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from jnpaco

Chères compagnes, chers compagnons,

Qui suis-je ? Hier, un jeune ingénieur de 28 ans, spécialisé en combustion dans l’industrie fossile, produit d’un système hyper-capitaliste. Aujourd'hui, artisan et cultiv’acteur responsable de mon environnement. Je souhaite partager avec vous ce manifeste sur l’urgence écologique, sur l’importance de changer de paradigme et de remettre en question tous nos fondamentaux : du mode de consommation à notre rapport au matériel. Ce manifeste s’adresse à tous les citoyens victimes des pays dit « développés » construits sur un modèle économique hyper-capitaliste (1).

Rentrons directement dans le vif du sujet : Notre impact sur l’écosystème planétaire doit être au cœur de tous nos actes et choix afin de rétablir son intégrité.

Pourquoi ? Car cet écosystème naturel est notre garantie de pouvoir vivre paisiblement et sainement. Il nous englobe tous, nous relie toutes, quelque soit l’espèce à laquelle on appartient. Que l’on soit ultra-écolo ou climato-sceptique, la réalité est commune : notre écosystème se dégrade à vue d’œil et nous avec. Sans donner consciemment de sources, les conséquences sont devant nos yeux. La biodiversité régresse, les espèces animales et végétales disparaissent plus vite qu’il ne s’en créé. La malnutrition, les pollutions de nos activités humaines dans l’air, la terre et l’eau ainsi que notre rythme de vie amènent à de nombreuses maladies comme les diabètes, cancers, maladies chroniques, dépression. Le changement climatique entraine des sécheresses, des inondations, des incendies et typhons de plus en plus meurtriers chaque année. On n’en parle pas assez dans les médias de masse mais les mouvements de population en lien direct ou indirect avec ce changement climatique ont déjà commencé. Malheureusement, il n’y a aucune raison aujourd’hui pour que ces tendances s’inversent. Les prédictions annoncent des exodes par dizaines de millions, voire par centaines.

Nous, les enfants en pâtissons déjà le prix. Le niveau de santé des populations se dégrade. Et qu’en sera-t-il de celle de nos petits enfants ? Si on peut encore douter que le réchauffement climatique est aliénable à l’activité humaine, peut-on douter que l’appauvrissement des terres arables, que la disparation des insectes dans nos champs ou que la pollution de l’air que l’on respire est imputable à l’Homme ?

Malheureusement, nous n’avons pas encore trouvé la lampe merveilleusement magique du génie et ce n’est pas non plus nos dirigeants marionnettisés par les super multinationales qui seront sujets à des révélations miraculeuses aboutissants à de réels actes. Par chance, ils sont une extrême minorité. Nous sommes la majorité. Nous avons la capacité de faire basculer la balance. Collectivement, nos choix et actes quotidiens peuvent avoir un impact très significatif. Mais nous nous sommes assis sur un confort que nous ne pouvons plus nous permettre à long terme. Ainsi les solutions se feront-elles inévitablement au prix de « sacrifices » de ce sur-confort. Nous sommes tous et toutes concernés, à différentes échelles bien sûr, mais nous pouvons encore changer, quelque soit nos horizons et âges, et faire toujours de son mieux (2).

Comme cité plus haut, il faut changer de paradigme et remettre en question tous nos fondamentaux : du mode de consommation à notre rapport au matériel. Le mode de consommation adopté par nos pays « développés » entraine irrémédiablement des pollutions non maitrisées et des déchets toxiques pour notre propre espèce, localement ou à l’autre bout de la planète. Dans notre système capitaliste ultra-libéral, la recherche de croissance infinie et exponentielle des capitaux ne peut être durable dans un monde fini. Pour assouvir leurs besoins boulimiques de puissance sur le marché économique, les hauts dirigeants ne cessent de vendre excessivement et ce quel que soit le prix écologique et social pour les générations futures. La croissance du capital est inaliénable à la croissance de la consommation. Mais si nous nous écartons de ce modèle économique, nous consommons moins. Beaucoup moins. Ainsi nous polluons beaucoup moins : à la fois par moins de production énergivore mais aussi par moins de déchets (3).

Plusieurs exemples. Un super porte-conteneur transportant les marchandises du Black Friday émet autant de particules fines de souffre que 50 millions de voitures, sans même être taxé sur le carburant. Idem pour le transport aérien. 1 aller retour Paris/NewYork en avion équivaut à l’émission de 1 tonne de CO2 par passager, soit environ 8000 km avec une voiture citadine. 1 kilo de bœuf d'élevage largement tributaire du pétrole (élevage en étable) nécessite entre 13000 et 18000 litres d'eau pour sa fabrication. En réduisant sa consommation de 500g, on économiserait 6500 à 9000 litres d'eau. Du bovin élevé en plein champs a bien sûr un impact bien moins désastreux. Cela ne nous empêche pas de continuer à couper l'eau du robinet pendant qu’on se brosse les dents. En consommant mieux et localement, nous favorisons les petits producteurs plutôt que les grosses multinationales. Les richesses sont alors plus équitablement réparties. Nos actes, nos choix se révèlent conséquents pour notre avenir.

Alors comment prendre des décisions durables et respectueuses de l’environnement, de la biodiversité et de nos semblables ?

Ma propre expérience m’a conduit à suivre une méthode que je m’applique à chaque nouvel achat. Libre à chacun de la suivre tel quelle ou l’adapter à sa façon.

1. Besoin de ce Bien ? Nécessité? 2. Origine du bien ? 3. Composition du bien et origine des Composants ? 4. Alternative à ce bien ? 5. Déchets en devenir ?

  1. Est-ce vraiment un bien (matériel ou immatériel) nécessaire ? Cette question révèle la surconsommation sans frein que notre société tente de nous imposer. Nous nous persuadons de la nécessité d’objets ou de services de tous les jours sans jamais les remettre en cause. Mais y aurait-il des moyens différents pour arriver à la même fin ? Exemples très concrets : le dentifrice, le rouleau de papier toilette, les cotons tiges, l’éponge synthétique de cuisine, les pailles plastiques ou encore les assurances, les fournisseurs d’électricité, les hypermarchés, les banques, les matériaux de construction comme le ciment. Ces exemples ne sont pas anodins. Ils sont tellement ancrés dans nos habitudes qu’on ne pense même pas à les remettre en cause, à leur trouver une alternative dont l’impact écologique pourrait être nettement plus bénéfique.

  2. D’où vient-il ? Le produit a-t-il fait 4 fois le tour de la terre ? Est-il commercé en circuit court ou long ? Le café, chocolat, bananes, avocats, textiles techniques synthétiques et même les pâtisseries industrielles de ma boulangerie du coin... On peut être très radical et ne plus en consommer ou alors en consommer moins mais mieux et chercher des fournisseurs responsables et transparents quant à leur modèle de production, vente et transport.

  3. De quoi est-il composé et d’où vient ce qui le compose ? Un exemple qui nous concerne tous aujourd’hui, sans exception : le numérique. Il s’est inséré si rapidement dans nos vies que l’on ne s’est jamais réunis pour réfléchir et comprendre comment ces incroyables objets fonctionnent. A la place, nous nous sommes complètement déresponsabilisés au bonheur des fabricants et fournisseurs, à qui on attribue une confiance totale et aveugle. Ils sont tous composés de métaux lourds, nécessitant des machines extrêmement énergivores, polluants nos terres et eaux offrant des conditions de vie pitoyables aux enfants et adultes présents dans des mines d’Afrique et de Chine. A qui cela profite-il ? Les GAFAM (4), la Chine, la Russie ? Eux-mêmes qui scrutent nos moindres clics pour nous vendre le dernier machin-truc ultra personnalisé ? Mais comment se financent-ils ? Grâce à nous, grâce aux services gratuits qu’ils nous proposent, comme de nombreuses adresses mail. Nous sommes devenus nos propres produits de consommation. Parlons de notre électricité à 75 % d’origine nucléaire. Pas chère, mais à quel prix au long terme lorsque le coût du démantèlement des centrales sera inclue dans le tarif de l’électricité ? Et notre alimentation ? Quels ajouts chimiques composent mes plats cuisinés préparés ? Que penser du jambon artificiellement rose coloré aux additifs chimiques de sels nitrités ? Les farines qu’utilisent ma boulangerie sont-elles issus de l’agriculture conventionnelle, de blé anciens ou de variétés aux glutens modifiés ? Ce type de culture bénéficie de 2/3 des aides totales de la PAC (5) européenne : en la supprimant, ce système agricole reste-il rentable ? Qu’ingérons-nous vraiment lors de la prise de médicaments provenant des grands groupes pharmaceutiques ? Doit-on continuer à consommer du bio-diesel provenant des palmières amazoniennes dont la culture oblige la destruction de millions d’hectare de forêts primaires ? Quelles banques financent de tels projets désastreux pour l’écosystème et la biodiversité 

  4. Quelles sont les alternatives ? L’objectif de moins et mieux consommer nous amène donc à chercher des alternatives plus locales pour réduire le transport de marchandise et favoriser l’économie locale. Afin d’éviter la problématique du 5e point ci-dessous, il est préférable de privilégier des biens réparables ou recyclables facilement, engageant le moins de transformation et transport possible pour le futur bien recyclé.

  5. Est-ce que le produit s’inscrit dans une économie circulaire, sans création d’aucun déchet ? Le site web de Julien Vidal « Ca commence par moi » (6), à l’initiative de Julien Vidal, propose justement des réponses à ces questions. Il recense une grande quantité d’informations de ce qui peut être fait à notre échelle individuelle de manière très concrète. Son projet a été de trouver 1 action par jour directement applicable pendant 1 an. Le site recense aujourd’hui plus de 400 actions. Les livres accompagnants vers un mode de vie zéro déchet sont de très bons guides pour trouver des solutions.

Après s’être posé ces questions, la décision finale de tel ou tel achat ou service amène un sentiment de fierté. Dès lors nous ne sommes plus qu’un simple produit de consommation mais nous nous élevons réellement à un niveau de consom’acteur, avec une meilleure maitrise de connaissance sur le bien lui-même, une meilleure connaissance sur notre impact écologique et donc un meilleur respect envers notre écosystème et la biodiversité qui va avec, nous autrement dit.

Mais il existe une limite : il n’est pas possible de maîtriser entièrement la chaîne de production de bout en bout et il n’est pas question non plus de revenir en arrière : des outils comme internet, les smartphones et ordinateurs, les voitures méritent de continuer d’exister. A défaut de ne pas pouvoir participer à leur éco-construction, ni d’être souverain technologiquement nous pouvons soutenir financièrement des projets intégrant une éco-conception inclus dans une économie circulaire, sans déchets, rendre commun ces équipements (7), favoriser leur neutralité (8).

La recherche de réponses à ces 5 questions prend du temps. Beaucoup de temps. Mais l’enjeu est à la hauteur de notre responsabilité de vie dans une société que l’on souhaite durable en tant que citoyen responsable. Nous nous sommes façonnés un rythme de vie trop rapide où l’on ne maitrise plus grand-chose… Il est primordial de changer ce paradigme : dégageons-nous du temps pour se recentrer sur nous-même, pour se reconnecter au vivant, pour réfléchir sur ce qui importe vraiment, pour s’informer, cultiver et se cultiver, pour participer à la vie politique locale dans son sens initial. Il existe de nombreux médias indépendants comme Thinkerview, Blast qui sont des sources d’informations générales très pertinentes et qui vont dans le sens de prendre le temps de s’informer.

Petit à petit, les colibris refont leur nid.

N’hésitons pas à partager autour de nous des bons conseils et à sensibiliser notre entourage, à créer du lien et se serrer les coudes. Nous avons besoin de tout le monde, de toutes nos différences et de nos richesses singulières. C’est notre cadre de vie qui est en jeu, notre écosystème, celui de cette belle planète et notre désir de laisser à nos enfants un cadre de vie toujours plus sain. Pausons nous. Observons nous à l’intérieur. Admirons la beauté naturelle du vivant autour de nous Participons collectivement et activement pour le bien commun. Montrons l’exemple. Restons un maximum cohérent tant que cela est possible. Prendre soin de soi c’est prendre soin de nous.

Votre compagnon, Jean-Noé

16/06/2019, MAJ 29/12/2025

(1) Lire la BD « L’hypercapitalisme » de Larry Gonick et Tim Kasser (2) Lire « Les 4 accords toltèque »s de Don Miguel Ruiz. Accord n°4 : Faites toujours de votre mieux. (3) Lire le manifeste Negawatt, de l’Association Negawatt : 1. Sobriété 2. Efficacité 3. Renouvelable (4) Google Amazon Facebook Apple Microsoft (5) Politique Agricole Commune (6) https://www.cacommenceparmoi.org/ (7) Service de partage de voiture comme Citiz (8) Neutralité du Net

 
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from Depuis les Gorces

#Feminisme #Societe

Pourquoi va-t-on chez lae psy ? Pour aller mieux, ou pour être une meilleure version de nous même ?

Devenir une meilleure personne

J'ai lu le témoignage d'une femme dont l’amoureux lui demande de changer pour qu'ils restent ensemble. Elle trouve que c’est bien car ça l’aide à devenir une meilleure personne. Elle va même voir un psy pour qu’il l’aide à s’améliorer.

Devenir une meilleure version de soi-même

J'étais mal à l’aise en lisant ce témoignage. J'avais l'impression que son compagnon était un manipulateur et qu'il la fait se sentir nulle.

Et en même temps, qu’est-ce que je peux dire moi qui ai lu des tas de livres de développement personnel dans la bibliothèque de mon père, puis dans ma kobo pour comprendre comment devenir meilleure, savoir mieux y faire avec les humains, pour apprendre, et dans la vie ? Mais j'ai l'impression qu'il y a une différence entre vouloir changer, et que quelqu'un veuille qu'on change.

Être mieux, pas aller mieux

Récemment, j’ai mangé avec une mastopote qui m’a dit :

« le psy c’est pour aller mieux pas pour être mieux »

Et là j’ai réalisé. C’était tellement bien dit. C’était tellement ça.

D'ailleurs, j'ai commencé à aller voir une psy il y a un an. Ma demande était de reprendre du contrôle sur ma vie pro, et donc de changer, j'avais besoin d'aller mieux (et de dormir mieux), mais pas d'être meilleure...

Doit-on changer pour celleux qu’on aime ?

Ma mère m’a toujours dit qu’aimer une personne en espérant qu’elle change, c’est peine perdue.

Et effectivement, je crois qu’aimer une personne ce n’est pas lui trouver aucun défaut. C’est de connaître ses défauts et se dire que c’est OK, ça fait partie du lot, et ça nous va.

J’ai par exemple une de mes meilleures amies qui n’est pas fiable (un truc que je déteste à un point très très élevé), une autre qui a glissé à droite, une qui est très chouchounette et parfois un peu pénible, une qui fait souvent des longs monologues grognon, une toujours en retard, … tout ça j’aime pas, mais chez mes amies, c’est OK. Je prends le package, je les aime avec leurs défauts, et je n’attends pas qu’elles changent.

Mon compagnon c’est pareil. Un jour peut être je ne supporterai plus ses défauts. Mais so far so good 💙.

Et à l’inverse, je pense aux compagnons toxiques de certaines de mes amies. Ces hommes les maltraitent : blagues dénigrantes devant les copaines et leurs enfants, reproches constants, colères et chantage affectif. J’aimerais qu’eux changent, ou que mes copines les quittent. Mais en écrivant ces lignes je me dis que ces hommes sont maltraitants car ils vont mal et ne se soignent pas. En fait, je rêverais qu’ils aillent mieux, qu’ils se soignent, et qu’ils deviennent les conjoints normaux dont mes copines sont tombé amoureuses.

Développement personnel, coaching, ou psychothérapie ?

Du coup je crois que je vois mieux la différence entre coaching et psychothérapie.

👉 En tant que pédagogue ou sportive, lea coach c’est la personne qui te permet d’être performant·e et d’atteindre tes objectifs. Tu apprends des techniques, et iel t’aide à les mettre en œuvre. Parfois cela demande de réfléchir à comment tu fonctionnes, mais ça n’est pas l’objectif. La finalité est la performance.

👉 À l’inverse, lea psychologue, c’est la personne qui t’aide à aller mieux. Parfois ça veut dire apprendre des techniques, parfois ça veut dire réfléchir à comment tu fonctionnes. La finalité c’est le mieux-être.

Je crois que cette distinction ne m’était pas aussi claire. Peut être que vous n’avez pas exactement la même, peut être que ça n’est pas la distinction officielle, je ne suis pas allée googler vu que j’écris ce billet dans un train avec très peu de wifi.

 
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from Un Spicilège

Mort d'un acteur

Comme souvent, je me baladais au hasard sur les sites de replay à la recherche de courts métrages quand l'affiche de Mort d'un acteur m'a interpelée. Comme j'étais contente de découvrir Philippe Rebbot dans ce format. Cela fait si longtemps que je le vois promener son allure efflanquée dans le cinéma français sans vraiment m'attarder sur sa carrière. J'ai enfin pu prendre le temps de découvrir cet acteur à l'atypisme attractif car il est le personnage principal de ce court métrage plein de malice, qui nous interroge sur ce que représente vraiment exister (ou disparaître) quand il s'agit d'une carrière artistique.

Un beau matin, Philippe Rebbot découvre que sa mort est annoncée dans les médias... alors même qu'il est parfaitement en vie. Cette anomalie va l'entraîner dans une suite de situations absurdes, dans lesquelles l'humour omniprésent va parfois laisser place à une ironie mordante. Le film s’amuse en effet beaucoup de son titre,à prendre au sens littéral tout autant que métaphorique. Si la mort est au départ administrative, elle permet de mettre le doigt sur une interrogation : un comédien sur le retour n'est-il pas déjà « mort » pour une partie de la profession ?

Mais ne plombons pas l'ambiance de cette fin d'année. Si Mort d’un acteur fait un constat lucide, c'est avant tout un film léger qui parle avec tendresse du métier d'acteur, que ce soit quand on brille qu'au moment où le téléphone sonne un peu moins. Si la mise en scène est discrète, elle laisse toute la place au jeu, principal atout du film. Face à un Philippe Rebbot remarquable, tout en maîtrise et en autodérision, on retrouve l'énergie de Finnegan Oldfield (que j'apprécie de plus en plus) parfait antagoniste à la nonchalance du premier.

Grinçant et futé, Mort d’un acteur se regarde avec un vrai plaisir, avant tout pour passer un moment drôle avec de bons acteurs.


Mort d'un acteur | Ambroise Rateau | 2024

 
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from Depuis les Gorces

Réflexions sur la place du tricot dans notre groupe social et du modèle patriarcal que nous montrons à nos enfants.

#Féminisme #Société Je reviens d’un voyage au Danemark chez ma sœur qui est passionnée de tricot. C’était l’occasion pour moi de me motiver à terminer un mini projet démarré il y a très longtemps en ayant de l’aide pour réparer mes erreurs.

On a tricoté, et je me suis aussi souvenu de ce qui ne me plaisait pas : c’est « un truc de filles ». Je n’ai vu que des femmes tricoter, acheter de la laine, ou parler de tricot. En tricotant chez ma sœur, deux mailles à l’endroit, deux mailles à l’envers, je crois que le tricot m’a amenée un peu plus loin dans mes réflexions.

L’égalité hommes-femmes dans ma génération

J’ai grandi à une époque et dans un groupe social où un homme qui faisait la cuisine ou qui allait chercher son enfant à l’école était un héros. Les tâches domestiques étaient encore très largement réalisées par les femmes, même quand elles travaillaient en dehors de la maison. On a été sensibilisé·es dès l'école aux inégalités entre les hommes et les femmes. On nous a expliqué que c’était dommage que les filles ne choisissent pas assez les carrières bien vues comme ingénieure ou médecin ou astronaute. On ne nous disait pas par contre que les petits garçons ne choisissaient pas assez les carrières d’infirmier ou de technicien de surface.

L’une des luttes féministes de ma génération est de se battre pour partager équitablement la charge domestique : vaisselle, courses, cuisine, ménage, charge mentale, et pour celleux qui en ont : les soins aux enfants. On veut aussi accéder aux mêmes carrières que celles des hommes, et avoir le même salaire – qu’on n’obtient toujours pas. Et les copaines qui ont des enfants rêvent que leurs filles veuillent être astronautes et pas princesses ; on rêve de casser le schéma ! 

On a beaucoup changé, mais rien n’a changé

Mon frère est un super papa : il cuisine, il fait les courses et la vaisselle, il nettoie le sol de sa propre initiative, il a pris du congé paternité, il sait s’occuper de sa fille sans avoir besoin de demander à sa mère ce qu’il faut mettre dans le sac. C’est pareil pour le compagnon de ma sœur. Et je pourrais dire la même chose d’un certain nombre d’hommes de ma génération et de ma classe sociale : des hommes modernes qui partagent (presque) équitablement les tâches domestiques.

Mais quand j’écoute les copaines un peu plus âgé·es que mes frangins, visiblement, le partage des tâches domestiques ne change pas grand-chose dans les goûts genrés de leurs enfants. Malgré des pyjamas dinosaures et beaucoup de jouets non genrés, les petites filles veulent encore des trucs de princesse et les garçons des pelleteuses ou des camions de pompier.

Alors en général je me dis que le problème est à la crèche, ou à l’école, ou à la TV (même si mes copaines bobos regardent très peu la TV), ou alors le problème ce sont les grands parents ?

Les loisirs et le patriarcat

Au repas de Noël, quand j’ai vu les hommes et les femmes en cuisine, puis les femmes qui parlent tricot, et qui tricotent, et pas les hommes, je me suis demandée :

Pourquoi les hommes cuisinent, font la vaisselle, mais ne tricotent pas ?

En fait, la réponse est simple (mais j’ai mis plusieurs jours à comprendre). Dans notre société consumériste, le tricot est un loisir, au même titre que la céramique ou la menuiserie. Ce n’est pas une tâche domestique.

Et autant nous nous sommes battues pour lutter contre la distribution genrée des tâches domestiques, autant, les loisirs sont majoritairement resté en dehors du champ des luttes féministes.

Les hommes continuent à avoir des loisirs d’homme, et les femmes des loisirs de femme, comme le tricot.

Nos loisirs montrent une socialisation genrée à nos enfants

Toustes mes copaines progressistes veulent élever leurs enfants sans distinction de genre. Iels proposent des camions aux petites filles et des poupées aux petits garçons.

C’est aussi une des raisons qui poussent certaines de mes copines à exiger que leur compagnon partage équitablement les tâches domestiques (quel exemple on va montrer aux enfants?). C’est aussi cette raison, et aussi l’envie de réussir, qui pousse des copines à avoir une belle carrière. Montrer qu’on peut y arriver, et qu’on peut avoir un équilibre dans le couple.

Mais je réalise que ça n’est qu’une partie du problème et qu’on incarne le patriarcat dans beaucoup d'activités de notre quotidien.

  • Papa fait la vaisselle, mais papa ne tricote pas, ne coud pas, ne fait pas de yoga. Et aucun papa ne tricote, ne coud ou ne fait du yoga. Par contre beaucoup de papa font du trail ou de la course, regardent le sport à la TV, et parfois un peu de bricolage. Mais aucun papa n’a des activités « typiquement féminines », ou bien c’est une exception très étrange.
  • Maman fait aussi la vaisselle, et souvent elle a des loisirs créatifs : elle coud, ou tricote, ou elle décore la maison… Et si elle ne le fait pas, quasiment toutes les autres mamans le font. Certaines maman font aussi quelques activités « typiquement masculines » comme faire de la course ou du vélo, et c’est plutôt bien vu.

Rajoutons à cela que papa sort avec ses copains boire une bière et regarder le match, et que maman va avec des copines faire un thé poterie. Ou bien que les filles tricotent pendant que les gars regardent les news sur leur téléphone, et voici tout un ensemble de situations où nous expliquons par la pratique aux enfants que les garçons et les filles ne se mélangent pas et ne font pas la même chose.

Nos loisirs expliquent aux enfants que les hommes et les femmes sont deux groupes sociaux très différents, avec des activités différentes. Et elleux apprennent à faire comme « une femme » ou comme « un homme » selon leur genre.

(il y a aussi évidemment toutes les fois où on dit à une petite fille qu'elle est jolie et à un petit garçon que c'est un acrobate et un futur alpiniste).

Le patriarcat et la dévalorisation des activités typiquement féminines

On pourrait dire : en quoi c’est grave que les petits garçons fassent massivement du foot alors que les petites filles vont à la gym ou apprennent à tricoter ? On n’apprend pas davantage de physique au foot plus qu’à la gym ? (puisque le problème au coeur de ma génération était l'accès à des métiers « valorisés »).

Mais le problème, c’est que toutes les activités féminines sont moins valorisées que celles réalisées majoritairement par des hommes.

  1. Les métiers masculins comme chirurgiens sont (beaucoup) mieux rémunérés que les métiers féminins comme infirmière.
  2. Et cette hiérarchie existe aussi pour les loisirs. Un garçon qui fait de la danse sera moqué, alors qu’une fille qui fait du planeur sera valorisée.

Et ça pourrait ne pas être grave, si cette dévalorisation des activités « typiquement féminines » n’avait pas un impact dans d’autres pans de la vie. Je ne me vois pas écrire « tricot » comme loisir sur un CV pour un poste, mais j’écrirais bricolage ou planeur. Mes loisirs et mes goûts plus généralement auront un impact sur ma carrière.

En effet, si j’aime le foot, je peux aller voir des matchs de foot avec les collègues hommes, être bien perçu car j’ai joué dans le même club que le chef quand j’étais enfant, ou bien simplement participer aux conversations chaque midi. Si je n’aime pas le foot, ni aucune des activités typiquement masculines, il me sera très difficile de m’intégrer dans un milieu d’hommes. Et lors de mon entretien d’embauche, il est très probable qu’on me préfèrera un homme qui a l’air plus proche « de la culture de l’équipe ou de l’entreprise ».

Et je crois que j’avais implicitement bien compris ça quand j’étais jeune. Et plutôt que de vouloir renverser le patriarcat, moi, je voulais faire les trucs cools, les trucs de mecs. Et donc je ne voulais pas être la fille qui tricote et qui rêve de se marier et d’avoir des enfants. Même si j’adorais faire des choses de mes mains et que j’avais en même temps envie de tricoter. Et surtout, c’est à cause de cette hiérarchie de valeurs que les hommes ne trouvent pas désirables nos activités de loisir. Ce ne sont pas les activités de leurs pairs, et en plus, c’est des activités de filles.

Je ne sais pas comment on donnera envie aux hommes de tricoter, (à part en renversant le patriarcat, mais on fait comment ?) mais je sais que tant que nos loisirs seront genrés, on ne pourra pas être surpris·es que les petites filles veuillent devenir des princesses, ou en tous cas, faire tout ce qu’il faut pour intégrer le groupe des « filles-femmes ».

#Feminisme

 
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from morgane

Parcours

Tout commence par un Bac Général Scientifique obtenu en 2014. Puis...

Tronc Commun de l'UTBM (2014-2015)

Classe préparatoire intégrée à l'école d'ingénieur de l'Université de Technologie de Belfort Montbéliard. J'intègre sur concours une deuxième année en filière architecture à l'INSA de Strasbourg que j'abandonne à l'issue du premier semestre fin 2015 suite à des problèmes personnels et familiaux.

Premières expériences professionnelles dans l'animation (2015-2017)

Je suis déjà quelques cours à distance de licence MIASHS avec l'université de Toulouse mais cette période est principalement consacrée à la découverte du milieu de l'animation en classe découvertes, colonies, et accueils périscolaires et extrascolaires. Et à beaucoup d'investissement dans de l'évènementiel !

Licence MIASHS (2017-2020)

Mathématiques et Informatique appliquées aux Sciences Humaines parcours Sciences Cognitives à l'Institut du Digital du Management et de la Cognition de l'Université de Lorraine. Stage

Master Sciences Cognitives (2020-2022)

Master en Ingénierie Cognitive, Interactions et Intelligence Artificielle à l'Institut du Digital du Management et de la Cognition de l'Université de Lorraine
Alternance dans deux entreprises : Onlineformapro (dans le studio d'e-learning, missions de conception), chez Datanello (agence de developpement)

Permanente aux Ceméa (2022-2025)

J'ai l'opportunité d'être salariée dans une association où j'étais militante et d'y occuper des missions de coordination, de formation autour d'enjeux liés à l'éducation aux médias et de participer à l'ingénierie pédagogique de séquences de formation en ligne. J'étais globalement également en charge de la gestion du parc informatique et de l'accompagnement de mes collègues autour de difficultés numériques. J'y ai commencé une formation de Technicienne Supérieure Système et Réseau.

Valeurs et centres d'intérêts

  • Numérique Libre
  • Ecologie, protection de l'environnement
  • Ethologie, comportement et bien être animal
 
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from Un rat bleu

Il y a des années de cela, je m'amusais avec l'inversion des couleurs des images. Aujourd'hui, c'est revenu par le biais de l'outil d'inversion linéaire des couleurs du logiciel GIMP.

Voici les dessins réalisés cette année passés au spectroscope.

Exposition

Lien vers l'album/gallerie avec les images disponibles en résolution maximale.

Vulnérable

original spectroscopie

Plantureux

original spectroscopie

Enlacer

original spectroscopie

Nid douillet

original spectroscopie

Regard de braise

original spectroscopie

Étincelle

Voici un dessin nouvellement publié sur le blog, mais en fait, un de mes premiers. Le premier en couleur.

original spectroscopie

J'admets être resté sur ma faim après l'avoir terminé. Mais le spectroscope l'éclaire sous une nouvelle lumière. Je l'apprécie beaucoup plus désormais.

Note de l'auteur

Une belle (re-)découverte de cet outil. Il fait ressortir les détails du papier et des coups de crayon même les plus discrets, au point que même la loupe est surclassée, même si elle reste plus pratique à utiliser et transporter. Je l'ajoute volontiers à mon inventaire du mystère.

Mon regard est envoûté par l'aspect spectral/fantomatique que donne le spectroscope. Je ne m'attendais pas à ce qu'il change le fond blanc du papier à dessin, spécifiquement, en un tissu bleu profond. “Un petit accident heureux”, dirait Bob Ross.

#Spectroscopie #Dessin

 
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from Strafanici

di Patrick Wildermann

Testo originale: https://blog.wikimedia.de/2025/12/04/wiki-radio/ Traduzione italiana: nilocram

Un uomo e suo figlio ascoltano la radio in treno usando le cuffie. Immagine in bianco e nero del 1925

A tutti coloro che hanno voglia di un'esperienza audio inaspettata, consigliamo: Wiki Radio! Il programma sorprende ogni volta e, tra l'altro, rende anche più intelligenti. Sul sito web vengono riprodotti file audio selezionati a caso dall'enorme archivio multimediale libero di Wikimedia Commons. Dai concerti di Beethoven alla poesia, fino al cinguettio degli uccelli: ogni brano è accompagnato da interessanti informazioni di base.

Su Wikimedia Commons sono attualmente disponibili oltre 130 milioni di foto, video e file audio, tutti con licenza libera, in modo che chiunque nel mondo possa utilizzarli facilmente e gratuitamente. Se volete conoscere questo enorme archivio multimediale in modo divertente e giocoso, Wiki Radio è proprio quello che fa per voi!

Un viaggio di scoperta attraverso l'archivio audio di Wikimedia Commons

Wiki Radio riproduce in modo casuale brani audio trovati su Wikimedia Commons. Dopo pochi secondi è possibile passare al brano successivo premendo il tasto “Skip”. Inoltre, è disponibile un pulsante “Track Details” che consente di accedere alla pagina Wikimedia Commons corrispondente al file audio con le informazioni di base.

La varietà del programma Wiki Radio è enorme: spazia dal “Requiem” di Beethoven a discorsi politici storici, dalla musica delle intro di videogiochi famosi a un annuncio della metropolitana di Monaco di Baviera o a una poesia recitata, fino al cinguettio degli uccelli.

L'inventore Rico Monkeon per creare Wiki Radio si è ispirato a Wikitok : questa applicazione consente agli utenti di scorrere le immagini degli articoli di Wikipedia e, chi desidera saperne di più, può semplicemente cliccare sul testo corrispondente.

Wiki Radio trasferisce ora questo principio alle orecchie: buon ascolto e buon divertimento!

Wiki radio The thrilling sound of random Wikimedia

 
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from Trucs de fous

Une infirmière propose en atelier créativité de faire des masques pour travailler sur les émotions. Une patiente fait un masque vert avec la bouche crispée et dit je suis angoissée. Un patient fait un masque rouge avec les sourcils froncés et il dit qu’il est en colère. Une troisième patiente montre sa propre tête d’apparence neutre en disant « pour moi c’est celui là le masque » puis en montrant son masque bleu qui pleure « et celui là la vraie émotion ». Elle ajoute qu’elle aimerait exprimer ses émotions mais ça ne sort pas.

Exprimer ses émotions devrait être un geste banal de tous les jours, et pourtant parfois c’est quelque chose de très difficile, surtout pour les personnes autistes, pour plusieurs raisons :

  • Parfois, des informations sensorielles, ou autres informations nous manquent pour les identifier, c’est l’alexithymie

  • Des années d’injonctions à cacher son fonctionnement (camouflage) peut être un apprentissage très ancré bien que dangereux pour la santé (le camouflage est un facteur de risque suicidaire en particulier chez les femmes autistes)

  • Chez les personnes autistes, le langage paraverbal n’est pas maîtrisé, ce qui rend notre manière d’exprimer nos émotions différente des neurotypiques et peut entraîner des incompréhension entre les deux. Une personne neurotypique qui a pour habitude d’associer la colère avec des sourcils froncés peut ne pas comprendre lorsqu’une personne autiste lui dit « je suis en colère » en affichant un visage paraissant détendu. À tous mes amis, parents, conjoint, qui m’ont dit « je n’avais pas vu que tu étais si mal », je leur répondrais aujourd’hui « c’est normal, je ne l’ai pas dis dans ta langue »

  • Exprimer une émotion implique un échange social qui a un coût, surtout lorsque toute notre énergie est prise par l’émotion en question. Cela demande de pouvoir répondre aux questions de l’autre, le rassurer si besoin, gérer des remarques lorsqu’il y en a…

Tout cela représente des barrières à franchir, pourtant exprimer ses émotions est le seul moyen d’obtenir de l’aide. Si vous avez un proche autiste, offrez lui des moyens d’exprimer explicitement ses émotions. Moi j’aime bien exprimer l’intensité de 1 à 10, et je me dis que je devrais me servir plus souvent de cette méthode pour être comprise par les neurotypiques.

 
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from Un Spicilège

Résolution

Lors de mon long passage à la librairie des Utopiales cette année, j'avais quelques objectifs dont celui-ci : trouver un livre de Li-Cam. J’ai en effet découvert cette autrice à travers la sublime collection Petites bulles d’Univers d'Organic Éditions et j’avais très envie de découvrir d'autres textes de sa main. Le fait que Résolution fasse de plus partie de la collection Eutopia, déjà découverte grâce aux Collisions par temps calme de Stéphane Beauverger, a fini de me convaincre. Cette novella nous plonge dans un futur en bout de course dans lequel le fantôme d'un monde agonisant pèse sur les épaules d'une société nouvelle, l'Adelphie, qui tente de se reconstruire sur une île isolée. Guidée par Wen, meneuse à la personnalité complexe, et gérée en toute bienveillance par une IA, elle devra faire face à de nouveaux enjeux.

Sur cette base assez classique, Li-Cam réussit à construire une ambiance originale, étonnamment neutre, à l'image du personnage de Wen, véritable pierre angulaire du livre. Cette tonalité distante, presque clinique, reflète en effet parfaitement la manière dont ce personnage interagit avec le monde qui l'entoure : avec une lucidité profonde et sans beaucoup d'affect. Cette singularité immédiatement perceptible donne toute son originalité au récit et met en avant la précieuse richesse que représentent les sensibilités atypiques. C'est par le biais de ses anciens écrits que l'histoire revient par touches successives sur ce qui a mené la société à sa perte. Les mots de Wen dressent alors le tableau tragique d’une humanité qui court vers la catastrophe avec la volonté, consciente ou non, de ne pas regarder sa fin en face. Le parallèle avec le quotidien est redoutable de vérité. L’eutopie émergente n'en ressort que plus fragile, bien que porteuse du peu d'espoir qu'il reste.

Résolution a beau être un texte court, il n'est pas dénué de pistes de réflexion. Il me laisse une expérience de lecture teintée de sentiments contradictoires, portée par l'écriture tout en finesse et en précision de Li-Cam.


Résolution | Li-Cam | La Volte

 
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from René Durand

Et pour vous, ce serait quoi votre « futur désirable » ? Celui-ci ou celui-là ?

C’est le pur hasard qui a placé ces deux textes sous mes yeux, presque simultanément…

Dans la colonne de gauche, j’ai collé un texte anonyme manuscrit laissé par un·e habitant·e de Figeac, dans la boite aux lettres du groupe figeacois de la Cimade. Fallait-il mettre ce « torchon » raciste à la poubelle et passer sous silence cet « événement littéraire » ?

Dans celle de droite, un texte écrit par une des nombreuses bénévoles de La Cimade (encore une Michèle) qui racontait son vécu et que nous avons reçu par courriel, pratiquement au même instant…

La confrontation de ces deux histoires me paraît de nature à vous interroger — vous, parce que pour nous c’est fait — dans lequel de ces deux mondes vous voulez-vivre, vous et vos enfants ? Votre « futur désirable » en quelque sorte ? Celui souhaité par notre « courageuse anonyme » ou celui que construit vaillamment par Michèle, la bénévole ?

Cela m’a semblé indispensable — à la veille des prochaines échéances électorales, tant nationales que locales — de vous inviter à réfléchir à cela… Vous avez fait votre choix ?

 
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from ~ T.S.I. ~

LE SOL POUR S’ÉLEVER – Madya

📅 Vernissage le 22 janvier à 18h30 📅 Battle Jam le 4 février 2026 à 18h30 📍 Hall du Flow – Lille ✨ Gratuit – Accès libre (14h-22h)

En 2024, le breaking est entré aux Jeux Olympiques. Mais au-delà du sport, il reste avant tout une culture. C’est précisément ce que raconte LE SOL POUR S’ÉLEVER, le projet de @madya.lsps (Amaury Mayaya) : un voyage de 300 jours à travers 8 pays d’Asie pour documenter la manière dont le break devient un levier d’expression, de transmission et d’émancipation. Cette exposition itinérante est un carnet de voyage qui rassemble des photographies, des récits et des QR codes interactifs pour mettre en lumière des histoires et des communautés méconnues. Une question traverse toute l’expérience : Quel est, pour chacun·e de nous, ce “sol” qui nous permet de nous élever ? Découvrez cette exposition pendant toute la durée du festival Hip Open Dance 2026 !

📣 Vernissage le 22 janvier 2026 à 18h30 au @flowlille (gratuit – accès libre)

🗓️ Et notez le 4 février : Le BATTLE JAM, inspiré de ces voyages, où la musique change selon les pays… Une manière de vous faire vivre une partie de son aventure.

Plus d'info: https://fb.me/e/8RxvetZ75

 
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from adventices

photo « brume sur les hêtres » © Guillaume Laget – 2025

un grand renard roux aux poils hérissés a replié sa queue puis s'est endormi dans les grands bras de la brume sur le flanc du ravin les hêtres nous retiennent leur sommeil de l'automne rend nos rêves paisibles


 
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from irisdessine

Projets du moment

Écriture

Mon histoire commence à plonger doucement dans l’aventure, ça décolle doucement. Je suis contente aussi, parce que j’y reviens presque tous les jours, pour écrire quelques lignes, sans efforts, ni pour écrire, ni pour y revenir :)

Code

Là, c’est issu d’une sorte de résolution personnelle, liée à mes ambitions de devenir meilleure en tech, je fais des petits katas pour m’entraîner aux algos et surtout améliorer ma façon de coder (souvent, j’utilise beaucoup de circonvolutions, beaucoup de lignes de code pour arriver à un résultat qui pourrait se faire avec d’autres méthodes plus concises mais aussi compréhensibles, voire plus !)

Veille technologique

Veille personnelle

  • J’aime beaucoup les forums et je regrette leur disparition. Il y avait des forums phpbb qui inondaient les internets, fut un temps, et j’appréciais beaucoup ces lieux d’échange. Plus posé, moins instantané, ça permettait de prendre le temps de débattre, d’argumenter, ou d’écrire des critiques à rallonge des séries qu’on suivait ! J’ai découvert qu’il existait d’autres formats de forums, comme flarum dont voici la démo : https://demo.flarum.site/

Mes joies

  • C’est la dernière semaine avant les vacances qui seront les bienvenues !
  • Le dos est tjr douloureux le matin, mais ça reste toujours dans une zone circonscrite, même si je fais une pause de sport durant 2 ou 3 jours (le week-end, quoi). Ce qui est hyper positif par rapport à avant.
  • Je me tiens à mon rythme de pratique de l'écriture des kanas japonais, et à force, ce qui était compliqué à retenir, devient de plus en plus facile !
  • J'ai acheté le DVD d'un des tous premiers films de Miyazaki (bien avant le Studio Ghibli) : Le château de Cagliostro Plus qu'à le numériser pour l'avoir aussi dans ma bibliothèque numérique !

Lu, vu ou écouté

  • J’ai écouté le podcast À base de pop pop pop pop, un podcast qui, comme son nom l’indique, traite du vaste sujet de la pop culture, au travers d’un sujet spécifique. Ce mois-ci, je suis contente, parce que le sujet vient d’une de mes suggestions (Les hôtels). Ce qui est rigolo, c’est que si vous cherchez un peu dans les émissions de ces derniers mois, vous pourriez tomber sur une où je suis invitée 👀 Ils sont dispos sur toutes les plateformes de streaming, mais aussi sur sound cloud.
  • Wake up dead man. Le film est rigolo, ça démarre sur les chapeaux de roue, mais il y a des longueurs, qui ralentissent le rythme, c’est un peu dommage. Néanmoins, ça reste sympa à regarder. Dispo sur Netflix.
  • On a débuté le visionnage de la série documentaire Yoroï, le making-of qui suit, comme son nom l'indique, l'histoire de la fabrication du dernier film d'Orelsan. C'est frais, c'est rigolo et c'est intéressant à regarder. Ça me donne envie de découvrir le film, d'ailleurs. Dispo sur Prime.

Et le jeu vidéo ?

  • Pas mal de Rocket League avec les collègues, même le week-end 👀 Mais il faut vraiment que j’arrête d’essayer seule, parce que les gens online sont toxiques au possible !
  • 7 days to die avec le chéri suit toujours son cours. On prend le rythme, mon perso a moins faim qu'avant, on est de plus en plus forts, c'est cool !

Ailleurs sur les z’internets

 
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from Strafanici

Come al solito a metà novembre Framasoft ha presentato un bilancio dell'anno in corso ed ha esposto i suoi progetti per il 2026 lanciando contemporaneamente la campagna di donazioni che le permetteranno di realizzarli: https://framablog.org/2025/11/18/renforcons-linternet-du-partage-soutenez-les-outils-solidaires-de-framasoft/

L'obiettivo di quest'anno è raccogliere 250000 euro entro il 31 dicembre di quest'anno, ad oggi (14 dicembre) la campagna di donazioni ha già raggiunto oltre 140000 euro!

Qui sotto trovate la traduzione italiana della prima parte dell'articolo pubblicato su Framablog, quella dove si illustrano i principi su cui si basano le attività di Framasoft e gli obiettivi che si vogliono raggiungere.

Anche noi sostenitori del software libero, da questa parte delle Alpi, possiamo dare il nostro piccolo contributo a raggiungere l'obiettivo finale.

Buona lettura :)

Rafforziamo l'internet della condivisione contribuendo alla solidità di Framasoft.

Framadate si reinventa, Framapetitions (e altri strumenti!) si apre a voi, PeerTube raggiunge la versione 8... Grazie alle vostre donazioni, la nostra piccola associazione continua a costruire un Internet della condivisione, senza pubblicità, senza tracciamento, senza capitalismo di piattaforma. Per voi e per più di due milioni di persone ogni mese.

Come ogni autunno, le foglie cadono, i server si scaldano e Framasoft riempie il suo sacco di nuovi servizi liberi.

E, come ogni anno, abbiamo bisogno anche di voi. Perché il 94% delle nostre risorse proviene da vostre donazioni. Sì, da voi, lì, dietro il vostro schermo.

Quindi, se desiderate che esistano ancora alternative digitali che non vi vendano al miglior offerente, è il momento di dare una mano.

Insieme, dimostriamo che un altro web è possibile... e chiaramente più solidale.

Perché un Internet libero non cresce nei datacenter di Amazon: si coltiva insieme, qui e ora.

Framasoft è un bene comune, è importante prendersene cura

Certo, detto così, potrebbe sembrare uno slogan da startup della tech for good human centered digital ethics©®™. Al di là della formula, vogliamo condividere con voi le nostre riflessioni, scelte e azioni, come tanti argomenti che supportano questa affermazione.

Internet appartiene agli utenti, non ai monopoli

Siamo un'associazione che non ha nulla da vendere e che non cerca il profitto: nessuna pubblicità, nessuna vendita di dati, nessun azionista. Bolloré non potrà comprarci! 🤑

Si sente spesso dire che « Se è gratis, sei tu il prodotto! ». Noi dimostriamo che esistono eccezioni a questa regola: i nostri servizi sono gratuiti perché sono finanziati dalla solidarietà, e non perché i vostri dati saranno sfruttati. Poiché non c'è alcun interesse a sfruttarvi, non c'è alcun interesse a « merdificare » i nostri strumenti. In verità, l'unico scopo dei nostri servizi è… rendervi servizio.

Le vostre donazioni finanziano direttamente strumenti digitali non-merdificati e non-commerciali.

Sostenere Framasoft, è quindi partecipare a un modello unico nel suo genere. È innanzitutto rifiutare l'idea che solo i giganti del digitale dettino le regole del gioco. Ma è anche, in quanto internauta, fare la scelta di investire nell'interesse generale piuttosto che nel profitto privato, nella cooperazione piuttosto che nella competizione.

David Revoy– Licenza: CC-By 4.0

La vostra generosità va a diretto beneficio della comunità.

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I nostri strumenti sono beni comuni digitali, non «prodotti» o merci. Framasoft è un bene comune digitale: più siamo numerosi a sostenere l'associazione, più essa diventa preziosa per tutti. In un contesto in cui gli aiuti pubblici diminuiscono o addirittura scompaiono, la vostra generosità è essenziale affinché la solidarietà continui a far funzionare i nostri server e a vivere i nostri progetti. Sostenendo Framasoft, rendete il web più libero, ma soprattutto più umano. Framasoft pratica d'altronde il “ruissellement” (quello che non è un fallimento, quello che funziona 😉), contribuendo, sotto forma di codice o denaro, ai progetti che utilizziamo o che vi proponiamo. Perché il nostro bene comune digitale si basa, anch'esso, su altri beni comuni.

Illustrazione di David Revoy (fonti)

Come ogni bene comune, Framasoft è fragile. Rafforziamone la solidità. Non abbiamo i soldi di Google (e va bene, non li vogliamo). Non abbiamo l'infrastruttura di Amazon (e va bene anche questo, non la vogliamo neanche). Non abbiamo i 230.000 dipendenti di Microsoft (10 sono già più che sufficienti!). Non abbiamo la capacità di centralizzare la vita privata di Facebook/Instagram/WhatsApp (e per fortuna!).Tuttavia, siamo orgogliosi·e di vedere che il nostro lavoro è realmente utile a un vasto pubblico.

Non cerchiamo la crescita (siamo un'associazione a misura d'uomo e intendiamo rimanerlo), né la performance (che spesso va a scapito della salute mentale dei dipendenti o dei volontari, o dell'impoverimento dei fornitori di servizi).

Cerchiamo piuttosto di rafforzare la nostra robustezza associativa.

A causa della tragedia dei beni comuni (o per molte altre ragioni), Framasoft potrebbe scomparire domani. La Terra non smetterebbe di girare. Abbiamo già anticipato la nostra stessa compostabilità promuovendo e animando il collettivo CHATONS (che vola oggi cammina sulle sue piccole zampe pelose).

Tuttavia, crediamo davvero di essere utili a un'intera fetta della società e desideriamo che questa utilità perduri.

La nostra ragion d'essere: fornire strumenti a coloro che rifiutano un mondo (digitale) ingiusto.

Coloro che scelgono più progresso sociale e più giustizia sociale di fronte alla fascistizzazione del mondo (compreso quella del mondo digitale).

Anche coloro che devono affrontare attacchi sempre più forti e frequenti.

Pensiamo in particolare al mondo associativo,indebolito dal calo dei sussidi e dalla crescente precarietà, per il quale Framasoft a volte funge da ancora di salvezza digitale.

I nostri strumenti consentono alle iniziative locali di persistere e adattarsi, nonostante le difficoltà economiche e politiche. Molti esempi ci onorano: organizzazione di azioni militanti online, mantenimento del legame con i beneficiari, organizzazione di eventi indipendentemente dalle GAFAM.

In quanto associazione, Framasoft pratica la solidarietà inter-associativa: condivide le sue risorse (software, server, conoscenze) con altre strutture.

Fare una donazione a Framasoft significa contribuire a questo slancio di solidarietà tra organizzazioni che, insieme, tessono una rete di sicurezza sociale e culturale per la popolazione.

 
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from Liste-Participative-EYGDD

Le jeudi 15 Janvier 2026 à 19:00 à la salle municipale du village, nous présenterons la Liste Participative d'EYGDD.

C'est quoi une liste participative ? Pourquoi une liste participative ? Nos propositions en 9 points pour le village; A l'issue de la présentation, nous répondrons aussi aux différentes questions.

C'est une réunion publique. Venez nombreuses et nombreux ! Diffusez autour de vous pour nous soutenir.

 
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