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from Solidarité Numérique

Depuis la veille le Secrétaire d’État au Numérique fait la tournée des plateaux pour promouvoir la plateforme.

Le dispositif technique se décompose en deux parties. D’une part un site internet avec des ressources en ligne. Ce site propose des tutoriels, des articles et des liens à destination des publics autonomes. 400 ressources ont été agrégées sur le site. 200 tutoriels ont spécialement été créés pendant cette période. Plus de 2000 médiateurs numériques se sont mobilisés. Jamais aucune autre initiative n’avait mobilisée autant de médiateurs numériques.

L’autre partie du dispositif est organisée autour d’une plateforme téléphonique. Le principe est relativement simple vous composez le 01 70 772 372, un médiateur numérique décroche et vous accompagne gratuitement dans vos usages numériques. Pour répondre à une question, vous avez un médiateur au téléphone et une dizaine d’autres (invisibles) disponibles sur un canal d’aide interne. Tout le dispositif fonctionne sur le volontariat. Si vous ne souhaitiez pas répondre au téléphone et préfériez réaliser des tutoriels, il n’y avait pas de soucis.

8 H 45

Le responsable technique de la plateforme fait un rapide briefing sur le fonctionnement de la plateforme. Le briefing est rapide, trop rapide. Les questions fusent mais nous n’avons pas le temps d’avoir des réponses. Il est 9h, la plateforme est ouverte, il y a des centaines d’appels qui affluent. J’enfile mon micro-casque dans lequel j’ai investi pour l’occasion et je décroche mon premier appel. Cela fait 15 ans que je fais de la médiation numérique. J’ai accompagné des milliers de personnes dans des milliers de situation différentes avec des profils complètement hétéroclites. J’ai appris à des enfants de maternelles à dessiner sur un ordinateur, à des cadres à gérer leur profil Linkedin. J’ai travaillé avec des ados de l’école de la seconde chance, des publics allophones, des élus, des femmes, des hommes, de tout horizon social, de tout âge. Je tiens depuis 10 ans un blog sur la médiation numérique. Je donne des formations, effectue des interventions dans le domaine. On me reconnaît une certaine expertise.

Les premiers appels sont assez simples à gérer. Ce sont essentiellement des demandes d’informations assez rapides à traiter. La complexité est liée au fait de ne voir ni son interlocuteur, ni son écran d’appareil. Cela demande encore plus de précision dans la guidance.

Et puis tout bascule en un seul appel.

 
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from Solidarité Numérique

Le groupe Facebook est complètement désorganisé. Nous sommes plusieurs à ne pas bien comprendre le fonctionnement. Un comité de pilotage est mis en place, mais peu d’informations transitent. Un an après j'étais incapable de dire qui a fait partie de ce comité de pilotage. Les choses se sont organisées en petits cercles, sans y associer les acteurs. Des médiateurs demandent comment faire pour pouvoir s’inscrire comme volontaires. D’autres interrogent sur la nature des documents qui seront produits et leur licence.

J’apporte ma pierre à l’édifice pour essayer de structurer la démarche en neuf chantiers. Des ressources vont être mises en commun sur une plateforme. La question de la pérennité de la plateforme ressource se posera une fois la crise terminée. Une licence doit être définie par défaut. Il faut inclure des indicateurs d’évaluation. Nous avons ouvert un espace collaboratif pour commencer à poser nos idées.

Ce n’est pas tout à fait comme cela que ça s’est passé au final. Nous n’avons pas eu voix au chapitre. Les choses se sont décidées en petit comité. Notre rôle était d’exécuter. Ce qui caractérise la médiation numérique c’est de donner du sens à la chose numérique. Nous n’avons pas pu le faire. Il y a une chose qui me tenait vraiment à cœur : raconter.

J’ai vécu la mobilisation spontanée précédente autour du Blog EducAttentats. Il ne restait plus de trace de cette expérience en 2020. J’avais le sentiment que nous allions vivre quelque chose de remarquable à travers ce confinement et qu’il fallait le documenter. C’est ce que j’ai fait. Cinq ans après cette expérience, je reste encore marqué par celle-ci.

 
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from Solidarité Numérique

Nous sommes au cinquième jour du confinement. Mon interlocutrice prend des nouvelles de ma santé et me demande si j’ai pris connaissance de l’initiative de La MedNum, la coopérative des acteurs de la médiation numérique autour de la plateforme Solidarité Numérique.

Je lui réponds par l'affirmative. Et pour cause, l’histoire de la plateforme Solidarité Numérique a commencé en 2015 pendant les attentats de janvier. La France alors bascule dans l’horreur des attentats. Pendant trois jours, les forces de l’ordre mènent une chasse à l’homme contre les auteurs de ces attaques. Pendant ces trois jours, les thèses les plus folles circulent sur Internet.

Très vite un besoin émerge : celui d’expliquer aux enfants ce qu’il se passe. Comment expliquer l’inexplicable ? Comment identifier les sources ? Comment vérifier une information ? Ces questions rebondissent parmi la communauté des médiateurs numériques. Nous sommes plusieurs médiateurs numériques à faire de l’éducation aux médias aux plus jeunes. Nous disposons de ressources, de méthodes et de pédagogie. Un groupe d’échange se constitue sur Facebook appelé «Kits de médiation numérique : expliquer, éduquer pour répondre».

Ce groupe a pour objet de collecter les outils, démarches, kits et stratégies pour aider les parents, les éducateurs, les enseignants et les médiateurs dans cette situation sans précédent par son ampleur. Après avoir été mis en forme et validés ces “kits” peuvent être publiés sur tous les sites que le souhaitent, pour répondre à la barbarie avec des armes d'instructions massives. Le groupe Facebook comprendra 170 membres. En 48h les membres du groupe mettent en ligne le blog EducAttentats.

J’ai fait partie de cette aventure. Dès le début. Le monde de la médiation numérique est un petit monde. Avec le temps, l’initiative s’est arrêtée d’elle-même. Le blog n’est plus en ligne. Mais le groupe Facebook est resté.

Cinq ans plus tard, ce groupe est réactivé avec un autre objet dans le cadre de la crise liée au Coronavirus.

• Création de tutoriels, de webinaires et d'outils permettant la prise en main simplifiée des outils numériques existants pour des personnes confinées (médiation numérique non-présentielle) • Création de tutoriels, webinaires et d'outils permettant la prise en main simplifiée d'applications en ligne spécifiques pour des personnes confinées (médiation numérique non-présentielle). • Création d'un service de médiation numérique à distance sous forme téléphonique (via internet) et visioconférence pour des personnes confinées.

Ce groupe a compté jusqu’à 370 membres. Comme tous ceux qui étaient membres du groupe initial, j’ai été notifié du changement de description du groupe. Comme beaucoup, j’ai rejoint l’équipe. La plateforme Solidarité Numérique est l’émanation de ce groupe. Il s’agit au sens littéral du terme d’un commun numérique.

 
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from lk blogue…

Brève de comptoir ou le point de vue photographique saisi à ras le comptoir du bar de la cuisine.

Expérimentation photographique dans le sens d'une lo-fi photographie. Cette dernière est une déclinaison de la low-fidelity (basse fidélité), expression apparue à la fin des années 19801 aux États-Unis pour désigner certains groupes ou musiciens underground adoptant des méthodes d'enregistrement primitives pour produire un son « sale », volontairement opposé aux sonorités jugées aseptisées de certaines musiques populaires.

Ainsi donc, il s'agit de ma part d'une production photographique volontairement «sale», réalisée avec des appareils photographiques anciens ou des appareils plus récents recourant à des objectifs anciens.

Dans le cas présent, il s'agit d'une photo prise avec mon Canon PowerShot G10 (sorti en 2008).

Tags : #AuCafé #photographie #lofi #canon #powershot #g10

 
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from irisdessine

Cet article peut être considéré comme une “suite” de l'article précédent qui parle “d'apprendre”.

Encore un article où je vais dire du mal des IA. À vrai dire, je n'en ai pas fait jusqu'ici, mais celles et ceux qui me connaissent un peu savent à quel point que j'aime pas ça.

Pour plein de raisons que je ne vais pas détailler ici, parce que c'est pas l'objet de cet article, je vais surtout m'attarder sur une des raisons principales : l'IA te fait perdre la mémoire (et ta capacité de réflexion).

Déjà, partons sur un postulat : tu as déjà fait de la revue de code ? Tu sais lire les lignes de code et les comprendre. Sauf que, malgré cette connaissance, tu ne sauras pas vraiment dire si la ligne ou le bloc de code que tu as lu fonctionne réellement. Que si jamais il y a un edge case que tu n'imagines pas, ce n'est peut-être pas un cas géré par le bout de code que tu viens de lire. C'est en exécutant le code et/ou en lisant les tests (qui doivent passer au vert, cela va sans dire) que tu verras si ça fonctionne ou pas. Pour moi, c'est pareil que de laisser faire une IA. Elle te complète ta ligne, parce que dans les milliers de lignes de code qu'elle a ingurgité, il y a souvent cette suite de caractères qui semble être ce que tu recherches. Oui mais entre “sembler être ce dont tu as besoin”, et “être ce dont tu as besoin”, il y a un monde. Et si la ligne que tu es en train de lire (mais que tu n'as pas écrite) te semble bonne au premier abord, elle peut renfermer une énorme bêtise.

Au tout début de ma vie de bébé dev', j'avais copilot qui était installé sur mon VSCode. Et c'était sympa que ça te finisse ta ligne. Jusqu'à ce que je réalise très rapidement (heureusement), que c'était pas me rendre service que de laisser faire une IA. Apprendre, ça demande un effort. Et l'effort n'était plus là et j'oubliais les choses les plus basiques que pourtant je prenais le temps à expliquer à mes camarades qui galéraient un peu, en fin de journée.

La mémoire est un muscle !

Ces phrases chocs sont peut-être simplistes (d'ailleurs, c'est plutôt le cerveau, le muscle), mais elles renferment des vérités dont on a tendance à oublier la saveur et sa réalité.

Oui, bien sûr que c'est long d'écrire un programme informatique. Tout comme c'est long de faire un film, composer une musique, dessiner une illustration, rédiger un CV, etc. Oui, ça prend du temps, mais c'est aussi ce qui en fait une satisfaction une fois le résultat devant tes yeux.

Quand on est bon dans un métier, même artistique, même ultra pointu ce n'est pas le talent qui fait tout, mille artistes l'ont déjà répétés, mais on va le redire : c'est le travail. Et le travail, c'est l'effort, la répétition, la pratique, les erreurs corrigées une fois, deux fois, cent fois.

Je ne suis pas là pour faire l'apologie du “travail”, ni de maximes idiotes du type “quand on veut, on peut”, je pense juste qu'il faut savoir suer un peu pour accomplir quelque chose qui nous satisfait. Dans le sens : apporter de la dopamine dans le cerveau.

Prenons la métaphore du sport. Je suis très sportive mais bear with me (ours avec moi) un instant : Tu veux faire du sport. Pas de quoi devenir pro, juste de quoi te muscler raisonnablement et gagner en souplesse. Tu sais déjà que sans effort, tu n'arriveras pas au résultat escompté. Et puis, tu constates aussi très rapidement que sans régularité, tu n'arriveras à rien. Si tu fais du sport pendant 3 mois, puis que tu arrêtes, ta souplesse et tes muscles durement gagnés vont disparaître. C'est LE truc avec le corps humain (physique ET mental) : c'est pas acquis pour toujours ! L'effort doit être constant. Dans notre enfance, on a pris quelques années à apprendre à lire, écrire et parler notre langue maternelle. On continue à la maîtriser parce que tous les jours, on continue à la lire, l'écrire et la parler.

La preuve par l'exemple (ou le Retour d'Expérience)

Plein d'exemples de ma vie me soulignent à quel point c'est facile de relâcher les efforts et de perdre le peu qu'on a gagné :

  • J'apprends le japonais essentiellement sur des applis, du coup, je sais lire le japonais (à mon niveau), mais je suis de moins en moins capable d'écrire les kanas et les kanji. Parce que je ne pratique pas ! => J'ai donc décidé de me remettre à l'écriture avec cahier et crayon pour repratique mes alphabets japonais.

  • Je reste nouvelle dans mon métier de dev', et si je ne continue pas mes exercices de mémorisation de certaines notions que j'utilise assez souvent pour devoir m'en souvenir, mais pas assez pour m'en souvenir grâce à la pratique, j'oublie, je me trouve même parfois moins performante à cause de ça. => C'est pas encore régulier, mais j'ai des flashcards où je note chaque nouvelle notion que j'apprends et je les révise chaque matin avant le taf (avec mochi.cards)

  • Je pratiquais le yoga très régulièrement jusqu'à un souci à l'épaule qui a dû m'obliger à ralentir sérieusement ma pratique (c'est-à-dire ne quasi plus jamais en faire), et ma souplesse disparaît peu à peu à cause de ce ralentissement. => Là, il y a une partie médicale en cours de résolution (I hope), mais je reprends très en douceur le yoga pour resolliciter en douceur mes muscles.

  • Depuis plusieurs années, Google a été mon extension de mémoire sans aucun effort. C'est-à-dire qu'à l'instant où je cherchais un nom d'acteur ou d'actrice, je switchais automatiquement sur mon téléphone pour aller chercher son nom. Je ne laissais pas le temps à mon cerveau de prendre la peine de fouiller ma mémoire, Google le faisait très bien pour moi. Sauf que, là encore, j'ai réalisé que ma mémoire, pourtant testée comme excellente (!) me faisait de plus en plus défaut pour des détails que je connaissais pourtant avant par cœur. => Maintenant, je fais l'effort de réfléchir un moment avant d'aller sur le net. La bonne nouvelle, c'est que jusque là, je n'ai pas eu besoin d'aller sur le net pour trouver la réponse que je cherchais. Ma mémoire m'a suffit.

  • Si je passe plusieurs mois sans dessiner, je dois ré-apprendre les bases, la perte de pratique me fait perdre ma carte mentale de dessins. => Je tente de faire un petit croquis, un bout d'histoire, quelques soirs par semaine, lié à ma BD sur laquelle je suis depuis quelques années déjà.

  • J'ai passé plusieurs années sans écrire la moindre histoire (j'en écrivais souvent, dans ma vie d'avant), et j'ai réalisé, en reprenant, que c'est plus compliqué de réussir à trouver mes mots pour exprimer correctement les idées que je veux faire passer. => Là aussi, l'écriture de ma BD (et d'articles aussi, d'ailleurs) me refont pratiquer l'écriture.

Tous ces exemples aussi divers que quotidiens me rappellent à quel point c'est super important d'entretenir sa mémoire au même titre que les muscles qui composent notre corps.

Sans compter le fait que la vieillesse est un facteur (naturel, lui) de diminution de la mémoire, et que – toutes les études le disent –, faire travailler la mémoire fait reculer les problèmes/maladies/dégénérescences liées à la mémoire, justement.

Et donc ? On apprend !

Donc, IA ou pas IA, Internet ou non, la pratique de la mémoire est hyper importante au quotidien, afin de ne pas perdre ce qui fait de nous des êtres humains : notre histoire (et donc, la mémoire, par voie de conséquence).

Ne perdons pas notre humanité, et reprenons le contrôle de nos cerveaux ! Réapprenez le goût de l'effort pour arriver à un résultat qui fait du bien au cerveau ! Prenez le temps de réaliser une recette de gâteau pour avoir la récompense de le déguster à la fin. Oui, c'est une métaphore, mais pas que : l'effort fourni dans la réalisation de la recette est récompensé par l'énergie récupérée dans l'ingestion du gâteau qui en résulte. Entraînez votre mémoire ! Apprenez de nouvelles choses ! Pratiquez ce qu'il vous fait envie de pratiquer et continuez encore et encore !

 
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from Depuis les Gorces

Je me rappelle ma première communion, ma mère me demande ce que je veux comme repas, je réponds avec des étoiles dans les yeux : du canard 🤩. Et là, 25 ans plus tard, je viens de passer 4 jours chez moi avec ma mère et ma tante, et tous les repas étaient végétaliens, sauf un repas avec des œufs : on s'est régalées !

Comment j'ai décidé d'arrêter de manger de la viande (et du poisson)

Au début, un léger malaise

J'ai toujours trouvé ça un peu dommage de devoir tuer des animaux pour manger de la viande, mais bon, c'est la chaîne alimentaire non ? D'accord, les vidéos sur les élevages-usine et les abattoirs, c'est révulsant, mais du coup, il suffit d'acheter de la viande de bonne qualité au boucher non ? Comme beaucoup de monde, je vivais avec une certaine dissonnance cognitive. Je prenais aussi l'avion, et acheter bio était mon acte écolo bonne conscience.

Bon, en réalité, je mangeais déjà peu de viande.

  • On en mangeait peu chez ma mère, et donc je n'ai pas grandi avec l'habitude d'en manger à chaque repas
  • C'est probablement une conséquence de ce qui précède, mais je ne savais pas vraiment cuisiner la viande ni le poisson, et je ne sais toujours pas la différence entre de l'épaule et de la poitrine de porc 😬.
  • Je n'ai jamais aimé la viande de bœuf, et je n'aime vraiment pas les steaks hachés. Par contre, comme je le disais en intro, j'adorais le canard et l'agneau.

La prise de conscience de l'urgence écologique

Je me suis intéressée progressivement à la question du réchauffement climatique, et j'ai compris le rôle que jouait la viande dans cette affaire 🫣. Mon léger malaise à consommer de la viande est devenu un peu plus fort. Mais mon comportement n'avait pas changé pour autant.

Et puis, lors du confinement, je me suis mise à cuisiner davantage. Comme la moitié de la population française je crois 😅. J'ai découvert de nouvelles recettes végés via Twitter, le monde des chefs cuistos qui aiment les légumes et les épices.... J'ai déjà raconté ça sur ce blog, donc je ne vais pas me répéter 😬.

Or donc, j'ai découvert des nouvelles recettes qui étaient ultra bonnes. Progressivement ces recettes ont remplacé les anciennes, et je n'ai plus eu besoin d'acheter de la viande ni du poisson à la maison.

Les premiers repas avec des ami·es à la maison ont été un peu stressant (qu'est-ce qu'iels vont penser ?!), et puis c'est devenu la routine.

  • Lors d'un WE avec les copaines, chaque couple gérait un repas, j'ai fait un plat végétarien, sans rien dire, et j'ai mangé les autres plats avec de la viande. En fait, j'étais inquiète, mais j'ai été super agréablement surprise, on était plusieurs à avoir préparé des plats végé, ou avec des options végé 😍.
  • Ensuite, j'ai commencé à dire vraiment que je ne mangeais plus de viande ni de poisson. Ma crainte était de passer pour la fille chiante et donc ça m'était difficile.
  • Lors d'un colloque à Paris, j'ai amené mon copain et un pote dans un resto végan à Paris, pfiou, ouf, c'était excellent.
  • L'étape suivante a été de dire à ma belle famille que je ne mangerai plus de viande ni de poisson, même chez elleux. Encore une fois, la grosse inquiétude de les agacer ou de les “faire chier”.
  • Et l'étape ultime, au resto avec des clients qui bossent pour la filière agricole, j'ai demandé à n'avoir qu'un plat de pâtes, car il n'y avait pas d'option végétarienne. Spoiler : ça c'est très bien passé, la serveuse a été adorable. J'ai eu l'impression de battre le boss de fin du jeu de l'affirmation de soi 😆.

Bref, aujourd'hui je me dis végé et je le vis bien. Je sais que pour la planète ça ne serait pas si grave si une fois de temps en temps je mangeais de la viande, mais je n'en ai plus envie. Je sais que j'emmerde un peu les autres en ne mangeant pas de viande chez eux, ni au resto. Mais je me suis convaincue :

  • Qu'en faisant ça, je fais évoluer la norme sociale.
    • Je rends davantage visible les personnes qui ont arrêté de manger de la viande.
    • Je rends plus facile pour d'autres de se déclarer végé. Ma petite sœur l'était déjà, une collègue aussi, la copine d'un bon copain aussi : ça aide vraiment.
    • Je rends plus visible pour les restaurateurs·trices l'intérêt d'avoir au moins une recette végé à la carte (et honnêtement, il y a plein de recettes franchouillardes sans viande ni poisson). C'est vraiment tellement plus simple quand il y a une option directement à la carte.
  • J'incite mon entourage à essayer de cuisiner une recette végétarienne quand je viens chez elleux, et à se rassurer que c'est possible de recevoir dans ces conditions.
    • J'ai beaucoup aimé un repas récent chez des ami·es. Elle avait cuisiné des lasagnes “normales” – à la viande, et des lasagnes aux champignons. Tout le monde a adoré la version aux champignons. Double effet kiss-cool. Une autre copine qui était présente et qui, je le sais, essaie de diminuer sa consommation de viande a pu prendre ¾ de lasagne aux champi, ¼ de lasagne à la viande pour ne pas vexer la copine qui cuisinait. Et la copine qui cuisinait a désormais une super recette végé pour recevoir.
  • Je me suis convaincue que ça n'est pas la fin du monde de cuisiner une option végé, et que donc je peux demander ça pour qu'on me permette de suivre mes principes éthiques de vie. Cette évolution s'est faite en parallèle d'un travail sur l'affirmation de soi qui n'est vraiment pas évident, mais que je ne regrette pas !

Quelques ressources de recettes végé et/ou végan

 
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from cedval

Cela faisait longtemps que je cherchais à écrire sous une forme plus longue que sur les réseaux sociaux.

C'était une évidence que cela devait passer par un blog mais j'avais du mal à me lancer.

Quelle plateforme choisir ? Et si j'auto hébergerais moi même ce blog ? Avec quelle technologie ? Quoi écrire et sur quels sujets ?

Trop de questions techniques que je n'arrêtais pas de me poser : travers de mon profil de software engineer qui cherchait les défis j'imagine 😅

A force de réflexion, le constat était que j'avais besoin de simplicité.

Et c'est en découvrant ZACLYS sur Mastodon (@zaclys@mastodon.zaclys.com) et l'ensemble de leurs services qu'une solution intéressante s'est présentée !

J'avais pris un abonnement chez eux depuis un moment mais le seul service que j'utilisais était Flux pour remplacer Feedly.

J'avais vu qu'ils avaient aussi un service de blog propulsé par WriteFreely : BlogZ.

WriteFreely chez Zaclys

Et c'est exactement ce que je recherchais !

Activation en 5 minutes depuis mon compte. ✅Interface épurée. ✅Format Markdown pour l'écriture avec support du HTML si besoin. ✅Système de brouillon/draft avec sauvegarde automatique. Publication du draft en 1 clic pour pouvoir le partager.

Et aussi une page Wiki suffisamment claire et concise pour commencer à appréhender l'outil sans stress !

En résumé, plus d'excuses pour ne pas se lancer !

Ne restait plus qu'à trouver les sujets et commencer à écrire.

Et cela tombait bien, je venais de rentrer du Festival International du Voyage à vélo qui avait lieu au Mans, mon premier sujet était trouvé.

Cela a donné lieu à mon premier article 🎉!

Prise en main

Ce qui m'a pris le plus de temps pour me lancer sur ce blog c'est de choisir le nom 😅.

Parmi les options disponibles sur la page de personnalisation (bouton Customize), je n'ai pas changé grand chose.

J'ai mis une signature qui apparaitra à la fin de chaque post et renseigné le lien vers mon compte Mastodon.

Cela permet, en ajoutant le lien de mon blog à mon profil Mastodon, qu'il soit affiché en vert pour indiquer qu'il m'appartient :

Capture du lien vérifié sur mon profil Mastodon

Petites astuces

Une fois les premiers articles écrits, j'ai pris le temps de lire la documentation de WriteFreely.

Voici les quelques fonctionnalités que j'ai trouvé intéressante.

Afficher uniquement un extrait

Par défaut, la page d'accueil de votre blog va afficher la liste de tout vos articles en entier. Il est possible de changer ça en utilisant la balise suivante dans chacun de vos articles, à l'endroit où vous désirer faire la coupure (doc) :

<!--more-->

En image : Aperçu de l'utilisation de la balise more sur la page d'accueil

Cela peut rendre la page d'accueil plus lisible.

Support du Fediverse

WriteFreely supporte le protocole ActivityPub, un nouveau post sera donc communiqué sur le Fediverse. Cela signifie qu'un utilisateur du Fediverse (par exemple sur Mastodon ou Plemora) peut suivre votre blog comme si il suivait n'importe quel autre compte.

Pour exemple, l'identifiant du compte associé à mon blog est @cedval@blogz.zaclys.com. N'hésitez pas à me suivre 😉.

Hashtags

Il est possible de mettre des hashtags dans votre post (doc). Ils seront envoyés sur le Fediverse et pourront apparaitre dans la recherche, pratique !

Vous pouvez les mettre à n'importe quel endroit de votre texte. J'ai tendance à les regrouper à la fin du post, jetez un œil à la fin 👇.

Mentions

Vous pouvez mentionner un utilisateur du Fediverse en utilisant l'ID d'instance que vous trouverez sur son profil.

C'est ce que j'ai fait plus haut en mentionnant le compte Mastodon de Zaclys : @zaclys@mastodon.zaclys.com

Première fois que je teste on verra si cela fonctionne 😁

Support du HTML

En plus du Markdown, un support limité du HTML est disponible (doc). Pratique pour pouvoir intégrer des informations d'autre site.

Je l'ai utilisé dans mon article précédent pour afficher les informations de la trace depuis le site Komoot. Voici un exemple de code d'intégration que le site proposait et que j'ai pu intégrer :

<a href="https://www.komoot.com/fr-fr/tour/2068853498?share_token=aTHzFR12Uoeo8OdiF6tSSmxlfJadEjBwvBrrAtnuqH2admYhcI&ref=profile" target="_blank" rel="nofollow noopener noreferrer"><img src="https://www.komoot.com/fr-fr/tour/2068853498/embed?share_token=aTHzFR12Uoeo8OdiF6tSSmxlfJadEjBwvBrrAtnuqH2admYhcI&image=1&hm=true&profile=1&width=640&height=700" width="640" height="700"/></a>

Je mettrais à jour ce post si je trouve d'autres fonctionnalités intéressantes qui ne sont pas forcément évidente au premier abord.

A suivre !

Voilà, j'espère que cela vous aura donné envie de vous lancer dans l'écriture d'un blog 🚀.

Bonne écriture !

#WriteFreely #Zaclys #Blog

 
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from MécanoCycliste

Association

Pour cette semaine, c'est la dernière newsletter de Vélocampus – une des associations vélo nantaise – qui m'a inspiré. L'occasion de parler vélonomie, animation et collectif. En complétant avec des articles sur les changements de pratique issus de médias non spécialisés.

A partir des informations publiées par les associations Vélocampus, Place au Vélo et Le Dérailleur, des articles des médias Reporterre et Sud Ouest ainsi que diverses ressources trouvées sur les Internets.

Vélonomie

Depuis ma reconversion, je suis mécano bénévole dans plusieurs associations qui, chacune à sa façon, participent à la promotion du vélo et à la vélonomie, l'apprentissage de la mécanique pour être autonome avec son vélo.

  • Vélocampus près de Petit Port > mon atelier préféré, leur dernière Newsletter de Mars est très complète

  • Place au Vélo place Viarme > propose le Brico-vélo, le premier atelier auquel j'ai participé

  • Le Dérailleur quartier Doulon > organise des ateliers en plein air, animés par les habitant·es et ouvert à tous et toutes, à découvrir sur leur nouveau site

A petite ou grande échelle, ces associations proposent différents types d'activités et organisent parfois des évènements. Avec prochainement à Nantes :

  • Méca & Couture le 15 mars à la maison de quartier de la Bottière > une journée d'ateliers autour du vélo par Le Dérailleur

  • Le Festival DeuxMains le 4 et 5 avril au Solilab > la grande fête du réemploi solidaire avec un Giga Pole Vélo géré par le collectif la CLAVette du Pays Nantais

Je n'ai cité que 3 associations à l'échelle nantaise, il y en a beaucoup d'autres et pour tous les goûts. Elles font aussi partie de réseaux locaux et nationaux.

Au quotidien

Au delà de sa promotion par les associations militantes, le vélo est vécu au quotidien. Pas uniquement dans les grandes villes. Pas seulement pour les loisirs. Trois exemples et retours d'expérience par les médias Reporterre et Sud-Ouest. Des réelles difficultés à la liberté retrouvée.

  • Ces courageux ruraux qui bravent les routes à vélo > avec les retours de membres d'associations et de collectifs en milieu rural où “sorti du bourg, on se retrouve quasi systématiquement sur une départementale [...] sans aucun aménagement cyclable” mais comme le dit Chloé Charrat de la FUB “face à la mal-mobilité [...] et le manque de transports en commun, la débrouille s’organise”.

  • Loin des grandes villes, ces familles qui se passent de voiture > Plusieurs témoignages de familles qui ont fait le choix de se déplacer sans voitures, avec les avantages, les difficultés et les efforts que ça demande : « Tous les espaces où on regrignote de la liberté par rapport au système font un bien fou. On continue à avoir une vie normale, sans être dépendants de Total ni de Vinci : pour moi, c’est la liberté. » Mais aussi « Ça reste difficile à mettre en œuvre, il faut sans cesse anticiper et planifier. Le plus souvent, le déplacement va aussi être plus long à vélo, et ça empiète sur le temps de vie de famille et de repos. »

  • « Image sympa », « vrai plaisir » : à Bordeaux, ces artisans préfèrent le vélo-cargo à la camionnette > les propos de ces artisan·es passés au vélo sont sans équivoque « je me détends à vélo et gagne du temps pour moi », « le vélo est un moyen de réconcilier artisan et client », « [pour] rien au monde, je ne remonterais dans un camion » à l'opposé des commentaires, un florilège des arguments aigris habituels.

A plusieurs

En bonus, la chronique de la Desertus Bacchus par Cedval (qui a lui aussi lancé un blog vélo via Zaclys) > “De bonnes bières, de belles rencontres et plein de discussions passionnantes”

A qui est ce Brompton G-Line ?

Voir également son retour sur l'utilisation de WriteFreely > Écrire en toute simplicité avec WriteFreely.

#Velo #VeilleVelo #Velonomie #PartoutEnFrance

 
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from UneVoix

J'ai voté pour plus de transports en commun, abordables, fréquents. ____

Je n'ai pas voté pour reculer l'âge de la retraite.

 
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from Il n'y aura pas de f(r)iction.

Le petit monstre d’égoïsme, le petit monstre de soulagement.

C’est un joli tableau de vacances de Noël. Nous sommes au restaurant, ma mère garde mon neveu pour la journée, et tous deux déjeunent avec moi avant de me déposer au train qui me ramènera à la maison.

Le petit termine son assiette, puis demande ses crayons de couleurs, nous discutons, c’est doux. La serveuse vient débarrasser et savoir si nous voulons autre chose, elle se tourne vers moi pour le choix du dessert du petit, avec ou sans beurre salé, je lui réponds en souriant qu’il sait très bien commander tout seul, ce qu’il fait, il voudrait encore une crêpe au chocolat, et un verre de jus de pomme.

“Et qu’est ce qu’on dit ?” Ajoute automatiquement sa tante. “S’il vous plaît, et merci madame.” “Vous avez de la chance d’avoir un petit garçon aussi bien élevé.”

Je m'apprête à rectifier, et puis non, la serveuse a déjà tourné les talons. Et j’ai bien fais, car ma mère me regarde un peu mouillé, un peu bizarrement. Je me rends compte que la scène à laquelle elle vient d’assister la remue profondément.

C’est en effet ce qu’elle verra de plus proche de ma part, en terme de maternité.

A 18 ans ma mère m'a mise dehors. Symboliquement, en devenant une femme. Elle a grandit avant moi, c'est dans l'ordre des choses, pour épouser un autre homme que mon père.

Pas une seule fois je ne lui ai reproché. Je comprenais déjà que pour se réaliser, elle devait laisser ses enfants. La rupture était symbolique et pourtant très claire. Le choix a été déchirant.

Qu'est ce que j'ai fais ensuite ? J'ai pleuré, énormément. Elle m'a manqué comme jamais. Et j'ai fais face. J'ai commencé à devenir ce petit soldat. J'ai cherché quelqu'un d'autre pour me protéger et pour me remettre du coton autour et je me suis bâti une nouvelle maison, qui ressemblait à celle de mon enfance, où le monde extérieur ne pouvait pas m'atteindre.

Et puis j'ai eu 25 ans et le monde extérieur est revenu. Elle m'a de nouveau jetée dehors. Cette fois ci, j'étais responsable, j'ai voulu l'aider à sortir de la dépression de second divorce en lui faisant rencontrer des gens parce que j'avais l'impression de partager le poids de l'échec de son mariage, j'étais son témoin, j'ai signé à la mairie, j'étais d'accord, je lui ai donné sa main !

Quelle fille de 25 ans s'occupe davantage de la vie de sa mère que de la sienne ? Quelle fille de 25 ans prend en charge les problèmes de solitude de sa mère avant de s'occuper de sa propre solitude ? Une fille de 25 ans qui n'a plus personne d'autre que sa mère à qui s'accrocher. Qui n'a que sa mère à appeler quand son mec la vire de chez elle. Pas une seule amie aux alentours. Juste sa mère. Et voilà qu'elle s'en va à nouveau.

Qu'est ce que j'ai fais ensuite ? J'ai pleuré énormément. Elle m'a manqué comme jamais.

J'ai détesté chaque photo de sa nouvelle famille recomposée et j'ai détesté éprouver ça, parce que je savais qu'elle heureuse, épanouie, et que moi, j'étais assez mature pour ne pas lui montrer ma frustration et mon chagrin, parce que je n'ai jamais voulu lui faire de peine, ou embêter son bonheur avec mes sentiments. Et j'ai fait face. J'ai continué à être ce petit soldat. J'ai aussi commencé à comprendre que la maison que j'avais construite n'était pas suffisante pour me protéger et que j'allais devoir affronter le monde extérieur sans lui et sans elle.

Alors je me suis installée toute seule, et c'était merveilleux, et ça l'est toujours.

Pourquoi ? Il n'y a pas de coïncidence. Elle n'était plus là, à chaque instant, comme un foutu cordon ombilical. J'étais libérée. Avec le recul elle m'a fait énormément de bien en partant. Je ne pouvais pas vivre ma vie normalement à l'ombre de la sienne. J'ai commencé, déjà, à ne lui faire entrevoir que des morceaux. Je ne lui ai pas dis la moitié de mes peines et de mes bonheurs ces années-là.

Et puis j'ai eu 32 ans, et j'ai rencontré un garçon. On s'est épousés. Encore un acte symbolique, au début, je ne voulais pas de ma famille au mariage.

C'était censé être un truc fou juste pour nous deux. C'est resté quelque chose de relativement personnel, mais quand je regarde les photos aujourd'hui, je nous trouve tous ridicules. C'était une belle journée, pleine de soleil et de sourires, mais il y a tellement de gens en trop sur les photos. Vous êtes tous là, ma famille. Vous m'honorez d'être venus, mais vous me pompez l'air. Vous souriez trop fort, vous parlez trop fort, vos vêtements sont trop colorés, vous me regardez trop.

Comment est ce que quelque chose d'aussi fusionnel, d'aussi fugace et d'aussi intime que l'amour que nous nous portions alors pouvait être partagé avec tant de gens. Quelque chose clochait. C'est ce que j'ai éprouvé tout au long de cette étrange et inoubliable journée de mariage.

J'ai donné ma main à quelqu'un d'autre que ma mère par les moyens qu'elle m'a enseignés, en la quittant pour un autre homme.

Alors, voilà, je n'ai jamais voulu être mère pour ne jamais me prendre en pleine face le petit monstre d'égoïsme que je suis obligée d'être avec elle.

Je ne veux pas être mère parce que je crois que le soulagement que j'éprouve, lorsque j'effleure ce continent étranger qu'est la maternité, à ne jamais devoir le visiter, est proportionnel à la culpabilité qui me tient quand je lis les histoires de mes sœurs en lutte pour offrir à leurs enfants quelque chose de bon.

Je n'ai pas été un bon petit soldat, j'ai raté ma mission, c'est trop tard.

Maintenant j'ai 45 ans et je ne serai qu'une tante, qu'une adulte référente pour les enfants des autres, que j'ai un immense plaisir à fréquenter, car je suis dénuée de responsabilités envers eux, et surtout, surtout, ielles ne m'appartiennent pas et je ne serai jamais obligée de les perdre.

Mais toi, tu es devenue mère grâce ou à cause de moi. Finalement aucune de nous deux n'a eu le choix. Je n'ai pas le choix de t'aimer. Tu es ma mère. C'est viscéral. Je suis obligée. Je t'aimerais toujours. Mais ça ne veut pas dire que je dois te le prouver.

C'est comme ça. Tu l'acceptes, ou tu pleures.

Ou alors tu es un bon petit soldat, et tu es fière de ta fille que tu as si bien élevée à être libre.

 
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from Ma vie sans lui

Ci-gît l'amour

Serai-je capable un jour d'écrire sur ce journal sans pleurer toutes les larmes de mon corps ? Je le pense, oui, mais ce ne sera sans doute pas aujourd'hui. Je pleure moins souvent, ce sont souvent juste des larmes qui restent en bordure de paupière, juste un sanglot dans la voix que j'ai appris à maitriser, la plupart du temps. Parfois, si je suis seule ou alors cachée (comme dans l'obscurité d'une salle de concert, par exemple), les larmes dévalent en silence mes joues où elles sèchent seules, en restant inaperçues aux yeux des autres.

Il me semble qu'il y a longtemps que je n'ai pas parlé d'amour ici. Ou alors j'en parle tout le temps, je ne sais plus.

L'absence de mon amoureux est devenue une compagne familière. Je me fais à l'idée, il ne sera plus jamais là. J'ai passé un long moment ce week-end à nettoyer son ordinateur qui va être donné à quelqu'un, l'occasion d'une rétrospective globale sur sa vie, en mettant de côté les photos, les musiques qu'il aimait, des écrits perso que je découvre (il ne me les avait jamais fait lire). Je supprime également les comptes qu'il avait en ligne et qu'il n'utilisera plus. Je fais ça proprement, méthodiquement, comme il l'aurait fait aussi, soucieux de ne pas laisser plus de traces qu'il n'en faut. Me restent deux disques durs externes et un nombre incalculable de clés USB qui vont aller rejoindre la valise des souvenirs de lui que j'ai constituée. Un jour peut-être, je les formaterai, mais pas tout de suite.

J'ai commencé à refaire la déco du bureau, qui me le rappelait trop. J'ai épuré les affichages, mis de nouvelles choses, histoire de changer d'air. Seule la photo de nous deux est restée à sa place. C'est la seule photo où nous sommes côte à côte, heureux, alors que nous randonnions en Bretagne. La seule photo de nous deux.

Bien sûr, son corps me manque. Son odeur, sa douceur, ses baisers, ses caresses. Évidemment. Mais je crois que ce qui me manque le plus de lui, c'est son amour. Moi, je l'aime encore, de cet amour incroyable qu'on a pour les gens qui sont partis et qui ne cesse de m'étonner, jour après jour (comment une telle chose est-elle possible ? aimer après la mort, vraiment ? mais oui !) Cependant, cet amour est désormais à sens unique et ce qu'il me renvoyait, dans la relation extraordinaire qui était la nôtre, me manque terriblement. Je ne suis plus aimée de lui, et cela crée un vide immense qui m'aspire parfois toute entière. Le regard qu'il portait sur moi, la confiance en moi qu'il m'avait rendue, le sentiment d'être puissante, invincible, irrésistible car passionnément aimée, tout cela s'est effacé petit à petit avec le deuil. J'essaie de ne pas oublier ce sentiment que me procurait cet amour, cette sécurité, cette assurance et j'essaie aussi de me dire que je dois les garder, en mémoire de lui mais ce n'est pas encore évident.

Pour la première fois en plus de 40 ans, je dois exister sans l'amour d'un homme. Et bien sûr que je vais y arriver mais quel manque, quelle perte... Je crois que je ne pensais pas que ce serait cela qui serait le plus difficile.

 
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from Trucs de fous

25 janvier 2025

victime violences sexuelles

Il faut que la honte change de camp ! Soutient à toutes les victimes de violences sexuelles, qui font partie des causes de troubles psy 😢

Planche 23

hôpital psychiatrique ennui cache-cache chambre d’isolement

Ça y est, la nouvelle planche ! Elle s’est faite attendre, désolée 🫤

Deux sujets dans cette planche :

L’isolement : une chambre d’isolement, c’est un élément qui fait partie du cliché de l’hôpital psy je pense. C’est un espace fermé à clé où est enfermée, sans son consentement, une personne qui est très agressive envers elle même et ou envers les autres. Oui, ça existe encore 😭 je ne questionnerais pas ici le bien fondé de cette pratique, je n’en ai pas les compétences. Par contre, comme toujours sur Trucs de fous je vais essayer de démonter le cliché : patient en psychiatrie = dangereux À titre d’exemple, dans l’unité où j’ai été, il y avait 25 chambres, dont une seule chambre d’isolement. Parmi les patients qui y étaient, certains étaient probablement agressifs pour eux-mêmes et non pour les autres. D’après le média Petite mu 98% des patients en psychiatrie ne sont pas dangereux pour les autres. La plupart d’entre nous sommes arrivés là par dangerosité envers nous même ou par besoin de soutien renforcé 24h/24.

Deuxième sujet : l’ennui Dans un hôpital psy public, on s’ennuie, ensuite on s’ennuie, ensuite on mange puis on s’ennuie. Les personnels n’ont clairement pas le temps de nous proposer des activités. Sauf que, dans certaines pathologie psy, l’inaction nous fait couler encore plus, je pense notamment à la dépression, où il est conseillé de reprendre des activités progressivement. La pratique du sport est aussi conseillée pour beaucoup de troubles psy. Mais quand on est enfermé dans un bâtiment sans son consentement que le personnel a à peine le temps de gérer nos crises, impossible de faire ça. Si l’on rajoute à cela le fait de ne plus voir beaucoup sa famille et ses amis (je sais pas chez vous mais ici un seul hôpital pour presque tout le département, donc pour les proches ça fait loin), d’être privé de ses affaires, de traîner en pyjamas, de ne pas pouvoir se laver en autonomie au risque car on vous a retiré votre poteau de douche pour vous éviter de vous pendre avec… ect… Il y a de quoi, dans la structure de l’hôpital psy, sombrer encore plus qu’au moment de notre venue

Bref, sur ce sujet joyeux (ironie), bonne année, et jouez à cache-cache !

Planche 55

7 novembre 2024

handicap MDPH droits durée IME liste d’attente

Être aidé quand on a un handicap ou une maladie est un droit. Cependant, demander ces droits est un combat, et même lorsque notre besoin est reconnu, le temps d’attente pour enfin être aidé.e est long, très long, voire immense… Pendant ce temps, il se passe des choses plus ou moins dramatiques dans la vie des personnes concernées : une maman en difficulté financière car elle a arrêté de travailler pour faire l’instruction en famille de son fils en attente d’une place en IME et apparemment incapable d’être en sécurité émotionnelle en collège ordinaire (page Lelio au fil de l’eau, c’est son combat qui m’a inspiré cette planche) un papa en burn out car aucun personnel dédié ne s’occupe de ses deux fils autistes à la cantine il compense donc ce manque en allant les chercher tous les midis à l’école pour les faire manger à la maison, un adolescent qui en l’absence d’AESH a tant bien que mal trouvé une façon de fonctionner et qui un an plus tard vit l’arrivée de l’AESH comme un bouleversement trop difficile et la refuse, un adulte qui faute de place en foyer vit avec un « « « « « « aidant » » » » » qui le frappe quand il est en crise, place qu’il n’a pas demandé faute de diagnostic officiel, une jeune adulte qui a été, à plusieurs reprises, hospitalisée sans aucune maladie psychiatrique, attachée pendant les crises, alors que des éducateurs à domicile lui auraient peut être permise, à la place de cette expérience traumatisante, d’avoir son propre logement plus tôt et de devenir progressivement autonome. Quant à moi, pendant l’attente de la prise en charge au CRA j’ai fais deux tentatives de suicide, que j’aurais pu réussir. Je ne parle là que de personnes que j’ai rencontré physiquement ou via écran interposé, mais il y en a plein d’autre pour qui ces mois voire années d‘attente sont des mois voire des années de souffrances. STOP, ce n’est plus vivable, le gouvernement doit faire quelque chose. Si ils ne font rien, mobilisons nous, et votons à chaque élection pour des personnes qui nous soutiendront

Planche 54

17 octobre 2024

maladie psy volonté

Ne laissez jamais rien ni personne vous dire que votre souffrance c’est votre faute et ou que vous manquez de volonté ! Ça semble lunaire mais je vous promet je l’ai déjà lu / entendu à propos d’autres personnes.

Planche 53

TSA intérêt spécifique

Neuroatypie peut vouloir dire pas les mêmes envies. Nos intérêts spécifiques parfois nous rendent étranges pour le reste de la population, mais ils nous rendent heureux, curieux, motivés, c’est notre carburant pour affronter le monde. Consacrer du temps à nos intérêts spécifique n’est pas une option, c’est nécessaire pour notre santé. Attention cependant à garder aussi du temps pour le reste (besoins primaires, travail…)

Planche 52

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Les « étiquettes», oui mal utilisées ça peut êtes essencialisant mais c’est tellement important ! Pas de mot pour décrire ce qu’on vit veut dire pas de mots pour se documenter, pas de mots pour en parler, pas de mots pour se faire comprendre et se comprendre soi-même… Le flou quoi ! Perso, je vis très bien avec mon « étiquette » d’autiste parmi tant d’autres. 

Admirez les livres de la case du milieu s’il vous plaît, j’ai passé des heures dessus

Planche 52

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Voici ce à quoi, selon moi, dans un monde idéal, devrait ressembler la prise en charge psychiatrique des personnes trans. Bien sûr, une seule planche n’a pas l’ambition de représenter toutes les personnes transgenre. 

 

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Nos troubles psy ont essentiellement deux types de causes : les prédispositions génétiques, et notre environnement. 

 

Dans cette deuxième catégorie, je trouve qu’on parle beaucoup des environnements individuels des patients, ce qu’ils ont vécu dans leur vie, mais on parle rarement de la dimension collective et sociale. Oui, des choix de société comme le fait de valoriser les personnes qui travaillent beaucoup, les personnes minces (surtout les femmes), de faire reposer sur les femmes la charge mentale du travail et du foyer, de faire perdurer des rapports de domination entre les hommes et les femmes, les riches et les pauvres, les adultes et les enfants… Tout cela entraîne des troubles psy. 

 

Ainsi, travailler dans les structures de soins permet de soigner les troubles des patients déjà toucheés, mais d’autres actions plus globales comme voter, soutenir des associations de lutte contre la pauvreté, pour l’inclusion, a un impact non négligeable sur les troubles psy de milliers de personnes ! 

 

Oui, la politique, la culture, et la psychiatrie, c’est lié ! 

 

C’est cette vidéo de la chaîne paycocouak qui a métamorphosé ma manière de voir la santé mentale, je vous encourage vivement à la regarder : https://youtu.be/YN3n-GLtSyc?si=fdyYKtwDq9zwzFwz

Planche 50

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Planche 49

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Planche 36

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Planche 31

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Planche 30

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Planche 29

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Planche 28

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Planche 26

# Planche 25 Choisir ses vêtements c’est banal ? Pas à l’hôpital psychiatrique ! ![pyjamas hôpital psychiatrique](https://zzz.zaclys.com/download.php?doc_id=8120542) ]]>planche-24-a2125156732OB2022-05-08T18:23:23+02:002022-05-08T18:23:23+02:002025-02-04T18:24:52+01:00Mathilde Giordier

Si seulement c’était aussi simple que dans les films… Vous aussi vous avez été surpris du traitement du suicide dans certains films ? Je pense par exemple à « Nous finirons ensemble »
Si une personne essaye de se suicider, proposez lui un goûter si vous voulez 🤪 mais SURTOUT appelez les urgences (SAMU au 15 en France)

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Ça y est, la nouvelle planche ! Elle s’est faite attendre, désolée 🫤

Deux sujets dans cette planche :

L’isolement : une chambre d’isolement, c’est un élément qui fait partie du cliché de l’hôpital psy je pense. C’est un espace fermé à clé où est enfermée, sans son consentement, une personne qui est très agressive envers elle même et ou envers les autres. Oui, ça existe encore 😭 je ne questionnerais pas ici le bien fondé de cette pratique, je n’en ai pas les compétences. Par contre, comme toujours sur Trucs de fous je vais essayer de démonter le cliché : patient en psychiatrie = dangereux 
À titre d’exemple, dans l’unité où j’ai été, il y avait 25 chambres, dont une seule chambre d’isolement. Parmi les patients qui y étaient, certains étaient probablement agressifs pour eux-mêmes et non pour les autres. 
D’après le média Petite mu 98% des patients en psychiatrie ne sont pas dangereux pour les autres. La plupart d’entre nous sommes arrivés là par dangerosité envers nous même ou par besoin de soutien renforcé 24h/24.

Deuxième sujet : l’ennui
Dans un hôpital psy public, on s’ennuie, ensuite on s’ennuie, ensuite on mange puis on s’ennuie. Les personnels n’ont clairement pas le temps de nous proposer des activités. Sauf que, dans certaines pathologie psy, l’inaction nous fait couler encore plus, je pense notamment à la dépression, où il est conseillé de reprendre des activités progressivement. La pratique du sport est aussi conseillée pour beaucoup de troubles psy. Mais quand on est enfermé dans un bâtiment sans son consentement que le personnel a à peine le temps de gérer nos crises, impossible de faire ça. Si l’on rajoute à cela le fait de ne plus voir beaucoup sa famille et ses amis (je sais pas chez vous mais ici un seul hôpital pour presque tout le département, donc pour les proches ça fait loin), d’être privé de ses affaires, de traîner en pyjamas, de ne pas pouvoir se laver en autonomie au risque car on vous a retiré votre poteau de douche pour vous éviter de vous pendre avec… ect… Il y a de quoi, dans la structure de l’hôpital psy, sombrer encore plus qu’au moment de notre venue 

Bref, sur ce sujet joyeux (ironie), bonne année, et jouez à cache-cache !

]]>planche-22-a2123317512OB2022-04-01T13:33:12+02:002022-04-01T13:33:12+02:002024-10-25T18:13:53+02:00Mathilde Giordier<![CDATA[

Dans la catégorie des troubles psy qui ont mauvaise réputation, il y a la paranoïa, ou trouble de la personnalité paranoïaque. C’est d’ailleurs devenu une sorte d’insulte « t’es complètement parano ». S’il vous plaît, n’utilisons pas les mots servant à parler de pathologies bien précises et de souffrances comme des insultes ! C’est extrêmement dévalorisant et stigmatisant pour les personnes concernées !

 

La personnalité paranoïaque n’est d’ailleurs pas toujours un trouble, et le devient lorsque cette façon d’interpréter ce qui entoure la personne la fait souffrir et l’isole socialement. Et ces personnes souffrent, c’est indéniable : le trouble de personnalité paranoïaque affecte de 0,3 à 2,5 % de la population générale, de 2 à 10 % des consultants en psychiatrie et de 10 à 30 % des patients hospitalisés en psychiatrie. Je ne peux qu’imaginer l’anxiété et la détresse énorme que doit être une vie où tout être humain représente un danger potentiel et il n’est possible de faire confiance à personne. Ces patients ont d’ailleurs une relation difficile avec les soignants car ils ont beaucoup de difficultés à construire une relation de confiance. 

 

Alors, soutient à toutes les personnes paranoïaques et à leurs proches ❤️

 

Le trouble de la personnalité paranoïaque étant une pathologie que je ne connais pas, je me suis directement documentée sur l’article Wikipédia à ce sujet qui est très complet. 

Planche 22

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Comment ça va ? Une question si simple mais qui peut s’avérer si compliqué quand on a de l’alexithymie (difficultés à identifier ses émotions). Le souci est que les émotions non identifiées ne sont parfois pas exprimées ni régulées, elles peuvent donc devenir violentes et nous exploser à la figure au moment où on s’y attend le moins. Comme un dyslexique peut apprendre à lire, un alexithymique peut travailler pour apprendre à identifier ses émotions. Ce ne sera jamais parfait, mais ça peut beaucoup aider. Mais comment faire ce travail ? Tout simplement en se posant la question à soi même ou en se la faisant poser par un soignant «  comment je me sens maintenant, qu’est-ce qui se passe dans mon corps, quelles pensées me traversent ? », suffisamment souvent pour « muscler » cette compétence. Quant aux proches, collègues, environnement d’une personne qui a de l’alexithymie, le mieux à faire est de légitimer les émotions pour permettre à la personne de moins camoufler ce qu’il ou elle ressent. On a tous répondu « oui oui » à une personne qui nous demandait « ça va ? » alors que la vraie réponse était « non » parce que le contexte ne se prêtait pas à la confidence.

LaPlanche 21

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Nos soignants connaissent nos vies dans les moindres détails, y compris parfois notre vie sexuelle ! Il faut pouvoir être à l’aise avec eux et pouvoir leur dire tout ce qui impacterait notre santé sans jamais se sentir juger. Si pour une raison ou pour une autre la relation thérapeutique avec votre soignant est mauvaise, si vous le pouvez partez et choisissez un autre soignant. J’ai eu une psychiatre très charismatique (trop), la relation thérapeutique n’était pas bonne, et cela m’a fais beaucoup rire de m’imaginer lui poser ce genre de questions

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Planche 20

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Cette planche, ce n’est presque pas une blague, et c’est assez violent à vivre…

Planche 19

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Une méthode qui m’a été conseillée à l’unanimité par infirmiers, psychiatres, psychologue, c’est le sport ! 

En plus de réduire pas mal de risques en santé (maladies cardiovasculaires, problèmes de dos ect…) le sport aide beaucoup à réguler les émotions ! Alors, courrez, pédalez, nagez, grimpez, dansez, cela vous aidera à quitter l’hopital, non pas en fuguant mais en régulant mieux vos émotions. Les hôpitaux de jour et les CMP proposent ce genre d’activité, c’est comme ça que je me suis mise au sport, maintenant j’arrive à me motiver et prendre plaisir seule. Vous pouvez aussi vous inscrire dans un club ! 

Bien sûr le sport ne remplace pas les médicaments et les psychothérapie, il vient aider, compléter.

Planche 18

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Pratiquer des activités plaisantes n’est pas une option ni un luxe, c’est nécessaire à une bonne santé mentale ! Merci à mes soignants de m’avoir appris ça ! C’est d’ailleurs pour cette raison que les hôpitaux de jour et les CMP-CATTP (centre médico psychologique – centre d’activités thérapeutiques à temps partiel) en proposent aux patients ! Je trouve que les hôpitaux en intra (hospitalisation complète) devraient en proposer plus, à condition d’en avoir les moyens humains et financiers. 

Planche 17

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Planche 16

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.Planche 15

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.Planche 14

 

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Planche 13

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Planche 8

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Planche 7

]]>2021-01-08T13:18:36+01:001Uncas<![CDATA[J adore!!!]]>planche-6-a2050359902OB2021-01-07T14:43:27+01:002021-01-07T14:43:27+01:002023-11-16T16:08:10+01:00Mathilde Giordier<![CDATA[

Planche 6

]]>2022-10-27T20:07:33+02:001Sebko<![CDATA[Lol je travail a carrefour et oui pleins de kinder lol]]>planche-5-a2050359762OB2021-01-07T14:42:28+01:002021-01-07T14:42:28+01:002023-10-27T09:58:06+02:00Mathilde Giordier<![CDATA[

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Planche 4

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Planche 3

]]>2022-10-27T20:04:58+02:001Sebko<![CDATA[Ho que je connais très bien cet état c'est permanent même mais ont ne sait pas vraiment faire sans ou alors il ne faut plus pensé et cela est impossible pour un autiste]]>planche-2-a2050359262OB2021-01-07T14:38:45+01:002021-01-07T14:38:45+01:002023-01-05T15:10:58+01:00Mathilde Giordier<![CDATA[

Planche 2

]]>planche-1-a2050358962OB2021-01-07T14:36:54+01:002021-01-07T14:36:54+01:002023-10-10T14:47:23+02:00Mathilde Giordier<![CDATA[

 

Planche 1

]]>b7580024ee451dade27517672093ce0982f0277a2::main-tag,accueil-c329309422OB2024-11-23T23:22:14+01:002024-11-23T23:22:14+01:002024-11-23T23:22:14+01:00Mathilde Giordier<![CDATA[

Accueil

Trucs de fous est une bande dessinée qui se passe dans un hôpital psychiatrique. Ça parle de souffrance psychique, de médicaments, de privations de liberté, mais avec le sourire.

Ayant moi même été hospitalisée dans ce type de structure, je me permets de raconter quelques anecdotes parfois inspirées de faits réels mais souvent plus farfelues que vraies.

Toute fois, je ne veux surtout pas dénigrer les souffrance psychiques ou me moquer des maladies psychiatriques. Si vous pensez que cela est le cas sur l'une des planches, je m'en excuse et n'hésiter pas à me contacter.

Cette bande dessinée est sous licence créatives commons. Cela signifie que

Vous pouvez

– La lire gratuitement

– La télécharger

– La partager

Vous ne pouvez pas

– La modifier

– En faire une utilisation commerciale

 

Pour plus d'informations sur les liencens créatives commons : https://creativecommons.org/licenses/?lang=fr-FR

Bonne lecture smile

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Pour lire dans le bus, dans le train, ou tranquillement chez vous, vous pouvez télécharger la bande dessinée complète au format PDF.

Voici la dernière version

https://www.dropbox.com/s/x65c85pf3rp003o/Truc%20de%20fous.04.03.22.pdf?dl=0

 

Cette bande dessinée est sous licence créatives commons. Cela signifie que

Vous pouvez

– La lire gratuitement

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Vous ne pouvez pas

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Pour plus d'informations sur les liencens créatives commons : https://creativecommons.org/licenses/?lang=fr-FR

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from Un Spicilège

L'Ethologie (presque) facile

L'éthologie, c'est l'un de mes plus anciens amours. Avant le reste, il y a eu une première fascination pour l'approche scientifique du comportement animal. C'est cet intérêt qui m'a en grande partie poussée vers des études de biologie (qui dériveront bien vite vers la biologie des populations et l'écologie, mais c'est une autre histoire). Je ne compte plus les nouvelles passions depuis (mais je me soigne), je garde cependant un attrait immodéré pour la discipline et ce qu'elle dit de nous.

Dans ce livre richement illustré par Marine Joumard, Agatha Liévin-Bazin signe la parfaite initiation à cette science fascinante. En effet, après en avoir dessiné l'histoire, elle en présente les grands principes ainsi que les principales avancées qu'elle a permises. Au-delà d'une meilleure compréhension de l'animal, l'éthologie permet en effet de questionner nombres de notions psychologiques, éthiques et nous invite fatalement à nous demander ce qui fait de nous, humains, un animal comme les autres ou non. C'est une immersion fascinante à la recherche de ces réponses que nous propose l'auteur, démystifiant au passage quelques idées reçues.

Outre le fond, je salue également la forme de cet ouvrage particulièrement attractif. Les quizz en fin de chapitres m'ont beaucoup plu ! Si la passionnée en moi aurait bien sûr aimé un peu plus de profondeur, je me dois de reconnaître que L'Éthologie (presque) facile reste une mise en bouche parfaite pour qui veut découvrir le sujet.


L'Éthologie (presque) facile | Agatha Liévin-Bazin | Delachaux et Niestlé

 
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from MécanoCycliste

Accessoires

Ces derniers temps j'ai été plus préoccupé par les ressources sur la microentreprise (oui oui c'est en cours) que l'actualité vélo. J'ai quand même fait une sélection d'articles sur les équipements : casques, antivols, maillots ou tout ce qu'il faut selon les pratiques.

A partir d'articles des médias Transition Vélo, Frandroid, Weelz!, Vojo et des blogs Cyclable et Un monde à vélo ainsi que de ressources trouvées via Mastodon (👍 Denis).

Se protéger

Le casque à vélo n'est plus obligatoire après 12 ans mais conseillé selon les pratiques. Certains constructeurs continuent à innover : intégral, pliable, accessoire de mode, à vous de choisir.

Quand les éclairages sont intelligents, il faut les mettre à jour. C'est le cas pour les radars Varia Garmin afin de les adapter à l'évolution du cadre légal sur l'éclairage clignotant.

S'équiper au complet

Des sélections d'équipements Bike Café en fait régulièrement notamment pour la pratique gravel. D'autres médias en ont publié également : les blogs Cyclable sur les solutions contre le vol et Un monde à vélo pour le voyage avec un bébé. Avec des conseils, des tests ou un guide complet.

Contre le vol, il y a aussi maintenant le cadenas CactUs qui sent le cadavre s'il est attaqué à la meuleuse, à condition d'avoir les moyens et l'envie 😳 > vu sur Le Figaro et repris cette semaine par Weelz!

Visiter

Visite | Tactic Sport : comment on fabrique un maillot de vélo ? Un beau reportage photo sur une usine de fabrication de vêtements de la marque Tactic en Espagne > « Tactic est implanté à Gérone depuis 1998, mais les locaux ont été complètement rénovés en 2017. Toute la production est effectuée ici, à l’exception de l’assemblage final qui est confié à une entreprise partenaire située à moins d’un quart d’heure d’ici. »

Et aussi

Le fantastique comparateur de vélo cargo de Louis Veillard (un nantais !) mis en avant par Weelz!

Mon obsession musicale du moment, RITUAL de Jon Hopkins > conçu comme un seul morceau > “une symphonie électronique de 41 minutes construite à partir de basses caverneuses, d'une batterie hypnotique et d'une interaction mélodique transcendante.”

#Velo #VeilleVelo #Accessoires #Equipement

 
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from Depuis les Gorces

En juin 2024, j'ai annoncé ma démission de l'entreprise dans laquelle j'avais un CDI à temps partiel confortable. Ils m'ont demandé mes nouveaux projets, j'ai répondu travailler moins pour gagner moins1. Ils ont rit un peu jaune, mais c'était la vérité.

La décision de travailler moins

Quand j'ai annoncé ma démission, je travaillais à 3/5 dans une petite entreprise et le reste du temps à mon compte. Je passais la plus grande partie de mon temps à gérer de l'organisationnel, de la stratégie, et des relations humaines. J'étais globalement reconnue sur ce que je faisais, et mes conditions de travail étaient très bonnes. Mes projets de fond n'avançaient plus, je n'avais plus le temps d'écrire, j'étais toujours au téléphone quand je m'occupais des animaux pour ne pas perdre de temps. En réalité, j'étais totalement débordée.

J'ai besoin de plus de temps à ne pas travailler

Une fois mon contrat de travail terminé, j'avais enfin du temps. Mais j'avais peur de retomber rapidement dans une nouvelle spirale de trop de travail. J'ai donc commencé un travail sur moi et demandé de l'aide à une psychologue du travail.

Une des premières étapes a été de me demander : De quoi ai-je vraiment besoin ? Quels sont mes besoins ? Comme je trouvais cette question super difficile, j'ai regardé une vidéo super bien sur la recherche de ses valeurs…

La psy proposait de jouer à un petit exercice : “Imaginez que vous avez 90 ans, vous repensez au vous de maintenant, et complétez ces phrases.”

Je me suis rendue compte que c'était super facile et immédiat de répondre à ces questions. Je passais trop de temps à travailler, et pas assez de temps seule avec mes animaux.

Maintenant, je ralentis

Maintenant, j'essaie de sortir du moule dans lequel je suis rentrée avec la prépa, de ce sentiment de n'en avoir jamais fait assez. J'essaie d'accepter des journées moins productives, mais dont je ne sors pas rincée. J'essaie de ne plus être hébétée après avoir tout donné de 9h à 18h.

Voici quelques exemples de ce que ça change en pratique pour moi...

Arrêter les deadlines qui mettent dans le rouge

Par défaut, je me mets la pression pour faciliter la vie des autres. Je perçois très facilement les besoins des autres, beaucoup moins facilement les miens.

Par exemple, je me rappelle m'être levée à 4h du matin pour finir un rendu qui devait permettre au client de livrer son projet dans les temps. Le timing était hyper serré. Il fallait ensuite que le client cravache lui aussi pour tenir les délais. Il n'a pas cravaché, la livraison du projet a été repoussée d'un an, et mon travail sera probablement oublié (mais j'ai été payée, ne pleurnichons pas).

Questionner les autres d'abord pour connaître leurs contraintes

Aujourd'hui, mon objectif est de bien questionner les autres sur leur besoin réel, et ne pas anticiper en proposant une date de livraison. Et je n'y arrive pas encore de manière systématique 😬.

Me questionner moi pour interroger mes besoins

Ma bonne résolution est de me demander : qu'est-ce qui serait confortable comme date de livraison ? Et rajouter au moins une semaine de délai.

Ça commence à venir.

Encourager mon entourage à questionner leurs deadlines, surtout quand elles me retombent dessus

Un exemple : – Un militant m'a écrit : “on doit envoyer le mail d'ici ce WE”. – Je lui ai répondu : “Que se passera-t-il si on envoie ce mail lundi ? Pourquoi faut-il absolument l'envoyer ce weekend ?”

Militer pour le droit à la déconnexion

Avec les messageries instantanée, les mails, nos téléphones trop intelligents, on s'attend à ce que chacun·e réponde dans la demi-heure.

Je milite pour qu'on ait le droit de répondre dans les 24 h aux trucs pressés, et sous une semaine pour les trucs pas urgent. J'essaie aussi de ne pas envoyer de mails le soir et le WE grâce à la fonction envoyer plus tard !

Perdre du temps dans les transports

À vélo

Depuis deux ans, on a pris l'habitude d'aller faire nos courses à vélo. En terme d'optimisation de l'agenda, c'est du temps perdu. En réalité, c'est un moment de qualité qu'on passe à deux, dans la nature, en faisant un peu d'exercice physique. Que du positif !

En train

Je ne prends plus l'avion. Je prends le train plutôt que la voiture dès que c'est possible. Et sur ce temps volé à mon quotidien, je dors, je lis, j'écris des articles comme celui-ci. Est-ce vraiment du temps perdu ?

Des plus petites journées de travail

Réduire les horaires

J'ai réussi à bien réduire l'amplitude de mes journées de travail. Je pense que je fais entre 5 et 7 heures de travail intellectuel par jour. Au delà, je n'y arrive de toute manière pas.

Je commence plus tard, je termine plus tôt, et je fais une sieste le midi. Et c'est trop bien 🌞 .

Réduire c'est choisir, et choisir c'est renoncer

Du coup je peux faire moins de trucs 😔 .

Mais en vrai, ça permet de se concentrer davantage sur l'essentiel. En ce moment, la quasi totalité de mon temps de travail est passé sur mon cœur de compétence, ou sur ce que j'aime faire. C'était pour ça que j'avais démissionné, et donc c'est une victoire 🎉 .

Je ne peux pas en dire autant de mon temps bénévole. Ni de mon temps domestique 😬 .

Bref, affaire à suivre

1 Oui, j'ai bien conscience que c'est un truc de grande privilégiée que de pouvoir dire ça. J'en ai tellement bien conscience que c'est en partie ce qui a fait que je me suis interdit de ralentir pendant beaucoup d'années.... Bref, je crois qu'on a le droit de toustes partager nos problèmes, surtout sur un blog que personne n'est obligé de lire...

 
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