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from ~ T.S.I. ~

Soirée HIPHOP “Aux Copains D'Abord”

Le collectif TSI en partenariat avec le bar Airois “Aux copains d'abord” organise une soirée 100% Hiphop! Au programme: DJ Set avec Dj PetonDji (TSI) Concert Rap avec Chalski Concert Rap/DJ avec Tribu Sans Issue (Krimo & PetonDji)

Vous l'aurez compris ambiance HipHop assurée!

Plus d'infos: Ici

Peace

 
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from Ma vie sans lui

Lire

Je l'ai déjà écrit ici, c'est compliqué de lire depuis que mon amoureux est mort. J'ai du mal à me concentrer sur une page, mon esprit s'égare parfois si loin que je dois revenir en arrière parce que je ne comprends plus les mots que je lis. C'est pour moi une grande frustration car la lecture est ce qui me définit depuis toute petite. A l'école maternelle, j'avais déjà tellement envie d'apprendre à lire qu'on m'a fait sauter la dernière année et à Noël, c'était fait. Depuis, il y a eu peu de périodes sans livres, tout au plus des ralentissements du rythme de lecture (à l'adolescence, parce qu'il y avait tellement d'autres choses à faire, et quand mes enfants étaient petits, parce que je n'avais plus le temps). Là, cela fait un peu plus d'un an que je vis ce ralentissement mais le fait qu'il soit dû à des raisons cognitives me mine complètement.

Pour compenser, j'ai essayé le livre audio mais je n'aime pas du tout, le seul moment où je le supporte, c'est en voiture et mes trajets quotidiens sont trop courts, cela tronçonne ma lecture en petits morceaux et je déteste ça. La BD a un peu sauvé mes envies de lecture, de même que les essais, que je ne goûtais pas particulièrement auparavant. Le rythme est un peu différent, je peux lire une BD entière en peu de temps et pour les essais, lire juste un chapitre et arrêter sans perdre le fil du propos.

J'ai néanmoins lu plus de 70 livres cette année, ce qui n'est pas si mal en fin de compte, parmi lesquels un nombre certain autour du deuil. La plupart du temps, je les ai choisis pour ça mais je me suis aussi retrouvée avec des livres choisis un peu au hasard et qui, d'une manière ou d'une autre, en parlaient aussi. La mort est tout autour de moi, dans les livres, la musique, les séries que je regarde et cela ne me gêne pas, au contraire. Je peux ainsi comparer mon expérience à celle d'autres personnes, mettre des mots différents, parfois plus précis ou plus poétiques sur des ressentis, je pense que cette proximité m'aide à cheminer, pour l'instant.

Je dis “pour l'instant” car je me demande si je ne suis pas en train d'atteindre une sorte de saturation. Hier, pour la première fois de ma vie, j'ai failli sortir de la bibliothèque les mains vides, après une longue déambulation dans les rayons. Littérature, polars, science-fiction, livres jeunes adultes, BD, j'ai sorti plein de titres, lu les 4e de couverture et reposé ces livres, parce que j'ai senti qu'ils allaient me plomber encore un peu plus, ou encore parler de mort, ou d'amours qui se terminent ou de personnes qui prennent un nouveau départ, bref, de moi, quelque part. Quand je n'ai pas de livres précis en vue, je me laisse souvent guider par les titres ou même les couvertures. Là, tous les titres qui m'ont interpellée résonnaient en moi comme un signal d'alerte (attention, tu vas encore te retrouver dans une histoire qui ressemble à la tienne !). J'aurais pu opter pour de la littérature romantique, légère ou “feel good” mais je suis toujours tellement déçue par l'écriture de ces romans et j'ai surtout toujours l'impression de me faire arnaquer quand je les lis que j'ai préféré les éviter aussi (vous savez, ce sentiment, la dernière page tournée, de vous être fait mener en bateau). Hier, rien ne me faisait envie, j'en aurais pleuré de frustration.

J'ai fini par trouver une BD que je voulais absolument lire parce qu'elle pourrait trouver sa place dans le collège où je travaille et j'ai choisi aussi un polar d'un auteur jamais lu, parce qu'au moins, pas d'attentes spécifiques à part un peu de suspense et une intrigue que j'espère bien ficelée.

Je me sens triste de ne pas pouvoir lire autant que je le voudrais et c'est une tristesse qui vient s'ajouter à toutes autres. La lecture est ce qui me constitue, c'est une part de moi importante et les mots sont ce qui m'aident le mieux à traverser la vie (et la mort aussi, apparemment). Je sais que la dépression peut aussi entrainer ce genre de choses et que c'est réversible. J'espère juste que cette période ne va pas durer trop longtemps et que je vais retrouver le goût des livres et l'envie de lire...

 
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from les mondes d'ilanthar

Chroniques des sept mondes : le deuxième âge

L'organisation des chroniques en trois âges est loin de faire l'unanimité, mais elle est celle retenue dans cet ouvrage et correspond peu ou prou à celle retenue par nombre de sages dans les mondes élémentaires. Le deuxième âge est supposé commencer avec le premier éveil.

le premier éveil

Après l'établissement de la Fondation, le panthéon formé par les douze divinités se sépara et chacun de ses membres s'attela selon sa sensibilité à rebâtir et à modeler les mondes d'Égishirgal selon leur inspiration et leurs envies. On attribue généralement à Sârijaina le don conféré à certaines espèces animales ou primitives de pouvoir évoluer vers un plein état de conscience et de recevoir le don de l'âme. C'est ainsi, sans doute, qu'apparurent les premiers humains sur le monde d'Agartha, ayant évolués depuis une ancienne espèce que certains érudits avancent être également un ancêtre des Anorèn, voir ces derniers eux-mêmes. L'espèce humaine fut un grand succès et se propagea rapidement à la surface d'Agartha, souvent au détriment d'anciennes espèces qui y étaient déjà présentes... Et ce jusqu'à devenir majoritaire et omniprésente un millénaire après son éveil.

les trois empire ou les trois alliances

Interpellés par les incroyables progrès et le potentiel inégalé des humains en Agartha, les douze se séparèrent en trois groupes de quatre, selon leurs affinités de l'époque et accompagnèrent le développement de ce qui deviendra, avec leur aide, trois gigantesques empires. C'est ainsi que naquirent les trois empires, ou les trois alliances (si l'on se réfère plutôt aux divinités), qui chacun disposa de vastes terres et d'une adoration sans failles pour son alliance divine. En Occident se trouvait l'empire ambré vénérant Listrya, Maghmor, Oghma et Malaliach. En Orient se dressait l'empire radieux, sous le patronage de Sârijaina, Nenda, Leyel et Ashâstra. Au sud et au centre, le vaste empire de la félicité vouait son adoration à Accasbel, Asobëe, Nayrhëa et Minarsas.

les conquêtes éthérées et la paix des cinq mondes

Drapé dans les nobles idéaux de “civiliser” les quatre autres mondes élémentaires et poussé par les moins nobles ambitions de pouvoir et de richesses, les trois empires partirent avec l'aide des dieux à la conquête et la colonisation d'Arcëa, de Valdémyr, de Hyérune et d'Énumæl. Chacun des empires y installa des colonies, et les humains peuplèrent les quatre mondes par de grandes vagues de migrations. Le tout se fit dans une atmosphère de plein essor et d'effervescence. On dit qu'une cité naissait chaque année et que la profusion et l'abondance régnaient. Ce fut la paix des cinq mondes.

Naissances & Discordes

Voyant que tout semblait aller pour le mieux, les dieux & déesses délaissèrent leurs peuples et ne se préoccupèrent plus guère que de leurs envies propres. La plupart des couples divins donnèrent lieu à des naissances et les festins, fêtes, rencontres ou ballades en secret furent monnaies courantes dans les champs élyséens. De la même manière, les humains et les anciennes espèces n'adoraient plus vraiment les dieux : ils avaient déjà un statut digne d'un paradis et les dirigeants impériaux mettaient bien souvent en place des cultes en leur nom. Parmi les divinités naquirent les discordes. Les couples se scindaient ou se chamaillaient, la confiance fut bien souvent brisée, des divinités mineures illégitimes naquirent, les alliances se formaient et se brisaient tout autant, sans aucune forme de stabilité. Les divinités étaient devenues colériques et ne s'occupaient plus que de leurs problèmes domestiques et personnels. Las de la domination injuste des humains sur des mondes qui n'avaient pas eu à les supporter jusque là, les anciennes espèces s'allièrent en secret avec le souhait de chasser les empires hors des mondes élémentaires. La chose semblait d'autant plus facile que les empires étaient sur le point de briser la paix des cinq mondes, les cultes impériaux ayant exacerbé les fiertés populaires et la soif démesurée des empereurs. Ces anciennes espèces se réunirent derrière la figure d'un chef charismatique et puissant : le dragon.

la Conflagration

Le dragon connaissait de nombreux secrets et il se prit lui-même un peu pour une divinité, formant de nombreux rejetons de lui-même à partir de sa puissance et de son âme. Ils devinrent des généraux d'armées et avec les autres anciennes espèces ayant levé leurs bannières, le choc contre les empires (qui luttaient également entre eux, s'accusant mutuellement d'avoir fomenté ces révoltes) fut si violent qu'on le nomma “conflagration”. L'alliance des anciens coupa les chemins vers Agartha afin d'empêcher la venue de renforts depuis les cœurs des empires. Ne sachant ce qui se produisait, les empires vieux de plusieurs siècles s'accusèrent de plus belle et la guerre fit rage aussi en Agartha, entre humains uniquement cette fois. Du côté des mondes élémentaires, cet isolement provoqua au contraire l'unification des humains en un seul bloc. Ce fut la guerre de ceux doté d'une pierre d'âme, les anciens peuples, contre les peuples dits de l'éveil. Des évènements sans précédent eurent lieu, qui éliminèrent des espèces, en modifièrent de nombreuses, changeant leur destin à tout jamais... La conflagration fut telle qu'elle sortie les douze de leurs discordes futiles. Pour la première fois depuis longtemps, ils regardèrent ce qui se déroulait sous leurs yeux et comprirent combien s'étaient montré irresponsables. Ils intervinrent directement mais virent des forces puissantes à l'œuvre, capable de rivaliser avec la leur, parfois. Le dragon était de ces menaces et ils durent convaincre ses rejetons de le trahir et de se retourner contre lui. Ainsi, ils mirent fin à son influence tyrannique, ils séparèrent les peuples et mirent fin à la conflagration.

#egishirgal

 
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from les mondes d'ilanthar

Chroniques des sept mondes : l'âge des Premiers

Voici un bref récit des chroniques des sept mondes tel qu'il est connu de très rares êtres ou personnes, et tel qu'il figure dans l'Enchyridion, un célèbre ouvrage de la célèbre Bibliothèque mobile en Énumæl et dont l'auteur est inconnu.

l'Âge des Premiers

Il y a de cela des temps immémoriaux, la guerre prévalait entre les premiers dieux, une guerre qui embrasait l'ensemble de l'univers connu, la totalité des mondes d'Égishirgal (et peut-être même au-delà) et qui menaçait alors de tout engloutir et anéantir. Les premiers dieux étaient en train de réduire à néant la totalité des mondes. Leurs hordes armées étaient lancées les unes contres les autres, composées des terribles anciens êtres telles que les saisals et menées par les dieux inférieurs, leurs serviteurs désignés pour diriger leurs armées, dotées d'une part de leur parcelle divine. Mais alors que les mondes étaient au bord de la destruction, les dieux inférieurs devenaient las et tristes de provoquer la destruction de mondes qu'ils trouvaient si beaux. Plus encore, régulièrement ressuscités pour mener toujours plus de combats, parfois aux côtés de l'ennemi d'hier et contre l'ami d'autrefois, ils souffraient chaque fois un peu plus de voir leurs soldats et serviteurs périrent définitivement (on dit que des espèces entières disparurent sur un caprice de leurs maîtres), de même qu'ils pouvaient de moins en moins avoir le cœur à lutter contre leurs homologues pour des raisons décidément compréhensibles. Il en résulta une alliance entre les dieux inférieurs. Dans le plus grand secret, ils se réunirent dans une grotte profondément cachés dans les entrailles d'un monde à l'écart. Ils y scellèrent un accord : la guerre devait prendre fin, leurs blessures devaient cesser et cela ne pouvait se faire que par leur alliance et la mort ou le bannissement de leurs maîtres et créateurs. Insidieusement, ils encouragèrent la colère de leurs maîtres... les poussant peu à peu à engager une conflagration finale qui devait décider définitivement du sort des mondes en une seule fois, en un unique conflit. On dit que les armées recouvraient entièrement le monde qui vit le jour de cette bataille. Chacun étant persuadé de sa victoire prochaine, bercé des illusions de leur propre grandeur et des paroles des dieux inférieurs, les Premiers étaient tous présents. Mais la conflagration ne fut pas celle qu'ils attendaient. Après que les peuples et créatures les plus fanatiquement dévoués à la cause des premiers dieux furent sacrifiés sur le champ de bataille, tous ceux qui restaient, aux côtés des dieux inférieurs réunis (leurs chefs militaires) se dressèrent subitement contre leurs maîtres, provoquant, peut-être pour la première fois, l'alliance temporaire de ceux-ci. Mais même ainsi, regroupés face à leurs créations, ils ne surent combiner leurs forces. On dit qu'ils furent repoussés dans l'abîme en dehors des mondes et personne ne saurait dire s'ils en périrent ou disparurent, tout simplement. Les douze dieux inférieurs se retrouvèrent alors au sein d'un gigantesque édifice qu'ils firent ensemble surgir de terre à l'emplacement même de leur victoire, au bord de l'abîme. Ce champ de bataille, ce monde, est désormais connu sous le nom de Champs Élyséens, et l'édifice, le Temple de la Fondation. Car c'est en ce lieu que les douze y établirent leur Fondation, un corpus de règles divines qui allaient dicter les lois régissant l'organisation des mondes d'Égishirgal. Par ce biais, ils établirent également leur domination et leur entente tacite pour y maintenir éloignée toute menace de destruction totale. Ils en sortirent désormais connus sous le terme de “dieux”, l'adjectif inférieur n'ayant plus aucun sens.

A propos des démons Un point sur les démons. Tels qu'ils sont décrits dans l'Enchyridion, ceux-ci constituent probablement un ensemble d'êtres et de peuples qui ne proviennent pas d'Égishirgal. Peut-être même n'ont ils pas été créés par les Premiers. Ce que l'on sait en revanche, c'est que chaque grand peuple démoniaque fut amené par l'un des Premiers depuis un “extérieur”. Ils sont également les seuls à avoir négocié leur service auprès des douze contre leurs maîtres, les autres ayant suivi par loyauté les Premiers ou les douze lors de la bataille des Champs Élyséens. Lors de l'établissement de la Fondation, les démons acceptèrent de se plier aux règles établies pour Égishirgal, ainsi que d'autres clauses que seuls ceux dans le secret des dieux connaissent. Mais en échange, ils reçurent Pandémonium en cadeau et la liberté de le modeler à leur image et de le gouverner selon leur bon vouloir.

#egishirgal

 
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from Trucs de fous

Une infirmière demande à une psychiatre « pourquoi vous avez écrit en plein complexe d’oedipe dans son dossier » La psychiatre raconte que le patient lui a demandé si il pouvait sortir dans le parc de l’hôpital. Elle lui a répondu «  Non pas encore c’est trop tôt ». Le patient déçu et en colère a dit «  Pfff… Nique sa mère ! ». L’infirmière réagit au récit de la psychiatre en disant « Vous allez loin dans vos analyses… »

La psychanalyse… Il y a tant à dire sur cette pratique, tandis qu’une sénatrice vient de proposer un amendement pour dérembourser la psychanalyse.

Tout d’abord, il y a des psychanalystes tout court, qui ne sont déjà pas remboursés. Ensuite il y a des psychologues psychanalystes et des psychiatres psychanalystes, en libéral, en CMP, en hôpital, qui elles et eux sont remboursés. En tant que patiente, face à un psychologue ou un psychiatre psychanalyste, je n’ai pas pu savoir cette orientation à moins de poser directement la question.

Pourtant c’est important de le savoir, car la psychanalyse n’a montré aucune preuve de son efficacité dans le soin des troubles psychiques, est reconnue comme moins efficace que les autres psychothérapies depuis la méta-analyse de l’inserm de 2004 ( ça fait plus de 20 ans 😱) et est déconseillée par la haute autorité de santé dans l’accompagnement des personnes autistes.

Dans mon parcours de vie, la psychanalyse a entraîné un retard de diagnostic, un retard de soins adaptés (TCC, médicaments) et donc ma première tentative de suicide. La psychanalyse peut tuer. Et elle est encore enseignée à l’université. Elle est encore remboursée.

Quant à cet amendement, oui selon moi bien sûr il faut arrêter de rembourser la psychanalyse, mais que fait-on des milliers de patients qui se retrouveraient sans soins remboursés du jour au lendemain ? Qui mettrait-on à leur place dans les CMP et hôpitaux qui sont remboursés ? Comme souvent avec les gouvernements de monsieur Macron, il y a une idée de départ qui parfois (rarement selon moi) est bonne pour les citoyens citoyennes, mais il n’y a pas de moyens associés à cette idée, comme la désinstitutionalisation sans éducateurs à l’école, sans fonctionnariser les AESH… L’idée est bonne mais la pratique ne l’est pas, et vise avant tout à faire des économies.

Quelques sources pour en savoir plus sur la psychanalyse : https://presse.inserm.fr/wp-content/uploads/2017/01/2004_02_26_CP_ExpCol_Psychoterapies.pdf

https://www.autismeinfoservice.fr/accompagner/connaitre-therapies/interventions-psychodynamiques#:~:text=Dans%20le%20secteur%20m%C3%A9dico%2Dsocial,Autorit%C3%A9%20de%20Sant%C3%A9%20(HAS).

 
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from les mondes d'ilanthar

La voûte céleste d'Égishirgal

“Car je vous le dis en vérité mes frères, celui qui percera les mystères de la nuit, la trajectoire des étoiles, les secrets de Mahelle, celui-là se rapprochera de l’œuvre des dieux. Car celui qui comprendra la mécanique céleste verra la mécanique de notre monde à sa portée.” Orzhan Mediev, Discours à l'Académie des Sciences de Vodya

Voici une représentation de la voûte céleste donc, telle qu'on peut la voir depuis Agartha et des quatre mondes élémentaires. On suppose qu'elle est identique – mais peut-être partiellement visible – depuis les Champs Élyséens et Pandémonium.

Organisation générale

Même dans les cinq mondes centraux, l'ensemble de la voûte céleste n'est pas visible à un instant donné. Pour une raison ou une autre, les constellations situées au bord de celle-ci changent au cours de l'année. C'est d'ailleurs pour cette raison que certaines d'entre elles ont été choisies pour désigner les mois de l'année où elles sont le plus visibles. Ces constellations situées sur le bord de la voûte ont pour sujet la nature (principalement des animaux) et les mythes (créatures mythiques notamment). Les constellations dans la partie centrale ont plutôt pour sujet les humains, leurs outils ou réalisations, ou encore leurs croyances. En plein centre de la voûte se trouve une étoile très brillante, la plus importante de la constellation de la Lanterne.

Emblèmes des contrées

L'ensemble des contrées des cinq mondes ont choisies des constellations du bord de la voûte céleste pour emblèmes. Celles d'Agartha, le “vieux” monde central ont pour emblèmes les 12 créatures mythiques. Dans les contrées des mondes élémentaires, ce sont des animaux plus communs si l'on met de côté la Charybde, le Minotaure, le Dragon et le Sphinx (les trois premier en Hyérune, le monde de l'eau, le dernier en Arceä, monde du feu).

Calendrier

Le Calendrier est identique dans les cinq mondes et repose sur la voûte céleste. Il comporte douze mois qui reprennent le nom donné aux constellations correspondant aux douze créature mythiques. Chaque saison compte trois mois, le premier et le dernier mois ont quatre semaine de 7 jours. Les quatre mois au cœur de chacune des saisons comptent 5 semaines de 7 jours, sauf Irbakis (constellation de l'échidnée) qui compte un jour de plus, et Ilvïn (le prégase) qui compte un jour de plus tous les quatre ans. L'année commence à l'équinoxe de printemps et le mois de Lirina (nom de la constellation de l'hydre) et se termine par Aghrézar (le basilic). Chaque saison et les constellations qui y sont le plus visible est associée à un élément : le printemps est associé à l'eau, l'été au feu, l'automne à l'air et l'hiver à la terre. Bien évidemment, les emblèmes de contrées de Hyérune – le monde de l'eau – sont pleinement visibles durant le printemps. Et il en va de même pour les autres élémentaires.

#egishirgal

 
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from EnrouteverslaventureParent

La maternelle / Lécole Citation de F. Dolto concernant les methodes d'éducations alternatives expérimentés par les gouvernements successifs, et qui n'ont pas données suite. “J'entends les cyniques et les désabusés me dire la même chose “mais l”éducation que vous préconisez dans le petit âge va engendrer des êtres humins qui penseront”; en faites, notre monde veut des êtres humins ne pensent pas et obéissent? “ (La cause des enfants, F. Dolto, Op. cit., p 404

 
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from adventices

dans l'entrelacs confus des cordes retorses chercher le fil qui libère

trancher par le sabre ne fera que multiplier les tronçons de serpents

plutôt dénouer avec une rage patiente jusqu’à s'en faire saigner les doigts chaque nœud serré qui nous étrangle



photo “Au port, cordages et filets, Ullapool, Ross and Cromarty, Ecosse, Grande-Bretagne, Royaume-Uni.” by Bernard Blanc is licensed under CC BY-NC-SA 2.0.


 
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from Strafanici

Ploum (Lionel Dricot) è uno scrittore belga di science-fiction, uno sviluppatore di software libero e un amico della bicicletta.

Il suo ultimo romanzo si intitola Bikepunk, les chroniques du flash, un romanzo eco-ciclista: https://bikepunk.fr/ e al momento è disponibile solo in francese.

Qui sotto trovate la traduzione italiana di un post che Ploum ha pubblicato nel suo blog: https://ploum.net/2025-05-16-manifeste-lowtech.html e che io ho trovato molto interessante.

Un grosso grazie al suo autore :)

Il testo è distribuito con licenza Creative Commons BY-SA

Piccolo manifesto low-tech

Di Ploum il 16.5.2025

Che cos'è la low-tech?

Il termine low-tech ci fa intuitivamente percepire un'opposizione all'eccesso tecnologico (l'“high-tech”) evitando però l'estremismo tecnofobico. Un termine che entusiasma, ma che mi sembra importante spiegare e di cui propongo la seguente definizione.

Una tecnologia si definisce “low-tech” se le persone che interagiscono con essa ne conoscono e ne comprendono il funzionamento.

Saper comprendere. Poter comprendere. Due elementi essenziali (e difficili da distinguere per me che sono belga).

Saper comprendere

Saper comprendere una tecnologia implica avere la possibilità di costruire un modello intellettuale del suo funzionamento interno.

È ovvio che non tutti hanno la capacità di comprendere tutte le tecnologie. Ma è possibile procedere per livelli. La maggior parte degli automobilisti sa che un'auto a benzina brucia il carburante che scoppia in un motore, esplosione che aziona i pistoni che fanno girare le ruote. Il nome è di per sé un indizio: un motore a combustione interna!

Se non capisco bene il funzionamento di un motore, sono certo che ci sono persone che lo capiscono meglio, spesso tra i conoscenti più vicini a me. Più la comprensione è approfondita, più le persone diventano rare, ma tutti possono cercare di migliorare.

La tecnologia è semplice senza essere semplicistica. Ciò significa che la sua complessità può essere compresa gradualmente. E che esistono esperti che comprendono una particolare tecnologia nella sua globalità.

Al contrario, oggi è umanamente impossibile comprendere uno smartphone moderno. Solo pochi esperti al mondo padroneggiano ciascuno un aspetto particolare dell'oggetto: dal disegno dell'antenna 5G al software che ritocca automaticamente le foto, passando per la ricarica rapida della batteria. E nessuno di loro padroneggia la progettazione di un compilatore necessario per far funzionare il tutto. Anche un genio che passasse la vita a smontare smartphone sarebbe totalmente incapace di capire cosa succede all'interno di un dispositivo che tutti noi abbiamo sempre in tasca o sotto il naso!

La stragrande maggioranza degli utenti di smartphone non ha il minimo modello mentale di come funzioni. Non mi riferisco a un modello errato o semplicistico: no, non ne hanno proprio. L'oggetto è “magico”. Perché mostra una cosa piuttosto che un'altra? Perché è “magico”. E come per la magia, non bisogna cercare di capirlo.

La low-tech può essere estremamente complessa, ma l'esistenza stessa di questa complessità deve essere comprensibile e giustificata. Una complessità trasparente incoraggia naturalmente le menti curiose a porsi delle domande.

Il tempo per comprendere

Comprendere una tecnologia richiede tempo. Implica una relazione lunga, un'esperienza che si crea nel corso di una vita, che si condivide, che si trasmette.

Al contrario, l’high-tech impone un rinnovamento, un aggiornamento costante, cambiamenti continui dell'interfaccia e delle funzionalità che rafforzano l'aspetto “magico” e scoraggiano coloro che cercano di costruirsi un modello mentale.

La low-tech deve quindi essere necessariamente sostenibile. Duratura. Deve poter essere insegnata e permettere una costruzione progressiva di questo insegnamento.

Questo a volte implica degli sforzi e delle difficoltà. Non tutto può essere sempre progressivo: a un certo punto bisogna lanciarsi sulla bicicletta per imparare a mantenere l'equilibrio.

Essere in grado di comprendere

Storicamente, sembra evidente che ogni tecnologia possa essere compresa. Le persone che interagivano con la tecnologia erano costrette a ripararla, adattarla e quindi comprenderla. Una tecnologia era essenzialmente materiale, il che implica che poteva essere smontata.

Con il software è apparso un nuovo concetto: quello di nascondere il funzionamento. E se, storicamente, tutto il software è open source, l'invenzione del software proprietario rende difficile, se non impossibile, comprendere una tecnologia.

L’histoire du logiciel : entre collaboration et confiscation des libertés (ploum.net)

Il software proprietario è stato inventato solo grazie alla creazione di un concetto recente, peraltro assurdo, chiamato “proprietà intellettuale”.

Questa proprietà intellettuale, che ha permesso la privatizzazione della conoscenza nel software, è stata poi estesa al mondo materiale. Improvvisamente, è diventato possibile impedire a una persona di cercare di comprendere la tecnologia che utilizza quotidianamente. Grazie alla proprietà intellettuale, agli agricoltori è stato improvvisamente vietato aprire il cofano del proprio trattore.

La low-tech deve essere aperta. Deve poter essere riparata, modificata, migliorata e condivisa.

Da utente a consumatore

Grazie alla crescente complessità, ai continui cambiamenti e all'imposizione di un rigido regime di “proprietà intellettuale”, gli utenti sono stati trasformati in consumatori.

Non è un caso. Non è un'evoluzione della natura inevitabile. Si tratta di una scelta consapevole. Tutte le scuole di commercio insegnano ai futuri imprenditori a costruirsi un mercato chiuso, a privare il più possibile i propri clienti della libertà, a costruire quello che nel gergo viene chiamato un “moat” (il fossato che protegge un castello) al fine di aumentare la “fidelizzazione degli utenti”.

I termini stessi diventano vaghi per rafforzare questa sensazione di magia. Ad esempio, non si parla più di trasferire un file .jpg su un computer remoto, ma di “salvare i propri ricordi nel cloud”.

I professionisti del marketing ci hanno fatto credere che eliminando le parole complicate avrebbero semplificato la tecnologia. Ovviamente è vero il contrario. L'apparente semplicità è un'ulteriore complessità che imprigiona l'utente. Ogni tecnologia richiede un apprendimento. Questo apprendimento deve essere incoraggiato.

Per un approccio e un'etica low-tech

L'etica low-tech consiste nel rimettersi al servizio dell'utente facilitandogli la comprensione dei suoi strumenti.

L'high-tech non è magia, è prestidigitazione. Piuttosto che nascondere i “trucchi” sotto artifici, la low-tech cerca di mostrare e creare un uso consapevole della tecnologia.

Questo non implica necessariamente una semplificazione eccessiva. Prendiamo l'esempio di una lavatrice. Sappiamo tutti che una lavatrice fondamentalmente è un cestello rotante in cui vengono immessi acqua e sapone. È molto semplice e low-tech.

Si potrebbe sostenere che l'aggiunta di sensori e controller elettronici consente di lavare il bucato in modo più efficiente ed ecologico, pesandolo e adattando la velocità di rotazione in base al tipo di biancheria.

In un'ottica low-tech, alla lavatrice viene aggiunta una centralina elettronica per fare esattamente questo. Se la centralina viene rimossa o si guasta, la lavatrice continua a funzionare normalmente. L'utente può scegliere di scollegare la centralina o di sostituirla. Ne comprende l'utilità e la giustificazione. Costruisce un modello mentale in cui la scatola non fa altro che premere i pulsanti di regolazione al momento giusto. E, soprattutto, non deve mandare tutta la macchina in discarica perché il chip wifi non funziona più e non viene più aggiornato, il che ha bloccato il firmware (cosa? La mia lavatrice ha un chip wifi?).

Per una comunità low-tech

Una tecnologia low-tech incoraggia e offre all'utente l'opportunità di comprenderla e appropriarsene. Cerca di rimanere stabile nel tempo, si standardizza. Non cerca di nascondere la complessità intrinseca, partendo dal principio che la semplicità deriva dalla trasparenza.

Questa comprensione, questa appropriazione può avvenire solo attraverso l'interazione. Una tecnologia low-tech favorirà quindi, per sua natura, la creazione di comunità e gli scambi umani attorno a questa stessa tecnologia.

Per contribuire all'umanità e alle comunità, una tecnologia low-tech deve appartenere a tutti, deve essere parte del patrimonio comune.

Arrivo quindi a questa definizione, complementare ed equivalente alla prima:

Una tecnologia si definisce “low-tech” se presenta la sua complessità in modo semplice, aperto, trasparente e sostenibile, appartenendo ai beni comuni.

 
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from EnrouteverslaventureParent

Accouchement déshumanisé Donner naissance est naturel et phisiologique. Comme dit ma sage-femme, le corps s'est faire, c'est l:une de ces nombreuses capacités. Personnellement, j'ai beaucoup de mal avec le fait qu'on considère l'accouchement comme une opération... Une salle d'accouchement, c'est une salle d'opération dans un hôpital... C'est pas chaleureux, intime, calme et propice à l'écoute de son corps. D'après le retour d'expérience de ma sage femme et ses collaboratrices, seulement 10 a 20% des femmes suivies ont nécessité une prise en charge hospitalière. Sachant que les futurs mamans suivie dans son cabinet partent sur un projet de naissance physiologique, sans péridurale. Ça veut dire que 8 a 9 accouchements sur 10 ne nécessitent aucune prise en charge hospitalière ... Seulement des sages-femmes qui accompagnent laDélivrance et guide les futurs mamans dans leur accouchement. On arrive à trouver des comparaisons avec nos voisins européens, et la France est dans le top des accoucmemt médicalisé, voir jusqu'à la cesariennes.

 
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from Ma vie sans lui

Souvenirs et larmes

Elle s'est mise à étouffer, elle ne pouvait plus respirer et elle avait mal dans la poitrine. Son mari et sa fille ont appelé les pompiers qui sont venus très vite. Ils n'ont pas eu les bons gestes tout de suite. Elle se sentait partir et ils l'ont mise sur le côté, en PLS, alors qu'elle avait besoin de libérer ce poids sur sa poitrine, cette douleur abominable qui était en train de la brûler. Elle ne pouvait plus parler, plus bouger, seuls ses yeux imploraient et c'est son mari qui a compris et qui a insisté pour qu'on la mette en position assise. Elle est partie à l'hôpital alors qu'il était moins une.

Ce récit, je l'ai entendu hier d'une amie collègue qui a fait, à la fin de l'été, une embolie pulmonaire qui a bien failli mal se terminer. Et évidemment, son récit m'a glacée puisque j'ai entendu de sa bouche ce qu'avait dû ressentir mon amoureux avant sa mort. J'ai entendu notamment la douleur intense et l'impression de la fin qui arrive, le sentiment d'impuissance et d'urgence, le lâcher-prise aussi, à un moment.

L'horreur. Il a dû être terrifié, lui qui était si douillet et si anxieux... Je n'arrête pas d'y penser, depuis hier. Je revois son visage congestionné, son regard aussi, déjà vide après la crise. J'entends ses mots, hâchés, la douleur qu'il ressentait mais qu'il n'était pas capable de localiser. et évidemment, son dernier mot et son dernier souffle. Quelle horreur...

Moi qui disais à la psy il y a 15 jours que je pensais moins à ce moment fatal, voilà qu'il me saute à nouveau au visage, à un moment inattendu et c'est toujours aussi douloureux.

Et je n'en finis pas de pleurer, encore et encore. A cause de ce souvenir mais aussi parce que la playlist en mode aléatoire a fait surgir LA chanson qui me fait penser à lui, parce que je me suis coupée en cuisinant et que je l'entends se moquer de moi gentiment, parce que je le vois assis à côté de moi sur le canapé à regarder une série avec attention en jouant avec sa petite quille en bois. Je pleure, encore et encore, le flux est ininterrompu depuis 15 mois et j'ai l'impression qu'il ne s'arrêtera jamais.

J'en ai assez. Je me demande ce qu'il faudrait pour ça s'arrête, ces larmes, ce chagrin, tout le temps. Il faudrait que je puisse ne plus penser à lui, que je n'écoute plus de musique, que je jette tout ce qui me reste de lui, il faudrait que je puisse changer de cerveau, ou faire un reset total de ma mémoire vive encore pleine des souvenirs de cet amour incroyable qui m'a été arraché en 10 minutes.

Ce matin, c'est une torture d'être obligée de continuer à vivre avec ça.

 
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from EnrouteverslaventureParent

Projet de bébé ? Anticiper ! Idéalement, préparer trois mois avant le début de la mise en pratique du projet. –> Rendez vous chez la/le gynéco Elle/il pourra : – vous fournir une ordonnance pour la vitamine B9 (et vous informer de son utilité) – pratiquer les examens préalables et dépister d'éventuelles maladies avant la conception (c'est mieux !) – vous donner des informations précieuses et répondre à vos interrogations. –> le choix de votre lieu et mode d'accouchement – lieux : en Maternité, en Maisons de Naissance ou à domicile Les maternités proposent désormais des options pour accoucher : ballons, piscine, ect toutes les maternités une proposent pas le même accompagnement et les “accesoires” pour un accouchement. Les maternités sont également classés en 3, suivant leur capacité à prendre en charge les cas d'urgence Les cas de grossesse multiple (jumeaux) sont forcément dirigé vers une maternité niveau 2 minimum. Maison de naissance, il en existe 9 actuellement en France. Elles permettent aux futurs maman d accueillir bébé dans un lieu intime, très peu médicalisé et naturellement (sans péridurale). L'accompagnement des sages femmes se fait en respectant ce choix, avec une préparation adaptée à un accouchement naturel (accompagnement à la douleur, ect) Livre xxx L'accouchement à domicile, ce choix doit être accompagnée par une sage femme qui le pratique. Chose qui n'est pas évidente à trouver car cela impose une assurance spécifique (et coûteuse) à la Sage femme. (Info ici) Le choix du lieu de naissance va donc dépendre du type d'accouchement 'ideal' que souhaite la future maman.

Pour ma part, elle m'avait indiqué qu'il était tout indiquer de consulter un médecin après 2 ans de tentatives infructueuses pour commencer à étudier des pistes pour arriver à avoir un bébé. Autres infos que je diffuse un max aux parents qui n'arrive pas à avoir un bébé, et qui ont déjà commencé les autres pistes, faites pratiquer un test de “qualité” de spermes (et non pas simplement 'spermicide', qui va juste 'compter' la quantité de spermatozoïdes...) Une amie a perdu 4 ans ! Son couple est passée par le cursus 'normal', le spermicide, 3 FIV... Et c'est a l'étranger, aunq ils ont entamé les démarches (coûteuse) de d'un Xdxd qu'ils on découvert aque c'était Monsieur qui n'avait pas une bonne qualité de sperme. Problème résolu avec une mini opération ???. Sa compagne est tombée enceinte naturellement 2 mois après ! Tous ces traitements et cette pression psychologique sur elles alors que c'est lui qui était la cause de cette infertilité. Grrr, ça m'a mis en rage, j'avoue.

 
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from Ma vie sans lui

Le manque

Il y a eu un grand creux, cet automne, entre la dernière fois que j'ai écrit ici et aujourd'hui. Je n'en suis pas encore tout à fait sortie mais ça va mieux. Je m'étais dit que la première année sans lui serait horrible, elle l'a été, avec son cortège de premières fois qui poignardent le ventre et tabassent le coeur.

La seconde année n'est pas tellement mieux, dans un autre genre. C'est l'installation du deuil dans la durée. Deuxième rentrée sans lui, deuxième Toussaint sans lui et c'est toujours aussi difficile. Il est encore très présent, pas toujours avec la même intensité mais c'est incontestable, il me manque toujours affreusement, au point qu'y penser me fait monter les larmes aux yeux, encore et toujours et qu'il y a des jours où je me dis que continuer à vivre dans ce manque est une torture inutile à m'infliger.

Mais je suis toujours là et je suis -je dis parfois “hélas”– toujours vivante. Et mon corps est vivant, lui aussi. Et je ne sais pas trop que faire de ça.

Mon corps est en manque de mon amoureux. Pendant quelques semaines, j'ai été anesthésiée par la douleur, au point même que ma maladie de peau chronique s'est presque effacée. Et puis au coeur de l'hiver dernier, mon corps s'est réveillé et j'ai à nouveau eu envie de sexe. C'était désarçonnant, déconcertant, et gênant, et énervant, aussi. Pourquoi avoir à nouveau du désir alors que je venais de traverser un tel tsunami de chagrin ? Du désir alors que je venais de répandre les cendres de mon amoureux dans la forêt ? Incompréhensible. Alors, j'ai serré les dents et j'ai tenté de penser à autre chose pendant un temps. Mais le désir est revenu, insidieux et toujours par surprise. J'ai fini par céder et mes doigts m'ont procuré ce que je cherchais, chaque orgasme solitaire se terminant dans une crise de sanglots. A chaque fois, j'ai pleuré sur la perte de cet homme, de notre amour, de notre rencontre parfaite et puis aussi de dégoût, de colère, de culpabilité, de honte, de tristesse et surtout, je me suis trouvée ridicule. A chaque fois.

C'est en faisant récemment des recherches sur le sujet que j'ai compris que cette libido qui se réveillait était juste la preuve que la vie frayait son chemin en moi et que c'était normal et plutôt bon signe, sur le chemin du deuil, que de ressentir à nouveau du désir, du plaisir.

En ce moment, il me manque beaucoup, et physiquement, surtout. Peut-être pour compenser le froid qui s'installe, pour contrer la dépression saisonnière qui va pointer son nez, j'ai envie de câlins, de quelqu'un à serrer contre moi, de baisers torrides, de siestes crapuleuses. J'y pense souvent, je m'échauffe toute seule rien que de l'imaginer. Mes doigts parcourent mon corps, pleins de regrets et de tristesse mais de douceur, aussi. Je lis en braille ce que lui, lisait à chaque fois en me caressant. Je ne vais pas vous raconter d'histoires, ce sont des moments très tristes, tristes à pleurer.

Mais c'est la vie qui est en train de gagner. Même la psy à qui je n'ai pas encore parlé de cet aspect du deuil me le dit : la vie est là, dans ce que j'entreprends, dans les combats que je mène. Oui, je suis un peu dans le creux de la vague mais la vie est là, elle palpite, y compris au creux de mon ventre.

Mon corps est en manque de lui, ou d'amour, ou des deux.

[Cela fait quelques semaines que je mûris cette note, ce n'est pas facile de parler de ça parce que cela paraît tellement incongru. Mais j'ai décidé de le faire parce que je pense que justement, on n'en parle pas souvent, c'est un peu tabou. Voilà.]

 
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from Trucs de fous

une femme et un homme sortent de l’hôpital avec des valises. La femme dit « Enfin sortie de cette prison pourrie, c’est nul l’hôpital ! » L’homme répond « tu sais que tu serais morte sans l’hôpital ? » La femme répond « c’est vrai… Merci l’hôpital »

L’hôpital sauve des vies, l’hôpital fait souffrir, l’hôpital diagnostique, trouve des traitements adaptés, attache des patients à leur lit, impose des traitements de force… Le mieux dans l’hôpital c’est le fait d’en sortir.

Est-ce qu’on pourrait faire mieux ? Est-ce qu’on pourrait éviter à certains patients d’arriver à l’hôpital ? Probablement

 
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