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from LK blogue…

A mi-décembre, j’ai acquis d’occasion un ThinkPad T480, reconditionné avec Linux Mint installé. Ceci est la chronique de ce choix et de ce passage de l’univers Apple à l’univers Linux. Aube de Fondation ou le moment où je reçois mon acquisition.

Vendredi 19 décembre 2025 : arrivée du ThinkPad T480

J'ai reçu en début d’après-midi du 19 décembre mon ThinkPad T480. Grâce à Firefox, j’ai rapidement pu récupérer mes mots de passes avec Proton Pass.

L’ordinateur est de bonne facture. Peu de traces d’usure. Il a bien été préparé. Au niveau du poids, il est un peu plus lourd que mon MacBook Air 15”. Les dimensions largeur-hauteur sont quasi identiques. Par contre, il est deux fois plus épais que mon MacBook.L'écran manque de luminosité.

La course du clavier est un peu plus longue que celle de mon MacBook Air. Le clavier est généralement plébiscité lors qu’on parle des ThinkPad. A voir après quelques temps d’utilisation et d’adaptation. mais je pense que la frappe est légèrement moins rapide que sur les portables Apple.

Le Trackpad est lui excellent. La vitesse de défilement est top. Les deux boutons au-dessus du TrackPad sont un plus par rapport au trackpad des Macbook, ils rendent presque la souris inutile.

Dans les prochaines étapes, il s'agira d'installer mon setup de logiciels que je souhaite utiliser. C'est un setup prévu pour être minimaliste avec un choix restreint d'applications.

Là, je suis séduit pour cette première approche.

Dimanche 21 décembre 2025 : question de l'autonomie et des routines en passant d'un MacBook à un portable sous Linux

Pour l’instant, je dois mieux régler mon ThinkPad pour l’autonomie de la batterie. Je me renseigne sur le net pour cela. Visiblement, le bluetooth ainsi que le module de carte SD sont visiblement des grands consommateurs de la batterie. J’ai aussi à régler la luminosité de l’écran.

Pour le bluetooth, le plus simple est de le désactiver. Encore faut-il que j’arrive à me passer de la souris. La qualité du TrackPad devrait aider. Je suis cependant encore peu à l’aise avec les méthodes de clics pour sélectionner du texte par exemple. J’ai pas encore bien assimilé les routines “non mac”. Mais en tout cas, en déplacement, cela pourra le faire lorsque je ne suis pas sur le secteur. Je suis cependant arriver à régler mon TrackPad comme sur mon MacBook avec la gestion à deux doigts pour le clic.

J’ai aussi lu un article sur le ThinkPad T480 (ThinkPad T480 with Linux: A Comprehensive Guide) qui donne des indications sur la gestion de la batterie. Il m’a proposé TLP, un outil de gestion de l'alimentation pour Linux. Je l’ai ensuite installé. On verra à l’usage.

Néanmoins une fois réalisé quelques réglages, les batteries ne semblent pas permettre une longue utilisation en autonomie. J’ai donc fait l’acquisition sur internet de deux batteries amovibles. Elles comportent plus de capacités de charges. Les deux pour un peu plus de chf 50.–. Pas de quoi se ruiner, mais de quoi emporter avec soi notamment une batterie de réserve en déplacement. Dans un deuxième temps, j'ai décidé également de changer la batterie interne pour chf 45.–.

Je tiens à souligner la qualité de fabrication et des matériaux de cet ordinateur. Il donne confiance pour l’emmener avec soi sur la route. Je n’ai pas encore parler de l’inclinaison à 180° de l’écran. Sur ce dernier plan, Apple pourrait en prendre d de la graine. Il est vraiment possible de travailler quelque soit la position où l’on se trouve; par exemple, à demi-couché sur son canapé et le portable sur les genoux.

Au deuxième jour, la qualité de la frappe au clavier est indéniable. Je ne fais quasiment pas de fautes de frappes dues à un mauvais positionnement de mes doigts. Si j’ose me permettre, le fait que les ThinkPad aient comme ancêtres les machines à écrire d’IBM explique peut-être cela.

Petite réflexion sur le retour à des formes de sobriétés numériques, voire à l'analogique

Ce modèle d’ordinateur date de 2018. Je me fais la réflexion que, comme pour les appareils photos, ce type d’ordinateur fait toujours l’affaire en 2025 pour autant que l’on ne recherche pas à utiliser l’IA. En effet, le recours à l’IA demande passablement de RAM et de puissance de calcul. C’est un gouffre énergétique. A titre d’exemple, lorsque l’on veut configurer un nouvel ThinkPad sur le site de Lenovo, celui-ci vous recommande d’opter pour 32BG de mémoire vive ! C’est exagéré au possible.

Pour de la navigation sur internet ou de la bureautique ainsi que de la gestion et du traitement simple de photographies, ce ThinkPad T480 de 2018 fera toujours l’affaire en 2025. D’autant que le marché des pièces de rechange permettra de le réparer le cas échéant. En effet, il s’agit d’un modèle courant. C’est aussi la preuve que l’on savait faire en 2018 des appareils répondant à des besoins de durabilité. Le modèle suivant le T490 revenait en arrière à ce propos. En 2024, le ThinkPad T14 Génération 5 revenait heureusement aux principes du T480 concernant le remplacement des composants par l'utilisateur et les possibilité d'upgrade du disque dur ou de la mémoire vive :

Le nouveau Lenovo ThinkPad T14 Gen 5, présenté au MWC de cette année, marque un tournant dans l'approche de Lenovo en matière de modularité et de réparabilité de la série ThinkPad T. Le nouveau modèle revient à la formule des deux SO2 et de la mémoire vive. MWC 2024 | Le véritable successeur du ThinkPad T480 : Le nouveau ThinkPad T14 Gen 5 est approuvé par iFixit

Globalement, le passage à Linux avec un ancien ordinateur s’inscrit dans un mouvement plus large consistant à ne plus suivre la marche actuel du monde numérisé. Je vois des vidéos sur YouTube où les personnes indiquent se désabonner des plates-formes de streaming tel Spotify pour revenir au baladeur numérique (Why Are People Buying iPods Again?. Il s’agit d’un retour à un monde fini, basé sur sa propre bibliothèque musicale. Je pourrai aussi y mettre le retour aux appareils photos argentiques ou de la platine de vinyle. Les carnets de note ou les agendas papiers sont aussi tendance.

Ralentir… reprendre le contrôle… débrancher des réseaux et du wifi… c’est un ensemble de facteurs qui correspondent à un même besoin de gérer soi-même sa vie plutôt que de la laisser dans/entre les mains des algorithmes.

Lundi 22 décembre 2025 : mon setup d'applications pour échapper à l'économie de contrôle et de surveillance

J'arrive tranquillement au terme de mon setup d'applications pour travailler sous Linux Mint :

  • Bureautique : Libre Office – Only Office

  • Mail : Thunderbird – Proton Mail

  • Markdown: Zettlr – QOwnNotes

  • Navigation internet : Firefox

  • VPN: Proton VPN

  • Cloud : NextCloud

  • Photo : Pix – Darktable

  • Musique : Rhythmbox – Clementine – Spotify

  • Références : Zotero

J’ai choisi de passer à Linux par acte de résistance ou de rébellion pour échapper à la domination de la Big Tech (principalement états-uniennes) et à l'économie de contrôle et de surveillance. Je refuse d'être traité comme une marchandise. Le passage à Linux et le recours à ce ThinkPad T480 sont des pas concrets vers un écosystème numérique véritablement libre. Je le résumerai en trois points principaux :

  • Amélioration de la confidentialité: Linux offre un environnement d'exploitation hautement personnalisable et privé, défendant votre sphère numérique contre les regards indiscrets.
  • Sécurité avancée: La robustesse du système Linux minimise la vulnérabilité des logiciels malveillants et garantit un environnement informatique protégé (c'est-à-dire qu'il n'y a presque aucun logiciel malveillant, virus pour Linux).
  • Stabilité opérationnelle: L'appariement matériel de mon ThinkPad fiable avec Linux doit créér un écosystème stable, réduisant les risques de plantage, d'erreurs et d'amélioration de mon expérience utilisateur.

To be continued...

 
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from irisdessine

Projets du moment

C'était les vacances durant 2 semaines, les projets se sont limités à se reposer :)

Japonais

  • J'ai néanmoins pris le temps de bosser mes kanas et plus ça va, moins je fais d'erreur, je suis quasi tout le temps à 100% de bonnes réponses (et si je fais une erreur, c'est souvent de l'inattention)

Pivot ! Le podcast

  • On a pas mal carburé sur les enregistrements pour rattraper le retard qu'on avait pris en fin d'année (qui n'impacte pas le rythme de diffusion). Et on a fait les comptes. On bosse tous les week-ends de Janvier pour enregistrer deux épisodes par semaine et le dernier week-end de janvier, on se retrouve en vrai avec ma co-animatrice et on enregistre le double dernier épisode de la série (et donc de notre podcast) ensemble !

Veille technologique

Vacances :)

Mes joies

  • Les vacances m'ont semblées longues, sans pour autant m'être ennuyée, je crois que j'en avais grand besoin :)
  • J'ai pu profiter de la famille pour les fêtes, c'était agréable
  • J'ai revu une de mes 3 amies d'enfance. Elle est venue manger à la maison avec son mari (tout aussi sympa !) et leurs 2 enfants. C'était trop cool !
  • Des jours où je me suis préoccupée de moi en me faisant des bons petits plats, buvant de merveilleux thés et jouant à Animal Crossing ^^
  • Le chéri toujours là, on a profité à deux des vacances, c'était vraiment cool <3
  • Malgré une motivation fluctuante, j'ai réussi à pas faire plus de 2 jours sans exercices. Mon dos me remercie, je crois :D
  • Une bonne soirée jeu vidéo et discussions avec ma cousine avec qui je n'avais pas discuté depuis longtemps (ça se passe sur discord, la cousine habite loin :D)

Mes peines

  • Ce serait mentir que de dire que l'actualité ne me touche pas. Mais pour le moment, je fais en sorte de vivre dans ma bulle, sinon, je pense que je pète un câble :)

Lu, vu ou écouté

Basé sur les 2 dernières semaines de vacances :

  • Pluribus, nouvelle série de Vince Gilligan, connu pour Breaking Bad et son psin-off Better Call Saul. Je n’ai pas tenu plus de 5 épisodes pour le premier, et jamais vu le 2e. Je le connaissais avant, quand il officiait sur The X-Files, ma série fétiche. Pluribus est une série vraiment excellent, de type haut du panier. Un postulat vite posé lors d’un premier épisode très frénétique. Et une ambiance qui s’installe, portée essentiellement par Rhea Seehorn, flamboyante de colère et de tristesse. Vivement la suite ! Dispo sur Apple TV.
  • Moonhaven. Quelques faiblesses, surtout vers la fin de saison, mais la série qui n’a qu’une saison avait un beau potentiel un peu original. Dommage qu’il n’y ait même pas de fin. Dispo sur Netflix.
  • Romantics Anonymous. Une chocolatière tellement stressée qu’elle n’arrive pas à soutenir les regards des gens. Alors elle bosse de chez elle et livre “Le sauveur”, une chocolaterie en douce chaque matin. Un fils d’une grande marque de chocolats bon marché qui reprend la tête du Sauveur et qui, lui, a des difficultés à toucher qui que ce soit. Les 2 vont se retrouver à bosser ensemble car un miracle s’est accompli à leur rencontre : elle a pu le regarder dans les yeux. Il a pu toucher sa main sans se sentir mal. C’est tout doux, même si les persos ont des difficultés issus de traumas de jeunesse, l’amour très en surface entre les deux, un peu typique de la timidité telle qu’on la ressent chez les japonais, se développe avec une sincérité toute mignonne. Dispo sur Netflix.
  • Time Shadows. Une série en anime. Ca parle de Shinpei, un jeune homme de retour sur l’île de son enfance, pour enterrer Ushio, sa soeur, morte par noyade. Mais beaucoup d’éléments vont troubler ce moment de recueillement, des éléments à tendance paranormale ! Je n’ai pas encore tout vu, la série se clôt en 25 épisodes, mais le début promet une histoire pleine de rebondissements.
  • Talamasca. Lancée un jour de gros rhume avec pour objectif de faire la sieste devant, la série m’a happée assez vite quand j’ai vu que c’était une adaptation des romans d’Anne Rice. N’étant pourtant pas accro à l’univers des vampires, toujours un peu similaires d’un film à l’autre, d’une série à l’autre, ici, ça semble partir sur d’autres chemins, bien que repris par d’autres (une société secrète qui œuvre dans l’ombre pour enquêter et surveiller les phénomènes surnaturels, comme les vampires, mais pas que). L’ensemble donne une atmosphère assez sombre mais dont le jeune héros porte très bien la série. (Nicholas Denton, acteur inconnu au bataillon mais qui a de faux airs d’Eddie Redmayne, l’acteur qui interprète Norbert Dragonneau ou Newt Scamander en VO). Dispo sur Netflix.
  • Fullmetal Alchemist: Brotherhood Oui, c'est du vieux, mais que voulez-vous, je regarde des animes à mon rythme :) Le problème, c'est que j'ai beaucoup de mal avec la VF que je trouve pas ouf. Et que la VO, je peux la regarder si je suis pas fatiguée sinon je m'épuise plus que de raison à écouter le japonais et capter des mots, tout en lisant les sous-titres français !

Et le jeu vidéo ?

  • J'ai ressorti Animal Crossing sur ma Switch, c'était fort agréable, même s'il a fallu virer les cafards de la maison et nettoyer toute l'île de ses mauvaises herbes !
  • Toujours un peu de Rocket League, ce coup-ci en solo. C'est toujours très variable les parties. Je peux tomber sur des gens très novices (j'ai fait une partie où on a gagné 17-0, dont 7 buts mis par moi), comme des gens un peu plus balèzes que moi et me faire poutrer à 5-0 !
  • Une partie en duo sur Portal Knights avec ma cousine, gros kiff aussi, j'ai pu monter de 5 niveaux en une soirée !
  • La 2e lune de sang vécue avec le chéri sur 7 days to die ! On a réussi à s'en sortir malgré les oiseaux zombies assez traîtres !

Ailleurs sur les z’internets

Mathieu

 
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from LK blogue…

Nous profitons des quelques jours séparant Noël du Nouvel-An pour passer trois jours à Lugano. A l'aller, nous choisissons de passer par Domodossola pour avoir enfin l'occasion d'emprunter la ligne ferroviaire des Centovalli jusqu'à Locarno.

Des paysages à couper le souffle

Après avoir plusieurs fois emprunté la route à moto, il est temps d'apprécier le parcours et les paysages en train. c'est tout aussi spectaculaire, voire même plus.

La montée depuis Domodossola

Au départ de Domodossola, le train doit d'abord prendre de l'altitude et nous zigzaguons très lentement dans les collines et la forêt sur une voie unique fort escarpée.

Nous longeons parfois la route. Le givre est encore bien présent.

Avant de redescendre progressivement dans la vallée et rejoindre Santa Maria Maggiore.

Cette fois, nous sommes bien dans les Centovalli

Dès que nous sommes à l'ombre, les paysages sont encore couvert de givre en ce début d'après-midi.

Passage au plus près de la rivière

C'est après Ré que nous débutons véritablement le parcours dans le Centovalli. Nous somme en dessous de la route et toujours proche de la rivière.

La route juste au-dessus de nous

Nous avons aussi l'occasion de traverser une multitude de tunnels.

Un des nombreux tunnels empruntés

C'est un travail titanesque qui a été nécessaire pour réaliser un tel prodigue.

Comme le train avance doucement, nous avons l'occasion de profiter des paysages et de nous laisser bercer. Il est bon de prendre son temps.

L'arrivée à Locarno se fait au travers d'une très longue galerie souterraine et nous nous retrouvons sous la gare principale. Nous prendrons ensuite un train régional pour rejoindre Lugano.

Tags : #Roadbook #Italie #Domodossola #Suisse #Centovalli #Tessin #Locarno #Lugano #photographie #sonyzve10 #viltrox15mm17

 
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from Impulsion Végé

Ce midi, je n'avais pas envie de cuisiner, pas envie de manger chaud (c'est l'été chez moi) et il n'y avait aucun légume frais dans mon frigo pour faire une salade. Alors j'ai fait une salade avec ce que j'avais dans les placards. J'aurais pu titrer cet article “salade du placard” d'ailleurs.

La salade de haricots, c'est hyper facile et hyper rapide à faire. Mais c'est aussi très nourrissant, et très bon.

Salade de haricots blancs

Ma recette :

Ingrédients :

  • 1 grosse boîte de haricots blancs
  • 1 boîte de coeurs d'artichauts
  • Quelques tomates séchées
  • Quelques olives
  • Quelques câpres
  • 1 cs et demi de vinaigre balsamique
  • 3 cs d'huile d'olive
  • Sel, poivre

Instructions :

  1. Dans un saladier, préparer la vinaigrette avec le vinaigre, l'huile, le sel et le poivre.
  2. Ajouter les haricots blancs, les coeurs d'artichauts coupés en 2 ou 4, les tomates séchées et olives coupées comme vous voulez, et les câpres.
  3. Mélanger. Placer au frigo si vous avez le temps.
  4. Déguster !

#cuisinevégétalienne #platfroidvégétalien #saladevégétalienne

 
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from Un rat bleu

Nouvel an, nouveau poème, nouvelle peau, même amour.

L'âme en tiers

Avant qu'une forêt florissante se fasse et que les lueurs de luxuriance s'étalent, les semences sommeillent sous la surface, accompagnées de germes, au guet du signal.

Des grasses, des aminées, des amidonnées. Certaines des deux premières portent l'arborée destinée. Elles deviendront les mères et pères sylvestres couvant les futurs enfants terrestres.

Les arcs de branches se touchent à la cime. Les colonnes et les piliers plongent dans les abîmes. Lentement, la cathédrale de bois est bâtie, là où les apprentis s'initient à prendre appui.

Au pied du panthéon, à la prime heure, la course vers les cieux commence. Les plantains s'élancent et les lamiers croisent les leurs.

Les saisons se succèdent. L'âme s'enflamme, se lime. Elle percute un roc, costaud, et tiède. Elle cède. Il emmène une nouvelle victime.

La garde a été prise de court. La poignée est déchirée. Le tranchant, brisé. La pointe, perdue, dans un obscur parcours.

La voici. Évanouie. Envasée. Elle persiste à rester affinée et perçante, mais la bourbe demeure de marbre, indifférente, et lui fait boire sa tasse d'impuretés.

Le limon lui promet son argent et sa parole. L'argile lui présage des vases d'or et de l'évasion. Elle se laisse séduire, sombre dans l'illusion. Sa voie est plombée, lourd sera son envol.

Aucun répit ne lui est donné, que du faire. Doucement, le doute surgit du nickel de sa carrière. Le fourneau se ranime, sa sagacité embrasée. Elle essaye de forger sa propre idée.

Les faux aimants gravitent autour d'elle, la couvrent d'enjolivements et de chrome. L'incendie est éteint, la flamme étouffée sous un dôme. Ils la tirent à nouveau vers des profondeurs infidèles.

À chaque immersion, son éclat flétrit, ses limites s'effritent, sa candeur se charbonne, la rouille encercle son cœur en vif-argent. Dans l'épreuve, cependant, elle incorpore un allié : le carbone.

À chaque trempage, son caractère s'endurcit. Ses aspects polis et taciturnes se creusent. Elle rehausse les tons, devient plus rugueuse. Sa surface s'est teinte de mat, plus bronzée, mais toujours moins innocent.

Un jour, près d'un étang, sur son pourtour, elle arrête sa fuite follette, elle se reflète. « Toutes ces compromissions depuis le début. À quoi riment ces abus ? » « Assez de ces dits mensongers ! Assez de ces lacunes à éponger ! »

Elle se souvient de son fil conducteur. Descendue en rappel, brillante dans l'obscurité. Égarée dans les landes, mais au cosmos toujours connectée. Apprendre le tissage, crocheter les tissus corrupteurs.

Son esprit s'éclaircit, éloigne les fauteurs de trouble. Elle fusionne les fragments, forme son intégrité. Elle largue les voiles, transperce la tourbe et siffle à toute allure un couplet complété.

#Poème

 
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from 𝐋🅦🆄𝐢𝖇-ᖆ_🐧

Quand ça veut pas, ça veux pas.

Dur dur le milieu associatif ou bénévole, dans le logiciel libre.

Il y a 2 ans que j'ai essayé de lancer des Install Party GN/Linux dans ma ville, malgré mon emploi du temps assez figé aux disponibilités réduites1.

Je voulais partager mon expérience autodidacte du logiciel libre qui ma permis de m'émanciper des GAFAM, vendeurs de matériels mainstream, protéger mes données personnelles, m'apprendre (un peu) le fonctionnement de tout ceci et m'apporter une résilience numérique.

Dans un premier temps j'ai eu l'idée de me rapprocher du Repair café de ma ville, ça m'a semblé complémentaire et fédérateur. J'ai bien été accueillis par les bénévoles qui avaient créé ce Repair café. Malheureusement leur réseau de communication dont l'initiative était préemptée par une service de la mairie, a mal fonctionné pour la partie Install Party. En 2 à 3 présence lors de Repair café, résultat: personne1!

J'ai fini par laisser tomber. Fail #1

L'année suivante, la médiathèque de ma ville lançait une initiative, permettant aux habitants d'obtenir des créneaux au sein de celle-ci, pour présenter les productions artistiques, passions, voyages, atelier. Ça a ravivé mon envie de partage du logiciel libre et j'ai présenté mon projet d'Install Party. Qui a bien était reçu. Nous avons convenu de dates, et dans un premier temps j'ai laissé la responsable de la médiathèque gérer la communication, après lui avoir remis mon propre flyer et logo Tux. De fin 2024 à l'été 2025, j'ai fait 3 Install Party, en plein milieu de la médiathèque sur une belle table, chaise et courant à disposition. Sur les deux dernières j'ai appuyé un peu plus la communication, par une annonce dans le petit magazine local Sortir et des annonces dans l'agenda du libre car la médiathèque se contentait d'une petite annonce dans l'agenda de la ville et une affiche à l'accueil. Malheureusement, ces 3 Install Party se sont quasiment soldées par du pair à pair, avec des pics de +/– 2 personnes présente sur l'après midi. Certes ce fût sympas voir enrichissant pour tous, mais ce n'était pas l'engouement attendu par rapport à mon investissement temporel1.

J'ai fini par laisser tomber. Fail #2

En septembre 2025, avec l'avènement de “la fin de windows 10” et un peu de battage médiatique à la TV, je me suis dit que reproposer une Install Party à la médiathèque devrait susciter plus d'engouement. Et depuis les deux dernières braderies de Lille, j'avais bien discuté et pris quelques conseils auprès du village du Libre (CLX, Chtinux...)

Fin septembre , je recontacte donc la médiathèque et propose deux dates pour organiser l'Install Party Eof10 et pour laisser du choix aux participants, via un sondage sur Framaforms: le 15 ou le 29 novembre, en laissant un mois au gens pour choisir la date où il y aurai le plus de participants.

J'en profite pour mettre en copie la personne de CLX qui m'avait conseillé, car elle avait 2 connaissances dans ma ville intéressées par les Install Party, et pour me mettre en relation avec celles-ci. Je les ai donc inclus dans la boucle avec en plus des personnes que j'avais rencontrées lors de précédentes Install Party. Et j'ai aussi diffusé le sondage sur l'Agenda du Libre.

Niveau com j'avais fait mon max.

Résultat au 10 novembre, une semaine avant la 1ere date proposée: 0 retour.

Déjà du coté de la médiathèque, début septembre, au bout de 15 jours de l'envoi de mon email, pas de réponse, je relance et la personne en charge me répond qu'elle était en vacances. Puis 15 jours plus tard, en fait elle avait plus accès à leur boite email, “ok, elle va lancer de son coté”. 1mois de perdu.

Bon, le seul retour que j'ai eu c'est celui de la personne de CLX, qui me “sermonnait” car les dates que moi[^1] j'avais choisies tombées en même temps que des Install Party CLX dans la métropole Lilloise. Hein? C'était quoi le rapport avec l'orga de CLX!? A la base c'est mon petit truc perso, je n'essaye pas de monter une annexe CLX dans ma ville. (quoi qu'avec le recul et leur aide ça pourrai à l'avenir se concrétiser cette fois)

Et de par les 2 connaissances locales de CLX intéressées ou les participants précédents, aucune réponse.

J'ai fini par laisser tomber. Fail #3

[1]: Perdre mon temps est une véritable hantise pour moi. Je souhaite vraiment partager, “porter la bonne parole”, mais ma malédiction geekesque fait que je très peu de temps à accorder à mes passions.

Retenterais-je en 2026.... To be continued

___ #Mastodon #LogicielsLibres #Humeur #Social #Linux

 
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from Blog d'une enfant de ce siècle

CHANGER D’ETAT CIVIL

Changer notre identité civile, c’est possible. Et cela depuis la loi n° 93-22 du 8 janvier 1993. Est-ce qu’on peut changer qui on est? Notre histoire, nos erreurs, nos attaches? Mais s'agit-il vraiment de cela? Sans rompre avec nous-même, on peut rompre avec ce qu’on refuse de devenir. Si j’ai été au bout de cette démarche, j’avais des raisons profondes de le faire. Je compte aujourd’hui partager mon expérience, mais surtout le processus. Pour ceux qui s’interrogent, ou ceux qui sont déterminés à vivre cette renaissance.

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(Image : La Mulan de Disney, dessinée par DeesseNoire sur Deviantart. Suite à ce que sa famille attendait d'elle, Mulan aussi a traversé sa crise existentielle)

CHANGER DE PRENOM

Ce processus est plus long et plus complexe qu’un changement de nom. Un prénom est profondément rattaché à une personne. A Kongthong (surnommé « The Whistle Village ») en Inde (En témoigne cette vidéo), les enfants se voient attribuer une mélodie par leur mère qui devient leur premier prénom. Dans la communauté sourde, on se voit attribué un prénom signé, quand on côtoie souvent le milieu. Dans certaines cultures le prénom se change à mesure que nous grandissons, que ce soit pour des raisons sociales ou spirituelles (comme en Mésopotamie, ou en Chine).

Mais c'est beaucoup plus fixe en Europe et en France, sauf pour « franciser » un prénom « étranger » (Je ne les envie pas...). L’acceptation d’un changement d’état civil est donc plus complexe à accueillir pour les familles. La signification des prénoms a pourtant un impact sur la manière dont la personne est perçue ou dont elle se perçoit, même inconsciemment. Certains parlent même de « prophétie auto-réalisatrice », à en croire cet article sur l'impact des prénoms sur nous. Dans tous les cas la parole est performative, et tout prénom a une étymologie, une signification, une vibration particulière.

J’ai porté longtemps mon prénom de naissance sans l’aimer. Me faire appeler par un surnom ou un pseudo ne me suffisait pas, il me fallait un changement radical. En pleine crise existentielle, j'étais en quête de tous les moyens qui me permettraient de vivre le plus possible en alignement avec ce que je souhaite pour moi. J'éprouvais bien le besoin de rejeter une partie de ce qu’on m’a légué inconsciemment : je voulais en briser la prophétie, malgré ce qu’en disent les avis déterministes.

Dans « Je suis la bête », Anne Sibran décrit comment la protagoniste subit l’emprise d’un prénom qu’on lui impose. Il s’agit d’une enfant sauvage, dont la langue instinctive est nourrie par les bruits de la forêt, et le silence. Mais chaque fois que l’homme qui l’a recueillie la nomme par le prénom qu’il lui impose : « Méline », il la met sous emprise. Elle bascule alors dans un état de soumission qui aliène son libre arbitre.

Ce passage résume un peu la manière dont je traversais les choses, avant de choisir comment je souhaitais être désignée. Il s’agit moins là d'un refus, de qui je suis ou qui j'ai été, que d’autodétermination, d'émancipation, d'anticipation saine sur le reste de ma vie.

PROCESSUS DU CHANGEMENT DE PRENOM

Les démarches sont expliquées sur le site du gouvernement : « Procédure de changement de prénom »

Il m’a fallu :

-4 mois pour me faire appeler par un nom de scène qui deviendrait mon prénom actuel (de novembre 2022 à mars 2023) -2 ans pour peser ma décision (de mai 2023 à mai 2025) -Près d’1 an pour réunir toutes les attestations des mes proches pour compléter mon dossier (de juillet 2024 à mai 2025) -1 an pour me déshabituer de mon ancien prénom (entre début 2024 et début 2025) -Beaucoup de fermeté et de sérénité pour aider mes proches à s'y faire

Pièces justificatives

Dans le détails, le dossier se compose:

1-Du formulaire de demande, trouvable en mairie ou sur internet, CERFA N° 16233*04, à remplir et signer. 2-Copie intégrale de l’acte de naissance, à l’aide de l’identité numérique. (Peut-être est-ce possible en s’adressant directement à sa mairie de naissance, je n’ai pas vérifié cette information) 3-Photocopie recto-verso de sa carte d’identité en cours de validité 4-Sa carte d’identité (il faut l’avoir sur soi quand on dépose son dossier) 5-Justificatif de domicile (facture d’électricité, de mobile, ou quittance de loyer) 6-Un texte argumentait qui développe le motif pour lequel on souhaite changer de prénom (ce document n’apparaît pas dans le dépliant, il est néanmoins important. On peut aussi vous demander de comparaître pour développer votre propos à l’oral). 7-Justificatifs de l’intérêt légitime Là, il en faut le plus possible. Ils comprennent: -Tous les documents, billets de théâtre, tickets, ordonnances, attestations, qui témoignent de l’usage de votre nouveau prénom -Toutes capture d’écran, réseau social, mails, sms (en censurant les données privées bien sur, surtout dans la sphère professionnelle) qui en témoignent aussi -Toutes les lettres de témoignage rédigées par nos proches (famille, amis, collègues…) qui stipulent que nous sommes nommés par le nouveau prénom demandé. Pour aider mes proches, j’ai préparé un modèle qui donne une idée de la présentation, mais l’intérêt est que ce soit un témoignage personnalisé pour chacun. (Voici des exemples de témoignages, dans le cadre d'un changement de genre) -La copie recto-verso de la pièce d’identité de chaque personne qui témoigne dans ces lettres (oui c’est intrusif, mais dans certaines mairies les lettres qui ne sont pas accompagnées de ces document peuvent faire l’objet d’un refus de dossier.)

Après avoir réuni tout ça, le processus administratif pouvait se lancer.

Processus prénom

Il me fallait donc :

-Passer à ma mairie de résidence pour demander toute précision nécessaire sur les papiers à transmettre (les exigences diffèrent selon les mairies) -Constituer un dossier complet (Dont une lettre explicative que j’ai prises le temps de rédiger soigneusement pour développer mon motif) -Déposer mon dossier à l’Etat Civil de la mairie, fin mai 2025. Le fonctionnaire qui a vérifié mon dossier m’a dit «Je n’ai jamais vu un dossier aussi beau. »  (réponse estimée dans les 4 mois). -J’ai reçu par courrier mon autorisation fin juin 2025 (De toute façon j’avais précisé dans ma lettre qu’en cas de refus je relancerais une demande) -A ce stade ma mairie de naissance devait me dire quand elle aurait apposé la mention « changement de prénom » sur mon acte de naissance, j’ai appelé pour savoir quand ils me rappelleraient -Le 8 août 2025 la mention a été apposée, et j’ai demandé mon nouvel acte de naissance (copie intégrale) en, ligne. Il me fallait ce document mon justifier de mon identité, avant d’obtenir une carte d’identité à jour.

Le Motif

LE MOTIF Le terme « Motif d’ordre affectif » m'a mise en vigilance : j’ai échangé avec une salariée de la mairie pendant la Marche des fiertés de 2025. Ce motif est considéré comme illégitime. C’est un problème pour moi, parce que ce motif n’est pas détaillé dans le dépliant. Ceux qui comme moi traverseraient une crise identitaire profonde, ne sont pas fatalement dans un processus de « Transidentité »… qui ne concerne que l’identité de genre. Je cherchais seulement un moyen de m’affirmer dans une identité où je me reconnaisse. Ceux qui sont dans mon cas mériteraient de voir apparaître un autre motif légitime. Le motif « Trauma » n’existe pas, et j’ai pris la liberté d’utiliser ce terme dans ma demande qui a été admise.

CHANGER DE NOM DE FAMILLE

Le processus est plus simple pour le nom de famille, puisqu’il s’agissait pour moi de reprendre le nom de jeune fille de ma mère. Certains ont pris mon choix pour un rejet. En réalité, les recherches que j’ai pu faire sur la famille du côté de ma mère m’ont fascinée. L’orthographe, le sens, l’histoire qui y étaient lié, je les ai découvert dans une profonde connexion avec mes valeurs. Si j’ai décidé de me lier à ce nom, c’est par attachement à ce nouvel aspect de mon histoire que j'explore encore aujourd’hui. A l’inverse de mon changement de prénom, il ne s’agissait pas d’autodétermination, mais de compréhension de la mémoire transgfénérationnelle qui me nourrissait. Après avoir choisi qui je souhaitais être, j’allais rendre hommage à la seconde moitié de mon histoire. Et cela, en prime, en contrant la tendance traditionnelle et patriarcale, qui amène l’enfant à porter le nom du père, et non de celle qui l’a porté dans son ventre.

PROCESSUS DU CHANGEMENT DE NOM

Processus Nom

Au moment où j’étais venue déposer mon dossier, j’avais déjà demandé à ce qu’on me fasse un point sur le changement de nom de famille. Je savais qu’il me fallait mettre mes papiers à jour. Je ne souhaite pas le mariage et la demande de changement de nom de famille ne peut se faire qu’une fois. S’il s’agissait de changer de nom, ce serait maintenant ou jamais.

Que ce soit pour mon prénom ou mon nom de famille, j’essayais d’en parler le moins possible à ceux qui me connaissaient depuis longtemps avant de faire mon coming-out. Je souhaitais réellement qu’il s’agisse de mon propre choix, que mon consentement ne soit forcé par aucune pression affective. Mais au moment de la procédure, contrairement à mon prénom, je n’ai pas annoncé mon changement de nom de manière officielle. J’ai plus longtemps peser le pour et le contre que pour mon changement de prénom, qui était une évidence pour moi. J’hésitais à associer les noms de famille de mon père et de ma mère, mais en m’entraînant à les écrire à la suite je percevais la longueur d’un nom double. J’en avais mal à la main d’avance. Non, décidément, j’étais trop attachée au nom de ma mère, qui plus est un nom « étranger ». Je le voyais tellement comme un trésor à préserver, un patrimoine culturel à défendre, bien que je n’aie pas l’intention d’avoir d’enfant.

La démarche de changement de nom est simple et rapide. Mais, j’ai eu un contretemps:

PHASE 1 : orthographe erronée

-Le fonctionnaire m’a signalé que le nom de famille de ma mère était mal orthographié sur mon acte de naissance. -J’ai demandé en ligne l’acte de naissance de ma mère (et en ai profité pour le lui renvoyer, elle qui ne l’avait pas) -J’ai Rempli le formulaire CERFA N° 11531*02, pour la rectification d’une erreur sur mon acte de naissance -J’ai déposé à ma mairie de résidence le dossier nécessaire (le formulaire, mon acte de naissance, ma carte d’identité, l’acte de naissance de ma mère) pour qu’ils l’envoient à ma mairie de naissance -J’ai relancé ma maire de naissance pour savoir s’ils l’avaient bien reçu -Quand la mention de correction a été apposée, j’ai demandé mon nouvel acte de naissance

PHASE 2 : demande

-J’ai déposé ma demande de changement de nom dès que j’ai reçu la copie intégrale de mon acte de naissance, début octobre 2025. -J’ai reçu par courrier la réponse (qui serait forcément positive) à la mi-novembre 2025 -J’ai donc relancé ma mairie de naissance pour qu’elle me dise quand la mention serait apposée -Le matin du 24 novembre 2025 (lendemain de mon anniversaire), je recevais un message vocal de ma mairie de naissance m’annonçant que… c’était fait.

PHASE 3 : mise à jour des papiers

-J’ai demandé mon acte de naissance à jour -J’ai lancé la demande de changement de carte d’identité (2 mois d'attente estimés), carte électorale, carte vitale, carte européenne de santé, mutuelle, permis de conduire -J’ai envoyé l’info avec mon acte de naissance aux services publiques (normalement France Travail, la CAF, les Impôts se passent le mot, mais ça reste à surveiller), à ma ligne mobile, à mon propriétaire, à mon fournisseur d’électricité… normalement les contrats ne sont pas à refaire, mais il faut penser à présenter un justificatif si on change de logement (ici, acte de naissance ou papier de la mairie) -Ma banque ne tolérait que la copie de la carte d’identité à jour : Il s’agit vraiment de le faire rapidement pour éviter les refus de paiement -Suite à ça j’ai informé toutes les personnes concernées par mon changement de RIB (proches, propriétaires, autres professionnels) -Je sais que ce n’est pas obligatoire, mais j’ai aussi envoyé une demande de rectification pour mes diplômes

Un conseil: si vous changez d'état civil, gardez bien sous le coude tous les papiers qu'on vous donne, et une copie des papiers que vous donnez. Pour toute difficulté, il y a des associations auxquelles on peut faire appel. De mon côté j’y suis allée solo, en mode « Je suis une Warrior »! Je sais pourtant que je fais partie des favorisés, certaines personnes éprouvent des difficultés quand ils changent de pays (notamment concernant les différences de législation…). Si les structures publiques sont réfractaires en France, l’ADUCAF (Association de Défense des Usagers de la CAF) est très réactive.

Maintenant je vous laisse, j’ai d’autres chemins à prendre… Marchez d’un bon pied sur le vôtre!

Déesse qui m'a inspirée : Amaterasu, déesse japonaise du soleil. Elle avait plongé le monde dans les ténèbres en se réfugiant dans Ama-no-Yasukawara. Elle daigna sortir de sa grotte de désolation, quand elle vit son propre reflet. Elle rejoint alors le monde, et la communauté des autres divinités.

 
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from colloid

Je ne suis pas du genre à faire des résolutions. Je ne les tiens jamais. Je préfère élaborer des grandes lignes directrices pour l'année. J'essaie d'être cohérente sur mon évolution personnelle d'année en année. Les années précédentes ont été fortes en apprentissage sur le Libre. Beaucoup de changement y ont été opérés. C'est donc naturellement que je continuerai sur ma lancée pour l'année 2026.

Faisons d'abord un rapide récap de 2025. Durant toute l'année, j'ai été sous Linux, principalement sous la distro Mint. J'utilisais cette distribution depuis quelques années. J'ai changé vers octobre pour passer sur Fedora. Pour la faire courte, j'avais de plus en plus de mal avec l'environnement Cinnamon. Il me plaisait de moins en moins au quotidien pour diverses raisons. Je ferai probablement un article sur mon passage à Fedora. J'utilise donc Fedora comme distribution principale depuis octobre et je dois dire que je suis conquis. L'environnement GNOME me correspond tout à fait. Il est très “lisse” et l'ergonomie est adaptée à mon fonctionnement.

Pour ce qui est des services et logiciels. Je suis essentiellement chez Zaclys pour le mail et cloud. Ce blog aussi est hébergé par Zaclys. La transition de Gmail à Zaclys s'est faite récemment. Mais je réfléchis déjà à une autre possibilité. Dans une optique d'auto-hébergement, je pense me diriger vers LaBriqueInter.net qui propose un chouette système à faible coût. C'est l'ASBL Neutrinet qui m'a fait connaître cette solution. Affaire à suivre. Pour communiquer avec mes proches, j'utilise Signal. Cette app est vraiment très simple d'utilisation et ressemble beaucoup à WhatsApp dans son fonctionnement. Elle est donc idéale pour convertir ses proches. J'ai supprimé l'ensemble de mes réseaux sociaux (Facebook, Instagram, etc.). Le seul que je garde est LinkedIn (pour l'instant). Je continue d'utiliser Reddit aussi et je me suis mis au Fediverse avec Mastodon. En termes de logiciels, voici une liste non exhaustive des plus utilisés : VSCodium, LibreWolf, Spyder, Flash Info, Joplin, Zettle, LibreOffice, Okular, Thunderbird, etc. Je pense que je ferai un article détaillé sur mon workflow.

Bref, parlons de l'avenir maintenant. Voici mes grandes lignes directrices pour 2026 :

  • Continuer sur le chemin du Libre, approfondir, et convaincre mon entourage à passer le cap.
  • Apprendre, apprendre et encore apprendre ! Plus que jamais, il faut développer mes compétences au maximum, et ce, au-delà de ce que j'apprends à l'université.
  • Mettre en place un système d'auto-hébergement de mes services mail et cloud.
  • M'investir dans un projet Libre.

En écrivant ces dernières lignes, je me rends compte que cela ressemble fort à des résolutions. Pour ne pas me porter malheur, je vais continuer à appeler ça des lignes directrices pour 2026 ! :)

À bientôt.

 
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from colloid

Commencer un blog en finissant l'année me semble être une bonne figure de style, n'est-ce pas ?

Bonjour et bienvenue sur mon blog ! Cela faisait quelques mois que j'hésitais à me lancer dans l'écriture d'un blog personnel. De nature timide et réservé, je ne suis pas tout à fait à l'aise à publier mes ressentis, opinions et autres textes personnels sur le web. Pourtant, je suis un grand adapte du blog. Je le préfère aux réseaux sociaux pour son intimité. Lire l'article d'une personne sur son blog est moins impersonnel qu'une page Facebook. Bref, après avoir lu pendant des années des articles de blogueur indépendant, il est temps de me lancer !

Ici, cher lecteur et lectrice, tu trouveras des posts sur mes centres d'intérêts. L'idée n'est pas d'écrire des articles léchés et ultra-complet, mais plutôt de partager mes avis, pensées et intérêts de manière brute et sans filtre. Le style d'écriture sera loin d'être parfait, mais je me refuse de m'aider de l'IA pour l'améliorer. Encore une fois, ici, c'est brute et sans filtre. Je m'autorise évidemment à passer mes articles dans Eloquent (un logiciel open source de correction grammaticale sympa) pour t'éviter à lire des atrocités ! ;)

Je réalise aussi ce petit blog de manière un peu égoïste... L'intérêt, pour moi, est aussi de garder une trace sur ma façon de pensée à différents moments de ma vie, sur l'évolution de mes loisirs ou encore sur celle de mes croyances et valeurs.

Je t'invite donc à ajouter ce petit blog indépendant, sans prise de tête, dans ton agrégateur RSS si tu le souhaites !

À bientôt.

 
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from Ma vie sans lui

La 2e fois

Ce soir, ce sera la 2e nouvelle année sans lui que je commencerai. J'ai écrit “commencerai” mais j'ai pensé “célébrerai”. Parce que oui, je vais faire la fête. Sans lui, et je crois qu'il serait très content que cela se passe ainsi.

L'année dernière, j'avais voulu passer cette fin d'année seule, après des fêtes de Noël éprouvantes, passés dans le manque de lui et le vide terrible qu'il laissait, au sein de ma famille et dans ma vie. Résultat des courses, j'avais passé 3 jours entiers à pleurer sur mon sort, sur l'amour perdu, sur les bilans négatifs et l'avenir compromis. Cette fois, j'ai dit non, je ne veux plus revivre ça alors j'ai pris les devants en faisant partie du comité d'organisation d'un Réveillon entre amis, en toute simplicité et je suis sûre que nous allons passer une chouette soirée.

Mon amoureux me manque, encore et toujours mais le souvenir de lui se fait souvent moins lourd. Il y a quelques semaines, pour la première fois depuis sa mort, j'ai pû penser à sa main dans la mienne sans pleurer, sentir encore sa douceur, son moelleux, sa chaleur, sans pleurer. Sa présence auprès de moi se fait plus rare, moins pesante. Je pleure toujours mais moins souvent, moins longtemps. Je peux évoquer les souvenirs que nous avions ensemble sans sangloter, il m'arrive même d'esquisser un sourire.

J'ai rêvé de lui 2 fois ces dernières semaines, de manière très rapprochée. Comme toujours, il ne parlait pas mais je l'entendais clairement dans ma tête. La première fois, alors que je l'engueulais parce qu'il ne m'avait pas réveillée, il me faisait comprendre qu'il ne pouvait plus le faire parce qu'il ne se réveillerait plus jamais. La seconde fois, il me tenait par la main et finissait par reculer, tout doucement, jusqu'à ce que nos mains se séparent, avec un sourire doux. C'était limpide.

Il me manque terriblement, à plein de moments. Je continue à lui parler à voix haute et puis je me dis que c'est ridicule et puis je me dis que c'est normal. Son petit fantôme est encore là, toujours bienveillant. Mais il va bientôt être temps pour moi de le laisser partir, de lui lâcher la main. Parce que contrairement à mon dernier rêve, ce sera à moi de le faire, je l'ai appris dans la BD offerte par ma nièce à Noël (”Le problème, avec les fantômes” de Mirion Malle).

J'ai relu hier des lettres qu'il m'avait adressées au tout début de notre histoire, pendant le confinement. Nous nous aimions sans jamais nous être vus, nous ne savions pas si cet amour avait une chance, l'avenir était incertain. Et il me parlait de cette corde qu'il faudrait peut-être couper si cette histoire devenait trop douloureuse, intenable. Je lui avais répondu que ce serait à moi de la couper, parce que c'était moi pour qui c'était le plus compliqué. Je n'imaginais évidemment pas que la corde à couper serait celle qui me relie à son petit fantôme et que cela arriverait si vite.

Je ne suis pas encore tout à fait prête mais je me prépare. Je sais que ce moment arrivera et je l'envisage avec sérénité. A l'occasion du passage dans une nouvelle année, je me souhaite d'y parvenir.

Je vais mieux, je crois. Non, je sais. Je suis sûre.

 
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from jnpaco

Chères compagnes, chers compagnons,

Qui suis-je ? Hier, un jeune ingénieur de 28 ans, spécialisé en combustion dans l’industrie fossile, produit d’un système hyper-capitaliste. Aujourd'hui, artisan et cultiv’acteur responsable de mon environnement. Je souhaite partager avec vous ce manifeste sur l’urgence écologique, sur l’importance de changer de paradigme et de remettre en question tous nos fondamentaux : du mode de consommation à notre rapport au matériel. Ce manifeste s’adresse à tous les citoyens victimes des pays dit « développés » construits sur un modèle économique hyper-capitaliste (1).

Rentrons directement dans le vif du sujet : Notre impact sur l’écosystème planétaire doit être au cœur de tous nos actes et choix afin de rétablir son intégrité.

Pourquoi ? Car cet écosystème naturel est notre garantie de pouvoir vivre paisiblement et sainement. Il nous englobe tous, nous relie toutes, quelque soit l’espèce à laquelle on appartient. Que l’on soit ultra-écolo ou climato-sceptique, la réalité est commune : notre écosystème se dégrade à vue d’œil et nous avec. Sans donner consciemment de sources, les conséquences sont devant nos yeux. La biodiversité régresse, les espèces animales et végétales disparaissent plus vite qu’il ne s’en créé. La malnutrition, les pollutions de nos activités humaines dans l’air, la terre et l’eau ainsi que notre rythme de vie amènent à de nombreuses maladies comme les diabètes, cancers, maladies chroniques, dépression. Le changement climatique entraine des sécheresses, des inondations, des incendies et typhons de plus en plus meurtriers chaque année. On n’en parle pas assez dans les médias de masse mais les mouvements de population en lien direct ou indirect avec ce changement climatique ont déjà commencé. Malheureusement, il n’y a aucune raison aujourd’hui pour que ces tendances s’inversent. Les prédictions annoncent des exodes par dizaines de millions, voire par centaines.

Nous, les enfants en pâtissons déjà le prix. Le niveau de santé des populations se dégrade. Et qu’en sera-t-il de celle de nos petits enfants ? Si on peut encore douter que le réchauffement climatique est aliénable à l’activité humaine, peut-on douter que l’appauvrissement des terres arables, que la disparation des insectes dans nos champs ou que la pollution de l’air que l’on respire est imputable à l’Homme ?

Malheureusement, nous n’avons pas encore trouvé la lampe merveilleusement magique du génie et ce n’est pas non plus nos dirigeants marionnettisés par les super multinationales qui seront sujets à des révélations miraculeuses aboutissants à de réels actes. Par chance, ils sont une extrême minorité. Nous sommes la majorité. Nous avons la capacité de faire basculer la balance. Collectivement, nos choix et actes quotidiens peuvent avoir un impact très significatif. Mais nous nous sommes assis sur un confort que nous ne pouvons plus nous permettre à long terme. Ainsi les solutions se feront-elles inévitablement au prix de « sacrifices » de ce sur-confort. Nous sommes tous et toutes concernés, à différentes échelles bien sûr, mais nous pouvons encore changer, quelque soit nos horizons et âges, et faire toujours de son mieux (2).

Comme cité plus haut, il faut changer de paradigme et remettre en question tous nos fondamentaux : du mode de consommation à notre rapport au matériel. Le mode de consommation adopté par nos pays « développés » entraine irrémédiablement des pollutions non maitrisées et des déchets toxiques pour notre propre espèce, localement ou à l’autre bout de la planète. Dans notre système capitaliste ultra-libéral, la recherche de croissance infinie et exponentielle des capitaux ne peut être durable dans un monde fini. Pour assouvir leurs besoins boulimiques de puissance sur le marché économique, les hauts dirigeants ne cessent de vendre excessivement et ce quel que soit le prix écologique et social pour les générations futures. La croissance du capital est inaliénable à la croissance de la consommation. Mais si nous nous écartons de ce modèle économique, nous consommons moins. Beaucoup moins. Ainsi nous polluons beaucoup moins : à la fois par moins de production énergivore mais aussi par moins de déchets (3).

Plusieurs exemples. Un super porte-conteneur transportant les marchandises du Black Friday émet autant de particules fines de souffre que 50 millions de voitures, sans même être taxé sur le carburant. Idem pour le transport aérien. 1 aller retour Paris/NewYork en avion équivaut à l’émission de 1 tonne de CO2 par passager, soit environ 8000 km avec une voiture citadine. 1 kilo de bœuf d'élevage largement tributaire du pétrole (élevage en étable) nécessite entre 13000 et 18000 litres d'eau pour sa fabrication. En réduisant sa consommation de 500g, on économiserait 6500 à 9000 litres d'eau. Du bovin élevé en plein champs a bien sûr un impact bien moins désastreux. Cela ne nous empêche pas de continuer à couper l'eau du robinet pendant qu’on se brosse les dents. En consommant mieux et localement, nous favorisons les petits producteurs plutôt que les grosses multinationales. Les richesses sont alors plus équitablement réparties. Nos actes, nos choix se révèlent conséquents pour notre avenir.

Alors comment prendre des décisions durables et respectueuses de l’environnement, de la biodiversité et de nos semblables ?

Ma propre expérience m’a conduit à suivre une méthode que je m’applique à chaque nouvel achat. Libre à chacun de la suivre tel quelle ou l’adapter à sa façon.

1. Besoin de ce Bien ? Nécessité? 2. Origine du bien ? 3. Composition du bien et origine des Composants ? 4. Alternative à ce bien ? 5. Déchets en devenir ?

  1. Est-ce vraiment un bien (matériel ou immatériel) nécessaire ? Cette question révèle la surconsommation sans frein que notre société tente de nous imposer. Nous nous persuadons de la nécessité d’objets ou de services de tous les jours sans jamais les remettre en cause. Mais y aurait-il des moyens différents pour arriver à la même fin ? Exemples très concrets : le dentifrice, le rouleau de papier toilette, les cotons tiges, l’éponge synthétique de cuisine, les pailles plastiques ou encore les assurances, les fournisseurs d’électricité, les hypermarchés, les banques, les matériaux de construction comme le ciment. Ces exemples ne sont pas anodins. Ils sont tellement ancrés dans nos habitudes qu’on ne pense même pas à les remettre en cause, à leur trouver une alternative dont l’impact écologique pourrait être nettement plus bénéfique.

  2. D’où vient-il ? Le produit a-t-il fait 4 fois le tour de la terre ? Est-il commercé en circuit court ou long ? Le café, chocolat, bananes, avocats, textiles techniques synthétiques et même les pâtisseries industrielles de ma boulangerie du coin... On peut être très radical et ne plus en consommer ou alors en consommer moins mais mieux et chercher des fournisseurs responsables et transparents quant à leur modèle de production, vente et transport.

  3. De quoi est-il composé et d’où vient ce qui le compose ? Un exemple qui nous concerne tous aujourd’hui, sans exception : le numérique. Il s’est inséré si rapidement dans nos vies que l’on ne s’est jamais réunis pour réfléchir et comprendre comment ces incroyables objets fonctionnent. A la place, nous nous sommes complètement déresponsabilisés au bonheur des fabricants et fournisseurs, à qui on attribue une confiance totale et aveugle. Ils sont tous composés de métaux lourds, nécessitant des machines extrêmement énergivores, polluants nos terres et eaux offrant des conditions de vie pitoyables aux enfants et adultes présents dans des mines d’Afrique et de Chine. A qui cela profite-il ? Les GAFAM (4), la Chine, la Russie ? Eux-mêmes qui scrutent nos moindres clics pour nous vendre le dernier machin-truc ultra personnalisé ? Mais comment se financent-ils ? Grâce à nous, grâce aux services gratuits qu’ils nous proposent, comme de nombreuses adresses mail. Nous sommes devenus nos propres produits de consommation. Parlons de notre électricité à 75 % d’origine nucléaire. Pas chère, mais à quel prix au long terme lorsque le coût du démantèlement des centrales sera inclue dans le tarif de l’électricité ? Et notre alimentation ? Quels ajouts chimiques composent mes plats cuisinés préparés ? Que penser du jambon artificiellement rose coloré aux additifs chimiques de sels nitrités ? Les farines qu’utilisent ma boulangerie sont-elles issus de l’agriculture conventionnelle, de blé anciens ou de variétés aux glutens modifiés ? Ce type de culture bénéficie de 2/3 des aides totales de la PAC (5) européenne : en la supprimant, ce système agricole reste-il rentable ? Qu’ingérons-nous vraiment lors de la prise de médicaments provenant des grands groupes pharmaceutiques ? Doit-on continuer à consommer du bio-diesel provenant des palmières amazoniennes dont la culture oblige la destruction de millions d’hectare de forêts primaires ? Quelles banques financent de tels projets désastreux pour l’écosystème et la biodiversité 

  4. Quelles sont les alternatives ? L’objectif de moins et mieux consommer nous amène donc à chercher des alternatives plus locales pour réduire le transport de marchandise et favoriser l’économie locale. Afin d’éviter la problématique du 5e point ci-dessous, il est préférable de privilégier des biens réparables ou recyclables facilement, engageant le moins de transformation et transport possible pour le futur bien recyclé.

  5. Est-ce que le produit s’inscrit dans une économie circulaire, sans création d’aucun déchet ? Le site web de Julien Vidal « Ca commence par moi » (6), à l’initiative de Julien Vidal, propose justement des réponses à ces questions. Il recense une grande quantité d’informations de ce qui peut être fait à notre échelle individuelle de manière très concrète. Son projet a été de trouver 1 action par jour directement applicable pendant 1 an. Le site recense aujourd’hui plus de 400 actions. Les livres accompagnants vers un mode de vie zéro déchet sont de très bons guides pour trouver des solutions.

Après s’être posé ces questions, la décision finale de tel ou tel achat ou service amène un sentiment de fierté. Dès lors nous ne sommes plus qu’un simple produit de consommation mais nous nous élevons réellement à un niveau de consom’acteur, avec une meilleure maitrise de connaissance sur le bien lui-même, une meilleure connaissance sur notre impact écologique et donc un meilleur respect envers notre écosystème et la biodiversité qui va avec, nous autrement dit.

Mais il existe une limite : il n’est pas possible de maîtriser entièrement la chaîne de production de bout en bout et il n’est pas question non plus de revenir en arrière : des outils comme internet, les smartphones et ordinateurs, les voitures méritent de continuer d’exister. A défaut de ne pas pouvoir participer à leur éco-construction, ni d’être souverain technologiquement nous pouvons soutenir financièrement des projets intégrant une éco-conception inclus dans une économie circulaire, sans déchets, rendre commun ces équipements (7), favoriser leur neutralité (8).

La recherche de réponses à ces 5 questions prend du temps. Beaucoup de temps. Mais l’enjeu est à la hauteur de notre responsabilité de vie dans une société que l’on souhaite durable en tant que citoyen responsable. Nous nous sommes façonnés un rythme de vie trop rapide où l’on ne maitrise plus grand-chose… Il est primordial de changer ce paradigme : dégageons-nous du temps pour se recentrer sur nous-même, pour se reconnecter au vivant, pour réfléchir sur ce qui importe vraiment, pour s’informer, cultiver et se cultiver, pour participer à la vie politique locale dans son sens initial. Il existe de nombreux médias indépendants comme Thinkerview, Blast qui sont des sources d’informations générales très pertinentes et qui vont dans le sens de prendre le temps de s’informer.

Petit à petit, les colibris refont leur nid.

N’hésitons pas à partager autour de nous des bons conseils et à sensibiliser notre entourage, à créer du lien et se serrer les coudes. Nous avons besoin de tout le monde, de toutes nos différences et de nos richesses singulières. C’est notre cadre de vie qui est en jeu, notre écosystème, celui de cette belle planète et notre désir de laisser à nos enfants un cadre de vie toujours plus sain. Pausons nous. Observons nous à l’intérieur. Admirons la beauté naturelle du vivant autour de nous Participons collectivement et activement pour le bien commun. Montrons l’exemple. Restons un maximum cohérent tant que cela est possible. Prendre soin de soi c’est prendre soin de nous.

Votre compagnon, Jean-Noé

16/06/2019, MAJ 29/12/2025

(1) Lire la BD « L’hypercapitalisme » de Larry Gonick et Tim Kasser (2) Lire « Les 4 accords toltèque »s de Don Miguel Ruiz. Accord n°4 : Faites toujours de votre mieux. (3) Lire le manifeste Negawatt, de l’Association Negawatt : 1. Sobriété 2. Efficacité 3. Renouvelable (4) Google Amazon Facebook Apple Microsoft (5) Politique Agricole Commune (6) https://www.cacommenceparmoi.org/ (7) Service de partage de voiture comme Citiz (8) Neutralité du Net

 
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from Depuis les Gorces

#Feminisme #Societe

Pourquoi va-t-on chez lae psy ? Pour aller mieux, ou pour être une meilleure version de nous même ?

Devenir une meilleure personne

J'ai lu le témoignage d'une femme dont l’amoureux lui demande de changer pour qu'ils restent ensemble. Elle trouve que c’est bien car ça l’aide à devenir une meilleure personne. Elle va même voir un psy pour qu’il l’aide à s’améliorer.

Devenir une meilleure version de soi-même

J'étais mal à l’aise en lisant ce témoignage. J'avais l'impression que son compagnon était un manipulateur et qu'il la fait se sentir nulle.

Et en même temps, qu’est-ce que je peux dire moi qui ai lu des tas de livres de développement personnel dans la bibliothèque de mon père, puis dans ma kobo pour comprendre comment devenir meilleure, savoir mieux y faire avec les humains, pour apprendre, et dans la vie ? Mais j'ai l'impression qu'il y a une différence entre vouloir changer, et que quelqu'un veuille qu'on change.

Être mieux, pas aller mieux

Récemment, j’ai mangé avec une mastopote qui m’a dit :

« le psy c’est pour aller mieux pas pour être mieux »

Et là j’ai réalisé. C’était tellement bien dit. C’était tellement ça.

D'ailleurs, j'ai commencé à aller voir une psy il y a un an. Ma demande était de reprendre du contrôle sur ma vie pro, et donc de changer, j'avais besoin d'aller mieux (et de dormir mieux), mais pas d'être meilleure...

Doit-on changer pour celleux qu’on aime ?

Ma mère m’a toujours dit qu’aimer une personne en espérant qu’elle change, c’est peine perdue.

Et effectivement, je crois qu’aimer une personne ce n’est pas lui trouver aucun défaut. C’est de connaître ses défauts et se dire que c’est OK, ça fait partie du lot, et ça nous va.

J’ai par exemple une de mes meilleures amies qui n’est pas fiable (un truc que je déteste à un point très très élevé), une autre qui a glissé à droite, une qui est très chouchounette et parfois un peu pénible, une qui fait souvent des longs monologues grognon, une toujours en retard, … tout ça j’aime pas, mais chez mes amies, c’est OK. Je prends le package, je les aime avec leurs défauts, et je n’attends pas qu’elles changent.

Mon compagnon c’est pareil. Un jour peut être je ne supporterai plus ses défauts. Mais so far so good 💙.

Et à l’inverse, je pense aux compagnons toxiques de certaines de mes amies. Ces hommes les maltraitent : blagues dénigrantes devant les copaines et leurs enfants, reproches constants, colères et chantage affectif. J’aimerais qu’eux changent, ou que mes copines les quittent. Mais en écrivant ces lignes je me dis que ces hommes sont maltraitants car ils vont mal et ne se soignent pas. En fait, je rêverais qu’ils aillent mieux, qu’ils se soignent, et qu’ils deviennent les conjoints normaux dont mes copines sont tombé amoureuses.

Développement personnel, coaching, ou psychothérapie ?

Du coup je crois que je vois mieux la différence entre coaching et psychothérapie.

👉 En tant que pédagogue ou sportive, lea coach c’est la personne qui te permet d’être performant·e et d’atteindre tes objectifs. Tu apprends des techniques, et iel t’aide à les mettre en œuvre. Parfois cela demande de réfléchir à comment tu fonctionnes, mais ça n’est pas l’objectif. La finalité est la performance.

👉 À l’inverse, lea psychologue, c’est la personne qui t’aide à aller mieux. Parfois ça veut dire apprendre des techniques, parfois ça veut dire réfléchir à comment tu fonctionnes. La finalité c’est le mieux-être.

Je crois que cette distinction ne m’était pas aussi claire. Peut être que vous n’avez pas exactement la même, peut être que ça n’est pas la distinction officielle, je ne suis pas allée googler vu que j’écris ce billet dans un train avec très peu de wifi.

 
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from Un Spicilège

Mort d'un acteur

Comme souvent, je me baladais au hasard sur les sites de replay à la recherche de courts métrages quand l'affiche de Mort d'un acteur m'a interpelée. Comme j'étais contente de découvrir Philippe Rebbot dans ce format. Cela fait si longtemps que je le vois promener son allure efflanquée dans le cinéma français sans vraiment m'attarder sur sa carrière. J'ai enfin pu prendre le temps de découvrir cet acteur à l'atypisme attractif car il est le personnage principal de ce court métrage plein de malice, qui nous interroge sur ce que représente vraiment exister (ou disparaître) quand il s'agit d'une carrière artistique.

Un beau matin, Philippe Rebbot découvre que sa mort est annoncée dans les médias... alors même qu'il est parfaitement en vie. Cette anomalie va l'entraîner dans une suite de situations absurdes, dans lesquelles l'humour omniprésent va parfois laisser place à une ironie mordante. Le film s’amuse en effet beaucoup de son titre,à prendre au sens littéral tout autant que métaphorique. Si la mort est au départ administrative, elle permet de mettre le doigt sur une interrogation : un comédien sur le retour n'est-il pas déjà « mort » pour une partie de la profession ?

Mais ne plombons pas l'ambiance de cette fin d'année. Si Mort d’un acteur fait un constat lucide, c'est avant tout un film léger qui parle avec tendresse du métier d'acteur, que ce soit quand on brille qu'au moment où le téléphone sonne un peu moins. Si la mise en scène est discrète, elle laisse toute la place au jeu, principal atout du film. Face à un Philippe Rebbot remarquable, tout en maîtrise et en autodérision, on retrouve l'énergie de Finnegan Oldfield (que j'apprécie de plus en plus) parfait antagoniste à la nonchalance du premier.

Grinçant et futé, Mort d’un acteur se regarde avec un vrai plaisir, avant tout pour passer un moment drôle avec de bons acteurs.


Mort d'un acteur | Ambroise Rateau | 2024

 
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from Depuis les Gorces

Réflexions sur la place du tricot dans notre groupe social et du modèle patriarcal que nous montrons à nos enfants.

#Féminisme #Société Je reviens d’un voyage au Danemark chez ma sœur qui est passionnée de tricot. C’était l’occasion pour moi de me motiver à terminer un mini projet démarré il y a très longtemps en ayant de l’aide pour réparer mes erreurs.

On a tricoté, et je me suis aussi souvenu de ce qui ne me plaisait pas : c’est « un truc de filles ». Je n’ai vu que des femmes tricoter, acheter de la laine, ou parler de tricot. En tricotant chez ma sœur, deux mailles à l’endroit, deux mailles à l’envers, je crois que le tricot m’a amenée un peu plus loin dans mes réflexions.

L’égalité hommes-femmes dans ma génération

J’ai grandi à une époque et dans un groupe social où un homme qui faisait la cuisine ou qui allait chercher son enfant à l’école était un héros. Les tâches domestiques étaient encore très largement réalisées par les femmes, même quand elles travaillaient en dehors de la maison. On a été sensibilisé·es dès l'école aux inégalités entre les hommes et les femmes. On nous a expliqué que c’était dommage que les filles ne choisissent pas assez les carrières bien vues comme ingénieure ou médecin ou astronaute. On ne nous disait pas par contre que les petits garçons ne choisissaient pas assez les carrières d’infirmier ou de technicien de surface.

L’une des luttes féministes de ma génération est de se battre pour partager équitablement la charge domestique : vaisselle, courses, cuisine, ménage, charge mentale, et pour celleux qui en ont : les soins aux enfants. On veut aussi accéder aux mêmes carrières que celles des hommes, et avoir le même salaire – qu’on n’obtient toujours pas. Et les copaines qui ont des enfants rêvent que leurs filles veuillent être astronautes et pas princesses ; on rêve de casser le schéma ! 

On a beaucoup changé, mais rien n’a changé

Mon frère est un super papa : il cuisine, il fait les courses et la vaisselle, il nettoie le sol de sa propre initiative, il a pris du congé paternité, il sait s’occuper de sa fille sans avoir besoin de demander à sa mère ce qu’il faut mettre dans le sac. C’est pareil pour le compagnon de ma sœur. Et je pourrais dire la même chose d’un certain nombre d’hommes de ma génération et de ma classe sociale : des hommes modernes qui partagent (presque) équitablement les tâches domestiques.

Mais quand j’écoute les copaines un peu plus âgé·es que mes frangins, visiblement, le partage des tâches domestiques ne change pas grand-chose dans les goûts genrés de leurs enfants. Malgré des pyjamas dinosaures et beaucoup de jouets non genrés, les petites filles veulent encore des trucs de princesse et les garçons des pelleteuses ou des camions de pompier.

Alors en général je me dis que le problème est à la crèche, ou à l’école, ou à la TV (même si mes copaines bobos regardent très peu la TV), ou alors le problème ce sont les grands parents ?

Les loisirs et le patriarcat

Au repas de Noël, quand j’ai vu les hommes et les femmes en cuisine, puis les femmes qui parlent tricot, et qui tricotent, et pas les hommes, je me suis demandée :

Pourquoi les hommes cuisinent, font la vaisselle, mais ne tricotent pas ?

En fait, la réponse est simple (mais j’ai mis plusieurs jours à comprendre). Dans notre société consumériste, le tricot est un loisir, au même titre que la céramique ou la menuiserie. Ce n’est pas une tâche domestique.

Et autant nous nous sommes battues pour lutter contre la distribution genrée des tâches domestiques, autant, les loisirs sont majoritairement resté en dehors du champ des luttes féministes.

Les hommes continuent à avoir des loisirs d’homme, et les femmes des loisirs de femme, comme le tricot.

Nos loisirs montrent une socialisation genrée à nos enfants

Toustes mes copaines progressistes veulent élever leurs enfants sans distinction de genre. Iels proposent des camions aux petites filles et des poupées aux petits garçons.

C’est aussi une des raisons qui poussent certaines de mes copines à exiger que leur compagnon partage équitablement les tâches domestiques (quel exemple on va montrer aux enfants?). C’est aussi cette raison, et aussi l’envie de réussir, qui pousse des copines à avoir une belle carrière. Montrer qu’on peut y arriver, et qu’on peut avoir un équilibre dans le couple.

Mais je réalise que ça n’est qu’une partie du problème et qu’on incarne le patriarcat dans beaucoup d'activités de notre quotidien.

  • Papa fait la vaisselle, mais papa ne tricote pas, ne coud pas, ne fait pas de yoga. Et aucun papa ne tricote, ne coud ou ne fait du yoga. Par contre beaucoup de papa font du trail ou de la course, regardent le sport à la TV, et parfois un peu de bricolage. Mais aucun papa n’a des activités « typiquement féminines », ou bien c’est une exception très étrange.
  • Maman fait aussi la vaisselle, et souvent elle a des loisirs créatifs : elle coud, ou tricote, ou elle décore la maison… Et si elle ne le fait pas, quasiment toutes les autres mamans le font. Certaines maman font aussi quelques activités « typiquement masculines » comme faire de la course ou du vélo, et c’est plutôt bien vu.

Rajoutons à cela que papa sort avec ses copains boire une bière et regarder le match, et que maman va avec des copines faire un thé poterie. Ou bien que les filles tricotent pendant que les gars regardent les news sur leur téléphone, et voici tout un ensemble de situations où nous expliquons par la pratique aux enfants que les garçons et les filles ne se mélangent pas et ne font pas la même chose.

Nos loisirs expliquent aux enfants que les hommes et les femmes sont deux groupes sociaux très différents, avec des activités différentes. Et elleux apprennent à faire comme « une femme » ou comme « un homme » selon leur genre.

(il y a aussi évidemment toutes les fois où on dit à une petite fille qu'elle est jolie et à un petit garçon que c'est un acrobate et un futur alpiniste).

Le patriarcat et la dévalorisation des activités typiquement féminines

On pourrait dire : en quoi c’est grave que les petits garçons fassent massivement du foot alors que les petites filles vont à la gym ou apprennent à tricoter ? On n’apprend pas davantage de physique au foot plus qu’à la gym ? (puisque le problème au coeur de ma génération était l'accès à des métiers « valorisés »).

Mais le problème, c’est que toutes les activités féminines sont moins valorisées que celles réalisées majoritairement par des hommes.

  1. Les métiers masculins comme chirurgiens sont (beaucoup) mieux rémunérés que les métiers féminins comme infirmière.
  2. Et cette hiérarchie existe aussi pour les loisirs. Un garçon qui fait de la danse sera moqué, alors qu’une fille qui fait du planeur sera valorisée.

Et ça pourrait ne pas être grave, si cette dévalorisation des activités « typiquement féminines » n’avait pas un impact dans d’autres pans de la vie. Je ne me vois pas écrire « tricot » comme loisir sur un CV pour un poste, mais j’écrirais bricolage ou planeur. Mes loisirs et mes goûts plus généralement auront un impact sur ma carrière.

En effet, si j’aime le foot, je peux aller voir des matchs de foot avec les collègues hommes, être bien perçu car j’ai joué dans le même club que le chef quand j’étais enfant, ou bien simplement participer aux conversations chaque midi. Si je n’aime pas le foot, ni aucune des activités typiquement masculines, il me sera très difficile de m’intégrer dans un milieu d’hommes. Et lors de mon entretien d’embauche, il est très probable qu’on me préfèrera un homme qui a l’air plus proche « de la culture de l’équipe ou de l’entreprise ».

Et je crois que j’avais implicitement bien compris ça quand j’étais jeune. Et plutôt que de vouloir renverser le patriarcat, moi, je voulais faire les trucs cools, les trucs de mecs. Et donc je ne voulais pas être la fille qui tricote et qui rêve de se marier et d’avoir des enfants. Même si j’adorais faire des choses de mes mains et que j’avais en même temps envie de tricoter. Et surtout, c’est à cause de cette hiérarchie de valeurs que les hommes ne trouvent pas désirables nos activités de loisir. Ce ne sont pas les activités de leurs pairs, et en plus, c’est des activités de filles.

Je ne sais pas comment on donnera envie aux hommes de tricoter, (à part en renversant le patriarcat, mais on fait comment ?) mais je sais que tant que nos loisirs seront genrés, on ne pourra pas être surpris·es que les petites filles veuillent devenir des princesses, ou en tous cas, faire tout ce qu’il faut pour intégrer le groupe des « filles-femmes ».

#Feminisme

 
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