom'n'roll” de Håndgemeng est bien sûr un concentré de fun en live, et le motorik disco de Maquina est une tuerie sur scène -impossible de ne pas tortiller son poum- alors que leurs albums me passent un peu au-dessus jusqu'à présent. Prix de consolation pour la déception de la veille, Silvia Kostance de Dame Area vient chanter avec le groupe le temps d'un morceau (“dança”, sur le tout fraichement sorti LP BODY TRANSMISSION, en collaboration avec le duo barcelonnais).

...pour conclure : même si Apollon Phoibos était fort justement vénère de l'écocide en cours et nous l'a bien fait sentir (avec un featuring très classe de Zeus Keraunos le samedi soir), ben Bourlon c'était phéno. C'est simple : si la prog est aussi immaculée l'an prochain j'en serai sans férir.

(et bien sûr, le site : https://www.rockinbourlon.com/)

#RockInBourlon #BankMyna #Conan #AlberJupiter #ElectriCitizen #Coltaine #Faetooth #Canteleu #Teigne #StressPositions #DenialOfLife #CrypticShift #DameArea #Håndgemeng #Maquina

 
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from Café noir

Ce ne fut, comme toujours, qu'un croisement succinct et troublant. Une fraction de seconde ouvrant dans le quotidien une brèche par laquelle s'engouffrent tous les possibles lumineux d'une vie différente. Une pause où l'autre cesse d'être tout à fait un autre. Le métro, le train offrent ces moments où deux regards se disent en silence l'étonnement et la certitude qu'autre chose pourrait être vécu, irradiant d'un espoir joyeux toutes les vies, même celles sans regrets.

(4 octobre 2025)

 
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from Depuis les Gorces

#Animaux On reproche souvent au clicker de fabriquer des animaux qui te proposent toujours tout leur répertoire, ce qui est très pénible. Et c'est vrai que c'est un défaut courant du travail avec des friandises mal fait.

Un peu de théorie

Le travail avec des récompenses

Aujourd'hui la plupart des entraîneur·ses utilisent des récompenses alimentaires pour travailler les animaux. Souvent, c'est en plus des techniques classiques d'éducation basées sur la dominance ou la peur. J'ai d'ailleurs commencé comme ça.

Le clicker training est un courant d'éducation des animaux qui est issu d'une application des théories de l'apprentissage aux animaux marins. Ce sont des entraîneuses dans les delphinariums qui ont développé cette méthode d'éducation basée sur l'utilisation de récompenses d'abord alimentaires.

Ce type d'éducation basé sur l'utilisation de friandises s'appuie sur la théorie du renforcement positif :

Renforcement positif : Quand l'animal fait une action qui est suivie d'une récompense, alors il a plus de chance de refaire cette action dans le futur.

Le comportement par défaut

Plus un comportement a été récompensé (parfois involontairement par l'humain·e), plus la probabilité que l'animal fasse ce comportement est élevé. C'est pour ça qu'en clicker training, on fait très attention à enseigner rapidement un comportement par défaut que l'on va renforcer énormément pour que ça devienne quasiment un réflexe pour l'animal.

J'aime beaucoup une phrase que dit un éducateur canin américain dont j'ai oublié le nom (peut-être Ken Ramirez ?) :

Tu ne peux pas apprendre à un chien à ne pas quémander, mais tu peux lui apprendre comment tu veux qu'il quémande.

Chez nous, le comportement par défaut c'est :

  • Se coucher sur le tapis pour le chien,
  • La statue pour les chevaux.

Le comportement par défaut en pratique

Avec Iggy, le chien de la famille

Iggy était un chien qui ne tenait pas en place quand on l'a récupéré au refuge (dur à croire aujourd'hui) et qui était surexcité en extérieur. On a suivi les conseils de Emilie Larham (Kikopup) dans ces vidéos sur le travail du chien qui fait de la prédation (super excité par le gibier). Elle conseille d'utiliser un tapis pour apprendre au chien à se poser.

On a travaillé ce comportement de plusieurs manières :

  1. En mode clicker training, en récompensant dès qu'il mettait un pied sur le tapis.
  2. En laisse, j'ai le tapis à mes pieds, le chien est libre de faire ce qu'il veut dans la limite de la longueur de la laisse. Quand il est un tout petit peu plus calme, je récompense.
  3. Dans la vie de tous les jours : on avait au début toujours un tapis là où on lui demandait d'aller (dans son paddock, sur la terrasse, à côté de la table dans le jardin, dans la cuisine, etc.). Toutes les bonnes choses arrivent sur le tapis : friandises, saladier de pâte à crêpes à lécher, câlins, ...

Désormais, le tapis est vraiment un comportement par défaut d'Iggy. Dès qu'il voit un truc sur lequel il peut se coucher qui ressemble vaguement à un tapis, il saute dessus et se couche. En général, c'est super pratique. Quand c'est un sac que je veux récupérer, un peu moins !

Voici une vidéo qui illustre bien le comportement par défaut d'Iggy. On le voit vraiment y aller même quand je ne le demande pas (ce qui d'un point de vue éducatif signifie que c'est pas complètement sous code. Mais pour moi c'est OK).

On voit aussi quelques autres codes/comportements appris sur la vidéo :

  • Tu viens? = assez explicite, je lui demande de venir vers moi. Je n'ai pas d'attente sur où il se place (au pied ou autres).
  • Fais le tour = faire le tour de l'objet que je pointe. C'est plutôt bien acquis, mais c'est la première fois que je demande ça autour de la poubelle. D'habitude je demande avec des objets plus hauts : arbre, piquet, ...
  • Pas bouger = Je demande de rester là où il est, mais je n'ai pas d'attente sur la position (assise ou coucher) ni sur l'orientation (je suis ok qu'il se tourne pour regarder).
  • OK = fais ce que tu veux, c'est fini la position à tenir.
  • fais le beau : pour le moment on n'a pas de code vocal, juste la main au dessus de son nez avec un kk qui l'encourage à faire quelque chose. Je pense qu'on va mettre hop comme code.
  • Tapis = va sur ton tapis et pose toi (= assis ou coucher).
  • Tu laisses ? = abandonne un truc trop génial car j'ai un truc encore plus génial à te filer. Je crois que officiellement la commande c'est lâche et laisse c'est utilisé plutôt quand le chien n'a pas encore été vers le truc qui est attirant. Nous on n'a pas cette distinction.

Avec les chevaux

Le comportement par défaut chez les chevaux, c'est en général la statue. On demande au cheval d'être immobile, la tête dans le prolongement du corps, dans une attitude relâchée, pendant que son humaine est à côté, avec une sacoche pleine de nourriture. Il n'y a pas de code vocal, le code corporel est l'humain·e qui est immobile avec de la nourriture dans la sacoche. Moi je rajoute aussi la main dans la sacoche pour aider à rendre plus clair.

J'ai démarré ce travail il y a très longtemps avec Amalhia. Mais quand j'ai appris le clicker, je faisais très attention au comportement de l'animal, mais moins à ses émotions. L'objectif n'est pas d'avoir un cheval immobile très haut en énergie / émotions qui est dans les starting blocks.

Amalhia, la vieille rombière

J'ai du reprendre il y a près d'un an tout le travail avec Amalhia pour rechercher plus de décontraction dans son attitude dans le travail à pied. Je suis satisfaite d'où on est en train d'arriver.

Sur cette vidéo avec Amalhia, on voit quelques codes en plus :

  • Viens avec ma main à plat paume vers elle = viens toucher ma main avec ton nez. C'est mon code pour l'appeler et la positionner au pied si on parlait d'un chien.
  • Pas bouger avec la main qui fait un genre de stop = ne pas bouger pendant que je m'éloigne ou que je fais autre chose. Je recherche en général la tête dans l'alignement du corps pour cliquer.
  • Touche avec la cible rouge = toucher avec son nez. Elle maîtrise évidemment ce code, mais elle a souvent une attitude un peu anxieuse / pincée, c'est pour ça que je le retravaille en cherchant de la décontraction.
  • Change : je veux qu'elle passe de l'autre côté de moi (si elle est à mon pied à gauche, qu'elle passe à droite). J'utilise la cible pour l'aider et rendre plus clair (code non acquis à l'arrêt).
  • Pied en touchant / pointant la jambe concernée : je lui demande de déverrouiller son articulation et de lever un peu le sabot. Parfois je dis juste kk avec la main sur sa jambe.
  • Recule : reculer jusqu'à ce que je clique.

Mustang le papy

Mustang est un papy qui a été racheté au marchand de bêtes (en route pour l'abattoir) par le refuge du Haras des Ilots. Il est arrivé à la maison il y a un mois et demi (ou deux mois ?). Au départ, je ne l'ai pas beaucoup travaillé car j'avais des tonnes de soins à faire pour Amalhia (qui avait un énorme abcès à l'encolure).

Ensuite, on a pris le rythme d'une petite séance de 5-10' matin et soir. J'ai commencé par lui apprendre la statue d'abord en étant moi de l'autre côté de la barrière, puis à côté de lui. Ensuite on a beaucoup travaillé le fait de donner les pieds. En ce moment on travaille le fait de déplacer les épaules et de reculer.

Mustang a bien compris la statue, mais il est encore haut en émotions dans le travail au clicker, partagé entre excitation et inquiétude.

Pour aller plus loin

Quelques ressources pour aller plus loin :

 
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from klerh_veille_pro

Sur #Lille

Sur la formation aux médias et l'accès aux droits

Les 2 thèmes de la semaine se réconcilient dans cette interview de Pierre Molager, sous-préfet de Lille chargé des services publics : « La présence des services publics est un fondement de notre socle républicain », DITP, 15 juillet 2026.

Métier

  • Bibliothèques : comment survivre aux pressions ?, Archimag no 395, juin 2026. Évoque les pressions budgétaires, sociales (conséquences des émeutes de 2022) et RH, mais pas du tout les pressions politiques et très peu les pressions intellectuelles (IA). Néanmoins, selon l'expression consacrée, “on se sent moins seul”.
 
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