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from yamanashi

#NOTE été 2026

16 août 2026, nous rencontrons Laurent qui vient de pêcher un sandre. Ce beau spécimen possède deux nageoires dorsales. La première est épineuse. Sa tête est fine et longue. Ses mâchoires contiennent 2 paires de canines. Son corps est élancé et dépasse 50 centimètres de long. Laurent est content. Il peut le conserver. C’est un met fin et apprécié. Il explique que lorsque les gens du voyages pêchent des poissons moins courus, ils les laissent décanter quelques jours dans des bassines. Les poissons perdraient le goût de la vase. Ils seraient alors tout à fait mangeables. Le pêcheur nous donne des informations sur le lac. Le niveau de l’eau a baissé de 2 mètres. Mais ce n’est pas à cause de la sécheresse. Il est utilisé pour l’irrigation dans plusieurs grandes exploitations voisines. Des pompes alimentent les cultures. Il pense que le niveau va continuer à baisser de 2 mètres pendant les 10 prochains jours. Le maïs n’a pas besoin de beaucoup d’eau pour sa croissance. Mais en août, l’irrigation permet de faire grossir les grains. Les plus grosses souches de l’ancienne forêt, recouverte aujourd’hui par le lac, redeviennent visibles. Selon lui, elles le resteront encore quelques étés avant d’être définitivement décomposées. Les aigrettes pullulent sur l’île. Il y en a plus de 600. Le soir, les arbres paraissent blancs. Les aigrettes perdent leurs plumes qui forment une couche superficielle suspecte à l’extrémité du lac. Heureusement, la baisse du niveau de l’eau, les échoue sur la berge. Cela permet à l’eau de rester relativement saine malgré les températures très chaudes. S’il y avait des cyanobactéries, un arrêté municipal obligerait les promeneurs à garder leurs chiens en laisse afin d’éviter les accidents. Des moules mortes de belles taille parsèment également les rives. Elles sont nombreuses dans le lac. Très voraces, elles s’attaquent parfois aux appâts des pêcheurs. Elles aussi participent à la qualité de l’eau en la filtrant. Pendant notre discussion, l’une des deux cannes bouge. Un poisson mord à l’hameçon. Laurent le laisser avaler son trident. Puis, il ferre le poisson d’un coup sec. Un second sandre remonte à la surface. Il est encore plus gros que le premier. Cela ravit Laurent.

 
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from Un rat bleu

CRUD

C’est son nom. La boussole donnée par un enseignant lors de ma dernière formation officielle de spéléonaute numérique. Elle est en anglais, la langue première dans son monde d’origine, après le binaire. – C : Create. – R : Read. – U : Update. – D : Delete.

CLÉS

En français, je le traduis par « CLÉS ».

  • C : Créer.
  • L : Lire.
  • É : Écrire.
  • S : Supprimer.
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                                                   ))
                                              *¤ee@*´

Ci‑dessus, le texte brut. Ci‑dessous, le rendu final.

CLÉS

C’est mon premier essai à l’art ASCII. Habituellement, le jeu de caractères est restreint à celui d’ASCII. Pour cet exercice, j’ai ouvert la palette à tout ce qu’un clavier français AZERTY peut offrir.

Ça pourrait s’appeler « FrESCII », prononcé « fresque‑i », pour « FRench Extended Standard Code for Information Interchange ».

De spéléonaute à fresquiste… Que d’aventures !

Espérons que je ne raconte pas trop de salades par la suite.

#ContesDeMathysSille #Dessin #ASCIIArt #FrESCII #Numérique

 
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from yamanashi

#CHRONIQUE Mardi 18 août 2026

Orthez est situé légèrement au-dessus de la bande de totalité de l’éclipse solaire. Le mercredi 12 août 2026, le Soleil y sera occulté à 99 %. Prendre la voiture pour se rendre en Espagne permettrait d’observer ce spectacle exceptionnel. Malheureusement, nous n’avons pu effectuer de repérages. L’éclipse aura lieu juste avant le coucher de Soleil. Je ne me sens pas capable de faire l’aller pendant la canicule et de revenir dans la nuit. Je réfléchis à un endroit adapté à une observation au ras de l’horizon. Il s’agit forcément d’un point haut. Je pense à une plateforme d’observation située dans le bois de Laqueyre, au Nord de la Ville. Les préparatifs commencent en même temps que l’étude quotidienne de la météo, une semaine avant le rendez-vous. J’écoute et je réécoute le podcast « éphémérides » de l’Association Française d’Astronomie. Je lis le livre « les soleils noirs » des éditions Stelvision. N’étant pas équipé en matériel d’observation solaire, je décide de me concentrer sur le visuel. Nous possédons des Viséclipse depuis plusieurs années. Ce sont des verres de soudeurs de grade 14 teintés dans la masse. Il se sont pas sensibles au rayures. Ils sont réutilisables et permettent d’observer le Soleil en tout sécurité. Le 12 août 2026, la fièvre de l’éclipse gagne le pays. C’est devenu LE sujet de conversation. Ma marche matinale autour du lac de l’Y a pour but de repérer un lieu d’observation plus proche. Je suis saisi par la couleur du feuillage des arbres qui vire au jaune voire au marron. Nombre d’entre eux se mettent en sécurité. Pour éviter de perdre trop d’eau par évapotranspiration, ils se débarrassent de leurs feuilles. Les vagues de chaleur successives font souffrir la nature qui prend des apparences automnales. Le niveau du lac a baissé. Les 2 pieux, dont les sommets sont habituellement à peine visibles, sont complètement émergés. Je décide de rejoindre la tour Moncade par le chemin du bois. Je suis accueilli par 3 hommes en armes, un frappeur de monnaie… La troupe médiévale qui anime la journée s’est mise à l’orée des arbres pour éviter les fortes chaleurs. Je continue vers les vignes. Le point de vue est sympathique : l’horizon ouest est complètement dégagé et offre en plus une belle vue sur les toits du centre ville. J’hésite. Plus loin, le Maire a fait afficher une interdiction de stationnement sur le chemin : risques d’incendies. La météo annonce un franc Soleil et 36° C ! Vers 19 heures 40, nous posons nos affaires dans un pré à proximité du lac de l’Y. Nous sommes seuls. La Lune commence à traverser le disque solaire par la droite. Nous pique-niquons tout en observant le phénomène avec nos Viséclipse. La lumière autour de nous change. La surface solaire visible diminue régulièrement. La Lune passe très légèrement en dessous de notre étoile. Nous n’avons pas droit à un Soleil Noir mais à un magnifique diadème. La lumière devient irréelle, entre sépia et crépusculaire. Lentement la surface solaire commence à augmenter à nouveau. Le soleil, encore en partie éclipsé, passe derrière les arbres. Nous restons un long moment à attendre l’apparition de la planète Vénus. Nous rentrons doucement en gardant ces belles images dans nos têtes.

A suivre.

 
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from irisdessine

Projets

  • Les Mondes Quantiques, le retour de ma BD ! Toute l’histoire est enfin écrite dans ses grandes lignes. J’ai maintenant près de 160 pages de croquis divers, de bouts d’histoire, de blagues, à recompacter, dessiner (au moins en brouillon) pour en faire un premier jet de BD 🎉

Veille

tech

personnelle

  • Un article, ou plutôt un manifeste, intéressant sur le mouvement offpunk dans lequel je me reconnais assez bien : ne pas renier le numérique, mais avoir le choix de vivre une vie non numérique (c’est un peu un mouvement que j’ai engagé avec mon lecteur mp3 offline, le rachat de DVD et blu-ray qui m’appartiennent réellement, la déGAFAMisation, etc.) : https://ploum.net/2026-08-03-offpunk_manifesto.html
  • Un petit article consacré à la mini-série Dans ma tanière, dont j’avais déjà parlé quelques mois auparavant, jolie histoire douce-amère (mais qui finit sur du positif) japonaise autour d’une famille de frères et d’un petit garçon arrivé comme ça, un peu par hasard, dans leur tanière : https://vincentbreton.fr/dans-notre-taniere/
  • Découverte du lanceur Heroic Games Launcher, après avoir eu un énième problème irrésolu du lanceur d'Epic Games (c'est marqué dans leur doc que leurs dev travaillent à résoudre ce problème et ils nous suggèrent tout un tas de trucs inutiles qui marchent pas) Et une réinstallation échouée du lanceur a fini de me convaincre d'utiliser cette alternative Heroic Games Launcher qui a marché du premier coup 🎉

Mes joies

  • Avoir fait une mini conférence sur le mouvement offpunk qui a engagé des conversations et des réflexions avec les collègues, c’est cool !
  • Avoir fait un fil sur la technologie et l’entreprise Eink qui a eu un beau petit succès, c’est sympa de voir que mes intérêts spécifiques en intéressent d’autres ^^
  • Continuer à bosser sur ma BD, pour le moment, j'ai toujours du temps de cerveau disponible pour ça, alors j'en profite bien !

Lu, vu ou écouté

À voir

  • J'ai démarré la série Rempart of ice, un anime sur Netflix sur une jeune lycéenne qui est toute petite (1m52) et qui s'est fait harcelé pour ça dans ses années collèges et a donc décidé d'ériger un rampart de glace pour se protéger des brimades de ce genre. Sauf qu'elle rencontre “une girafe”, (kirin en japonais :)), en la personne d'un camarade d'école qui est tout gentil avec elle et qui dépasse le mètre 80. Dispo sur Netflix.
  • J'avance toujours sur Everwood, la série dramatique que j'aime bien regarder malgré le toubib concurrent qu'on fait passer pour un gentil et sage alors que le mec ne respecte que sa gueule, n'écoute pas sa femme ni ses enfants. Bref. ^^' Dispo sur Netflix.
  • Silo : on a repris la série qu'on avait un peu oublié ces derniers mois avec des rebondissements qui commencent à devenir intéressants !

À lire

  • J'attaque le tome 2 d'Assassin Royal qu'évidemment je connais par cœur mais, c'est justement ça tout le plaisir de relire ^^
  • Dans le même temps, j'en suis au dernier tome de la saga sur le clan des Otori, qui revient donc en arrière, avant la naissance de Takeo et qui suit celui qui deviendra son père adoptif. Après avoir compris où je me situais, j'apprécie ce petit pas de côté pour suivre un personnage que j'aime beaucoup :)

Et le jeu vidéo ?

  • Palia : sans surprise, on avance tranquillement dans les aventures zen autour de Palia. C'est toujours mignon et sympa d'y traîner quand on a un peu de temps. Dispo sur Steam.
  • It takes two : j'avais déjà joué à ce jeu, fini et aimé, malgré quelques trucs assez dérangeants dans l'histoire (comme le fait de forcer des parents qui ne s'aiment plus et prêts à divorcer à s'aimer à nouveau), c'est un plaisir de rejouer à ce jeu. Je le fais découvrir à ma cousine, donc, comme d'habitude, à deux, on s'éclate pas mal sur ce jeu, même si les boss semblent plus difficiles que dans Split Fiction. Dispo sur Steam.
  • Mosaïc Retrospective : si vous voulez découvrir ce fameux jeu mi-picross, mi-démineur, il y a deux rétrospectives 2024 et 2025 qui sont dispo gratuitement sur Steam !
  • Rocket League : on a repris quelques parties le midi ou même vendredi soir avec les collègues. Et en fin de semaine, donc, via le lanceur Heroic Games Launcher, que je conseille si vous en avez marre d'Epic Games Launcher qui est codé avec les pieds (voire vibe codé). Dispo sur Epic Games (oui, il faut quand même un compte chez eux)
 
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from yamanashi

#CHRONIQUE Mardi 11 août 2026

Depuis le 5 juillet 2026, nous n’avons plus campé ! Notre compteur s’est arrêté à 11 nuitées en 2026. Je possède un Kangoo long (version rallongée de 40 centimètres par rapport au Kangoo classique) depuis la fin 2020. Nous l’utilisons pour camper l’été dans le Gers une dizaine de jours ainsi que quelques week-end. Bon an mal an, nous dormons une vingtaine de nuitées dans la voiture. L’année 2026 a changé nos habitudes. Auvent, mini-table et mini-chaises, popote, matelas, nécessaire de toilette… le véhicule est pré-équipé pour partir sur le champ. Nous avons donc profité du printemps sec pour sortir dès que possible. Nous avons fait de très belles marches au bord de l’océan entre Saint-Jean-de-Luz et Biarritz. Nous nous sommes baignés à Socoa. En juin, nous avons même campé 2 vendredis soir à Salies de Béarn : piscine, pizza, dodo, marché le matin dans la ville et retour à Orthez avant les fortes chaleurs. Début juillet, le premier week-end des vacances scolaires, nous avons fait un aller-retour dans le Gers. Il s’agissait de profiter un maximum de la nature avant l’été caniculaire et ma convalescence. La première tentative de sortie a eu lieu au début du mois d’août. Il faut jongler avec les rendez-vous : plombier, permanence à l’AMAP les mercredis soirs, jours trop chauds ou bien orageux. J’appelle un premier camping au-dessus des Eaux-Bonnes, en pleine montagne. La réponse est immédiate : C’est complet. Il n’y a pas de surprise, au début de mois d’août notre nomadisme se confronte à la réalité. Les français sont de plus en plus addicts aux vacances en hébergements légers. Trouver un emplacement à la montagne sera difficile. Je tente un second camping dans une vallée plus sauvage. Bingo ! Nous prenons le chemin du camping Ibarra à Sainte-Engrâce. Nous ne dormons qu’une nuit mais le propriétaire nous propose un emplacement de choix : tout au fond, au bord du gave. Des enfants jouent dans l’eau, un pêcheur fait aller et revenir sa mouche espérant qu’une truite morde au leurre, des familles lisent, jouent ou rêvent sur la berge. La fraîcheur de l’onde se sent jusqu’à notre emplacement. Ce soir nous serons bercés par le bruit de l’eau. Adolescent, je lisais le magazine Géo. Ce village souletain, territoire à la marge du Pays Basque français, de la France et surtout du temps avait eu droit à un bel article pour le premier exemplaire. Pour son numéro 100, le magazine avait fait son « retour à Sainte-Engrâce », détaillant les changements 10 ans plus tard. Aujourd’hui, ils seraient encore plus nombreux. Cependant, la vallée reste toujours aussi superbement isolée, à l’exception des spéléologues en quête d’aventures souterraines. Malgré un été confiné dans notre appartement, nous espérons tout de même faire 20 nuitées en 2026 !

A suivre.

 
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from Un rat bleu

La première entrée d’une collection de récits, poèmes, et réflexions inspirés par mon apprentissage des mathématiques et des sciences, ainsi que mon regard sur eux à travers les dimensions.

Degré de liberté

Voici un petit point, dévoyé dans ce vaste espace. Un individu venu du vide, dont tout point. Je l’appelle « vierge », vierge de toute trace.

Il y en a d’autres, à côté. C’est vous, c’est moi. C’est nous. Des particularités, des singularités, fixées, épinglées, loin de l’origine, loin de tout.

Une seule envie est couvé : revenir au nid et reformer l’œuf cosmique. Maints chemins les feront dériver, mais seul un permettra de rester droit et authentique.

Mus par ce vecteur, plus ou moins coordonnés, les individus se déplacent. Certains suivent les sillons. D’autres préfèrent être égaux, rassurés dans leur position. Une poignée opte pour l’improvisation et l’heuristique.


Nombreux manquent du premier coup le cœur, basculent de l’autre côté de la linéarité et se perdent dans l’alter polarité ; un domaine sombre, loin du positif, rempli de terreurs.

Conjectures et projections circulent. Beaucoup détournent leur trajectoire. « Il n’y a plus rien à voir dans le noir. Seul le bien‑être compte. », ils stipulent.

Alors je compte : « La moitié d’un axe… Le quart de la surface… Une fraction de l’espace… La limite est l’incomplétude de l’existence ! »

Trop tard. Attirés par des images de félicité, ils ont déjà sautés d’un argument orienté vers le jour maximum, un regard minime pour leur obscurité, tentés par une fuite de leurs antécédents avec facilité.


Certains de mes antécédents sont là‑bas, dans les oubliettes. Il m’arrive d’y replonger, parfois de force, sinon par quête. Chercher l’inconnu, toujours variable, au nom temporaire. Un spectre fréquemment piquant, perceptible par intégration fragmentaire.

Le péril de s’y perdre est invariablement permanent. J’y progresse par petits incréments. Je plante mes racines récursivement. Garder un repère et la stabilité sur un terrain complexe, peu avenant.

Une relation ambigüe… et réciproque. Je peux rayonner dans l’ombre, sans remarque ; elle peut se distribuer en moi, me rendre équivoque. Elle déboussole mes radians, dévie mes arcs.

Notre affinité est fonction de l’épreuve. Plus il y a d’obstacles, plus il y a de frictions. Toujours moduler mon trajet, trouver le bon fleuve. Notre lien produit de l’impétuosité comme de l’exaltation.


Est‑ce rationnel et cohérent ? Un tel engagement ? Serait‑ce démesuré et absurde ? Insalubre ? Brûler mes ailes ou abraser ma surface ? Quelle différence entre ces façons de s’enflammer ?

La tendance reste identique : chuter. La chute libre vers un océan agité, désordonné. Fraîchement déchus, longtemps éparpillés ; encore trop obtus pour optimiser l’entrée.

Isolée de l’instabilité, il y a de la biomasse, organisée en structures entières naturelles efficaces : des arborescences équilibrées pour grimper en un rythme, deux passes. Chaque unité de hauteur s’associe à au moins une de volume de terrasse.

Un rang d’escaladé, trois marches de dégringolées dans le lugubre. Beaucoup d’exposants se présentent à l’élévation en puissance, mais jusqu’où seront‑ils prêts à aller en incandescence pour gagner ne serait‑ce qu’un seul degré de délivrance ?

#ContesDeMathysSille #Poème #Conte #Maths #Sciences

 
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from lambdada

Je me souviens de vacances début octobre, il y a peu d'années. Il faisait chaud comme en été, mais pas un été caniculaire. Je logeais à Collioure, à deux minutes quarante-sept secondes du bord de mer, dans un petit appartement d'une résidence quasiment déserte, avec vue sur le moulin, les vignes, et plus haut, le fort Saint-Elme. Ce fut ma première balade hors-Collioure, monter au moulin puis au fort, et redescendre par je ne sais plus où.

Un jour, j'ai pris le car à l'aube jusqu'à Banyuls (le car à 1€ quelle que soit la destination jusqu'à la frontière espagnole), et je suis rentré à pied en passant par le cap Béar (magnifique !) ; une grosse vingtaine de kilomètres par le chemin du littoral, tantôt facile, le long de plages, tantôt sportif (sentier déconseillé aux enfants), où j'étais content d'être muni de grandes jambes aptes à crapahuter dans les rochers. Ce fut la plus longue des randonnées.

L'auto immobile toute la semaine était restée, sauf une fois, parce que pas de car direct, pour aller à Céret, à une quarantaine de minutes de route. J'avais un vague souvenir du village de Céret, de ses platanes, et je voulais y retourner pour son musée d'art moderne ; j'y ai découvert un beau marché s'étalant dans ses rues (un samedi), ce qui s'est ajouté aux plaisirs de la journée…

Comme j’avais encore une semaine de vacances, j’étais rentré en Corrèze en passant par (liste non-exhaustive de lieux où j'aimerais retourner) : la forteresse de Salses, Pézenas, Sainte-Eulalie-d'Olt, Estaing, les gorges du Lot ; puis je n'ai vu que la pluie tomber fortement ; il allait pleuvoir durant quelques mois…

 
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from Chatpey

Comment j'utilise l'intelligence artificielle pour réparer de vieilles machines et pourquoi la question de la confiance est la seule qui compte.

Quiconque a déjà réparé une vieille voiture, un appareil électroménager récalcitrant ou une machine ancienne connaît ce moment : l'information existe, quelque part, mais elle est introuvable. Elle est noyée dans un manuel d'atelier de trois cents pages, dispersée entre un guide technique, une revue spécialisée et dix ans de discussions de forum. On sait que la réponse est là. On ne sait pas où.

C'est un problème très concret, et c'est celui que j'ai voulu attaquer. Pas avec une IA qui « sait tout » (ou pense le savoir) mais avec un assistant modeste, spécialisé sur une machine précise, capable de retrouver la bonne information dans mes propres documents et de me la restituer en citant sa source pour que je puisse vérifier par moi-même.

Le vrai problème n'est pas de répondre. C'est de ne pas mentir.

Aujourd'hui, tout le monde a fait l'expérience d'une IA qui invente. On lui pose une question, elle répond avec aplomb, et la réponse est fausse: une date, un chiffre, une citation qui n'a jamais existé. Dans une conversation banale, c'est agaçant. Pour réparer une machine, c'est dangereux. Une cote inventée, un couple de vissage approximatif, un dosage sorti de nulle part : et c'est la pièce cassée, ou pire.

Donc la question n'a jamais été « est-ce qu'une IA peut répondre à mes questions de mécanique ? ». Bien sûr qu'elle le peut. La vraie question, la seule qui compte, c'est : est-ce que je peux lui faire confiance ?

Et la réponse tient dans une règle que je me suis fixée, et qui guide tous mes projets : la machine propose, l'humain dispose.

Trois garanties, pas de magie

Concrètement, ça veut dire trois choses simples.

D'abord, l'assistant ne répond qu'à partir de sources réelles. Il ne puise pas dans un savoir général flou glané sur tout Internet : il lit les documents que je lui ai donnés — le manuel d'atelier, les fiches techniques, les archives — et rien d'autre. Chaque réponse peut être retracée jusqu'au texte d'origine, à la page près.

Ensuite, quand il ne sait pas, il le dit. C'est peut-être le point le plus important, et le plus contre-intuitif. Un assistant utile n'est pas celui qui a toujours une réponse — c'est celui qui reconnaît quand la source est muette, au lieu de combler le vide en inventant. « Je ne trouve pas cette information dans les documents » est une réponse précieuse (ma technique pour l'obtenir fera l'objet d'un billet spécifique). « Voici une valeur plausible » est un piège.

Enfin, c'est moi qui tranche. L'IA prépare, retrouve, propose. La décision finale (appliquer ou non, vérifier, recouper) reste humaine. L'outil ne remplace pas le réparateur ; il lui évite de tourner trois cents pages.

Frugal par principe, pragmatique par nécessité

Ma préférence va aux outils qui tournent sur ma propre machine, sans passer par le cloud : c'est plus sobre en énergie, ça garde mes données chez moi, et ça ne dépend d'aucun service qui pourrait fermer ou changer ses règles. Tout le travail de fond (préparer les documents, les indexer, les traduire quand il le faut) se fait localement, chez moi.

Mais je ne suis pas dogmatique. Selon le projet, je choisis l'outil le plus adapté. Pour un assistant que je veux pouvoir consulter une tablette à la main, penché sur un moteur dans le garage, une solution partagée et accessible partout prend le pas sur la pureté architecturale. Le principe reste le même que celui que je défends ailleurs sur ce blog : le bon outil pour le bon usage, pas le plus gros ni le plus tape-à-l'œil. Une IA proportionnée au besoin.

Trois machines, une même méthode

J'applique cette approche à trois terrains, très différents en apparence, mais qui posent la même question de fond.

mecan.IA, mon assistant pour une Datsun 620 de 1977 — un pick-up dont les manuels d'époque, seulement en anglais, se complètent de décennies d'archives de forums. C'est mon terrain de jeu actuel : carburateur, calage d'allumage, remplacement de joints. Opérationnel, et déjà utile devant le capot.

pinball.IA, le même principe appliqué à la réparation d'un flipper Bram Stoker's Dracula — l'électronique des machines à billes des années 90, ses schémas, ses codes d'erreur, ses années de discussions entre passionnés sur les forums. Opérationnel lui aussi, mais pas encore éprouvé la tête sous le plateau.

ArchTech.iA, enfin, le plus ambitieux — et pour l'instant en chantier. Celui-là ne s'attaque pas à une machine, mais à des archives techniques françaises du XIXe siècle, numérisées, pour y retrouver des dispositifs oubliés qui pourraient inspirer des solutions low-tech d'aujourd'hui. Le corpus est immense, l'architecture demande du temps, et je n'ai que deux bras. Il avance lentement, mais il avance.

Ce que je cherche à montrer

Ces trois projets ne sont pas trois passe-temps sans rapport. C'est une même conviction, déclinée : que l'intelligence artificielle la plus utile n'est pas forcément la plus grosse, la plus chère ou la plus bavarde. C'est celle qui reste à sa place — un outil cadré, honnête sur ses limites, au service de quelqu'un qui garde la main.

Dans les prochains billets, je détaillerai chacun de ces projets : ce qu'ils savent faire, ce qu'ils ratent encore, et ce que j'ai appris en les construisant.


Ce billet a été rédigé avec l'aide d'un assistant IA, à partir de mes projets et de mes choix. L'angle et la démarche sont les miens.

 
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from yamanashi

#CHRONIQUE Mardi 4 août 2026

Que faire pendant les vacances estivales lorsqu’on veut éviter les lieux surfréquentés comme les plages, les montagnes ou bien l’Espagne ? Le patrimoine historique orthézien est riche. L’ancienne capitale du Béarn abrite la tour Moncade, un pont médiéval parfaitement conservé, la maison Jeanne d’Albret qui accueille le musée du protestantisme, l’Hôtel de la Lune (ancienne maison forte)… Le Plan Local de Randonnée relie tous ces sites visitables. A moins de 30 kilomètres d’Orthez, le petit village landais de Brassempouy est mondialement connu ! C’est dans une grotte de ce village qu’a été retrouvé la plus ancienne sculpture de visage humain. Il s’agit d’une figurine plus petite que le pouce. Sa finesse nous interpelle 30 000 ans plus tard. Découverte en 1894 par Édouard Piette, l’originale en ivoire de mammouth, est visible à Saint-Germain-en-Laye. Les médiateurs prolongent la visite du musée par des ateliers dans l’Archéoparc : allumage d’un feu par percussion, chasse préhistorique avec le tir au propulseur, gravure sur pierre, peintures préhistoriques ou même fabrication d’un bijou. Les animations sont une autre source de découvertes. Chaque ville ou village propose des programmes estivaux variés autour des lieux culturels, du patrimoine historique voire des fêtes locales. Après la projection du film d’animation « In waves » au cinéma, nous avons pu faire un atelier création de storyboard. Dans le village de Laàs, le château local possède un magnifique parc qui domine le gave de Pau. Celui-ci est devenu le Château des énigmes : 27 jeux sur le thème de la magie permettent de passer plusieurs heures très actives pour le plaisir des familles. Point culminant de la semaine, nous avons passé une nuit dans une cabane à Arcangues. Accueillis par Carole, nous avons commencé par découvrir le parc. Xabi, son frère, est charpentier, couvreur/zingueur et technicien cordiste. Il a construit en tout une centaine de cabanes, toutes uniques, avant de revenir au Pays-basque. Dans la forêt de 9 hectares, il y a 7 cabanes comme les 7 provinces basques. Six sont réellement perchées, accessibles avec des tyroliennes, des échelles ou des escaliers. La septième, la notre, est plus familiale et accessible en fauteuil roulant grâce à un ponton sur pilotis. Sa particularité : elle est complètement vitrée sur 2 façades. Nous sommes dans les arbres. La nature nous entoure. Le matin, nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse grâce à un panier rempli de produits locaux : jus de pommes biologique, yaourt fermier, confitures… Cette entreprise familiale sait tisser des liens pour un développement durable. Nous quittons la cabane Lapurdi (Labourd) et rejoignons Bayonne (Lapurdum en romain). Nous déambulons dans son marché et la rue d’Espagne, visitons le cloître avec les artisans d’arts et découvrons sa nouvelle médiathèque.

A suivre.

 
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from yamanashi

#CHRONIQUE mardi 28 juillet 2026

Le mot canicule vient de l’astronomie. Les Égyptiens, et plus tard les Romains, avaient observé que l’apparition à l’aube de l’étoile Sirius (Canicula), étoile principale de la constellation du Grand Chien (Canis), coïncidait avec la crue du Nil, le solstice d’été et les fortes chaleurs. Nos marches matinales permettent des observations plus triviales : les immanquables promeneurs de chiens, les agents d’entretien aux horaires adaptés, les sportifs respectueux de leur santé, les séniors matinaux… Le matin, les rues sont loin d’être désertes. Une adaptation forcée est en marche. Les corps reprennent leur respiration en profitant de l’air plus frais avant l’inexorable remontée du mercure qui contraint les non actifs à déserter les rues et à se confiner chez eux. L’expression « on ne peut rien faire », entendue dans de nombreuses conversations, illustre un réflexe de survie. Avec les vigilances rouges, la sieste devient une parenthèse bienvenue et nécessaire. Qui aurait pu prédire ces canicules ? Les rapports du GIEC et les climatologues expliquent et documentent le réchauffement climatique depuis des années. Nos hommes politiques et la majorité des électeurs regardent ailleurs. L’écologie est clivante. Elle n’est pas consensuelle. Orthez attend toujours son « contournement » comme l’OM son « grand attaquant ». Ces canicules sont éprouvantes ! Dans notre appartement, pourtant récent, la température peut atteindre rapidement 30 degrés quand les températures extérieures dépassent 35 degrés. La climatisation n’est pas possible car incompatible avec le règlement de copropriété et les recommandations des architectes des bâtiments de France. Heureusement, il reste une multitude de moyens classiques. D’abord, un large store stoppe les rayons solaires. Ensuite, nous avons équipé nos baies vitrées de « sudaré ». Ces stores japonais en roseaux, filtrent une seconde fois les rayons solaires tout en conservant une certaine clarté à l’intérieur. Nous avons commandé un second ventilateur. La marmite norvégienne qui permet de limiter les temps de cuisson des aliments évite de surchauffer inutilement la cuisine. L’ouverture nocturne des fenêtres fait baisser momentanément la température avant une nouvelle journée de fournaise. Enfin, la piscine municipale, la médiathèque, le cinéma ou même les centres commerciaux peuvent apporter un soulagement. A la veille de la 4e canicule, les gigantesques feux de forêt ne sont toujours pas circonscrits. L’activité économique et même certains loisirs sont impactés. Inconsciemment, nous avons changé nos habitudes. Nous sommes plus souples. Nous campons lors des beaux week-ends au printemps ou à l’automne. Nous ralentissons nos activités l’été. Inutile d’aller en Provence. Avec le changement climatique, les cigales ont posé leurs valises à Orthez !

A suivre.

 
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from Il mio diario

Da quanto ho cominciato a frequentare la Forge non finisco più di scoprire risorse interessanti. Il punto di partenza qualche mese fa era il portale Primaire, una raccolta di applicazioni e risorse, curate da Arnaud Champollion (ho scoperto che è un discendente di quel Champollion che ha scoperto la stele di Rosetta), dedicate principalmente al mondo della scuola primaria.

Ma i colleghi francesi sono infaticabili: è da poco on-line un altro portale molto utile per esplorare tutte le risorse presenti nella Forge: la Ressourcerie. Attraverso la Ressourcerie si può navigare all'interno di tutte le molteplici risorse, filtrando per argomento, per livello scolastico, per tipologia di attività. E così, esplorando, si incontrano materiali molto interessanti. Naturalmente è tutto in francese, ma ho scoperto un'estrema disponibilità a condividere i materiali presenti. Dopo aver richiesto l'apertura di un account nella Forge (è possibile richiederlo seguendo le istruzioni presenti in questa pagina si può anche produrre materiali. La forge è un'istanza di GitLab, quindi valgono tutte le indicazioni e le possibilità proprie di git e di un'istanza che permette di ospitare contenuti sia fissi che interattivi.

Il problema è che trovo troppo materiale e poi comincio a tradurre. Risultato: ho iniziato mille cose qui e la. Spero di riuscire a concluderne qualcuna.

#forge #traduzioni #pensieri

 
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from klerh_veille_pro

Pour les congés d'été, je décide de me familiariser avec la #littérature lilloise contemporaine et féminine.

Je suis depuis longtemps une lectrice de Pauline Harmange.

Je prévois de découvrir : – Dans son propre rôle de Fanny Chiarello – Quelque chose à te dire de Carole Fives – Comme de longs échos, d'Elena Piacentini (polar)

ainsi qu'un texte de Joséphine-Marie De Gaulle (1806-1886), l'une de ces femmes du 19e siècle qui a nourri sa famille avec sa plume mise au service de l'éducation, de l'édification morale et religieuse, voire ici, un [guide touristique] (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k103212q). Son petit-fils ne l'a jamais connue.

#Lille #femmes

 
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from irisdessine

Projets

  • J'ai un peu repris le dessin sur ma BD. Rien de fifou, mais ça fait du bien.
  • Le frère a un projet de site d'hébergement de podcasts que je teste et qui, donc, me rappelle, que j'ai dans mes cartons un podcast de fiction que j'aimerais bien reprendre.
  • J'ai téléchargé Godot Engine dans l'optique de faire quelques tutos sur du jeu 2D, pour voir comment ça marche comparé à Unity que je connais un peu mieux.

Veille

Mes joies

  • J'ai redécouvert le CBD (la fleur, préparée dans un chocolat chaud, aucun effet psychotrope) et réalisé qu'en plus de me détendre, ça libérait aussi mon cerveau de tout parasitage quotidien et me permettait du coup de repenser à mes projets persos, beaucoup plus que depuis des mois !!

Lu, vu ou écouté

À lire

  • Le clan des Otori, j'ai fini le tome 4 et j'attaque le dernier tome qui est un peu perturbant, parce que c'est apparemment un retour en arrière. Les noms sont différents, de nouveaux noms apparaissent, mais je n'en suis qu'au début, on va peut-être en savoir plus sur la famille de Takeo.

À voir

  • Everwood : cette vieille série de 2002 raconte l'histoire d'un neurochirurgien renommé new yorkais qui décide de se barrer dans la petite ville d'Everwood dans le Colorado suite au décès accidentel de sa femme. Ça ne se fait pas sans heurt, notamment avec son fils ado Ephram. Sa fille, plus jeune, Delia, est plus conciliante. Je tiens à dire que la série est un vrai drama (un peu à l'image de This is us), plutôt bien fait, mais encore dans son jus de l'époque, c'est-à-dire que les hommes ont les rôles les plus sympas et l'autre toubib de la ville, bon sang, quel trou du cul symbole du patriarcat merdique ! 😅 J'en reparlerai plus en détails sur un billet consacré, parce que ce serait trop long, ici. À part ce perso détestable mais représenté comme “ça va, en fait, il est sympathique” (non), la série est sympa à regarder. Dispo sur Netflix.

À écouter

  • Du jeu de rôle avec mon frère dedans (sur sa chaîne YouTube qui explique plein de règles de jeux de société, entre autres, et une intro dessinée et animée par moi, en prime ^^). Mais le jeu de rôle, ça s'écoute, et il est drôle. Ça s'appelle Le Loop de Senlis et c'est dispo ici : https://youtu.be/BeUxKxGYpGM?si=v07_3HUf4jFdrJD_

Et le jeu vidéo ?

  • Palia, j'ai surtout joué à ce jeu durant ces vacances, ce jeu est toujours aussi sympa, il y a toujours des trucs à faire, mais sans stress, idéal, donc, pour se détendre, pour passer des vacances tranquilles.
 
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from 𝐋🅦🆄𝐢𝖇-ᖆ_🐧

Personnellement j’étais passé à coté, mais ça faisait un moment que les alertes de HTTPS de Firefox sur ma page perso Free m’agaçaient. Comme avec cet hébergement gratuit on a pas la main sur le serveur, il m’était impossible d'obtenir un certificat Let's Encrypt pour que ma page soit en HTTPS.

Il y avait des annonces vagues depuis plusieurs années que Free allez le déployer... Un recherche récente m'a amené à cette page et ça y est c'est déployé, mais il y une subtilité.

Ma page a toujours été http://lwuibr.free.fr, avec https://lwuibr.free.fr ça donne “Échec de la connexion sécurisée

Maintenant les pages perso Free passent par https://lwuibr.pages-perso.free.fr.

Mais on peut mettre une redirection dans son .htacces pour renvoyer l'adresse d'avant sur la nouvelle.

<If "%{HTTPS} != 'on'">
Redirect 301 "/" "https://*monsite*.pages-perso.free.fr/"
</If>
 
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from CORAXIO : MOSTLY HEAVY

l'affiche de l'édition 2026 du Rock In Bourlon, dessinée par Emgalaï : un coffret en bois à la Jumanji. Sur le coffret, une illustration du village de Bourlon. Au premier plan, une végétation abondante et une paire de dés. Derrière, l'église de Bourlon, une usine, et dans le fond le bois de Bourlon. 4 personnages dans des médaillons entourent le dessin principal : un paysan avec chapeau et foulard, un paon, un cheval avec une bride et une vache la cloche au cou

ça faisait quelques années que le festoche Rock In Bourlon était sur mon radar, pour sa programmation pointue, son échelle humaine et son positionnement limpide par rapport aux discriminations, aux violences sexistes et aux fachos... l'anti-Hellfest, en somme. Mais je n'y étais jamais encore allé pour diverses raisons : difficultés d'orga, pas de congés, ou prog qui ne me séduisait pas tout à fait... Cette année, ça me démangeait bien quand même, et j'ai guetté attentivement l'annonce de chaque nouveaux artistes à l'affiche. Ben vlatipa que le RIB a mijoté pour 2026 une prog d'exception, et qu'après écoute, quasi tout sur la petite quarantaine de groupes me bottait bien. Et j'ai sauté le pas ! J'y suis allé seulabre avec ma tente et mon barda, malgré les spasmes d'une SNCF en train de calancher de canicule. Trois jours de festoche, orgie musicale sous le cagnard, et grâce soit rendue à l'armée de bénévoles et leur attirail de pistolets à eau et de pulvérisateurs... Sur 41 concerts (plus la très sympathique fanfare Kick Your Brass), 2 ont été complètement annulés, et j'en ai fait 25. Je vais pas tout raconter par le menu, mais j'ai quand même envie de vous en bonnir 2-3 bricoles.

Une série de deuxièmes rounds

Sur les 25 concerts faits, il y avait 6 groupes que j'avais déjà vus, et c'était intéressant de constater les différences entre la prestation précédente et celle-ci :

  • J'ai découvert Bank Myna en fin d'année dernière et c'était une petite claque. L'avis sur leur album EIMURIA est dans les tuyaux mais le live dans la petite salle du Chinois était ténébreux, ample et intimiste à la fois. Sur la grande scène de l'Abreuvoir, en plein soleil, c'était moins évident : y a pas à rougir de la perfo, l'énergie était là, la chanteuse/violoniste/claviériste Maud Harribey m'époustoufle toujours, mais l'enchantement marche moins.

  • Pour les 3 angliches de Conan, spécialistes du “caveman doom”, comme y disent, c'était le contraire : le concert dans un Backstage bien rempli en octobre dernier était sympatoche mais légèrement décevant ; à Bourlon, en plein air, leur son a pu s'étendre à loisir, et prendre les dimensions de l'univers, comme dirait Giono. Ben c'était une révélation. Brutal, immense.

  • C'est en première partie de Monkeys On Mars que j'avais vu le duo d'Alber Jupiter, qui fait un space rock batterie/basse avec une saine dose de loops. Il me semble qu'alors un ou deux couacs avaient fait hoqueter le rythme et m'avaient sorti d'hyperespace. Aucun problème de ce genre ici, le cahier des charges space rock était parfaitement rempli, avec enthousiasme et simplicité.

  • La première fois que j'ai vu Electric Citizen, c'était il y a presque 10 piges. La fois suivante, c'était en février dernier. Et qu'il s'agisse de leurs skeuds ou de leurs performances, c'est un bonheur de voir comment iels ont évolué : pas de révolution, juste... un affinage. Pas un gramme de gimmick, pas d'ésotérisme, juste un doom rock rétro à souhait, complètement authentique. Au Chinois en février, sur la première moitié de leur première tournée européenne de l'année, les Cincinnatiens étaient en forme, zicos imperturbables et chanteuse magnétique, prouvant qu'on peut avoir à la fois une performance très contrôlée et déborder de charisme. A Bourlon, ultime date de leur deuxième tournée Européenne, claqué·es de leur propre aveu, dans la chaleur et avec les festivalièr·es distrait·es par l'heure de la graille, c'était pas la même : Electric Citizen n'a eu ni l'intensité ni le public attentif. Mais jamais de la vie je les blâme.

  • C'était aussi en février que j'avais vu Coltaine, en première partie de Faetooth. Leur album de l'an passé, BRANDUNG, m'a assez frustré : trop de plages ambiantes, pas assez de riffs, probablement. Mais en concert ça passait choucard, et plus encore sur la petite scène du Paon au RIB, alors que la nuit était tombée et que la pluie s'était enfin décidée à faire de même. Incroyable ambiance. L'adjectif “envoûtante” est plutôt galvaudé, plus encore pour les chanteuses de doom/post, mais il colle parfaitement à la superbe voix de Julia Frasch, qui joue déjà dans la même cour que Dorthia Cottrell (Windhand) ou Sara Bianchin (Messa).

  • Et puisque j'évoquais Faetooth, j'ai aussi eu une nouvelle dose ! J'aime beaucoup LABYRINTHINE, petit bijou doomgaze/“fae doom”, comme iels disent, sorti en 2025, mais le concert de février m'avait déçu, un peu monotone, un peu approximatif... sur la scène du Paon les petit·es (nulle condescendance : la valeur n'attend pas le nombre des années, pas plus qu'elle ne nécessite un grand gabarit) ont il me semble trouvé leur groove, offrant au public une performance plus pêchue et plus compacte que leurs enregistrements studios, avec une énergie mi-laconique mi-enthousiaste qui m'a semblée très californienne (YMMV).

les découvertes

  • Canteleu est le groupe avec lequel j'ai commencé les festivités le vendredi. Leur EP éponyme déboîte, et j'attendais leur death rock/“coal wave” (made in le Nord, bien sûr) avec impatience. Je n'ai pas été déçu, bien au contraire. J'espère qu'on aura un LP tantôt.

  • le samedi était plein jusqu'à la gueule de morceaux de choix, et c'est Teigne qui ouvrait le bal avec leur grindcore/hardcore/powerviolence et la première d'une série de chanteuses qui m'ont complètement soufflé ce jour-là, en la personne de Gaëlle Debra, qui joue même de la contrebasse électrique quand elle ne crache pas ses tripes sur scène. La deuxième chanteuse, c'est Stephanie Brooks de Stress Positions : le groupe de hardcore de Chicago joue à fond la caisse, le set passe à toute vitesse, et Brooks a une patate impressionnante et un enthousiasme contagieux. Mon souffle est coupé sans même s'approcher du mosh pit. Brenna Gowin de Denial of Life complète la série : les métalleux de Tacoma jouent du crossover trash, et si le tempo est soutenu, les riffs ont une sacrée pesanteur. Et ça faisait un moment que je n'avais pas vu une personne autant bicher d'être sur scène que Gowin, qui entraîne tout le public dans un joyeux exutoire, le plus naturellement du monde.

  • Un mot de plus pour les zigues de Cryptic Shift, dont le deuxième album OVERSPACE & SUPERTIME (death metal technique/progressif) est à l'heure qu'il est un de mes disques favoris de 2026 : leur perfo était très sympa, mention spéciale au jeu implacable du bassiste John Riley (fretless baybay !) mais alors que la production de l'album renforce le côté trippant qui me botte, le concert était plus brut de coffre. Ce qui est juste et normal, mais pas tout à fait aussi cosmique que je le rêvais.

  • La vraie déception, c'est l'annulation du set de Dame Area, le festoche ayant été évacué lors du concert précédent en raison des risques d'orage. Dire que je suis pas allé les voir sur Paris en mai sachant qu'iels seraient au RIB :'(

  • le dimanche, j'attendais Håndgemeng et Maquina au tournant, et mes prédictions étaient justes : le “doom'n'roll” de Håndgemeng est bien sûr un concentré de fun en live, et le motorik disco de Maquina est une tuerie sur scène -impossible de ne pas tortiller son poum- alors que leurs albums me passent un peu au-dessus jusqu'à présent. Prix de consolation pour la déception de la veille, Silvia Kostance de Dame Area vient chanter avec le groupe le temps d'un morceau (“dança”, sur le tout fraichement sorti LP BODY TRANSMISSION, en collaboration avec le duo barcelonnais).

...pour conclure : même si Apollon Phoibos était fort justement vénère de l'écocide en cours et nous l'a bien fait sentir (avec un featuring très classe de Zeus Keraunos le samedi soir), ben Bourlon c'était phéno. C'est simple : si la prog est aussi immaculée l'an prochain j'en serai sans férir.

(et bien sûr, le site : https://www.rockinbourlon.com/)

#RockInBourlon #BankMyna #Conan #AlberJupiter #ElectriCitizen #Coltaine #Faetooth #Canteleu #Teigne #StressPositions #DenialOfLife #CrypticShift #DameArea #Håndgemeng #Maquina

 
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from Café noir

Ce ne fut, comme toujours, qu'un croisement succinct et troublant. Une fraction de seconde ouvrant dans le quotidien une brèche par laquelle s'engouffrent tous les possibles lumineux d'une vie différente. Une pause où l'autre cesse d'être tout à fait un autre. Le métro, le train offrent ces moments où deux regards se disent en silence l'étonnement et la certitude qu'autre chose pourrait être vécu, irradiant d'un espoir joyeux toutes les vies, même celles sans regrets.

(4 octobre 2025)

 
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