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from tradjincal

Cela fait 6 mois maintenant que je suis passé entièrement sur linux, une kubuntu pour ma part. Une grosse part de mon utilisation est les jeux vidéo et avec steam et heroic launcher, j'étais pleinement satisfait. Le seul point que je n'avais pas encore réglé, c'était de pouvoir changer de disposition de clavier (d’azerty à qwerty) car certains jeux le gère mal (hein cyberpunk) voir pas du tout.

Sur windows, j'avais le raccourci clavier shift+alt pour changer en qwerty et pas de problème. Sous linux (en tout cas kubuntu wayland), j'ai le même raccourci qui fonctionne très bien sous kubuntu mais pas dans wine.

La solution

Je commence par la fin pour les plus impatients, la méthode que j'ai trouvée est de faire un setxkbmap us . On se retrouve avec un beau warning sous Wayland, mais ca affect bien les jeux sous wine

$ setxkbmap us
WARNING: Running setxkbmap against an Xwayland server

Pour automatiser tout ça, j'ai fait 2 petits scripts que je vais donner à heroic launcher. Pour passer en qwerty:

#!/usr/bin/env bash
setxkbmap us

Pour passer en azerty:

#!/usr/bin/env bash
setxkbmap fr

Pour les non programmeurs, voici les commandes à donner pour créer les 2 fichiers

mkdir -p ~/scripts
echo -e '#!'"/usr/bin/env\nsetxkbmap us" > ~/scripts/set_us_kbd_x11_wine.sh
echo -e '#!'"/usr/bin/env\nsetxkbmap us" > ~/scripts/set_fr_kbd_x11_wine.sh
chmod +x ~/scripts/set_us_kbd_x11_wine.sh
chmod +x ~/scripts/set_fr_kbd_x11_wine.sh

Et maintenant dans heroic, il faut aller: – soit, pour un jeu, dans settings (du jeu) → advanced – soit, pour tous les jeux, dans settings (global) → game defaults → advanced

et pointer pour les options “Select a script to run before the game is launched” et “Select a script to run after the game exits” sur les scripts dans le répertoire scripts de votre dossier user sur les scripts respectifs set_us_kbd_x11_wine.sh et set_fr_kbd_x11_wine.sh

Quelques précisions

J'ai essayé plusieurs choses avant d'arriver à ça, qui n'est sûrement pas la solution la plus propre.

  1. Jouer avec les locales. J'ai tenté de mettre la variable LC_ALL =en_US.UTF-8
  2. Forcer la disposition de clavier avec winecfg

Ces 2 solutions ne fonctionnent pas.

La dernière méthode est de supprimer toutes les dispositions claviers sauf le qwerty dans les paramètres système mais ce n'est tout bonnement pas pratique.

En espérant que ça puisse aider d'autres personnes #jeuxvideo

 
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from Un Spicilège

le prix du danger

J’ai trouvé Le prix du danger un peu par hasard, dans une librairie d’occasion, tout de suite attirée par sa couverture qui reprend l’affiche du film d’Yves Boisset. Impossible d'oublier ce visuel qui m'a rappelé un très bon souvenir de cinéma. J'ai bien évidemment voulu découvrir l’œuvre originale dont il a été tiré. Très bonne décision de ma part tant ce recueil de neuf nouvelles fut jubilatoire à lire !

Dès la première nouvelle, Le prix du danger, Sheckley frappe fort. Au-delà de la grande affection que j'ai pour son adaptation cinématographique de 1983, j’ai pris un réel plaisir à retrouver cette histoire sous sa forme originale. Le film de Boisset (porté notamment par un Michel Piccoli absolument génial, sans oublier Marie-France Pisier et Gérard Lanvin) avait marqué la jeune adulte que j'étais par son regard acerbe sur le pouvoir. Pendant ma lecture, il m'est apparu clairement que le cinéaste a su capter l’essence même du texte : la critique mordante d'un système truqué, dans lequel les puissants finissent toujours par gagner. Un propos magnifié par le cinéma politique de Boisset, qui a su donner toute sa puissance à un texte tout en ironie. Je digresse un peu : en revoyant le film récemment (il est disponible sur Arte et je ne peux qu'en conseiller le visionnage !), j’ai reconnu dans les premières minutes les Espaces d’Abraxas à Noisy-le-Grand, un ensemble architectural que je côtoie de près et que j'adore, toujours prêt à servir de décor à des futurs dystopiques !

Pour en revenir au livre, il serait toutefois très réducteur de ne s’attarder que sur cette première nouvelle. En effet, l’ensemble du recueil fait preuve d’une qualité et d'une inventivité remarquables. La clé laxienne et Permis de maraude, par exemple, sont des textes d'une drôlerie absurde particulièrement réjouissante. Sheckley excelle vraiment dans l’art de pousser une idée jusqu’à ses conséquences les plus improbables, révélant de fait l’absurdité de certaines de nos actions.

Malgré l’époque de leur écriture (les années 50), la plupart des nouvelles n’ont rien de désuet. Le style reste vif, direct, provocateur, et surtout empli d'un humour acerbe et cruel. Les thèmes abordés, notamment la défiance envers les nouvelles technologies et les dangers d’un progrès mal maîtrisé, restent parfaitement d'actualité. Le recueil interroge sans cesse notre rapport au pouvoir et notre propension à accepter certains systèmes sans même se poser de questions. Évidemment on ne peut passer à côté d'un certain virilisme et d'une vision des femmes parfois un peu datée comme dans Un billet pour Tranaï. Cependant, au-delà du fait que cela s'explique parfaitement par une remise en contexte, on se rend vite compte que cela n'empêche pas l'auteur de faire preuve d'une certaine modernité sur le sujet.

Le prix du danger est donc un recueil brillant, drôle et incisif. Une très très bonne surprise que je recommande chaleureusement aux amateurs et amatrices de science-fiction qui aiment en retracer l'histoire. Si vous avez la chance de tomber dessus en occasion, ne passez pas à côté !


Le prix du danger | Robert Sheckley | J'ai Lu

 
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from Fils et Mailles

Un plaidoyer pour la cause animale

Sous l’apparence d’un roman d’aventure pour la jeunesse, L’Appel de la forêt invite à réfléchir sur le monde animal.

Jack London y suit Buck, un chien arraché au confort des hommes, confronté à la violence, à l’apprentissage et à la loi implacable du Nord.

Buck n’est pas humanisé de façon artificielle. Il pense, ressent et agit en chien.

London lui reconnaît une intelligence, une mémoire, des sentiments – tout en respectant sa nature.

C’est cette justesse qui donne au roman sa force.

La brutalité ne vient pas de la nature, mais des hommes : ceux qui prennent, possèdent, exploitent, utilisent.

La forêt, elle, n’est ni bonne ni cruelle – elle est le monde naturel.

Peu à peu, Buck entend son appel : non pas une régression, mais une reconnexion à une part ancienne, instinctive, presque sacrée du vivant.

Plus d’un siècle après sa publication, ce roman résonne encore de façon troublante.

Il interroge notre rapport aux animaux – compagnons, outils, marchandises, cobayes – et, en creux, notre propre humanité.

Un livre simple en apparence, mais plus profond qu’il n’y paraît.

Et si le véritable ensauvagement n’était pas du côté de l’animal, mais de l’homme qui oublie le lien, la mesure et le respect du vivant ?

 
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from Fils et Mailles

Inspiré de faits réels

Ils entrent par le haut, comme leurs ancêtres et les ancêtres de leurs ancêtres.
Le passage est étroit.
Le soleil se faufile derrière eux, et se projette, timide, sur la pierre froide.

Deux hommes, deux femmes, un enfant.
L’enfant a peut-être neuf ans.
Le plus âgé approche de la cinquantaine.

Ils avancent lentement.
Par prudence, et aussi parce que plus ils progressent, plus l’obscurité s’épaissit.
Bientôt, ils devront allumer la flamme, sentir le bois brûlé et l’air se charger de chaleur.

Les parois animées sont déjà là depuis bien des lunes.
Elles n’attendent rien, sinon d’être admirées.

Les figures apparaissent maintenant.

Elles avaient toujours été là.

Un murmure circule entre les visiteurs.

Ici, la silhouette d’un cheval retient leur attention.
Juste au-dessus, une main plaquée sur la paroi.
Comme si quelqu’un, derrière la pierre, s’appuyait.

Une des femmes est enceinte.
Elle regarde le sol humide imprimer ses pieds nus en profondeur.

Le petit, lui, ne connaît pas encore ce lieu surprenant de beauté.
Les yeux écarquillés, il s’attarde un instant, touche presque l’argile, humant l’odeur ancienne, puis file pour rattraper les adultes.

Le silence se fait épais, ponctué du froissement de leurs pas.

15 000 ans plus tard – an 1915…

Trois jeunes adolescents s’aventurent dans le passage étroit.
La lumière artificielle de leur lampe à huile fait danser les ombres sur la roche humide.

Ils avancent lentement, curieux et prudents.

Les parois animées sont déjà là.
Elles n’attendent rien.

Tout à coup, ils s’arrêtent.

Un silence s’installe, seulement ponctué par un écho lointain de gouttes d’eau.

Une silhouette de cheval se dessine devant eux, et juste au-dessus, une main tracée comme au pochoir semble s'appuyer sur le temps.
Ils se penchent, et leurs doigts osent à peine effleurer l’argile.

L’un d’eux compare son pied à celui d’une petite empreinte. Un enfant.
Le plus jeune tente de fléchir son pouce comme celui dessiné sur la roche. Difficile.

Ils n'ont pas vu passer le temps et se décident à reprendre leur marche.

Le sol reçoit leurs pas nus ou presque.
Ils marchent dans les traces de ceux d’autrefois.

Quand ils ressortent, la nuit est déjà tombée.
La lune, astre toujours présent, en est témoin.

15 000 ans plus tard – an 16 915… les parois sont sur le point d’être découvertes.

 
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from irisdessine

Projets du moment

Boulot

  • Ça bosse dur sur de nouvelles fonctionnalités du back-office pour le métier. Beaucoup de nœuds au cerveau parce qu'un changement, ou un ajout implique souvent des cas d'usage variés, intriqués les uns aux autres. Un bon challenge quoi ^^
  • C'est aussi le grand retour des objets interactifs que l'on code pour enseigner le numérique. C'est du full front, ça va me replonger dans la magie de Vue que je pige un peu plus finement que celle d'Ember 😅

Perso

  • Comme vous le savez peut-être si vous me suivez sur le Fédiverse, j'ai commencé un programme de remise en forme, afin de réussir à me débarrasser de mes douleurs dorsales. Ça commence par l'alimentation (que je n'appelerai pas “régime”, parce que je ne supprime pas vraiment de choses, juste, je diminue peu à peu mes quantités, ça implique que je cuisine encore plus de légumes pour ne pas m'affamer en cours de route). J'ai aussi sauté le pas en me mettant des alarmes pour les jours d'exercices, ce qui me permet de ne pas culpabiliser les 2 jours off où je ne fais rien (les vendredis et dimanches). Ce programme, c'est aussi parce que je pense que le poids pris ces dernières années n'a pas dû aider à rendre mon dos solide.
  • À ma grande surprise, j'ai rouvert un projet de court-métrage animé que je n'avais pas touché depuis trop longtemps. Ça n'a duré que l'espce d'1 ou 2h, mais je suis contente d'avoir eu un peu de bande passante pour y revenir un peu :)

Veille Technologique

  • un article-fleuve sur ce qui va pas avec l’IA. Pas les arguments habituels, et pourtant très juste et du coup, nécessairement intelligent : https://mail.paulineharmange.fr/archive/ia-probleme/
  • Et, là, un article sur un dev qui utilise l’IA (donc un grand fan), et qui pourtant constate que les agents de code sont de pire en pire, puisque nourrit par des vibe-codeurs qui “valident” un code (et donc permet à l’IA de continuer dans cette direction). J’ai envie de dire CHEH à lui. Mais néanmoins, ça ne fait que confirmer une tendance que tous les anti-IA (moi comprise) avaient anticipé : l’IA qui se mange elle-même (article en anglais) : https://spectrum.ieee.org/ai-coding-degrades

Mes joies

  • Contente de réussir pour le moment à suivre mon alimentation de façon sereine et toujours résister à ne pas grignoter ou craquer totalement !
  • J'ai demandé si je pouvais arriver en cours d'année pour un cours de yoga qui a lieu littéralement à 20 pas de chez moi (je compterais, mais je pense qu'on en est pas loin 😆) et je peux ! Donc je suis très contente.
  • J'ai pris soin de moi aussi avec un bon bain détente.

Mes peines

  • Ça repart sur une phase d'insomnies. Je reste relativement sereine vis-à-vis de ça pour le moment. Ça finira bien par repartir :)

Lu, vu ou écouté

  • Une émission du podcast À base de pop pop pop pop sur le futur fantasmé par les œuvres du passé. Je n'ai pas encore tout entendu, mais comme d'habitude, c'est toujours passionnant et amusant. C'est dispo sur beaucoup de plateformes, mais le lien mène vers leur page principale sur SoundCloud.
  • La saison 2 de The Pitt que j'attaque avec le chéri. Cette série, avec Noah Wyle, c'est vraiment les début d'Urgences, mais mise à jour avec le contexte de notre époque. Plus réaliste aussi. Urgences était réaliste, mais je parle surtout de la mise en scène. Dispo sur HBO Max.
  • Le château de Cagliostro, l'un des premiers films réalisé par Hayao Miyazaki, bien avant la création du Studio Ghibli. Ce film est vraiment très bon. C'est une aventure d'Arsène Lupin, mais avec un regard différent de notre narration occidentale. J'ai apprécié le fait que ce film soit plus complexe que ce que l'histoire de départ présage, et puis aussi, que le héros, manifestement plus âgé que la jeune femme qu'il va sauver, je dirais d'une dizaine d'années, ne cherche pas à se la taper. Donc, c'est frais, rigolo et très intelligent. Dispo... en DVD. (impossible à trouver par ailleurs)
  • Enfin fini la série Younger qui souffre de défauts manifestes, liés probablement à son époque. Beaucoup de choses m'ont dérangés, ce qui m'a rendu la fin un peu décevante, mais j'ai quand même tenu les 7 saisons. À vous de vous faire une opinion sur cette série dont le pitch de départ est le suivant : Liza, une femme fraîchement divorcée, qui n'a pas travaillé depuis la fin de ses études, doit s'y remettre. Mais à 40 ans, personne ne veut d'elle. Alors, elle va se faire passer pour une femme de 26 ans afin de trouver un travail. Et elle devra jongler entre sa vie perso (les ami.e.s, sa fille, son ex-mari) et sa vie pro. Dispo sur Netflix.

Ailleurs sur les z’internets

Mathieu

 
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from Fils et Mailles

Il conduit sa Dacia sur l'autoroute à 110 maximum.

Pas besoin d'aller trop vite et la route va être longue, seul avec sa musique.

Pas de pression. Pas de radio. Pas de blabla. Non il préfère entendre des sons qu'il aime, le font vibrer et le stimulent.

Six cent kilomètres, c'est pas le bout du monde, mais, en comptant les arrêts, huit heures seront nécessaires – une journée de travail – une journée trait d'union.

Ce n'est pas par de gaité de cœur qu'il fait ce voyage. Plus par devoir. Aller moins vite, c'est s'accorder un sursis.

Sur la voie de gauche ça défile – au moins à 130.

– Dans chaque voiture, il y a une destinée, un parcours de vie, pense-t-il. Où vont-ils tous ? Où vont-elles ?

Il considère ces bagnoles qui le doublent – couleur, millésime, style. La voiture parle de son conducteur par l'aura qu'elle dégage. Il revoit les images tapageuses des publicités à la télévision des autres, ou sur les pubs forcées qui foisonnent sur internet.

Être ou paraître, voilà la question.

Pause ravitaillement et sandwich plus café. Un peu se mobiliser, s'étirer. Un peu rêver, observer. Un peu fumer ?

La fin du trajet est presque là. Déjà ?

Déjà il pense au retour...

 
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from Fils et Mailles

Premier rituel de la journée sinon ça va pas aller.

Taffe de cigarette.

Scroll sur les réseaux sociaux.

Sortir des rêves. Reconnection.

Salut les amis des réseaux sociaux!

Tous dans la même galère, solidaires.

Ici tout recommence.

Dans quelques minutes je prends la route.

Bip bip bip...

Ça y est je ne m'appartiens déjà plus.

Je ne vis plus seulement pour ma gueule.

Bientôt je me coltine les autres.

La vie en société.

Allez go !

 
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from Fils et Mailles

La séance de kinésithérapie est passée, ainsi que le repas au restaurant thérapeutique. Séb était un peu dans les nuages. Ses compagnons de table l’ont trouvé moins attentif que d’habitude.

De retour dans sa chambre, allongé pour une sieste, il ne cesse de repenser à sa vision concernant Valérie. À sa réaction. Elle est entrée, elle aussi, dans les constellations de son ciel.

Un écheveau invisible la relie désormais à Naïma et à Virginie.

En début d’après-midi, les yeux fermés, il entend la porte s’ouvrir avec douceur. Le parfum qu’il reconnaît dessine aussitôt l’image mentale de sa mère.

Il fait semblant de dormir encore un peu, tout en l’observant presque à travers ses paupières. Son dos est légèrement voûté. Elle semble porter un lourd fardeau.

Elle rapproche la chaise près du lit, se positionne tout à côté, presque en vis-à-vis.

Séb ouvre les yeux.

– Coucou, mon chéri.

J’ai croisé Valérie, ta kiné. Elle est très sympathique. Elle m’a parlé de toi et m’a dit que ça se passe toujours bien avec toi.

Regarde… j’ai trouvé le nouveau CD de ton groupe préféré. L’équipe te le passera. Le matin, ça va bien te réveiller, haha.

Puis elle marque une pause. L’atmosphère se grise.

Séb ressent une étreinte dans son cœur. Il voit bien qu’elle fait tout ce qu’elle peut pour paraître sereine.

Elle garde le silence un moment. Son avant-bras repose sur le rebord du lit, tout près du sien.

Alors, dans un élan du cœur, Séb parvient à mobiliser sa main. Il la fait glisser jusqu’à entrer en contact, délicatement, avec la peau de sa mère. Et il articule :

– Je t’aime, m’man.

Sa mère se redresse brusquement. En pleurs, de surprise et de joie, elle l’enlace tendrement.

Dans son élan, elle appuie sur le bouton rouge pour avertir l’équipe de ce qui vient de se produire.

Sarah entre, écoute, sourit.

– Oui… c’est vraiment très encourageant. Séb commence à donner de petits signes très positifs. Et c’est super que vous l’ayez constaté vous-même.

La journée se termine. L’équipe de nuit est désormais là, en train de faire les transmissions.

Mais cette fois, Naïma met plus de temps à arriver. Comme la nuit où elle lui avait dévoilé la signification de son tatouage.

Elle a gardé la 418 pour la fin.

Ce soir, elle va annoncer la fin de son remplacement. Son départ en camping-car vers une autre destination.

– Séb… je n’oublierai pas ce remplacement. La chambre 418. Mon ami Séb.

Elle sourit, puis ajoute, en désignant la constellation gravée sur son tatouage :

– Et nous allons rester connectés.

Quand Naïma quitte la chambre, Séb ferme les yeux. Les murs ne sont plus tout à fait des murs. Quelque part, dans la nuit colorée, les constellations l’attendent.


FIN

 
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from Depuis les Gorces

#Société #Numerique #Ecologie En ce moment, on bosse sur les questions d'intelligence artificielle dans la commission numérique des écologistes. Ce qui est marrant, c'est que, les un·es ou les autres, on ne reproche pas du tout les mêmes trucs aux IA . Du coup, j'ai eu envie de faire un article pour lister les conséquences négatives des IA, et aussi de réfléchir à celles qui étaient le plus mobilisatrices autour de moi.

Les impacts négatifs de l'IA

Il y a des des personnes écolos qui soutiennent le développement de datacenters ou d'IA génératives du moment qu'ils soient français. Ma première réaction a été de croire que c'est parce qu'elles croyaient aux bienfaits de l'IA, ou qu'elles ne connaissaient pas ses impacts négatifs. Mais non. En discutant, je me suis rendue compte qu'on avait des points d'accord. On était d'accord que l'IA a plein d'impact très négatifs.

Mais on ne met pas l'accent sur les mêmes impacts, et du coup, on n'a pas du tout le même avis sur le fait qu'une IA éthique, ou soutenable soit possible.

Éducation

J'ai l'impression que les impacts sur nos enfants / jeunes sont ceux qui inquiètent le plus le grand public, dont une partie des écolos. C'est sur ce sujet qu'a été porté la première motion du parti les écologistes. Il y avait à la fois une inquiétude que les dirigeant·es de ce monde pensent faire des économies d'enseignant·es avec l'IA, mais aussi une inquiétude de l'utilisation par les enfants et les ados des IA génératives.

  1. Volonté des financeurs de remplacer des enseignant·es par des IA gen.
  2. Impact sur nos capacités mentales : L'invasion des réseaux sociaux par des contenus brainrot addictifs conduirait à une perte des capacités d'attention ou un abrutissement.
  3. L'utilisation de l'IA par les élèves / étudiant·es entraine une perte de l'habitude d'écrire, de réfléchir, de penser et donc une perte de compétences d'analyse.
  4. Dégradation des conditions de travail des enseignant·es qui doivent inventer des manières d'évaluer qui ne soient pas affectées par les IA (qui veut corriger 15 pages de textes produits par une IA ???)

Société, sexisme, racisme, ...

Les partis politiques ne peuvent pas ne pas s'inquiéter des impacts de l'IA sur la société et en particulier sur le déroulement des élections.

  1. Manipulation des croyances et des élections : les chatbot biaisés embrigadent la population dans des idées d'extrême droite / sexistes, racistes, ... / biaisent des élections
  2. Destruction de la presse et donc de l'information de qualité. Les contenus des journaux sont volés sans rémunération et perdent des visiteurs sur leurs sites puisque leurs contenu sont digérés par des IA pour produire des réponses aux questions des internautes.
  3. Enshittification d'internet : de moins en moins de contenus de qualité sur internet, perte de connaissance
  4. Dégradation des biens et des services : une efficacité de 70% en moyenne. La conséquence c'est une dégradation de la qualité de la majorité de ce qui est fait avec de l'IA (sauf quand fait par des expert·es)
  5. Isolement des personnes qui passent de plus en plus de temps devant des contenus produits par des IA soit dans des réseaux sociaux addictifs soit dans des discussions virtuelles.

Travail et économie

Les entreprises qui vendent de l'IA disent que c'est génial pour les entreprises. Et pourtant...

  1. Dégradation des conditions de travail : très souvent l'arrivée de l'IA transforme des tâches de création (comme traduire un texte) en tâches de contrôle (comme relire un texte mal traduit). On passe 3 h à relire quelque chose qu'on aurait écrit en 3h30 soit même. Il y a un gain de temps, et une perte de sens.
  2. Perte de qualité du travail fait : en moyenne, les IA conduisent à un travail moins bien fait que celui fait par une personne compétente. Mais elles produisent plus rapidement, et peut être que la qualité n'était pas nécessaire (je repense à la traduction automatique dans teams qui avait traduit « hold on » en « tenez bon » quand on était dans la salle d'attente d'une visio), et parfois ça sera vraiment un problème.
  3. Suppression d'emplois : l'IA gen est au service des entreprises (des patrons, des investisseurs), mais pas au service / bénéfice des humains qui travaillent dans et pour les entreprises.
  4. Perte de savoir-faire à moyen terme : en général, on devient expert·e en étant d'abord junior et en s'entrainant sur des tâches simples. Ce sont ces tâches qui sont souvent automatisées avec de l'IA, et à moyen terme on va perdre des personnes avec ces compétences. À court terme ça ne sera peut être pas un problème, mais à moyen terme, quand la qualité du travail fourni par les IA se dégradera car il n'y aura plus de nouveau contenu humain à manger, quand les expert·es qui s'étaient entraînés dans leur jeunesse partiront à la retraite, alors on aura perdu la compétence.

Planète, écosystèmes

A priori, ça devrait être le point qui motive le plus les écolos, et c'est souvent celui que j'entends rappelé en dernier en mode : « oui et en plus les impacts du numérique c'est vraiment énorme... avec les data center et tout ». Mais on dirait que le fait que les IA reposent sur une infrastructure matérielle nécessaire énorme n'est pas le principal problème. Peut-être parce qu'on a fini par s'habituer à ce que nos activités soient polluantes ? Ou bien qu'on ne sait pas comparer par rapport aux voitures électriques et aux panneaux solaires. C'est mal, mais de combien ?

  1. Le premier impact concerne la matière. Il faut extraire des métaux et de nombreux matériaux dans des mines pour construire les ordinateurs des datacenter. Et cette extraction :
    • consomme beaucoup d'énergie (un gros marché pour TotalEnergie que de fournir du carburant pour alimenter les engins monstres)
    • Consomme beaucoup d'eau, souvent dans des régions où l'eau manque,
    • Et pollue l'environnement car il faut aussi des produits chimiques souvent très toxiques pour extraire les métaux des roches. Et comme c'est loin de chez nous et qu'on reste assez colonialiste, c'est pas trop grave.
  2. Le deuxième impact à lieu au niveau des datacenter, et là c'est beaucoup plus proche de chez nous, et donc on s'en rend davantage compte. Il faut :
    • De l'eau pour refroidir les ordinateurs. Alors oui ça fournit de la chaleur gratuite, ce qui en hiver est sympa, mais nettement moins l'été.
    • De l'électricité, pour alimenter les datacenter. Et aujourd'hui, le renouvelable que l'on déploie sert davantage à alimenter des datacenters qu'à substituer les autres consommations d'énergie.
  3. Accélérer la consommation de matériaux dans d'autres activités économiques. Le projet de l'IA dans le monde de l'entreprise, c'est d'aller plus vite. Et si on va plus vite, on consomme davantage, et donc on extrait davantage de ressources.

Colonialisme et mondialisation

Un truc qui me rend folle en ce moment, c'est de réaliser que la croissance des pays du Nord s'est faite, et se fait toujours sur le dos des populations du Sud. Quand j'entends quelqu'un se réjouir de gagner du temps grâce à l'IA, et que ça ne fait de mal à personne car ils n'ont licencié personne, je suis triste. Car ce gain de temps n'est possible que parce que des personnes ont été exploitées dans des pays du Sud global.

  • Des petites mains dans les mines et dans les usines pour produire le hardware utilisé par le numérique.
  • Les travailleur·ses du clic exploité·es pour entraîner les IA

Le gain de temps de quelques personnes privilégiées se fait grâce à l'exploitation de femmes et d'hommes dans les suds globaux.

Et je suis d'autant plus malheureuse que c'est vrai de tellement de chose, et que mon confort de vie repose tellement sur les mauvaises conditions de vie de centaines de personnes dans les Sud. Du coup, si on peut éviter d'accélérer dans cette direction, merci.

Capitalisme

Depuis que je suis adoe je sais que le capitalisme c'est caca. Mais maintenant j'ai compris un peu mieux ce que ça veut dire, et l'IA aujourd'hui est, comme le nucléaire, un outil du, et pour le capitalisme.

  1. Le coût de l'infrastructure (datacenter, réseaux) et de l'entraînement des IA ne sont possibles que dans une économie capitaliste dans laquelle des personnes peuvent avancer une énorme somme d'argent au démarrage du projet, en espérant gagner ensuite de l'argent sur cet argent dans le futur.
  2. Les bénéfices liés à l'utilisation des IA tombent dans la poche des actionnaires, pas des salariés
  3. Une grande partie de la réussite du monde capitaliste a été l'appropriation de communs et du travail de certaines classes sociales pour les valoriser et gagner de l'argent. Aujourd'hui l'IA poursuit ce projet en volant le travail des auteurices, des artistes etc. ainsi que nos données personnelles. Maintenant que les IA ont scrapé tout internet et tous les livres, elles ne pourront plus s'améliorer que en accédant à tout ce que nous produisons comme données que nous ne publions pas : nos mails, nos documents perso, nos photos perso, les images prises par nos *sonnettes intelligentes** etc.

Vers une société de la surveillance

L'un des aspects terrifiant du projet IA est la mise en place d'une société de la surveillance en mode BigBrother. Quand on voit que ces grandes sociétés sont les alliées des régimes fascistes ou fascisant, et que ces régimes sont de plus en plus probables en France, c'est terrifiant.

  1. Le déploiement de l'IA dans les ordinateurs et téléphones de toute la société donne les moyens aux plateformes de faire du ciblage qui pourra être utilisé pour choisir qui arrêter ou tuer, comme le font déjà l'ICE américaine ou l'armée israélienne.

Not all IA ?

Il y a surement plein d'autres aspects négatifs à côté desquels je suis passée, et je complèterai la liste au fur et à mesure. J'ai l'impression qu'il n'y a pas besoin de convaincre la majorité des gens des dégâts causés par l'IA.

Par contre, il y a des grosses divergences d'opinion pour répondre à la question :

Est-ce qu'il faut lutter contre les IA ou bien contre les effets négatifs des IA ?

J'ai l'impression qu'il y a un mouvement #NotAllIA parmi les personnes qui aiment le numérique et la technologie... Et que beaucoup seront d'accord sur toutes ces conséquences négatives des IA, mais diront que « il ne faut pas jeter bébé avec l'eau du bain » et qu'elles ne détestent pas l'IA, mais certaines IA. Et je comprends un peu, j'aime bien mon conjoint #NotAllMen, mais je déteste quand même le patriarcat.

Je suis très curieuse de poursuivre la discussion sur ces sujets par mail ou bien sur Mastodon... C'est encore work in progress dans ma tête !

 
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from seb

Au niveau du son, Linux Mint 22 utilise par défaut pipewire. Sur mon portable Dell XPS de 2019, le son “craque” avec pipewire. J'ai essayé de modifier la configuration sans succès et j'ai donc décidé de revenir à pulseaudio. On trouve pas mal de tutos pour remplacer pulseaudio par pipewire mais pas beaucoup pour faire l'inverse.

Voici la procédure que j'ai suivie en me basant sur cette page qui présente la procédure inverse.

Tout d'abord on désactive pipewire

systemctl --user --now disable pipewire pipewire-pulse wireplumber pipewire.socket pipewire-pulse.socket
systemctl --user mask pipewire pipewire-pulse wireplumber

L'icône du son doit alors disparaître de la barre des tâches.

Ensuite on installe et on active pulseaudio

sudo apt install pulseaudio
systemctl --user --now enable pulseaudio.service pulseaudio.socket

Là on vérifie que l'icône du son est bien revenue et on peut lire un fichier audio ou une vidéo qui auparavant posait problème pour vérifier que le problème est bien résolu.

Ensuite on peut supprimer pipewire

sudo apt remove pipewire pipewire-pulse wireplumber
sudo apt autoremove

Pour être sûr de la config on peut utiliser la commande suivante

pactl info

qui doit indiquer Nom du serveur : pulseaudio.

 
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from Il n'y aura pas de f(r)iction.

L'incroyable synesthésie d'une chanson.

Texte écrit en 2012, qui revient à la surface, parce qu'hier soir je cherchais à mettre un mot sur une sensation familière, celle qui vient quand une chanson, un groupe ou un album fait remonter un souvenir bien précis, qui peut même tourner en sensation physique.

Le mot n'est pas synesthésie, mais c'est tout ce que j'avais trouvé à l'époque. Et j'aime bien ce texte, parce que justement, ces moments là de ma vie de jeune fille sont soigneusement encartonnés dans une boite, que je n'aime pas tellement ouvrir, mais parfois, avec l'aide de la musique, ça rend le déballage moins difficile.

La définition de ce terme se trouve chez Henri, qui est un des meilleurs conteurs de musique que je connaisse.

https://streetcornersociety.wordpress.com/2012/03/04/bertrand-boulbar-les-chroniques-dasphalte/

La chanson : http://www.youtube.com/watch?v=IyfaYHMNIuA

Je n'ai plus entendu cette chanson qui passait à la radio lorsque, ce matin j'ai glissé dans la baignoire, depuis février 1999.

C'était au printemps et je rentrais de vacances, mon parrain m'avait invité chez lui dans l'Oise, j'avais fais une virée à Paris avec ma cousine, d'où j'avais rapporté l'album.

Je l'écoutais sur le lecteur de CD de la salle à manger en dessinant, ou en répondant à mon courrier, ou en hurlant sur mon frère, ou en dansant toute seule dans la cuisine avec un morceau de pain et du chocolat dedans, bref, un de ces trucs que je devais faire les soirs quand j'avais 18 ans et que je rentrais pour les week-ends ou les vacances dans la maison de mes parents.

Et je me souviens (tout est revenu) (d'un coup) que, autour de la table où j'avais posé le lecteur de CD, il n'y avait plus que deux chaises, que si j'avais passé le CD dans la salle à manger, c'est que la chaîne Hi-Fi du salon était partie, que si je mangeais debout un croque monsieur décongelé dans une assiette ébréchée, c'est que la jolie vaisselle des jours heureux était encartonnée, et que c'était tout ce qu'il y avait à manger ce soir et que si j'étais mélancolique en écoutant cette chanson ce matin en me frottant le genou dans ma baignoire, c'est parce que maman avait quitté la maison de mes parents ce soir là.

 
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from Un Spicilège

Momies !

Après Funèbre ! (que j'ai bien aimé et dont j'ai parlé ici) il m'aurait été impossible de passer à côté du nouveau livre de Juliette Cazes. J’aime en effet profondément sa manière d’aborder des sujets qui sont rarement évoqués et j'aime en plus beaucoup le travail éditorial des Éditions du Trésor. Les corps morts, ce qu’on en fait, ce que tout cela dit de nos sociétés, voilà un thème qui me passionne, et Momies ! s’inscrit parfaitement dans cette continuité. J'étais persuadée d'être de nouveau emballée (c'est le cas de le dire).

Dans ce nouvel opus, Juliette Cazes nous entraîne dans un voyage fascinant à travers le monde et le temps, à la rencontre de corps conservés, parfois exposés, parfois vénérés, voire instrumentalisés. Le ton est, une fois de plus, parfaitement maîtrisé : sérieux sans jamais être pesant, empreint d'une certaine légèreté, parfois d’humour, et surtout porté par la passion tangible de l'autrice. Le livre mêle avec beaucoup d’intelligence anthropologie, sociologie et histoire, sans jamais rendre le tout indigeste.

Certaines parties m'ont interpelée plus que d’autres. Je pense par exemple à ce cas, en Thaïlande, de corps de personnes mortes du sida exposés dans un temple afin de sensibiliser la population à l’épidémie tout en finançant les soins par le biais des visites. La démarche est déroutante, bouleversante, même, et traitée dans le livre avec respect et recul.

Comme Funèbre !, Momies ! reste très accessible. Il ne s’agit évidemment pas d’un travail universitaire, mais d’une vulgarisation exigeante et passionnante, qui ravira les amateurs du genre tout en permettant aux curieux de s'initier au propos. Je l'ai refermé avec l’envie d’en savoir plus. Se confronter à la mort est en effet toujours salutaire : après tout, on n’a peur que de ce que l’on ne connaît pas.


Momies ! | Juliette Cazes | Éditions du Trésor

 
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from Depuis les Gorces

#Animaux Update sur les derniers soucis de santé de Mamie Néli

Petit retour en arrière

Néli était morveuse depuis une quinzaine de jours. Maintenant, on connait la cause : foin trop poussiéreux. Du coup, j'ai entrepris de cuire le foin car je sais que ça marche. Sauf que Néli et Amalhia préfèrent le foin qui n'est quasi que de la brisure au foin passé à la vapeur 😡. Du coup, depuis 3 jours, je leur mettais la journée du foin steamé dans la forêt, en bloquant l'accès au paddock.

Il faut aussi savoir que depuis novembre Néli boite de nouveau pas mal. On a fait (beaucoup trop) de check up, radio echo toussa, elle a beaucoup d'arthrose, elle a les tendons un peu abimés... Du coup on a décidé de la garder en permanence sous anti-inflammatoire (equiox), et avec une dose d'équipalazone pour les ferrures. Mais Néli réagit mal aux anti-inflammatoires en faisant des ulcères à l'estomac. Je m'en rends compte car elle refuse de manger, ou mange un petit peu puis s'arrête. Et pour avoir l'historique complet, ça fait 2 ferrures qu'elle est de nouveau en fer à l'envers avec talonettes car ça l'avait un peu soulagée lors du premier épisode de boiterie il y a fort longtemps.

Vendredi soir

Vendredi soir, Thomas me dit que Néli avance vraiment doucement. Elle était complètement boiteuse, on aurait dit une fourbue. Elle a une gonfle en face interne du canon de l'antérieur gauche, et une grosse molette toujours en face interne, mais au dessus du boulet. J'appelle la véto car j'avais déjà donné 3 équioxx et je me demandais s'il fallait ajouter en plus de l'équipalazone. Elle me faisait vraiment mal au coeur.

La véto me dit qu'on ajoute un 4ème équiox, on fera equipalazone le lendemain matin, et qu'en attendant je peux mettre du froid. Sauf que Néli est couchée dans son box dès qu'elle y rentre. Donc j'attends le lendemain matin.

Samedi

Samedi matin

Samedi matin, Néli est couchée. Je lui donne 2 équipalazone (je galère à ce qu'elle finisse sa ration), et je la mets au jardin. Elle marche mieux, mais elle se couche beaucoup. La véto me dit de bander pour bloquer le boulet et la soulager.

On se décide à faire venir la véto en urgence car la jument douille vraiment.

Samedi aprèm

La véto arrive vers 16h et repars vers 18h30... Il fait moche toute l'aprèm, ça ajoute juste à la journée pourrie. La véto confirme que la jument douille ++. Elle a le cardiaque haut (autour de 50 bpm), elle change ses appuis en permanence, elle a une sale tronche.

Notre première hypothèse c'était une fracture du rudimentaire (métatarsien IV). Un reste d'os pourri qui sert à rien à part à se casser chez nos chevaux modernes. Je pensais ça car la gonfle était au départ pile en regard de cet os, et ça peut faire bien mal. Mais Néli ne réagit pas du tout à la palpation du rudimentaire alors qu'elle n'est pas du tout contente à la palpation des tendons.

On démarre donc une très longue session d'échographies des tendons en comparant les deux antérieurs. Néli a mal quand l'échographe appuie sur ses tendons, elle a mal à rester debout, elle fait vraiment de la peine, et l'examen n'en finit pas de durer... Bilan :

  • Lésion sur la bride carpienne (un tendon qui relie le genou (carpe pour faire savant) et le tendon fléchisseur du doigt, celui qui demande au sabot de venir vers l'arrière comme quand on cure un pied)
  • Grosse lésion sur le ligament suspenseur du boulet qui en fait est un tendon mais bref, et qui lui fait exactement l'inverse et demande au sabot de venir vers l'avant et vers le haut.

En gros, c'est la merde. Elle a abimé le tendon qui tire dans un sens, et celui qui tire dans l'autre sens de la même articulation. Donc si on met au repos un tendon, on tire sur l'autre. Et vu sa position campée, elle a l'air de préférer tirer sur la bride carpienne que tirer sur le suspenseur du boulet.

Et comme elle ressemble à un cheval fourbu, on a aussi fait des radios des pieds antérieurs et ouf, pas de bascule de la troisième phalange. (Oui, parce que j'ai oublié de dire qu'elle a aussi un syndrome de Cushing, une maladie de vieux cheval qui prédispose à la fourbure).

Avant les examens, on a aussi donné à Néli une grosse dose de gastricalm, le gaviscon pour cheval. Je pense que ça l'a aidée, elle était mieux en fin d'aprèm.

On décide avec la véto de tenter le max pour soulager la douleur, et on se donne quelques jours pour que ça s'améliore nettement car sinon, c'est pas éthique de la conserver dans cet état. J'avoue que je suis complètement alignée avec ça, mais pas bien du tout.

Traitement :

  • On continue l'équipalazone au max (2 sachets matin et soir) dans une seringue comme ça je ne stresse pas qu'elle ne finisse pas ses rations.
  • On ajoute un anti inflammatoire puissant en local (ekyflogyl)
  • On blinde de gastricalm pour essayer de limiter les dégats à l'estomac (histoire d'éviter une colique) (et galère car ne doit pas être donné en même temps que l'AI)
  • On continue les bandages comme je les fais (4 épaisseurs : flanelle, bande de travail, flanelle, guêtres néoprènes) avec la poche de gel froid que j'essaie de changer 4 fois par jour (pour que ça soit froid)
  • On la garde sur du dur (paddock) avec la possibilité de se coucher confortablement

Et je continue à cuire le foin...

Dimanche

Néli est beaucoup moins couchée et elle a un bon oeil !! Première victoire.

Je déferre l'antérieur gauche pour enlever la talonette. Je galère pas mal car elle n'est pas du tout contente de devoir garder tout son poids sur l'antérieur droit (celui blindé d'arthrose). Mais elle semble récupérer du confort dès que le fer n'est plus là.

Une heure après alors que je viens de changer son bandage, elle se barre du paddock (je dois courir pour fermer une clôture et l'empêcher d'aller dans la gadoue), ya plus de doute, elle va beaucoup mieux 🎉. Elle continue à bouder sa ration, mais elle mange de l'herbe et du foin, moins cool.

Dans l'aprèm je douche les deux antérieurs longuement (en plus de tous les autres soins 🙄) et j'enlève le fer droit. Je fais évidemment énormément de pause en dérivant les clous avant de tirer sur le fer mais ... Beaucoup plus facile !

Je ne sais pas si on est tirées d'affaire, mais je souffle. Je lui ai fait un gros pansage, et elle a eu l'air d'apprécier alors qu'hier ça semblait l'indifférer voir l'agacer.

Lundi

Néli continue à aller comme dimanche, c'est-à-dire OK. Je change la glace 4 à 5 fois par jour. Elle passe la nuit au box, on passe à 1 sachet d'equipalazone le matin. Le soir je la sens douloureuse, on décide de donner 2 sachets le soir pour être à 3 sachets par jour.

Mardi

Comme lundi. Mardi soir 2 sachets pour préparer la séance de maréchalerie du mercredi.

Mercredi – maréchalerie

2 sachets d'AINS le matin. Maréchalerie à 11h.

  • Antérieur droit : RAS, elle s'appuie bien sur l'antérieur gauche
  • Antérieur gauche : beaucoup plus difficile. Comme pour le déferrage, elle manque de tomber une fois. Elle galère.
  • Postérieurs : RAS

Affaire à suivre (j'éditerai le post dans la semaine pour ajouter des nouvelles et des vidéos). Il faut vraiment que je réfléchisse à comment je vais gérer la situation le jour où elle mourra (de sa belle mort ou parce qu'on décidera que c'est plus une vie de cheval) car Amalhia ne peut pas rester seule. Deux chevaux, c'est pas le bon nombre, mais mes installations ne sont vraiment pas pensées pour plus... Il faut que je réfléchisse à une situation car ça m'a beaucoup stressée et je n'était pas du tout préparée.

 
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from Depuis les Gorces

#Société #Féminisme

J'écris cet article pour réfléchir sur les violences au sein des groupes, qu'ils soient militants, professionnels, ou amicaux. Je voudrais parler de la difficulté à dire ce qui ne va pas quand on est la victime. Et je voudrais réfléchir aux réactions qui font des autres membres du groupe des complices des agresseurs ou bien des allié·es des victimes, parce qu'il n'y a pas de position neutre.

Violences dans le groupe

Dans un groupe, il y a très souvent des violences, de la micro-agression sexiste ou raciste à l'agression caractérisée. Parfois j'ai été victime (c'est dans cette situation qu'on s'en rend le plus compte), parfois j'ai été témoin, et parfois j'ai été l'agresseuse, souvent sans le savoir.

Il me semble que plus un groupe est dysfonctionnel, plus ces violences sont systémiques et fortes. Plus le groupe est fonctionnel et plus il y a des moyens d'écouter et de réparer.

Je suis souvent frappée par le fait que les gens sont très attachés à une gradation des violences. Il y a celles qui ne sont pas très graves et qu'on devrait laisser passer s'en s'offenser, et celles qui sont vraiment graves et pour lesquelles il faut absolument agir.

Moi, je suis probablement sensible, mais elles me semblent toutes aussi injustes ! Du coup, dans ce billet, je traite exactement de la même manière :

  • la micro-agression comme se faire mansplainer ou invisibiliser,
  • l'agression passive-agressive du type : « Faut se détendre là »,
  • et l'agression avérée comme se faire insulter : « t'es vraiment trop conne ».

Je mets tout au même niveau pour plusieurs raisons :

  1. Bien qu'il y ait évidemment une gradation évidente, je suis convaincue que dans les mécaniques de violence, c'est le fait qu'une personne ou le groupe accepte une micro-agression qui rend ensuite possible des agressions plus fortes.
  2. Les dégâts sur la victime ne sont pas proportionnels à la violence d'une agression. On peut souffrir davantage d'une micro-agression de la part de quelqu'un qu'on estime ou dont on recherche l'approbation que d'une insulte de la part de quelqu'un qu'on n'estime pas du tout.

Les réactions des allié·es

La difficulté de dire ce qui ne va pas quand on est victime de violences

La première chose, c'est que quand on est victime c'est super dur de s'exprimer. On peut avoir honte d'avoir été maltraitée et de ne pas avoir su répondre. Et on peut avoir peur de la réaction des autres si on exprime ce que l'on a vécu et comment on l'a ressenti.

Les (mauvaises) réactions habituelles

Les réactions des autres quand on exprime quelque chose qui nous fait du mal sont souvent mauvaises au sens où elles n'améliorent pas la situation, ni pour la victime, ni pour le groupe. Voici quelques exemples des réactions que j'ai fréquemment rencontré :

  • On va me dire que ce n'est pas grave, que je suis une personne trop sensible, que ce qui compte c'est que le projet avance, etc. ... Dans ces cas là, la personne qui écoute n'écoute pas. Elle nie ce que je ressens ; et c'est rajouter de la violence sur la violence. J'en avais parlé dans cet article.
  • On va m'expliquer comment j'aurais du faire différemment pour que l'autre se comporte mieux (« tu aurais pu utiliser d'autres mots, c'est vrai que 'je suis surprise' peut être vu comme passif-agressif »). Et en fait, dans ce cas là, on inverse la responsabilité : on met sur moi, la victime, la responsabilité de l'agression.
  • On va trouver que je suis chiante, pas cool, trop sensible, et on va faire en sorte de se passer de moi sur des nouveaux projets / pour de nouvelles activités. On va m'écarter progressivement.
  • On va me dire qu'on ne peut pas prendre position car « je n'ai pas tous les tenants et les aboutissants », comme si il fallait d'abord comprendre l'agresseur, surtout quand c'est un homme (bonjour l'himpathie) ou quelqu'un de l'élite (toujours au sens de Jo Freeman).

Cette liste n'est surement pas exhaustive. N'hésitez pas à me contacter (via mastodon) pour la compléter avec vos expériences.

Ainsi, les réticences à parler de la part des victimes ne sont pas des pensées limitantes ou des fausses peurs. Ce sont des craintes réalistes car c'est ce qui se passe la majorité du temps tant que les violences ne sont pas suffisamment violentes, et qu'il n'y a pas suffisamment de preuves aux yeux de la personne qui écoute. Et ça rend d'autant plus désagréables les remarques du type : « Bah pourquoi t'en as pas parlé plus tôt ? ». Plus on en parle tôt, plus le risque de ne pas être entendue est fort puisque les violences n'auront pas encore été assez graves.

Les meilleures réactions (plus rares)

Parfois, une victime parle, et elle est entendue ! 🎉

Écouter, et ne rien faire

C'est déjà génial, mais souvent ça n'est pas du tout suffisant car ensuite, si les allié·es potentiel·les ne font rien, la situation au sens systémique ne change pas, voir empire. Les personnes qui sont violentes, peut être sans s'en rendre compte, sont renforcées dans ce comportement (pas de conséquences négatives, voir même des conséquences positives avec les autres qui rient à leur blague, qui soutiennent leurs projets, etc). À court ou moyen terme, la victime va s'effacer, ou partir.

Souvent, les allié·es qui écoutent et comprennent ne vont pas plus loin. Iels vont dire : « c'est pas cool en effet », ou, « tu as raison, ils n'ont pas respecté le réglement qu'on avait décidé collectivement », et ça s'arrête là. En général, l'allié·e explique qu'iel comprend les deux points de vue, (comme s'il y avait violence des 2 côtés), et que ce n'est pas assez grave pour passer à l'action.

Moi, j'ai l'impression que l'allié·e s'est juste acheté une bonne conscience, mais c'est vrai que c'est mieux que de ne pas être écoutée du tout.

Écouter, et agir

Et parfois, la personne qui écoute va faire quelque chose 💪 🎉.

Là je crois qu'il faut encore distinguer deux situations car l'enfer est pavé de bonnes intentions.

Parfois l'allié·e agit sans demander à la victime si c'est une bonne idée. Et ça, ça n'est pas une bonne idée (et je l'ai parfois fait, et je le regrette comme je le raconte dans cet article : cet article ici)

Ce n'est pas une bonne idée car nos bonnes idées de sauveur·se peuvent empirer la situation du point de vue de la victime.

La bonne réaction il me semble, c'est que l'allié·e demande ce qu'elle peut faire, ou propose des actions et demande à la victime son avis.

Il est vrai que récemment on m'a demandé ce qu'on pouvait faire pour m'aider, et j'ai été gênée. Je ne voulais pas embêter la personne qui propose de m'aider vu que déjà elle m'a écoutée. Note à moi-même, oser répondre sincèrement à cette question. Mais en réalité, c'était une très bonne attitude de la part de mon amie, et je la remercie encore 💙.

Agir en tant qu'allié·e avant que les choses ne soient graves

Mais on ne va pas se mentir, plus le temps passe, plus la situation est installée, plus il est difficile pour la personne qui écoute d'avoir le courage d'agir comme un·e allié·e.

J'ai entendu plusieurs fois des allié·es dire : « c'est vraiment nul, je suis avec toi, je lui en parlerai quand ça sera le bon moment ». Et spoiler : ça n'a jamais été le bon moment. Maintenant quand j'entends ça, je me dis que la personne s'achète une bonne conscience. Et je comprends pourquoi, c'est difficile et ça demande du courage car l'allié·e a souvent à perdre à intervenir auprès de l'élite du groupe.

Agir lors des micro-agressions

J'ai longtemps réfléchi au cas d'une amie dont le mari est violent verbalement. Il ne l'a jamais touchée (ou en tous cas pas devant moi), mais il se moque facilement d'elle en ma présence, il la critique en permanence, et je n'ai jamais rien dit car je n'osais pas, par peur d'envenimer les choses, et peut-être aussi par couardise. Avec le temps, ça me semble de plus en plus difficile d'intervenir vu que je ne suis pas intervenue pour les mêmes faits par le passé. En fait, j'ai normalisé certains de ses comportements toxiques en ma présence.

J'avais parlé plusieurs fois à mon amie de ces situations que je ne trouvais pas OK, et elle me disait que c'était pas grave. Et puis un jour, elle m'a dit que c'était un problème que personne ne réagisse face à des violences conjugales. Alors je me suis promis d'être une alliée la prochaine fois, mais je n'avais aucune idée de comment faire.

J'étais tétanisée à l'idée de réagir lors d'une grosse dispute, ça me paraissait impossible. J'ai fini par réaliser que c'était beaucoup plus facile, et moins dangereux, de réagir à une mini-violence qu'à une grosse colère. Je peux refuser de rire à des blagues offensantes (« c'est pas hyper drôle comme blague si? »), ou juste de dire « ça me met mal à l'aise » quand une interaction me met mal à l'aise.

Je généralise cette situation à la vie dans un groupe. L'un des gros défauts des groupes est d'attendre pour agir :

  1. Soit que les choses soient très graves,
  2. Soit que quelqu'un·e se soit plaint.

Je pense au contraire que l'inclusion, la lutte contre toutes les formes de violence est de la responsabilité de tous les membres du groupe. Et être un·e allié·e, ou un membre responsable, c'est réagir dès que l'on perçoit une micro-agression.

  • Soit à chaud, en disant qu'on est gêné, ou que la blague n'est pas drôle, ou en demandant pourquoi cette phrase ?
  • Soit à froid,
    • En allant voir la victime, pour lui apporter du soutien,
    • En allant voir l'agresseur·se, pour lui expliquer en quoi son comportement (et pas sa personne) n'est pas OK
    • En provoquant un moment de réflexion au sein du groupe sur le type de violence qu'on a repéré, même si c'est à un stade très léger.

Conclusions

Ce que je retiens de cette histoire c'est qu'être un·e bon·ne allié·e, c'est :

  1. Prendre sa responsabilité dans le climat du groupe, et réagir lors des micro-agressions. Ne pas laisser passer des choses parce que : « C'est pas très grave tant qu'il n'y a pas d'insultes ou de coups ».
  2. Demander aux personnes qui sont victimes de micro-agressions comment elles le vivent. Si ça se trouve très bien, si ça se trouve elles ont besoin d'aide.
  3. Écouter vraiment, sans minimiser, quand quelqu'un vous parle de quelque chose qui lae gène dans le groupe.
  4. Proposer d'agir (et pas juste “d'aider”) pour la personne, et pour le groupe, et écouter pour de vrai la réponse.

Il n'y a pas de neutralité dans une société inégalitaire

Il n'y a pas d'observateur·trice neutre. Ne pas prendre position contre l'agresseur c'est de facto se placer à ses côtés, et le soutenir.

Quand vous dites à une personne que vous la comprenez et la soutenez, et que vous vous arrêtez là, dans les faits, vous soutenez les agresseurs.

Voilà, j'ai mis longtemps à écrire cet article, je l'ai d'abord fait pour m'aider moi et ranger mes idées. Je pense que j'aurais aimé avoir « ça » dans la formation sur les VSS qu'on a eu au parti Les Écologistes. Je suis curieuse d'avoir vos retours et vos ressentis...

 
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from Liste-Participative-EYGDD

reu publique 15 janvier eygdd

Nous présentions ce Jeudi 15 janvier 2026 à la salle municipale de la commune notre projet pour les élections municipales de Mars 2026. Une cinquantaine de personnes ont assisté à la réunion durant laquelle nous avons exposé nos idées. Merci à toutes les personnes qui se sont déplacées !

La question de l'implication des habitants dans la vie de la commune était évidemment au centre de notre présentation. En effet, la base d'une liste participative consiste à s'affranchir d'une logique hiérarchique et pyramidale pour aller vers une répartition du pouvoir dans laquelle chacun peut contribuer, décider et prendre ses responsabilités au sein d'un collectif. Notre volonté, c'est de construire des espaces de réflexion, de création, avec les habitants afin que les décisions ne se prennent pas uniquement dans le bureau du maire entouré de ses adjoints.

Le projet pour la commune n’est donc pas décidé à l’avance par quelques personnes, il est construit avec les habitants, via des assemblées ouvertes à tous.

Les idées et besoins qui y sont suggérés sont ensuite étudiés et construits pas les habitants intéressés, ou qui peuvent y apporter leur expertise, dans le cadre d'ateliers thématiques ( ou « commissions »), puis proposés au vote lorsqu'ils sont aboutis, au Conseil municipal par l’intermédiaire des élus. Les décisions importantes sont par conséquent prises après consultation des habitants.

Même si il y existe une certaine dynamique associative, dans notre commune rurale, cette approche pourrait apporter des bénéfices concrets, notamment pour recréer du lien social : la disparition des commerces et des lieux de rencontre a affaibli la vie sociale de nos villages. Les démarches participatives permettent aux habitants de se rencontrer, d’échanger et de travailler ensemble. Des communes de toutes tailles et de tous horizons politiques ont adopté ces méthodes participatives, avec un constat partagé : quand les décisions sont prises collectivement, elles sont plus pertinentes et mieux acceptées.

Après la présentation du fonctionnement d'un liste participative et citoyenne, plusieurs pistes issues d'une réflexion collective au sein du groupe ont été présentées. Vous pouvez les retrouver à la rubrique notre plate-forme de notre blog.

Contrairement aux listes traditionnelles, souvent composées de personnes choisies par un parti politique ou un maire sortant, une liste citoyenne se construit de manière ouverte et accueille donc des habitants qui n’ont jamais fait de politique. Les candidats pour le conseil municipal sont choisis collectivement. C'est pourquoi notre liste reste ouverte à toutes et tous. Bien sûr, nous avons déjà quelques « têtes de liste » : nous en avons désigné 3. Ce sont les personnes qui ont initié la liste mais ce n’est pas l’important. Nous parions surtout sur les idées que nous défendons ! Vous pouvez consulter nos propositions et nous poser des questions si vous en avez envie. Et bien entendu, si vous souhaitez vous impliquer, proposer un projet, partager des idées, n’hésitez pas à nous contacter !

Votez pour la liste participative car Tout seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin !

 
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from Depuis les Gorces

#Numerique Voici un tuto minimaliste pour personnaliser la palette des couleurs dans Libreoffice. Ça permet d'avoir une jolie palette bien pratique (et c'est encore plus pratique que dans office). Et j'écris tout ça ici pour ne pas avoir à rechercher l'information encore une fois !

L'outil : palette maker

Palette maker est un classeur calc avec une macro qui permet de construire la palette. En gros :

  1. Télécharger le fichier sur le site de Numericoach
  2. L'ouvrir en activant la macro (il faut changer les paramètres de sécurité de LibreOffice à moyen)
  3. Créer sa palette pour ça je recommande de trouver le code hexa de chaque couleur et de le copier-coller dans la case dédiée.
  4. Enregistrer, ne pas oublier de donner un nom à la palette dans la case dédiée
  5. Créer la palette en cliquant sur l'icone qui va bien, c'est à dire la palette d'artiste (je crois deuxième icône chez moi)
  6. Trouver où la palette est enregistrée : je suis sur mac, alors dans le navigateur de fichier je cherche nomdepalette.soc et j'ouvre l'emplacement du fichier
  7. Coller ce fichier soc dans le dossier palette de libreoffice. Pour le trouver je recherche “libreoffice” dans le navigateur de fichier mac, et je fais afficher le contenu du paquet. Je vais dans Resources et je cherche le dossier palette.
  8. Il suffit maintenant de réouvrir LibreOffice et quand vous allez dans le menu pour changer la couleur de quelque chose (police, fond...), il suffit de sélectionner la palette que vous venez de créer dans le menu déroulant.

Des ressources / tuto mieux détaillés

Tips

  • Ne pas oublier d'ajouter le noir (code hexa : 000000) et le blanc (code hexa : ffffff) à vos palettes, sinon vous passerez votre temps à les chercher dans une autre palette.

#LibreOffice #Tuto

 
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