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from Histoires de selle
Départ: Salerne 12 Juillet 2023 Arrivée: Antibes 10 Aout 2023
| Étapes | Km | Total Km | D+(m) | Total D+ |
|---|---|---|---|---|
| Sarno | 65.9 | 65.9 | 379 | 379 |
| Marzanello | 90.6 | 156,5 | 425 | 804 |
| Carovilli | 73.2 | 229,7 | 1197 | 2001 |
| San Salvo (Repos) | 86.5 | 316.2 | 358 | 2203 |
| Francavilla al mare | 76.2 | 392,4 | 884 | 3087 |
| Martinsicuro | 74 | 466,4 | 74 | 3161 |
| Piediripa | 85 | 551,4 | 242 | 3403 |
| Cantalupo | 111 | 662,4 | 940 | 4343 |
| Tuoro sul trasimeno | 75.1 | 737,5 | 559 | 4902 |
| Cellai (Florence) | 111.1 | 848,6 | 790 | 5692 |
| Lago di suviana (Repos) | 91.5 | 940,1 | 1378 | 7070 |
| Bologne | 76.7 | 1016,8 | 318 | 7388 |
| Mantova | 117.6 | 1134,4 | 178 | 7566 |
| Salo | 89.8 | 1224,2 | 556 | 8122 |
| Sovere (Repos) | 99.3 | 1323,5 | 735 | 8857 |
| Ranzanico (Repos) | 10.4 | 1333,9 | 53 | 8910 |
| Albignano d'Adda (Repos) | 74.1 | 1408 | 119 | 9029 |
| Pavia | 73 | 1481 | 102 | 9131 |
| Voghera | 36.1 | 1517,1 | 117 | 9248 |
| Casella | 87.9 | 1605 | 817 | 10065 |
| Finale Ligure | 92.8 | 1697,8 | 459 | 10524 |
| Bordighera | 57.4 | 1755,2 | 323 | 10847 |
| Antibes | 122.5 | 1877,7 | 972 | 11819 |
from Histoires de selle
Départ: Palerme 31 Juin 2023 Arrivée: Messine 10 Juillet 2023 Ferry: Salerne 12 Juillet 2023
| Étapes | Km | Total Km | D+(m) | Total D+ |
|---|---|---|---|---|
| Sferracavallo | 33.7 | 33.7 | 100 | 100 |
| Cortigliolo | 105.1 | 138,8 | 1433 | 1533 |
| Mazara del Vallo (Repos) | 97.8 | 236,6 | 775 | 2308 |
| Porto Empedocle (Hotel) | 116.9 | 353,5 | 970 | 3278 |
| Scoglitti | 123.2 | 476,7 | 884 | 4162 |
| Catania | 123 | 599.7 | 1016 | 5178 |
| Fondaco Parrino | 60.1 | 659.8 | 606 | 5784 |
| Messine | 42.6 | 702.4 | 215 | 5999 |
L'île étant majoritairement constituée de montagnes et collines à répétition, du dénivelé en veux-tu en voilà. L’île tombe littéralement dans la mer. Cela monte , puis cela redescend et ça recommence. Pas facile. J'ai dû mettre pied à terre quelques fois et pousser ma monture, certaines descentes infernales, m’ont laissé les doigts, les mains et les poignets un peu endoloris. Les freins aussi ont chauffé. Les paysages sont absolument splendides ce qui fait que c'est une destination touristique réputée notamment grâce à ses plages. Le tourisme est développé principalement sur la côte orientale de l'île, de mon côté, je roule à l’ouest donc l'ambiance est plus sauvage nettement moins fréquentée. J'en prends plein les yeux chaque les jours.
L’hébergement est un peu cher que ce soit en camping ou en Agritourisme, l’hôtel est légèrement plus abordable qu'en France. En revanche, la gastronomie je me suis bien régalé! Même dans les plus petits villages, il y a toujours un café, une petite trattoria et au pire une station-service avec quelques encas.
Je n'ai pas eu de soucis avec la circulation, les automobilistes sont assez respectueux, mais alors... les coups de klaxons à juste à hauteur de vélo qui me font à chaque fois sursauter de peur... Et puis il y a... les déchets. Les amas de détritus le long des routes, surtout à l’entrée des villes, des dépotoirs à ciel ouvert. Dommage pour la carte postale.
Départ 17h pour une douzaines d'heures de traversé. J'ai fait la connaissance de 3 routards, un allemand Konrad, 65 ans avec un vélo à assistance électrique et remorque, un Belge d'Anvers Gauthier et un Italien de Milan Francesco circulant comme moi en vélo sacoches. Nous avons bien rigolé et échangé nos aventures malgré la barrière de la langue.
from Un joyeux boxon
Salut ! :)
Après avoir inauguré en janvier le concept de La Pile créé par Volu, voici la deuxième édition pour ce mois de février.
Dans la série on n’arrête pas une équipe qui perd, je demande Mechabellum. Jeu de stratégie en mode autobattler, je traîne mes guêtres sur Mechabellum quasiment depuis sa sortie en septembre 2024. Pour être honnête, c’est une relation d’amour-haine tant ce jeu m’offre de beaux moments comme d’intenses désillusions. Accessible, simple en apparence, c’est un bijou de complexité et de subtilité, finalement similaire au jeu d’échecs, qui nécessité un degré d’investissement conséquent pour être maîtrisé. Entre deux désinstallations, je repense à certaines parties puis je le réinstalle pour mieux m’y replonger, regrettant par avance le temps déraisonnable que j’y passe. Mais on ne se refait pas.
Nobody Wants to Die a été ma grande surprise de ce début d’année. Un jeu que j’avais pour je ne sais quelle raison ajouté à ma liste de souhaits sur Steam puis que j’ai acheté suite à une promo pour le moins intéressante. Ce sont sans doute là les 3€ que j’ai le mieux dépensé depuis belle lurette. Un polar narratif dans un univers diesel punk, un ancien flic aux prises avec ses démons, une enquêtrice des bas-fonds, une société ultra capitaliste qui se disloque et des meurtres à résoudre à l’aide de divers gadgets retro-futuristes. C’est court, simple et efficace, le titre joue sur les codes éculés du genre pour mieux nous surprendre, la direction artistique est à tomber et c’est fait par un petit studio.
Autre jeu, autre genre avec Zet Zillions, du studio brésilien Ota Imon. Du deck building à la sauce roguelite, qui m’a d’abord séduit par son esthétique visuelle, laquelle n’est pas sans faire penser aux productions Bobby Pills. C’est barré à souhaits, difficile mais jamais injuste, ça pète de partout et sans révolutionner le genre ça fait largement le job.
Pour continuer sur autre chose, Final Fantasy VII Remake Intergrade. N’ayant pas eu de Playstation à l’époque (#team Saturn), je n’ai pas la relation émotionnelle que peuvent avoir d’autres personnes avec ce jeu, même si je l’ai occasionnellement pratiqué en squattant chez des potes. J-RPG oblige, c’est assez naïf, caricatural voire parfois très léger pour rester poli, mais ça reste plaisant malgré un gameplay qui, bien que remis au goût du jour, reste ancré dans ses vieilles habitudes. Pas un chef-d’œuvre, loin de là, et à plus forte raison si on le compare à la concurrence, mais un jeu agréable malgré tout.
Steam Fest oblige, j’ai également joué à diverses démos, certaines que j’attendais avec impatience, d’autres non. Dans la liste des démos qui m‘ont positivement marqué, deux jeux, à savoir DenshAttack! et Repterra. Le premier est un mix improbable entre Jet Set Radio, Sonic et Densha de Go. On y incarne une pilote de train dans un Japon sous ecsta tout en cell shading et dans lequel on doit livrer des trucs divers et variés sur des circuits complètement barrés. Du fun à l’état brut avec un gameplay 100 % arcade qui aurait toute sa place dans la ludothèque officielle de tonton Sega. Le second est un STR avec quelques mécaniques de tower defense, résolument retro dans son approche et sa direction artistique, dans lequel on incarne une humanité aux prises avec des dinosaures. Simple mais efficace. Et si je dois bien avouer que le concept, qui me fait furieusement penser à Dino Riders (il faudra un jour que je vous parle de ma collection de jouets) m’a de fait beaucoup parlé, je dois admettre que sans révolutionner le genre, c’est bigrement efficace. A noter que Repterra est développé par un jeune couple, accompagné de leur adorable chat. Dans le genre fait maison, on fait difficilement mieux.
Comme d’habitude, j’ai vu beaucoup de films et de vidéos ce mois-ci. Un tri s’impose, en particulier parce que tout ne mérite pas forcément de figurer ici.
On commence avec un entretien entre Florence Porcel et Cy au sujet du festival d’Angoulême, de son annulation et du girlcott qui a réussi à faire plier cette institution après des années (décennies?) d’une foultitude de choses qui ne vont pas. A noter que Florence Porcel a réalisé d’autres podcasts plus récemment encore, que je vous invite à découvrir.
Une vidéo de Re-Vu, chaîne Youtube québécoise consacrée aux nanars et aux navets, qui dans cette vidéo traite des nombreux problèmes posés par l’utilisation des IA génératives dans l’industrie du cinéma. Si vous vous intéressez un tant soi peu à la question, vous n’apprendrez rien de particulier, mais il me semble important qu’une personne extérieure à cette industrie, et avec une certaine audience, exprime un point de vue clair sur le sujet tant les personnes dont c’est le métier semblent être bien peu entendues.
Une analyse très intéressante de Marouchka concernant le genre littéraire de la romance, de ce qui ne va pas dans ce type de littérature, dans son mode d’édition, mais aussi dans ce qu’expriment certains cercles de pensée de spécialistes spécialisés à son sujet. Les sujets abordés sont difficiles mais doivent être abordés frontalement.
Sylqin nous raconte dans cette vidéo l’histoire du CLODO (Comité Liquidant ou Détournant les Ordinateurs), un groupe de hackers français qui a sévit durant de longue années puis a subitement disparu. Je n’en avais jamais entendu parlé, aussi le sujet m’a intéressé, et ça se laisse écouter en mode podcast.
Une fois de plus, une excellente vidéo d’Haïti Inter, dans laquelle est invité l’écrivain haïtien Louis-Philippe Dalembert venu parler de son nouveau livre « Je n’ai jamais dit papa » (j’en parle plus loin ici même). Le sujet est dur mais vise juste, avec néanmoins un regard paternaliste, qu’il me semble ici difficile de juger. De manière générale, je ne saurai que trop recommander cette chaîne qui est une mine d’or sur l’actualité, mais aussi l’histoire et la culture d’Haïti.
Cela faisait quelques années que je n’avais pas revu le film « Le maître d’école », avec notamment Coluche et Josiane Balasko. Loin d’être un chef-d’œuvre du 7ème art, et l’ayant surtout vu étant gamin et ado, j’en gardais un souvenir plutôt plaisant. Le revisionnage fût rude. Car au-delà des qualités filmiques discutables, du racisme bon teint et de l’image des femmes déplorable, ce qui m’a particulièrement marqué, c’est l’omniprésence de la violence envers les enfants. Le film démarre d’ailleurs là-dessus : un pauvre môme est giflé par un adulte pour avoir « volé » une paire de lunettes en plastique moches à 2 Francs. C’est là le point de départ pour Gérard, incarné par Coluche, de claquer la porte de son job de merde après avoir pris la défense du môme et de se reconvertir dans l’enseignement. Le film part sur de bonnes intentions, évoque les difficultés rencontrées par le corps enseignants, les parents d’élèves et les élèves eux-mêmes, mais sans jamais ne faire qu’effleurer le sujet. On y croise une galerie d’adultes tous plus détestables les uns que les autres, qui déverses leurs colères et leurs frustrations sur des gosses qui n’ont rien demandés, qui subissent de diverses et nombreuses violences physiques et psychologiques. Pas sûr que Claude Berri ait eu la volonté de dénoncer quoi que ce soit, mais c’est omniprésent De fait, ça a fait écho à mon enfance contemporaine de ce film. Une fameuse belle époque regrettée par certaines personnes à la mémoire bien trop courte où les enfants étaient les souffre douleur silencieux des traumas des adultes. L’époque n’a pas tellement changé, mais on commence doucement à en être un peu conscient. Reste un témoignage qu’il serait intéressant de voir analysé un jour.
Toujours avec Josiane Balasko, « Tout le monde n’a pas eu le chance d’avoir des parents communistes ». Un film dans lequel on suit Irène, survivante de la Shoa et fervente militante communiste qui, en 1958, s’apprête à accueillir les chœurs de l’armée rouge en représentation durant quelques jours à Paris. Avec son regard plein d’émerveillement et d’espoir, et en proie à un connard de mari qui lui fait vivre un enfer au quotidien, elle se prend d’un amour soudain pour Ivan, un grand et beau choriste soviétique, héros de la bataille de Stalingrad. Ce film me parle, car c’est aussi une partie de l’histoire de ma famille, et plus particulièrement de ma grand-mère. De celle qui a connue toutes les horreurs de l’Histoire et qui, sous le joug d’un mari tortionnaire, élèvera comme elle le pourra ses 7 enfants et ses 11 petits-enfants. Tout en militant au PCF durant des décennies, convaincue que le salut viendrait miraculeusement en servant aveuglément le projet du petit père des peuples (spoiler : non).
je comptais profiter de ma semaine de congés pour bouquiner à loisir, il n’en a rien été, ma santé s’étant dit qu’il serait bon de se rappeler à moi. Malgré tout, entre deux examens médicaux et une mauvaise nouvelle, j’ai eu l’occasion de bouquiner un peu. Et même si je n’ai pas pu trouver tous les livres que je cherchais, je me suis fait quelques plaisirs, en précisant que je ne n’en ai pas fini la lecture, donc les avis que j’exprime ici sont potentiellement amenés à changer.
J’en causais plus haut, mais Je n’ai jamais dit papa de Louis-Philippe Dalembert mérite d’être lu. L’auteur y raconte son enfance en Haïti sous la dictature de Papa Doc, de la disparition brutale de son père, de son monde qui s’écroule, des femmes de sa famille qui portent le monde entier à bout de bras, de la folie des hommes et du poids de l’histoire. Et de la difficulté d’être père à son tour quand on n’en a jamais eu.
Les Mystères de Paris. J’en ai entendu parler tant de fois sans en avoir jamais rien lu. Si les premières pages d’Eugène Sue ne sont pas sans faire penser à Victor Hugo, ou encore Zola, décrivant avec dédain les marginaux de la société parisienne d’alors, on pressent une relative compassion de l’auteur pour ces personnages dont le réalisme est pour le moins saisissant. Le style, d’époque, est chargé et parfois délicat à lire pour moi qui ait remisé la littérature française du 19ème siècle depuis quelque temps. Mais je m’accroche, désireux de savoir ce qui, à l’époque, à suscité tant d’intérêt pour ce feuilleton à succès.
Les maîtres des ténèbres, livre dont vous êtes le héros. Ça doit bien faire 25 ans que je n’en avais pas fait. Et, en y songeant, je n’en avais jamais fini. J’essaie de m’y tenir, même si je dois avouer que j’ai du mal à accrocher, tant au style qu’à l’histoire qui est racontée. C’est, pour moi, d’avantage une occupation qu’une lecture à proprement parler.
Rien que de très ordinaire ce mois-ci. A vrai dire, je n’écoute quasiment pas de musiques actuelles, et le plus souvent, quand j’en écoute, c’est avant tout pour masquer le brouhaha du RER et de mes acouphènes. On verra donc ce qu’il en sera le mois prochain.
Savais-tu que 80 % des espèces animales mues ? Ça fait partie des infos que j’ai appris via la chaîne YouTube Terrapodia, réalisée par Jessica, vétérinaire de métier.
J’ai aussi appris que le mot boycott est hérité du nom de famille de Charles Cunnigham Boycott, capitaine et administrateur d’un gros propriétaire terrien qui subit un blocus des fermiers s’étant organisés pour demander une réduction de loyer. Dans les grandes lignes, tout ça est parti d’une grève.
Le sifflet et le toss utilisés pour chaque coupe du monde de rugby sont les mêmes depuis respectivement 1905 et 1925. Ces deux objets sont gardés dans le musée du rugby en Nouvelle-Zélande, dont ils sont sortis pour chaque ouverture de coupe du monde. Le toss est d’ailleurs un florin qui a été donné par un spectateur lors d’un match en 1925, les arbitres en charges du match n’ayant alors pas de monnaie sur eux.
La zizanie est une plante. On peut donc littéralement la semer. Comme la misère.
Merci de m’avoir lu jusqu’ici, et à la prochaine. ;)
from Ma vie sans lui
L'inachevé
Il est des moments, presque chaque jour, où la mort de mon amoureux revient en force. Le souvenir est un phénomène étrange, qui frappe sans prévenir et parfois sans aucun rapport avec ce drame.
Ce matin, sous la douche (!), j'ai repensé tout à coup au moment précis où mon amoureux est mort, ce moment où il a murmuré “désolé” et où il a commencé à respirer fort, lentement, de plus en plus lentement jusqu'au moment où il n'a plus respiré du tout. Après la crise qu'il venait de vivre (maintenant identifiée comme une embolie pulmonaire massive), cette respiration me paraissait de bon augure, apaisée, profonde. En fait, il a prononcé son dernier mot et ensuite, n'a plus été avec moi, sans que je m'en rende compte. Son cerveau s'était éteint.
Et donc, ce matin, sous la douche (!), je me suis soudain dit que ce désolé était en fait un adieu. Cela voulait sans doute plutôt dire “désolé, je débranche, j'arrête, je suis au bout, désolé, c'est fini pour moi” que “désolé de te causer du souci”.
Un an et demi pour en arriver à cette conclusion, je ne peux pas dire que je suis une flèche. Et pourquoi cela m'a-t-il sauté aux yeux ce matin sous la douche, c'est un mystère. Ce dernier mot me travaille souvent, j'y pense et j'y repense, souvent. J'ai essayé longtemps de l'interpréter, de comprendre ce qu'il avait voulu dire, de chercher le sens à mettre derrière cet unique mot qui fut son dernier, alors que ce n'était pas bien son genre de s'excuser.
Depuis qu'il est parti, je dois gérer la brutalité, la violence de ce décès, le fait de ne pas avoir pu lui dire adieu, l'arrachement que j'ai ressenti, que je ressens encore, parfois. Je suis dans un déséquilibre permanent, de ne pas avoir pu terminer les choses proprement, de ne pas avoir pu prononcer les mots qui auraient convenu. Je suis sur de l'inachevé et c'est inconfortable.
Et là, tout à coup, je me dis qu'il a vu venir la mort et qu'il m'a dit adieu dans cet unique mot parce qu'il n'avait plus la force de dire mieux et plus. C'est déchirant. Lui a pu terminer le livre, moi non. Cela me prendra encore du temps, je crois.
from LegalizeBrain
Je suis tombé tantôt sur une note manuscrite, au crayon de papier, dans la marge de la page 206 de l'exemplaire d'Au tréfonds du ciel [1] que Monique Lebailly m'a légué de son vivant, avec à peu près 1300 autres bouquins de SF. Sa collection. Entière. Une vie à lire et à traduire de la SF. Sauf les Terry Pratchett grand format édités chez L'Atalante, avec leurs couvertures cartonnées si douces et leurs illustrations si belles, qu'elle souhaitait garder auprès d'elle.
Il s'agissait de la correction d'une phrase traduite par “Je fais l'entretien”, pour le plus adapté “J'assure l'entretien”. Déformation professionnelle : ce n'était pas la première fois que je tombais sur une telle correction à l'occasion de la lecture de l'un des livres donnés par Monique. Mais cette fois-ci, ça m'a frappé. Elle est morte voilà longtemps déjà, mais sa main vivante a un jour écrit ça. Et en lisant cette note, en réfléchissant au bien fondé de la correction proposée, j'ai eu l'impression un instant de refaire le trajet mental de Monique, de partager un instant de cognition. Ça m'a troublé.
Sa bibliothèque de SF, elle ne l'a pas donnée à son fils, car s'il avait choisi la voie des lettres anglophones lui aussi, la SF n'était pas sa cup of tea : si je ne dis pas de bêtise, son sujet d'études était Lewis Carroll. Moi, le virus de la SF, elle me l'a injecté par l'intermédiaire de ma mère, et aussi du couple d'oncle-et-tante Bernard & Yvonne [2]. Je devais avoir onze-douze ans le jour où, après avoir lu le premier chapitre de Martiens go home ! en BD dans Je Bouquine (ça existe toujours, Je Bouquine ? Et y a-t-il toujours dedans une BD sur le début d'un livre pour inciter à en lire la suite ?), j'ai demandé à ma mère si elle avait le bouquin, et où elle me l'a sorti de son étagère de SF en me disant que je pouvais venir y puiser d'autres lectures tant que je le voulais. Ce que j'ai fait sans retenue les années qui ont suivi.
Ecolo-bio bien avant que ça ne soit à la mode (elle m'a un jour filé un tshirt Greenpeace “nucléaire non merci”, avait toujours trois pétitions (papier) à me faire signer quand j'allais dîner chez elle dans les années 2000 et ne s'approvisionnait qu'en épicerie Bio à l'époque où il devait y en avoir trois à tout casser dans Paris), elle passait facilement pour une allumée new-age, entre autres aux yeux de mon père (qu'elle savait agacer prodigieusement il me semble). Je crois qu'elle se serait sentie chez elle sur Mastodon...
Elle venait parfois passer un week-end chez nous, et je trouvais ça merveilleux ! Quand j'étais vraiment petit, elle me racontait des histoire de Winnie the pooh au moment du coucher et ça me semblait totalement exotique (je n'avais pas lu ces livres, pas plus vu les dessins animés, je n'avais aucune référence à Winnie à part la voix un peu éraillée de Monique ; quelles n'ont pas été ma surprise et mon incrédulité le jour où j'ai appris que ces histoires n'étaient pas d'elle). Je me rappelle qu'elle oscillait essentiellement entre deux états : excitée et débordée, quand elle était au milieu d'une traduction alors qu'elle s'était déjà engagée sur d'autres à venir, ou alors anxieuse, lorsqu'aucun nouveau projet ne semblait vouloir se présenter. À côté de la vie bien ordonnée de mes deux fonctionnaires de parents, ça me semblait très Rock & Roll !
Lors de ces week-end, ma mère, botaniste, jouait à la sorcière en lui préparant des infusions avec les plantes du jardin (thym, sauge, romarin, menthe...). Monique ne manquait pas de lui en réclamer une, c'était manifestement précieux pour elle, un truc qu'elles partageaient. Elle la préparait toujours dans la même tasse, tasse que ma mère m'a donnée depuis. Je pense à elles, à leur relation, et à ces tisanes sauvages, chaque fois que je la vois dans le placard.
Monique, c'était comme une vieille tante excentrique : elle venait avec sa bizarrerie mettre pendant quelques heures un peu de bazar dans le fonctionnement trop ordonné de ma maison. Elle m'a ainsi appris, par l'exemple, qu'il y avait plusieurs façons d'être adultes. D'autres façons d'être adulte.
Oui, avec Bernard & Yvonne, eux aussi deux excentriques, elle m'a appris ça.
J'aspire à être la Monique Lebailly des jeunes humains que je côtoie, pour leur montrer qu'on peut être adulte de bien des manières différentes. Pour que ça les libère. Pour que ça leur donne des options.
1. Vernor Vinge, traduction de Bernard Sigaud, Ailleurs & Demain, Robert Lafont. ↩
2. J'ai hérité plus tard, mais également du vivant des intéressé.e.s, de la partie parisienne de leur bibliothèque de SF. Il a fallu trier et me séparer des doublons. ↩
from Café noir
« One last image: organisms and organismic, holistic politics depend on metaphors of rebirth and invariably call on the resources of reproductive sex. I would suggest that cyborgs have more to do with regeneration and are suspicious of the reproductive matrix and of most birthing. For salamanders, regeneration after injury, such as the loss of a limb, involves regrowth of structure and restoration of function with the constant possibility of twinning or other odd topographical productions at the site of former injury. The regrown limb can be monstrous, duplicated, potent. We have all been injured, profoundly. We require regeneration, not rebirth, and the possibilities for our reconstitution include the utopian dream of the hope for a monstrous world without gender. » — Donna Haraway, Cyborg Manifesto
from Depuis les Gorces
#Animaux
Dans une heure tu ne seras plus là... En attendant, tu broutes dans le jardin, tu as même trouvé un coin rempli de glands et je n'ai plus rien à y redire.
Je voudrais jouer au jeu des 100 souvenirs, en vrac, l'un appelant le suivant.
Je me souviens...
Mais toi qui était si facile aux soins, tu es devenue plus rétive à chaque visite vétérinaire. Tu ne supportes plus le pas d'âne et la râpe au fond de la gorge, tu ne supportes plus que les vétos s'approchent de ton nez. Tu as dépassé ton quota de patience. Je comprends. C'est aussi pour ça que je n'ai pas voulu te ramener encore à Conques. Encore un risque de te faire gueuler dessus parce que tu es vivante. Dans 20 minutes tu seras morte, libérée des vétos impatients, libérée de la douleur. (larmes).
Hélène vient passer quelques jours à la maison à Pâques après un hiver tellement pluvieux. Il fait super beau, c'est joyeux. Tu profites du jardin et tu te couches pour dormir. Tu ronfles, tu rêves, et tu finis en photo dans un des livres d'Hélène.
Tu tousses beaucoup, alors je t'ai appris à respirer dans le baby haler, tu fais ça tellement bien, tu inspires super fort. Hélène t'a prise en photo un jour de beau soleil, bien appliquée, deuxième apparition dans les livres d'Hélène. Belle gosse.
Un soir à Montluel, après avoir été en stage avec Jacynthe Bouchard, je reviens armée de mon sac de 2 kg de carottes, et j'aimerais voir si tu peux proposer des trucs en renforcement positif. Tu ne comprends absolument rien et j'ai le droit à une immobilité tellement longue (sourire)
Cet autre soir à Montluel où on joue dans le petit manège. Tu quittes le cercle pour aller sauter 2 plots en plastique de 60 cm, mais dans la longueur. Le gérant qui voit ça hallucine. Je ne dis rien, mais en vrai, moi je ne te l'avais pas demandé (sourire). Et puis en vrai, tu fais souvent la gueule dans ces moments là, mais il ne voit pas ça. Les gens ne voient pas que les chevaux sont frustrés ou malheureux.
***
Tu es partie. Enfin, ton âme. Il reste ton grand corps couché sur le flanc dans l'herbe. Tu t'es couchée en douceur. Et puis tu as soufflé un grand coup. Et puis ton cœur a mis un peu plus de temps à lâcher l'affaire. Amalhia était plus intéressée par ton seau que par toi au départ. Ensuite elle a essayé de te réveiller, mais tu es partie. On attend l'équarrissage, mais c'est un stress pour moi et plus pour toi.
***
***
Je suis ressortie car Amalhia t'appelait. C'est dur pour elle. Alors on a passé un bout d'aprèm à côté de toi avec Amalhia qui te veille. Et puis ensuite on est allé·es se promener avec Amalhia, Thomas et Iggy. Amalhia ne voulait pas trop partir, elle a beaucoup regardé derrière elle, et quand on est rentré·es, elle est revenue te voir et te lécher un peu.
***
***
Au revoir Néli. Amalhia appelle, je vais l'amener te voir de nouveau.
Merci pour tout, et galope bien entre les étoiles.
from adventices
ni l'eau à peine mobile qui va vers la brume dans un étroit fossé ni les tendres rameaux qui tendent aveuglément vers le ciel gris j'aime ronces et roseaux herbes hautes sans nom et toutes les broussailles qui ne vont nulle part
photo © Johanna Lihr @JohannaCharlotte
from donotread

Lorsque j'ai envisagé l'écriture de ce blog, c'était l'un des thèmes que je voulais aborder. Pas forcément sous l'angle que prendra cet article. Pas forcément avec l'emploi de ce terme qui peut être connoté. Mais c'est un sujet que je tenais à rapprocher de celui du précédent article, parce qu'en réalité, les ramifications sont nombreuses.
Immédiatement après avoir publié l'article précédent, j'avais ce thème en tête et il ne me restait plus qu'à trouver le temps (et la motivation, soyons honnêtes !) pour le rédiger.
Depuis lors, j'ai eu l'impression que toute l'actualité raisonnait autour de ce sujet. Et puis j'ai observé que, là aussi, l'extrème-droite s'en emparait, tapie dans l'ombre, s'érigeant comme toujours comme un prétendu rampart contre un danger venu d'ailleurs. Tout ce contexte me poussait à rédiger cet article, la motivation était donc présente, mais il me manquait du temps. Si vous lisez ceci, c'est que j'ai fini par le trouver !
(note avant publication : procrastination mon amour, j'ai écrit cet article l'été dernier, je le trouveais imparfait, il l'est toujours, je voulais l'améliorer, mais maintenant il est en plus quelque peu périmé... donc je le publie tel quel 🤷🏻♂️)
Et puis il y a quelques jours j'ai lu cet article. Un article que j'aurais voulu écrire. L'article qui reprend par le menu et éclairé par de nombreuses sources et références (qui manquaient à mon précédent billet) toutes les ramifications entre ce sujet, lié au numérique principalement, et mes préoccupations politiques. Tout y est, enfin presque ! Cette lecture passionnante, je vous invite à la parcourir, avant ou après la lecture de la présente. Elle m'aura permis d'économiser un temps non négligeable de recherche et de consolidation d'informations fiables que je tenais à rassembler. Comment Trump peut mettre la France à genoux en 24h
Ce billet pourra donc se concentrer de façon plus spécifique sur mon analyse personnelle. Oui c'est prétentieux, qui s'intéresse à mon avis ? (voir mon premier billet à ce sujet) Après tout c'est un blog, pas un agrégat d'actualités resucées, brodées par une IA et parsemées de publicités pour optimiser votre temps ici et mon gain en revenus publicitaires (a priori il n'y en a pas ! 👀).
Le constat dressé par Maël Thomas est criant, à la fois de tristesse et de réalité :
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À ma modeste échelle, cela fait quelques années que j'ai commencé à vouloir me défaire de l'emprise numérique des GAFAM : auparavant précurseur, au sein de ma famille comme dans mon cercle d'amis, dans l'utilisation des produits Google, j'ai commencé à douter des promesses de gratuité sans contrepartie, et surtout à m'apercevoir qu'une réelle dépendance commençait à s'installer : pour moi, bien que j'en sois conscient, mais de manière plus inquiétante pour l'immense majorité des digital natives ou des semi-vieux comme moi, mais convertis sur le tard au numérique.
La page DÉGOOGLISONS INTERNET, lancée depuis 2014 par l'association https://framasoft.org/, résume très bien les enjeux :
Dès lors, des alternatives ont commencé à éclore un peu partout, sous l'impulsion de cette initiative, avec la création du Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires ( 😻 https://www.chatons.org/).
Ou encore la naissance de réseaux sociaux décentralisés, indépendants et interopérables par le biais du Fediverse : Pixelfed pour la 📷 photo, Mastodon pour le 🐦 microblogging, PeerTube pour la 📽️ vidéo, Mobilizon pour ✊ l'organisation d'événements ou encore, pour écrire des articles de blog, 🪶 plume ou ✍️ write freely (utilisé pour ce blog).
Mais 10 ans plus tard, si des alternatives existent, le constat est terrible : la domination des GAFAM est encore écrasante.

À ma modeste échelle, que ce soit dans la sphère professionnelle ou personnelle, j'ai échoué.
J'ai échoué à convaincre, d'une part, mais je dois reconnaître que j'ai également échoué à trouver pour moi-même des alternatives fiables et en alignement avec mes valeurs. Mais pour paraphraser une célèbre citation parfois attribuée à Talleyrand, si cela me désole, la comparaison avec les coups d'épée dans l'eau de nombreuses institutions pourrait me consoler :
– La note de la DINUM explicitant clairement que la Règle 9 de la doctrine Cloud au centre ne permettait pas le déploiement de l'offre Office 365 de Microsoft, en septembre 2021 ;
– Ce qui n'a pas empêché l'Éducation nationale, pourtant fer de lance des communs numériques, de jouer au mauvais élève il y a quelques mois ;
– La CNIL donnant son aval pour une exploitation par Microsoft de la Plateforme de données de santé (ou Health data hub) dans une délibération controversée, indiquant naïvement que “Les données de l’entrepôt seront conservées dans les centres de données de Microsoft situés en France.“, et que les “transferts de données vers les États-Unis sont encadrés par les clauses contractuelles types de la Commission européenne.”

Pourquoi ne pas simplement admettre notre défaite et nous concentrer sur ces problèmes plus importants ?
Cette position serait encore tenable si nous n'étions pas en train de basculer dans une nouvelle ère.
Si j'ai été surpris du durcissement du ton de notre Président, qualifiant Vladimir Poutine d'“ogre” qui “a besoin de continuer à manger” pour survivre, ou de sa cinglante réponse aux accusations abjectes de Benyamin Nétanyahou, il faudra sans doute encore de nombreuses années avant une telle prise de conscience (ou du moins ouvertement) concernant le Président américain.
Jusqu'à quand pourra-t-on encore considérer ce pays comme notre allié ?
Un extrait de l'article-que-j'aurais-voulu-écrire :
Exercice de prospective : Trump amasse l’US Navy dans les eaux du sud du Groenland. Que font le Danemark, le Royaume-Uni, l’Union Européenne ?
Rejetez le réflexe de pensée “non mais il ne fera jamais ça”, tout comme nous aurions du le faire avant que la Chine ne lance ses exercices militaires encerclant Taïwan, et surtout que Poutine n’envahisse l’Ukraine, que Musk fasse son salut nazi, ou que le duo Trump-Netanyahou n’expriment leur volonté de vider Gaza de ses habitants. Pour cet exercice, réfléchissez aux conséquences comme si vous aviez lu ce matin dans la presse que l’US Navy amassait ses navires autour du Groenland.
Pensez-vous que Trump et ses généraux sont suffisamment stupides pour ignorer que leurs GAFAM font tourner notre économie et que leur informatique militaire peut clouer au sol une grande partie des flottes d’aviation militaire européennes ?
Que penser quand, suite à une sanction prononcée par le département d'État américain, Microsoft coupe les mails de la Cour Pénale Internationale ? Avec des amis comme ça, personne n'a besoin d'ennemis !
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Notre dépendance n'est donc plus à démontrer, et son utilisation comme arme de dissuasion est d'ores et déjà documentée.
“D'accord Jean-Michel, mais on y peut quoi nous ? on va pas revenir aux cartes IGN pour ne plus utiliser Google maps et aux pigeons voyageurs pour remplacer les réseaux sociaux ?”, me demanderez-vous !
Déjà, je ne m'appelle pas Jean-Michel mais je prends la question quand même.
À notre échelle à chacun, on peut bien sûr échouer comme je l'ai fait (mais essayer quand même !) à toujours utiliser des alternatives éthiques et qui limitent notre dépendance, d'une part, tout en réduisant les revenus de ces plateformes d'autre part (même si on ne leur verse pas d'argent directement, on entérine leur domination en les utilisant par défaut).
Mais surtout, on peut prendre conscience de la réalité de la situation, parce qu'une personne avertie en vaut deux et parce que le danger est déjà là.
Le problème n'est pas tellement en soi la position dominante, ni même l'absence d'alternative : après tout, ce ne serait pas si problématique si par exemple il n'y avait qu'une seule boulangerie dans mon village, tant qu'elle ne refuse pas de vendre à mes voisins trop bronzés, ou à cause de leur accent, tant qu'elle ne profite pas de sa position dominante pour vendre ses miches à prix d'or, tant que la qualité est au rendez-vous, etc etc. La “main invisible du marché” permettra à des concurrents de s'installer à proximité si l'établissement ne répond pas aux attentes de ses clients. Merci le capitalisme ! Le problème des GAFAM tient principalement dans leur éthique, ou bien leur absence d'éthique, ou bien encore leur porosité vis-à-vis d'une extrême-droite hégémonique dans de trop nombreux pays.
Vous pensez trouver sur facebook, twitter/X, instagram, youtube (ou d'autres plateformes comme celles-ci) un espace d'expression libre ? Vous avez l'intime conviction que leur contenu ne peut nullement influencer votre jugement, vos certitudes, vos choix, votre vision du monde ? Ce sujet pourrait faire l'objet d'un billet à lui tout seul, on se contentera de le survoler : Pensez-vous que le peuple roumain est moins éclairé que vous, pour que leur élection présidentielle soit perturbée par des ingérences russes? Pensez-vous que notre solide démocratie, sa presse libre et son peuple érudit nous mettent à l'abri de telles manipulations ?
👉 Ce n'est pourtant pas difficile de faire la une de la presse à sensation avec quelques tags, et de susciter une vive émotion, aujourd'hui en surfant sur la montée de l'antisémitisme, demain sur n'importe quelle autre problématique réelle de société.
À une époque où l'on doute de plus en plus des institutions, se reposer sur ces réseaux sociaux pour espérer y trouver une lecture plus neutre de notre monde, c'est une gageüre.
Si l'union européenne tente de son côté de réguler ces plateformes, à rendre obligatoire une modération efficace, cette approche semble sinon incertaine, dans tous les cas insuffisante. J'en veux pour preuve le virage à 180° de Mark Zuckerberg après l'élection de Trump, vantant au passage les “bienfaits de l’énergie masculine”, tandis que la presse atlantiste dénonçait il y a quelques années une modération trop “woke” sur facebook. Et Donald Trump ne s'y trompe pas, il sait ce qu'il fait quand il dénonce les régulations européennes du numérique et menace les pays européens de représailles.
Le choix qui s'offre à nous est donc simple :
Accepter la domination (technique, économique, culturelle et politique) et nous y soumettre ?
Ou poursuivre dans la voie de la régulation, avec l'imposition de normes sanitaires, de normes de sécurité, de garanties ou labels en tous genres, dictés par l'intérêt général et non par le sacro-saint marché (et donc en privilégiant les solutions libres) ?

Pour ce qui est du numérique, cette voie nous imposera peut-être à l'avenir de recourir exclusivement à des réseaux sociaux alternatifs décentralisés. Si vous lisez cet article, c'est peut-être le choix que vous avez déjà fait ! Pour ce qui est du recours à des solutions technologiques dites “souveraines”, la prudence est de mise : la prise de conscience grandissante de cette problématique par la population générale est comme de bien entendu exploitée par notre chère extrême-droite française : j'ai vu exploser il y a quelques semaines des publications de “Souveraine Tech”, qui s'avère être l'une des briques du Projet Périclès, comme le dénonçaient récemment les journaux Le Monde et l'Humanité (articles payants 💶). Ce projet lancé par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin , visant à promouvoir l'extrême-droite.
Le sujet de notre indépendance vis-à-vis de puissances étrangères n'est donc pas simple, mais il fallait que l'extrême-droite vienne y mettre son grain de sel.
À ma modeste échelle, ma boussole restera celle d'institutions sérieuses, d'initiatives vertueuses, d'établissements dont les objectifs ne sont pas principalement financiers : la promotion du logiciel libre par l'Adullact ou encore le Conseil National du Logiciel Libre, la communauté associative autour de framasoft ou des chatons, un regard critique, une vigilance quant aux financements et dépendances, qu'elles soient choisies ou subies.
Si vous cherchez également comment sensibiliser de façon ludique vos enfants à ce sujet, je vous recommande la lecture du livre pour enfants “Ada & Zangemann, Un conte sur les logiciels, le skateboard et la glace à la framboise”, disponible sous licence Creative Commons : Attribution, Partage dans les mêmes conditions (CC BY-SA 4.0 FR).
Cette histoire raconte comment Ada, jeune fille un peu bricoleuse, va chercher à mettre en oeuvre des solutions alternatives à celles imposées par M. Zangemann, pour le plus grand plaisir de ses amis.
Pour élargir le sujet, avec des actus récentes en lien avec les thèmes abordés dans ce billet :
– Le Tribunal de l'UE conforte le Data Privacy Framework (DPF)
– Il s'agit de l'accord entre l'UE et les USA garantissant un niveau de protection des données équivalent au RGPD
– cet “accord d'adéquation” est vivement contesté, notamment en raison du prolongement de la section 702 du Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA)
– beaucoup pariaient sur l'invalidation du DPF, comme l'avaient été avant lui le Safe Harbor et le Privacy Shield)
– difficile de croire que le contexte international tendu n'a eu aucune influence sur cet arbitrage
– Donald Trump affirme que les Etats-Unis ont tiré sur un bateau “transportant de la drogue” et parti du Venezuela, 11 “narcoterroristes” tués
– les guillemets sont de franceinfo
“Narcoterroristes”
(note² avant publication : il y aurait tellement d'articles à partager en lien avec cette actualité, qui a pris de l'ampleur depuis l'été dernier... mais je publie tel quel 🤷🏻♂️)
Vous avez lu jusqu'ici ? Je vous avais pourtant prévenus !
from klerh_veille_pro
Au cœur de la culture, comment la MEL façonne le quotidien de ses habitants, un manifeste qui décrit le déploiement d'une politique publique de la culture à l'échelle de la Métropole européenne de Lille autour des notions de : création, accès, rayonnement, laboratoire, inclusion, croisement, participation. Intéressant en période de renouvellement des exécutifs locaux.
L'éveil culturel et artistique des jeunes enfants*, dit aussi “Rapport Marinopoulos, ce texte est un plaidoyer en faveur de l'extension à la toute petite enfance des dispositifs de l'éducation artistique et culturelle. Les bienfaits, d'après l'autrice, ne sont pas seulement culturels, mais aussi sociaux, physiques, mentaux, aussi bien pour les enfants que pour leurs parents et les adultes qui prennent soin d'eux.
Face à l'IA générative, l'objection de conscience, un manifeste d'enseignants et d'universitaires qui recommande la défiance face à l'IA générative, complété par la tribune du chercheur Guillaume Carbou, spécialiste des discours écologiques dans l'espace public, qui propose de se saisir de ce moment IA pour repenser nos systèmes : “on arrête tout, on réfléchit”.
from Un rat bleu
Le contenu de cet article a été rédigé en grande partie le 21 février 2026, puis finalisé le lendemain.
La compréhension de ce qui est référé par les URLs ci-dessous est conditionnée par une maîtrise de la langue anglaise écrite et orale. Il y a toutefois des morceaux qui ne la nécessitent pas : tout ce qui peut être capté par d’autres canaux sensoriels.
En français : « Chicorée : Un Conte Coloré ».
J’ai redécouvert récemment sous une nouvelle lumière ce jeu vidéo, sorti et découvert en juin 2021. Une qui a projeté des ombres sur ma psyché depuis le début de cet hiver 2025/2026, par le prisme d’une vidéo sur ce jeu. Tout m’avait déjà été raconté dans le jeu : ce que ça fait d’être un(e) artiste, les côtés lumineux comme les plus sombres. Mais à l’époque, ça ne m’avait pas heurté. Je n’avais pas encore commencé le chemin artistique.
Ce n’est qu’après le visionnage de cette vidéo que ça s’est activé, presque un an passé volontairement dans le processus artistique, en connaissance de mes motivations, mais moins des conséquences d’un tel choix. C’est une chose d’en entendre parler, de l’avoir en tête ; c’en est une autre de les traverser.
Au stade où j’en suis, je suis incertain de recommander ou déconseiller la pratique d’un art à quelqu’un. Un usage thérapeutique coulerait de source. Ça aide à mieux supporter sa propre condition, et même à toucher la grâce, ne serait-ce qu’un instant. Mais dès que la flamme est allumée dans le for intérieur de cet individu, le processus est enclenché irréversiblement. Il y aura des moments où les ailes seront brûlées. La combustion n’est pas le plus dur, mais bien l’atterrissage. Certains humains ont fracturé leur esprit en s’y essayant.
Pratiqué seul(e), isolé(e) d’individus et de sociétés humaines agonisant de ses blessures infligées par ses propres balles de plomb, et ayant perdu le sens des métaux précieux tout en courant incessamment derrière eux jusqu’à l’arrêt cardiaque, l’art est une discipline libératrice et fantastique. Ma pratique ne peut que s’y accorder. C’est cependant au contact d’essences plombées que sa substance purificatrice se corrompt et devient à son tour corruptrice. C’est une fois exposé au vacarme tempétueux des critiques et des jugements irréfléchis et impulsifs que l’enchantement se met à jouer des fausses notes. Un humain sage saurait pourtant que l’argent du verbe et la dorée virginité de la sérénité apportent infiniment plus de valeur à la vie que l’usinage véhément et venimeux de la basse supériorité de l’un sur les autres.
Enfin... Ainsi est ce que je constate du monde humain moderne. Exposer ma flamme créatrice à du combustible toxique en provenance de ce dernier a déjà mis à rude épreuve mon esprit. L’art a cette particularité d’amplifier et de coupler tous les spectres et signaux faibles. Tout, mélangé avec tout, même quand il est plus avisé de garder certains dans leur chambre respective plutôt que dans la même cage. De la tendre douceur, en passant par l’incertitude anxieuse, jusqu’à la rage sourde et l’angoisse tonitruante.
L’art m’a appris et continue de m’apprendre à vivre parmi les humains comme personne. Il m’a aussi lancé un défi : apprendre à aimer ; aimer tout le spectre de l’humanité, tous ses fantômes, toutes ses aspirations, tous ses rêves, réalisés comme brisés, toutes ses gammes de notes, des gravement fausses aux perçantes vraies. Et mettre chacun et chacune à sa juste place. C’est lent, c’est long, c’est douloureux. Se prendre des balles, encaisser le choc, se relever de l’affliction, plonger dans la blessure, désamorcer la mine, retirer la balle, éviter de la tirer sur quelqu’un d’autre à nouveau. Cette dernière étape est potentiellement la plus longue et la plus difficile du lot. Certains y ont laissé des plumes à essayer de s’y accrocher.
Je me suis senti poussé aujourd’hui à me renseigner sur Vincent Van Gogh. Le peintre, certes, mais pas seulement. Au-delà de la présentation du statut de référence académique en art, il y a aussi Vincent Van Gogh, l’humain, l’esprit, l’âme. J’avais eu vent de certains traits de ses vie et carrière : un artiste autodidacte (au début), ayant appris son art sans formation académique, dévoué à la passion qui l’animait, dont le talent n’a été reconnu à grande échelle qu’après sa mort. Lui-même en doutait profondément de son vivant.
Il est très probable que Vincent Van Gogh ait fait partie de mon éducation artistique, à l’école, au collège et/ou au lycée. Ma mémoire n’en a gardé aucune trace. J’en déduis que ça m’était passé au-dessus de la tête à l’époque. Mais aujourd’hui, j’y suis sensitif. Son unicité. L’amour insufflé dans ses œuvres. Ses choix, ce qu’il préfère dessiner, par exemple. Dans sa peinture, et aussi dans ses paroles et écrits cités.
Je ne peux m’empêcher de lire une histoire dans la juxtaposition de ses citations. Le récit de sa vie, son parcours ; son état d’esprit du moment, celui qu’il a porté tout au long de son chemin artistique ; les distorsions de sa conscience à mesure que la condition humaine, les conséquences de sa maladie psychique et les cendres laissées par le passage de la passion plombent son âme.
Vincent Van Gogh a trépassé à l'âge de 37 ans. 2 ans auparavant, les premiers signes de maladie mentale se sont montrés. J’approche doucement de mes 30 ans cette année. Lui et moi avons développé le sens de la nature et avons été inspirés par elle au cours de notre vie. Je sais qu’accoler ces précédentes phrases peut donner l’impression que j’appréhende de sombrer, de vivre incertain de mon talent, de me voir ou d’être vu comme un échec, et/ou de tomber aux oubliettes comme lui. Tout ce que je suis en capacité de dire est que je ne considère pas ce concours de circonstances comme le fruit du hasard.
Il n’a pas été et n’est pas le seul à être tourmenté par ces luttes intérieures. De ce que j’ai pu récolter, il semblerait que ça frappe toutes les personnes qui touchent au feu artistique avec une gravité plus ou moins aigüe. Tenter de franchir un portail, escalader un mur, ou traverser un vide abyssal sur une fine corde, enchaîné à une barre d’haltère aux poignets, à des boulets aux chevilles et à un sac à dos rempli de bagages du passé. Le vertige me vient très vite dans ces situations, alors je préfère éviter de regarder en bas et imaginer les horreurs qui m’y attendent. Mais c’est trop tard. Je suis déjà engagé sur le fil.
Vais-je vaciller ? Chuter ? Perdre l’équilibre ? Être frappé par la foudre ? Emporté par la tempête ? Et qu’est-ce qui m’attend de l’autre côté ?
Je ne sais pas. Devrais-je savoir ?
Je ne suis pas sûr. Peut-être pas dans les détails. Tout ce que je sais est que l’art est un de mes rares moyens de me relier aux autres humains, dans leur état présent, et de me faire comprendre d’eux. Parfois, je sens que c’est le seul moyen. Tout ce que je peux faire, c’est d’accepter de prendre ce risque.
L’art a un autre lapin dans son chapeau, un qui fait autant sauter de joie les uns que pétrifier de terreur les autres, et qui est pourtant essentiel dans la progression sur ce chemin : la surprise, l’inattendu, l’imprévisible, l’improvisé.
Je verrai quand j’y serai.
#Réflexion #Artiste #Chicory #VincentVanGogh
from klerh_veille_pro
from Strafanici
di Khrys
Testo originale: https://blog.feministech.eu.org/feministech-7/
Distribuito con licenza CC-BY-SA
Questa settimana vorrei parlare del prendersi cura e dell'empatia, se non altro perché danno fastidio ai techbro fascisti come Musk, per i quali l'empatia sarebbe la «debolezza fondamentale della civiltà occidentale»:
The fundamental weakness of Western civilization is empathy.
E perché il prendersi cura e l'empatia sono temi fondamentali nell'ambiente militante. Il podcast di Contretemps, con Florence Poznanski, alla cui conferenza spettacolo (conference gesticulée) Je t'aime camarade ho avuto il piacere di assistere quest'estate, parla del burnout militante come di una questione strategica . Purtroppo questo tema non risparmia alcune associazioni che promuovono il software libero, la cui governance e modalità di funzionamento nei confronti dei volontari si rivelano (e non è una novità) talvolta estremamente problematiche . Un-una volontario-a è sostenuto-a solo dalla motivazione. Se lo-la si scoraggia, se gli-le si toglie il senso di ciò che fa, finisce per andarsene. Alcune organizzazioni sembrano puntare proprio su questo: l'allontanamento dei volontari maltrattati, la loro s (in tutta benevolenza) dalla circolazione, soprattutto se iniziano a criticare il modo in cui tutto questo funziona (male).
C'è anche il burnout di coloro che mantengono dei servizi o dei software liberi, spesso da soli o in numero troppo ridotto. Il 14 febbraio è stata l'occasione per ringraziarli tramite l'hashtag #ilovefs su Mastodon. Può sembrare insignificante, ma è importante: dire grazie quando funziona (e aiutare concretamente se possibile). Non intervenire solo quando qualcosa non funziona o non funziona più, per lamentarsi. In modo particolarmente significativo, il manutentore dell'utility sudo – programma noto a chiunque si sia mai interessato alla riga di comando – ha recentemente chiesto aiuto per mantenere in vita il progetto , poiché attualmente è l'unico a occuparsene…
Questo mi fa anche pensare ai Khrys'presso, la cui redazione, ogni settimana, esattamente da 430 settimane senza alcuna interruzione, è diventata poco a poco un lavoro, un vincolo, un impegno che mi impongo da sola. Ho iniziato a pubblicare queste rassegne web sul mio sito molto prima che mi venisse proposto di inserirle anche su Framablog, in una versione graficamente più curata e con delle illustrazioni. All'inizio le facevo per me stessa, per poter ritrovare più rapidamente alcuni articoli, alcune informazioni. Da quando sono anche su Framablog, mi è già stato rimproverato di non inserire un testo alternativo sulle immagini. Ho risposto che mi sarei associata con entusiasmo a chiunque avesse accettato di occuparsi di questa parte.
Nessuno si è mai offerto. Perché farlo una volta è facile. Farlo ogni volta, ogni settimana, al momento giusto, è tutta un'altra storia. È lo stesso motivo che mi ha portato a smettere di tradurre sistematicamente l'inglese nei titoli e nelle citazioni del Khrys'presso (cosa che mi avevano suggerito di fare per la versione del Framablog e che ho effettivamente fatto all'inizio). Anche in questo caso, nessuno si è offerto di farlo (non una volta, ma ogni volta), quindi pazienza, resta così. Pubblicare su Framablog mi richiede almeno una o due ore di lavoro in più (un colpo di pandoc per trasformare il .md in .html, riprendere tutte le citazioni una per una per metterle tra due <blockquote> </blockquote>, scegliere e inserire le immagini...).
Non voglio/posso fare di più perché so che altrimenti non riuscirei a resistere a lungo. È un peccato, non è perfetto, non è inclusivo, ma è così che stanno le cose oppure non ci sarà più Khrys'presso.
Eppure ho ancora tempo per lanciarmi in qualcos'altro, con FeminisTech? Beh sì, perché mi permette anche di esprimermi un po', invece di limitarmi a raccogliere gli articoli degli altri. Il lavoro creativo è diverso dal semplice lavoro, nel senso della Arendt . Mi permette di sensibilizzare su alcuni argomenti, di parlare di ciò che mi tocca, di sperimentare argomenti – come ad esempio la “sovranità digitale” che mi ha portato a pubblicare il mio primo post sul blog di Mediapart .
Il lavoro, certo, è importante, è persino essenziale: senza lavoro, i bidoni della spazzatura non vengono svuotati, i piatti non vengono lavati, lo sporco si accumula, niente cresce correttamente e niente viene raccolto. Senza le piccole mani del lavoro, le società crollano (il sistema capitalistico come tutti gli altri sistemi). Ma non devono essere sempre le stesse persone a occuparsene. In una società patriarcale, si cerca di far credere alle donne che fare figli, prendersi cura della famiglia, amare, siano le uniche cose che possono dare senso alla loro vita.
Certo, sì, prendersi cura, contribuire alla comunità o alla vita comune può dare un senso alla propria vita (ed è questo che alimenta l'energia del volontariato: se continuo a pubblicare le rassegne web ogni settimana, è perché ho l'impressione che siano utili, anche se solo a poche persone, perché queste ultime vengono a ringraziarmi di tanto in tanto; allora a mia volta ringrazio queste persone perché sono loro che mi danno la voglia di continuare).
Ma occorrerebbe anche 1) che ci fosse un minimo di riconoscimento del valore di tutti questi «piccoli» gesti quotidiani e 2) che non fossero affidati, imposti, sempre alle stesse persone per «liberare» le altre – che, essi (al maschile) al contrario, godrebbero del tempo, dello spazio e della libertà di spirito (addio carico mentale) per dedicarsi alle cose “importanti” (quelle che rimangono nel tempo, da contrapporre a quelle che richiedono una riproduzione, una ripetizione incessante delle stesse azioni, degli stessi compiti): partecipare al dibattito pubblico, produrre “opere”, esistere per se stessi.
È anche per questo che abbiamo bisogno del femminismo. Per distribuire meglio il lavoro, ma anche per ridargli il suo vero valore (le due cose vanno spesso di pari passo).
Dico proprio femminismo, non «donne». Perché le donne non sono «naturalmente» più portate all'empatia (o al lavoro di «cura») rispetto agli uomini . Sono state semplicemente plasmate dalla società patriarcale per essere più inclini all'empatia, per comportarsi come (nel sistema patriarcale) si desidera che si comportino. Se i maschilisti come Musk rifiutano l'empatia, è perché la associano alla femminilità e “quindi” alla debolezza. Questo è l'altro lato del patriarcato: gli uomini sono condizionati a rifiutare ogni forma di femminilità perché la femminilità è vista come una fonte di debolezza e un uomo, per definizione (patriarcale), deve essere forte.
Non è forse questa la vera radice del fascismo? Rileggiamo Marinetti e il suo Manifesto del Futurismo (come ho raccontato nella mia ultima conferenza , Marinetti, sostenitore incondizionato del regime fascista italiano, sarà nominato nel 1930 cavaliere della Legion d'Onore in Francia – sic):
Vogliamo glorificare la guerra, unica igiene del mondo, il militarismo, il patriottismo, il gesto distruttivo degli anarchici, le belle Idee che uccidono e il disprezzo della donna.
from tradjincal

J'ai joué m'a 3e partie sur Dragonbane en tant que joueur et je voudrais faire un retour. Nous jouons avec mon groupe la campagne de la boite de Dragonbane: Le Secret de l’Empereur-Dragon.
Pour l'univers, je peux pas encore trop juger, car j'évite de me spoiler. Les livres sont de toute beauté avec ces illustrations d’Anton Vitus et Niklas Brandt. D'un point de vue système, on est sur un dérivé du Zero Year Engine, je vous laisse potasser le SRD si vous en avez envie. Ici il faut lancer 1D20 et obtenir un résultat inférieur ou égal à une difficulté, avec la possibilité de pousser son jet c'est-à-dire le relancer un jet au prix d'une condition sur caractéristique qui se traduira par des désavantages sur tous les jets impliquant cette carac. Sans rentrer plus dans les détails, on a un système de base très simple et agréable.
De mon point de vue, pour tous les tests hors combat, je trouve ça très bien. Le problème est plutôt dans le déroulement des combats. Chaque début de round, on tire une carte numérotée de 1 à 10 pour l'initiative, ce qui détermine l'ordre de combat (les valeurs les plus faibles en 1er). A votre tour, on peut échanger sa carte d'initiative, puis, on a le droit à une action et un déplacement. Là ou ça devient “tactique”, c'est que la parade, l'esquive ou tout autre réaction compte comme une action. Il faut donc choisir entre parer (ou esquiver) et attaquer. Pour attaquer, on fait un test de compétence correspondant à l'arme, puis si l'attaque touche, un jet de dégâts. Sans rentrer dans le détail, les dégâts sont assez mortels. La plupart des opposants que nous avons rencontrés, ont été éliminés en 1 ou 2 coups.
Si vous avez bien tous suivi, vous voyez déjà que la stratégie pour un groupe est de faire défendre les “tanks” devant et bloquer les opposants tandis que les PJ derrière font les dégâts, les tanks (combattant ou chevalier) ayant soit des capacités de revanche soit d'agro. Et c'est tout. Je pense que les combats vont vite devenir monotones et même si les adversaires ont des compétences cools, tirer au hasard par la MJ, que les opposants tombent assez vite, ba ça devient ultra répétitif.
En système simple que je connais, je préfère Chroniques Oubliés (la V1, je n'ai pas encore lu la v2) où je trouve qu'au moins, les joueurs peuvent varier même si les dégâts sont plus faibles si qui fait tirer en longueur les combats. Je préfère aussi le fait de ne pas avoir des compétences qui, au final, sont plutôt des jets carac déguisés qu'autre chose. Je peux aussi citer le Black Sword Hack ou la défense est ilimité.
Bref, c'est dommage pour un jeu D20 qui mets quand même en avant le côté tactique. Je pense que ce jeu est vraiment fait pour des parties rapides en mode “Fast & Furious” comme indiqué sur le site de l'éditeur, en privilégiant des campagnes courtes.
#jdr
from klerh_veille_pro
Lire ensemble : des mesures pour favoriser la lecture dès le plus jeune âge, le plan du Ministère de l’Éducation nationale pour répondre aux problématiques soulevées par les États généraux de la lecture jeunesse. On notera la préconisation de “multiplier les coins lecture” et les occasions de lire, celle de travailler étroitement avec les médiathèques... tout en réaffirmant la nécessité de la prescription de lectures en lien avec l'enseignement.
Je serai le feu, de Diglee, très belle anthologie de poésie féminine qui ouvre sur des potentialités de lecture et d'écriture infinies.
Obéir ou réfléchir, lecture critique du rapport de l'IGESR sur l'éthique et la déontologie dans les bibliothèques. Les 2 connards dans un bibliobus nous mettent en garde contre les mésusages possibles d'un attachement trop littéral à la réglementation (la déontologie) dans une époque où une certaine frange de la classe politique ne souhaite pas forcément du bien aux agents publics. Ils reviennent également sur le lien très fort entre éthique professionnelle et personnelle, et déontologie, selon eux opposés l'un à l'autre dans le rapport.
Quand les femmes suivaient les soldats, une histoire des “suiveuses de guerre” pendant la Révolution et le premier Empire, par Marion Trévisi.