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from Blog de Florent Figon

#ResistIAGen #Lecture #Racisme #ExtrêmeDroite

Il m'a fallu laisser passer un peu de temps après que l'affaire n'éclate. Acheter ou ne pas acheter le roman de Thélyson Orélien, C'était ça ou mourir (éditions Grasset, 2026) ? Non pas parce que j'étais convaincu que ce roman serait écrit en tout ou partie par une intelligence artificielle (IA) générative. Je l'expliquerai plus loin, là n'est même pas la question.

Non, parce que je ne savais pas ce que j'arriverai à faire d'un tel livre alors même que je lis très peu, voire pas du tout, de roman. Encore moins dans ce style. Encore moins quand ça concerne des publications nominées pour des prix de littérature. Et que j'ai par ailleurs accumulé une pile de livres qui restent à lire.

La réflexion faisant son chemin — notamment à travers la team #ResistIAGen sur le fédiverse, et, en particulier, ma lecture ce matin du manifeste de François Rincon sur l'IA générative dans le milieu académique, qui a terminé de me convaincre d'écrire et agir contre l'IA générative, quelque soit le sujet — une réponse s'est finalement imposée à moi : résister.

Résister au racisme et à l'extrême droite. Résister à l'IA générative. Lire pour résister, en somme.

Couverture du livre _C'était ça ou mourir_ de Thélyson Orélien paru aux éditions Grasset. Il y a une citation de Gaël Faye : « J'ai lu ce roman d'une traite, hors d'haleine. Un texte puissant. Un baume autant qu'une claque. » (Source : Babelio)

Résister au racisme et à l'extrême droite

Il est impossible de ne pas faire le lien entre les accusations (tant dans leurs contenus que dans leur traitement) contre Thélyson Orélien et celles contre Jason Arday, enseignant-chercheur racisé en sociologie à Cambridge qui s'est suicidé en 2026 suite à un harcèlement médiatique et professionnel pour des faits supposés de plagiat et dont l'extrême droite est à l'origine (voir l'article de Mediapart). Ce parallèle a été très bien documenté par certains journaux (voire la bibliographie plus bas). Je recommande en particulier l'excellent article de Faïza Zerouala et son entretien avec Mohamed Mbougar Sarr dans Mediapart.

Il est aujourd'hui impossible de ne pas voir le racisme (assumé ou non, insidieux ou explicite, individuel ou institutionnalisé) dont fait l'objet Thélyson Orélien. Il est impossible de ne pas s'inquiéter des conséquences que cela peut avoir sur lui ou d'autres (car faut-il le rappeler, le racisme tue, l'extrême droite tue).

S'empêcher d'acheter un tel livre sur la base d'informations provenant de l'extrême droite, ce serait céder à son racisme. Acheter ce livre pour soutenir une personne racisée attaquée, c'est résister contre ce racisme.

Résister à l'IA générative

Si on en revient très brièvement à l'accusation initiale — sans lui donner aucun crédit mais il est impossible de faire son économie — la question de l'IA générative est centrale. Je suis fondamentalement opposé à cette technologie telle qu'elle a été développée et est utilisée à l'heure actuelle (c'est-à-dire depuis la mise en ligne de la première version grand public de ChatGPT). C'est une technologique qui est le produit de ce que le capitalisme extractiviste et eurocentré fait de pire : gabegie écologique, destruction sociale, déshumanisation, racisme, sexisme, etc. (voir ce support de cours que j'utilise avec mes étudiant·es).

Je ne crois pas qu'il faille donner ne serait-ce que l'once d'un crédit à l'accusation initiale. De par son origine, je l'ai déjà dit. Mais aussi parce que sa fiabilité est nulle (je déplore ainsi qu'un média respectable et de gauche comme Mediapart cherche à prouver que l'IA générative ne peut rien dire de l'origine d'un texte en… utilisant des IA génératives diverses et variées). Il est impossible de prouver avec suffisamment de fiabilité qu'un texte à a été écrit, ou non, avec l'aide d'une IA générative. Dès lors, on ne peut que faire confiance (ou douter) quand un·e auteur·rice nous dit qu'il ou elle ne l'a pas utilisé. Et c'est là que l'un des problèmes les plus insidieux de l'IA générative voit le jour : on en vient à douter de tout, de tout le monde, tout le temps, sans pouvoir finalement statuer avec suffisamment de certitude.

S'empêcher d'acheter un tel livre, ce serait céder à la main mise des big tech derrière les IA génératives, ainsi que leurs thuriféraires et les opportunistes, sur notre bien culturel qu'est la littérature. Acheter ce livre c'est résister contre leur tentative de s'accaparer tous les pans de notre vie.

Aujourd'hui, je fais confiance à Thélyson Orélien parce que je n'ai pas la possibilité matérielle de douter de lui sur la question de l'IA générative.

La question du plagiat

On pourrait alors m'objecter que cet auteur a plagié dans le passé et donc qu'il ne mériterait pas notre confiance. À l'instar d'un Étienne Klein (qui jusqu'à preuve du contraire n'a pas été accusé de plagiat après le lancement de fausses accusations sur un autre sujet). Ma position tient en deux points :

  • un plagiat avéré ne signifie pas que son auteur aurait utilisé une IA générative ensuite. À la limite pourrait-on se questionner si ce livre n'est pas lui-même plagié, mais jusqu'à preuve du contraire, ce n'est pas le cas ;
  • à l'image de l'argument développé dans la première partie, la mise au jour de plagiats est issue d'une accusation dont l'objectif et les moyens ne sont pas louables.

Reste qu'on peut légitimement se demander si, à défaut de condamner un auteur, il est souhaitable de le soutenir alors qu'il a déjà fauté. La réponse est oui s'il est la cible d'un racisme avec ses méthodes déloyales. Ce racisme ne pourra jamais justifier d'aller chercher du plagiat chez un·e auteur·rice plutôt que chez un·e autre. La réponse est donc oui, on peut soutenir cet auteur, si le soutien s'en tient à ces aspects, sans nier que des erreurs faites doivent pouvoir être avouées, expliquées, payées ou réparées.

Car, contrairement à d'autres, je ne pense pas que le plagiat soit anecdotique, pire, qu'il faille en faire une éloge (mais qu'il puisse être mobilisé dans une volonté de main-mise culturelle, je l'entends). Il doit être pris à bras le corps, comme j'ai pu avoir à le faire avec mes propres étudiant·es (le support de cours mentionné plus haut part d'une réflexion sur le plagiat encore trop présent dans leurs productions). Mais pourquoi dans le cas de Thélyson Orélien, on ne pourrait pas séparer ces deux « affaires », alors même qu'on semble faire peu de cas de la séparation de l'homme de l'artiste (ex. Bertrand Cantat) ou du chef d'État (ex. Nicolas Sarkozy) dans des affaires bien plus graves ? Une partie de la réponse est là aussi probablement que ces deux exemples sont ceux d'hommes blancs (et puissants).

Oui, la position de Thélyson Orélien sur le plagiat est de moins en moins tenable (selon le titre d'un autre article de Mediapart). Non, cela ne signifie pas qu'on peut céder au racisme et à l'extrême droite quand ils en sont à l'origine, ou simplement faire comme si de rien était.

Pour toutes ces raisons, j'ai donc acheté le livre de Thélyson Orélien. Et vous savez quoi ? Pour l'instant, sa lecture me plait.

Bibliographie

 
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from yamanashi

#NOTE automne 2026

Ce mercredi 7 octobre, nous prenons la route vers Bayonne pour un rendez-vous médical.

En chemin, je mets en action les essuie-glaces. Le ciel est bas. La pluie annoncée semble bien là, après presque 5 mois de canicules, de vagues de chaleur, d’absence de précipitations, de restrictions d’eau… Je m’interroge en regardant, à droite et à gauche de l’autoroute, les forêts grillées par l’été. Passons-nous à un climat à 2 saisons uniquement, avec une saison sèche et une saison des pluies ? Que va devenir toute cette végétation tempérée, autrefois véritable corridor vert entre les collines basques ? En se rapprochant de la côte, une barre grise remplit l’horizon. Les gouttes s’intensifient. Il y a des flaques sur la bande d’arrêt d’urgence. Quel soulagement ! La température étant de 16° C à l’extérieur, j’active un léger chauffage dans l’habitacle. Secrètement, je me projette aux vacances d’automne. Je m’imagine déposer les boites de rangement de vêtements au pied du placard. En sortir les vêtements d’hiver : pulls, jeans, chemises à manches longues… Y mettre les bermudas, tee-shirts, pantalons d’été… Ce « grand remplacement » est l’occasion de redécouvrir des habits portés il y a plusieurs mois. Un plaisir similaire à un achat compulsif ou à un cadeau que l’on reçoit. Je m’imagine même avec un bonnet sur la tête pour les premiers frimas. En attendant, nous recevons ces premières averses comme un présent. Vive la pluie.

 
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from Un Spicilège

Intérieur nuit

Ça fait un moment que Marisha Pessl me fascine. Il y a longtemps, j’ai été profondément marquée par La Physique des catastrophes, son premier roman (publié). Une œuvre d'une rare densité et à l'ambiance folle. Lorsque j’ai commencé à entendre parler d'Intérieur nuit, qui promettait mieux encore, j’ai immédiatement été séduite. Un cinéaste énigmatique, une mort étrange, une enquête qui semble pouvoir basculer à tout moment dans le surnaturel : il n’en fallait pas plus. J’aime le cinéma, particulièrement lorsqu’il sort des sentiers battus, et Cordova avait tout du personnage capable de m’obséder autant que son propre entourage.

Intérieur nuit débute par la découverte du corps d'Ashley Cordova, fille d'un célèbre et mystérieux cinéaste, retrouvé dans un entrepôt de Manhattan. On y suit le journaliste Scott McGrath, qui s’était déjà intéressé au père des années auparavant, que l'évènement décide à reprendre son enquête. Avec Nora et Hopper, il va progressivement s’enfoncer dans l’univers de Cordova, de ses films clandestins et de ceux qui gravitent autour de lui.

Dès le début, le roman nous installe dans une zone d’incertitude : il y a quelque chose qui pourrait relever du surnaturel, mais rien ne permet jamais de savoir vraiment où s’arrête le réel. Cette ambiguïté tient en grande partie à la figure de Cordova elle-même. Pessl ne commence pas sa construction du personnage en nous montrant qui il est, mais en accumulant ce que nous ne savons pas de lui. Il n'existe qu'à travers les témoignages, les rumeurs, les œuvres qu’il a laissées derrière lui et surtout les fantasmes qu’elles ont suscité. Plus on cherche à le comprendre, plus il nous échappe. Cordova devient ainsi moins un personnage qu’une projection : chacun fabrique son propre Cordova à partir de ses obsessions, de ses peurs et de ce qu’il voudrait croire. C’est fascinant, et plus le roman avance, plus cette fascination devient vertigineuse.

L’enquête elle-même est à cette image. Chaque piste en ouvre une autre. On tire un fil et c’est toute une pelote qui vient avec lui, que les protagonistes essaient ensuite de démêler. Scott est le guide froid de cette descente, il est difficile de s'y attacher. Nora, en revanche, porte le charme des jeunes femmes qui paraissent un peu paumées et qui révèlent progressivement une force de caractère remarquable. Hopper, plus effacé, reste quant à lui une présence intrigante, presque aussi difficile à saisir que les autres figures du roman.

La fascination que suscite Cordova permet à Pessl de parler de l'un de mes sujets préférés : l’obsession. Elle est ici déclinée sous tout un tas de formes : celle de Scott pour Cordova, celle de Cordova pour la radicalité de son art, celle de Hopper pour Ashley... Surtout, elle permet d’explorer ce qui se joue dans la création. On dit à propos de Cordova que, comme tous les artistes, il aurait besoin d’opacité pour créer, et que le mystère qui l'entour serait donc presque une condition de son œuvre. Je ne suis pas certaine d’être d’accord, mais j’ai adoré que le roman ose développer ce genre de réflexion, qu'il ne réduise pas la création à une explication simple.

La forme même du livre prolonge cette réflexion tant le processus créateur de Marisha Pessl semble complexe. Elle ponctue le récit de photographies, articles, pages web et autres documents qui transforment la lecture en véritable jeu de piste et nous place dans la même position que les enquêteurs : nous devons, nous aussi, construire les personnages à partir de traces, de fragments et de silences. C’est extrêmement immersif et, surtout, d’une maîtrise impressionnante.

Enfin, il y a l’écriture, que j’aime profondément. Elle est riche, incisive, foisonnante, toujours parfaitement accordée à ce qu’elle raconte. La traduction restitue cette puissance avec beaucoup de justesse. Tout concourt à installer cette atmosphère si particulière, inquiétante, fascinante, parfois presque hypnotique, dans laquelle j’ai été complètement happée.

Malgré ses centaines de pages, je n’ai jamais eu le sentiment que le roman s’étirait. Au contraire : sa longueur me semble indissociable de son projet. Elle accompagne l’errance de ceux qui cherchent Cordova, l’accumulation des pistes, le vertige qui gagne à mesure que l’on avance. Intérieur nuit est un livre monumental, aussi et surtout par l’ampleur de ce qu’il parvient à faire.

La fin, d’une intelligence rare, ne cherche ni à tout expliquer ni à prendre son lecteur par la main. Elle fait plutôt confiance à son intelligence, à son imagination, à sa capacité à choisir ce qu’il veut croire. Elle finit par donner une force supplémentaire à tout ce qui précède. Après avoir passé des centaines de pages à démêler les fils de cette histoire, on comprend que cette incertitude n’était pas un artifice : elle était au cœur même du projet du roman. J’ai rarement eu la sensation qu’une fin pouvait à ce point élever l’ensemble d’un livre. Intérieur nuit m’avait déjà fascinée. Sa conclusion l’a définitivement fait passer dans la catégorie des lectures qui me resteront. J'ai fini par le trouver trop court... On voudrait qu'il ne se termine jamais.


Intérieur nuit | Marisha Pessl | Traduit par Clément Baude | Gallimard/Folio

 
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from 𝐋🅦🆄𝐢𝖇-ᖆ_🐧

En avril 2026 j'ouvre un ticket GLPI dans ma boite, car depuis la mise à jour à #OutLook LTSC ci-dessous, le thème gris foncé que j'ai toujours utilisé pour préserver mes yeux, ne reste plus en place. À chaque lancement il revient au thème par défaut que moi je vois blanc et qui m'explose les yeux. L'IT a bien essayé de me faire croire qu'il suffisait de régler le thème dans le version web de Outlook pour que ça remonte dans celui du RDP. Que nenni. Depuis lors, tout les 10 jours quand le flash blanc le matin au lancement était trop intense, je ne manquais pas de les relancer, puis par lassitude je mettais juste “ping” dans le message. J'ai fini il y a quelques jours par me dire: “est ce que ça concernerait pas le CSE pour un problème d'ergonomie de poste de travail” (et de santé oculaire voir mentale). Et là magie du CSE, après 7 mois de relances, j'ai obtenu cette réponse de l'IT dans GLPI.

J'ai pleuré… de rire et même j'ai cru que j'allais me pisser dessus. On dirait même que c'est ChatGPT qui l'a écrite.

Bonjour *********, 

Nos excuses pour le délai de notre réponse. Merci d'avoir fait ce ticket, et pour votre patience.
 
La situation que vous décrivez étant très pénible, est directement lié au bureau virtuel sur laquelle nous travaillons. 

Le Bureau virtuel est d'un système RDS 2016 qui n'est pas compatible pour garder cette configuration (le thème foncée). Ceci est dû aux mises à jour de Microsoft Office, et RDS, et qui n'ont pas a avoir grande chose avec ce que nous pouvons changer pour vous. 

La décision pour passer à une système RDS 2025 doit être prise au niveau de la direction. Le résultat étant que les changements que vous avez appliqué ce matin dans l'application desktop de Outlook sur le bureau virtuel, n'est pas sauvegardé et demain vous devez refaire la manip de 4 cliques dans Outlook > Fichier > Options > thème office > OK .

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

Alternative Outlook Web:

Il y a seulement un solution que je veux te proposer - La version de Outlook Web, peut garder votre préférence de la thème foncée. 

Ca travaille un peu diffèrent, mais au moins aussi bien voir même mieux que l'application desktop de Outlook.

Vous pouvez le configurer comme ça:

1. Ouvrez Outlook sur le web, le raccourci est disponible sur le bureau de votre BV. 


2. Une fois connecté > icone d'engrenage en haut et à droite > Dans la fenêtre des paramètres, la colonne à gauche Général > Apparence > choisir mode sombre.


Sur la version Web ces changements sont sauvegardé dans votre compte. Ils resteront en place. 

Si non, vous pouvez continuer a mettre l'application desktop en thème foncée chaque jour jusqu'à qu'on a pu quitter le système des bureaux virtuels sur le RDS 2016. Ca vous demande 4 cliques par journée.

En espérant de vous avoir informé suffisamment. Je vous souhaite une bonne journée et surtout une bonne week-end.

Cordialement,
******* ****
Support Informatique

Bref ils sont incompétent et en plus c'est la faute à cette #sloperie de #Microsoft et leur #LogicielsPropriétaires non souverains et non résilients.

Ah ah ah, excusez moi, je suis encore mort de rire en relisant cette réponse, truffée d'erreurs et de fautes, en écrivant ce #Pamphlet.

 
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from irisdessine

Projet

  • J'ai écrit vraiment de façon spontanée (c'est souvent comme ça que j'écris, d'ailleurs, au débotté poupouf) un article sur le glue work, chose que probablement toutes les femmes connaissent dans leur travail, d'autant plus dans le milieu de la tech.

Veille

perso

  • J'crois que pour vous faire comprendre pourquoi j'aime beaucoup l'œuvre d'Igorrr (groupe/artiste de métal mais inclassable), c'est intéressant de vous montrer comment il compose ses morceaux. Comment ça va de la giga scie circulaire transformée en gong aux chœurs lyriques en passant par une langue inventée et un chanteur gutural. C'est fascinant et je trouve qu'on intègre mieux à quel point la composition est toujours méga travaillée : https://youtu.be/m0B4Zddc9j0?si=MOq0-CY04gFtS29M

tech

Mes joies

  • Cette semaine, j'ai eu l'énergie pour faire des trucs sympas à manger, dont des galettes bretonnes, du chocolat en tablette fait maison ou encore un petit billet de blog (cité plus haut) ^^
  • J'ai compté, en jours travaillés, il n'en reste plus que 6 avant les vacances ! (Sinon, en temps normal, il reste 1 semaine et 2 jours ^^)
  • J'ai fait une liste de bricoles à pas oublier pour le départ (genre mes earloops, ou des petites fiches plastifiées pour indiquer mon intolérance au gluten, etc.)
  • La semaine a été plutôt positive, je me suis sentie un peu plus énergique à la fois au boulot et à la maison. (Peut-être juste l'approche des vacances qui fait ça, mais je prends !)

Lu, vu ou écouté

À lire

  • Le Clant des Otori : j’ai pas mal lu durant ce week-end, donc j’avance bien, j’en suis aux ¾ du dernier tome, là où on se rapproche de quand tout a commencé dans le tome 1, la boucle se boucle :)
  • Assassin Royal : je continue ma relecture, beaucoup plus lente, parce que c’est de la lecture pré-dodo, et donc, souvent je n’ai pas le temps de lire beaucoup avant de m’endormir. J’en suis au tome 3.

À voir

  • 10 pour cent, le film : Si vous connaissez la série et l’avez aimé, c’est un film dans la même veine. C’est rigolo et ça fait passer une bonne soirée, mais c’est pas impérissable. Dispo sur Netflix.
  • Widow’s Bay : une série comico-horrifique… Bon sang, c’est tout à fait le genre de trucs qui me feraient fuir, mais en réalité, c’est bien plus subtil que les comédies françaises qui jouent dans l’horreur en imaginant trouver drôle les horreurs subies par les persos (oui, je te juge fort “Serial Lover”), c’est une histoire paranormale autour d’une île réputée hantée. Et c’est très chouette ! Disponible sur Apple TV.

À écouter

  • Un petit live du groupe Igorrr, dont j’ai déjà parlé ici. C’est métal, mais on peut difficilement catégoriser leur musique, puisque ça mélange plusieurs genres, dont le chant lyrique d’opéra, mais pas que. Et cette énergie est folle, autant en studio que sur scène ! https://youtu.be/u5r6tanH3sg?si=mAif4d1BTH5f56st
  • Cette personne (sud coréenne si je ne dis pas de bêtises) a un vrai don de beatbox et son morceau Dopamine le prouve à bien des égards (il n’y a pas d’effet ajouté au micro si ce n’est une petite réverb’ à mon avis, mais c’est tout) : https://youtu.be/qlrpeYdm9Ec?si=jLk9g8e5qY14Nb9W

Et le jeu vidéo

  • Aniimo : Quelques sessions bienvenues durant le week-end, je commence à comprendre un peu mieux certains trucs pour bien faire évoluer mon foyer (oui, il y a énormément de choses dans ce jeu, du coup, c’est pas facile de tout comprendre). Je fais évoluer mes animaux ce qui les rend assez forts pour lutter contre des Aniimo Alphas et que je les récupère ^^
  • Rocket League : Reprise avec les collègues, donc beaucoup plus rapide et nerveux qu’avec la famille où j’arrive encore à me démarquer (mais plus pour longtemps ^^’)

On m'a parlé de plusieurs jeux cosy et/ou en coop que je vais aller regarder attentivement, mais je me laisse le temps, il va y avoir un mois entier où je ne vais pas jouer. En vrac, on a Together: Moon Escape, We Were here, Tomorrow et CatMail Co.

 
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from democratie.directe

Bonjour, Nous vous invitons à signer la pétition “Pour une démocratie plus directe et participative” https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-7113 La constitution française actuelle ne donne pas vraiment, en dehors des élections, de possibilités aux citoyens de s’exprimer institutionnellement et d’être associés aux décisions qui les concernent. Les pétitions sur le site de l’Assemblée Nationale et les Conventions Citoyennes en sont une maigre exception créées en réponse au mouvement populaire de contestation des gilets jaunes. Servons-nous de ces deux outils institutionnels pour faire évoluer la constitution vers une démocratie renouvelée et plus participative. Si la présente pétition obtient une adhésion significative des citoyens, elle pourra être utilisée: – auprès des députés pour qu’ils initient dès maintenant cette réforme constitutionnelle, – auprès des candidats à l’élection présidentielle pour qu’ils mettent cette réforme constitutionnelle dans leur programme, – plus généralement pour que la question de la démocratie directe et participative soit débattue dans les médias, etc. C'est en marchant que l'on prouve le mouvement et c’est en pratiquant la démocratie qu’on la fait avancer. Bien démocratiquement democratie.directe@zaclys.net

 
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from Un rat bleu

Une courte visite dans le Bas-Rhin, après Andlau, dans le bois nommé « Heiligenbaum » (« arbre sacré » en allemand), après une longue heure de route.

Quelques pas, quelques aiguilles de sapin à croquer en guise de ticket d’entrée, quelques graines et noyaux semés en retour et ça a suffi pour capturer quelque chose. 1 2

Liens

#EspritEsTuLà #Forêt #Photos

 
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from yamanashi

#NOTE automne 2026

Samedi 26 septembre 2026, a eu lieu l’ouverture de la saison culturelle à Orthez.

Une œuvre. 1 comédien et 3 musiciens. Un cadre. Le premier rendez-vous de la nouvelle saison culturelle est la lecture d’un classique : « l’homme qui plantait des arbres » de Jean Giono. Un comédien assure la narration. Visage carré. Âge mûr. Cheveux blancs et bouc de la même couleur, peau halée lui donnent une élégance certaine. Il porte bien le costume. Sa voix sûre et puissante présente la vie d’Elzéard Bouffier, simple berger. A ses côtés, un clarinettiste, un accordéoniste et un joueur de marimba. Les musiciens n’accompagnent pas, ils jouent le texte : ambiances, réflexion, pause narrative, transition... La mise en scène est simple : le comédien est devant pour énoncer le texte. Puis, alternativement assis sur une chaise à droite ou à gauche, pour laisser les musiciens prendre le relai. A l’ombre du noyer du jardin de la maison Jeanne d’Albret, les spectateurs se laissent porter par la beauté du texte. Elzéard, loin des affres d’une société nouvelle, est à l’origine de la renaissance d’une région aride et abandonnée des hommes. Son secret : planter des arbres. Cela assure son bonheur et le nôtre.

Plus tard dans la soirée, nous sommes invités à « un risotto de Stuttgart ». Changement de décor. Nous sommes sur la belle scène du théâtre Francis Planté. De belles tables rondes, des éclairages discrets, des verres, des couverts... plantent le décor : nous sommes dans un restaurant. La cuisine nous fait face et les 2 comédiens enchaînent les chansons relatant leur vie. Au fil des histoires, ils cuisinent le fameux risotto au chou rouge. La fin se termine par une dégustation. Un régal !

 
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from irisdessine

Il y a probablement eu pléthores d'articles et de billets sur le sujet, mais en réalité, certaines personnes ne connaissent pas ce concept, concept que j'ai moi-même découvert il y a peu de temps après une discussion avec ma manager (manageuse ?).

Le Glue Work est un concept qui a été défini par Tanya Reilly et qui désigne le travail le moins glamour, et souvent qui n'importe pas lors de promotion, mais qui doit exister pour faire fonctionner les équipes. (Actuellement, Tanya Reilly est Principal Engineer chez Datadog)

Ça passe par l'organisation d'onboarding des nouveaux membres, d'animation des rétros et autres dailies, de la documentation du workflow, etc. Tout ceci étant, on le conviendra, parfaitement indispensable, ne serait-ce que pour une bonne entente des équipes à la fois professionnellement mais aussi personnellement, mais très rarement pris en main par des hommes. Du moins, tant qu'ils ne sont pas spécifiquement désignés pour accomplir ces tâches.

Et je réalise que j'en fais beaucoup, moi, du glue work. Pourtant, mon unique objectif depuis ma reconversation dans le développement informatique c'est d'être très bonne techniquement. L'aspect humain diront-nous, j'ai envie de m'en foutre. J'ai pas envie de faire des tâches qui ne sont pas de la réfléxion de code, d'architecture, ou d'amélioration des performances dans la base de code ou dans la base de données. Et pourtant…

Du glue work bien malgré moi

Pourtant, une semaine sur deux, au travail, nous avons ce qu'on appelle l'Aprèm' Tech, qui consiste en une après-midi où chacun peut proposer un sujet tech, un peu en dehors de notre scope habituel, mais qui peut améliorer in fine le code ou la DX (Developer Experience). Et chaque début de visio où tous ceux qui ont des sujets doivent les présenter pour ensuite travailler dessus avec qui veut, c'est le jeu du silence. 4, 5, 6 minutes où personne ne veut parler parce que personne ne veut prendre la main. Alors, un jour, j'ai décidé de parler. Je ne fais que présenter les différents tickets affichés sur le board et je cède la parole aux personnes qui ont proposés des tickets. Très vite, j'ai vu que les gens n'écrivaient pas leur ticket à l'avance, donc je leur laissais les 6 premières minutes de la réunion pour écrire des tickets. En attendant, je leur proposais une recette dessinée par moi. Ça me permettait de dessiner et puis de montrer mes dessins. Mais au fil des semaines, mois, années, c'est devenu une habitude. Et parfois pesant de pas trouver de recette à dessiner, ou même juste du temps ou de l'envie pour dessiner. Heureusement, un jour, ma manager m'a proposé de lâcher la présentation de l'aprèm' tech, parce que c'est justement le genre de Glue Work qui fera que, même inconsciemment, les gens ne se diront pas “Tiens, je vais demander à Iris pour cette question technique”, mais plutôt “Tiens, Iris, c'est celle qui présente nos aprèms tech et fait des chouettes dessins !”.

Alors, j'ai lâché la présentation de l'aprèm' tech. Elle avait raison. Je réalise aussi que dans mon équipe, on a beaucoup de choses qui sont organisées en faisant tourner l'organisateur/trice. C'est jamais le même. On a même des outils qui automatisent ça.

Mais il y a encore du travail. Ce n'est pas facile. Ce n'est pas tant que j'aime organiser des trucs (c'est épuisant, même si c'est satisfaisant de voir tout le monde t'écouter et te suivre), c'est que si je le fais pas, personne ne le fera !!

Là, on a accueillit 2 nouveaux membres dans notre équipe. Du mouvement en interne. J'ai créé il y a longtemps un scénario d'onboarding interne parce que la première fois qu'on a accueillit quelqu'un en interne, ça s'est très mal passé. Je ne voulais pas que ça se reproduise. Alors, j'ai créé une réunion qui permet de faire connaissance sous forme de jeu. A la fois sur les affinités en terme de hard skills, mais aussi de soft skills. Pour apprendre à mieux travailler en équipe, quoi. J'ai encore organisé l'onboarding interne pour ces 2 nouveaux membres, mais en prévenant qu'ils ne s'habituent pas !

Et puis, comme dans quelques mois, je quitte mon équipe pour passer à une autre (toujours dans l'objectif de me perfectionner techniquement, il faut que je découvre et travaille sur d'autres scopes), j'ai aussi décidé de prendre en main la documentation qui est existante mais éparpillée sur un Jira bordélique. Mais là, pareil, j'ai décidé que ce serait de la doc plutôt technique. C'est plutôt pour une transmission des règles métiers mais aussi de l'architecture, des choix techniques faits (qui paraissent parfois un peu hasardeux, mais qui avaient une explication au moment où ça a été fait) afin que l'équipe puisse se l'approprier.

En pensant au glue work depuis quelques temps, je réalise à quel point oui, c'est super important (supprimez les trucs que j'ai décidé de faire, vous allez voir comment on va pédaler dans la semoule !), mais c'est presque discriminatoire pour moi, en tant que femme !

C'est très difficile de conjuguer ce besoin de règles, finalement, qui permettent un bon fonctionnement de l'équipe, et cette nécessité d'atteindre des objectifs qui sont, dans l'imaginaire de tout le monde, même les hommes les plus déconstruits, à l'opposé de ce glue work.

La bonne nouvelle, c'est que ma nouvelle lead, qui est dev senior, et que je considère hautement pour ses compétences techniques, m'a dit qu'elle avait le même objectif et que, pour elle, ça l'a frappée quand, il y a quelques années, son manager lui avait fixé comme objectif d'organiser un repas pour l'équipe. Rien qu'à l'écrire, ça me met hors de moi ! On lui demande d'être la maman de l'équipe, pépouze, et on fixe ça comme un objectif professionnel ! Heureusement, elle a eu le déclic grâce à ça, et elle continue à bosser son objectif de haute technicité. Du coup, elle soutient mon projet et mon abandon de la présentation de l'aprèm' tech.

Je vais faire un dernier truc avant d'essayer vraiment d'arrêter (pour que dans la nouvelle équipe je sois totalement focus sur la tech), c'est de rappeler l'existence de l'onboarding interne sur le Slack de ma boîte, car c'est un outil qui peut servir à tout le monde, et pas seulement dans les équipes de dev.

Mais, pour positiver un peu, sachez que j'ai passé 2 semaines en cross-team pour bosser à l'amélioration du dump d'une base de données, le tout en python (un langage que je ne connais pas du tout, bien sûr, sans aucune IA) et avec des outils qui m'étaient auparavant inconnus comme Airflow et ses DAGs. (Oui, c'est volontairement cryptique, j'en ferai peut-être un article pure tech à l'occasion)

Il n'y a pas réellement de conclusion à cet article, c'est peut-être plutôt comme un billet d'humeur, parce que je n'ai pas de solution miracle pour que ce Glue Work soit pris en main par une équipe entière et pas juste la ou les femmes de ladite équipe. Mais enfin, au moins, vous aurez appris l'existence de ce travail invisible et invisibilisé très souvent et largement pris en charge par les femmes.

Ma source pour ce sujet, qui donne d'ailleurs bien plus de détails autour du Glue Work, très intéressants au passage : https://medium.com/@granellacamila/a-few-months-ago-i-discovered-the-term-glue-work-8a003dbe7173

 
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from YBAlex

(traduction d'une publication issue de Tumblr)

@thelitlibrary : Une des principales raisons qui fait que j'ai du mal avec les oeuvres qui traitent principalement du combat entre le bien et le mal vient du fait que durant ma jeunesse, j'ai découvert les oeuvres de Terry Pratchett et que ça m'a retourné le cerveau avant de le remettre en place un peu plus fermement qu'avant en me faisant comprendre que

Il n'y a pas de héros, pas de légendes, pas de miracles, juste vous. C'est vous toustes qui retenez la porte et barrez la route aux heures sombres et aux troupeaux de loups métaphoriques... Alors vous feriez bien de vous bouger le cul et de faire ce qu'il faut, non ?

@iesika : Et aussi

  • Ne placez pas tous vos espoirs dans les révolutions, elles ont tendance à tourner en rond.
  • Être une bonne personne n'est pas une qualité innée, c'est une action qui requiert de bien traiter les autres même si, et spécialement si, vous ne les aimez pas, que c'est difficile, et que vous n'avez pas envie de le faire. Les pensées et les pulsions négatives n'ont pas d'importance si vous êtes capable de les reconnaître et de les transformer en bonnes actions.
  • Le devoir de la police devrait être de protéger le peuple, et non pas les systèmes de domination en place.
  • Ce sont nous mêmes, humains, qui créons nos propres dieux, nos propres histoires, nos propres devises ; pas l'inverse. Ce qui veut dire que nous pouvons changer ces histoires et ainsi changer notre monde. Rien n'est plus puissant qu'une histoire.

#disquemonde

@Fiona : Pratchett définit la moralité comme un choix conscient et répété plutôt que comme une qualité innée. Placer la responsabilité sur les choix volontaires plutôt que sur une sorte de magie divine mets l'accent sur l'effort réel nécessaire pour faire le bien. Ça montre bien à quel point on contrôle les histoires qui en retour fixent le cadre de notre réalité.

 
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from YBAlex

(traduction d'une publication supposément postée sur Threads)

@samantha.thesurvivor : J'ai vu un humoriste expliquer l'impact d'une enfance dans une famille dysfonctionnelle de la meilleure des façons :

Je sais que j'ai 37 ans et que je devrais m'être remis de ce que mes parents m'ont fait vivre lorsque j'étais enfant. Mais posez vous cette question... Si vous étiez dans un immeuble dont les fondations sont bancales. Est ce que vous vous sentiriez plus en sécurité une fois arrivé au 37ème étage ?

@olimp_motivation : Faire le lien avec les fondations d'un bâtiment est une très bonne analogie. La croyance que “le temps guérit les choses” nous encourage à avoir honte des symptômes plutôt que des problèmes structurels. Ce qui est arrivé dans le passé ne s'efface pas miraculeusement au fil des anniversaires. C'est en nommant les erreurs qu'on peut commencer à les réparer.

 
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from YBAlex

(Traduction d'une publication supposée du compte @adhdand_me25 sur x.com)

— Si vous êtes du genre à dire que les neuroatypiques doivent “apprendre à faire avec parce qu'on va pas tout adapter à tout le monde” je vais mettre une poignée de graviers dans vos chaussures tous les matins. Non vous n'avez pas le droit de retirer les graviers. Vous devez faire avec. Apprendre à le supporter fera de vous une meilleure personne. Comment ça “souffrance inutile” ?

 
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from Un Spicilège

Ne t'arrête pas de courir

Son sujet ne pouvait que m'attirer vers Ne t’arrête pas de courir. Tous les récits tournant autour de la prison et de la délinquance m'intéressent. Le parcours de Toumany Coulibaly avait de plus quelque chose de particulièrement intrigant : comment un jeune homme promis à une belle carrière d’athlète peut-il en même temps multiplier les passages à l’acte ? J’espérais comprendre un peu mieux cette trajectoire et ce qui peut conduire quelqu’un issu d’un milieu défavorisé à se retrouver enfermé dans une telle spirale.

Mathieu Palain raconte donc l’histoire de Toumany, athlète de haut niveau... et délinquant. Champion de France du 400m... et cambrioleur au même moment. Alors qu'il purge sa peine de prison, Mathieu Palain va passer le voir de plus en plus régulièrement. Au-delà de son parcours, il nous raconte également la relation qui se noue entre eux au fil des années. Une relation qui dépasse progressivement largement celle d’un journaliste et de son sujet.

Ce qui me reste surtout de Toumany après cette lecture, c’est l’image d’un homme perdu qui commence tout juste à se trouver. Sa rédemption paraît fragile, après une vie passée à se battre, surtout contre lui-même. On ne peut s'empêcher de chercher à comprendre ses passages à l’acte au-delà de l'évidence : le manque d'argent, bien sûr, la pression, et certaines de ses impulsions. Hautement empathique, le livre permet de réfléchir à ce qui relève des choix individuels, du déterminisme social et de ce que notre société laisse réellement comme portes de sortie.

Au milieu de cette histoire, le sport représente une forme de rédemption possible et révèle deux facettes presque contradictoires de Toumany : celle d’un athlète capable de maîtriser son corps et d’atteindre un très haut niveau, et celle d’un homme qui peine à maîtriser ses propres instincts. Le sport aurait pu être l’un des leviers lui permettant de s’en sortir, mais le livre montre justement que cela ne suffit pas toujours. Le constat est d’autant plus touchant qu’il est nourri par les témoignages de ceux qui ont aimé, épaulé, entrainé Toumany et ont tenté de l’aider. On y sent beaucoup de tristesse, mais surtout une immense humanité.

Mathieu Palain n'a pas hésité à s'impliquer personnellement. Il reconnaît lui-même qu’il dépasse parfois le rôle que devrait normalement avoir un journaliste, mais son empathie donne une force particulière au récit. Son écriture, fluide et prenante, mêle journalisme et intimité avec beaucoup de naturel.

Ne t’arrête pas de courir est finalement le portrait d’un homme qui cherche encore comment sortir de lui-même. Un livre profondément humain, qui laisse surtout une question en suspens : quelles chances donne-t-on réellement à ceux qui essaient de changer de trajectoire ?


Ne t’arrête pas de courir | Mathieu Palain | L'iconoclaste

 
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from irisdessine

Veille

perso

  • Il est intéressant de noter que même en refusant d’utiliser Apple Intelligence sur son Mac, il faut tout de même aller dans les tréfonds d’un menu pas logique (dans “Temps d’écran”) pour désactiver les options d’Apple Intelligence. Voir cet article qui évoque le non consentement vu comme un consentement par Apple, mais qui donne le lien de l’aide Apple pour désactiver tout ce qui a trait à Apple Intelligence : https://dbushell.com/2026/09/22/apple-intelligence/
  • Wired propose un article qui reflète les résultat d’une étude qui compile les résultats d’un sondage qu’ils ont préparé, autour de l’IA et des femmes. Alors, leur sondage se base sur la participation de 634 femmes, donc, c’est sur un échantillon de femmes qui ont bien voulu répondre et qui donc, ne représente pas nécessairement la majorité. Néanmoins, les résultats sont intéressants, puisque par exemple, les femmes apprécient moins l’IA que les hommes et pour certaines, l’IA est mieux considéré qu’elles. https://www.wired.com/story/women-in-tech-survey/ (article gratuit si c’est le seul article de Wired que vous avez lu jusqu’ici. Par jour ? Par mois ? Pas la moindre idée ^^). Un article écrit par Nextink reprend les données de Wired et du coup, est en français (et là, pour le coup, complètement gratuit) : https://next.ink/257832/inclusion-dans-la-tech-ce-que-les-femmes-disent-de-leurs-parcours/

tech

Mes joies

  • On a reçu les billets pour le Musée Ghibli 🎉
  • La semaine a été compliquée avec des nuits courtes, mais j’ai réussi à assurer au boulot. Avec le lead en vacances et un nouvel arrivant dans l’équipe, j’étais la “sachante” du groupe avec un autre collègue, on s’est épaulé et on s’en est bien tirés.
  • Le chéri est plus adepte d’une soirée ordi que d’une soirée télé. Mais pour les matins où on s’est levé trop tôt ou les soirs où on a aucune énergie, on s’est fait des moments télés, et j’aime beaucoup ces moments, ils sont précieux.
  • L’air de rien, le décompte avant les (grandes) vacances a commencé ! Et ça, c’est trop trop cool !
  • On a rempli les documents pour notre voyage au Japon (le site web où faut aller déclarer qu'on embarque pas de lingots d'or ni d'armes dans nos bagages), j'ai imprimé et plastifié mon petit laïus expliquant mon intolérance au gluten, ça se précise !!

Lu, vu ou écouté

À lire

  • Kore Kaite Shine : le manga dont je parle juste en dessous. J'ai récupéré le tome 1.
  • Je suis toujours en train de finir le Tome5 du Clan des Otori (oui, je suis plus lente que pour les 4 premiers tomes, mais c'est vraiment parce que je prends moins le temps de lire, ça reste toujours une saga que je conseille !)
  • Et toujours en train de relire Assassin Royal, qui se lit le soir, au lit, pour m'endormir dans des aventures avec FitzChevalerie.

À voir

  • Kore Kaite Shine : On m’a conseillé cet anime (issu d’un manga comme quasiment tout le temps ^^) qui parle d’une petite fille qui ne s’intéresse qu’aux manga et qui a décidé de tout faire pour devenir mangaka. Et comme j’aime dessiner et créer des BD, j’ai decidé de m’y plonger :) Dispo sur crunchyroll semble-t-il.
  • Donnie Darko : oui, on est à la traîne, que voulez-vous, mais pour les soirs ou les matins de grosse fatigue, on a pour habitude de se mettre un film. Et donc, on a découvert ce film qui, malgré des effets spéciaux un peu vieillissants, était un ovni plutôt sympa à regarder. Dispo sur Prime.
  • Le pire voisin au monde : Ne vous fiez pas au titre français particulièrement nul (qui donne l’impression qu’on va voir une comédie noire nulle. En VO, c’est A man called Otto, quand même vachement mieux.), c’est un joli film avec Tom Hanks (ce mec, je prie pour qu’on ne découvre pas que c’est un salopard, parce que dans tous les films où je l’ai vu, il incarne des personnages green flag et j’ai envie qu’il soit aussi comme ça dans la vraie vie). Un peu doux amer mais très mignon. Dispo sur Prime.

À écouter

Pas de conseil d'écoute à proprement parler, mais j'ai réalisé depuis quelques jours que je pouvais réécouter de la musique en travaillant. J'avais arrêté parce qu'entre le fait de parler avec mes collègues en mob programming et coder qui nécessite un effort cognitif, la musique pouvait me déconcentrer. Sauf que maintenant, dans la plupart des cas, la musique m'aide et même canalise mes pensées ! Je peux donc mieux travailler. Evidemment, il y a des cas où c'est toujours compliqué (si un collègue parle très fort par exemple, d'un sujet qui n'est pas celui sur lequel je suis en train de travailler ^^'), mais je suis contente, parce que du coup, je peux remettre de la musique dans mes oreilles et ça c'est trop chouette !

Et le jeu vidéo

  • 7 days to die : il semblerait qu’on ait atteint un plateau. Les lunes de sang ne sont plus vraiment une difficulté (des zombies ont envahi notre base, et pourtant, on s’en est bien tirés, pas d’infection, pas de mort). Je pense qu’on fera encore quelques missions de niveau 6 qui sont encore un peu un défi, même si on s’en sort, mais après, nous reviendrons à un autre jeu pour d’autres aventures :)
  • Rocket League : encore des parties endiablées à la fois les midis avec les collègues mais aussi les samedis soirs avec la cousine, le cousin et le tonton ! On se marre franchement et ils progressent vite ces fourbes ! Là où au début, je leur mettais 8 buts à zéro, il y a maintenant des parties où ils peuvent gagner 3-2 ! Tous des gamers dans cette famille XD
 
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