BlogZ

Lectures

Les derniers billets publiés sur BlogZ

from cedval

Cela fait longtemps que je n'ai pas écris sur ce blog 😅

Il était donc temps d'écrire un nouvel article pour partager ma participation à un événement organisé par la Bicicleta Ravito de Souillac (dans le Lot) en partenariat avec l'Audax Club Parisien qui nous ont accueillis pour le départ depuis leur local à Paris.

Nouveau défi

Il s'agit d'un Paris-Souillac !

620 km de route et 6500 m de dénivelé positif à réaliser en moins de 4 jours.

J'ai été inspiré par cet événement, qui n'est pas une course, pour avoir été souvent dans le Lot en voiture ou en train.

L'occasion était trop belle d'y aller à vélo cette fois-ci.

Et j'ai trouvé l'affiche superbe (dessinée par Céline Dayes) : L'affiche du Paris-Souillac dessinée par Céline, organisatrice de l'événement

Une première sur cette distance pour moi après ma participation à Along, un 450 km de Gravel en 3 jours dont je vous avait raconté l'expérience ici.

Nouveau vélo

Et non, je ne vais pas faire ce Paris-Souillac avec mon superbe Brompton G Line cette fois-ci 😅.

Il était temps de passer sur un vélo plus adapté à la pratique longue distance 🚀.

Un Marin Headlands 2 de 2024 qui était en promo chez un vélociste fort sympathique (Jour de vélo à Paris) que j'ai visité par hasard : je n'étais pas du tout venu pour ça à la base !

Bon je n'étais pas venu totalement par hasard vu que c'était le lieu de départ de Along, le Paris-Dijon en Gravel auquel j'ai participé l'été précédent.

Mais vu que cela faisait des mois que je regardais pour acquérir un nouveau vélo, j'ai craqué 😍 :

Mon vélo posé contre la rembarde d'un pont à Paris avec en fond la Tour Eiffel

Il n'est plus vraiment nouveau vu que cela fait déjà quelques mois que je l'ai 😅.

J'ai déjà roulé plus de 1000 kilomètres avec avant de me lancer dans ce nouveau défi !

Préparation

Autre nouveauté, et contrairement à Along, je me suis inscris tout seul moins de 2 semaines avant sans forcément connaitre d'autres cyclistes y participant.

Il a donc fallu que je me débrouille pour découper les étapes et voir où j'allais dormir chaque soir.

Je vais en profiter pour lister les outils que j'ai utilisé pour ça.

Le paramètre qui permet de découper les journées, c'est l'hébergement. Disponibilité de camping (si vous prenez une tente), d'hôtel, de AirBnb ou type d'hébergement du même genre.

Hébergements

Au début, je m'étais motivé pour passer au moins une nuit au camping (et donc prendre une tente, matelas, duvet), cela peut simplifier le découpage vu qu'il existe des campings partout.

Certains campings ne sont pas ouverts toute l'année, il faut donc vérifier si vous êtes hors de la période estivale.

Pour cela le site RandoCamping est très pratique !

Vous pouvez charger votre itinéraire et voir tous les campings à proximité qui sont référencés (menu “Mon Espace personnel > Mes fichiers GPX”).

Après réflexion, j'ai abandonné l'option camping (et surtout les 2 kg de plus qui vont avec 😅) pour partir sur l'option confort et simplicité : nuit à l'hôtel.

Cela contraint un peu plus le découpage des étapes car il n'y a pas forcément des hébergements partout hors des grandes villes.

Repérer les hébergements

Pour trouver les hébergements j'utilise un mix d'outils.

Je commence par importer la trace dans https://onroutemap.de/fr/ en sélectionnant la catégorie supplémentaire “Hôtels/Pensions” ce qui permet de voir les zones où il y a des hébergements le long de la trace.

Cela me permet de voir les endroits où je suis susceptible de m'arrêter pour pouvoir découper les étapes.

Réservations

Une fois ce repérage effectué, je passe par les sites de réservation comme Booking pour regarder les disponibilités sur les villes que j'ai repéré en faisant attention de bien activer le filtre pour avoir des résultats dans les 1-2 km.

Après une journée de 200 km, vous n'avez pas envie de vous rajouter 15 km pour aller à votre hébergement 😅.

J'effectue les réservations à l'avance pour les étapes où je suis sûr ou si l'annulation est gratuite jusqu'au dernier moment.

Sinon il m'arrive de réserver l'après-midi pour le soir en appelant directement l'établissement et leur précisant que je suis à vélo avec une horaire d'arrivée fluctuante 😁.

Label Accueil Vélo

Lorsque vous voyagez à vélo, il peut être stressant de ne pas savoir si vous allez pouvoir stocker votre vélo en sécurité une fois arrivé à l'hébergement.

Une façon de limiter ce stress est de rechercher des établissements qui sont labellisé Accueil Vélo sur le site des offices de tourisme ou sur le site https://www.francevelotourisme.com/accueil-velo/hebergement.

Cela vous garanti normalement que l'établissement est habitué à recevoir des vélos et dispose d'un local pour pouvoir les stocker.

Les quelques fois où j'ai testé, cela a été concluant.

Découpage des étapes

Le plus simple est de prendre les grandes villes comme point d'arrêt.

Dans le cas du Paris-Souillac, le découpage le plus simple est le suivant sur 3 jours : – Jour 1 : Paris –> Vierzon – 230 km 1100 m de D+ environ – Jour 2 : Vierzon –> Limoges – 210 km 2100 m de D+ environ – Jour 3 : Limoges –> Souillac – 165 km 2200 m de D+ environ

Ce qui me semblait beaucoup surtout que les stats de dénivelé ont tendance à être inférieur à la réalité une fois sur le terrain (et peut varier en fonction des outils utilisés).

Les grandes villes étant rarement accueillantes pour les cyclistes, j'ai tendance à préférer des villes plus petites même si cela peut être moins pratique pour le découpage et la recherche d'hébergement.

Etapes retenues

Déjà, pour la première étape, j'avais repéré un petit hôtel qui m'avait l'air charmant juste avant Vierzon, à Nançay. 11 km avant.

Cela évite d'avoir à subir l'entrée de Vierzon après avoir roulé plus de 200 km dans la journée.

Les entrées de “grande villes” sont souvent désagréable à vélo : peu d'aménagement et fort trafic motorisé en fin de journée.

Pour les autres étapes, je suis parti en ayant effectué une réservation à Limoges et à Objat que je pouvais annuler jusqu'à 2h avant mon arrivée (et que j'ai fini par annuler car j'ai changé de plan en cours de route, à suivre ^^).

Découper les traces avec Gpx.Studio

Une fois les étapes connues, je vais découper la trace en étape pour mon GPS afin d'avoir un aperçu de ce qui me reste à faire au cours de la journée.

Pour le découpage, j'utilise l'outil https://gpx.studio.

Il permet de charger une ou plusieurs traces, pour les comparer par exemple. Les éditer, les découper ou même ajouter des points d'intérêts.

L'outil pratique pour visualiser le découpage d'étapes potentielles se situe au niveau de la fenêtre du bas : elle permet de sélectionner une section et de voir le kilométrage et dénivelé correspondant.

Capture d'écran du site gpx.studio avec la trace Paris-Souillac chargée

Il m'arrive d'utiliser aussi Komoot pour ça, il sait faire aussi. J'ai tendance à essayer de moins l'utiliser depuis le rachat du site par un fond d'investissement.

Une fois les étapes identifiés, le découpage se fait avec l'outil qui a l’icône de ciseau depuis la barre d'outil à gauche. Une page d'aide en français est disponible si besoin.

OpenRunner peut aussi être une bonne alternative pour gérer les traces (et c'est français 🇫🇷, cocorico 😁). C'est gratuit jusqu'à certaines limites.

Une fois l'étape de préparation terminée reste plus qu'à préparer le vélo 🚲.

Le bordel à embarquer

Une des étapes du voyage à vélo que j'apprécie c'est la préparation du matériel à emporter.

Bien tout étaler sur une table ou ici, le lit, est pratique pour avoir une bonne visibilité de tout ce qui est à empaqueter (ou pas) :

Le matériel à embarquer posé en bordel sur mon lit

Le site LighterPack me sert beaucoup pour lister et comptabiliser le poids de tout ce que je vais emporter.

2 petites sacoches arrière de 10L vont me permettre de ranger tout ça, n'ayant pas de sacoche de cadre sur ce vélo actuellement.

J'aurais pu utiliser ma sacoche de selle mais cela implique d'utiliser un adaptateur pour ma tige de selle télescopique, ce qui limite son amplitude.

Récit du voyage

Passons maintenant au voyage en lui-même !

Je vais reprendre quelques photos que j'ai déjà publié au jour le jour sur ce fil Mastodon en plus ordonné et avec des détails absolument indispensable 😁.

👉 Toutes les images ont été renseignées avec un texte alternatif contenant plus ou moins de détails.

Départ

Une fois le tout empaqueté, ne reste plus qu'à attendre le départ le lendemain et essayer de dormir.

Encore un réveil matinal un vendredi matin trop tôt pour aller faire du vélo 😅 :

La classique photo dans le miroir du hall d'immeuble, avec mon vélo en tenue de cycliste prêt à partir tôt le matin

Le départ a été donné le 17 avril à 7h du matin devant les locaux de l'Audax Club parisien dans le 17ème arrondissement. Un départ à 8h était aussi possible.

La facade des locaux de l'Audax Club Parisien avec mon vélo posé devant

Nous étions 58 au départ.

Jour 1 : Paris – Nançay

La particularité de la première journée c'est la traversée de la Beauce : mon premier Paris Orléans à vélo 😊.

Cela devrait aussi être l'étape la plus longue en distance et la plus plate : merci la Beauce 😁.

Le vent tant redouté était heureusement peu présent et le soleil au rendez-vous. Difficile de faire mieux comme météo pour cette première traversée de la Beauce !

Mon vélo couché par terre le long de la route à côté d'un champ de Colza en fleur au milieu de la Beauce

Et comble du luxe pour cette traversée, je n'étais pas tout seul !

Que ce soit pendant la sortie de Paris ou lors de la traversée de la Beauce j'ai pu rouler avec d'autres cyclistes (coucou Oriane 🚀 et Mallory 💪), quel bonheur 😍.

Après cette traversée, il a bien fallu reprendre des forces et faire un arrêt à la boulangerie de Neuville au Bois 😁.

Une part de flan dans ma main devant la devanture de la boulangerie de Neuville au bois

Ensuite c'est au superbe ravitaillement organisé par la Bicicleta Ravito chez Zéfal, à Jargeau, que j'ai croisé d'autres cyclistes avec lesquelles je roulerais une bonne partie de la Sologne.

Le barmum Zefal qui abrite les bénévoles et le superbe ravito

Ayant bien trainé, je suis arrivé bon dernier au ravitaillement : c'est le bon plan, tout doit disparaitre 😁. Un régal !

Plein d'énergie pour pouvoir traverser la Sologne à bonne allure et en bonne compagnie sur une grande partie du trajet.

La belle église de Pierrefitte sur Sauldre

Pour les amateurs d'astronomie, le pôle des étoiles de Nançay et son radiotélescope est un incontournable dans le coin !

Le radiotélescope de Nancay et le bâtiment du pôle des étoiles

La petite photo du panneau de la destination du premier jour !

Mon vélo posé contre le panneau d'entrée de la ville de Nancay. Ma destination du jour.

Après une traversée de la Sologne fort agréable, arrivée à l'hôtel qui m'avait réservé une chambre au rez-de-chaussée pour que je puisse y mettre le vélo : pratique !

Mon vélo posé dans la chambre d'hôtel qui était spacieuse

Une bonne nuit de sommeil s'annonce !

Jour 2 : Nançay – La Souterraine

Réveil matinal pour aller prendre un bon petit déjeuner et partir tôt (enfin essayer 😅) sans oublier le petit arrêt boulangerie qui est à quelques mètres de l'hôtel.

L'objectif de départ était Limoges.

Ambitieux. Cela ferait encore une étape de plus de 200 km mais avec le double de dénivelé de la veille minimum.

Les paysages commencent à changer petit à petit.

Un exemple avec la charmante place du village de Migny un peu avant Issoudun :

Au premier plan, un beau muret en pierre contre lequel j'ai posé mon vélo. Au dessus un bel arbre avec un feuillage comme une énorme boule. Du plus bel effet avec l'église en arrière plan et ce beau ciel bleu

Et un autre paysage avec une prairie où des vaches pâturent le long de la route.

Des vaches qui pâturent dans un pré le long de la route que j'ai emprunté

Au fur et à mesure de la progression lors de la journée, l'heure estimée d'arrivée à Limoges ne faisait qu'augmenter sur mon GPS 😅.

C'est que ça commence à être bien vallonné dans le coin 😁.

Au pied d'une montée arboré, proche de Crozant, mon vélo est posé contre un panneau indiquant le GR 100 et 654. Il y a également un panneau indiquant le début du département de la Creuse.

Il devenait clair que l'objectif d'aller à Limoges aujourd'hui était trop ambitieux : aucun intérêt de se cramer pour arriver tard et de nuit.

A la place, j'ai opté pour le plan B.

Nouvelle destination : La Souterraine.

J'y avais repéré un hôtel de pèlerin qui se trouvait en centre ville. Préférable à un hôtel de chaine de la classique et insipide zone commerciale d'entrée de ville. Un appel téléphonique plus tard et hop j'avais une chambre qui m'attendait.

Arrivé avant 20h, la dame gérant le petit hôtel m'attendait et m'accueillit chaleureusement. A temps pour une douche et aller manger pour enchainer sur une bonne nuit de sommeil.

Jour 3 : La Souterraine – Arnac-Pompadour

Après un généreux petit déjeuner en compagnie d'un randonneur du chemin de Compostelle et le classique passage à la boulangerie, départ pour ce troisième jour.

Je pensais initialement que cela allait être une petite étape mais c'était avant de me rendre compte que je n'avais pas chargé le bon morceau de trace sur le GPS : il en manquait un morceau et pas qu'un peu🤣.

Avec le dénivelé et la chaleur, une pause fraicheur va s'imposer après Limoges au bord de l'eau :

La pause déjeuner au sud de Limoges dans un parc au bord de l'eau.Le vélo posé contre un banc sous un arbre, au fond on voit l'eau du cours d'eau couler.

Ensuite la trace va serpenter du coté de Saint Léonard de Noblat, le fief de Poulidor, en suivant une partie de la Vélidéale.

Photo obligatoire :

Le portrait de Poulidor à l'entrée de Saint Léonard de Noblat

Et c'est que ça grimpe dans le coin ! Il avait un superbe terrain d'entrainement.

Et ça se ressent bien surtout quand il te reste encore 4 montées sur 24 référencées par le GPS et que tu tombes sur celle là :

Photo du GPS qui indique le dénivelé de la prochaine montée

Une montée de 1 km avec que du jaune : de 8 % à 10,8 % sur toute la distance ça pique 🤯.

Au final, cela a été l'étape la plus longue du fait des 2600 m de dénivelé de la journée pour 160 km. Un record absolu de dénivelé en une journée pour moi.

Malgré mon arrivée tardive à l'hôtel à la tombée de la nuit, une brasserie était encore ouverte et j'ai pu me restaurer avant d'aller dormir : juste parfait 😍 !

Moi qui pensait profiter de ce lieu avant la tombée de la nuit, c'est loupé 😅. Les photos attendront le lendemain matin.

Jour 4 : Arnac-Pompadour – Souillac

Cette fois-ci cela va vraiment être une petite journée : il ne reste que 76 km jusqu'à Souillac avec tout de même 950 m de D+ environ.

Du coup, forcément, je traine un peu au petit déjeuner pour profiter de ce charmant hôtel que j'ai l'impression d'avoir privatisé vu que je suis encore tout seul 😁.

La salle de petit déjeuner de l'hôtel pour moi tout seul

Enfin presque tout seul😁 :

Un chat tigré en train de dormir sur une chaise haute au bar de l'hotel

Je ne connaissais pas du tout l'existence de la ville de Pompadour avant de faire cette itinéraire et de m'arrêter ici par commodité.

J'ai été agréablement surpris du dynamisme du lieu et ce pour une bonne raison, c'est lié à la présence d'un site des haras nationaux !

Des événements sur le thème des chevaux ont donc lieu toute l'année.

J'ai découvert ça sur le set de table de la brasserie où j'ai mangé la veille :

Le set de table de la brasserie du rempart où j'ai mangé la veille. Tous les événements de l'année sur le thème du cheval sont présentés

Avant de repartir, petite visite rapide des lieux pour prendre quelques photos.

Le château de Pompadour qui aurait été magnifique au coucher de soleil si j'étais arrivé plus tôt !

En premier plan, mon vélo posé contre un banc proche de la route. En fond, le château de Pompadour avec son mur et ses tours sous un beau ciel bleu encore

Et juste en face du château, le terrain d'équitation :

En face du château, un terrain de compétition pour les chevaux dans un immense par gazonné

Bon ce n'est pas tout de faire du tourisme mais j'ai encore quelques kilomètres à faire pour me rendre à Souillac.

Et il reste encore un peu de dénivelé pour arriver à destination :

Photo de l'écran du GPS indiquant une montée plutôt raide avec 1 kilomètre à minimum 10 % de pente

Avec aussi des passages dans de charmant village comme ici, Larche.

Passage sur un pont dans la commune de LArche en Corrèze avec des bâtiments en pierre typique du coin.

On approche de la destination finale !

Après la dernière montée, l'organisation avait peint un message d'encouragement qui a fait chaud au cœur 😍 :

L'organisation a peint un message d'encouragement sur la route après la dernière montée avant l'arrivée : on peut lire Paris-Souillac ❤️ Allez

Arrivée

La fin est proche !

Le classique selfie devant le panneau d'entrée de la ville 😎 :

Selfie devant le panneau d'entrée de la ville de Souillac

Il ne reste que quelques kilomètres avant d'arriver à la Bicicleta Ravito : le lieu qui nous accueille.

Nous n'étions qu'un petit groupe à avoir choisi l'option en 4 jours.

Et vu que j'ai bien pris mon temps, je suis arrivé le dernier mais de pas grand chose 😁. Cela tombe bien ce n'était pas une course !

J'ai été pris en photo par Romuald tenant la bière offerte main gauche et l'illustration du Paris-Souillac main droite, posé debout devant le bar de la Bicicleta Ravito

Malgré que je sois arrivé en dernier, il y avait encore du monde à la Bicicleta Ravito et ça, c'était super appréciable, dont des participants que je connaissais déjà ou dont j'ai fait la connaissance pendant les derniers jours !

Quel plaisir d'avoir un lieu aussi convivial à l'arrivée pour se retrouver.

Debriefing

Aucun problème technique rencontré, à part mes vitesses qui ne passaient pas super bien sur les grands pignons (et j'ai passé beaucoup de temps dessus 😅) mais on s'habitue à force.

Content du vélo et du chargement même si j'aurais pu m'alléger de certaines petites choses, j'ai tout utilisé à part une tenue de rechange (cuissard + maillot).

N'utilisant que du Mérinos pour tout, je n'ai pas eu besoin d'utiliser ma tenue de rechange. Cela sèche pendant la nuit et est agréable à remettre le lendemain.

Les 2 grands bidons étaient superflu en plus du sac d'hydratation de 2L.

J'aurais pu me contenter d'un seul bidon en plus du sac vu le profil de la trace et l'accès à l'eau tout au long du parcours. Je n'ai jamais eu besoin de recharger de l'eau en journée au moins.

Je le savais déjà mais il faut éviter de trop trainer le matin car cela a de l'impact sur tout le reste de la journée. 30 minutes ou 1 heure de plus le soir peut avoir un énorme impact le soir : horaires d'ouvertures de commerces ou restaurants, arrivée de nuit même si ici cela n'a jamais été un problème cette fois-ci.

Je suis toujours aussi lent dans le dénivelé et si il fait chaud, j'ai besoin de pause fraicheur régulière pour tenir. Et il a fait bien chaud !

Météo

Quelques jours avant le départ, la météo était encore incertaine. Il était possible qu'il y aient des orages pendant le week-end.

Au final, nous avons eu une météo de dingue !

Un peu frais le matin les premiers jours mais cela s'est réchauffé au fil des jours, à tel point qu'il faisaient 28° C les après-midi après le premier jour : acclimatation estivale précoce cette année 🥵.

L'orage n'est arrivé que mercredi soir quand j'étais sur Cajarc à l'abri. Parfait pour rafraichir un peu la température pour le trajet retour du lendemain.

Détour

Une des raisons de faire ce Paris-Souillac a été de poursuivre l'aventure en allant voir des amis du coté de Cajarc : mission réussie et des kilomètres en plus.

Retour

Je n'ai donc pas fait le retour en train depuis Souillac mais depuis Cahors qui était la gare la plus proche.

Mon vélo posé contre un dispositif de prise de photo touristique avec en fond le pont Valentré, pont médiéval iconique de la ville de Cahors

Pour cela j'ai emprunté un petit tronçon de la vélo route V86 de la vallée du Lot.

Le tronçon Cajarc – Cahors a été très agréable, peu de dénivelé et de circulation avec un superbe passage à St Cirq Lapopie.

La vélo-route passe par le superbe village de St Cirq Lapopie. Mon vélo est posé contre un mur à l'ombre d'un arbre dans ma montée vers le village que l'on peut apercevoir en fond. A côté de mon vélo, une borne kilométrique rouge et blanche avec indications de distances :Königswinter 1129 km, Moscou 3369 km, New Delhi 9969 km, Figeac 49 km

Pour le train retour, les emplacements vélo étaient pratique sur le Toulouse-Paris malgré l'âge des trains Intercités. A noter que les nouveaux trains Oxygène qui devraient remplacer ces vieilles rames à partir de 2027 conservent (heureusement) les emplacements vélos !

La note de fin

MERCIIIIIIIIII infiniment à la Bicicleta Ravito (Céline et Romuald 😘) pour ce superbe événement et le super accueil dans le lieu adorable dans lequel ils nous ont accueilli à Souillac.

Et Merci aussi à Elisabeth qui m'a fait découvrir l'événement et à l'Audax Club pour l'accueil dans leur local au départ !

Si vous souhaitez découvrir la Bicicleta Ravito plus en détail, Bike Café avait écrit un article à leur sujet.

Je ne peux que vous conseiller d'aller les voir si vous passez du coté de Souillac ! Ou d'y aller exprès pour participer à un de leurs nombreux événements , c'est accessible en train depuis Paris !

Le Lot est également un superbe département pour faire du tourisme à vélo, on y mange tellement bien. Faut juste aimer le dénivelé 😁.

En complément, vous pouvez consulter les messages que j'avais posté sur ce fil Mastodon. Cela vous permettra aussi de réagir à ce post 😊.

Bonne route 🚲❤️

#ParisSouillac #bikepacking #velo #VoyageAVélo

 
Lire la suite...

from irisdessine

Projets du moment

Professionnel

  • Après un passage à Pix Editor pour ajouter des fonctionnalités, on revient aux objets interactifs. Et c’est intéressant, parce qu’on développe une sorte de simulateur d’OS (simili Ubuntu), qui remplace l’ancien simulateur qu’on avait jusque là, qui était basé sur Webix.

Personnel

  • Au taf, il m’arrive de partager des recettes dessinées lors de nos débuts d’aprèm’ tech (le temps que tout le monde se connecte, quoi). Cela faisait longtemps que je n’en avais pas redessiné, et j’y suis revenue cette semaine. Ca me fait plaisir de redessiner.

Veille technologique

Veille personnelle

  • D’après un pouet de ploum, je suis tombée donc sur ce modèle minimaliste de liseuse à encre électronique dont l’intérêt réside à la fois dans sa taille, on peut l’avoir partout avec soi, pour lire au lieu de doom scroll, mais aussi dans la possibilité de le flasher pour y installer un software open source, Crosspoint avec une facilité déconcertante. J’ai donc un peu craqué sur le bouzin pour tester tout ça. (Et lire plus souvent que seulement le soir ou dans les salles d’attente ^^’). Je le reçois dans une dizaine de jours. J’en parlerai un peu plus quand je l’aurais entre les mains :)

Mes joies

  • C’est la semaine de mon anniversaire ! Plein de gentils messages de la famille, des amis, des collègues, mais aussi sur Mastodon, et c’est très chouette !
  • C’était déjà acheté la semaine dernière, mais le chéri a choisi de m’offrir un budget chez le magasin de BD/Manga où je me suis lâchée. J’ai avancé mes collections de Ranma ½, de L’atelier des sorciers, j’ai aussi découvert Servamp, l’histoire d’un vampire flemmard qui doit servir un humain, mais aussi moi, Sherlock, le premier tome de Blue Period et quelques autres dont je parlerai le moment venu :)
  • J’ai craqué pour les 2 premiers tomes de l’édition Grimoire du manga que j’adore L’atelier des sorciers.
  • J’ai eu un petite appareil masseur très efficace, par le chéri et une petite poële en inox offert par mes parents (à ma demande ^^)
  • La semaine ensoleillée a permis de doux moments dehors, dans le jardin ou dans les parcs d’Amiens avec la famille. Très agréable !

Lu, vu ou écouté

  • L’atelier des sorciers épisode 4. Là, on commence à entrer dans le vif du sujet, le monde de la magie, après la découverte de Coco, l’héroïne. Toujours aussi magnifique, d’ailleurs, à n’en pas douter. Dispo sur Crunchyroll.
  • The beginning after the end. C’est un anime qui raconte l’histoire d’un roi, tué lors d’une bataille, qui revient réincarné en bébé, dans un mon bien plus archaïque que le sien. Il garde ses souvenirs et doit apprendre à vivre sa seconde chance de façon intelligente dans ce monde qu’il ne connait guère. Cet anime est assez sympa à regarder. Le garçon découvre vite qu’il existe la magie sous forme de “mana” qui lui rappelle le “ki” dans son monde à lui (et dans le nôtre :)) et va s’en servir pour évoluer. A priori, au vu du générique, on devrait le voir évoluer. On l’a vu tout bébé, puis à 2 ans, puis 4. Là, il a été séparé de ses parents et se retrouve dans le monde des elfes après avoir sauvé une petite elfe de son âge. Dispo sur Crunchyroll.
  • Final Space. Série animée déjà vue, elle a quelques années. Mais en me souvenant d’une ref que je sors régulièrement, j’ai voulu revoir la série (du moins la saison 1). Il faut savoir qu’en VO, la voix du méchant est doublée par David Tennant (donc, de la qualité), mais en VF, la voix du gentil est tout aussi exceptionnelle puisqu’il s’agit de Baptiste Lecaplain. Donc, j’ai revu l’épisode 1 de cette série de type comédie SF. Dispo ici : https://finalspace.co.uk/fr-FR/seasons
  • Toujours la suite des aventures des psys dans Shrinking. Dispo sur Apple TV.

Et le jeu vidéo ?

  • Ca y est, j’ai embarqué ma cousine à Rocket League ! Et mes collègues étant des choux à la crème, on les a même embarqués pour des matchs privés pour la faire progresser au jeu, elle et sa fille ado qui avait aussi envie de le tester. Ca promet de futures soirées épiques !
  • On a aussi repris Portal Knights, ce coup-ci, en continuant de farmer les boss, afin de récupérer les loots qui nous intéressent pour tester ensuite de battre les mêmes boss en version hard (et donc récupérer des loots encore plus intéressants !)
  • Du côté de 7 days to die, on est allé jusqu'au jour 42, à finir des missions et surtout, finir de renforcer les bases de la maison en vu de la lune de sang qui arrive donc le soir du jour 42. On devrait être mieux préparés que la précédente lune de sang !
 
Read more...

from Un joyeux boxon

Souvenirs de game jams

Avant la pandémie de COVID 19, fût un temps où l'essentiel des game jams se déroulaient en présentiel. Entre une part de pizza froide et une bière tiède, des dizaines voire des centaines de personnes qui ne se connaissaient pas avant ce moment se retrouvaient ensemble, dans une promiscuité certaine, pour créer des prototypes de jeux vidéo durant deux ou trois jours non-stop.

Ces moments d'émulation collective permettaient à des étudiant·e·s, des amateurices, des professionnel·le·s ou des curieuses et curieux d'échanger avec de parfait·e·s inconnu·e·s, en partageant leur créativité, leur passion, leurs idées et, plus que tout, leur odeur de transpiration.

Cette époque est celle des dortoirs improvisés jusque dans des toilettes, des lieux de création totalement improbables, comme le fond d'une piscine municipale abandonnée, des discussions enflammées sans fermer l’œil de la nuit et des rêves de voir peut-être un jour son jeu vidéo trouver son public. En somme, une colonie de vacances où des personnes de tous âges, de tous genres, de toutes conditions pouvaient se rencontrer, discuter de mille et une choses, collaborer sur des projets communs et s'émerveiller qu'avec un peu d'huile de coude, des idées simples, du bricolage et beaucoup, beaucoup de caféine, il était possible de soulever des montagnes de pixels. Tout cela gratuitement.

Hélas, ce temps est révolu.

Les game jam ont survécu à la pandémie mondiale de COVID 19 en s'adaptant grâce à Internet, mais en ont gardé l'aspect distanciel, froid, neutre, presque inhumain. A cela s'ajoute l'intérêt grandissant de certains grands acteurs de l'industrie du jeu vidéo, toujours plus avides de pognon, qui n'hésite pas à sponsoriser ce type d'évènement, à recruter directement dans la masse des participant·e·s en leur faisant miroiter des salaires et des conditions de travail idylliques (spoiler : non), voire à mettre la pression sur les contenus des jeux développés, censurant à tour de bras les thèmes et sujets abordés, lesquels étaient autrefois totalement libres, pour peu qu'ils aient un lien avec celui de la game jam.

Bref, c'était mieux avant.

Vous vous en doutez, je garde de cette époque un souvenir ému. J'ai eu la chance de rencontrer des personnes incroyables, dont certaines se sont aujourd'hui faites un petit nom dans le milieu finalement bien plus petit qu'on ne le croit du jeu vidéo. J'ai passé quantité de nuits blanches, ou peu s'en faut, à demi assoupi sur une chaise ou à même le sol, dans des volutes de fumées plus ou moins légales. Et surtout, j'ai créé. Rien d'extraordinaire, loin de là. Beaucoup de prototypes, de jeux à demi finis, de machins bidouillés dans l'urgence, mais quel plaisir j'ai eu !

A travers cette petite note de blog, je vous propose d'en découvrir quelques-uns, la plupart réalisés il y a plus de 10 ans sur un laptop qui, déjà, était hors d'âge et qui m'a accompagné dans mon sac à dos, aux côté d'une brosse à dents, d'un déodorant et de divers ustensiles destinés à fumer des trucs. Le temps faisant son affaire, et malgré le regard plein d'affection que je leur porte, vous noterez que certains de ces demi-jeux ont mal vieillis, aussi l'indulgence est de rigueur.

Pour terminer cette introduction bien trop longue, j'ajouterai cette précision nécessaire : j'ai perdu la plupart des jeux que j'ai développé. Mon fidèle laptop ayant rendu l'âme, et n'ayant pas eu le réflexe d'en faire des copies, certains jeux développés notamment sur l'excellent GDevelop sont perdus à jamais. Il me reste cependant quelques spreadsheets de mes sprites, mais c'est à peu près tout. Vous ne trouverez donc ici que les jeux que j'ai rendu publics sur le non moins excellent Scratch.

Reverse Rampage

Un des trucs cools avec Internet, c'est que l'on peut retrouver l'introuvable. En l'occurrence, une petite vidéo de ma game jam à Charleroi, en Belgique, en 2014. Ici interviewé après, de mémoire, un peu plus de 24H00 sans dormir en ayant biberonné à la junk food et au cidre tandis que je bossais 100% solo sur ce jeu.

Le jeu en question, ultra scripté et au gameplay pas du tout fini, le voici :

Burnout

Un jeu développé à 3, avec un musicien en renfort et Vanessa Lalo, une psy spécialisée dans les pratiques numériques, dont les précieux conseils nous ont éclairé sur le thème que nous avions choisi d'aborder. C'était ma deuxième participation à cette game jam (j'ai paumé le jeu de ma première participation), organisée à l'ENJMIN, sous la houlette de Stéphane Natkin qui veillait notamment au bien être de chacun avec une bienveillance qui fait chaud au cœur (encore merci pour les pizzas vegan <3).

Fight Negativity

Un autre jeu développé en solo, avec néanmoins le soutient de Joël Lamotte pour la musique. Le thème de cette gam jam était, il me semble “prendre soin de soit”. Cette année-là, je traversais une période pas rigolote du tout de ma vie, ma vieille copine la dépression s'étant dit qu'il était temps pour elle de se rappeler à mon bon souvenir. Le jeu s'en ressent, sur tous les aspects, mais c'est un témoignage que je ne renie pas.

Pokémon Glitch

Celui-ci a été développé lors d'une game jam chapeautée par La Développeuse du Dimanche à la bibliothèque Louise Michel, à Paris, sur une seule journée, avec un certain Jordane aux graphismes et Rrrrrose Azerty à la musique. Je ne sais plus quel était le thème de cette game jam, mais j'ai souvenir qu'on s'était bien marré tout du long, c'est l'essentiel.

Vous pouvez en voir une capture d'écran ici.

Notez que je rencontre un souci technique avec la mise à disposition de ce jeu sur le site de Scratch, aussi, si vous souhaitez y jouer, je peux vous transférer le fichier qui nécessitera de l'ouvrir sur le site de Scratch ou sur le logiciel dédié.

Comme indiqué plus haut, le reste de mes jeux s'étant perdu à jamais, je n'ai pas plus de choses à vous proposer.

Mais.

Si vous avez la patience et la curiosité nécessaires, voici une petite sélection de jeux réalisés sur Scratch qui, sans lien avec une quelconque game jam, ont été bricolés par ma personne :

Super Vegan Crab Adventures

Très basique, on y dirige un petit crabe vegan qui se nourrit exclusivement de fruits et qui doit éviter les oursins et autres mouettes qui en veulent à sa peau.

A la marge

Un petit shoot'hem up où j'ai bricolé quelques visuels sous Gimp, vaguement inspiré des gribouillages que je faisais étant gamin dans les marges de mes cahiers d'écolier.

Block-X 94

Un casse-briques très moche et archi bugué (quand je relis mon code, je pleure), accompagné d'une musique du même tonneau.

Project TV

Un “jeu” narratif particulièrement expérimental à l'ambiance particulière.

Le donjon

Mon premier “vrai” jeu développé sur Scratch, il y a 15 ans. Dire que j'en ai chié pour le créer est loin de la vérité. Ça a été deux mois de torture pour un résultat très mitigé pour lequel je souhaitais m'inspirer à la fois de la série des livres dont vous êtes l'héroïne ou le héros, mais aussi des premiers jeux d'aventure graphiques sur micro-ordinateur.

Il y a d'autres trucs qui trainent sur mon compte Scratch, certains étant en accès privé, aussi s'il vous prend l'envie d'explorer, n'hésitez pas. Au pire, vous vous ferez une luxation de la rétine.

Merci à vous d'avoir suivi cette lecture jusqu'ici, et à bientôt pour de prochaines aventures.

PS : je m'excuse par avance si je n'ai pas renseigné les crédits de toutes les personnes qui ont collaboré à certains de ces jeux. Si vous vous reconnaissez dedans, n’hésitez pas à me l'indiquer et je mettrai toutes les infos à jour.

 
Lire la suite...

from Un Spicilège

Ada

J'étais très curieuse de découvrir le fameux Ada d'Antoine Bello, dont on m'avait dit tant de bien. J'étais surtout curieuse de savoir comment le sujet de l'intelligence artificielle générative, celle qui a explosé après la parution du roman (qui date de 2016) avait été traité à l'époque.

Dans ce roman, on suit en effet un détective chargé d’enquêter sur la disparition d'un projet technologique un peu particulier : une intelligence artificielle capable d’écrire des romans à l'eau de rose. L'enquête dépasse cependant très vite ce cadre policier pour soulever des questions bien plus vastes sur l'essence même de la création et les dérives possibles et même probables que va engendrer ce nouvel outil.

Je me suis très vite laissée entraîner par cette lecture qui s'est révélée particulièrement prenante. Le traitement de l’intelligence artificielle est vertigeusement crédible, aussi bien dans ses capacités (qui dépassent déjà certains aspects esquissés ici) que dans la manière dont les humains cherchent à l’exploiter (qui tape complètement dans le mille aussi). Bien qu'étant déjà familière de ces enjeux, le roman m'a proposé de nouvelles réflexions plus qu'intéressantes, notamment sur notre tendance presque inévitable à anthropomorphiser les machines.

Ada, l'intelligence artificielle, est elle-même fascinante : on y projette un être sorti à peine de l'enfance tout en étant doté de moyens potentiellement illimités et d'un sens moral à peine balbutiant, ce qui la rend à la fois intrigante et terrifiante. Côté humains, mon ressenti est différent. Frank Logan m’a d’abord paru assez cliché, avant de gagner en profondeur de manière inattendue. Son goût pour les haïkus ou encore la relation qu’il entretient avec sa femme (dont les convictions, au-delà d'attirer ma sympathie, permettent d'ancrer la dimension politique de l'ouvrage) apportent une nuance assez attachante au personnage.

Antoine Bello démontre également dans ce roman sa maîtrise du style et du rythme, lui permettant de proposer des réflexions philosophiques et éthiques denses sans perdre en fluidité de lecture. Le mélange entre polar et essai fonctionne rudement bien : je me suis laissée porter par l'histoire tout en ouvrant des parenthèses de réflexions plus profondes.

Ada est une lecture à la fois divertissante et stimulante, qui montre à quel point certaines interrogations autour de l’intelligence artificielle étaient et restent actuelles et primordiales.


Ada | Antoine Bello | Gallimard/Folio

 
Lire la suite...

from Ma vie sans lui

Point final

Il y a quelques mois que je n'ai plus écrit ici. Ce n'est pas l'envie ni le besoin qui m'ont manqué mais je me suis retenue de le faire pour ne pas rabâcher encore et encore les mêmes choses, le manque, le chagrin, l'inconsolable. Je ne suis même pas sûre que cela m'aurait été profitable. Je m'en viens tout de même donner quelques nouvelles, sans doute pour clore ce journal de deuil.

Je vais mieux. Cela ne signifie aucunement que je n'ai plus de tristesse, que je ne pleure plus, que mon amoureux ne me manque plus. Cela veut juste dire que je gère mieux tout cela. Il arrive que je pense à lui, à notre histoire, avec tendresse et sourire, il arrive que je triche avec moi-même pour que cela fasse moins mal, par exemple en pensant à ces choses qui n'étaient pas satisfaisantes entre nous, à ses petits défauts, aux difficultés que nous avons rencontrées, il arrive aussi que je repense à sa mort sans pleurer. Il arrive aussi que le chagrin refasse surface et me submerge mais cela ne dure jamais bien longtemps, à présent et c'est moi qui reprends le contrôle, en général.

Il y a un an jour pour jour, je passais la journée aux urgences pensant que sa disparition m'avait littéralement brisé le coeur. Il semblerait que non puisque mon coeur va bien, que je vais bien et que je continue ma vie cahin-caha sans lui et surtout sans l'amour qu'il me portait. Cette chose me paraissait impossible il y a encore quelques mois mais je peux vous le dire maintenant, on survit à ce cataclysme si l'on sait mettre des mots sur sa douleur, si l'on sait écouter ses sentiments et son corps quand il nous parle, si l'on sait apprécier les petits bonheurs que la vie nous offre, même les minuscules.

Ce deuil n'est pas terminé, je n'ai pas encore tourné la page de cette merveilleuse histoire, loin s'en faut. Mais je vais bien dans l'ensemble, même si chaque jour, je me demande comment il est possible que je sois encore debout, même si chaque soir, je me demande comment il est possible que le coucher du soleil soit si beau dans un monde où mon amoureux n'est plus.

La vie me rappelle aussi que j'ai d'autres soucis, d'autres deuils (présents ou à venir) à endurer, familiaux, professionnels, associatifs. La vie continue avec ses hauts et ses bas, c'est un manège dans lequel je suis bien accrochée et que je subis, parfois, même s'il me donne envie de vomir ou bien de descendre.

Mais je suis là, bien plantée sur mes deux pieds, je recommence à faire des projets (modestes) et j'envisage la suite sans trop me prendre la tête, dans des objectifs raisonnables et sans attentes folles. Je vais mieux, je l'ai identifié et verbalisé et je suis fière de ça. “Petite forte”, aurait dit mon amoureux et il aurait eu raison. J'ai le sentiment de bien m'en sortir et de le devoir à moi-même surtout, malgré la sollicitude et la bienveillance dont j'ai été entourée.

Ce chemin de deuil n'est pas tout à fait terminé mais je vais sans doute clore ce journal ici. Merci à vous qui m'avez lue, qui m'avez aussi exprimé votre soutien et votre affection, qui avez partagé votre expérience sans jugement. Merci à vous aussi qui, silencieusement, m'avez accompagnée. Merci pour votre présence qui a fait beaucoup. Je nous souhaite beaucoup de douceur dans ce monde chaotique et de l'amour, surtout, car maintenant que le mien est mort, je comprends combien c'est ce qu'il y a de plus important, ce qui nous tient et ce qui cimente le monde. Aimons-nous, je crois que c'est ce que nous avons de plus sensé à faire.

 
Lire la suite...

from citronpressé

Nos “Anciens” à l'honneur

Ça y est, le projet prend corps !

Après avoir constitué un collectif “Photo”, nous avons vite compris que sans la constitution d'une véritable association, nous ne pourrions pas finaliser notre idée.

Ainsi, notre association “BÉDA'IMAGES” née le 10 février 2026 s'est donnée comme premier projet la mise en valeur des “Anciens” de notre village en proposant une exposition en Mairie au cours de ce mois de juin.

L'affiche est prête, mais le plus dur reste à faire : prises de vue, format, papier, impression, supports...

BÉDA'IMAGES

 
Lire la suite...

from irisdessine

Projets du moment

Professionnel

  • On a démarré la nouvelle équipe expérimentale à laquelle je participe en tant que lead dev. L’expérience, c’est d’avoir une équipe transverse, afin que tous les participants de la fabrication d’une épreuve bossent ensemble du début à la fin. (concepteurices, designeurices, developpeureuses).
  • Avec les vacances des uns et des autres, l’équipe est en comité réduit, alors on bosse tous ensemble sur le même objet interactif. Un objet interactif est une sorte de simulateur avec lequel l’utilisateur ou l’utilisatrice peut interagir pour comprendre des notions numériques mises en avant dans ledit objet interactif.

Personnel

  • Je rouvre Susume, mon livre pour apprendre le japonais, parce que la date de voyage pour le Japon approchant, j’ai vraiment envie de pouvoir comprendre un peu mieux le japonais ! S’il y en a que cette ressource intéresse, il se trouve ici : https://www.issekinicho.fr/editions/produit/susume/

Veille technologique

Veille personnelle

  • J’ai découvert via ce qui ressemblait à un publireportage sur Libé (et pourtant, non, j’ai regardé, pas de mention de ce genre sur l’article) une lessive sans savon qui se matérialise par un sachet de billes de magnésium. J’ai voulu en faire l’expérience, donc je l’ai acheté et ai commencé à l’utiliser. Pour le moment, ça semble faire le taf. Apparemment, le magnésium a un effet lavant et détachant. On ajoute un parfum naturel dans le compartiment adoucissant pour parfumer le linge, et là aussi, ça fait le taf. À voir sur le long terme si c’est efficace. (Le sachet est censé durer 1 an). Petit bonus : c’est une boîte française ! Ça se passe chez OPS Clean, à Lyon : https://opsclean.com/

Mes joies

  • J’ai eu la choix de redécouvrir des manga que j’avais mais dont j’avais oublié l’existence parce qu’ils étaient rangés derrière d’autres manga ! Par exemple Yakitate Japan! ou encore les 3 premiers tomes de Frieren. Bref, ça nous a donné envie de faire une bibliothèque adaptée aux manga (un seul niveau de profondeur) pour pouvoir tous les avoir bien en vu.
  • On a changé de place deux armoires pour refaire de la place dans notre buanderie. On en a profité pour faire du tri et du nettoyage de printemps. Ca fait toujours du bien le nettoyage de printemps, même si ça fatigue.

Lu, vu ou écouté

  • L’atelier des sorciers épisode 3. J’ai même rematé les 2 premiers épisodes avant d’attaquer le 3e. C’est vraiment un magnifique anime, avec un énorme travail sur les décors et les animations. Souvent, les décors deviennent abstrait pour renforcer l’émotion d’un personnage. Ca me plaît tellement que j’ai même envie de racheter le manga version collector, parce que l’ensemble mérite le plus beau format. Et j’espère que si un jour une version blu-ray sort, le packaging sera aussi soigné ! Dispo sur Crunchyroll.
  • Kunon, the sorcerer can see, 13e et dernier épisode. C’est littéralement une tranche de vie, puisque l’histoire n’a pas réellement de fin. Elle est somme toute plutôt mignonne, parce que ce fameux garçon aveugle a de tels talents qu’il surpasse les plus balèzes avec des sorts hyper simples. Mais pourtant, ça se laisse regarder. Dispo sur Crunchyroll.
  • Dernier épisode de la saison 2 de The Pitt. Enfin on suppose. C’était très fort en émotion. Les paris sont pris pour ce qui arrivera en saison 3 ! Dispo sur HBO Max.
  • Tome 2 de L’Anneau-Monde : un peu perdue pour le moment, il semble y avoir eu un gap de temps entre la fin du tome 1 et le début du tome 2, et de fait, j’ai la désagréable impression d’avoir loupé quelque chose. J’ai la même sensation comme quand je regarde une série et que d’une saison à l’autre, l’acteur a changé, mais tout le monde fait comme si de rien n’était. Je dois admettre que jusque là, le tome 2 ne m'accroche pas autant que le 1.
  • On a repris la saison 2 de Ranma ½, qu’à ma grande surprise, on avait déjà démarré. C’est toujours extrêmement bien animé et très drôle, même si les situations sont de plus en plus rocambolesques. Mais c’est ce qui fait l’histoire de Ranma Saotome. Dispo sur Netflix.
  • Shrinking, la saison 1 terminée, on attaque la saison 2. Je vais me répéter en disant que c'est super drôle et que j'adore les persos ! Dispo sur Apple TV.
  • A knight of the seven kingdoms, la série dérivée de Game of Thrones. Épisodes 1 & 2 regardés. Plus “intimiste” que les autres séries qui se déroulent dans cet univers, la série se penche sur un grand dadais qui se fait passer pour un chevalier errant, accompagné d’un jeune garçon chauve dont on ne sait pas grand chose si ce n’est qu’il est orphelin. On a attaqué le premier épisode qui tranche vraiment avec ce qu’on a connu dans Game of Thrones ou House of the Dragon. Je pense qu’on va la continuer, parce que passée la surprise, on s’attache rapidement à ces 2 bonhommes.
  • Sur suggestion d’un collègue, j’ai démarré un anime totalement loufoque (mais genre, chez les japonais, je n’avais jamais vu ça jusque là !), ça s’appelle Bobobo-bo Bo-bobo. Et, accrochez-vous, voici l’histoire : un homme chauve a pris le contrôle d’un royaume et ses sbires ont donc pour mission de rendre tout le monde chauve, sans exception. Mais c’était sans compter sur Bo-bobo et sa coupe afro blonde (?!), qui a le pouvoir d’entendre les cris de détresse des cheveux et qui va donc parcourir le royaume pour sauver les cheveux des gens ! Je vous avais prévenu, c’est loufoque. Mais ça me rappelle un peu la bonne époque de Cartoon Network, avec les Powerpuff Girls et Johnny Bravo. Je n’ai fait que démarrer, mais la loufoquerie est présente, je pense que je vais beaucoup m’amuser à suivre cette série ! Dispo sur crunchyroll.
  • Enfin, une fois n’est pas coutume, je recommande un film japonais relativement récent (2022) dont j’avais entendu parler mais que je n’ai jamais eu l’occasion de voir “Comme un lundi”. Et bien, ce film est très drôle. Une boucle temporelle dans le monde du travail, avec beaucoup d’humour et de tendresse. Je le conseille fortement. Par chance, il est disponible en replay sur France TV jusqu'au 16 mai.

Et le jeu vidéo ?

  • 7 days to die, jour 39. On commence déjà à (re)fortifier notre base, en améliorant nos pièges (des hélices qui tranchent les jambes des zombies, des pièges électriques, des pieux en bois, des mines…) en vue de la prochaine lune de sang (jour 42). Ce coup-ci, on ne se fait pas avoir à la dernière minute !
  • Portal Knights : on le sait, on a vaincu le boss final la semaine dernière, mais il restait un dernier monde à visiter, et on a enfin compris son but : c’est un monde où on a des quêtes pour le moment faciles, qui permettent de looter des choses qui ne se lootent pas ailleurs. Par exemple, j’ai récupéré un fantôme de compagnie tout mignon. Et une gigantesque sculpture de mappemonde très jolie ! Pour le moment, c’est indiqué “Niveau 1”. Je subodore qu’une fois toutes les quêtes (qui sont répétables) finies au moins une fois, on monte de niveau pour avoir du loot encore plus intéressant ! Du coup, l’histoire principale est terminée, mais on continue de jouer au jeu avec plaisir. On a même envie de recommencer le jeu en hard mode, une fois notre armure définitive complètement fabriquée.
 
Read more...

from Depuis les Gorces

Long neerdy blogpost to prepare for a coaching session for me and Amalhia. I know some might think I'm silly, over-bisounours or bad at creating a relationship with my horse... But this is who I am and where I wanna go.

My goal

My goal seems simple :

Having a calm and relaxed horse who’s happy to work with me. I don’t have big expectations regarding what “work” means.

If I reached my goal, most training sessions would look like this video in which I find her very relaxed and happy:

But for us, the reality is more complex / difficult and often, she is more grumpy, like on this video in which, to me, she starts on a 2/5 on our grumpiness scale to end at a 4/5.

In this video, we were at a place / orientation in which Amalhia usually isn't comfortable. I've edited the video to have the first minute, but she stays at this level of grumpiness for most of the training session (4 minutes).

Our problem – What's going wrong

I will start with what is bothering me the most in our relationship with Amalhia. Then I will describe other pain points that I can live with before describing also what's going well !

What's bothering me the most

1. Grumpy even before we start

Sometimes (I would say 40% of the time by now, but it used to be always, and then most often), she makes a grumpy face when I come to her for a clicker training session, despite nickering when I open the gate. When a training session starts like this, I don't manage to improve her mood during the session.

When I’m not sure of her mood at the beginning of a session, or during a session, I gently stroke her on the neck as in the video below:

  • If she is relaxed, she won’t react and keep her ears forward, as can be seen in the first part of the video.
  • Otherwise, she will turn her ears back, have a tense face, and even sometimes she goes as far as pinning her ears and shaking her head, which had not happened recently.
2. Grumpy during training

When she is “OK” to work, she can go back to a grumpy face after a click or during a behavior she doesn’t like, which is most of the behaviors that I ask from the ground.

In this video, she is perfect until I move toward her bucket. She then follow me while turning her ears back, as it is often the case in most horses I've worked with in stick to me... She can do worse !

What is annoying but I can live with:

3. Anxious with the farrier

She gets super anxious when the farrier picks up her feet : she might not give her feet, or she might paw or withdraw her feet, or even kick in the air. And when the farrier walks away, she would sigh. For the past two months, I’ve been the one trimming her feet, so problem solved as long as her mood is okay at the start..

4. Refusing to leave the paddock

She sometimes stops and refuses to move on when we are about to leave the paddock to go on a hack or to the riding center (I’ve stopped leaving our property)

5. Loading and travelling

She hates the trailer. It’s hard to get her in, and when I got her to travel in a lorry/truck (so supposedly more spacious and more stable for her), but on her own without a friend, she clearly was resigned, even refusing to eat food. (and I’ve spent a lot of time working on loading …).

What’s going great :)

  • She canters over to me from wherever in the field when I call her.
  • After being very spooky for 2 or 3 years, she has become a charm under the saddle at the riding center.
  • She is very well mannered, never has bitten or kicked or …
  • She is a master of “4 feet on the ground”. I can ground tie her nearly everywhere with large Distance, Duration and Distraction.
  • She has many behaviors on cue (but with a grumpy face).

What we have tried to change so far

1 – Ignoring her when she is grumpy

About a year ago (or two ?), I re-listened to Shawna's podcast, and in one episode about frustration, she recommends to stay near the horse looking at your phone until he starts to relax. So I decided to apply this rule :

When Amalhia greets me with a grumpy face when I stroke her on the neck once, I stop interacting and wait until she gets bored. I can check her emotional state by stroking her. If she is still grumpy, I wait some more. When she is no longer grumpy, we can start a training session.

The first 3-4 sessions, I waited about 45 minutes with her by my side, not leaving, not moving, while I was on my phone. Sometimes, she would start licking my coat, and could do that for a very long time. She was also showing some “calming signals” : yawn, rub her head on her leg, ... She never tried to offer other “taught behavior” than 4 feet on the ground.

2 – Improving training

Last fall, I went to a conference with Ken Ramirez and I understood two mistakes I was making :

  • Error #1, I wanted to phase out food by using an intermittent schedule of reinforcement. I would sometimes (maybe often) click without feeding when I decided that the behavior was well understood.
  • Error #2, I was far from an errorless training, and I let her make many mistakes without reinforcement during shaping.

So I tried to apply 2 rules when she was not grumpy at the beginning of the session:

Always treat after a click

Try a ratio of 2 out of 3 requests are easy behaviors for her (behaviors where she has a happy face while performing them), and they are all clicked.

I realized that there were places and orientation (looking towards the fields) within the paddock where she was more often relaxed than others, so I tried to start our sessions there.

3 – Mane brushing

I also realized that me brushing her mane was her favorite “behavior” and sometimes, when she looked a bit upset, she would start to relax when I had brushed her mane for a while.

So I started to take her to places where she was not OK to work but seemed OK to have her mane brushed. I think that at that time I wouldn’t treat because she would have a grumpy face again when she heard the click. I added the rule :

If she is at a place / orientation in which she is not comfortable, only do grooming, then give a jackpot and bring her back to her paddock.

It's hard sometimes to follow this rule as I'm tempted to ask / try other things... And I often wonder whether I should feed her treats without click just to create a positive reinforcement history there. Or on the contrary, the food makes her frustrated so I should rather fade out the food until she is more relaxed...

4 – Free interactions time

I’ve also started to spend some time in the paddock without food but with a brush to offer scratches, often after the clicker training session.

  • I wait for anything she would do directed to me (or to herself like starting to “self-scratch”),
  • Then I scratch for 10 seconds (or more if she makes THE happy face)
  • Then I stop and wait until she moves towards me or makes a movement, since her default is standing very still.
  • If she makes a face because I’ve missed the spot or gone somewhere she dislikes, I stop at once and walk away a bit .

I feel that she is starting to understand that she can communicate differently than saying nothing and threatening me when I make a mistake like scratching not where she wants.

5 – Free food

I've also noticed on Shawna's videos, but also on Ken Ramirez and Emilie Larham videos with dogs that these trainers give a lot of free food during training, and they barely talk about it. I've recently realized that for a long time I've mistaken the « click ⇒ treat » rule for its reciprocate : « only give food when there is a click ».

We also have a dog now that we obviously clicker train. With my partner, we have coined the expression « cuteness kibble » for treats that we toss to the dog when he is begging in a particularly cute way.

So I've started feeding treats to Amalhia during the training between two clicks when she is with an attitude I like. The truth is, I was already treating these moments, but I used to add a click before treating. I don't know which method is best...

Where are we now ?

I think we are making progress even though it seems so slow… I do 2 sessions of about 5 to 10 minutes each day while the other horse in her field eats her pellets.

Starting a training session

The most difficult part for me is starting the training session. I’ve realized that she is more relaxed if I follow a strict routine :

1. I feed her friend, 2. I ask her to go to her bucket, 3. I come to train, click and treat.

If I’m too slow, or I do something else like feeding her friend in another place than the usual one, I’m screwed.

So, when I walk to her :

  • Sometimes I click the fact that she is at her bucket, and usually it leads to a grumpy face when I arrive with the treat, as if she were unsure of getting the treat… And then I’m unsure of giving her the treat and reinforcing this attitude… so I sometimes wait for a few seconds hoping that she will settle (it sometimes happens, like 50% of the times), and then treat;
  • Sometimes I come to her and I stroke her on the neck before deciding on treating or not.

For both approaches, I then do :

  • Happy face → Click, treat, start training
  • Grumpy face → I try something in these 3 options :
    • 1. Put some food in the bucket and leave.
    • 2. Do some “manners” training, with a criterion of relaxation (wasn’t working) and recently, a criterion of behavior (immobility, like in the video below, seems better)
    • 3. Brush her mane until she relaxes, and I treat when she looks more relaxed.

Currently, she is grumpy / tensed about 50% of the time when I come to her. This is the hardest part for me because I'm not confident on how to deal with her being grumpy. I'm just convince that ignoring it doesn't work since it was my approach for the first 8 years of our relationship, and it had only worsen the situation.

During session

  • While she is OK, I try to ask for 2 easy behaviors for which she doesn’t “frown” out of 3 behaviors, and I will cheat by considering that : having 4 feet on the ground while being brushed is a behavior
  • When I see she is getting upset (ears go back when I click, …)
    • try to ask for easier things
    • After ~10 clicks with no marked improvement in her facial expression, I give her a jackpot and leave the session.

My questions

  1. What should I do when I approach her and she is not relaxed (grumpy face) ?
  2. Is it possible that I've reinforced her grumpiness, and if yes (I'm convinced I did), what might have been reinforcing ?
  3. What should I do when she gets really upset because she didn't understand a cue? (I don't have video of this behavior, but it does happen.)
  4. When should I feed without clicking ?
  5. I know I'm not fun, and neither is she having fun. But it's so hard being around her I feel like I'm with a toxic husband and any error from me can cue the grumpy face which clearly is a punisher for me. What should I change ? Should I change ? 😢

Our story – you can skip it, I felt I needed to write it down

Amalhia arrived in our family when she was 6. She hadn’t been manipulated beyond putting a halter on and going from the stable to the field.

She was a very nervous horse, and I spent a lot of time just walking her in hand in her field to get her to relax before starting any training. We were lucky at the time to have a super large field with no mud. Training started smoothly mainly in positive reinforcement... except for feet picking. Her feet were horrible when she arrived and I felt pressure to be able to trim them quickly.

When we moved to where we live now, she was OK at walk under the saddle, I could trim her feet at liberty, but she was very anxious with the farrier. At our current place, we have smaller fields which get really muddy during winter and with loads of stinging insects during summer. But we can go to an arena a 15-minute-walk away. For a year or two, whenever we went to the arena, she would spook to something and make big swerves. I would stay calm, reinforce a lot when she was less tense. And she progressively settled until one day she became a very nice horse to ride : forward-going and relaxed. On the other hand, working with her from the ground was getting less and less fun. She was doing well with the basics, but with a very grumpy face, which got at me. Her arousal was counterproductive and she looked very upset when she mixed up some cues. One day she got violent colics, went to surgery, had a difficult recovery, and I decided that I would now prioritize creating a better relationship over riding. I have had a hard time figuring out what I was doing wrong.

 
Lire la suite...

from L'encre du Berry

Writing prompt : Sparkles full of hope, hearts full of Love

Le Festival de Barracuda

Barracuda pouvait le sentir jusqu’au plus profond de ses moustaches, Le Festival approchait. Les températures avaient drastiquement baissées ces derniers jours, ils avaient vu peu à peu les lumières apparaître dans le quartier et ses humains avaient l’air de plus en plus irritables. Pas plus tard qu’hier, lorsque Barracuda avait commencé à faire ses griffes sur l’arrière du canapé comme il aimait à le faire régulièrement, Humain 1 lui avait hurlé dessus avec un volume sonore bien supérieur à la normale. Oui, Le Festival approchait. C’était sa période préférée de toute l’année. Certes, il aimait aussi la période suivante où les petits oiseaux s’approchaient à nouveaux dans les jardins et où il pouvait les pourchasser pendant des minutes entières entre ses divers siestes de la journée mais rien ne pouvait être comparé au Festival. Il attendait donc avec impatience que ses humains ramènent l’arbre dans la maison. Quelle merveille ! Un arbre si beau avec toutes ses lumières et surtout toutes ses balles brillantes. Barracuda se demandait déjà s’il allait commencé par faire tomber celles du haut ou celles du bas. Commencer par le bas, cela voulait dire prendre le temps de se remettre dans le bain, de s’échauffer tranquillement et de pouvoir faire tomber la première le plus rapidement possible. Commencer par le haut voulait dire que le challenge était à son paroxysme dès le premier jour. Le défi était assez complexe. Il fallait de l’observation et des calculs : tout d’abord bien choisir sa cible de loin. Ensuite, il fallait réfléchir à sur quel meuble il fallait sauter en premier, éventuellement sur un second et tout cela avec un angle parfait pour atteindre directement la cible. Et il ne fallait surtout pas se louper au risque de devoir tout recommencer. Bon, c’était décidé, cette année, Barracuda allait directement opter pour le plus gros challenge. Après tout, cela faisait des mois qu’il attendait cette occasion. Il aurait bien le temps de s’attaquer aux balles du bas par la suite. Mais là, il commençait tout de même à s’impatienter. Si seulement il pouvait trouver un moyen de faire comprendre à ses deux idiots d’humains qu’il était temps d’installer l’arbre. Il se demandait vraiment comment ces deux-là avait fait pour atteindre l’âge adulte sans lui. Sans doute avaient-ils été adoptés par un autre chat. De ce qu’il avait pu observer, les humains abandonnés avaient l’air les plus malheureux et étaient ceux qui disparaissaient le plus vite. Heureusement que les chats étaient là pour sauver cette sous espèce. Enfin, un soir, humain 2 est enfin rentré avec l’arbre. Quelle joie ! Barracuda se mit alors à courir dans toute la maison. Le Festival démarrait enfin ! Malheureusement, il n’eut pas le loisir d’en profiter tout de suite car humain 1 l’attrapa et le mis dans une autre pièce seul. Quelle indignité ! Ne pas le laisser profiter du début du Festival ! Pour montrer son mécontentement à ces deux idiots qui n’étaient même pas capable de comprendre un traître mot de ce que Barracuda pouvait leur dire, il s’attaqua au doux tissu qui se trouvait sur la panière des humains. Quand il en eut fini, la pièce était aussi blanche que le jardin autour de la maison mais sans ce froid glacial que Barracuda détestait ressentit sur ses coussinets. Quand Humain 2 vint ouvrir la porte, il poussa de grands cris mais Barracuda n’eut pas le temps de s’arrêter pour lui apprendre les bonnes manières, il couru directement vers l’arbre. Ça y est. Il était enfin là ! Il commença alors son inspection pour savoir quelle balle il atteindrait en premier mais en examinant l’arbre de plus près, il se rendit compte que quelque chose était différent. L’arbre était bien coloré et brillait de mille feux comme d’habitude mais il n’y avait pas de balles. Mais quelle déception ! Pourquoi ces abrutis d’humains avaient-ils décidé d’échanger les balles par ces nouveaux objets sans le consulter ? Il allait encore devoir faire ses besoins dans les chaussures des humains pour leur enseigner les bonnes manières. Il préférait de loin ses toilettes personnelles mais il savait qu’éduquer ses humains était aussi son devoir. Il allait donc se sacrifier une nouvelle fois. Mais Barracuda n’était pas du genre et se décourager si facilement. Certes, les balles n’était pas là et il détestait modifier ses habitudes mais il ne voyait pas pourquoi les nouveaux objets ne pourraient pas remplir leur mission aussi bien que les balles. Il entreprit donc de les examiner avec soin. Ils avaient la forme de petits cœurs, chacun d’une couleur différentes, rouges ou verts mais tous avec de petits motifs blancs et ils pendaient aux branches de l’arbre comme les balles. Parfait ! Barracuda dut cependant modifier ses plans. Cette année, il ne s’attaquerait pas directement aux boules les plus hautes mais il testerait déjà sur les plus basses. Inutile de prendre des risques avec ces nouveautés. Il s’approcha donc de la plus basse, un petit cœur vert avec de petits flocons blancs pour motifs et il lui donna un coup de patte. Et là, rien. Le petit cœur remua un peu mais il resta à sa place. Barracuda tenta donc un deuxième coup de patte, plus fort cette fois. Et là, à nouveau rien. Mais quelle était donc cette sorcellerie ? Pourquoi ces petits cœurs ne voulaient-ils pas se décrocher du sapin pour se briser en mille morceaux au sol avec un bruit délicieux ? Barracuda n’allait pas se laisser gâcher Le Festival sans rien faire. Il réfléchit puis décidé de tenter quelque chose. Il alla à l’autre bout de la pièce, pris de l’élan, et couru vers l’arbre. Lorsqu’il fut proche de lui, il bondit sur ses deux pattes arrières et attrapa le cœur avec ses deux pattes avant. Cette fois, le petit cœur se retrouva au sol mais Barracuda ne pu s’en réjouir lorsqu’il constata que le petit cœur était toujours intact. Quelle déception ! Comment allait-il se remettre de cette tragédie ? Le Festival était ruiné ! Barracuda alla se poser sur le haut du canapé et observa du coin de l’œil l’arbre. Il était désespéré. Mais soudain, il entendit le grincement de la porte du placard à nourriture. Il bondit alors vers la cuisine et il y découvrit Humain 1 en train de sortir le paquet jaune de nourriture. Barracuda se mit à lui parler gentiment pour le remercier même si ce crétin ne comprenait rien et sauta sur le plan de travail pendant que l’humain remplissait son bol. Quelle joie ! Il était si heureux ! Tout en commençant à manger et à savourer sa nourriture, Barracuda se demandait ce qu’il allait bien pouvoir faire en cette si belle soirée où tout allait pour le mieux. Dormir sur le radiateur paraissait un bon plan. Alors qu’il commençait à s’endormir au chaud sur le radiateur, Barracuda entendit ses humains miauler entre eux. Il se demanda ce que deux êtres aussi bêtes pouvaient bien avoir à se dire et il s’endormit sur cette étrange idée. – C’est une super idée ces nouvelles décorations que tu as trouvé pour le sapin mon cœur ! – Oui, quand je les ai vu dans le magasin, je me suis dit qu’elles étaient parfaites. On avait pas les moyens de passer un nouveaux Noël avec Biscotte qui détruisait les boules une par une.

 
Lire la suite...

from L'encre du Berry

Writing prompt : Folly on the Lake

Sophie arriva la première. Elle s’était dépêchée de donner ses ordres à Mme Buisson, l’intendante, pour la journée puis avait rassemblé le nécessaire pour leur entrevue : un panier d’osier qui contenait un plaid, le livre qu’ils avaient commencé ensemble et quelques fruits. Les domestiques l’avaient observée du coin de l’œil en ayant l’air de rien mais ils avaient dû trouver bien étrange de voir Madame dans la cuisine. Elle installa le plaid sur le sol du pavillon et s’allongea en l’attendant. Elle repensa à la première fois qu’Henri avait lancé l’idée. Selon lui, ils ne se voyaient pas assez, chaque jour trop accaparés par la vie du château de Valbois et il avait besoin de la retrouver rien qu’à lui. L’idée lui avait paru un peu folle au début. Comment le maître d’un si grand domaine pouvait-il disparaitre comme ça pour plusieurs heures ? Elle s’était tout de même laissé tenter et ne l’avait pas regretté une seule seconde. Ces quelques heures qu’ils s’accordaient chaque mois lui était devenu nécessaire pour affronter tout ce à quoi ils étaient confrontés chaque jour à la tête de Valbois, comme la semaine précédente où la petite Léontine était tombée bien malade et qu’elle avait dû décider du sort de la jeune fille. Elle avait souhaité plus que tout la garder dans le château pour pouvoir s’assurer de sa bonne prise en charge mais elle n’avait pu se résoudre à mettre en danger l’ensemble des domestiques. Et pourtant Léontine avait à peine 15 ans. C’était la dernière à avoir été embauchée à Valbois. Heureusement, le plus dur était passé et la fièvre ne l’avait pas emportée. Elle avait demandé à reprendre le travail mais Sophie avait refusé, se sentant encore un peu coupable d’avoir dû lui faire quitter le château au plus fort de la maladie. Quelques jours de repos supplémentaires lui feraient le plus grand bien et étaient amplement mérités car la petit n’était pas de celles qui s’économisent au travail. Sophie fut brusquement tirée de ses pensées par le bruit de la porte qui s’ouvrit alors sur la silhouette d’Henri qui apparu en contrejour. Elle sentie une bouffée d’amour l’envahir tout entière. Comment avait-elle été aussi chanceuse pour que le destin le mette sur sa route ? Elle ne croyait pas en la réincarnation mais quelle autre explication eut-elle pu être possible que de croire qu’elle ait été une sainte dans une vie précédente et en était récompensée dans cette vie en étant mariée à Henri ? Et pourtant, elle n’était pas née noble comme lui. Née de bonne famille certes, mais sans titre et sans argent. Et pourtant, Henri avait défié sa famille qui souhaitait évidemment le marier au meilleur parti possible. Il n’avait rien lâché et avait même menacé de fuir à jamais. Sa mère avait alors cédé la première, affolée à l’idée de perdre son unique enfant et dès lors, convaincre son père n’avait été qu’une histoire de temps. Il ne dit pas un mot mais un large sourire éclaira son visage avant qu’il ne se mette à courir vers elle. Elle accueilli l’impact de son corps tout contre le sien avec un bonheur tel qu’il touchait presque à l’ivresse.

 
Lire la suite...

from L'encre du Berry

Writing prompts : The Autumn Mist

Au petit matin, dans la faible lueur du jour, elle longe la large étendue d’eau encore endormie. Il n’y a pas un bruit. Les animaux sont-ils endormis ou ont-ils déserté ce lieu qui semble hors du temps. Tout semblerait sans espoir si l’astre solaire ne tentait pas de nous sauver en pénétrant la grisaille de ses rayons hélas encore froid. Quelle sera l’issue : la mort ou la vie ? Inspired by Schumann (in instrumental 81)

 
Lire la suite...

from L'encre du Berry

Short story for the Dragons' pen group

Imagine a group of friends sitting around the dinner table, asking “What would you come back as in another life?” That’s how our 2026 anthology begins – and we want your answer.

Bordel ! Ça c’est une putain de question difficile ! « Revenir dans une autre vie », ça pose déjà plusieurs concepts. Revenir, une autre vie, la vie, la mort. Ce dernier est un concept que j’ai plutôt tendance à fuir. J’adore la vie, j’adore ma vie. Elle est parfaite. J’ai un mari, deux enfants, mes parents, ma sœur, mes neveux, mes grands-parents, un seul nous à qui à ce jour, et quelques amis, peu, mais j’aime à penser que je privilégie la qualité à la quantité. Et tout ce beau monde est en parfaite santé. Si on regarde d’un côté plus matérialiste, j’ai une jolie maison assez grande pour ma famille et un travail que j’aime même si parfois j’ai un peu peur qu’il ne finisse par me faire plus de mal que de bien. Alors oui, j’adore ma vie. Dans ce cas-là, difficile de penser à la mort, ou même à revenir pour une autre vie. Je ne sais pas si c’est plus un manque d’envie ou un manque d’idée qui m’empêche d’imaginer tout autre vie. Il ne me reste donc qu’une seule chose à souhaiter : que cette vie ne finisse jamais. Quand j’étais petite et que j’écoutais les personnes âgées parler, j’avais l’impression que la plupart pensait à la mort comme quelque chose de certes inéluctable, mais avant tout attendu. Comme si le chemin de la vie avait été déjà suffisamment long pour eux et qu’ils en attendaient la dernière partie, la mort donc, avec un certain soulagement. Pour ma part, j’ai toujours eu peur de la mort, aussi bien de la mienne que de celle des personnes qui me sont chères. Aussi, me dire qu’à un moment donné de ma vie, la mort ne me ferait plus peur et que je l’accueillerais même, était extrêmement réconfortant pour moi. Et puis aujourd’hui, je suis à l’aube de mes quarante printemps comme on dit. D’après les statistiques, je suis donc à peu près à la moitié de ma vie, si j’ai la chance de mourir de vieillesse. Et j’ai beau prendre de la maturité avec les années, je ne ressens toujours pas la moindre petite sensation de fatigue de la vie. Alors, certains soirs, au fond de mon lit, l’angoisse revient. Je ne veux pas mourir. Je veux vivre éternellement. Je ne suis évidemment pas le premier être humain à penser à cela. Il n’y a qu’à ouvrir n’importe quel livre du rayon fantaisie d’une bonne librairie pour y lire les histoires de créatures mythiques mais surtout immortelles : elfes, vampires, dragons, licornes, phoenix et autres chimères. Alors tant qu’à vivre pour l’éternité, autant être une belle créature douce plutôt qu’un monstre sanguinaire. Mais même ces possibilités ne me font pas vraiment envie. Alors, imaginons comment poursuivre à l’infini ma vie actuelle tant aimée. Premièrement, pour rester tant adorée, il faut qu’un certain nombre de critères soient réunis. Le premier est bien évidemment de ne pas vivre cette éternité seule. Avoir son mari et ses enfants auprès de soi, c’est le grand minimum. La société nous fait accepter le fait que nos parents partent avant nous mais il est absolument impensable que nos enfants subissent le même sort. Toutefois, ils doivent vivre leur propre vie et quitter le nid pour mieux les retrouver régulièrement. Il faut donc un compagnon de route. Après avoir vécu plus de dix ans en couple, il m’apparait aujourd’hui inconcevable de vivre à nouveau seule même si avant de le rencontrer, il m’apparaissait inconcevable de ne plus vivre seule. A partir de là, tout le reste est envisageable. Outre le fait que je ne veux pas que ma vie parfaite s’arrête, une question m’obsède : que va-t-il se passer après moi ? Cette question me hante chaque jour. Si je meure demain, je ne saurai pas ce qui se passera après-demain, ou la semaine suivante ou l’année d’après, ou dans cinq cent ans. Quel sera le prochain commerce à ouvrir dans ma ville ? Quel sera le prochain phénomène littéraire ? Nous déplacerons-nous toujours en voiture dans deux cents ans ? Ce questionnement m’a toujours habité d’aussi loin que je me souvienne, et étant aujourd’hui mère, s’ajoutent les questions de savoir comment la vie de mes enfants va évoluer après moi. Quels métiers exerceront-ils ? Quelles seront leurs passions ? Vont-ils trouver l’amour et si oui, avec qui ? Seront-ils heureux ? C’est une immense frustration de savoir que le monde continuera de tourner mais que je ne saurai jamais comment. C’est un peu l’impression d’avoir commencé un roman génial mais d’avoir découvert en cours de lecture qu’il manque les autres volumes et qu’on ne connaitra jamais la fin. Il me semble que si je pouvais voir le futur ou même simplement poser autant de questions que je le souhaite à quelqu’un qui connait l’infinité (je n’arrive pas à concevoir l’humanité comme ayant une fin) de l’avenir de l’espère humaine, alors j’accepterais la mort lorsqu’elle se présentera. Tout au fond de moi, j’ai même l’impression qu’il ne peut en être autrement, que quelque chose va se passer et que mon esprit ne finira pas dans le néant, comme si, à la manière du dernier rebondissement avant la scène finale d’une pièce au théâtre, quelque chose va arriver. Un jour, mon médecin m’a dit qu’il regrettait le temps où les gens croyaient beaucoup plus en Dieu, peu importe lequel. De cette manière, il était beaucoup plus simple de traiter un patient atteint d’une maladie incurable si la personne était convaincue que quelque chose d’autre l’attendait après la mort. Le corps et l’esprit étant intimement liés, il est beaucoup plus compliqué de soigner quelqu’un qui est persuadé qu’il n’y a plus rien après la vie car il est terrifié. Alors imaginons que je n’ai jamais à me confronter à cette problématique. Imaginons que je suis immortelle comme toutes les personnes qui me sont chères. Il faut tout d’abord s’affranchir du côté pragmatique. Il m’est difficile de concevoir que je puisse être la seule à bénéficier d’une telle chance, donc où allons-nous loger ces milliards d’êtres humains qui ne vont plus mourir tandis que chaque jour de nouveaux naitrons ? Prenons la solution de facilité et suggérons que nous maitrisons le vol spatial. La solution est donc dans les étoiles sur des milliers d’autres planètes. Maintenant que chacun dispose du même droit à l’immortalité, comment cela peut-il se passer au jour le jour ? Chaque jour, j’ai deux sources de motivations pour faire les choses. La première, il n’y a pas le choix pour survivre dans notre société. Il faut trouver un moyen de gagner de l’argent pour acheter de la nourriture et autres nécessités. Il faut se laver pour se sentir bien et éviter le développement de maladies. La seconde c’est une espèce de to-do liste de choses qu’on a envie de faire dans sa vie. Aller au Japon, lire l’œuvre complète d’un auteur que l’on chérit, sauter en parachute, maîtriser une langue étrangère ou encore apprendre à jouer du piano dans le but d’être capable de jouer seule un morceau adoré. Pour cette catégorie, il faut tout d’abord rassembler la logistique pour être en capacité de faire ces différentes activités, l’argent en est bien souvent l’unité central. Ensuite il faut être en capacité physique de le faire car on vieillit un peu plus chaque jour. Mais imaginons que l’on sait que l’on ne vieillira plus et qu’on a l’éternité pour effectuer chaque élément de notre liste. Est-ce qu’on trouverait encore la motivation de réaliser nos rêves ? Est-ce que chaque jour on ne se dirait pas « plutôt demain » ? Pour échapper à la procrastination d’une vie éternelle, la mort est-elle donc notre seul espoir ? Ma réponse : je ne sais pas, peut-être. En tout cas la vie est bien trop courte. Si elle doit avoir une fin, laissez vivre l’être humain au moins cinq cents ans.

 
Lire la suite...

from L'encre du Berry

2nd biography

Do you see that child in the back of the class? The one that never listens to the teacher because they prefer to chat? Well, that was not Vanessa as a pupil; she was a front-row student and became a teacher because she liked school so much! She has always been a great reader, eating books for lunch, and while facing the most difficult task of all which is picking a new book to read after leaving a most cherished world she has always thought that she might actually write what she wanted to read. Well, that led to her short text in the collection of short stories by the RIVA Writing Group. With this second text, she is on the right path to finally achieve what she has always been even too afraid to dream of : write. If only she could find the time between her children, her job, learning the French Sign Language, learning to play the piano, being involved in an association that aims to create bridges between the deaf world and the hearing one; Blimey, that almost sounds as a mid-life crisis !

 
Lire la suite...

from Un Spicilège

Après toi, les ténèbres

Ce qui m’a d’abord attirée vers Après toi, les ténèbres, c’est son thème. Le deuil est un sujet ardu et l'angle choisi par l'auteur m’a immédiatement intriguée. J’étais curieuse de voir comment le roman allait faire résonner émotion et surnaturel.

Dans ce roman fantastique, nous suivons l'histoire de Thiago, un homme devant faire face au deuil de sa femme sans y parvenir et continuant à sentir autour de lui une présence diffuse et troublante. Son chagrin se mèle alors à des phénomènes inexplicables quand le réel vacille peu à peu autour de lui.

J’ai été immédiatement happée par cette lecture, à la fois poignante et dérangeante. Le deuil, élément central du roman, est ici exploré sous plusieurs angles : celui de Thiago, bien sûr, mais aussi celui de Diane, sa belle-mère, et plus largement celui de ceux qui restent. La sincérité du texte est tout simplement bouleversante : il ne cherche jamais à appuyer artificiellement sur l’émotion et c’est pour cette raison qu’elle est si évidente. La douleur y est brute, juste, profondément humaine.

L’ambiguïté entre surnaturel et perception altérée est également parfaitement équilibrée. Le parti pris du roman est séducteur : ne jamais trancher, et surtout ne jamais chercher à rationaliser. Je ne me suis jamais demandé si ce que vivait Thiago était “réel” ou non. Ce qui compte, c’est ce qu’il ressent, et à partir du moment où c’est réel pour lui, ça suffit. L’horreur ne fait alors que souligner la fragilité que le deuil confère à l'univers du héros. Le malaise s’installe durablement, et fonctionne remarquablement bien.

Le style est sublimé par un choix de la narration décisif : Thiago ne fait, tout au long du récit, que s’adresser directement à sa femme disparue. Cette proximité troublante renforce l’intimité du récit. La plume est très immersive, presque sensorielle, et chargée d’émotion. Certaines allusions du narrateur permettent de maintenir une tension palpable tout au long de la lecture.

Après toi, les ténèbres est un roman qui m’a particulièrement touchée autant qu’il m’a mise mal à l’aise. Une lecture marquante, sincère et immersive, qui prouve que l’horreur peut être d’autant plus puissante lorsqu’elle prend racine dans le quotidien.


Après toi, les ténèbres | Gus Moreno | Traduit par Laurent Queyssi | L’Atalante

 
Lire la suite...