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from ellie

Je profite de mes derniers jours de vacances pour continuer de faire du crochet.

J'ai offert un citron que j'avais fait à une de mes belles soeurs, donc il va falloir que j'en fasse un nouveau pour ma dinette en crochet. Et une de mes nièce voulait aussi que je lui fasse un autre citron en crochet. Ça m'en fait deux nouveaux à faire !

J'ai essayé à l'improviste également de faire un bracelet. En partant d'une chaine de quatre mailles puis en la montant. J'ai relié les deux côté de manière scabreuse, mais c'est fonctionnel. En alternant entre maille une coulée pour joindre les deux bouts et une maille serrée classique pour avancer dans la largeur. Ce qui est pratique aussi c'est que le crochet est légèrement extensible, donc il n'y a pas besoin d'avoir quelque chose de très ajusté. Il suffit de l'étendre un peu pour l'enfiler.

Sinon je n'ai rien d'autre de particulier à raconter.

Enfin je pourrai aussi parler de l'ambiance de ces vacances, mais je n'ai pas trop envie de m'étaler sur les relations familiales.

Déjà plus que deux jours de vacances. Et je n'ai pas avancé d'un iota ce sur quoi j'étais sensé avancer, à savoir : l'article sur les logiciels probabilistes, le projet de stage, et l'écrit de trois pages sur l'accueil...

Bon j'ai toujours l'impression que je serai en mesure de rattraper ça plus tard... Mais en même temps je sens aussi que je suis en train de me mettre en difficulté pour la rentrée.

Voila un autre sujet de réflexion sur lequel j'aimerai prendre le temps de m'étendre un peu plus. La procrastination...

Quand bien même ce soit quelque chose de commun et de partager par de nombreuses personnes, j'aimerai aussi mieux comprendre comment cela se passe dans ma tête pour être en mesure de m'aider à progresser. J'arrive encore à plus de trente ans à me mettre dans des situations de difficulté et donc de stress intense parce que je repousse du travail à plus tard. Bref.

Affaire à suivre.

 
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from ellie

Ça fait un moment que j'ai envie d'écrire. L'envie de mettre à plat mes réflexions, brèves ou plus approfondies ; ces réflexions nocturnes que j'ai le soir à ma fenêtre en fumant mes deux seules et dernière cigarettes de la journée.

Je suis passée par différentes étapes pour tenter de prendre cette habitudes pour l'écriture, mais jusque là en vain.

Me connaissant je savais qu'une approche par la discipline n'allait pas fonctionner pour moi. Je n'arriverai pas à m'installer, ne serait-ce que quelques minutes, tous les jours pour écrire.

J'ai alors exploré différentes manières de rendre désirable l'écriture.

Comme souvent, j'ai démarré en cherchant des logiciels que je trouvais esthétiques pour m'inviter à écrire, mais sans succès. Cela n'était pas suffisant, et une fois sur mon ordinateur mon envie était détournée vers des lectures sur internet.

Je me suis alors dit qu'il fallait plutôt que j'écrive sur un support physique, pour ne pas être distrait par le numérique. Problème : mon écriture manuelle est inesthétique et douloureuse – je me suis récemment fait diagnostiqué d'un trouble : une dystonie focale au niveau de la main. Mais je suis une rééducation, tout espoir n'est pas perdu ! Peut-être pourrai-je prendre plaisir d'ici quelques mois à écrire à la main.

J'ai exploré ensuite une nouvelle idée : la machine à écrire. L'instrument est beau et ne peut servir qu'à une seule tâche : écrire. Son poids, qui est aussi un inconvénient, me permet également de penser à un espace dédié pour la machine à écrire chez moi.

J'ai alors commencé à mettre en place cette espace d'écriture, avec un petit bureau récupéré d'occasion, que j'ai pu partiellement retapé avec ma partenaire.

Mais cette sollicitation douce – par l'objet et l'aménagement d'espace – n'a pas été suffisante ; l'habitude d'écrire n'a pas infusée.

À ce moment là je me suis dit qu'en plus d'un objet dédié à l'écriture et plaisant à utiliser, il fallait aussi qu'il soit accessible tout au long de la journée pour me permettre d'écrire mes pensées lorsqu'elles viennent.

J'ai alors acheté différents carnet pour prendre des notes. Carnet que j'amène partout avec moi. J'ai bricolé une lanière pour y attacher le carnet et alors pouvoir l'avoir avec moi en bandoulière, même sans sac.

Je crois que ça a aidé. Même si l'écriture à la main était compliqué, ça m'a permis de prendre des notes diverses sur mon carnet et m'habituer à ce format.

Et puis cette usage du carnet était couplé avec l'objectif d'être moins dépendante de mon téléphone. De pouvoir avoir des feuillets pour mon agenda, mes tâches, mes listes, etc.

En ayant un carnet versatile qui avait aussi d'autres usages, je pense que cela m'a permis de m'habituer à prendre un stylo pour écrire – facilitant l'envie de mettre par écrit des réflexions.

Toutefois je ne suis pas arrivée à une situation où j'inscris de nombreuses pensées dans mon carnet, d'une part la barrière de l'écriture manuelle reste encore trop grande et d'autres part j'ai tout de même besoin de me poser sur un support pour écrire.

Toutes ces expériences m'amènent à aujourd'hui, où j'essai de nouveau de passer par le format numérique de blog.

Je me rends compte que revenir à ce format ne répond pas au première problématiques que j'avais formulé. Pourtant j'ai la sensation que cette fois-ci ça peut fonctionner, ou m'aider à avancer.

Peut-être que je me leurre. Ou peut-être aussi que j'ai mûrie. Que mon envie d'écrire à évoluer et s'est clarifiée. Que les premiers freins que j'avais identifié : distraction du numérique, création d'une habitude ; ont changé.

Je suis peut-être davantage en mesure maintenant de gérer mon envie de distraction ? Et les différents format que j'ai exploré ont peut-être initié, bonnant malant, une amorce d'habitude ?

En tous les cas : j'écris. Et ça me fait plaisir. C'est l'essentiel.

D'autre réflexions que j'ai pu avoir sur les freins que j'avais à écrire m'ont amené à me questionner aussi sur lae destinataire de l'écrit.

En effet j'ai l'impression que pour de précédentes tentatives ou l'écriture de certains billet, il était important pour moi d'identifier clairement pour qui et à qui j'écrivais.

Je me rendais compte qu'en ayant un ou une destinataire identifiée il m'était plus facile de dérouler une pensée. De la même manière, lorsque je suis dans mes pensées le soir à la fenêtre, ces réflexions prennent la forme de dialogues fictifs que je pourrai avoir avec des personnes de mon entourage.

C'est d'ailleurs souvent un point de départ des réflexions noctures, que de penser en premier lieu à une personne, et ensuite viennent les sujets de discussion.

C'est que récemment que m'est venu l'idée que ce qui rendait difficile l'écriture sur mon précédent blog était la question des destinataires, mais d'une nouvelle manière.

Je pensais jusque là que c'était parce que je n'avais pas d'interlocuteurice désignée. Mais de récentes situations m'ont aidé à comprendre que ce qui me mettait en difficulté ce n'était pas le flou sur la ou les personnes liseuses, mais davantage la variété de lecteurices potentielles.

Il y a quelques semaines j'ai eu une discussion avec une personne de mon réseau professionnel autour de ma posture profesionnelle et ce que qui faisait mon individualité. Et ce sujet m'a mis en difficulté.

Je ne parvenais pas à exprimer quel type de professionnelle je pouvais être, ou peut-être ne voulais-je pas le dire.

Et effectivement je prends conscience aujourd'hui de ma sensibilité au milieu dans lequel je vis. Comme beaucoup, je suis sensible au regard des autres, à ce qu'iels peuvent penser de moi. Mais je n'avais pas nécessairement réalisé que j'étais aussi dépendante du regard et des attentes des autres pour pouvoir me situer.

Pas tant que je sois incapable d'avoir une individualité, mais davantage parce que je redoute le jugement et l'exclusion. Alors je patiente et observe pour comprendre ce qui est attendu de moi et performer en conséquence. Et c'est seulement lorsque je pense avoir gagné une certaine confiance et légitimité que je me permets d'exprimer davantage mon personnalité, petit bout par petit bout.

C'est ainsi que j'en suis venu à faire le parallèle avec l'écriture. Ne sachant pas qui pourrait lire, je n'arrive pas à assumer mes écrits. Ne sachant pas qui pourrait lire, je ne sais pas ce qui peut être attendu de moi. Ne sachant pas qui pourrait lire, je m'inquiète que mon écrit puisse plaire à certains mais déplaire à d'autres. J'ai l'impression de jouer sur plusieurs tableaux, dans différentes sphères sociales, pour lesquelles je ne suis pas encore en confiance suffisante. Alors je m'abstient d'écrire.

L'écriture sous pseudo apparait donc comme une possible solution. Non pas pour ne pas avoir à assumer, mais pour ne pas avoir à devoir satisfaire.

Alors je pourrai me dire “arrête de penser aux autres”, mais ce n'est pas suffisament sécurisant pour moi.

Je verrai ce que cela donne.

Je me rends compte aussi en écrivant tout ça, qu'une des difficulté que je pensais identifiée comme étant le flou sur lae destinataire, ne se manifeste pas ici.

Alors certainement que penser à qui j'écris m'aide, comme je peux le faire dans mes réflexions du soir. Mais j'arrive aussi à écrire sans m'adresser à une personne en particulier. Et j'écris ce qui me vient. Ça me va. Tout cela me va bien.

Dans mes réflexion sur ce qui pouvait m'aider à écire, j'avais aussi un moment suggéré que démarrer un écrit en cherchant à répondre à une question pouvait être aidant. C'est d'ailleurs comme ça que j'ai démarré ce billet.

Mais je me questionne aussi sur ce point de départ. Constatant que là j'écris les choses qui me viennent, sans autre objectifs que dérouler de qui me vient à l'esprit. Chercher à répondre à une quesiton précise pourrait être limitant. Ou alors il faut que je n'utilise une question que comme amorce et non comme objet d'écriture.

Affaire à suivre.

 
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from yamanashi

#NOTE été 2026

J’ai reçu à la fin de l’année scolaire un cadeau original. Il a été cousu à la machine par Joanne, une élève de CM1. Le tissu extérieur est rayé verticalement. Les couleurs sont vert d’eau et kaki clair. L’intérieur doublé est de couleur écrue. C’est un  : un tote bag. Étymologiquement, le mot vient de l'anglais « to tote », qui signifie « trimbaler ». Au début du XXe siècle, les postiers britanniques utilisaient de tels sacs, plus légers qu'une sacoche en cuir, pour livrer le courrier. 3 jours plus tard, je suis hospitalisé en ambulatoire pour une intervention chirurgicale assez courante. La convalescence est longue : deux mois. Le chirurgien m’a donné une consigne stricte : ne pas porter d’objets lourds. Le lendemain matin de mon opération, je passe mon tote bag à l’épaule. Il contient quelques mouchoirs, les clés, le porte-monnaie et le journal du jour reçu dans la boîte aux lettres. Je commence ma rééducation en marchant dans les rues voisines. Selon les sorties, le contenu change : magazine, livre, appareil photo compact, casquette, gourde, carnet de notes… Le tote bag ne me quitte pas ! Sept semaine plus tard, je me sens capable de porter des charges plus lourdes. Je reprends mon sac à dos bleu habituel. Je le remplis d’affaires utiles pour la journée. A plusieurs reprises, je me rends compte que je n’arrive plus à retrouver ce que je cherche. Tout disparaît systématiquement au fond du sac. C’est décidé, je ne me séparerai plus de mon superbe cadeau !

 
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from Un rat bleu

L’heure d’une récréation. Jouons aux devinettes.

Mission d’essence

Qui suis‑je ?

Je suis un grain de sable parmi mes semblables, mais le désert n’est pas notre foyer. Nous sommes raffinés, dentelés, mais nous ne faisons pas dans la dentelle.

Sans un corps féminin pour nous vêtir, nos entrechocs nous endommageraient. Seules des mains expertes pourraient intervenir avec de l’huile de coude et nous inspecter de plus près.

Très peu disposent des clés pour nous atteindre. Nous sommes gardés par nos parents : L’un est un arbre, parfois d’un bois différent. L’autre est une boîte, toujours en train de nous étreindre.

Nous partageons le même lien de parenté, mais je me singularise par ma parité. À moi seule, je peux changer la polarité d’une rotation dès la conception orientée.

Pourtant, je ne diffère que d’une seule unité. Une pièce suffit pour être mise de côté par le reste de la fratrie dans le même repaire, moquée à cause de mes manières arriérées.

Je n’étais même pas présent dans les premiers exemplaires. Seule comptait la course à l’unidirectionnelle vélocité. Mais un jour, toute matière véhiculée doit s’arrêter. Toutefois, le freinage n’est pas mon utilité.

La plupart du temps, je demeure inactivée. Mais quand vient le moment de corriger une erreur et de réparer les pots cassés, on fait appel à moi, parfois en pleurs.

Tout près du mur, au bout de la voie de garage, loin sont les railleries et les doutes sur ma valeur. Me manœuvrer nécessite un habile pilotage, sans quoi peuvent être provoqués d’autres heurts.

Alors que mes pairs sont dédiés à accélérer des modes précipitées, ma destinée est d’ouvrir une possibilité à une humanité toujours plus pressée.

Qui suis‑je ?

#ContesDeMathysSille #Poème #Énigme

 
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from acendrou

Matériel : – 1 clé USB de capture de vidéo depuis une sortie composite ou RCA – 1 ordinateur avec support matériel d'encodage h.265

Logiciels : – Sous Windows driver pour la clé USB de capture, sinon sous Linux les kernels le supportent par défaut – VLC (https://www.videolan.org/vlc/) – Handbrake (https://handbrake.fr/)

Procédures

(je ne décris que la partie de VLC sous linux)

  1. Connecter le signal composite depuis le magnétoscope (souvent ceux à l'arrière pas ceux de devant, c'est la différence entre les entrées / sorties)

  2. Allumer, mettre la cassette, rembobiner si besoin.

  3. Brancher la clé USB, puis ouvrir VLC

  4. Configurer sous VLC (en anglais): Media –> open capture device Capture mode : video camera Sélectionner video device name et audio device name ( a tester les plusieurs options car les noms ne sont pas parlant) Vidéo standard : En France, pal ou secam les plus courants, si il y a du bruit sur l'image c'est que c'est le mauvais paramètre essayer avec l'autre J'ai mis précisément : PAL D pour les cassettes provenant de caméscope et du SECAM D pour celles qui sont des films commerciaux. Cocher advanced controls dans view pour pouvoir avoir l'option de enregistrer dans la barre du bas

  5. Ensuite appuyer sur le bouton rouge en bas pour lancer l'enregistrement

  6. Jouer la cassette

  7. Laisser la cassette tourner jusqu'à la fin

  8. Rappuyer sur le bouton rouge pour arrêter l'enregistrement

  9. Compresser la vidéo enregistrée Les fichiers sont énormes (1 à 2go la minute) –> il faut les compresser ensuite. Dans Handbrake, choisir le format, j'ai mis tout par défaut en h.265 car j'avais de l'encodage matériel en h.265, bien sélectionner le désentrelacement mode decomb puis lancer l'encodage.

Voilà

Optionnel : recouper avec losslesscut (https://losslesscut.app/) pour enlever les ajouts de séquences bleues si l'enregistrement n'a pas été arrêté exactement quand la cassette s'est terminée.

P.S.: Voir aussi ce post qui me fut utile : https://maya.sh/carte-acquisition-vhs.html

 
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from 𝐋🅦🆄𝐢𝖇-ᖆ_🐧

Il y bien longtemps que j'ai abandonné Samsung pour mon smartphone, la série S étant devenu hors de prix, et surtout j'en pouvais plus de One UI leur surcouche pleine de bloatware et qui décide “ce que” et “comment” l'utilisateur doit faire, en faisant tout pour que vous utilisiez leurs applications maison (qu'on ne peux pas virer) avec la création d'un p**** compte Samsung, qui font la même choses en doublon de celles d'Android (Google). Et sans même aborder le sujet de “Samsung veut faire bouffer de l'IA à toutes les sauces” partout dans ses produits.

Ce mois-ci, une petite piqure de rappel que je hais Samsung au même titre que Apple ou Google et bien d'autres. Ces grands consortiums, qui imposent leur utilisateurs leurs visions Techno-Féodales.

Ma maman a depuis 2017 une tablette Samsung Tab A (SM-T555), elle est très satisfaite et son utilisation de la batterie a l'air bonne. Elle n'utilise aucuns verrouillages de l'écran ni compte Samsung.

En juillet 2026, tout à coup (10 ans sans emmerdes) la tablette demande un mot de passe pour déverrouiller l'écran, et d'une manière que je n'avais jamais vu sur Android. Impossible d'utiliser la tablette et accéder aux applications.

Donc c'est là que je maudis les “ingénieurs” Samsung sur 100 générations:
  • la tablette indique que “votre un mot de passe qui contient au moins 4 caractères, parmi lesquels au moins 1 lettre”. Ma maman n'a aucun souvenir d'avoir saisi un mot de passe lors de la première utilisation, n'en a jamais mis, l'écran n'était pas verrouillé par aucunes des méthodes standards disponibles dans Android. Bref pas de mot de passe.
  • On a quand même essayé ses mots de passe, compte Google et autres. Rien
  • En plus à chaque mot de passe erroné il faut attendre 30 sec.
  • Bonus Coréen, cette merde empêche d'éteindre la tablette.
  • Bien sûr un redémarrage a été essayé, mais ça revient direct à cette demande de mot de passe.
  • un temps fou de perdu à s'arracher les cheveux.

Après des recherches sur le net, spoiler, c'est un bug de mise à jour Samsung, qui arrive par cycle sur différents appareils. Samsung n'en à rien à foutre, vous pouvez toujours déposer sur un hypothétique centre SAV Samsung, payer entre 50 et 80€ pour faire restauration d'usine avec perte de toutes les données.

Il y a même un journaliste de 60 millions de consommateurs qui s'est penché sur le scandaleux sujet.

Je trouve donc la méthode pour accéder au menu de boot et de restauration de cette tablette: – redémarrer, et appuyer sur power + volume haut + home – Ah non, il faut le faire tablette éteinte ... On peut pas éteindre complément la tablette avec cette merde de mot de passe! – Je branche une lampe sur le port USB de la tablette pour la décharger plus vite, elle était chargée qu'à 65%, ça a pris 5h... – Je branche la tablette complètement déchargée sur un chargeur USB et je l'allume selon la méthode des 3 boutons, juste après qu'elle ai commencé à charger. – Là elle essaye de se mettre à jour et échoue lamentablement. – Je dois jouer avec les boutons pour faire apparaitre le menu. – J'ai enfin ce menu! J'ai quand même essayé un Wipe de Dalvik cache et redémarré mais non toujours cette de merde de mot de passe. – Plus le choix restauration d'usine et adios les données non sauvegardées.💣

Je récupère enfin la tablette à zéro, il a plus qu'à tout reconfigurer – première chose mettre le Wifi et vérifier s'il y a une MAJ de l'OS. Rien, Android 7 dernière version disponible. Pouah ça date. Merci Samsung qui en à rien foutre des MAJ (surtout de sécurité) une fois le matos vendu. – deuxièmes install de F-Droid dans l'optique de mettre que des applis open source, avec lesquelles on peut exporter et sauvegarder manuellement ses données. Pas comme ces logiciels privateurs Samsung. – Et là c'est le drame, Android 7 oblige, casi aucunes app ne sont compatibles (hein Fossily!) – Je me dis, je vais remettre le compte Google dans l'espoir que le Google play et services se mettent à jour. Je ne peux même pas installer Firefox!? – J'ai donc été chercher des versions archivées de Firefox et Fossily Galerie compatibles avec Android 7. – Pour ce qui est de Comaps, Joplin,VLC, NewPipe et Librera Reader installés depuis F-Droid, pas de souci, comme quoi quand on veut... Signal Depuis Google Play.

Bien sur, on peut dixit XDA-Developper installer Lineage OS (Android 14) mais je n'avais pas l'envie et le temps de me lancer là dedans. Peut être plus tard quand les besoins et usages de ma maman avec sa tablette le nécessiterons.

Un déchet électronique d'évité, des sous économisés et surtout Samsung plus jamais ça encore plus.


#LogicielsLibres #Humeur #Liens #3615MyLife

 
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from Nine-Owl

Nous sommes début octobre et le départ pour la première étape de notre voyage à vélo à deux approche à grand pas. La question cruciale pour toutes personnes s'apprêtant à partir en voyage se présente alors à nous :

“comment on se déplace, et qu'est-ce qu'on prend avec nous ?”

L'idée de construire nos propres vélos nous est venue assez vite, mais étant donné notre budget serré, nous allions devoir être inventifs ! Aussi, l'objectif n'est pas de mettre en avant une prouesse sportive, d'où notre choix d'emprunter les transports en communs pour faire le maximum de distance possible lors de nos déplacements.

Nous avions un objectif ambitieux mais que nous n'avons pas perdu de vue : ne pas dépenser plus de 200 euros pour nos vélos de voyage, sacoches comprises. Nous souhaitions également pouvoir réparer nos vélos facilement, et privilégier le confortable/ robuste à la performance.

Nous avons procédé d'une manière simple : tout ce que l'on achetait pour les vélos allait dans une cagnotte que l'on allait diviser par deux à la fin. Si on faisait une affaire sur un vélo, elle profitait à l'un comme à l'autre !

Nous recherchions donc des VTT anciens en acier (1990 – 2000), avec 3 plateaux à l'avant, 7 vitesses au moins à l'arrière, pas de freins à disque car plus compliqué à réparer, et sans suspensions. Ce sont des vélos un peu lourds mais plus confortables que de l'aluminium et surtout très robuste. Autre avantage, moins ils semblent coûter chers, moins ils intéressent les voleurs ;–)

Ces 2 très bonnes vidéos nous ont beaucoup aidées à savoir ce dont nous avions vraiment besoin et non pas ce que les grandes marques voulaient nous vendre à tout prix !

Conseils pour un vélo de voyage robuste

Construction d'un vélo de voyage pour budget serré

Le soucis avec un vélo qui est sensé porter tes affaires, c'est le prix des fameuses sacoches, que nous voulions résistantes à la pluie. Le DIY nous a sauvé, avec des sacoches faites à partir de bidons de récup en plastique d'une contenance de 20 L.

Voici le tutoriel dont nous nous sommes inspirés si cela vous intéresse !

Saccoches vélo DIY Low-tech lab

Il ne restait plus qu'à trouver une association qui puisse nous accompagner et nous donner des conseils pour l'achat des vélos, la réparation, ect ... Dans notre cas, nous étions en rase campagne et pas d'association d'autoréparation à l'horizon. Mais il existe toujours une personne désireuse de partager son savoir sur n'importe quel sujet si on ose demander ! ( Merci à Séraphin, 75 ans, qui nous a gentiment aidé à remettre sur pieds nos vieux vélos )

Nous étions prêt pour surfer sur Le Bon Coin, trouver vélos, portes bagages, pneus, et tout ce dont nous avions besoin !

C'est à ce moment que nous avons découvert que les portes bagages avant étaient très chers et plutôt rares ! Le DIY a de nouveau été notre ami, en nous inspirant de ce très bon tutoriel youtube. Seule différence, nous avons utilisé un vieux cadre de vélo de course qui partait à la beine pour récupérer des tubes d'aciers comme matière première.

Autre petit conseil, les vieux VTT on la particularité d'avoir des guidons assez bas, et il n'est pas toujours facile d'en trouver à sa taille si vous être grand.e.s comme moi. J'ai utilisé pour ma part cette rallonge de fourche à 30 euros qui a réglé mon problème !

Après 1 mois de recherche, réparation, tests et ajustements, nos vélos étaient terminés, et tout ça pour un total de 190 euros par personne ! Nous n'étions pas des experts de la réparation et pourtant, le résultat dépasse de loin nos espérances =–). Nous avons enfin pu enfourcher nos montures le 1er novembre, sous la pluie, pour le début de notre aventure.

A bientôt sur la route –>

 
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from Blog d'une enfant de ce siècle

LETTRE OUVERTE A MARC SMITH
Marc Smith

Marc Smith est un poète américain qui a grandi à Chicago.

Le slam, selon la Ligue Slam de France, est “Une poésie vivante, un espace de diffusion accessible à tous et un public impliqué donnant directement son avis.

« Slam » terme anglais qui signifie sous forme de verbe « claquer » « gagner une victoire facilement » « critiquer »

« Slam » le nom signifie « bruit violent » « tournois de poésie » « schelem » c’est un mot du 17ème siècle probablement d’origine scandinave “

Les scènes slam ont été créées par Marc Smith... (“So What”/“Et alors?”) Et alors, il a régit quelques règles... Ces règles sont surtout valables pour les tournois de slam, et peuvent devenir plus souples sur certaines scènes comme les SPOKEN WORD, où nos mots résonnement avec les notes de musiciens qui jouent sur scène.

Ces règles officielles, les voici:

1.“déclamer son propre poème” (hors tournois, on peut en dire un qui n'est pas de nous, tant qu'on le précise avant ou après l'avoir récité) 2. “déclamer en 3 minutes ou moins” 3. “pas d’accessoires ou de déguisements” 4. “notation par le public de 0 a 10 avec un chiffre après la virgule pour éviter les ex aequo.”

En 1990 le Chicago Slam comité a décidé lors de l’organisation du premier Slam National américain de poser la règle qui”... 5. “interdit les accessoires et la musique”

Et il y a évidemment la question de la langue qui n'est pas citée mais reste implicite: Si certaines phrases sont prononcées dans une langue étrangère c'est toléré en tournois, mais pas tout le texte... Malgré la tolérance dont font preuve plusieurs, j'estime que ça reste un trop grand frein pour la compréhension globale et la capacité de le noter. Donc par déduction... 6. texte majoritairement en français.

Si je comprends bien, il s'agit de faire claquer vigoureusement les mots dans l'espace, et les laisser entendre par un large public, en acceptant le fait que nos mots et notre manière de les faire claquer soient critiqué.e.s. Mais... qu'en est-il en dehors du jury? Qu'en est-il en dehors des tournois? Quelle différence entre critiquer, et se sentir visé par un texte?

L'idée de blesser quelqu'un sans que cette personne ne se sente légitime à venir me parler pour me le dire iel-même en face, c'est une idée qui me terrifie. Assez pour me sentir illégitime à m'exprimer. Je me suis donc confrontée violemment à cette problématique, jusqu'à envisager d'écrire à Marc Smith lui-même:

DEMANDE DE PRÉCISION

Bonjour....

J'aimerais poser une question très personnelle à Marc Smith.

Cela fait trois ans que je m'exprime sur les scènes slam, mais je m'interroge de plus en plus. Suite à une remarque indirecte sur un de mes textes, je ressens un blocage profond et, n'arrive plus dire mes textes individuels depuis presque un an.

C'est important pour les tournois, de pouvoir les dire. J'arrive à dire des coécritures car je ne suis pas seule, et des textes qui ne sont pas de moi car c'est moins personnel, et des textes que j'écris dans une autre langue car ils sont plus durs à comprendre. Mais je ne me sens pas libre de dire mes textes solo dans ma langue, alors que j'en ai envie, et que j'ai envie de participer aux tournois. J'ai réalisé un gouffre entre ce que je dis et ce qui est perçu par l'autre. Avec les blessures de chacun, les émotions, les projections, je peux blesser ou décevoir l'autre sans le vouloir, sans le savoir, sans savoir comment, sans avoir de prise dessus.

C'est pourquoi je vous contacte. Par peur de l'erreur, j'aimerais comprendre mieux les lois qui régissent les scènes slam. Je me permets donc de vous adresser mes questions. Qui d'autre que vous serait le mieux placé pour y répondre?

Personnellement, je me suis fait une règle comme quoi, dès qu'un de mes textes évoque une personne que je connais, je ne donne jamais son prénom. Est-ce que vous envisageriez que cette règle soit générale?

Mais même dans ces conditions, faut-il prévenir une personne quand fait partie du public, si notre texte évoque un souvenir partagé ensemble? Ou bien, si on soupçonne notre texte d'être maladroit, doit-on le faire relire par un tiers qui fait partie du milieu, pour lui demander de valider ou invalider les valeurs que ce texte défend? Ou bien peut-on considérer que notre maladresse fait partie de nous, et nous garantit de rester authentique avec nos failles?

Le “trigger warning” que l'on peut annoncer quand notre texte parle d'un sujet dur à aborder, à quoi sert-il si personne ne décide de sortir pour se préserver? Doit-on parfois (ou toujours) se passer de parler de nos histoires personnelles pour ne pas blesser l'autre, alors qu'elles sont la raison même de notre présence sur les scènes, surtout quand le besoin d'expression est si fort qu'il nous fait souffrir?

Vous avez créé les scènes slam pour que la poésie soit accessible au grand public. Les avez-vous créées aussi pour donner libre court à la liberté d'expression ? Y a-t-il des limites à cette liberté dans ce cadre? Lesquelles précisément ?

Y a-t-il des sujets à ne pas aborder, des mots qu'il ne faut pas employer, des tournures de phrase, des sujets, des gestes, des émotions à censurer dans nos prestations pour qu'elles restent audibles et supportables? Ou bien l'expression lors d'une performance est-elle dévouée totalement à la règle d'or de la fiction, où tous les interdits, tous les tabous, toutes les peurs peuvent être bravé.e.s?

Je ne sais plus où j'en suis. Je m'interroge énormément, et je ne sais pas où regarder pour trouver une issue. L'art a été toute ma vie un moyen pour moi de respirer, d'exister, de créer du lien, de m'apporter du soin. Aujourd'hui je n'arrive plus à éprouver le plaisir d'autrefois à dire un texte solo dans ma langue qui soit de moi, de peur de blesser.

J'espère que vous trouverez le temps de me répondre, au vu du contexte actuel... Pour moi je considère cette question comme vitale... Sans retrouver du sens à cette question, je ne saurai pas comment défendre cette valeur sans quoi je ne trouve pas la vie supportable : la liberté...

Prenez soin de vous... Même s'il est peu probable que je reçoive une réponse, j'attendrai patiemment d'arriver à un éclaircissement.

Merci pour avoir créé ces espaces, même si aujourd'hui j'ai encore du mal à m'y sentir accueillie pour qui je suis... C'était le cas pendant longtemps... Et j'espère que ça le sera de nouveau.

Evidemment, j'ai si peu de chances qu'il me réponde que mon mail m'est retourné comme un boomerang, comme l'adresse mail sur le seul site où je pouvais le contacter s'est avérée invalide. Je publie donc ce texte comme une lettre ouverte, une invitation au débat. Je n'ai aucune réponse, et j'attends seulement de pouvoir être accueillie dans ce questionnement qui me hante.

Mais pour ce qui est de recevoir des réponses officielles, je n'attend pas d'autre interlocuteur que Marc Smith aujourd'hui, faute de savoir qui d'autre aurait la légitimité d'en donner. Si quelqu'un connait un moyen de le contacter, j'insère ma lettre en anglais pour qui voudrait bien lui transmettre cette bouteille à la mer :

ASKING FOR CLARITY

Hello....

I’d like to ask Marc Smith a very personal question.

I’ve been performing on slam stages for three years now, but I’ve been questioning myself more and more. After a indirect comment on one of my pieces, I’ve felt a deep block, and I haven’t been able to perform my own pieces since almost one year.

It’s important for tournaments to be able to perform them. I can perform co-written pieces because I’m not alone, and pieces that aren’t mine because they’re less personal, and pieces I write in another language because they’re harder to understand. But I don’t feel free to perform my solo pieces in my own language, even though I want to, and I want to participate in tournaments. I’ve realized there’s a huge gap between what I say and how it’s perceived by others. With everyone’s wounds, emotions, and projections, I can hurt or disappoint someone without meaning to, without knowing it, without knowing how, and without having any control over it.

That’s why I’m reaching out to you. Out of fear of making a mistake, I’d like to better understand the rules that govern the slam scene. So I’m taking the liberty of asking you these questions. Who else would be in a better position to answer them?

Personally, I’ve made it a rule that whenever one of my pieces mentions someone I know, I never use their first name. Would you consider making this rule universal?

But even under these circumstances, should I let someone know—if they’re part of the audience—when my piece refers to a memory we share? Or, if we suspect our piece might be tactless, should we have it proofread by someone else in the field, asking them to validate or invalidate the values the piece upholds? Or can we consider that our awkwardness is part of who we are, and ensures we remain authentic—flaws and all?

What's the point of a “trigger warning”—which we might include when our text addresses a difficult topic—if no one decides to step away to protect themselves? Should we sometimes (or always) refrain from sharing our personal stories so as not to hurt others, even though they are the very reason for our presence on stage—especially when the need to express ourselves is so strong that it causes us pain?

You created slam poetry events to make poetry accessible to the general public. Did you also create them to give free rein to freedom of expression? Are there limits to this freedom in this context? Which ones, specifically?

Are there topics we shouldn’t address, words we shouldn’t use, turns of phrase, subjects, gestures, or emotions that should be censored in our performances, so that they remain audible and tolerable? Or is expression during a performance entirely devoted to the golden rule of fiction, where all prohibitions, all taboos, and all fears can be defied?

I don’t know where I stand anymore. I’m wrestling with these questions a lot, and I don’t know where to look to find a way out. Art has always been a way for me to breathe, to exist, to connect with others, and to care for myself. Today, I can no longer feel the joy I once did when reciting a solo text in my own language—one that comes from me—for fear of hurting someone.

I hope you’ll find the time to reply, given the current situation… For me, this question is vital… Unless I can make sense of it, I won’t know how to defend the value without which I find life unbearable: freedom…

Take care of yourself… Even though it’s unlikely I’ll receive a reply, I’ll wait patiently for some clarity.

Thank you for creating these spaces, even though today I still struggle to feel welcome here for who I am… That’s been the case for a long time… And I hope it will be that way again.

 
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from CORAXIO : MOSTLY HEAVY

la pochette de l'album EIMURIA, de Bank Myna : un collage réalisé par Ramona Zordini. Un visage féminin, les yeux clos et la bouche entrouverte, tenu par deux mains. Difficile de savoir si ces mains serrent ou caressent le visage. Le même visage est reproduit plusieurs fois, avec une orientation différente, sur différentes couches de papier déchiré et froissé, de couleur ardoise ou sépia.

“Du rêve que fut ma vie, ceci est le cauchemar”

Camille Claudel à Eugène Blot, Asile de Montdevergues

Pour bibi, la rencontre avec Bank Myna et EIMURIA, leur album de 2025, se fait en Île-de-France via la Caroline du Nord... Je n'avais encore jamais jamais fait gaffe à ce quatuor parisien pourtant actif depuis 2016 jusqu'à ce que je me balade sur le site de Scott Spiers, Clean and Sober Stoner, un pilier de la communauté des blogueurs heavy outre-atlantique, et que je tombe sur une brève qui encensait le nouveau LP de nos post-rockers. Non seulement je me suis magné de l'écouter, mais kipluzé les larron·es jouaient en concert à trois pas de chez moi deux semaines plus tard. Ticket, please. Ca s'appellerait pas la sérendipité, ça, les p'tit·es potes ?

Spoiler alert : Mr. Spiers a raison d'être enthousiaste. EIMURIA vous offre 48 minutes de post-rock ténébreux et ample – le versant calme du post-rock, plus proche du drone et de l'ambient que des compositions nerveuses et anguleuses. (J'en ai profité pour découvrir le terme slowcore, comme quoi on en finit jamais d'apprendre des nouveaux trucs, youpi. Si vozigue aussi étiez dans l'ignorance à ce sujet, je vous laisse écluser un godet à la même fontaine de sapience que wam, on sera à égalité) Comme des cieux d'orage, de vastes nappes de son se gonflent et éclatent en riffs doom bien saturés et batterie tonnante. “Éclate” pourrait faire penser à quelque chose de soudain, mais ici tout est lent, tout est inéluctable. L'orage pré-cité est déjà là depuis longtemps et il ne repartira plus, il gronde toujours, dans le fond ou au premier plan. Tout juste y aura t-il quelques accalmies, quelques éclaircies, des instants de lumière qui ne feront que renforcer la profonde noirceur de l'album, musicale et thématique. Le son est étonnament chaleureux : pas volcanique mais plutôt chaud comme des braises qui couvent, et s'éteignent peu à peu. Béhoui, il se trouve qu'“EIMURIA” signifie “braises” en ancien allemand. On est plongé dans une ambiance intime, intérieure -“padded atmosphere”, comme il est chanté sur The Other Faceless Me : une atmosphère capitonnée, comme la cellule du même nom- mais spacieuse en même temps, grâce à la reverb, au delay, et à un chic pour les notes qui s'étirent et qui respirent, et pour les silences qui comptent. L'impression que ça me donne, c'est celle d'un paysage mental plus que d'un espace physique, avec des tensions régulières entre le désir d'envolée et l'appel du vide, le confort et l'enfermement... Le coeur de l'album a été enregistré en live en studio, même si ça n'a pas été le cas pour un certain nombre d'arrangements. Au-delà du goût que mon côté rockiste a pour ce genre de méthode, cela contribue à mon sens à cette atmosphère très immersive et très authentique, qui est de toute façon merveilleusement restituée en concert par les artistes, avec encore un surcroît d'intimité. En live Bank Myna incarne successivement, et même simultanément, l'éléphant et le magasin de porcelaine, sans péter une seule tasse. La classe. Basse et guitare, parfois jouées à l'archet ou de manière percussive, à l'aide de p'tites mailloches, batterie, violon, synthé : iels sont tou·tes excellent·es, habité·es et créatif·ves mais tout en délicatesse malgré le gros son, avec une sobriété qui ne se met jamais en travers de l'émotion. Et rarement l'adjectif “hanté” s'est aussi bien appliqué à une voix qu'à celle de la chanteuse Maud Haribet, qui passe avec fluidité du murmure au cri, de la détresse à la menace jusqu'à la résignation. Bref, c'est du velours. Et mention doit être faite de la sublime oeuvre de Ramona Zordini qui illustre la pochette, ainsi que de l'artwork de l'insert dessiné par Harribey elle-même : musique, paroles, illustrations participent toutes d'une même vision riche et cohérente.

Pour ce qui est du thème : la noirceur d'EIMURIA est loin d'un imaginaire fantaisiste ou horrifique classique : diable il y a, certes, mais ce diable-là est un double, une ombre impalpable et sans visage, la moitié irréconciliable (ou irréconciliée, selon votre optimisme) d'une psyché fracturée, qui menace de consumer peu à peu la santé mentale de la narratrice...Jusqu'au vide, jusqu'au néant et aux ténèbres absolues. Un genre de Horla sous stéroïdes. On fait difficilement plus doom : c'est la folie qui est le fil conducteur du LP. Bank Myna s'est inspiré des vies et œuvres d'Alejandra Pizarnik et de Camille Claudel, deux artistes ayant souffert de graves problèmes psy ; les musicien·nes ont parlé en interview du refoulement, et de l'acceptation de toutes les parts de soi-même, toutes les émotions qu'on porte, y compris les plus sombres. Accrochez-vous, vous allez avoir droit à une mince de catharsis.

Autant je suis peu familier avec Pizarnik, qui n'est plus éditée que marginalement depuis quelques années, autant Claudel je connais et j'admire, et je suis bien au parfum de sa descente aux enfers. Camille Claudel, c'est un talent colossal, développé en partie dans l'atelier du “maître” Auguste Rodin ; elle a une liaison passionnée avec lui qui est de 24 ans son aîné… Lui bien sûr ne veut pas se séparer pour autant de Rose Beuret, sa compagne depuis 20 ans, pour les bozieux de sa jeune amante : triste et sale banalité de vieux baltringue dominant, dynamiques de pouvoir assymétriques bien blèches comme il faut. Leur relation amoureuse s'achève en 1892, année où Camille Claudel avorte clandestinement : Rodin ne voulait pas plus reconnaître l'enfant à venir que lâcher Rose pour épouser Camille. En s'affranchissant de Rodin elle va rencontrer des temps difficiles : elle dépendait financièrement de lui, et elle ne bénéficie plus de l'aura du maître… et être une femme artiste à la fin du XIXe siècle, c'est coton, d'autant que son art est assez peu préoccupé de la morale bourgeoise... La santé mentale de Claudel va se dégrader au début du XXe siècle : elle vit en recluse et pense que Rodin la persécute et mène une cabale d'ennemis contre elle, et elle détruit même ses propres oeuvres dans son atelier en 1912... En 1913, elle est internée en hôpital psychiatrique par sa famille, qui demande à ce que soient restreinte ses visites et sa correspondance : surtout pas de scandale ! Elle restera internée pendant 30 balais, et y mourra misérablement. Contrairement à Rodin qui entre leur rupture et sa propre mort en 1917 essaiera réguliérement et discrétement d'aider Camille, sa famille de petits bourgeois dégueulasses sera bien contente de la laisser moisir dans son trou.

J'ai pris une plombe pour vous raconter tout ça principalement à cause de L'Implorante, ultime morceau du LP. L'Implorante, c'est d'abord une sculpture de Claudel extrêmement autobiographique : jetez y un oeil, puis une oreille attentive vers les paroles du morceau. Il me semble que la plupart des esgourdes critiques vont être attirées par le sinueux et progressif Burn All the Edges, qui est un petit tour de force, changeant plusieurs fois de forme au fil de ses 9 minutes sans jamais me perdre, et permettant à Harribey de déployer toutes les nuances de sa palette vocale. Mais le crépusculaire et feutré The Other Faceless Me, et le dyptique No Ocean of Thoughts/The Shadowed Body, écrasant, desespéré et terrifiant, méritent tout autant l'attention. Pour autant, L'Implorante est le plus déchirant des 5 morceaux d'EIMURIA, et sa beauté cruelle, bien ancrée dans le réel, est sublime : un parfait final. Est-ce in medias res ou bien un regard rétrospectif sur le moment où tout a basculé ? De toute façon la bataille contre l'inéluctable est déjà perdue. Le temps ne se figera pas, qu'importe les prières et les supplications. Tout change après, en pire. J'ai parlé plus haut d'éclaircies et d'instants de lumière : ils ne sont à mon sens ni nombreux ni explicites dans les paroles. Ça en dit peut-être plus sur moi que sur les artistes, mais je trouve qu'iels peignent bien plus et bien mieux l'aliénation que l'acceptation. Sans complaisance, sans misérabilisme, sans romantisme, sans clichés, mais avec empathie et lyrisme. Et musicalement l'album n'est jamais asphyxiant comme peut l'être un doom-sludge craspouille : il y a plein d'endroits où respirer, des envolées des pauses et des intonations qui se prêtent si on le désire à l'injection d'espoir au coeur de la tourmente.

J'ai entendu Bank Myna causer des carcans sociaux et de la nécessité de s'en libérer, avec comme hypothèse : Pizarnik et Claudel ont été bouffées, peut-être s'en seraient-elles mieux tirées en l'an de grâce 2026, où elles auraient peut-être été moins pressurées, mieux acceptées dans leur singularité ? On peut se poser la question. Pour la plupart d'entre nous, le carcan se resserre aussi, ces temps-ci : les personnes non conformes, neuroatypiques, mauvais genre, mauvaise couleur de peau ou mauvaise religion... feraient bien de se faire toutes petites et de ne pas respirer trop fort, insistent certaines âmes brunes qui peinent à ne pas se toucher la nouille en public en rêvant à des enfermements forcés. Pas de bol pour elles, on sait qu'il est possible de vivre mieux, on sait que leurs rêves sont déjà en voie de décomposition, et on ne se laisse pas faire. Même si c'est rude, on lutte, on s'organise et on se soutient, et on se souvient : des traces, des témoignages et de la beauté de celleux qui nous précèdent, qui ont souffert et ont lutté. Bank Myna fait honneur à cette leçon-là. EIMURIA est un plongeon dans les ténèbres qui ne sera pas pour tous les goûts ni toutes les humeurs, mais c'est un majestueux accomplissement. Mangez-en.

Bank Myna, c'est : Maud Harribey – chant, violon & claviers | Fabien Delmas – guitare, lap steel | Daniel Machón – basse, noise box, sampler | Constantin du Closel – batterie, percussions

#Doom #DoomGaze #Drone #PostRock #ProgRock #Slowcore

 
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from adventices

Noir et blanc. Sur un plan d'eau calme et sous un ciel nuageux, une toute petite barque au loin photo © Torben Klint

nous allons sans relâche sur des flots sans relief notre barque en dérive a la lenteur des rêves

les nuages vont si bas qu'ils effleurent leur reflet sur l'autre rive là-bas la lune s'est voilée

 
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from irisdessine

Projets

  • Application 478 : J’ai mis à jour mon application en l’améliorant. Cette application a été conçue en mobile first, et sert à aider à se relaxer, notamment pour s’endormir. C’est pour ça qu’elle a été conçue en mobile first, pour pouvoir l’utiliser sur son téléphone en allant se coucher. Comme elle est sous Tauri, il est aussi possible de l’exporter en application desktop. Site 4 7 8 Repo GitHub
  • Application Cartoon Workflow : celle-ci n’existe pas encore en ligne, mais j’ai pris le temps de la mettre à jour après 2 ans sans y toucher. Et je suis contente d'y être arrivée ! Cette application, quand elle sera finie, servira à gérer un storyboard avec ses détails techniques et les images associées.
  • Les Mondes Quantiques : je me suis atelée à travailler les décors, notamment la partie moyens de transports. (On est dans un monde solarpunk et totalement différent de la Terre telle qu’on la connait)

Veille

tech

  • Un développeur qui fait ce métier depuis 20 ans. Qui a utilisé l’IA pendant plus d’un an. Pour son métier. Puis pour le perso, aussi. Et puis, un jour, le retour de manivelle violent : dépression, sentiment d’inutilité, voire d’être idiot, détachement avec son code (qui n’est plus vraiment “son” code), et une épiphanie : https://brettcodes.com/im-done-using-ai/

perso

Mes joies

  • Avoir fait une mini conférence sur les écrans à encre électronique au travail. Je suis contente car ça a plu aux collègues, je pense qu’ils ont appris des choses grâce à moi.
  • J’ai fabriqué des chocolats noirs au CBD et au beurre de cacahuète. Ils ont l'air efficaces pour la relaxation en soirée en plus d'être délicieux !
  • Je tâche de faire attention à pas me brûler à nouveau les ailes, mais je suis contente de pouvoir reprendre tranquillement mes projets persos sans me forcer et en prenant plaisir à y retourner. Et ce qui est surprenant, c’est que j’ai repris à la fois l’écriture et le dessin de ma BD, mais aussi un projet de code.
  • J’ai pris la décision de noter absolument tous les rdv de mon chéri en plus des miens (pro et perso) sur mon agenda, histoire de ne pas oublier ce qu’il se passe dans la vie de mon chéri sans avoir honte de pas me souvenir.
  • Mes tablettes e-ink sont des outils que j’arrive à intégrer dans ma routine, à la fois perso (les projets ou les jeux vidéo), et pro (les notes du moment). Du coup, je m'en sers pas mal, c'est cool !

Lu, vu ou écouté

À voir

  • Silo : on rattrape notre retard sur la série, les choses se bougent pas mal dans le silo 18, aussi du côté du flashback (avant que les silos n’existent) Dispo sur Apple TV.
  • Everwood : j’en suis à la saison 4, le gamin du toubib héros est un insupportable petit con. Ca me rappelle qu’il n’y a que dans des séries américaines où des ados s’engueulent comme des adultes avec leurs parents en mode “T’as pas le droit de me dire ça, tu peux pas savoir ce que je ressens !”, sans le moindre respect pour les parents 😂 Et les parents ensuite s’excusent envers leur enfant… Moi, j’aurais parlé comme ça à mes parents, la réponse n’aurait pas été la même ! Haha. Dispo sur Netflix.
  • Stuart fails to save the world : Avant que notre abonnement HBO Max prenne fin, on a regardé les 3 épisodes disponibles de cette nouvelle série de SF comique, dérivée de The Big Bang Theory. Là où la série mère s'inscrivait dans une réalité plutôt très proche de la nôtre, cette nouvelle série s'en éloigne très largement et s'attarde sur des personnages secondaires : Stuart, celui qui tient le magasin de BD, Burt, le géologue et Kripke, l'un des nombreux ennemis jurés de Sheldon. C'est dingue mais, malgré ma crainte de m'ennuyer avec des persos soit apathiques soit carrément antipathiques, c'est assez réussi et très drôle. Le générique est une petite pépite à ne pas zapper (à chaque fois !). Je me rattraperai la suite quand j'aurais envie de reprendre un abo pour quelques moi. Dispo sur HBO Max.

À lire

  • J’ai posé dans ma micro-liseuse la trilogie du Seigneur des Anneaux, que je n'avais pas encore lu entièrement (Je n'ai lu et relu que le Hobbit) pour quand j’aurais terminé le Clan des Otori.
  • Le Clan des Otori, tome 5 : j’ai dépassé la moitié du tome, l’histoire du père adoptif de Takeo reste passionnante !

À écouter

  • J’ai toujours dit que je n’étais pas fan de la musique de Jacques Brel, parce que je trouve le ton un peu trop grandiloquent (en tout cas sur ses titres les plus connus), mais j’ai découvert par hasard le morceau “Les bonbons” et je l’ai trouvé à la fois ”cringe” et drôle !
  • Tout à fait par hasard également, j’ai découvert une reprise reggae de “Résiste” qui, étonnamment, fonctionne assez bien. C’est interprété par Boboo’zzz All Stars. (Oui, pour le nom d'artiste, on repassera, hein 😅
  • Gaël Faye : Je pense qu'il faut que je découvre un peu plus sa discographie parce que j'aime beaucoup les quelques morceaux que m'a proposé Apple Music (Jacky Jacky Jack, Chalouper, Balade brésilienne).
  • Hippocampe Fou : si vous ne connaissez pas cet artiste, foncez, c'est un rappeur qui nous emmène dans un monde onirique, souvent amusant et toujours dans un univers musical travaillé. Il a fait partie du collectif La secte Phonetik (chouette aussi, d'ailleurs)

Et le jeu vidéo ?

  • 7 days to die : tourjours une surprise de découvrir que c’est déjà la nuit de la lune de sang ! Heureusement, on a réussi à passer la nuit sans que nos persos ne meurent une seule fois malgré la horde ! Notre base semble être un excellent choix et avec nos armes maintenant encore meilleures, on arrive vraiment à passer la nuit sans trop de dégâts sur notre base !
  • Palia : j’avance dans l’histoire principale dans mes moments solos, et dans le farm de matières premières quand je suis en équipe avec ma cousine et son pote. C’est vraiment un jeu très cosy, très agréable à parcourir quand on a un peu de temps devant soi pour glandouiller. L'histoire principale permet de visiter la zone plus en profondeur au travers de quelques énigmes pour découvrir ce qu'il s'est passé là où maintenant se trouvent des ruines.
  • Rocket League : avec les fortes chaleurs, on a limité les sessions de Rocket, mais pourtant, on commence à reprendre avec les collègues et ça fait bien plaisir !
 
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from yamanashi

#NOTE été 2026

16 août 2026, nous rencontrons Laurent qui vient de pêcher un sandre. Ce beau spécimen possède deux nageoires dorsales. La première est épineuse. Sa tête est fine et longue. Ses mâchoires contiennent 2 paires de canines. Son corps est élancé et dépasse 50 centimètres de long. Laurent est content. Il peut le conserver. C’est un met fin et apprécié. Il explique que lorsque les gens du voyages pêchent des poissons moins courus, ils les laissent décanter quelques jours dans des bassines. Les poissons perdraient le goût de la vase. Ils seraient alors tout à fait mangeables. Le pêcheur nous donne des informations sur le lac. Le niveau de l’eau a baissé de 2 mètres. Mais ce n’est pas à cause de la sécheresse. Il est utilisé pour l’irrigation dans plusieurs grandes exploitations voisines. Des pompes alimentent les cultures. Il pense que le niveau va continuer à baisser de 2 mètres pendant les 10 prochains jours. Le maïs n’a pas besoin de beaucoup d’eau pour sa croissance. Mais en août, l’irrigation permet de faire grossir les grains. Les plus grosses souches de l’ancienne forêt, recouverte aujourd’hui par le lac, redeviennent visibles. Selon lui, elles le resteront encore quelques étés avant d’être définitivement décomposées. Les aigrettes pullulent sur l’île. Il y en a plus de 600. Le soir, les arbres paraissent blancs. Les aigrettes perdent leurs plumes qui forment une couche superficielle suspecte à l’extrémité du lac. Heureusement, la baisse du niveau de l’eau, les échoue sur la berge. Cela permet à l’eau de rester relativement saine malgré les températures très chaudes. S’il y avait des cyanobactéries, un arrêté municipal obligerait les promeneurs à garder leurs chiens en laisse afin d’éviter les accidents. Des moules mortes de belles taille parsèment également les rives. Elles sont nombreuses dans le lac. Très voraces, elles s’attaquent parfois aux appâts des pêcheurs. Elles aussi participent à la qualité de l’eau en la filtrant. Pendant notre discussion, l’une des deux cannes bouge. Un poisson mord à l’hameçon. Laurent le laisser avaler son trident. Puis, il ferre le poisson d’un coup sec. Un second sandre remonte à la surface. Il est encore plus gros que le premier. Cela ravit Laurent.

 
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