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from Fils et Mailles

La nouvelle des progrès de Séb s’est propagée dans le service. Même les patients sont au courant. Sébastien acquiert un véritable capital sympathie auprès de toutes et tous.

Le rush dû à la grippe s’estompe petit à petit.

C’est lundi, et la kinésithérapie reprend après l’interruption du week-end.

Cyril est de retour. Un Musclor un peu palichon. Malgré ses traits marqués par la fatigue, il reste d’humeur égale, agréable, fidèle à lui-même.

C’est l’heure. Direction le plateau technique, où il emmène Séb retrouver Valérie.

– Hey, bonjour Séb ! Ça va ? Comme un lundi, pas vrai ?

On va commencer cool, par des mobilisations douces. L’objectif est de conserver l’amplitude de tes articulations. Allez, on y go ?

Clignement d’yeux. Depuis Nantes, Séb n’a plus prononcé de mots.

Valérie est dynamique, souriante, professionnelle. Mais à l’intérieur, ça lui coûte terriblement. Elle pleure en silence.

Son mari est en phase terminale d’une tumeur cérébrale. Ce grand et beau gaillard, sportif, a pris tout le monde de court lorsque la maladie s’est déclarée.

Dans leur serment d’amour, échangé il y a longtemps, il lui avait dit : « Si jamais… » Rien ne les séparerait.

Séb est un peu songeur, ailleurs. Dans sa rêverie, il voit une scène aussi irréelle qu’inattendue.

Un homme grand, jeune, sportif, s’adresse à Valérie.

Il lui dit : « si jamais… » Mais Séb n’entend pas la suite.

Valérie se retourne souvent, brièvement, baisse la tête, fait mine de remettre une mèche de cheveux en place.

Elle prépare le verticalisateur et s’approche de Séb pour le transfert. Et là, tout près, Séb échappe ces mots :

– Si jamais…

Valérie se mord les lèvres. D’un air concentré, elle commence à incliner le verticalisateur sous un certain angle.

– Oups, Séb… j’ai oublié le tensiomètre. Je vais vite le récupérer au local technique…

En réalité, le tensiomètre était là, tout près. Mais elle ne l’avait pas vu.

Au bout d’un moment, elle revient. Ses yeux ont rougi.

– Allez, Séb, on reprend !

Elle lui malaxe doucement l’épaule. Comme un remerciement.

 
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from seb

Au niveau du son, Linux Mint 22 utilise par défaut pipewire. Sur mon portable Dell XPS de 2019, le son “craque” avec pipewire. J'ai essayé de modifier la configuration sans succès et j'ai donc décidé de revenir à pulseaudio. On trouve pas mal de tutos pour remplacer pulseaudio par pipewire mais pas beaucoup pour faire l'inverse.

Voici la procédure que j'ai suivie en me basant sur cette page qui présente la procédure inverse.

Tout d'abord on désactive pipewire

systemctl --user --now disable pipewire pipewire-pulse wireplumber pipewire.socket pipewire-pulse.socket
systemctl --user mask pipewire pipewire-pulse wireplumber

L'icône du son doit alors disparaître de la barre des tâches.

Ensuite on installe et on active pulseaudio

sudo apt install pulseaudio
systemctl --user --now enable pulseaudio.service pulseaudio.socket

Là on vérifie que l'icône du son est bien revenue et on peut lire un fichier audio ou une vidéo qui auparavant posait problème pour vérifier que le problème est bien résolu.

Ensuite on peut supprimer pipewire

sudo apt remove pipewire pipewire-pulse wireplumber
sudo apt autoremove

Pour être sûr de la config on peut utiliser la commande suivante

pactl info

qui doit indiquer Nom du serveur : pulseaudio.

 
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from Il n'y aura pas de f(r)iction.

L'incroyable synesthésie d'une chanson.

Texte écrit en 2012, qui revient à la surface, parce qu'hier soir je cherchais à mettre un mot sur une sensation familière, celle qui vient quand une chanson, un groupe ou un album fait remonter un souvenir bien précis, qui peut même tourner en sensation physique.

Le mot n'est pas synesthésie, mais c'est tout ce que j'avais trouvé à l'époque. Et j'aime bien ce texte, parce que justement, ces moments là de ma vie de jeune fille sont soigneusement encartonnés dans une boite, que je n'aime pas tellement ouvrir, mais parfois, avec l'aide de la musique, ça rend le déballage moins difficile.

La définition de ce terme se trouve chez Henri, qui est un des meilleurs conteurs de musique que je connaisse.

https://streetcornersociety.wordpress.com/2012/03/04/bertrand-boulbar-les-chroniques-dasphalte/

La chanson : http://www.youtube.com/watch?v=IyfaYHMNIuA

Je n'ai plus entendu cette chanson qui passait à la radio lorsque, ce matin j'ai glissé dans la baignoire, depuis février 1999.

C'était au printemps et je rentrais de vacances, mon parrain m'avait invité chez lui dans l'Oise, j'avais fais une virée à Paris avec ma cousine, d'où j'avais rapporté l'album.

Je l'écoutais sur le lecteur de CD de la salle à manger en dessinant, ou en répondant à mon courrier, ou en hurlant sur mon frère, ou en dansant toute seule dans la cuisine avec un morceau de pain et du chocolat dedans, bref, un de ces trucs que je devais faire les soirs quand j'avais 18 ans et que je rentrais pour les week-ends ou les vacances dans la maison de mes parents.

Et je me souviens (tout est revenu) (d'un coup) que, autour de la table où j'avais posé le lecteur de CD, il n'y avait plus que deux chaises, que si j'avais passé le CD dans la salle à manger, c'est que la chaîne Hi-Fi du salon était partie, que si je mangeais debout un croque monsieur décongelé dans une assiette ébréchée, c'est que la jolie vaisselle des jours heureux était encartonnée, et que c'était tout ce qu'il y avait à manger ce soir et que si j'étais mélancolique en écoutant cette chanson ce matin en me frottant le genou dans ma baignoire, c'est parce que maman avait quitté la maison de mes parents ce soir là.

 
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from Fils et Mailles

Je ne peux plus être celui qui soutient par réflexe. Je ne peux plus être celui qui anticipe, qui prévient, qui porte pour les autres.

Je reste au bord.

Je reste au bord du marais de Morva, dans cette mélancolie qui m’a toujours accompagné.

Je l’observe. Je l’habite. Mais je ne m’y enfonce plus pour sauver le monde.

Si l’on a besoin de moi, on me le dira.

Alors, peut-être, je me pencherai, je tendrai la main – mais seulement si c’est nécessaire et demandé.

Fini le rôle.

Fini le rôle que je me suis imposé pour exister à travers les autres.

Fini l’automatisme du soin, la vigilance permanente, le devoir de protéger.

Je choisis la présence sans mission.

Je choisis d’être là sans m’effacer. Je choisis le silence quand il est juste, l’écoute quand elle est réelle, le geste quand il est nécessaire.

Cette liberté que je dois prendre, ce n’est pas de l’indifférence.

Ma liberté est de rester au bord, de respirer, de sentir que je suis là, entier, et que je n’ai pas à sauver le monde.

Tel Atlas qui porte le monde sur son dos.

Ma liberté est de revenir à moi, même si le marais m’appelle, même s’il m’attire encore.

Je n’abandonne pas.

Je change seulement la manière de marcher.

Je marche avec moi.

Adieu Wendy !

 
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from Fils et Mailles

Attention aux âmes sensibles – si vous avez peur des cicatrices.

666 caractères pour forger un texte ciselé. Diabolique.

Chez Fils et Mailles, deuxième rue à droite,
il peut réduire tout ce que vous voulez.

Le quartier n’est pas fameux. Ça sent le soufre.
Mais les touristes adorent.

La chaleur écrase tout.
Les corps luisent.
Les visages rougeoyants sourient.

On retape ici les phrases trop longues.
On coupe.
On frappe.
On réduit.

Mais au fait, j’en suis à combien de caractères là ?
576 ?! 576 !

Et là ? C’est pas une belle pièce ?
Je vous la fais à 576, le prix que ça vaut ! 😏🔥

 
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from Un Spicilège

Momies !

Après Funèbre ! (que j'ai bien aimé et dont j'ai parlé ici) il m'aurait été impossible de passer à côté du nouveau livre de Juliette Cazes. J’aime en effet profondément sa manière d’aborder des sujets qui sont rarement évoqués et j'aime en plus beaucoup le travail éditorial des Éditions du Trésor. Les corps morts, ce qu’on en fait, ce que tout cela dit de nos sociétés, voilà un thème qui me passionne, et Momies ! s’inscrit parfaitement dans cette continuité. J'étais persuadée d'être de nouveau emballée (c'est le cas de le dire).

Dans ce nouvel opus, Juliette Cazes nous entraîne dans un voyage fascinant à travers le monde et le temps, à la rencontre de corps conservés, parfois exposés, parfois vénérés, voire instrumentalisés. Le ton est, une fois de plus, parfaitement maîtrisé : sérieux sans jamais être pesant, empreint d'une certaine légèreté, parfois d’humour, et surtout porté par la passion tangible de l'autrice. Le livre mêle avec beaucoup d’intelligence anthropologie, sociologie et histoire, sans jamais rendre le tout indigeste.

Certaines parties m'ont interpelée plus que d’autres. Je pense par exemple à ce cas, en Thaïlande, de corps de personnes mortes du sida exposés dans un temple afin de sensibiliser la population à l’épidémie tout en finançant les soins par le biais des visites. La démarche est déroutante, bouleversante, même, et traitée dans le livre avec respect et recul.

Comme Funèbre !, Momies ! reste très accessible. Il ne s’agit évidemment pas d’un travail universitaire, mais d’une vulgarisation exigeante et passionnante, qui ravira les amateurs du genre tout en permettant aux curieux de s'initier au propos. Je l'ai refermé avec l’envie d’en savoir plus. Se confronter à la mort est en effet toujours salutaire : après tout, on n’a peur que de ce que l’on ne connaît pas.


Momies ! | Juliette Cazes | Éditions du Trésor

 
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from Depuis les Gorces

#Animaux Update sur les derniers soucis de santé de Mamie Néli

Petit retour en arrière

Néli était morveuse depuis une quinzaine de jours. Maintenant, on connait la cause : foin trop poussiéreux. Du coup, j'ai entrepris de cuire le foin car je sais que ça marche. Sauf que Néli et Amalhia préfèrent le foin qui n'est quasi que de la brisure au foin passé à la vapeur 😡. Du coup, depuis 3 jours, je leur mettais la journée du foin steamé dans la forêt, en bloquant l'accès au paddock.

Il faut aussi savoir que depuis novembre Néli boite de nouveau pas mal. On a fait (beaucoup trop) de check up, radio echo toussa, elle a beaucoup d'arthrose, elle a les tendons un peu abimés... Du coup on a décidé de la garder en permanence sous anti-inflammatoire (equiox), et avec une dose d'équipalazone pour les ferrures. Mais Néli réagit mal aux anti-inflammatoires en faisant des ulcères à l'estomac. Je m'en rends compte car elle refuse de manger, ou mange un petit peu puis s'arrête. Et pour avoir l'historique complet, ça fait 2 ferrures qu'elle est de nouveau en fer à l'envers avec talonettes car ça l'avait un peu soulagée lors du premier épisode de boiterie il y a fort longtemps.

Vendredi soir

Vendredi soir, Thomas me dit que Néli avance vraiment doucement. Elle était complètement boiteuse, on aurait dit une fourbue. Elle a une gonfle en face interne du canon de l'antérieur gauche, et une grosse molette toujours en face interne, mais au dessus du boulet. J'appelle la véto car j'avais déjà donné 3 équioxx et je me demandais s'il fallait ajouter en plus de l'équipalazone. Elle me faisait vraiment mal au coeur.

La véto me dit qu'on ajoute un 4ème équiox, on fera equipalazone le lendemain matin, et qu'en attendant je peux mettre du froid. Sauf que Néli est couchée dans son box dès qu'elle y rentre. Donc j'attends le lendemain matin.

Samedi

Samedi matin

Samedi matin, Néli est couchée. Je lui donne 2 équipalazone (je galère à ce qu'elle finisse sa ration), et je la mets au jardin. Elle marche mieux, mais elle se couche beaucoup. La véto me dit de bander pour bloquer le boulet et la soulager.

On se décide à faire venir la véto en urgence car la jument douille vraiment.

Samedi aprèm

La véto arrive vers 16h et repars vers 18h30... Il fait moche toute l'aprèm, ça ajoute juste à la journée pourrie. La véto confirme que la jument douille ++. Elle a le cardiaque haut (autour de 50 bpm), elle change ses appuis en permanence, elle a une sale tronche.

Notre première hypothèse c'était une fracture du rudimentaire (métatarsien IV). Un reste d'os pourri qui sert à rien à part à se casser chez nos chevaux modernes. Je pensais ça car la gonfle était au départ pile en regard de cet os, et ça peut faire bien mal. Mais Néli ne réagit pas du tout à la palpation du rudimentaire alors qu'elle n'est pas du tout contente à la palpation des tendons.

On démarre donc une très longue session d'échographies des tendons en comparant les deux antérieurs. Néli a mal quand l'échographe appuie sur ses tendons, elle a mal à rester debout, elle fait vraiment de la peine, et l'examen n'en finit pas de durer... Bilan :

  • Lésion sur la bride carpienne (un tendon qui relie le genou (carpe pour faire savant) et le tendon fléchisseur du doigt, celui qui demande au sabot de venir vers l'arrière comme quand on cure un pied)
  • Grosse lésion sur le ligament suspenseur du boulet qui en fait est un tendon mais bref, et qui lui fait exactement l'inverse et demande au sabot de venir vers l'avant et vers le haut.

En gros, c'est la merde. Elle a abimé le tendon qui tire dans un sens, et celui qui tire dans l'autre sens de la même articulation. Donc si on met au repos un tendon, on tire sur l'autre. Et vu sa position campée, elle a l'air de préférer tirer sur la bride carpienne que tirer sur le suspenseur du boulet.

Et comme elle ressemble à un cheval fourbu, on a aussi fait des radios des pieds antérieurs et ouf, pas de bascule de la troisième phalange. (Oui, parce que j'ai oublié de dire qu'elle a aussi un syndrome de Cushing, une maladie de vieux cheval qui prédispose à la fourbure).

Avant les examens, on a aussi donné à Néli une grosse dose de gastricalm, le gaviscon pour cheval. Je pense que ça l'a aidée, elle était mieux en fin d'aprèm.

On décide avec la véto de tenter le max pour soulager la douleur, et on se donne quelques jours pour que ça s'améliore nettement car sinon, c'est pas éthique de la conserver dans cet état. J'avoue que je suis complètement alignée avec ça, mais pas bien du tout.

Traitement :

  • On continue l'équipalazone au max (2 sachets matin et soir) dans une seringue comme ça je ne stresse pas qu'elle ne finisse pas ses rations.
  • On ajoute un anti inflammatoire puissant en local (ekyflogyl)
  • On blinde de gastricalm pour essayer de limiter les dégats à l'estomac (histoire d'éviter une colique) (et galère car ne doit pas être donné en même temps que l'AI)
  • On continue les bandages comme je les fais (4 épaisseurs : flanelle, bande de travail, flanelle, guêtres néoprènes) avec la poche de gel froid que j'essaie de changer 4 fois par jour (pour que ça soit froid)
  • On la garde sur du dur (paddock) avec la possibilité de se coucher confortablement

Et je continue à cuire le foin...

Dimanche

Néli est beaucoup moins couchée et elle a un bon oeil !! Première victoire.

Je déferre l'antérieur gauche pour enlever la talonette. Je galère pas mal car elle n'est pas du tout contente de devoir garder tout son poids sur l'antérieur droit (celui blindé d'arthrose). Mais elle semble récupérer du confort dès que le fer n'est plus là.

Une heure après alors que je viens de changer son bandage, elle se barre du paddock (je dois courir pour fermer une clôture et l'empêcher d'aller dans la gadoue), ya plus de doute, elle va beaucoup mieux 🎉. Elle continue à bouder sa ration, mais elle mange de l'herbe et du foin, moins cool.

Dans l'aprèm je douche les deux antérieurs longuement (en plus de tous les autres soins 🙄) et j'enlève le fer droit. Je fais évidemment énormément de pause en dérivant les clous avant de tirer sur le fer mais ... Beaucoup plus facile !

Je ne sais pas si on est tirées d'affaire, mais je souffle. Je lui ai fait un gros pansage, et elle a eu l'air d'apprécier alors qu'hier ça semblait l'indifférer voir l'agacer.

Lundi

Néli continue à aller comme dimanche, c'est-à-dire OK. Je change la glace 4 à 5 fois par jour. Elle passe la nuit au box, on passe à 1 sachet d'equipalazone le matin. Le soir je la sens douloureuse, on décide de donner 2 sachets le soir pour être à 3 sachets par jour.

Mardi

Comme lundi. Mardi soir 2 sachets pour préparer la séance de maréchalerie du mercredi.

Mercredi – maréchalerie

2 sachets d'AINS le matin. Maréchalerie à 11h.

  • Antérieur droit : RAS, elle s'appuie bien sur l'antérieur gauche
  • Antérieur gauche : beaucoup plus difficile. Comme pour le déferrage, elle manque de tomber une fois. Elle galère.
  • Postérieurs : RAS

Affaire à suivre (j'éditerai le post dans la semaine pour ajouter des nouvelles et des vidéos). Il faut vraiment que je réfléchisse à comment je vais gérer la situation le jour où elle mourra (de sa belle mort ou parce qu'on décidera que c'est plus une vie de cheval) car Amalhia ne peut pas rester seule. Deux chevaux, c'est pas le bon nombre, mais mes installations ne sont vraiment pas pensées pour plus... Il faut que je réfléchisse à une situation car ça m'a beaucoup stressée et je n'était pas du tout préparée.

 
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from Fils et Mailles

C'est une après-midi de juillet étouffante. Le soleil darde.
La procession des touristes, tous couverts de polaires, suit la guide dans le tunnel qui descend progressivement vers le gouffre.

De petite taille, il s'est faufilé et s'est placé tout près d'une famille avec deux jeunes enfants.

La lumière du tunnel est faible, un peu tamisée, tout juste de quoi se déplacer en sécurité.

La voix de la guide résonne. Elle raconte la découverte du gouffre, le nom qu’on lui a donné – la cathédrale de cristal.

La procession s'arrête. Il ne reste plus qu'une porte à franchir.
Ils vont entrer, se placer comme pour un spectacle, dans une pénombre quasi totale.

Lui ne quitte pas la famille d'une semelle. Il se sent une affinité avec elle. Un sentiment d'appartenance.

Tout le monde est en place. Le spectacle peut commencer.

Lumière féerique, jeux d'orgue.
Une nacelle, suspendue par des cordes et des poulies, descend avec lenteur.
À l'intérieur, quelques privilégiés – le point de vue d'en haut, comme les découvreurs autrefois.

Tout le monde s'esclame :

– WOUAH !

C'est un émerveillement.

Pas pour lui.

Tous ces artifices ne sont là que pour embellir le gouffre.

Lui se souvient du trou du diable.
De la fumée qui s'en échappait.
Du bruit des flammes à l'intérieur, qu'on entendait déjà en s'approchant.

Cette immense voûte, semblable au dôme d'une cathédrale.
Les concrétions, tuyaux d'une orgue minérale imaginaire.

Des jeux d'ombres et de lumières à couper le souffle.

Mais là-bas, à cet endroit précis, il est le seul à reconnaître cette forme particulière, recouverte de calcaire et de cristaux.
Sous cette forme git, insoupçonnée de tous, son corps naissant, jeté dans la fournaise du trou du diable.
Ce noir abyssal qui a ouvert sa gueule et l'a broyé.
Ce noir qui l'a soustrait à la vie d'en haut, à la lumière.

Il est alors saisi d'une grande, si grande tristesse.

Le spectacle s’achève. Les voix se tournent déjà vers la sortie, commentant la beauté du lieu.

La procession s'apprête à faire demi-tour, à rejoindre la lumière du jour, ce bel été.

Il se rapproche de la petite fille de cette famille qu'il aurait aimé être la sienne.
Il veut lui prendre la main, comme si elle était sa sœur.
Mais ses doigts n'attrapent que du vide.

– Il peut venir avec nous le petit garçon, papa ?
– Quel petit garçon, ma chérie ?
– Mais papa… tu ne le vois pas ?
– Non. Allez, viens. Tu ralentis tout le monde.

La petite accélère le pas, puis se retourne une dernière fois.
Elle fait un signe d’au revoir, discret, au petit garçon resté derrière.

Il le sait.
Jamais il ne pourra repasser de l’autre côté.

Le temps ne compte plus pour lui.
Pas d’horloge. Pas de soleil.
Seulement l’éternité.

Alors, triste, il retourne prendre sa place
dans cette forme minéralisée,
insoupçonnée des autres.

Les visiteurs ressortent du tunnel. Plein soleil.

La guide évoque la suite de la visite,
la boutique, l’exposition attenante.

Elle explique que l’on a retrouvé, au fil du temps,
des os d’animaux jetés dans le gouffre.
Et parfois aussi, des ossements humains.

Lui, on ne l'a pas trouvé.
La roche l’a saisi et gardé caché.

 
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from Depuis les Gorces

#Société #Féminisme

J'écris cet article pour réfléchir sur les violences au sein des groupes, qu'ils soient militants, professionnels, ou amicaux. Je voudrais parler de la difficulté à dire ce qui ne va pas quand on est la victime. Et je voudrais réfléchir aux réactions qui font des autres membres du groupe des complices des agresseurs ou bien des allié·es des victimes, parce qu'il n'y a pas de position neutre.

Violences dans le groupe

Dans un groupe, il y a très souvent des violences, de la micro-agression sexiste ou raciste à l'agression caractérisée. Parfois j'ai été victime (c'est dans cette situation qu'on s'en rend le plus compte), parfois j'ai été témoin, et parfois j'ai été l'agresseuse, souvent sans le savoir.

Il me semble que plus un groupe est dysfonctionnel, plus ces violences sont systémiques et fortes. Plus le groupe est fonctionnel et plus il y a des moyens d'écouter et de réparer.

Je suis souvent frappée par le fait que les gens sont très attachés à une gradation des violences. Il y a celles qui ne sont pas très graves et qu'on devrait laisser passer s'en s'offenser, et celles qui sont vraiment graves et pour lesquelles il faut absolument agir.

Moi, je suis probablement sensible, mais elles me semblent toutes aussi injustes ! Du coup, dans ce billet, je traite exactement de la même manière :

  • la micro-agression comme se faire mansplainer ou invisibiliser,
  • l'agression passive-agressive du type : « Faut se détendre là »,
  • et l'agression avérée comme se faire insulter : « t'es vraiment trop conne ».

Je mets tout au même niveau pour plusieurs raisons :

  1. Bien qu'il y ait évidemment une gradation évidente, je suis convaincue que dans les mécaniques de violence, c'est le fait qu'une personne ou le groupe accepte une micro-agression qui rend ensuite possible des agressions plus fortes.
  2. Les dégâts sur la victime ne sont pas proportionnels à la violence d'une agression. On peut souffrir davantage d'une micro-agression de la part de quelqu'un qu'on estime ou dont on recherche l'approbation que d'une insulte de la part de quelqu'un qu'on n'estime pas du tout.

Les réactions des allié·es

La difficulté de dire ce qui ne va pas quand on est victime de violences

La première chose, c'est que quand on est victime c'est super dur de s'exprimer. On peut avoir honte d'avoir été maltraitée et de ne pas avoir su répondre. Et on peut avoir peur de la réaction des autres si on exprime ce que l'on a vécu et comment on l'a ressenti.

Les (mauvaises) réactions habituelles

Les réactions des autres quand on exprime quelque chose qui nous fait du mal sont souvent mauvaises au sens où elles n'améliorent pas la situation, ni pour la victime, ni pour le groupe. Voici quelques exemples des réactions que j'ai fréquemment rencontré :

  • On va me dire que ce n'est pas grave, que je suis une personne trop sensible, que ce qui compte c'est que le projet avance, etc. ... Dans ces cas là, la personne qui écoute n'écoute pas. Elle nie ce que je ressens ; et c'est rajouter de la violence sur la violence. J'en avais parlé dans cet article.
  • On va m'expliquer comment j'aurais du faire différemment pour que l'autre se comporte mieux (« tu aurais pu utiliser d'autres mots, c'est vrai que 'je suis surprise' peut être vu comme passif-agressif »). Et en fait, dans ce cas là, on inverse la responsabilité : on met sur moi, la victime, la responsabilité de l'agression.
  • On va trouver que je suis chiante, pas cool, trop sensible, et on va faire en sorte de se passer de moi sur des nouveaux projets / pour de nouvelles activités. On va m'écarter progressivement.
  • On va me dire qu'on ne peut pas prendre position car « je n'ai pas tous les tenants et les aboutissants », comme si il fallait d'abord comprendre l'agresseur, surtout quand c'est un homme (bonjour l'himpathie) ou quelqu'un de l'élite (toujours au sens de Jo Freeman).

Cette liste n'est surement pas exhaustive. N'hésitez pas à me contacter (via mastodon) pour la compléter avec vos expériences.

Ainsi, les réticences à parler de la part des victimes ne sont pas des pensées limitantes ou des fausses peurs. Ce sont des craintes réalistes car c'est ce qui se passe la majorité du temps tant que les violences ne sont pas suffisamment violentes, et qu'il n'y a pas suffisamment de preuves aux yeux de la personne qui écoute. Et ça rend d'autant plus désagréables les remarques du type : « Bah pourquoi t'en as pas parlé plus tôt ? ». Plus on en parle tôt, plus le risque de ne pas être entendue est fort puisque les violences n'auront pas encore été assez graves.

Les meilleures réactions (plus rares)

Parfois, une victime parle, et elle est entendue ! 🎉

Écouter, et ne rien faire

C'est déjà génial, mais souvent ça n'est pas du tout suffisant car ensuite, si les allié·es potentiel·les ne font rien, la situation au sens systémique ne change pas, voir empire. Les personnes qui sont violentes, peut être sans s'en rendre compte, sont renforcées dans ce comportement (pas de conséquences négatives, voir même des conséquences positives avec les autres qui rient à leur blague, qui soutiennent leurs projets, etc). À court ou moyen terme, la victime va s'effacer, ou partir.

Souvent, les allié·es qui écoutent et comprennent ne vont pas plus loin. Iels vont dire : « c'est pas cool en effet », ou, « tu as raison, ils n'ont pas respecté le réglement qu'on avait décidé collectivement », et ça s'arrête là. En général, l'allié·e explique qu'iel comprend les deux points de vue, (comme s'il y avait violence des 2 côtés), et que ce n'est pas assez grave pour passer à l'action.

Moi, j'ai l'impression que l'allié·e s'est juste acheté une bonne conscience, mais c'est vrai que c'est mieux que de ne pas être écoutée du tout.

Écouter, et agir

Et parfois, la personne qui écoute va faire quelque chose 💪 🎉.

Là je crois qu'il faut encore distinguer deux situations car l'enfer est pavé de bonnes intentions.

Parfois l'allié·e agit sans demander à la victime si c'est une bonne idée. Et ça, ça n'est pas une bonne idée (et je l'ai parfois fait, et je le regrette comme je le raconte dans cet article : cet article ici)

Ce n'est pas une bonne idée car nos bonnes idées de sauveur·se peuvent empirer la situation du point de vue de la victime.

La bonne réaction il me semble, c'est que l'allié·e demande ce qu'elle peut faire, ou propose des actions et demande à la victime son avis.

Il est vrai que récemment on m'a demandé ce qu'on pouvait faire pour m'aider, et j'ai été gênée. Je ne voulais pas embêter la personne qui propose de m'aider vu que déjà elle m'a écoutée. Note à moi-même, oser répondre sincèrement à cette question. Mais en réalité, c'était une très bonne attitude de la part de mon amie, et je la remercie encore 💙.

Agir en tant qu'allié·e avant que les choses ne soient graves

Mais on ne va pas se mentir, plus le temps passe, plus la situation est installée, plus il est difficile pour la personne qui écoute d'avoir le courage d'agir comme un·e allié·e.

J'ai entendu plusieurs fois des allié·es dire : « c'est vraiment nul, je suis avec toi, je lui en parlerai quand ça sera le bon moment ». Et spoiler : ça n'a jamais été le bon moment. Maintenant quand j'entends ça, je me dis que la personne s'achète une bonne conscience. Et je comprends pourquoi, c'est difficile et ça demande du courage car l'allié·e a souvent à perdre à intervenir auprès de l'élite du groupe.

Agir lors des micro-agressions

J'ai longtemps réfléchi au cas d'une amie dont le mari est violent verbalement. Il ne l'a jamais touchée (ou en tous cas pas devant moi), mais il se moque facilement d'elle en ma présence, il la critique en permanence, et je n'ai jamais rien dit car je n'osais pas, par peur d'envenimer les choses, et peut-être aussi par couardise. Avec le temps, ça me semble de plus en plus difficile d'intervenir vu que je ne suis pas intervenue pour les mêmes faits par le passé. En fait, j'ai normalisé certains de ses comportements toxiques en ma présence.

J'avais parlé plusieurs fois à mon amie de ces situations que je ne trouvais pas OK, et elle me disait que c'était pas grave. Et puis un jour, elle m'a dit que c'était un problème que personne ne réagisse face à des violences conjugales. Alors je me suis promis d'être une alliée la prochaine fois, mais je n'avais aucune idée de comment faire.

J'étais tétanisée à l'idée de réagir lors d'une grosse dispute, ça me paraissait impossible. J'ai fini par réaliser que c'était beaucoup plus facile, et moins dangereux, de réagir à une mini-violence qu'à une grosse colère. Je peux refuser de rire à des blagues offensantes (« c'est pas hyper drôle comme blague si? »), ou juste de dire « ça me met mal à l'aise » quand une interaction me met mal à l'aise.

Je généralise cette situation à la vie dans un groupe. L'un des gros défauts des groupes est d'attendre pour agir :

  1. Soit que les choses soient très graves,
  2. Soit que quelqu'un·e se soit plaint.

Je pense au contraire que l'inclusion, la lutte contre toutes les formes de violence est de la responsabilité de tous les membres du groupe. Et être un·e allié·e, ou un membre responsable, c'est réagir dès que l'on perçoit une micro-agression.

  • Soit à chaud, en disant qu'on est gêné, ou que la blague n'est pas drôle, ou en demandant pourquoi cette phrase ?
  • Soit à froid,
    • En allant voir la victime, pour lui apporter du soutien,
    • En allant voir l'agresseur·se, pour lui expliquer en quoi son comportement (et pas sa personne) n'est pas OK
    • En provoquant un moment de réflexion au sein du groupe sur le type de violence qu'on a repéré, même si c'est à un stade très léger.

Conclusions

Ce que je retiens de cette histoire c'est qu'être un·e bon·ne allié·e, c'est :

  1. Prendre sa responsabilité dans le climat du groupe, et réagir lors des micro-agressions. Ne pas laisser passer des choses parce que : « C'est pas très grave tant qu'il n'y a pas d'insultes ou de coups ».
  2. Demander aux personnes qui sont victimes de micro-agressions comment elles le vivent. Si ça se trouve très bien, si ça se trouve elles ont besoin d'aide.
  3. Écouter vraiment, sans minimiser, quand quelqu'un vous parle de quelque chose qui lae gène dans le groupe.
  4. Proposer d'agir (et pas juste “d'aider”) pour la personne, et pour le groupe, et écouter pour de vrai la réponse.

Il n'y a pas de neutralité dans une société inégalitaire

Il n'y a pas d'observateur·trice neutre. Ne pas prendre position contre l'agresseur c'est de facto se placer à ses côtés, et le soutenir.

Quand vous dites à une personne que vous la comprenez et la soutenez, et que vous vous arrêtez là, dans les faits, vous soutenez les agresseurs.

Voilà, j'ai mis longtemps à écrire cet article, je l'ai d'abord fait pour m'aider moi et ranger mes idées. Je pense que j'aurais aimé avoir « ça » dans la formation sur les VSS qu'on a eu au parti Les Écologistes. Je suis curieuse d'avoir vos retours et vos ressentis...

 
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from Liste-Participative-EYGDD

reu publique 15 janvier eygdd

Nous présentions ce Jeudi 15 janvier 2026 à la salle municipale de la commune notre projet pour les élections municipales de Mars 2026. Une cinquantaine de personnes ont assisté à la réunion durant laquelle nous avons exposé nos idées. Merci à toutes les personnes qui se sont déplacées !

La question de l'implication des habitants dans la vie de la commune était évidemment au centre de notre présentation. En effet, la base d'une liste participative consiste à s'affranchir d'une logique hiérarchique et pyramidale pour aller vers une répartition du pouvoir dans laquelle chacun peut contribuer, décider et prendre ses responsabilités au sein d'un collectif. Notre volonté, c'est de construire des espaces de réflexion, de création, avec les habitants afin que les décisions ne se prennent pas uniquement dans le bureau du maire entouré de ses adjoints.

Le projet pour la commune n’est donc pas décidé à l’avance par quelques personnes, il est construit avec les habitants, via des assemblées ouvertes à tous.

Les idées et besoins qui y sont suggérés sont ensuite étudiés et construits pas les habitants intéressés, ou qui peuvent y apporter leur expertise, dans le cadre d'ateliers thématiques ( ou « commissions »), puis proposés au vote lorsqu'ils sont aboutis, au Conseil municipal par l’intermédiaire des élus. Les décisions importantes sont par conséquent prises après consultation des habitants.

Même si il y existe une certaine dynamique associative, dans notre commune rurale, cette approche pourrait apporter des bénéfices concrets, notamment pour recréer du lien social : la disparition des commerces et des lieux de rencontre a affaibli la vie sociale de nos villages. Les démarches participatives permettent aux habitants de se rencontrer, d’échanger et de travailler ensemble. Des communes de toutes tailles et de tous horizons politiques ont adopté ces méthodes participatives, avec un constat partagé : quand les décisions sont prises collectivement, elles sont plus pertinentes et mieux acceptées.

Après la présentation du fonctionnement d'un liste participative et citoyenne, plusieurs pistes issues d'une réflexion collective au sein du groupe ont été présentées. Vous pouvez les retrouver à la rubrique notre plate-forme de notre blog.

Contrairement aux listes traditionnelles, souvent composées de personnes choisies par un parti politique ou un maire sortant, une liste citoyenne se construit de manière ouverte et accueille donc des habitants qui n’ont jamais fait de politique. Les candidats pour le conseil municipal sont choisis collectivement. C'est pourquoi notre liste reste ouverte à toutes et tous. Bien sûr, nous avons déjà quelques « têtes de liste » : nous en avons désigné 3. Ce sont les personnes qui ont initié la liste mais ce n’est pas l’important. Nous parions surtout sur les idées que nous défendons ! Vous pouvez consulter nos propositions et nous poser des questions si vous en avez envie. Et bien entendu, si vous souhaitez vous impliquer, proposer un projet, partager des idées, n’hésitez pas à nous contacter !

Votez pour la liste participative car Tout seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin !

 
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from Fils et Mailles

Les jours ont passé, et Sébastien a progressé.

Nous sommes en pleine période hivernale. La grippe a éclairci les rangs. Aides-soignantes et infirmières manquent à l’appel, parfois sans remplacement. Le service tourne autrement. Chacun s’entraide, comme il peut.

Ce matin, ni Sarah ni Cyril ne sont là.

Sébastien perçoit une agitation inhabituelle dans le couloir. Les pas sont moins réguliers, les voix moins feutrées. L’ensemble manque de la précision habituelle, comme si la mécanique s’était déréglée.

La porte s’ouvre.

Virginie entre, accompagnée de Naïma.
Sébastien est surpris. Et pourtant, quelque chose en lui l’est moins. Cette nuit encore, il a « voyagé ». Et dans ce voyage, il a vu Virginie.

Elle était chez elle, tôt le matin, un mug de thé vert brûlant entre les mains pour se réchauffer. Dans la chambre, son compagnon dormait encore. Elle, en revanche, était éveillée.

Elle rêve de devenir puéricultrice.
Une opportunité de formation s’est présentée. Une vraie chance. Mais loin. Trop loin.

À Nantes.

S’éloigner de sa famille, de son compagnon, de ses amis… Le choix la paralyse. Périgueux–Nantes, ce n’est pas le bout du monde, mais elle a peur d’y perdre ce qui fait sa vie aujourd’hui.

– Bonjour Séb !

Elle sourit.

– Ah… tu es surpris de nous voir ce matin, hein ? Tu sais, la grippe fait des ravages ces jours-ci.

Sébastien est surtout happé par la présence de Naïma. Elle a bouleversé son univers. Avec elle, le monde s’est déplacé, comme si une autre lecture de la réalité lui avait été offerte.

Virginie, elle, est avenante. Fidèle à elle-même. Mais Séb perçoit autre chose : une tension discrète, une préoccupation sourde.

Pendant les soins, Virginie aide Naïma à l’installer confortablement pour le petit-déjeuner. Soudain, sans prévenir, un mot surgit dans l’esprit de Sébastien.

NANTES

Il ne le voit pas. Il l’entend.
Le mot résonne, clair, précis. Et avant même qu’il ne comprenne ce qui se passe, sa bouche s’ouvre.

– Nantes.

Le silence tombe dans la chambre.

Sébastien ouvre grand les yeux, surpris par sa propre voix. Virginie se fige, interloquée.
Il a parlé.

Et plus encore : il a répondu à la question qui la rongeait.
Au travail, personne n’était au courant.

Quelque chose se relâche en Virginie, comme si un poids venait de glisser de ses épaules.

Sébastien, lui, est fou de joie. Son cœur bat vite. Il fixe Naïma, qui feint la surprise – à peine. Juste ce qu’il faut.

 
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from Depuis les Gorces

#Numerique Voici un tuto minimaliste pour personnaliser la palette des couleurs dans Libreoffice. Ça permet d'avoir une jolie palette bien pratique (et c'est encore plus pratique que dans office). Et j'écris tout ça ici pour ne pas avoir à rechercher l'information encore une fois !

L'outil : palette maker

Palette maker est un classeur calc avec une macro qui permet de construire la palette. En gros :

  1. Télécharger le fichier sur le site de Numericoach
  2. L'ouvrir en activant la macro (il faut changer les paramètres de sécurité de LibreOffice à moyen)
  3. Créer sa palette pour ça je recommande de trouver le code hexa de chaque couleur et de le copier-coller dans la case dédiée.
  4. Enregistrer, ne pas oublier de donner un nom à la palette dans la case dédiée
  5. Créer la palette en cliquant sur l'icone qui va bien, c'est à dire la palette d'artiste (je crois deuxième icône chez moi)
  6. Trouver où la palette est enregistrée : je suis sur mac, alors dans le navigateur de fichier je cherche nomdepalette.soc et j'ouvre l'emplacement du fichier
  7. Coller ce fichier soc dans le dossier palette de libreoffice. Pour le trouver je recherche “libreoffice” dans le navigateur de fichier mac, et je fais afficher le contenu du paquet. Je vais dans Resources et je cherche le dossier palette.
  8. Il suffit maintenant de réouvrir LibreOffice et quand vous allez dans le menu pour changer la couleur de quelque chose (police, fond...), il suffit de sélectionner la palette que vous venez de créer dans le menu déroulant.

Des ressources / tuto mieux détaillés

Tips

  • Ne pas oublier d'ajouter le noir (code hexa : 000000) et le blanc (code hexa : ffffff) à vos palettes, sinon vous passerez votre temps à les chercher dans une autre palette.

#LibreOffice #Tuto

 
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from ~ T.S.I. ~

Carte Blanche HIPHOP - Madya - Lillers

Le Sol Pour S'Elever by Madya

💥 BATTLE DE BREAKDANCE, EXPOSITION, PROJECTION TALK, WORKSHOP : Voilà qu'il vous attend lors de cette Carte Blanche organisée par La Ville de Lillers, Madya et Tribu Sans-Issue, pour accueillir le retour en France du projet LE SOL POUR S’ÉLEVER. Au programme : ______________________________________________ 📅 VENDREDI 20 FÉVRIER à 18h30 Vernissage de l'exposition LE SOL POUR S’ÉLEVER ✨ + Projection d'un documentaire exclusif, suivie d’un talk & échange avec Madya et Krimo. ✨ ______________________________________________ 📅 SAMEDI 21 FÉVRIER 🕑 14h – 15h30 Workshop Break LE SOL POUR S’ÉLEVER avec Madya (👥 20 places max – sur inscription / plus d'infos auprès de Tribu Sans-Issue.) 🕓 16h – 19h : LILLERS BREAK BATTLE ! 1VS1 (adultes) – 8 places à prendre en qualif. 2VS2 (-18 ans) – 10 places à prendre en qualif. 💰 PRICE MONEY 1VS1 : 150€ 🎧 DJ : PETONDJI 🎤 SPEAKER : MADYA ⚖️ JURYS : TBA... ______________________________________________

📅 DU 20 FÉVRIER AU 8 MARS 🖼️ Exposition LE SOL POUR S’ÉLEVER ⏰ Aux horaires d’ouverture du Palace 🎟️ Gratuit – accès libre En 2024, le breaking est entré aux Jeux Olympiques. Mais bien avant d’être un sport, le break est avant tout une culture, un langage et un espace d’expression. C’est cette réalité que raconte LE SOL POUR S’ÉLEVER, le projet de Madya (Amaury Mayaya) : un voyage de 300 jours à travers 8 pays d’Asie, à la rencontre de danseurs, de communautés et d’initiatives où le break devient un levier d’expression, de transmission et d’émancipation. Pensée comme un carnet de voyage, l’exposition mêle histoires vécues, photographies et contenus interactifs via QR codes, pour faire découvrir des parcours humains et culturels souvent méconnus. Une question traverse toute l’expérience : quel est, pour chacun·e de nous, ce “sol” qui nous permet de nous élever ? Que tu sois danseur·se, curieux·se ou simplement amateur·rice de culture Hip-hop, viens découvrir et échanger !

📍 LIEU : LE PALACE 39 Rue d’Aire, 62190 Lillers

 
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from irisdessine

Projets du moment

Japonais

Toujours cette application Kana très efficace pour apprendre par coeur ses kana (à la lecture et à l'écriture)

Dessin

Reprise d'un peu de dessin perso, sans prise de tête.

Podcast

On approche du bout pour le podcast Pivot ! Dédié à Friends. Ce week-end, on a enregistré les épisodes 13 et 14 de la saison 10. Il reste encore 2 épisodes puis le double épisode final et on aura couvert toute la série !

Veille Technologique

  • un article-fleuve sur ce qui va pas avec l’IA. Pas les arguments habituels, et pourtant très juste et du coup, nécessairement intelligent : https://mail.paulineharmange.fr/archive/ia-probleme/
  • Et, là, un article sur un dev qui utilise l’IA (donc un grand fan), et qui pourtant constate que les agents de code sont de pire en pire, puisque nourrit par des vibe-codeurs qui “valident” un code (et donc permet à l’IA de continuer dans cette direction). J’ai envie de dire CHEH à lui. Mais néanmoins, ça ne fait que confirmer une tendance que tous les anti-IA (moi comprise) avaient anticipé : l’IA qui se mange elle-même (article en anglais) : https://spectrum.ieee.org/ai-coding-degrades

Mes joies

  • Une bonne semaine plutôt positive, à la fois pro et perso.

Lu, vu ou écouté

  • En plein dans la série Younger qui a certains défauts manifestes, mais que je ne peux m'empêcher de dévorer. L'histoire d'une femme qui, à force de se voir refuser des postes pour cause d'agisme (elle a 40 ans), décide de mentir sur son CV et de se faire passer pour une minette de 26 ans. Dispo sur Netflix.
 
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from ~ T.S.I. ~

Locked Groov' E11 S3

Chikki yo banquise,

Belle et heureuse année à tous nos auditeurs et auditrices. Dj Petondji et moi-même vous souhaitons de gros kiffs musicaux pour 2026!

Ça tombe bien, vous êtes dans l'émission Locked Groov sur la banquise et vous vous apprêtez à passer 2h en notre compagnie. Aujourd'hui, pour le plus grand plaisir de vos oreilles, c'est Dj PetonDji qui fait son retour avec un set hip-hop comme il en a le secret.

Alors, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Arrêtez tout ce que vous faisiez, poussez les meubles et profitez comme il se doit de ce moment unique!

De mon côté, on se retrouve pour l'actualité hip-hop de la semaine.

Dj Petondji, c'est à toi de jouer, let's go!

Ecouter sur Banquise

 
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from Impulsion Végé

Dimanche après-midi, profitant que mon four soit allumé pour autre chose, j'ai décidé de faire des muffins vegan à la cannelle pour le petit-déjeuner de cette semaine. Comme j'ai un enfant qui adore la cannelle, j'en mets beaucoup, et l'avantage c'est que je peux diminuer le sucre. Cela fait donc un muffin fort en goût mais peu sucré.

Je congèle ensuite les muffins individuellement, et j'en sors un par un le soir pour le petit-déjeuner du lendemain.

La recette des muffins vegan faciles à faire, je l'ai trouvé chez Le cul de poule, plus précisément ici. J'ai juste diminué le sucre, et remplacé l'huile par de la margarine.

Muffins à la cannelle

La recette

Pour 6 muffins moelleux.

Ingrédients : – 150 g de farine T65 – 18 cl de lait d'avoine – 1 cs de jus de citron (ou de vinaigre de cidre) – 30 g de margarine – 35 g de sucre de canne – 1.5 g de bicarbonate – 0.5 pincée de sel – 1 cc bombée de cannelle

Instructions : 1. Préchauffer le four à 220 °C. 2. Faire fondre la margarine. Dans un récipient, verser la margarine fondue, le lait d'avoine et le jus de citron. 3. Dans un bol, verser la farine, le sucre, le bicarbonate, le sel et la cannelle. Ajouter les liquides et mélanger à l’aide d’un fouet. 4. Verser dans des moules à muffins préalablement graissé, puis enfourner pour 15 minutes en baissant à 200 °C. 5.Laisser tiédir avant de démouler.

#patisserievégétalienne #muffinvégétalien

 
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