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from IAN

Aux pronucléaires, une réponse des concerné·es Réponse au texte « Sortir de l’impasse arrêt du nucléaire »

Introduction L’année dernière, un texte, « Sortir de l’impasse arrêt du nucléaire », a été diffusé par des (ex)camarades du NPA sur les réseaux sociaux, à charge contre le NPA et plus particulièrement sa Commission Nationale Écologie. Le texte décortique et remet en question un 4 page de critique du conglomérat militaro-industriel nucléaire qui propose un plan de sortie, dans un contexte français. Ces (ex)camarades affirment, eux, que la lutte antinucléaire est une impasse… Et revendiquent donc au contraire une relance de l’industrie – et de la politique – nucléaire. Nous sommes plusieurs anciens et actuels travailleurs du nucléaire au sein de la Commission Nationale Ecologie du NPA à connaître ce secteur comme notre poche et à tenter de prouver le contraire par tous les moyens. Chèr·es camarades qui hésitez, vacillez, voire changez d’avis… Voici l’analyse point par point des arguments pro-nucléaires, pro-industrie, pro-productivité, de la part d’un camarade ingénieur nucléaire, anciennement chez EDF, toujours solidaire de la Commission Ecologie (et) du NPA.2

Au menu : 1. nous comparerons pour commencer, de manière détaillée, les revendications des travailleureuses de l’industrie nucléaire à celles des pronucléaires, 2. puis nous répondrons à une grande partie des thématiques abordées par les pronucléaires, sur des aspects plus « techniques », point par point.

C’est parti ! Travailleureuses du nucléaire : nos revendications

« Le parti ignore totalement les revendications de ces travailleurs » (p.15) La brochure « sortir du nucléaire en 10 ans » n’abordait effectivement pas cette question. Mais le parti, lui, connaît bien les revendications du secteur, et il n’a pas la maladresse de réduire à un paragraphe, et à la seule centrale de Fessenheim, les revendications de ses travailleureuses (p.15), ni de tenter de les « convaincre » de l’extérieur (p.24)… tout simplement car certains d’entre nous FONT ou ont fait partie de ces travailleureuses. Ingénieur-matériaux du nucléaire et vieillissement, ingénieur-expert technique, et ingénieur géologue.

Nous savons que nous faisons pas partie de la majorité : la majorité est sous-traitante, et ouvrière/technicienne plutôt qu’ingénieure… Comme dans toutes les industries. Cependant, nous connaissons les revendications de nos camarades, et ce sont les nôtres… Les voici. Revendications des sous-traitant·es (Ma Zone Contrôlée) • « Obtenir une reconnaissance juste de notre travail, • Application de l’article 4 des IEG (statut EDF) à tous les intervenants à EDF • Application d’une convention collective plancher pour tous les autres, avec salaires mensuels minimum… • Reconnaissance des formations initiales… • Reconnaissance des spécificités du salarié du nucléaire… • Indemnisation du travail en grand déplacement (plus de 2 heures A/R ou plus de 50km du domicile) • Sécurité de l’emploi : suivi médical à vie et possibilité de reclassements dans des emplois moins contraignants ou sédentaires • Retraite dès 55 ans pour les plus de 30 ans de carrière, au vue de la pénibilité spécifique du travail, • Reconnaissance d’un accident de travail quand la dose de radioactivité cumulée annuellement dépasse 10 mSv3, ou 300 mSv sur toute la carrière • Reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur et indemnisations afférentes en cas de maladie professionnelle liée à une exposition à la radioactivité (aka rayonnements ionisants) » Voilà pour ce qui concerne l’association « Ma Zone Contrôlée », association de salarié·es sous-traitant·es et prestataires des industries nucléaires, chimiques, pétrochimiques, pour améliorer la sécurité des interventions, et la sûreté des installations… Salarié·es qui, pour rappel, représente la majorité du secteur. Revendications de CGT Mines Énergies Pour ce qui est de la CGT-Mines Énergies, voici un résumé du projet CGT 2014 magnifiquement illustré (où l’on aperçoit légèrement dans quel genre de conditions l’on travaille dans ce secteur) d’Accord collectif interentreprises pour les salariés du nucléaire intervenant sur ou pour les Installations Nucléaires de Base en France, où nous ne citerons que les titres des différentes sections du document : • Organisation du temps de travail • Rémunération • Congés et jours fériés • Gestion de l’emploi, formation professionnelle, et postulations interentreprises, • Logement, • Protection sociale, • Relations collectives, exercice du droit syndical et représentation du personnel Sur la « transparence incroyable » de l’industrie nucléaire

Les travailleureuses du nucléaire, ce sont aussi des travailleureuses détaché·es : pensons au chantier de l’EPR où des centaines de détaché·es roumain·es, polonais·es, travaillaient sans couverture sociale, sans respect du code du travail.4

Revenons à Ma Zone Contrôlée un instant : son président, Gilles REYNAUD était menacé de licenciement en 2018 pour engagement associatif, politique, et syndical. De plus, ce même président, dans une discussion personnelle en manifestation à Nancy contre le projet d’enfouissement des déchets nucléaires (2019), affirmait être favorable à la sortie du nucléaire, autogérée par les travailleureuses des centrales.

Pensons également à l’IRSN, cet institut public et « indépendant » défendu par les pronucléaires, qui a licencié Dr Christine Fassert en 2020 pour recherches un peu trop transparentes sur les conséquences de Fukushima…5

Pour la transparence incroyable de l’industrie nucléaire et de ses données, on repassera… En comparaison : 17 revendications des pronucléaires... Revenons, pour finir, sur les revendications finales regroupées des pronucléaires dans leur texte (p.22 à 23). Et jouons au jeu des 17 différences avec celles des travailleureuses : 1. « atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, 2. investir dans l’innovation, 3. planification massive de l’économie, 4. électrification massive des industries manufacturières et lourdes, 5. réduire la taille des véhicules individuels et développer le transport électrique […] si possible, 6. transformer la production de chaleur via des énergies carbones par n’importe quels autres moyens (en fonction du contexte) : […] chauffage électrique, […] cogénération nucléaire… 7. Financer la recherche sur les substituts artificiels à la viande, 8. Poursuivre la modernisation de l’agriculture, qui permet de réduire la surface agraire nécessaire […]. 9. [Poursuivre] la recherche sur les OGM [pour] réduire le besoin en produits phytosanitaires polluants et améliorer la productivité en climats difficiles. »

Pour les revendications plus « ambitieuses » (p.23) : 10. « Multiplier la construction d’EPR, 11. Développer massivement les projets de petits réacteurs [SMR], 12. Relancer le projet ASTRID, 13. Lancer des projets de cogénération nucléaire, 14. Réorienter les milliards d’aides publiques au privé vers la recherche publique sur les énergies alternatives, l’énergie nucléaire et les solutions de stockage. 15. Prolonger au maximum la durée de vie des moyens de production d’électricité bas carbone [comprendre « centrales nucléaires »] »

Et pour finir en beauté : 16. « Affirmer et défendre l’autorité des agences publiques (ANDRA [entreprise qui gère CIGEO] […]) 17. Nous débarrasser des croyances irrationnelles et des discours anti-scientifiques. » (p.24)

… Où sont les revendications des travailleureuses ? Où est la solidarité avec les militant·es fiché·es et reprimé·es par la milice privée de l’ANDRA ? Où est l’appel à expropriation des patrons du nucléaire ? Où sont les revendications socialistes : antiracistes ? Féministes ? Anticolonialistes ? Point par point : réponses « scientifiques » Revenons maintenant sur l’accusation de faiblesse programmatique déclinée sur plusieurs thématiques proposées par les pronucléaires : nucléaire militaire, énergies renouvelables, réseau électrique, risque/danger… et nombres de morts. Nucléaire civil et militaire, indissociable… Sophisme #1 Petit échauffement radioactif sur le sophisme « il n’y a eu qu’une seule bombe fabriquée avec du combustible nucléaire usé, donc le militaire n’a rien à voir avec le civil » (p.3).

Nul besoin de théorie du complot pour constater le lien politique entre Armées et Industries – l’industrie nucléaire n’y échappe pas. Le “plutonium” ou l’uranium nécessaires pour la fabrication d’une bombe ont bien sur un lien étroit avec l’industrie « civile » de production d’électricité. S’il n’existe aucun document scientifique public laissant penser que la production de bombe à partir du combustible usé soit possible, cela n’est en aucun cas une preuve que c’est impossible… Comme le rappelle très bien la vidéo YouTube du Réveilleur citée par les pro-nucléaires eux-mêmes, quelques secondes après le passage cité par les pronucléaires : « très compliqué ou strictement impossible ? […] comme beaucoup de ces informations sont secrètes, je pense qu’il est très difficile de trancher objectivement. L’agence internationale de l’énergie atomique [AIEA] a une approche très conservative sur cette question et considère que n’importe quel plutonium pourrait être utilisé pour produire des bombes. »6 Le Réveilleur cite également, dans sa vidéo, deux articles de recherche en ingénierie nucléaire dont l’un rappelle que « Fabriquer du plutonium qui minimise voire empêche la prolifération [de l’arme nucléaire dans le monde] est un objectif des institutions de sûreté et sécurité nucléaire » [traduction maison]7 … objectif, encore en 2018, de limiter l’usage du plutonium civil dans les bombes atomiques… car oui, le plutonium civil peut être utilisé dans les bombes atomiques, pour résumer. Nous terminerons sur une citation du président déjà citée par la CNE dans un article de l’Anticapitaliste du 11 mars 2021 : « Sans nucléaire civil, pas de nucléaire militaire, sans nucléaire militaire, pas de nucléaire civil. » E.Macron, à Framatome (Creusot-Monceau, 2020) C’est vrai, nous avons fait une erreur dans l’introduction de notre vieille brochure : le lien entre nucléaire civil-militaire n’était pas un « secret », ni un « complot »... C’était une politique assumée, publique, revendiquée par le gouvernement. Mix énergétique et intermittence « C’est non seulement un programme [de sortie du nucléaire vers les renouvelables] très ambitieux, mais surtout unique en son genre et basé sur aucun exemple réel. » (p.4) Merci pour les compliments ! Nous sommes des utopistes anticapitalistes revendiqué·es. Plus sérieusement : un programme est par définition ambitieux, et celui de sortie du nucléaire est effectivement inédit, non-basé sur le réel, tout simplement car le cas de la France est inédit, particulier, et qu’aucun autre pays ayant atteint cette proportion de nucléaire dans son mix électrique n’en est sorti. Maintenant, nous ne sommes pas les seulEs à avoir imaginé un futur sans nucléaire : il y a également le réseau Sortir Du Nucléaire (qui oui, tolérerait l’usage du gaz), ou encore l’association NégaWatt (scénario 2017-2050 sans gaz ni charbon pour le coup).

« quand le vent ne souffle pas et que le soleil ne brille pas, la France a toujours besoin d’énergie…. Et quand y’a plus d’Uranium où qu’une centrale est en arrêt temporaire… la France a toujours besoin d’énergie. […] il est important de pouvoir piloter la production, et plus particulièrement maintenir la production constamment à la hauteur de la consommation. » (p.5) Eh oui, toutes les énergies sont intermittentes ! Nucléaires et renouvelables : les deux sont intermittentes. Le problème passe donc du coté de la consommation : cette « consommation » constante est-elle réellement viable ? Tous les scenarii de transition énergétique passe par une politique de baisse de la consommation d’électricité (et d’énergie en général). Ce fameux « besoin d’électricité» de la France, il est dicté par une logique de consommation, de capitalisme, qui a besoin d’exploiter au maximum les forces productives et reproductives… Mais rappelons qu’il n’y a pas un siècle, nos ancêtres se passaient très bien «d’électricité constante ». A l’inverse, l’augmentation de la quantité d’électricité disponible dans les foyers n’est corrélée à aucun « progrès social » : les inégalités et dominations en tout genre n’ont pas cessé avec l’arrivée du tout-nucléaire en France. Les outils électriques, électroniques, et par la suite numériques, ont certes révolutionné notre manière de communiquer, de travailler. Mais ils n’ont aucunement révolutionné les rapports de pouvoir… Les inégalités de richesse continuent d’augmenter, par exemple entre hommes et femmes : l’inégalité patrimoniale entre hommes et femmes est passée de 9% en 1998 à 16 % en 20158. L’électricité permanente n’est donc pas un « bien public », car il ne nous appartient pas réellement. C’est un « outil », qui peut être utile ponctuellement, mais qui n’est pas une fin en soi, ni un synonyme de progrès social. « Il faut également bien comprendre que les énergies renouvelables reposent sur des sources d’énergies très diffuses, contrairement aux énergies thermiques qui se basent sur des sources d’énergies très concentrées. Ainsi, il y a évidemment moins d’énergie contenue dans un m³ d’air en mouvement que dans le même volume de pétrole ou d’uranium… […] il y a une raison pour laquelle les capitalistes ont abandonné les anciennes énergies renouvelables au profit du charbon et du pétrole. » [soulignement de la rédaction] (p.7) Eh oui, cette raison, c’est que ce sont des capitalistes qui n’ont que faire des conditions de travail et de l’écologie. Et nous, nous ne sommes pas des capitalistes, ni des nationalistes. Nous sommes communistes, féministes, décoloniaux, internationalistes, syndicalistes. Nous sommes pour la diffusion des sources d’énergie, et contre sa concentration. Oui, les éoliennes et panneaux solaires industriels nécessitent plus de matériaux (en tonnes, et en diversité) que le nucléaire… Oui, le soutien à l’investissement aveugle et capitaliste dans les énergies renouvelables est une erreur de nos précédents textes. Oui, il nous faut changer de discours sur la « propreté » ou non d’une industrie comparée à une autre. Oui, nous devons oublier l’idée d’un avenir où l’électricité coulera à flot continu dans nos prises électriques comme aujourd’hui. Mais non, critiquer le système colonialiste qui exploite et a exploité l’Uranium en Afrique n’est pas une grande faiblesse. Non, nous ne défendrons pas l’extractivisme en Afrique car « il est moins pire » que l’extractivisme en Chine. Le piège pronucléaire du « c’est l’industrie la moins sale » ou de la politique du « bénéfice/risque » ne nous convaincra pas. Un réel projet communiste, féministe, décolonialiste, anticapitaliste, émergera d’une remise en question globale du mythe de cette « consommation » constante, des « besoins de la France », soi-disant nécessaire au « progrès social ». Sur le fonctionnement du réseau « du fait de l’impossibilité de stocker de l’électricité, cette dernière doit constamment être produite en même temps qu’elle est consommée » (p.8) Autre idée : consommer moins d’électricité ? Encore une fois : le NPA ne défendra pas de politique productiviste simplement pour « répondre à une consommation ». Ce sont les capitalistes qui nous imposent cette consommation.

« RTE prévient clairement que dans ce scénario, le réseau français ne serait plus capable de résister à de gros hivers comme celui de 2012 ou 2017. [...] Pourtant, avec une augmentation massive du chauffage électrique et des pompes à chaleur, comment ne pas envisager des pics de consommation de plus en plus hauts en hiver ? » (p.11) Peut-être en réfléchissant une diminution du chauffage électrique et des pompes à chaleur… ? En soutenant la lutte contre le gaspillage industriel d’électricité, dans les usines, les panneaux publicitaires, les chauffages d’immeubles vides ?

« Si toute l’Europe fait le pari d’un scénario similaire, les pics de production se trouveront environ aux mêmes périodes, et personne ne sera en mesure de produire suffisamment d’électricité lors des pics en hiver. Ce scénario s’appuie donc indirectement sur les pays qui accepteront de conserver une production fossile et nucléaire » (p.11) L’inverse est vrai également : un pays ne peut faire le « choix » du nucléaire que si les autres n’y ont pas accès. Car les ressources en uranium seraient insuffisantes pour tous les pays du monde, et car l’industrie nucléaire repose sur l’exploitation (néo)colonialiste des mines étrangères, sur le capitalisme concurrentiel. Soutenir le nucléaire à l’échelle française est donc une politique nationaliste car il ignore l’impossibilité aux autres pays de candidater à une telle énergie… Et au NPA, nous sommes internationalistes. Emissions de Gaz à Effet de Serre (GES) « […] si le développement des EnRi n’a pour l’instant pas permis de décarboner le mix électrique d’un seul pays, la France est justement parvenue en à peine plus d’une décennie à faire s’écrouler ces émissions de GES grâce au déploiement de son parc nucléaire : » (p.12)

Pour un rapport dit « scientifique », on repassera sur la rigueur des sources : il manque ici une citation complète qui permet d’aller vérifier le graphique. La consultation du « World Bank Climate Change portal » ne suffit pas à retrouver facilement le graphique, son contexte, sa méthode.

Nous allons donc ici nous contenter de commenter ce graphique : • pas d’unité de mesure sur l’axe des ordonnées du graphique (50 carottes ? 100 patates?) • « faire s’écrouler ses émissions de GES » : le terme d’écroulement est interprétatif, et non quantitatif… Forcément, il n’y a pas d’unité de mesure sur l’axe des ordonnées. • Corrélation n’est pas causalité : rappelons ici qu’un simple graphique n’est pas gage de véracité scientifique. Nous vous renvoyons vers le site très comique de « Spurious correlations » pour illustrer notre méfiance. 9 • De plus, les pointillés « nuclear power expansion » semblent représenter la période 1980-1988… Ce qui est faux : l’expansion de la puissance nucléaire n’a pas commencé en 1980. La datation d’un tel concept est difficile, mais pour ne parler que de la technologie actuellement utilisée en France (« REP »), elle a remplacée les UNGG dès 1967, en commençant à la centrale de Chooz. Un mix français 100 % renouvelables est possible Inutile de rappeler les divers scénarios existants (RTE, NégaWatt, ADEME) ni de rappeler que plusieurs pays l’ont déjà fait10. Mêmes de pronucléaires le disent : voir la réponse positive à la question « La France peut-elle se passer de nucléaire ? » par Alain Grandjean, membre du cabinet Carbone 4 avec Jean-Marc Jancovici11. Cela dit, on est bien d’accord, être un pays à 100 % renouvelable n’est pas la panacée, on ne s’arrêtera pas à une aussi simple et incomplète revendication. Coût du nucléaire « Cela se serait fait en faisant payer au consommateur “le coût titanesque du démantèlement et de la gestion des déchets” quand bien même ce coût ne représenterait que 6% du coût global de production12 […] » (p.12) Pour rappel, aucun chantier de déconstruction de centrale nucléaire civile française n’a abouti à ce jour, en France. Seuls quelques petits réacteurs de recherche ont été démantelés entièrement (au CEA de Grenoble par exemple). Contextualisons donc un peu ces 6 % avec l’article du CEA utilisé par les pronucléaires… Voici le début de la phrase, le contexte de ces 6 % : « Concernant le démantèlement des centrales et la gestion de la totalité des déchets, la Cour des comptes a indiqué qu’ils sont, par nature, très difficiles à prévoir en raison du manque de retour d’expérience dans ce domaine. Cependant, même si les incertitudes sont grandes, leur faible part dans le coût du kWh nucléaire ne conduira qu’à un impact limité : pas plus de 6% du coût global de production. » Maintenant, rajoutons que le CEA – Commissariat à l’Energie Atomique, institution capitaliste pronucléaire – ne détaille pas ici combien ces incertitudes sont grandes exactement. 6 % avec une incertitude de ±1 %, de ±5 %, ou de ±10 %… cela change complètement la donne. Or, impossible de consulter le texte de la Cour des comptes dont se sert le CEA, car eux-mêmes ne sont pas rigoureux dans leurs publications… difficile de trouver autre chose qu’un coût « par MWh », c’est-à-dire par unité d’énergie… Donc ces 6 %, on les applique à quoi ? À combien ? Rappelons enfin que pour démanteler une centrale nucléaire, il faut des camions qui roulent au pétrole. Il faut des machines qui tournent au gasoil. Et il faut des salariéEs qui connaissent les plans des centrales… Or du pétrole, on en a passé le pic. Les salariéEs qui connaiss(ai)ent les plans des centrales… sont mortEs, ou à la retraite. EDF, aujourd’hui, vit une perte de compétences sur ses propres outils de production, car la transmission de savoir est défaillante : sous-traitance, sous-formation, sous-investissement. La Direction des Projets de Déconstruction et Déchets d’EDF ne recrute plus depuis au moins 3 ans : en effet, le démantèlement est le cadet des soucis de la direction générale. Le coût du démantèlement ne va donc sûrement pas rester ce qu’il est aujourd’hui. Uranium naturel, et réouverture des mines françaises ? « […] cette énergie [est] peu sensible aux conflits géopolitiques qui pourrait faire gonfler le prix ou limiter l’import d’uranium. Même dans un cas d’embargo total, le stock national (d’uranium enrichis + d’uranium naturel) permettrait de tenir entre 3 à 5 ans d’exploitation13, sans compter la possibilité de reprendre l’exploitation des 210 mines d’uranium présentes sur le territoire métropolitain (dont l’exploitation a été abandonné dû à un rendement assez faible14). » (p.13) Les communistes pronucléaires citent ici la SFEN (Société Française de l’Energie Nucléaire), autre association de bourgeois capitaliste pronucléaires qui défendent « l’avancée du nucléaire ». Encore une fois, ce n’est pas une source scientifique. Mais bref : 3 à 5 ans de stocks « stratégiques » permettant de faire survivre le nucléaire en cas de crise du capitalisme… De quoi rassurer tout le monde, dans 5 ans on trouvera une autre solution.

Passons à la relance de l’extractivisme français, et des mines uranifères métropolitaines… Des volontaires ? Nulle part sur l’article de Wikipedia (source très scientifique vous en conviendrez), n’est indiqué un rendement « assez faible » de ces mines… Par contre, le même article Wikipedia parle bien de « conditions d'exploitation difficile (mines souterraines) et une opposition locale parfois très forte ». Rappelons enfin qu’un Collectif Mines d’Uranium existe et dénonce15, non pas le triste abandon des mines d’uranium alors qu’on pourrait encore en extraire un petit peu de yellow cake… mais l’ingérence de l’ex-Cogema/Areva/Orano, l’impact sanitaire de ces mines, l’opacité de l’industrie sur cette question, la faiblesse du Code Minier sur la gestion « après-mine »… Pour nous, militantEs antinucléaires et écologistes, l’extractivisme minier écocidaire, c’est NULLE PART : ni au Niger… ni au Canada… ni en Chine pour les énergies renouvelables… ni en France pour l’indépendance nucléaire. 250000 tonnes d’Uranium non-exploitées ? « Mais cela est sans compter les réserves énormes de la France d’uranium appauvris (99% de l’uranium naturel), de plutonium et d’actinides mineurs (dont nous reparlerons plus tard), qui constituent une réserve de combustible de plus de 250 000 tonnes, pour l’instant non exploitée. » (p.13) On dirait que l’exploitation est le maître-mot des communistes pronucléaires. Et ici, bizarrement, on retrouve le terme interprétatif et abusif de « énorme » pour qualifier ce stock d’uranium appauvri, ne respectant donc pas le langage scientifique qui impliquerait un minimum de précision, de vocabulaire quantitatif. Ce chiffre vient du même article de la SFEN, qui précise après ce chiffre que le recyclage d’un tel uranium appauvri nécessiterait le développement de la Génération 4 de Réacteurs nucléaires, une « Nouvelle technologie » de réacteurs à Neutrons Rapides... Voyons voir ce qu’il en est... Futures technologies, échelle industrielle et Science-fiction « S’appuyer sur des technologies qui n’existent pas encore à l’échelle industrielle rend très improbable le projet du NPA de réaliser un mix “100% énergie renouvelable” en 10 ans. Pour ne pas dire impossible. » (p.9) Appliquons cet argument à leurs propres propositions d’innovation technologique : les pronucléaires défendent le développement d’une Génération 4 de réacteurs. Pour information, la Génération 3 contient les technologies actuelles, REP et EPR. • EPR (« Gen 3 ») ◦ seule la Chine a réussi à mettre en service 2 réacteurs de type EPR (une fuite radioactive a déjà été recensée néanmoins due à un défaut de fabrication du combustible mais ce n’est pas le sujet) ◦ en France, il y a effectivement un chantier en cours… en cours… en cours… et on attend la fin du chantier. Depuis 14 ans. La génération 3 est donc loin d’être terminée. ◦ en Finlande, même attente… chantier en cours depuis plus de 17 ans. ◦ En Angleterre, début de chantier il y a 3 ans. • Réacteur à Neutron Rapide (« Gen 4 ») ◦ En Russie, il y a deux réacteurs en service actuellement de cette technologie. ◦ En France ▪ Réacteur Phénix, expérimental, de recherche, qui a mené à la conception de Superphénix. ▪ Réacteur Superphénix : deuxième prototype construit en 76, mis en service 1984, arreté en 97 (soit 13 ans, dont seulement 6 de production réelle)16, et en cours de démantèlement… encore aujourd’hui. Cela nous fait un total de 6 ans de production d’électricité sur… 37 ans d’existence et d’investissement. Belle intermittence ! Qui a, rappelons-le, même si ce n’est pas le sujet de cette section fait un mort dans notre camp : Vital Michalon, assassiné par la police lors d’une manifestation contre ce projet, le 31 juillet 1977. ▪ ASTRID : projet d’AREVA abandonné récemment, faute de moyens, jusqu’à au moins « la deuxième moitié du siècle », répond le CEA au Monde (Nabil Wakim, 29 août 2019)… ▪ Pour la « Gen 4 » de réacteurs nucléaires pour recycler les déchets de l’industrie… on repassera. • ITER ◦ En France : prototype de réacteur à fusion nucléaire… en construction depuis 2010, pleine puissance prévue seulement pour 2035, et industrialisation sur d’autres réacteurs à ne pas attendre avant 2060… Le réchauffement climatique n’a qu’à être patient. Pour l’instant, la production industrielle d’électricité à fusion nucléaire est littéralement… de la science fiction. • SMR ◦ Small Modular Reactors… Ils existent sur le papier… Mais aucun réacteur de ce type n’existe concrètement à ce jour. Beaucoup d’articles (scientifiques ou médiatiques), beaucoup de plans en 3D dans les bureaux d’étude, beaucoup d’investissements politiques, mais aucun prototype, aucun chantier en cours, ni à l’échelle industrielle, ni à aucune autre. Sophisme #2 : les chats sont mortels… Socrate est mortel... Deuxième exemple de sophisme dans les arguments pronucléaires, un peu hors sujet : « Il sera sans doute bien difficile pour les auteurs d’expliquer pourquoi tous les autres secteurs du service public français […] souffrent de privatisation et de conditions de travail dégradées, malgré l’absence de réacteur nucléaire en leur sein » (p,14) Voilà un nouveau challenge pour la Commission Nationale Écologie : il n’y a pas de réacteur nucléaire dans les hôpitaux, pourtant eux aussi souffrent de la privatisation… Conclusion : les réacteurs nucléaires ne sont pas un problème ! Des « avantages environnementaux méconnus » « faible écotoxicité notamment sur l’eau douce et sur l’océan, aucune émission de S02 et Nox, faible potentiel d'épuisement abiotique, faible empreinte au sol (dont nous avons déjà parlé) et donc faible impact sur la biodiversité, faible production de déchets chimiques, faible impact sur la couche d’ozone… Sur tous ces points et plusieurs autres, l’énergie nucléaire est souvent meilleure, parfois fait jeu égal, avec les autres sources d’énergies considérées comme vertes. » (p.15) Cette énumération de qualités, extraites d’un rapport de l’Union Européenne, soulève la question de « l’écotoxicité » des politiques et industries nucléaire en comparaison avec les autres sources d’énergie, charbon/gaz compris. Ce rapport de l’UE ne permet non pas de prouver que le nucléaire a de « nombreux avantages environnementaux méconnus » (p.15), mais bien que le nucléaire « n’est pas plus dangereux que les énergies renouvelables, selon les critères habituels de la taxonomie européenne »… Et encore, on va pouvoir rentrer dans le détail et nuancer ce propos. Si je ne savais pas moi-même ce que signifiait « potentiel d’épuisement abiotique » avant de lire le rapport, les graphiques sur les autres critères semblent effectivement, en apparence, sans appel. Il est d’ailleurs bien énoncé en introduction du rapport européen, alinéa « main findings » (page 11 sur 387, traduit et résumé du mieux que je peux) : • « l’émission de gaz à effet de serre en moyenne sur tout le cycle de vie de l’industrie nucléaire est équivalente à celle de l’hydroélectrique et l’éolienne (je parle des industries), • l’énergie nucléaire émet autant, ou moins, de NOx, SO2, PM, NMVOC, que la photovoltaïque et l’éolienne, • elle eutrophise et acidifie les océans autant, voire moins, que la photovoltaïque et l’éolienne, [contredit plus bas], • pareil concernant la pollution des eaux douces et marines, • elle prend autant de place au sol que le gaz, c’est-à-dire moins que l’éolienne et la photovoltaïque. »

Maintenant... • On peut d’ores et déjà constater la manipulation du texte pronucléaire quant à la reformulation de certains résultats : « émet autant, voire moins, de NOx, etc. » (rapport EU) devient « aucune émission de SO2 et NOX » (texte pronucléaire). Passons cette erreur que l’on mettra sur le dos d’une inattention. • Ce rapport européen ne donne pas accès aux incertitudes sur les chiffres : on a là une énumération de comparaisons sans nuance. Plus grande que… Autant que… Légèrement moins que… Beaucoup moins que… Et ce, selon des moyennes prises sur tout le cycle de vie des industries citées… On a des max et des min de pollution sur tout un pays, toute une industrie… Si l’on souhaite du détail sur les chiffres, on tombe, via les références du rapport, sur des PDF payants, ou en anglais, « for policymakers » (autrement dit… circulez, ce texte est à destination des politiciens, pas du grand public), qui eux-mêmes ne permettent pas toujours de vérifier certaines affirmations. • Enfin, rien qu’en rentrant dans le détail des graphiques proposés par le rapport, on peut remettre en doute certains « avantages méconnus » du nucléaire… ◦ Exemple 1 : Tentons de vérifier si le nucléaire émet effectivement autant, voire moins, de PM et NMVOC – peu importe ce que tout ces sigles signifient pour les pronucléaires – que le photovoltaïque et que l’éolien, en consultant les graphiques du rapport (les 3.2-18). Des bâtons indiquent l’intensité d’émission de ces deux types de particules. Sur le graphique, on observe effectivement que le nucléaire en émet moins que le solaire photovoltaïque, et émet moins de NMVOC que l’éolien… par contre… oups… si j’en crois bien mes lunettes, et ma fonction Zoom de Mozilla… le nucléaire émet légèrement plus de PM (particules fines) que l’éolien… il semblerait environ 0,01 g/kWh de plus. ◦ Exemple 2 : la même contradiction est visible sur le sujet de l’eutrophisation et de l’acidification des océans. Sur le graphique 3.2-10 du rapport, la technologie nucléaire « EPR » (la colonne EFR correspond à une technologie non-utilisée) dépasse, en pollution, l’éolien offshore et le photovoltaïque à technologie Cadmium-Telluride.

Globalement donc, même s’il est vrai selon ce rapport que le nucléaire est comparable en terme d’impact écologique global, parfois légèrement supérieur, aux autres sources d’électricité et de chaleur… Affirmer que le nucléaire fait « souvent mieux » et « parfois égal », sur « tous ces points et plusieurs autres » relève par contre de l’hyperbole digne d’un chargé de communication défenseur d’une technologie mortifère. D’ailleurs... Le nucléaire ne tue que 2 personnes par mois ! Des volontaires ? Pour reprendre les chiffres des pronucléaires… Le nucléaire, ce ne serait que 0,07 décès par TWh produit (en comptant les morts liés à tout le cycle de vie des centrales notamment le minage du combustible, et les accidents nucléaires)… Alors, calculons. Fois environ 55 TWh de consommation mensuelle d’électricité par les Français·es17 cela fait 3,85 décès… Diminués car la part de nucléaire dans le mix électrique français n’est que d’environ 75 %. Cela représente donc environ 2 personnes par mois mortes à cause de l’industrie électronucléaire, en France… Des volontaires ? Nous n’oublierons pas Vital Michalon Mort tué par la police le 31 juillet 1977, il manifestait contre le projet de surgénérateur à neutrons rapide Superphénix. « Ces chiffres restent ridicules face à ceux des barrages hydroélectriques » (p.18) À la CNE du NPA, nous ne compterons pas les morts. Nous refusons cette démarche autoritaire de « sacrifice pour le communisme » ou de comparaison entre « la peste et le choléra ». Oui les énergies fossiles tuent encore plus… Oui l’hydraulique tue encore plus… Mais nos vies ne sont pas des chiffres. On ne peut pas parler de « 0,02 » décès par unité d’énergie… C’est un glissement très dangereux vers une politique mortifère qui va au « moins pire ». Nous sommes révolutionnaires, nous voulons des conditions de VIE dignes. Pas des conditions de MORT. Le NPA ne défend aucune industrie, ni le pétrole, ni le gaz, ni le charbon, ni l’éolien, ni le solaire, ni le nucléaire, en fonction des chiffres de nombre de morts… La moindre mort est inadmissible, et indiscutable. Accidents nucléaires Les pronucléaires chercheront toujours à minimiser l’impact, le nombre, l’ampleur des accidents nucléaires, via plusieurs stratégies : • renvoyer à l’étranger (Japon, Russie, USA), alors qu’en France aussi il y a eu des accidents nucléaires (Saint-Laurent-des-Eaux, en 1969 et 1980). • minimiser les conséquences (« y’a qu’à Chernobyl qu’il y a eu des morts, selon l’UNSCEAR ») • changer de sujet (« le changement climatique tue également »… « au Japon c’était un tsunami le problème »… « les autres énergies sont encore PLUS meurtrières »…) • brandir des sciences dures et masculines, voire même des pseudo-sciences18, pour justifier l’incertitude sur les chiffres (difficulté statistique/mathématiques… difficultés de mesures radiologiques... dissensus scientifique sur les bienfaits des petites doses… il faut utiliser des modèles linéaires sans seuil… )

Nous refusons la déresponsabilisation de la moindre mort. Les ingénieur·es nucléaires connaissent les dangers (ou les risques, peu importe), liés à cette technologie. Iels savent que chaque accident nucléaire a fait des centaines voire des milliers de morts, ne serait-ce qu’en comptant celles des liquidateurs, chaire à canon envoyée au front à chaque accident. Celleux qui n’ont rien fait, rien dit, sont coresponsables des morts liées aux accidents et incidents. Nous refusons également de qualifier de « ridicules » les « quelques » victimes, de les ridiculiser, de mépriser les familles des victimes mortes pour leur travail, leur géolocalisation subie proche d’une activité nucléaire, voire d’un bombardement :

« Quoi qu’il en soit, ces chiffres restent ridicules […] » (p.18) Je ne sais plus quoi répondre à ce mépris. Comparaison « bénéfice / risque » Pour illustrer l’incohérence de cette comparaison, petit tableau fait main : Bénéfices : • Électricité en permanence dans le réseau pour répondre aux demandes des consommateurices • « Progrès social » (jamais détaillé par les pronucléaires, peu importe ce que cela signifie finalement) • ça créé de l’emploi dans les anciennes colonies, ou pays partenaires, voire même en France (en sous-traitance par contre, vous êtes averti·es) Risques : • Pénibilité du travail et maladie professionnelle liée aux rayonnements ionisants en centrale, • Pénibilité du travail dans les mines d’uranium, et maladies liées à la radioactivité des mines d’uranium abandonnées, • Licenciements pour activité syndicale, • Poursuite judiciaire pour lancement d’alerte illégal vis-à-vis du secret industriel, • Fuites radioactives liées au vieillissement des matériaux des centrales • Fuites radioactives liées aux erreurs inévitables de fabrication des cuves et autres pièces centrales • Dégradation des écosystèmes marins liée au réchauffement de l’eau fluviale qui passe à travers les centrales • Dégradation des écosystèmes terrestres liée à la fuite radioactive des stockages de déchets longue durée • Accident nucléaire lié à la rupture d’une pièce centrale d’un réacteur, menant à une explosion • Accident nucléaire lié au démantèlement des vieilles centrales Graphite Gaz dont certains matériaux sont explosifs • Prolifération de l’arme nucléaire dans le monde liée au cycle de préparation et de traitement du combustible nucléaire • Maintien en place du système gouvernemental autoritaire et militaire qui repose en partie sur son arsenal nucléaire

Démantèlement Dans notre ancienne brochure, nous indiquions en effet que « c’est [au démantèlement et à la gestion des déchets] que devra désormais être consacrée une bonne partie de l’énergie humaine. C’est un chantier gigantesque mais indispensable à la survie de l’humanité et qui va devoir occuper les travailleurs, du manœuvre au scientifique, pour réparer les erreurs du passé et la folie capitaliste ». (p.19) Cette phrase est effectivement discutable, voire erronée selon moi. En effet, pour moi (auteur du texte), le démantèlement n’est plus forcément souhaitable à ce jour (car techniquement difficile, coûteux, dangereux pour les travailleurEs, et générateur de déchets). Les déchets, eux, par contre, seront toujours là, et représenteront toujours un chantier à assumer, même une fois « sortiEs du nucléaire » (arrêt des centrales). Déchets « Les déchets liés à l’industrie nucléaire civile n’ont jamais tué personne » (p.19) 2002, un ouvrier meurt sur le chantier de CIGEO, projet de stockage des déchets nucléaires. 2016, 26 janvier, un autre ouvrier meurt dans un éboulement, au fond d’une galerie. Ça fait deux.

« leur impact sur l’environnement est négligeable19 » (p.19) Source ? ANDRA. Agence Nationale des Déchets Radioactifs… ANDRA qui pour rappelle, a employé une milice privée pour matraquer, flashballer et surveiller les militantEs antinucléaires, de manière antidémocratique, voire fascisante. L’ANDRA se fiche de l’impact environnemental de leurs déchets : aucune étude n’a rendu de résultat positif et long-terme de la solidité de leur projet de stockage… De plus, un centre de stockage de déchet, ce n’est pas fabriqué en bois et en terre crue… Béton, acier, imperméabilisation du sol, tous ces impacts ne sont pas négligeables. « Les déchets nucléaires représentent en fait une part ridicule de la quantité totale de déchets produite par un individu chaque année : 4689 kg dont [...] 4 grammes sont des déchets de haute activité. » (p.19) Sauf que ces 4 grammes de tels déchets, par personne, suffisent à tuer cette personne, rien qu’en les regardant, car ces déchets sont radioactifs de manière létale… Contrairement aux tonnes d’épluchures et de plastiques que l’on met dans nos poubelles grises. Et encore une fois, le NPA est contre TOUS les déchets industriels : nous nous opposons au gâchis de plastique, de métal, de matières organiques, de béton de ciment, d’acier, tout autant que de matière radioactive… « il existe déjà un exemple naturel de stockage en CGP : le réacteur nucléaire naturel d'Oklo au Gabon » (p.20) La Nature, le « naturel » n’est pas un adjectif scientifique, ni positif, ni rien du tout. C’est une construction politique, qui sert en permanence à justifier les politiques les plus conservatrices : les phénomènes dits « naturels » ont toujours été les arguments de dernier recours pour justifier sexisme, racisme, classisme, colonialisme, et toutes autres dominations. L’existence d’Uranium dans le sol depuis des millénaires ne valide pas scientifiquement l’extractivisme capitaliste, ni le projet autoritaire d’enfouissement CIGEO. Le pétrole aussi, c’est naturel, et ça existe depuis des millénaires… Consommons-en ! Conclusion La seule revendication des communistes pronucléaires que nous partageons, c’est la suivante : « Une transition énergétique réussie passera par un secteur public fort, contrôlé démocratiquement par ces travailleurs. » (p.24) Comme le citent les communistes pronucléaires, le secteur public de l’énergie fait face au projet Hercule qui prévoit de découper EDF en vue d’en privatiser une partie, notamment la gestion des EnRi… Sauf que les pronucléaires oublient de préciser que le nucléaire, lui, est toujours public, et le restera après ce démantèlement d’EDF… Tout simplement car l’État ne souhaite pas faire peser le coût du nucléaire sur le budget de ses amis militaro-industriels.

Nous sommes d’accord également pour lutter contre le greenwashing des ONG, de l’État et des entreprises privées. Maintenant, rappelons que le NPA ne lutte pas pour la neutralité carbone de la France – concept compatible avec des stratégies colonialistes de compensation – mais bien la réduction de la consommation, de la production, et des émissions de gaz à effet de serre.

Enfin, nous ne pouvons par contre entendre la demande d’« affirmer et défendre l’autorité des agences publiques (ANDRA) » que comme une trahison vis-à-vis des militantEs agresséEs par cette même agence sur le terrain de CIGEO, trahison nationaliste, capitaliste, et antisociale. Enfin, le discours oral d’un des auteurs du texte sur le fait de « pas être complètement contre les sous-marins et bombes nucléaires, car en cas de guerre impérialiste vous comprenez… nous on préfère le démantèlement conjoint avec les autres pays »… (sous-entendu, pas de démantèlement des bombes au CEA Valduc tant que les autres pays ne s’y mettent pas). Ce discours non-assumé à l’écrit, lui, ne manquera pas d’alerter sur la tolérance pro-militaire qui se cache derrière chaque discours pronucléaire, et de nous renforcer dans nos positions pacifistes, anti-nucléaires (civil et militaire), anti-impérialistes, anti-militaires.

 
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from Blog d'une enfant de ce siècle

LIBERTE INCURABLE

Ce morceau fait partie de “Prends Le Large!”, un conte dont je suis l'autrice. Il est inspiré de mes séjours en mer avec l'association des Amis du Jeudi Dimanche, à bord du Rara Avis et du Bel Espoir.

Version en Langue des Signes Française par Janick Matton de Interpretis, à l'occasion de La Nuit du Slam à Toulouse :

Paroles et chant : Kaena Composition et guitare : Thibaut Delhommeau. Merci à lui, Simon Houdin et Gauthier Lorthiois sans qui ce projet n'aurait jamais vu le jour.

Paroles de "Liberté Incurable"

REFRAIN 1

Se cambrer Fêler Marteler Sceller (x3)

(respiration)

Se cambrer Fêler Marteler Sceller (x3)

Brûler le pavé!

COUPLET (7 mesures)

Sève des pluies Soupirs des landes Poumons de vent Au bord du cri Se sauver des guides Des chemins tracés Des ombres livides Au torse inhabité

Excéder la vitesse des rivières Sauter dans des arbres qui poussent à l'envers Qui vont serpenter serpenter sous tes pas T’élever dans les cimes de leurs bras

Gravir les mâts des navires S’enivrer de senteurs diverses Rejaillir hors de la détresse En guérir face à ton inverse Pourfendre les forteresses

S’y ruer Se répandre Se heurter Se toucher Se surprendre Se comprendre S’affronter Front contre frontières blindées

Fondre sur la peur qui nous masque Voir qu’elle n’est que fumée fantasque Cueillir ensemble dans les abîmes La fleur de l’âme par ses racines

REFRAIN 2

Se cambrer Fêler Marteler Sceller (x3)

(respiration)

Se cambrer Fêler Marteler Sceller (x3)

Balancer les pavés

COUPLET (10 mesures) Il faut se déranger Il faut désobéir Il faut se perdre s'esquinter se souiller de sève Et de pierre taillée pour gagner Les secrets de la ville Et plonger dans son corps jamais tranquile

Ne laisse pas la poussière du passé te noyer le bras de fer de broyer les grandes promesses te soudoyer Ne laisse pas la chambre de sûreté de ton foyer brider ton coeur quand tes pleurs sont affamés d'ailleurs  Ton enfant intérieur te crie De ne pas courir après les heures

Mais de talonner le tir du temps perdre haleine Te jeter dans l'océan détaler dans les pentes verdoyantes Gagner les hauteurs arborescentes Tant qu'il y en a encore

Notre terre a de l'or en son sein  Casse les ressorts de tes mains pour embrasser ton sort dans ses lendemains

Vite fuis lève les yeux sur la lune qui te surprend Vite fuis lève les yeux sur des paysages indécents  Vite fuis lève les yeux tout peut finir en un instant Vite fuis Lève les yeux Soigne-toi du monde d'antan

L'esclavagisme du confort L'insomnie des cœurs censurés L'étranger promis à la mort Le massacre des insurgés Les intelligences ruinées par les mains appâtées par l'or  Les corps cassés entassés broyés sous ses roues encore et encore

Tu es de ceux qui comme moi Étouffe dans l'air des prisons  Sauve ce coeur battant qu'on noie Fais-lui respirer l'horizon Déterre-le de ses blessures  Rejoins l'armée de la passion Qu'entre nous s'abatte les murs dans un ouragan d'unisson

REFRAIN 3

Se cabrer braver décamper voguer (x5)

Épuiser les pavés !

 
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from irisdessine

Projets du moment

Professionnel

  • J’ai réalisé que j’étais au taf de moins en moins dans la posture d’apprenante, mais de plus en plus dans la posture de sachante. Je comprends mieux ma fatigue assez intense des derniers jours 😅 Quoiqu’il en soit, j’embarque en pair ma collègue qui est là depuis disons 1 bon mois, et donc, j’explique les choses, j’oriente, et, heureusement, elle aussi sait quoi faire et proposer des suggestions pertinentes, ce qui me permet de me reposer (un peu) entre deux explications ☺️

Personnel

  • 478 : j'ai enregistré des sons à rendre actifs ou non (au choix de l’utilisateur/utilisatrice) pour l’application. L’objectif étant de s’endormir avec, l’intérêt serait plutôt d’entendre quand inspirer/bloquer/expirer que de regarder son écran. Pour le moment, c'est un ding de marimba qui change de tonalité quand on est en inspiration, blocage ou expiration. Je ne suis pas complètement satisfaite du résultat parce qu'il y a des soucis de désynchro entre les ding et le décompte, mais l'ensemble est implémenté avec le choix au menu de départ de l'activer ou non.
  • La souveraineté numérique chez soi : Ce mini site web en cours de fabrication se veut une ressource pour les gens qui utilisent les outils offerts par les GAFAM mais veulent trouver des alternatives pour un quotidien aussi serein en terme de facilité d’utilisation, (UX et UI), mais mieux protégé.

Veille technologique

Veille personnelle

  • Un article avec des explications et des schémas sur pourquoi les gens devraient bosser avec du texte noir sur fond blanc (et non l'inverse) et en particulier pourquoi c'est ultra gênant et désagréable pour les astigmates (dont je fais partie) : Je hais les thèmes sombres et je peux l'expliquer

Mes joies

  • En m'écoutant et en me laissant la possibilité de n'absolument rien faire au cours d'une journée (genre un samedi), j'ai réalisé qu'ensuite, je pouvais, sans même m'en rendre compte, avancer sur mes projets persos sans efforts. Genre, c'est vraiment ok de passer une journée devant l'ordi à jouer ! Typiquement, c'est ce qu'il s'est passé ce week-end. Le samedi, j'ai vraiment absolument rien fait. Le dimanche, j'ai démonté mon bureau, j'ai fait à manger pour 4, j'ai bossé mon projet perso et c'est le soir que je me suis rendue compte de tout ce que j'avais fait, et surtout sans finir en me disant “j'ai tout donné, chuis au bout de ma vie !”

Lu, vu ou écouté

On a eu une discussion intéressante sur les goûts musicaux avec mon père (sachant que c'est beaucoup lui qui m'a inculqué mes goûts). Et on est raccords sur pas mal de choses. Le plus drôle, c'est l'histoire de la rythmique surutilisée dans le rap actuel que je déteste tellement y en a partout, et en fait, mon père a la même réaction épidermique avec cette rythmique 😆 (J'ai trouvé un exemple au hasard, je m'excuse pour la musique et pour le lien youtube : Poum Chapoum Cha Poum

  • The Pitt, l'épisode de la semaine, il y a tellement d'énergie dans cette série ! Dispo sur HBO Max.
  • On a fini la saison 1 de HiJack qu'on a démarré un peu sur un coup de tête. C'était très bien, malgré un pitch qui nous emballait pas des masses (un détournement d'avion). Cela dit, je pense qu'on se passera de voir la saison 2, parce que ça sent l'épuisement du filon.
  • J'ai continué à regarder d'un œil Bones tout en jouant à Proverbs ou en cuisinant. C'est idéal ce genre de séries procédurales pour ces activités.
  • Et chaque soir, j'avance aussi sur L'anneau-Monde de Larry Niven. Je me souviens de la découverte de la super structure la première fois que je l'ai lue, et j'ai la même sensation, c'est vraiment fascinant cet anneau-monde !

Et le jeu vidéo ?

  • 7 days to die, une lune de sang particulièrement balèze, puisqu’on en est au 28e jour dans le jeu, et qu’en plus, on est maintenant 3 dans la même partie (augmentant ainsi la difficulté). On s’en est sortis, mais c’était limite ! 😅 Je crois que la prochaine partie nous permettra d’être mieux _stuffé_ et on saura quoi faire de mieux pour être moins stressés ! Parce que jusqu’ici, nos pièges ralentissaient seuls les zombies jusqu’à une heure assez avancée de la nuit, mais là, dès la 1ère heure, ils ont tout déglingué et on a dû tirer sans faire d’économies de balles ! Mais comme d’habitude, c’était rigolo ^^
  • Toujours du temps pour avancer Proverbs, le chouette jeu mi-démineur, mi-picross. Au fil du temps, mes résolutions dévoilent une parcelle d'un grand tableau. J'ai dévoilé plus de 80% du tableau jusqu'ici ! Ce que j'espère, c'est que quand je l'aurais fini, j'aurais d'autres choix de tableaux à disposition :)
  • Eeet toujours du temps, entre deux pauses au soleil (quand il y en a), pour se faire une (ou 10 😅) petite partie de Rocket League avec les collègues.
  • Découverte d'un petit jeu cosy que je viens d'acheter à la faveur des soldes de printemps de Steam, mais pas encore installé (vu que le PC est présentement au sol, attendant son nouveau bureau) : Ila a frosty glide
 
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from Liste-Participative-EYGDD

A l’issue du premier tour des élections municipales de 2026 à Eygurande-Gardedeuil notre Liste Participative se place en troisième position avec 15,52 % des suffrages exprimés, soit 43 votes sur 282 votants.

Nous remercions sincèrement toutes les habitantes et habitants qui nous ont accordé leur confiance. Ce résultat démontre un vrai intérêt pour les idées participatives et nous motive pour la suite.

Nous avons pourtant choisi de ne pas nous maintenir au second tour, car notre score ne nous permettrait d'obtenir qu'un faible nombre de conseillers municipaux sans aucune influence au sein du conseil.

Nous préférons mobiliser notre énergie autrement. Nous allons donc poursuivre les projets que nous avons présentés dans notre programme et défendre les valeurs que nous portons :


• Création d’un groupement d’achat, sur le modèle de structures dans lesquelles nous sommes déjà impliqués.
 Une réunion publique permettra de tout expliquer.

• Assemblée générale des habitant/es et ses groupes de travail.

• Réflexion avec les jeunes du village sur leurs besoins et leurs envie pour le village.

• Soutien aux petits paysans et à un modèle agricole plus raisonnable.

• Lutte contre la spéculation des terres agricoles conséquence des projets industriels de type “agrivoltaïque” qui desservent l’intérêt collectif et la ruralité au profit d’intérêts privés.

Vous trouverez prochainement sur notre blog et dans vos boites aux lettres toutes les informations pratiques pour celles et ceux qui souhaitent nous rejoindre et participer à l’élaboration de ces projets.

Pour ce 2e tour, nous appelons à voter pour la liste républicaine de Nicolas Pascal. Nous n'avons pas toujours les mêmes attentes, mais nous pensons qu’avec cette équipe, nos idées seront entendues. C'est cette ouverture au dialogue et cette capacité d'échange qui a guidé notre choix.

Pour un village uni, où chacune et chacun trouve sa place et se sent considéré, nous voterons et appelons à voter pour la liste Vivre et faire vivre Eygurande-Gardedeuilh, menée par Nicolas Pascal.


 
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from LK blogue…

Nouvelle Fondation. En décembre, j’ai acheté un ThinkPad T480 d’occasion, puis un T470s, tous deux reconditionnés et dotés de Linux Mint. Ceci est la chronique de ce choix et de ce passage de l’univers Apple à l’univers Linux.

Depuis maintenant trois mois, je me familiarise avec mon ThinkPad et le système d’exploitation Linux Mint. L’acclimatation opère.

Ces derniers jours, j’ai repris mon MacBook Air 13,6 pouces, afin de mettre à jour et d’optimiser les données et de les synchroniser notamment avec mon nuage professionnel. C’est clair que c’est un bel outil de travail. Le processeur est aussi plus récent. Son principal avantage par rapport à mon ThinkPad est sans conteste l’autonomie de sa batterie. Me revoilà cependant vite revenu à mon ThinkPad. J’apprécie son écran de 14 pouces et surtout son incroyable clavier.

Au niveau de la réactivité et du processeur, je ne note pas de différence suffisamment notable au niveau de mes tâches quotidiennes avec les mêmes logiciels, tels que Firefox ou LibreOffice. J’ai même moins de blocage de vidéo sur YouTube avec mon ThinkPad. Par contre, mon MacBook Air sera plus réactif au démarrage de l’ordinateur. Au niveau du pavé tactile, celui du MacBook Air est également meilleur et plus précis. Pour certaines tâches, je dois recourir à la souris avec mon ThinkPad (peut-être aussi parce que je maîtrise mal les touches au-dessus du pavé tactile et le TrackPoint au milieu du clavier…).

J’aime bien le côté tout-en-un de mon ThinkPad avec son lecteur de carte SD et ses ports USB-C et USB-A. Ainsi, même s’il est plus encombrant que mon MacBook Air, j’ai moins à me préoccuper d’emporter des accessoires avec moi. En plus, disposant d’un disque dur de 512 GB au lieu des 256 GB du MacBook Air, je n’ai pas non plus besoin de me demander s’il faut ou non que je prenne mon disque dur externe. Je peux aussi directement synchroniser mon cloud professionnel.

Il y a de fortes chances que ce soit des circonstances particulières que le recours au MacBook Air s’impose. C’est principalement si je dois emporter le portable le moins encombrant, notamment à moto. Il y a peut-être des besoins plus pointus en traitement d’images qui pourraient justifier son utilisation. Et c’est à peu près tout pour l’instant.

Les dernières annonces d’Apple ont néanmoins titillé mon intérêt. Et c’est curieusement le MacBook Neo qui remporte la palme. Avec son écran 13 pouces, il est celui qui se rapproche le plus de mon ancien MacBook 12 pouces. Pour iFixit, il marque aussi un retour à un MacBook plus facilement réparable.

Il est ainsi possible de changer de batterie facilement, les ports USB-C et les haut-parleurs sont modulaires. Les éléments sont vissés et non collés. La RAM et le processeur restent soudés. Ce n'est pas parfait, mais il y a progrès. Au final, il obtient d’iFixit la note de six (sur dix) en matière de réparabilité (comparé à la note de dix pour le Thinkpad T480 et la note de quatre pour le MacBook Air M4). Par ailleurs, le prix est doux, même pour la version avec un disque dur de 512 GB.

Du côté de mes deux ThinkPad, j’ai eu tendance à privilégier le T470s légèrement plus fin et léger. Mais rien n’est vraiment décidé ou clair. Le T480 reste plus puissant et dispose de l’avantage de pouvoir changer une des batteries en usage nomade. Il est plus agréable aussi pour un travail de rédaction long.

Je viens aussi de constater que je dispose avec Antidote Web d’un correcteur orthographique pour Firefox. C’est une très bonne nouvelle. Une autre solution est l’extension Language Tool (une version gratuite et une version payante), mais il n’y a pas de raison de payer pour la version payante en disposant déjà d’Antidote. Il faut vraiment que j’utilise plus systématiquement Antidote quand je rédige un texte et que j’envisage de rédiger mes textes dans mon navigateur Firefox. J’ai une marge de progression indéniable en la matière.

Je suis donc revenu rapidement à mon ThinkPad. Et content. Avec la satisfaction d'être dans un univers libre. J’ai développé ainsi une forme d’esprit tranquille. Particulièrement concernant la propriété et la diffusion de mes données. J’en garde la maîtrise sans me poser la question de leur récupération sans mon consentement.

Tags : #AuCafé #Linux #ThinkPad #ŧ480 #t470s #Apple #MacBookNeon #MacBook

 
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from Un Spicilège

La geste improvisée du chevalier Anowan

Il faut absolument que je commence cette chronique par vous raconter mon histoire avec Erika Valery. Il y a plus de dix ans, l'internet des livres commençait, tout était neuf et plein d'initiatives étaient lancées qui permettaient de découvrir de jeunes auteurs. C'est au détour de l'une d'entre elles que je l'ai découverte et que je suis tombée en extase devant ses écrits. J’ai dévoré la longue saga qu’elle publiait alors (7 + 1 + 1 livres inoubliables !). J'ai même eu le grand plaisir de la rencontrer en personne. Puis, comme cela arrive souvent, le temps et les évolutions d’internet ont fait que nous nous sommes un peu perdues de vue. Jusqu’à ce que, magie du web, elle me retrouve et me propose de découvrir ce nouveau roman. Autant dire que j’étais à la fois ravie… et franchement émue de rouvrir un livre d’Erika, puisque c'est ainsi que se nomme à présent ma Kylie.

Et quel bonheur de lecture.

Avec La geste improvisée du chevalier Anowan, j'ai retrouvé Erika Valery dans ce qu'elle fait de mieux : détourner gentiment les codes d'un genre tout en lui rendant un hommage évident. Elle livre ici une fantasy délicieusement impertinente. On sent à chaque page qu'elle s’amuse avec les tropes de la geste héroïque, les tord, les confronte à notre modernité… tout en gardant un vrai souffle d’aventure.

Au centre de tout cela, il y a Anowan. Une héroïne parfois maladroite, mais surtout incroyablement courageuse et intrépide. Elle avance toujours sur cette ligne délicate entre l’inexpérience et la maturité, et c’est précisément ce qui la rend si attachante. Ses failles sont modernes, profondément humaines, et donnent au personnage une vraie épaisseur.

Sous l’humour (très présent, parfois franchement irrésistible !) le roman aborde aussi des thèmes actuels. Le féminisme, à travers une héroïne forte, et l'émancipation en premier lieu : l’idée de tracer son propre destin, de faire ses choix, de se donner les moyens de ses ambitions. L’écologie s'invite également en filigrane, avec beaucoup de tact. Rien de pesant : Erika Valery préfère la nuance et fait confiance à la personne qui lit sur les conclusions qu'elle en tirera.

Enfin, il y a cette idée narrative brillante qui relie l’univers de fantasy à notre monde contemporain. Un tour de passe-passe assumé qui permet toute sa liberté créative au roman. C'est également ce qui m'a permis d'être aussi facilement séduite par la fantasy, moi qui goûte peu au genre.

Refermer ce livre m’a fait un double plaisir : celui d’avoir lu une aventure drôle, intelligente et pleine d’énergie… et celui de retrouver une autrice dont j’aime profondément le ton, à la fois espiègle, critique et profondément bienveillant.

Et croyez-moi : c'est exactement ce qu'il me fallait au moment où il le fallait.

Vivement la suite...


La geste improvisée du chevalier Anowan | Erika Valery | Paul & Mike

 
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from seb

SolidJS 2.0 is Async First

La première version beta de SolidJS 2.0 est sortie la semaine dernière. Ryan Carniato a fait un stream pour expliquer en quoi on passait d'une version sync first à une version async first. Il a notamment présenté plusieurs exemples qui démontrent la simplicité de l'utilisation des expressions asynchrones dans SolidJS 2.0. On va voir ici un cas d'utilisation possible sur la récupération d'une liste paginée.

Spécificités de l'asynchronisme

Quand on récupère une donnée de manière synchrone, on n'a pas de question à se poser, la donnée est disponible et on l'utilise. Pour une donnée asynchrone par contre il y a plusieurs problèmes :

  • avant de récupérer la donnée pour la première fois, la donnée n'est pas initialisée
  • il y a un temps d'attente avant de récupérer la donnée pendant lequel on peut vouloir afficher un indicateur visuel à l'utilisateur
  • quand on met à jour la donnée (par exemple passage de la première à la deuxième page d'une liste) on va en général vouloir continuer d'afficher les données de la première page tant que les données de la deuxième page ne sont pas disponibles mais aussi afficher un indicateur pour dire qu'on est en train de récupérer les données suivantes

Il y a également une problématique de cohérence, si un résultat d'une opération asynchrone dépend d'une donnée synchrone (liée à une saisie par l'utilisateur par exemple) on veut en général n'afficher la nouvelle valeur de la donnée synchrone que lorsque le calcul de la donnée asynchrone est terminé pour avoir une incohérence entre les deux.

Comment cela est géré jusqu'à présent

Jusqu'à présent, le fonctionnement spécifique de l'asynchronisme faisait que l'on avait un traitement différent entre la donnée synchrone et la donnée asynchrone. On a vu par exemple émerger Tanstack Query pour cela. L'arrivée du hook use en React a également permis de simplifier la gestion des données asynchrones.

Au niveau de SolidJS 1.0 on a createSignal pour les données synchrones et createResource pour les données asynchrones.

La gestion des données asynchrones se simplifie au cours du temps grâce à de nouvelles primitives mais on a quand même un code spécifique, c'est en cela que l'on n'est pas async first.

Le changement de paradigme

L'idée avec Solid 2.0 c'est d'avoir un paradigme qui traite les données synchrones et asynchrones de la même manière. L'idée derrière cela c'est de se dire que si j'ai du code qui fonctionne avec des données synchrones, le même code fonctionne aussi avec des données asynchrones.

Dans un des exemple de Ryan on a un code de ce type

function App() {
  const [value, setValue] = createSignal(1);
  const increment = () => setValue((prev) => prev + 1);
  const result = createMemo(() => compute(value()));

  return (
    <div>
      <button type="button" onClick={increment}>{latest(value)}</button>
      <p class={[{ pending: isPending(result) }]}>Result for {value()} = {result().toFixed(3)}</p>
    </div>
  );
}

Ce code fonctionne de la même manière que la fonction compute soit une fonction synchrone ou asynchrone. Dans les deux cas, la fonction createMemo va retourner un type Accessor<number>.

Un point important à noter est que la valeur value ne sera mise à jour que lorsque la propriété dérivée result aura pu être calculée et donc quand compute aura retourné un résultat. L'idée c'est d'avoir une consistance entre toutes les données pour éviter d'afficher un résultat qui ne correspond pas à la valeur courante.

Pour traiter les besoins spécifiques à l'asynchrone Solid va fournir plusieurs éléments

  • on a un composant Loading qui correspond au Suspense de React ou de Solid 1.0 qui va afficher un fallback lorsque la donnée n'est pas encore initialisée (au premier appel). Ce fallback ne sera par contre pas affiché quand on récupérera une nouvelle valeur
  • le helper isPending va permettre de savoir si un refetch est en cours, dans notre exemple on pourrait faire isPending(result) pour savoir si on est en cours de calcul
  • le helper latest(value) va permettre d'avoir accès à la nouvelle valeur de value avant d'avoir la réponse de result, cela permet d'afficher cette valeur dès que l'on clique au niveau du bouton

Cas d'usage : liste paginée

A partir de ce nouveau mode de fonctionnement on peut très facilement implémenter une liste paginée avec le code suivant

const App = () => {
  const [page, setPage] = createSignal(1);
  const result = createMemo(() => getResults(page()));

  return (
    <div>
      <h1>Demo</h1>
      <button disabled={latest(page) === 1} onClick={() => setPage(prev => prev - 1)}>Previous</button>
      Page {latest(page)}
      <button onClick={() => setPage(prev => prev + 1)}>Next</button>
      <h2>Result </h2>
        <Loading fallback="Loading...">
          <div class={[{loading: isPending(result)}]}>
            <For each={result()}>
              {(value) => <p>{value()}</p>}
            </For>
            <p>{result().length} items</p>
          </div>
        </Loading>
    </div>
  );
};

On a automatiquement un loader au premier chargement de la liste puis la classe loading qui sera appliqué à chaque changement de page.

Conclusion

Cet exemple simple présente les apports du nouveau paradigme “Async First” de SolidJS 2.0. On pourra voir par la suite que cela amène d'autres avantages, notamment la possibilité d'initialiser les signaux avec une fonction réactive.

Par rapport à Solid 1.0, on simplifie l'API du framework puisque l'on utilise systématiquement createSignal plutôt que d'utiliser une autre API createResource pour les données asynchrones.

L'intégration de Solid 2.0 avec SolidStart n'est pas encore disponible mais cela veut également dire que createAsync va disparaître et que l'on pourra utiliser createMemo pour appeler une server function.

 
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from morithil

Ceci est une tentative d'émancipation des GAFAM. Ce blog servira pour exposer mon travail en photographie, mes réflexions rôlistes et autres sujets qui me passionnent.

Je vais tenter de cultiver ce petit bout d'Internet comme mon jardin personnel. A mon rythme. Loin des pressions des réseaux sociaux. Dans un tentative de me reconnecter à ce qui me plait.

L'orthographe et la grammaire seront parfois approximative.

Le contenu que je partagerais ici est garanti sans IA générative.

Vautour fauve en vol

 
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from Blog d'une enfant de ce siècle

CHANGER LES CHOSES

Ce morceau part d'une envie de parler du monde qui nous entoure, et l'élan de vouloir dépasser notre sentiment d'impuissance. Petit à petit, même si “c'est jamais assez”, on essaie de changer les choses à notre échelle. “Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer”.

Tu peux écouter ici “Changer les choses” du groupe Alter'N Co sur toutes les plateformes de musique, et ci-desous en cliquant sur “Listen in Browser” sans avoir besoin de compte (bonne alternative pour ceux qui évitent les autres plateformes) :

Prod : VictorB (lien Beatstars) Paroles et chant : Kaena et Fou Le Fuzi Chaque artiste a écrit sa partie. Sortie en ligne le 8 mars 2026.

Paroles de "Changer les choses"

FOU LE FUZI Sista Kaena

KAENA Frérot, Fou le Fuzi

FOU LE FUZI FLF

KAENA et FOU LE FUZI Parce que c’est jamais assez

FOU LE FUZI Jamais assez Jamais assez

KAENA C’est jamais assez

FOU LE FUZI Jamais assez

KAENA C’est jamais assez

FOU LE FUZI Sous les feux médiatiques, sous la loupe étatique Chacun est passé au crible dans des giga tonnes de statistiques À quand le méga ultra «stop» qui calmera tout l'monde ? Dis moi, c'est quand le «coupez» de c'foutu cinema immonde ?

Fuck it, y a un moment où quand on s'fait latter, faut renverser l'jeu, devancer comme des vénères les pensées d'la société Percer a fond les intentions d’états profonds, rider les farandoles news a califourchon

Ressens comme le monde s'effrite entre les doigts de quelques puissants La toute fin dans leurs mains, est un objectif commun Qui sommes nous, face a cela ? Boulgi boulga de vils et honnêtes gens Dans un engregênage de cercle vicieux fort orwellien

Oui la loi du plus fort prévaut encore mais le déclin est palpable et la tension redoutable Rouages et destin en présage, on se courbe, se rebelle ou cavale Grand temps d'plaquer visser les parasites de l’élite au sous-sol abyssal Laisser l'champ libre aux actions locales jusqu'au pic par une colonne vertébrale Coulis de big succursales, y planter nos rêves en rafale, refonder un monde désirable

KAENA

Je m’en suis voulue à mort pour tellement de torts Le pire je l’ignore pas c’est que j’en ai encore J’ai laissé des personnes en or y croire tellement fort Je pourrais laisser faire la mort sans nous sauver de notre sort

Enfant du déni c’est devant ton miroir que tu t’es construit Voilà pourquoi tu te crois envahi Regarde autour de toi tu n’as pas le contrôle Fie-toi à ce que tu vois quand on échange les rôles

Je vais te parler d’amour dans la langue des sourds Autour de moi on comprends pas toujours Pourquoi j’fais tant de détours et que j’me pose pas Pourquoi j’me contente pas de ce qui m’entoure

Ma civilisation est gouvernée par la confusion On appelle information un amas de mythes sans fond De fiertés mal placées autour de la nation ou de la religion Mais pour s’aimer jamais assez de distinction

Hors de question de faire l’impasse sur mes erreurs Mais j’veux trouver ma place ailleurs que dans la rancœur Elle m’écœure La toxicité dans le viseur Je veux m’creuser un puits de sérénité dans l’coeur 

Planter dans mes poings mes graines de colère Eclater l’asphalte de la terre En découdre avec l’enfer M’ouvrir aux bras de l’atmosphère Et à sa manière de dissoudre les guerres

REFRAIN X2
KAENA et FOU LE FUZI Entre s'enfuir ou rester subir Puisqu'on est jamais satisfait, Autant changer les choses de là où on est Entre s'enfuir ou rester subir Peuple aux relents de pur imparfait, Mais pourquoi pas pointer le sommet

FOU LE FUZI Flancher pour fuir la France, foutue atmosphère délétère et rance Pencher vers l'plancher de base, terrer sa cervelle comme l'autruche Subir passif en connaissance de cause, ou céder bêtement à la violence Tant d'impasses qui exploseront ce français d' ballon d'baudruche quelle panoplie pour la pacification d'conflits aux réflexes sociétaux ? Sans reprendre prières et propos de nos bourreaux dans leurs ébats, Sortir la masse populace qui se débat dans des tabous sans débats

Ouvrons les valves pacifiques, qu'elles inondent jusqu’aux égouts Que d'innombrables pactes d’entente enfoncent le dernier clou L'esprit séculaire des enfants d'or cherche la lumière d'un bel espoir vivace Le plus grand challenge de nos générations, c'est d'se r'garder en face L'esprit séculaire des enfants d'or cherche la lumière d'un bel espoir vivace Le plus grand challenge de nos générations, c'est d'savoir briser les glaces

KAENA Combien de sang versé pour le même débat ? Combien d’encre gâchée pour écrire « Icchantika »? Pour moi la voie du bonheur c’est rechercher la vérité Et quand je crois l’avoir trouvée C’est que je dois recommencer

C’est dur je n’y arrive pas Ne me dis pas que j’ai la force, que je n’abandonnerai pas, Que c’est une question de regard ; Tu me parles de « victoire » comme la nôtre ? Je ne veux pas écrire l’histoire à la place des autres !

Je dresse le drapeau de la théorie du chaos ; Ma seule cible c’est ton ego. L’ego qui trie, l’ego qui chasse, L’ego qui se crie premier de la classe. Rien de classe à classer sa race à la première place !

Les croyances sont des miroirs devant lesquels on se fait face Alors, continue de prêcher devant la surface de ta glace Ou essaie de soutenir ce regard quand il te pourchasse, Et lève bien dans tes mains le marteau qui les casse !

REFRAIN X2
KAENA et FOU LE FUZI Entre s'enfuir ou rester subir Puisqu'on est jamais satisfait, Autant changer les choses de là où on est Entre s'enfuir ou rester subir Peuple aux relents de pur imparfait, Mais pourquoi pas pointer le sommet

KAENA Même si c’est jamais assez

FOU LE FUZI Même si c’est jamais assez

KAENA Jamais assez

FOU LE FUZI Jamais Jamais assez

 
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from Liste-Participative-EYGDD

En France la surface des forêts décline

Contrairement à ce que les campagnes de communication des industriels de la filière bois nous affirment, les forêts françaises ne sont pas en expansion : elles reculent.

Si les chiffres bruts semblent rassurants — 15 millions d'hectares boisés en 2020 selon l'IGN, contre 10 millions en 1908 — ils recouvrent des réalités très différentes. La moitié de cette surface est en effet composée de plantations monospécifiques de résineux, dont la pauvreté en biodiversité les distingue fondamentalement des écosystèmes forestiers.

Comptabiliser ces champs d'arbres au même titre que de véritables forêts crée une confusion statistique que les lobbies du secteur exploitent habilement pour occulter le déclin réel des forêts françaises.

Face à cette réalité inquiétante, il y a pourtant moyen de résister.

L'association Pro Silva propose des formations aux propriétaires souhaitant adopter une sylviculture plus respectueuse des écosystèmes. Le principe est simple : les arbres sont prélevés à maturité, avec un matériel adapté pour ne pas abîmer les sols, laissant ainsi la lumière et l'espace aux arbres plus jeunes. La forêt se renouvelle à son propre rythme, sans rupture brutale du couvert végétal.

Les groupements forestiers coopératifs (GFC) constituent une autre alternative intéressante. Ce dispositif permet à plusieurs propriétaires de mettre en commun leurs parcelles forestières pour les gérer collectivement, selon les principes d'une coopérative.

Chaque membre conserve la propriété de ses terres tout en bénéficiant d'une gestion mutualisée — compétences, équipements, coûts d'exploitation — ce qui allège considérablement la charge pesant sur les petits propriétaires isolés. Cette mise en commun favorise également des choix sylvicoles plus cohérents sur de grands territoires, rendant plus aisée l'adoption de pratiques respectueuses des écosystèmes.

Tout cela vous semble irréaliste ? Voici un exemple de GFC dans notre département : Les feuillus de la Double

Source : Les grandes statistiques des forêts de France

 
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from Histoires de selle

Italie continentale

Dates clés

Départ: Salerne 12 Juillet 2023 Arrivée: Antibes 10 Aout 2023

Étapes

Étapes Km Total Km D+(m) Total D+
Sarno 65.9 65.9 379 379
Marzanello 90.6 156,5 425 804
Carovilli 73.2 229,7 1197 2001
San Salvo (Repos) 86.5 316.2 358 2203
Francavilla al mare 76.2 392,4 884 3087
Martinsicuro 74 466,4 74 3161
Piediripa 85 551,4 242 3403
Cantalupo 111 662,4 940 4343
Tuoro sul trasimeno 75.1 737,5 559 4902
Cellai (Florence) 111.1 848,6 790 5692
Lago di suviana (Repos) 91.5 940,1 1378 7070
Bologne 76.7 1016,8 318 7388
Mantova 117.6 1134,4 178 7566
Salo 89.8 1224,2 556 8122
Sovere (Repos) 99.3 1323,5 735 8857
Ranzanico (Repos) 10.4 1333,9 53 8910
Albignano d'Adda (Repos) 74.1 1408 119 9029
Pavia 73 1481 102 9131
Voghera 36.1 1517,1 117 9248
Casella 87.9 1605 817 10065
Finale Ligure 92.8 1697,8 459 10524
Bordighera 57.4 1755,2 323 10847
Antibes 122.5 1877,7 972 11819
 
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from Histoires de selle

Sicile

Dates clés

Départ: Palerme 31 Juin 2023 Arrivée: Messine 10 Juillet 2023 Ferry: Salerne 12 Juillet 2023

Étapes

Étapes Km Total Km D+(m) Total D+
Sferracavallo 33.7 33.7 100 100
Cortigliolo 105.1 138,8 1433 1533
Mazara del Vallo (Repos) 97.8 236,6 775 2308
Porto Empedocle (Hotel) 116.9 353,5 970 3278
Scoglitti 123.2 476,7 884 4162
Catania 123 599.7 1016 5178
Fondaco Parrino 60.1 659.8 606 5784
Messine 42.6 702.4 215 5999

Résumé

L'île étant majoritairement constituée de montagnes et collines à répétition, du dénivelé en veux-tu en voilà. L’île tombe littéralement dans la mer. Cela monte , puis cela redescend et ça recommence. Pas facile. J'ai dû mettre pied à terre quelques fois et pousser ma monture, certaines descentes infernales, m’ont laissé les doigts, les mains et les poignets un peu endoloris. Les freins aussi ont chauffé. Les paysages sont absolument splendides ce qui fait que c'est une destination touristique réputée notamment grâce à ses plages. Le tourisme est développé principalement sur la côte orientale de l'île, de mon côté, je roule à l’ouest donc l'ambiance est plus sauvage nettement moins fréquentée. J'en prends plein les yeux chaque les jours.

L’hébergement est un peu cher que ce soit en camping ou en Agritourisme, l’hôtel est légèrement plus abordable qu'en France. En revanche, la gastronomie je me suis bien régalé! Même dans les plus petits villages, il y a toujours un café, une petite trattoria et au pire une station-service avec quelques encas.

Petits bémols

Je n'ai pas eu de soucis avec la circulation, les automobilistes sont assez respectueux, mais alors... les coups de klaxons à juste à hauteur de vélo qui me font à chaque fois sursauter de peur... Et puis il y a... les déchets. Les amas de détritus le long des routes, surtout à l’entrée des villes, des dépotoirs à ciel ouvert. Dommage pour la carte postale.

Ferry Cagliari-Palerme

Départ 17h pour une douzaines d'heures de traversé. J'ai fait la connaissance de 3 routards, un allemand Konrad, 65 ans avec un vélo à assistance électrique et remorque, un Belge d'Anvers Gauthier et un Italien de Milan Francesco circulant comme moi en vélo sacoches. Nous avons bien rigolé et échangé nos aventures malgré la barrière de la langue.

 
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