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from irisdessine

Des notes un peu courtes cette semaine, mais des décisions importantes prises !

Projets du moment

  • Les projets sont en stand-by mais je re réfléchis à me remettre aux activités qui me plaisent (comme écrire de la fiction, dessiner, lancer des projets de dev', coudre, etc.), parce que je réalise que j'ai besoin de ces temps-là un peu plus que jamais, parce que mes problèmes de dos et ma focalisation dessus deviennent de plus en plus envahissants, et il faut que je me ménage des temps de plaisir en dehors de mes routines. Même si ma vie est plaisante, le quotidien et le travail m'empêche de me garder du temps à moi. Donc, c'est une décision prise ici : je me recale des temps pour mes projets persos.

Veille technologique

  • Pas de veille cette semaine-là, beaucoup de travail et de temps très occupé.

Mes joies

  • La semaine qui m'a fait retrouver mes collègues en vrai, c'était vraiment super cool, même si c'était vraiment super crevant !

  • J'ai bien géré le changement (dormir ailleurs que chez moi, ne dormir que 2h, rester loin du chéri pendant 2 jour, Paris,...)

Mes peines

  • Le nerf sciatique qui me titille depuis ce séjour parisien. J'ai attendu ¾ jours avant de réaliser que la douleur s'installait, mais cela fait maintenant 3 jours que je fais des exercices pour enrayer rapidement le souci. On va garder espoir pour que ça parte rapidement.

  • Le dos particulièrement raide les matins en ce moment. J'ai cru que c'était le manque d'exercices à causes des journées parisiennes (même si j'ai énormément marché durant ces journées-là), mais peut-être aussi que c'est le froid ? Bref, heureusement, jusqu'ici, c'est uniquement quelques heures le matin et après, c'est presque comme s'il n'y avait rien du tout.

Lu, vu ou écouté

  • J'ai entamé mon marathon annuel des téléfilms de Noël. Beaucoup de trucs immédiatement oubliables (mais c'est tout l'intérêt), mais je suis retombée sur un film que j'avais déjà vu, un peu hors sujet car beaucoup plus qualitatif “Last Christmas”, co-écrit par Emma Thompson et avec George Michael en bande son. Le film est très chouette à regarder, et l'accent britannique, toujours agréable à écouter ! Dispo sur Netflix !

  • Tome 2 des aventures d'Andrea Cort entamé ! “Les griffes de Dieu”, par Adam-Troy Castro. Toujours aussi original et agréable à lire.

Et le jeu vidéo ?

  • Là encore, la semaine m'a empêché de jouer. Donc pas de 7 days to die, pas de Portal Knights.
 
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from Un rat bleu

Commencé comme une réponse, fini en un poème confessionnel improvisé.

Inférieur

On me prend facilement pour un clown, un phénomène de foire ; Un infantile inexpérimenté qui ne connaît rien à la vie ; Un illégitime, inadapté et paumé dans son monde à lui.

Ce n'est pas comme si j'essaye De leur montrer que je suis supérieur à eux. Je cherche des relations d'égaux plutôt que d'egos. Mais certains jours, j'ai l'impression que c'est demander trop.

Alors, je reste muet et silencieux. Et je regarde la tragédie que l'autre s'est créé Se dérouler sous mes yeux. Je ne peux rien faire de plus. Je ne sens pas d'ouverture de l'autre côté.

Ce genre de jours-là, ce sont des jours gris et sombres. Cette fin de semaine l'est. Je sentais depuis des mois venir un dénouement tragique Pour un membre de la famille d'une collègue. La mort de l'un d'eux. C'est le mois pour.

Je n'ai pas été surpris à son arrivée, D'apprendre la mort de son père. Avant le décès, elle disait “tu meurs” pour en parler. Hier, pour la première fois de mes oreilles, elle a dit “quand sert”.

C'est le genre de jours où je me dis que je préférerais Ne pas être aussi sensible constamment comme je le suis, Et me tromper sur les prophéties. Des jours à ne plus savoir ce qui est bon ou mauvais.

Cette année, je découvre mon côté artistique. J'arrive à me faire mieux entendre Par des dessins, poèmes, et écrits Que par la conversation classique.

Parfois, ça m'irrite de le constater. Parfois, ça me fait aussi désespérer De savoir que j'ai à passer par ces intermédiaires, Pour que l'on daigne écouter Ce que j'ai à dire à cœur ouvert.

#Poème

 
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from EnrouteverslaventureParent

La maternelle / Lécole Citation de F. Dolto concernant les methodes d'éducations alternatives expérimentés par les gouvernements successifs, et qui n'ont pas données suite. “J'entends les cyniques et les désabusés me dire la même chose “mais l”éducation que vous préconisez dans le petit âge va engendrer des êtres humins qui penseront”; en faites, notre monde veut des êtres humins ne pensent pas et obéissent? “ (La cause des enfants, F. Dolto, Op. cit., p 404

 
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from Depuis les Gorces

#Animaux Réflexion sur l'utilisation du clicker, et sa non utilisation, pour faire des soins, avec quelques exemples avec mes juments.

La révolution de l'éducation aux soins

Les soins en coercitif

Il y a un monde dans lequel on ne prépare pas les animaux aux soins, et c'est nul. Soit les animaux tolèrent les soins, soit on passe en force, avec différentes techniques de contention. Les manipulations deviennent dangereuses pour les humains, et parfois aussi pour les animaux. Les animaux sont souvent paniqués, ils ne comprennent pas ce qu'ils subissent, et parfois on les blesse aussi. Ce n'est satisfaisant pour personne.

Le renforcement négatif

Avec des méthodes comme celles de La Cense (ou de Pat Parelli et consorts), les choses ont commencé à changer dans le monde du cheval. On prenait enfin le temps d'expliquer au cheval ce qu'on attend de lui.

Prenons un exemple très récent dans mon cas, je veux appliquer de la vaseline au coin du naseau de Néli. Elle déteste qu'on lui touche le nez (et ça empire fortement ces dernières années) : elle lève la tête, recule, secoue la tête. Voici la méthode que j'ai utilisée pour l'entraîner à ce soin :

  1. La première étape consiste à décider du comportement souhaité : « Néli garde la tête à la même hauteur sans bouger pendant la durée du soin ».
  2. Ensuite, je décide d'un chemin pour y arriver avec des étapes de plus en plus compliquées en partant de là où elle est déjà en réussite :
    1. Tête immobile quand je lui touche le chanfrein en étant devant elle
    2. Même chose un peu plus longtemps
    3. Même chose pendant que je lui touche le nez
    4. Même chose pendant que je lui touche le nez avec de la vaseline
  3. Ensuite, je décide de la stratégie de renforcement. En renforcement négatif, l'idée est d'enlever l'inconfort au moment où le cheval fait le comportement attendu. Ça va donner :

Je mets la main sur le chanfrein → Elle bouge, je garde la main sur le chanfrein en la « suivant » → Elle arrête de bouger (même une seconde) → J'enlève la main.

Et quand c'est facile, on passe à l'étape suivante.

Le renforcement positif

L'éducation au soin en renforcement positif existe depuis au moins les années 1960 dans les aquariums et dans les zoos. Mais ces techniques sont arrivées beaucoup plus récemment dans le monde du chien ou du cheval.

Pour ma part, j'ai découvert le medical training dans les années 2010. L'idée est que le cheval est toujours libre de dire non, mais quand il dit oui, il est récompensé.

Éthiquement, c'est très satisfaisant. Et les résultats des entraineurs avec les animaux de zoo sont très impressionnants.

L'entrainement simple va être un peu similaire à celui en renforcement négatif du point de vue des étapes de la progression. Mais la manière de renforcer sera très différente.

  • Si je touche le chanfrein de Néli et qu'elle bouge, en R+ c'est son droit, il n'y a pas de problème, j'enlève ma main.
  • À moi de reprendre à une étape moins inconfortable (par exemple approcher ma main du chanfrein sans toucher) pour qu'elle soit en situation de réussite, qu'elle ne bouge pas, et que je puisse récompenser.

Quand on a l'habitude de travailler en renforcement négatif (ou en coercitif), c'est très frustrant de laisser l'animal dire non sans conséquences. En réalité, quand on est dans une séance de renforcement positif, lorsqu'on ne récompense pas, on frustre l'animal car on ne lui donne pas ce qu'il attend. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'on essaie d'avoir un entrainement avec le moins d'erreurs possibles en renforcement positif.

Comment faire quand on ne peut pas faire le soin en R+ ?

Ken Ramirez nous a présenté dans son séminaire un cas de travail sur les soins avec des lamas qui avaient été élevés pour la viande, et donc très peu manipulés. Il les a entrainés en R+ à accepter avec enthousiasme des piqures ou des vermifuges. Le résultat est impressionnant, mais l'entrainement a pris plus d'un an. L'une des participantes a donc demandé comment il aurait fait s'il avait fallu les soigner avant que les lamas ne soient prêt.

Ken Ramirez nous a donc expliqué que 6 mois après leur arrivée, il avait fallu tondre les lamas. À ce moment-là, les lamas n'étaient pas du tout prêt pour être tondus en renforcement positif. Il a donc fait le choix de le faire en coercitif, c'est-à-dire par la force, et de ne surtout pas mélanger ça avec une séance de clicker. Il a expliqué que s'il avait eu le choix, il aurait préféré que ça soit un autre entraineur que lui qui le fasse, pour ne pas casser la confiance et le contrat établi avec les lamas.

Il a donc enlevé sa sacoche de nourriture, posé son clicker et attrapé les lamas. Il les a emmené un par un dans le hangar où il ne les travaille jamais au clicker. Par contention, il a pu les tondre. Il les a ensuite relâchés dans leur enclos. Deux heures plus tard, quand il revient pour les nourrir (et leur demander quelque chose qui est plus facile que là où ils en étaient dans l'entrainement), les lamas sont revenus assez facilement et il a pu reprendre l'entraînement.

Le conseil de KR est de ne pas mettre de clicker dans une session où vous savez que vous risquez de devoir passer par la force.

Néli et son nez

Néli a une jolie histoire de travail au clicker. Quand elle a eu la gourme en 2016, j'arrivais à lui faire des soins douloureux en liberté, juste au clicker.

Depuis quasiment un an, Néli a une petite sinusite avec un léger écoulement permanent. Là, avec l'arrivée de l'hiver, elle a un début de gerçure au creux du naseau. J'ai donc décidé de mettre un peu de vaseline pour aider à cicatriser. Mais en fait, depuis quelques années et beaucoup de procédures vétérinaires invasives et pas sympa, néli ne supporte plus qu'on lui touche le nez. J'avais repris le fait de pouvoir lui laver les naseaux au clicker, et c'était OK. Là, j'ai fait quelques essais, et dès que j'utilisais la vaseline (ou pire un autre produit qui avait davantage d'odeur), néli régressait fortement. Elle en était au point où, quand elle avait compris que je venais pour ça, elle partait. Et en R+ c'est OK. Sauf que moi je voulais la soigner.

J'ai donc fini par me résigner à faire ça en renforcement négatif mêlé à du coercitif (je lui ai tenu le chanfrein plusieurs fois pour finir d'étaler la vaseline).

Tant que tu bouges, je garde la main sur ton nez, quand tu arrêtes de bouger, j'enlève ma main. Et à la fin, dès que c'est fini, je te donne ta ration.

En 3 ou 4 sessions, ça a énormément progressé. Ce matin, j'ai filmé pour montrer un peu de R- en fin de travail, mais en fait, elle n'a pas du tout bougé. C'était parfait, j'en étais la première surprise !

Amalhia et les pieds

Amalhia est compliquée depuis le début avec ses pieds. J'y ai mis trop de pression quand elle arrivée à la maison. À ma décharge, elle avait des pieds dans un état atroce, et ça me stressait beaucoup.

Elle voit Charlène notre maréchale depuis 6 ans je crois. Et ça fait 6 ans qu'Amalhia est un peu compliquée. Ça n'est pas super dangereux, mais elle va tirer un peu, être haute en énergie, toute tendue et toute stressée, et souffler un grand coup quand Charlène s'éloigne. Surtout pour l'antérieur droit. Pendant un temps, je l'ai mis sous calmant pendant le parage, et c'était beaucoup mieux, ça l'a bien aidé à progresser. Aujourd'hui elle n'est plus sous calmant, ça se passe OK, mais pour moi ça n'est pas satisfaisant car j'aimerais qu'elle soit vraiment relax.

J'ai travaillé Amalhia à 80% en R+, en général, et pour les pieds. Le problème est que en R+, quand elle tire pour enlever son pied, je dois la laisser faire. Sauf que ça m'agace, et que la maréchale ne la laissera jamais faire. Pour autant, j'ai toujours ma sacoche de friandises, et je récompense en cliquant pendant les sessions de maréchalerie.

J'aime bien la phrase de Luca Moneta :

« n'hésite pas à essayer une autre façon de faire. Tu fais 3 fois, et si au bout de 3 fois ça s'améliore : tant mieux ! Sinon, bah c'est que c'est pas la bonne méthode pour toi et ton cheval, au moins en ce moment ».

Bon, bah là on a clairement fait plus de 3 fois, et clairement ça ne s'améliore plus. Suite au séminaire de KR, je me dis que :

  1. Il faut que je sorte les sessions de maréchalerie de nos sessions d'entrainement en R+. ➡️ Plus de sacoche, plus de clicker pendant les sessions avec la maréchale.
  2. Pour autant, il faut que je continue à la désensibiliser à donner ses pieds à d'autres personnes que moi Il faut que je travaille avec Océane, Charlène en dehors des séances de maréchalerie, avec Thomas... ➡️ Profiter de toute personne qui vient à la maison pour faire un petite séance de clicker avec Amalhia où elle est le droit d'enlever le pied si elle veut.
  3. Pendant la séance de maréchalerie, j'ai envie d'essayer d'ajouter du conditionnement classique avec un jouet à lécher (likit). J'ai commencé à lui apprendre à l'utiliser (pour qu'elle le lèche et qu'elle ne le croque pas), et je pense maintenant le sortir uniquement dans les sessions en coercitif ou R-. ➡️ Utiliser le likit pour aider à Amalhia à faire une association positive avec la séance de maréchalerie

À suivre.... Vidéos et compléments à venir...

Conclusion

Ce que je retiens de cet article, c'est de ne pas mélanger :

  • Séance de clicker, avec un clic et une récompense
  • Séance en coercitif, où il faut faire le soin, et où on va bloquer l'animal si besoin.

Et j'ai beaucoup beaucoup mélangé les deux par le passé 😔.

#MedicalTraining #Animals

 
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from adventices

dans l'entrelacs confus des cordes retorses chercher le fil qui libère

trancher par le sabre ne fera que multiplier les tronçons de serpents

plutôt dénouer avec une rage patiente jusqu’à s'en faire saigner les doigts chaque nœud serré qui nous étrangle



photo “Au port, cordages et filets, Ullapool, Ross and Cromarty, Ecosse, Grande-Bretagne, Royaume-Uni.” by Bernard Blanc is licensed under CC BY-NC-SA 2.0.


 
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from Un Spicilège

Le mensonge suffit

Après avoir découvert Christopher Bouix avec Alfie (que j'ai beaucoup aimé), j’étais curieuse de voir jusqu’où allait aller son exploration de l'univers des robots. Le mensonge suffit confirme bien à quel point il est doué pour transformer un thème classique de science-fiction en le miroir grinçant de notre époque. Dans un futur où la justice est devenue un divertissement retransmis en direct à la télé, un homme affronte un androïde d’interrogatoire. Pendant cent-vingt minutes il peut essayer de convaincre le public de son innocence avant qu'ils ne votent.

Avec ce qui ressemble à un thriller d’anticipation, l'auteur réussit à livrer une satire à la fois d'un monde livré à la machine mais également d'une société régie par le spectacle. Sa grande maîtrise narrative fait une fois de plus merveille : par la description des coupures pub ou des annonces du présentateur, il parvient à faire exister tout un univers sans jamais que l'on quitte le plateau de télé. L'humour noir, omniprésent, fait mouche. On rit souvent mais de ce rire qui finit dans un grincement de dents. Car ce que le livre dit, au fond, c’est qu’il faut se méfier des robots, mais encore plus de ceux qui les dirigent. La fausse légèreté de ton est le rempart parfait pour exposer une vérité grinçante : quel que soit le système mis en place, les puissants trouveront toujours le moyen d'en tirer les ficelles.

Fort de son humour acide et de sa lucidité dérangeante, Le mensonge suffit est un roman aussi divertissant qu’inquiétant qui confirme tout le bien que je pense déjà de l'auteur.


Le mensonge suffit | Christopher Bouix | Au Diable Vauvert

 
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from les mondes d'ilanthar

Les Contrées du centre et de l'Est

Ces contrées (bien qu'avec des frontières parfois différentes) constituaient autrefois l'Empire Radieux.

Shardom Empyron

la ferveur est une lumière intérieure qui réchauffe l'âme

Vaste contrée majoritairement désertique, le shardom est un pays zélé où le clergé solaire a une emprise certaine. Mais le shar a pour lui une grande armée qui lui permet tout autant d'inquiéter ses voisins que de protéger ses terres. Lorsque le désert et ses duretés ne suffisent pas du moins. Récemment, le shardom a envahi le Nord-Ouest de Tharrjân, avec les cités de Kursif et Sartir, notamment en réaction aux nombreux raids et pilllages provenant de cette contrée, mais aussi pour les richesses propres à la région.

NB : les noms du shardom tournent surtout autour du désert (Ardân pour ardent par exemple) ou du désert, des roches.

Les empyréens vénèrent donc le panthéon solaire et le dieu soleil Ashâstra, accompagné d'Astar, dieu du feu, et de Vithrâ, dieu de l'honneur et de la loyauté.

Le phénix est tout naturellement l'emblème du shardom.

Tharrjân

rien n'est constant sinon le changement

Contrée sauvage où les modes de vie nomade ou semi-nomades dominent largement en dehors de ses quelques grandes cités d'un autre temps. Les tribus n'ont que peu de lien entre elles autre qu'ethniques et culturelles et les cités peuvent être considérées comme des cités-états, même si elles sont sujettes à de nombreux aléas venus des tribus extérieurs. Largement considérée comme une contrée barbare emplie de pillards et de voleurs, Tharrjân a pourtant certains des sites anciens les mieux conservés et ses bibliothèques contiennent de très vieux rouleaux que l'on ne trouve nulle part ailleurs.

NB : les noms de la contrée sont parfois en lien avec des tracés ou des notions décoratives.

Les tribus de la contrée placent en premier dans leurs prières l'énigmatique déesse Leyel, déesse des cycles, seule divinité à ne pas être accompagnée de certains de ses enfants. Elle aurait encouragés ses fils et filles à toujours rejoindre le panthéon de leur père.

L'emblème de la contrée est le sinueux et silencieux basilic.

Shôgunat Jihònn

chaque instant est source d'émerveillement pour qui sait y être sensible

Sans doute une des contrées les mieux organisées avec le shardom et l'empire, le shôgunat dispose lui aussi d'une force militaire importante, mais exclusivement tournée vers la défense et aussi, sans doute, pour garantir une certaine unité du pays. Pays magnifique, tant pour ses régions sauvages que pour ses zones cultivées ou aménagées avec soin, tout semble y être codifié pour mettre en avant l'harmonieux et le beau. Mais cela peut s'avérer vite étouffant et complexe pour toute personne qui n'en connaît point les rouages.

NB : une bonne part des noms sont en rapport avec des arts, en particulier orientaux (japonais, chinois...).

Le shôgunat a une nette préférence pour Nenda, le dieux des arts et de la sagesse, et le reste de son panthéon : Jamshid, dieu des récits, Gao-Kal, dieu des couleurs, Yima, déesse de la danse et Saoshyant, déesse des mélodies.

Le shôgunat a la mystérieuse et gracieuse chimère pour emblème.

Waïgana

que les vents vous soient favorables

Contrée sauvage et désunie, connue pour être couverte de forêts et de de marécages mystérieux, waïgana est habitée par un peuple rude aussi à l'aise dans ces mêmes forêts que sur les rivières et les mers du Nord. Les habitants se contentent de peu et prennent la vie comme elle vient, suivant le rythme des saisons. Ceux qui pensent (ou on?) avoir une plus grande destinée s'en vont au loin, mener quelque commerce ou conquête temporaire pour revenir plus riches au pays, ayant fait grandir leur réputation. La contrée se trouve presque divisée en deux durant les saisons froides, du fait montagnes qui la traversent tout du long. Seuls les voyages maritimes sont alors encore véritablement envisageables, ou bien, de longs détours par le sud.

NB : noms donnés en rapport avec les odeurs, la foudre, les animaux.

Waïgana vit d'abord selon les préceptes de Sârijaina, déesse de la destinée et des vents, entourée d'Agnoman, le dieu de la foudre et des bêtes sauvages, et d'Aleira, la déesse des souffles et de la beauté.

Le pégase est la créature mythique et sauvage que la contrée a choisie pour emblème.

#egishirgal #agartha

 
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from Strafanici

Ploum (Lionel Dricot) è uno scrittore belga di science-fiction, uno sviluppatore di software libero e un amico della bicicletta.

Il suo ultimo romanzo si intitola Bikepunk, les chroniques du flash, un romanzo eco-ciclista: https://bikepunk.fr/ e al momento è disponibile solo in francese.

Qui sotto trovate la traduzione italiana di un post che Ploum ha pubblicato nel suo blog: https://ploum.net/2025-05-16-manifeste-lowtech.html e che io ho trovato molto interessante.

Un grosso grazie al suo autore :)

Il testo è distribuito con licenza Creative Commons BY-SA

Piccolo manifesto low-tech

Di Ploum il 16.5.2025

Che cos'è la low-tech?

Il termine low-tech ci fa intuitivamente percepire un'opposizione all'eccesso tecnologico (l'“high-tech”) evitando però l'estremismo tecnofobico. Un termine che entusiasma, ma che mi sembra importante spiegare e di cui propongo la seguente definizione.

Una tecnologia si definisce “low-tech” se le persone che interagiscono con essa ne conoscono e ne comprendono il funzionamento.

Saper comprendere. Poter comprendere. Due elementi essenziali (e difficili da distinguere per me che sono belga).

Saper comprendere

Saper comprendere una tecnologia implica avere la possibilità di costruire un modello intellettuale del suo funzionamento interno.

È ovvio che non tutti hanno la capacità di comprendere tutte le tecnologie. Ma è possibile procedere per livelli. La maggior parte degli automobilisti sa che un'auto a benzina brucia il carburante che scoppia in un motore, esplosione che aziona i pistoni che fanno girare le ruote. Il nome è di per sé un indizio: un motore a combustione interna!

Se non capisco bene il funzionamento di un motore, sono certo che ci sono persone che lo capiscono meglio, spesso tra i conoscenti più vicini a me. Più la comprensione è approfondita, più le persone diventano rare, ma tutti possono cercare di migliorare.

La tecnologia è semplice senza essere semplicistica. Ciò significa che la sua complessità può essere compresa gradualmente. E che esistono esperti che comprendono una particolare tecnologia nella sua globalità.

Al contrario, oggi è umanamente impossibile comprendere uno smartphone moderno. Solo pochi esperti al mondo padroneggiano ciascuno un aspetto particolare dell'oggetto: dal disegno dell'antenna 5G al software che ritocca automaticamente le foto, passando per la ricarica rapida della batteria. E nessuno di loro padroneggia la progettazione di un compilatore necessario per far funzionare il tutto. Anche un genio che passasse la vita a smontare smartphone sarebbe totalmente incapace di capire cosa succede all'interno di un dispositivo che tutti noi abbiamo sempre in tasca o sotto il naso!

La stragrande maggioranza degli utenti di smartphone non ha il minimo modello mentale di come funzioni. Non mi riferisco a un modello errato o semplicistico: no, non ne hanno proprio. L'oggetto è “magico”. Perché mostra una cosa piuttosto che un'altra? Perché è “magico”. E come per la magia, non bisogna cercare di capirlo.

La low-tech può essere estremamente complessa, ma l'esistenza stessa di questa complessità deve essere comprensibile e giustificata. Una complessità trasparente incoraggia naturalmente le menti curiose a porsi delle domande.

Il tempo per comprendere

Comprendere una tecnologia richiede tempo. Implica una relazione lunga, un'esperienza che si crea nel corso di una vita, che si condivide, che si trasmette.

Al contrario, l’high-tech impone un rinnovamento, un aggiornamento costante, cambiamenti continui dell'interfaccia e delle funzionalità che rafforzano l'aspetto “magico” e scoraggiano coloro che cercano di costruirsi un modello mentale.

La low-tech deve quindi essere necessariamente sostenibile. Duratura. Deve poter essere insegnata e permettere una costruzione progressiva di questo insegnamento.

Questo a volte implica degli sforzi e delle difficoltà. Non tutto può essere sempre progressivo: a un certo punto bisogna lanciarsi sulla bicicletta per imparare a mantenere l'equilibrio.

Essere in grado di comprendere

Storicamente, sembra evidente che ogni tecnologia possa essere compresa. Le persone che interagivano con la tecnologia erano costrette a ripararla, adattarla e quindi comprenderla. Una tecnologia era essenzialmente materiale, il che implica che poteva essere smontata.

Con il software è apparso un nuovo concetto: quello di nascondere il funzionamento. E se, storicamente, tutto il software è open source, l'invenzione del software proprietario rende difficile, se non impossibile, comprendere una tecnologia.

L’histoire du logiciel : entre collaboration et confiscation des libertés (ploum.net)

Il software proprietario è stato inventato solo grazie alla creazione di un concetto recente, peraltro assurdo, chiamato “proprietà intellettuale”.

Questa proprietà intellettuale, che ha permesso la privatizzazione della conoscenza nel software, è stata poi estesa al mondo materiale. Improvvisamente, è diventato possibile impedire a una persona di cercare di comprendere la tecnologia che utilizza quotidianamente. Grazie alla proprietà intellettuale, agli agricoltori è stato improvvisamente vietato aprire il cofano del proprio trattore.

La low-tech deve essere aperta. Deve poter essere riparata, modificata, migliorata e condivisa.

Da utente a consumatore

Grazie alla crescente complessità, ai continui cambiamenti e all'imposizione di un rigido regime di “proprietà intellettuale”, gli utenti sono stati trasformati in consumatori.

Non è un caso. Non è un'evoluzione della natura inevitabile. Si tratta di una scelta consapevole. Tutte le scuole di commercio insegnano ai futuri imprenditori a costruirsi un mercato chiuso, a privare il più possibile i propri clienti della libertà, a costruire quello che nel gergo viene chiamato un “moat” (il fossato che protegge un castello) al fine di aumentare la “fidelizzazione degli utenti”.

I termini stessi diventano vaghi per rafforzare questa sensazione di magia. Ad esempio, non si parla più di trasferire un file .jpg su un computer remoto, ma di “salvare i propri ricordi nel cloud”.

I professionisti del marketing ci hanno fatto credere che eliminando le parole complicate avrebbero semplificato la tecnologia. Ovviamente è vero il contrario. L'apparente semplicità è un'ulteriore complessità che imprigiona l'utente. Ogni tecnologia richiede un apprendimento. Questo apprendimento deve essere incoraggiato.

Per un approccio e un'etica low-tech

L'etica low-tech consiste nel rimettersi al servizio dell'utente facilitandogli la comprensione dei suoi strumenti.

L'high-tech non è magia, è prestidigitazione. Piuttosto che nascondere i “trucchi” sotto artifici, la low-tech cerca di mostrare e creare un uso consapevole della tecnologia.

Questo non implica necessariamente una semplificazione eccessiva. Prendiamo l'esempio di una lavatrice. Sappiamo tutti che una lavatrice fondamentalmente è un cestello rotante in cui vengono immessi acqua e sapone. È molto semplice e low-tech.

Si potrebbe sostenere che l'aggiunta di sensori e controller elettronici consente di lavare il bucato in modo più efficiente ed ecologico, pesandolo e adattando la velocità di rotazione in base al tipo di biancheria.

In un'ottica low-tech, alla lavatrice viene aggiunta una centralina elettronica per fare esattamente questo. Se la centralina viene rimossa o si guasta, la lavatrice continua a funzionare normalmente. L'utente può scegliere di scollegare la centralina o di sostituirla. Ne comprende l'utilità e la giustificazione. Costruisce un modello mentale in cui la scatola non fa altro che premere i pulsanti di regolazione al momento giusto. E, soprattutto, non deve mandare tutta la macchina in discarica perché il chip wifi non funziona più e non viene più aggiornato, il che ha bloccato il firmware (cosa? La mia lavatrice ha un chip wifi?).

Per una comunità low-tech

Una tecnologia low-tech incoraggia e offre all'utente l'opportunità di comprenderla e appropriarsene. Cerca di rimanere stabile nel tempo, si standardizza. Non cerca di nascondere la complessità intrinseca, partendo dal principio che la semplicità deriva dalla trasparenza.

Questa comprensione, questa appropriazione può avvenire solo attraverso l'interazione. Una tecnologia low-tech favorirà quindi, per sua natura, la creazione di comunità e gli scambi umani attorno a questa stessa tecnologia.

Per contribuire all'umanità e alle comunità, una tecnologia low-tech deve appartenere a tutti, deve essere parte del patrimonio comune.

Arrivo quindi a questa definizione, complementare ed equivalente alla prima:

Una tecnologia si definisce “low-tech” se presenta la sua complessità in modo semplice, aperto, trasparente e sostenibile, appartenendo ai beni comuni.

 
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from Depuis les Gorces

#Animaux #Chien Je suis allée au séminaire de Ken Ramirez pratiquement que pour cette conférence. Je n'ai pas été déçue, et le reste du séminaire était tout aussi génial 😍.

De quoi parle-t-on ?

Selon Ken Ramirez (KR), un chien réactif est un chien qui est agressif sous certaines conditions. Dans le monde des animaux sauvages en zoo, on ne parle que d'agression, jamais de réactivité.

1. Différencier les principes d'apprentissage des techniques d'éducation / rééducation

J'ai beaucoup apprécié que KR revienne systématiquement aux principes d'apprentissage pour expliquer le fonctionnement, les avantages et les limites de chaque technique. Il nous a proposé un tableau que j'ai traduit et adapté pour cet article.

Tableau récapitulatif des différents principes d'apprentissage et des techniques d'éducation ou de gestion associées Ce tableau montre que pour lui, toutes les techniques mettent en jeu plusieurs principes d'apprentissage, et systématiquement à la fois du conditionnement simple et du conditionnement opérant.

1.1 Les types de conditionnement en jeu.

  • Dans le conditionnement simple, un stimulus est associé, ou non, à des choses agréables, neutre ou désagréables pour l'animal. Ici, les choses renforçantes (agréables, neutres ou désagréables) ne sont pas liées à un comportement de l'animal mais à un stimulus dans l'environnement. Ce mécanisme permet de changer les émotions associées au stimulus.
  • Dans le conditionnement opérant, un comportement de l'animal est associé à des choses agréables ou désagréables pour celui-ci. Ce mécanisme permet de changer le comportement de l'animal.

1.2 Les principes dans le conditionnement simple

  • L'habituation : L'animal régulièrement soumis à un stimulus qui ne déclenche aucune conséquences (ni positive ni négative) finit par ne plus réagir à ce stimulus. Un exemple est le cheval qui s'habitue au bruit des coups de feu ou aux voitures qui passent au bout de son champ.
  • Le contre-conditionnement : Lorsque l'animal est soumis à un stimulus qui l'inquiète, il reçoit une récompense. Progressivement, il associe le stimulus à l'arrivée de la récompense et donc à un évènement positif.
  • L'immersion : l'animal est soumis à un stimulus qui l'inquiète mais il n'a pas la possibilité de s'enfuir ni de “combattre” ce stimulus. L'animal finit par lâcher prise et se soumettre. Cette procédure qui a été beaucoup utilisée dans le join up par exemple est très nocive pour le bien-être mental de l'animal.

1.3 Les principes dans le conditionnement opérant

  • Le renforcement positif : il s'agit d'apprendre à l'animal à réaliser un comportement en associant une récompense lorsqu'il réalise le comportement. On peut alors utiliser ce qui fait peur à l'animal comme une distraction par rapport au comportement enseigné.
  • La punition : il s'agit d'ajouter un inconfort à l'animal lorsque celui-ci présente un comportement indésirable. Il s'agit par exemple de tirer sur la longe, ou crier, lorsque un chien aboie.
  • La redirection : Il s'agit de faire en sorte que le stimulus génère un comportement différent du comportement indésirable. Il y a plusieurs types de redirection, et je n'étais pas familière avec les acronymes que je suis donc allée regarder :
    • DRI : Differential reinforcement of an Incompatible Behaviour. Il s'agit d'entrainer un comportement qui va être incompatible avec le comportement indésirable. Mon chien ne peut pas par exemple en même temps venir quémander de la nourriture à table ET être couché sur son tapis. Dans l'idéal, le comportement incompatible doit permettre à l'animal de remplir la même fonction que le comportement indésirable. Par exemple, si le but est d'éloigner l'intrus qui fait peur, un bon comportement de substitution à l'attaque est le fait de s'éloigner ou de se mettre derrière une personne ou un objet.
    • DRD : Differential Reinforcement of Disminished rate of Behavior. Si mon chien aboie en permanence, puis se met à aboyer toutes les quelques secondes, je vais renforcer ce nouveau comportement.
    • DRL : Differential reinforcement of Lower intensity behaviour. Si mon chien aboie en tirant sur la longe quand le livreur dépose un colis, je peux récompenser le moment où il aboie sans tirer sur la longe par exemple. Pour moi DRD et DRL ça ressemble beaucoup à ce qu'on fait lorsque l'on façonne un nouveau comportement. Ici ça ressemble beaucoup à partir du comportement indésirable pour façonner progressivement un nouveau comportement.

Maintenant qu'on a fait le tour des différents principes d'apprentissage, on peut passer aux techniques utilisées par les éducateur·trices du monde canin.

2. Les différentes techniques de gestion de l'agressivité

Avant de regarder les différentes techniques en détail, KR nous a présenté le cadre de Jean Donadlson qui présente 4 manières de gérer l'agressivité :

  1. Jouer sur la chimie du cerveau, via la médicalisation. C'est parfois nécessaire.
  2. Gérer l'environnement pour éviter les déclenchements.
  3. Changer l'association faite par le chien avec un certain stimulus, et pour ça on utilise le conditionnement simple.
  4. Changer les conséquences associées aux comportements proposés par le chien, c'est à dire utiliser le conditionnement opérant.

Dans son séminaire, KR ne parle que des leviers 3 et 4 même si évidemment la priorité c'est de gérer l'environnement (management) et d'aider le chien avec de la chimie s'il en a besoin.

2.1 La manière Ken Ramirez de gérer l'agressivité

Sa méthode, c'est de quasiment tout faire pour ne jamais se trouver dans une situation où l'animal est agressif.

  1. Comprendre les scénarios de déclenchement Pour Iggy c'est quand une personne arrive au loin, ou bien qu'une personne proche le fixe ou se penche vers lui.
  2. Reconnaître les précurseurs de l'agression Pour Iggy, il va figer, arrêter de remuer la queue, fermer la gueule. Il grogne rarement. À distance, quand il est libre, il grogne parfois, il aboie en général avant de partir attaquer. À proximité, il ne grogne jamais et n'aboie pas non plus avant de déclencher.
  3. Utiliser la redirection (cf ci-dessus) et/ou utiliser une stratégie d'entraînement
  4. Tout faire pour éviter l'agression
  5. Prendre des notes sur ce qu'il se passe pour pouvoir objectiver la progression (*track progress)

Voyons maintenant les stratégies d'entraînement (j'avoue que ce début de matinée était comme une perpétuelle mise en bouche 😆)

2.2 La punition

Ça marche, par définition de la punition dans les théories de l'apprentissage puisqu'une punition est une action qui diminue la probabilité qu'un comportement se reproduise dans le futur.

KR nous a dit une phrase que j'ai beaucoup aimé. « Si ça ne marche pas, c'est que vous êtes juste en train d'être méchant avec votre animal. »

Mais il y a des (bonnes) raisons pour refuser d'appliquer cette technique :

  • Ça abime la relation que l'on a avec l'animal
  • Ça peut créer des comportements de redirection, avec par exemple l'animal qui va mordre son entraineur.
  • On peut blesser l'animal, surtout quand la punition est physique.

2.3 Le conditionnement classique

Il y a beaucoup de très bonnes présentations sur comment faire du conditionnement classique par Kathy Sdao, ou Patricia McConnel , ou encore Jean Donaldson. Note à moi même : plein de références à aller regarder encore ! Souvent les techniques associées n'ont pas eu le droit à un fancy name mais KR pense que les entraîneurs sous-estiment l'importance du conditionnement simple.

En regardant quelques vidéos sur le sujet, je me rends compte que je suis un peu passée à côté du conditionnement classique. Je ne donne jamais assez de récompenses, c'est-à-dire à un rythme assez élevé, quand je veux changer l'association avec un stimulus.

2.4 Le « Look at that » game

Dans cette stratégie, on enseigne à l'animal à regarder un objet pour recevoir une récompense. L'avantage c'est que quand le chien a peur d'un humain, ou qu'il a envie de courir après un lapin, il a envie de regarder. Ce jeu l'encourage à le faire, mais avec un cadre. Avec le temps, le chien se relaxe en présence du stimulus.

À la base ce n'est pas un traitement de l'agression, mais de nombreuses personnes ont trouvé ce jeu utile pour des formes modérées d'agressivité. Il faut réussir à rester en permanence sous le seuil de déclenchement.

Ressource : Control unleashed: reactive to relax.

2.5 CAT : Constructional Agressive Treatment

Cette procédure a été théorisée par l'équipe du chercheur Jesus Rosales Ruiz lors de la thèse de son étudiante Snider. Il s'agit d'une technique basée sur le renforcement négatif. Dans cette procédure, on considère que le comportement indésirable du chien (aboyer, charger, mordre, ...) a comme fonction d'éloigner la personne ou le chien qui lui fait peur. Du coup, la stratégie de renforcement sera d'éloigner ce qui fait peur lorsque le chien adopte le comportement souhaité. Le point très intéressant de cette procédure, c'est qu'à un moment, le chien change de comportement envers ce qui lui fait peur. Au lieu de montrer des signes d'inquiétude, il se met à montrer des signes amicaux et à indiquer qu'il souhaite rencontrer la personne / le chien dont il avait peur au démarrage.

Une procédure controversée

Cette procédure a été longtemps très controversée. Elle est efficace, mais dans ses premières versions, les premières expositions du chien à son déclencheur se faisait au dessus du seuil de déclenchement. Le chien était donc en réelle détresse pendant la première partie de l'entrainement. Aujourd'hui, les tenants de cette procédure recommandent de ne jamais dépasser le seuil de déclenchement de l'animal. La vidéo de démonstration que nous avons vue était particulièrement convaincante, le chien étant toujours dans un état qui me semblait éthiquement tout à fait acceptable.

L'avis de KR

C'est une procédure très efficace qui peut avoir des résultats notables en quelques jours (à comparer aux quelques mois – voir plus – nécessaires avec les autres procédures). Pour KR, cette procédure est justifiée pour des chiens qui vont de toutes manières rencontrer régulièrement leurs stimulus déclencheurs. Pour autant, ce n'est pas une procédure simple à appliquer. Il faut un·e entraîneur·se très expérimenté·e, du temps, et un·e assistant·e qui comprend bien ce qu'on attend. Il y a un travail de généralisation à faire qui n'est pas nécessairement évident. Enfin, les parents de cette procédure refusent d'utiliser de la nourriture car ça pourrait masquer la peur, mais KR n'est pas d'accord avec ce point. Il n'a pour autant pas développer comment il utiliserait lui la nourriture dans ce type de procédure.

Ressources :

2.5 Click to Calm

Cette technique peut s'utiliser quand le chien a déclenché, et c'est l'une des grosses différences avec toutes les autres techniques que l'on a vues jusqu'à maintenant.

L'idée est de récompenser toute réduction, même minime, de l'agressivité.

Comment ça fonctionne ?

Cette technique fait partie de la famille des techniques de redirection dans le champ du conditionnement opérant : « Diifferential reinforcer of lower intensity behavior ». Évidemment, cette technique fonctionne aussi grâce au contre-conditionnement puisqu'on associe de la nourriture à la vue du stimulus déclenchant.

Souvent, on s'inquiète de renforcer l'aboiement en donnant des friandises quand le chien est dans cet état. En réalité, quand le chien est vraiment au dessus de son seuil de déclenchement, il ne mange pas. La nourriture ne renforce pas l'émotion, mais le fait d'arrêter d'aboyer, même quelques secondes juste pour avaler une récompense ou pour respirer.

L'avis de KR

C'est une technique que l'on va utiliser quand la réaction du chien est tellement intense qu'on n'a pas de distance à laquelle commencer où le chien serait en dessous de son seuil de déclenchement. C'est d'ailleurs la seule procédure qu'on peut utiliser lorsque le chien a déclenché.

C'est une technique qui demande beaucoup d'expérience. Emma Pearson propose pas mal d'astuces dans son livre pour aider des débutant·es à se l'approprier.

Enfin, c'est la technique qui prend le plus de temps parmi toutes celles que qui sont présentées ici. Et selon KR c'est une technique qui prend trop de temps pour l'utiliser pour lutter contre la prédation.

Ressource : New click to calm book

2.6 Entrainer un comportement incompatible avec l'agression

Au départ, il ne s'agit pas de changer la réponse émotionnelle, mais juste « d'empêcher » le chien d'agresser. Il y a plusieurs comportements que l'on peut entraîner :

  • Watch me ! Demander au chien de nous regarder
  • U turn game : Demander au chien de faire demi-tour. L'avantage est que ce comportement sert la même fonction que l'agression : augmenter la distance avec le déclencheur
  • Rappel : Demander au chien de revenir

L'avis de KR

Ces stratégies fonctionnent sur le principe des techniques de redirection, en particulier il s'agit de : Differential reinforcement of an Incompatible behavior. L'objectif est de sortir l'animal d'une situation dangereuse, mais pas de diminuer sa réactivité. Ce n'est pas une procédure qui doit être utilisée seule pour gérer la réactivité d'un chien.

Pour autant, ce sont des techniques très utiles au quotidien qui ont l'avantage de se focaliser sur ce que l'on veut comme comportement et pas sur ce que l'on ne veut pas.

2.7 BAT : Behavioural Adjustement Theory

C'est une procédure originellement basée sur le protocole CAT (de renforcement négatif) mais qui a été adaptée pour donner davantage de choix à l'animal.

L'idée est de permettre à l'animal de répondre à ce qui lui fait peur en s'éloignant, et quand il s'éloigne, lui permettre d'avoir accès à des choses qu'il veut, comme renifler des odeurs.

L'avis de KR

C'est une procédure qui semble efficace et plus rapide que le click to calm mais qui demande d'avoir des grands espaces accessibles et qui est assez complexe. L'avantage de cette technique est que, comme le CAT, elle traite le problème de l'agression à la source.

Ressource : livre BAT 2.0

Conclusion

La conclusion de Ken Ramirez sur cette partie du séminaire est :

Ces techniques marchent ! On peut aider un chien agressif.

Pour autant, l'agression n'est jamais oubliée, et il y a toujours un risque de retour en arrière.

De mon côté, je suis sortie de ce séminaire avec une bien meilleure compréhension de ce que j'avais fait jusqu'à maintenant avec Iggy. Ça m'a donné aussi plein de pistes et de nouvelles idées à mettre en œuvre... Je décrirai ça dans de prochains articles j'espère. Et surtout, le truc incroyable, c'est que tout ça, ce n'était qu'une demi journée sur les 6 du séminaire !!!

#Chien #AnimalTraining #Agressivité #Réactivité #Animals

 
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from irisdessine

Veille technologique

Veille personnelle

  • Plus ça va, plus je découvre que si Internet se pose une question, Reddit a la réponse. Que ce soit en dev' ou sur des questions plus généralistes, j'ai toujours l'agréable surprise de trouver des réponses pertinentes et intéressantes. Je cherchais donc la vraie phrase japonaise prononcée par Marco dans Porco Rosso que beaucoup d'américains ont repris à leur compte : “Better a pig than a fascist”. Donc, pour ma culture, la phrase est la suivante : ファシストになるより、豚の方がマシさ (fashisuto naruyori, buta no kagamashisa – Si devenir fasciste est la seule alternative, alors être un cochon est de façon évidente bien mieux) Et le fil reddit qui m'a donné la réponse : https://www.reddit.com/r/ghibli/comments/15o4gxk/an_observation_about_translation/
  • Et du coup, je réalise que je sais beaucoup mieux reconnaître les hiragana/katakana et kanji que les écrire. Alors, j'ai pris les choses en main, et je pratique en mode flashcards. J'ai les syllabes, et je dois les écrire en hiragana et katakana. 2 jours que je pratique ça, j'espère pouvoir le pratiquer tous les jours !

Mes joies

  • Une séance de tatouage que j'appréhendais un peu (Tatouage de Calcifer sur mon épaule), mais qui s'est bien passée et qui, au final, rend super super bien !
  • Des vacances bienvenues, où j'ai pu lire, jouer et regarder des séries et écouter des podcasts !

Mes peines

  • Des nuits pas très reposantes, malgré les vacances. J'ai toujours une semaine de désarroi nocturne avant de me caler sur un rythme de dodo correct quand je suis en vacances. Et vu que là, je n'ai qu'une semaine de vacances, c'est compliqué pour se reposer ^^'

Lu, vu ou écouté

  • Le concert des 25 ans du Studio Ghibli, dirigé par Joe Hisaishi himself. Je l'avais déjà écouté, mais il est tellement splendide que c'est un plaisir de le réécouter !
  • J'ai aussi profité de mes vacances pour revoir Porco Rosso un film de Hayao Miyazaki qui raconte l'histoire de Marco, transformé par une malédiction en cochon, et qui est un hydraviateur de génie, poursuivi par l'Italie fasciste pour ne pas avoir rempilé à l'armée ( “mieux vaut être un cochon qu'un fasciste” ).
  • Une journée vadrouille en voiture qui nous a permis de découvrir encore un nouveau podcast de fiction amusant : Demain, le soleil se couchera deux fois. Alors, oui, c'est très surprenant, parce que c'est un truc co-produit par une société d'assurance (Allianz), mais en vrai, le truc est très drôle, ça dure 8 épisodes et l'humour absurde fonctionne très bien.
  • Et avec les vacances, j'en ai profité pour écouter enfin la saga Natural Spirit, un podcast de fiction qui cause d'un jeune garçon, Keo, et une jeune fille, Zaïna, qui partent à l'aventure avec un “ouistitigre” nommé Walter, qui a la particularité d'être lié mentalement à Keo. C'est tout public et sympa à découvrir. Plus professionnel que les sagas mp3 dont je suis fan (Adoprixtoxis, Reflets d'acide, le donjon de Naheulbeuk, la IIIe Légion, etc.), ça reste agréable à écouter.
  • Et par la même, ré-écouter la saga mp3 moins connue “La IIIe légion”. Inachevée, à mon grand désespoir, cette saga fourmille de jeux de mots et de très bonnes idées.
  • Et j'ai relu tout le Tome 1 de Nausicaa de la vallée du vent créé par Miyazaki. C'est un exploit, parce que j'adore tellement ses dessins que je comprends à peine ce que je lis, je me concentre sur chacune des cases ! Ce coup-ci, donc, j'ai réussi à lire l'histoire en entier sans trop me parasiter avec les images. Et je vais pouvoir continuer avec les autres tomes !
  • J'ai démarré la série Pluribus, avec 3 épisodes déjà sortis. La nouvelle série de Vince Gilligan (connu pour Breaking Bad, mais moi, je l'apprécie pour ses épisodes d'X-Files, avant tout). C'est intrigant, à la fois drôle et dramatique. J'en causerais un peu plus la semaine prochaine, je pense. Dispo sur Apple TV+

Et le jeu vidéo ?

  • Les vacances m'ont permis de pas mal avancer sur Portal Knights où je tire enfin avantage des nombreuses potions que j'ai obtenu et où je monte de niveaux qui deviennent intéressant. Ma maison se construit peu à peu, les idées viennent au fur et à mesure, c'est très sympa.
  • Enshrouded n'est pas oublié, il y a d'ailleurs eu une mise à jour majeure cette semaine. Mais on se le garde de côté, parce que ça fait pas si longtemps qu'on a attaqué Seven days to die, d'ailleurs, en parlant du jeu...
  • On attaque le 7e jour de 7 days to die, le jour où les zombies sont particulièrement agressifs ! Les 6 jours précédents sont voués à récupérer suffisamment de nourriture, d'eau, d'armes, et de trouver une bonne base pour se défendre correctement ! La nuit était un peu stressante mais super marrante parce que c'est très drôle de shooter les zombies à distance ! Vivement la prochaine nuit avec un peu plus de matos !
 
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from EnrouteverslaventureParent

Accouchement déshumanisé Donner naissance est naturel et phisiologique. Comme dit ma sage-femme, le corps s'est faire, c'est l:une de ces nombreuses capacités. Personnellement, j'ai beaucoup de mal avec le fait qu'on considère l'accouchement comme une opération... Une salle d'accouchement, c'est une salle d'opération dans un hôpital... C'est pas chaleureux, intime, calme et propice à l'écoute de son corps. D'après le retour d'expérience de ma sage femme et ses collaboratrices, seulement 10 a 20% des femmes suivies ont nécessité une prise en charge hospitalière. Sachant que les futurs mamans suivie dans son cabinet partent sur un projet de naissance physiologique, sans péridurale. Ça veut dire que 8 a 9 accouchements sur 10 ne nécessitent aucune prise en charge hospitalière ... Seulement des sages-femmes qui accompagnent laDélivrance et guide les futurs mamans dans leur accouchement. On arrive à trouver des comparaisons avec nos voisins européens, et la France est dans le top des accoucmemt médicalisé, voir jusqu'à la cesariennes.

 
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from Depuis les Gorces

#Animaux J'ai réalisé lors du séminaire de Ken Ramirez que je n'utilisais pas assez les concepts de comportements faciles ou coûteux pour organiser mes séances d'entraînement.

J'ai découpé cet extrait de vidéo car il illustre bien quelque chose que j'ai changé dans ma façon d'entrainer depuis le séminaire avec Ken Ramirez.

Amalhia fait souvent une sale tronche sur la cible quand c'est mon poing. Et depuis plusieurs années cette sale tronche dans le travail à pied m'agace terriblement.

Pour moi, la cible de poing, c'est un exo super maîtrisé : elle ne rate quasiment jamais. Mais côté émotions, il est souvent associé à une sale tête. Je me demande si ça a un lien avec le fait que c'est un code que j'ai beaucoup utilisé pour le “follow me”, un comportement sale tronche garantie avec la majorité des chevaux.

Depuis le stage, j'ai décidé que cette sale tronche veut dire que ça lui coûte, même si je ne sais pas pourquoi. Je vais donc utiliser ce que Ken Ramirez a illustré dans ses vidéos pendant le séminaire (en en parlant très peu), le fait d'intercaler un comportement compliqué au milieu de plusieurs demandes très simples pour conserver de la motivation

Comportement simple 1 → Comportement compliqué → Comportement simple 1 → Comportement simple 2 → Comportement simple 1 → Comportement compliqué → etc

Je vais donc demander une seule fois le comportement qui coûte (ici toucher le poing) au milieu d'une séquence de comportements qui ne coûtent rien, comme la statue sur cette vidéo.

Autrefois, je suis à peu près certaine que j'aurais demandé plusieurs fois d'affilée de toucher mon poing parce que c'est ce que j'avais très envie de faire 😆.

Ce qui est remarquable sur cette vidéo (pour nous en tous cas), c'est qu'avant et après le « touche », elle a une bonne tête. Avant, quand j'avais une mauvaise tête une fois, je n'arrivais quasiment jamais à revenir à une attitude positive. Évidemment, ça n'est pas la seule chose qui a changé, mais je pense que cette règle contribue à aider Amalhia.

#Clicker #ClickerTraining #Cheval #Animals

 
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from Depuis les Gorces

#Animaux #Iggy Iggy est un chien réactif. C'est un chien peureux et anxieux qui panique vite, et quand il panique, il attaque. Il est à la maison depuis deux ans maintenant, il a fait de gros progrès, mais ça reste un chien compliqué. Dans cet article, je veux revenir sur les méthodes que nous avons mises en œuvre pendant ses deux premières années chez nous.

La réactivité d'Iggy envers les humain·es

Nous avons adopté Iggy dans un refuge où il a passé un an sans jamais se montrer réactif envers des humains. Mais il voyait toujours les mêmes humains dans un environnement extrêmement stimulant. Arrivé à la maison, nous avons découvert sa très forte réactivité le lendemain de son arrivée quand il a voulu « manger » notre voisin qui faisait des travaux chez nous. Comme je n'étais pas joueuse, Iggy était dans son paddock, et donc il n'y a eu aucune conséquences. Par la suite, nous avons pu observer que Iggy déclenche :

  • Quand des gens sont dans la rue devant chez nous, ou pire, s'approchent de notre portail, ou rentrent chez nous. Même quand on les accompagne. Dans ce cas, Iggy déclenche en aboyant et en se mettant à courir ou à tirer sur sa longe s'il est attaché comme dans l'exemple en vidéo ci-dessous :
  • Quand une personne inconnue le regarde fixement, ou se penche vers lui (le pire étant lorsque le chien et l'humain sont immobiles) : dans ce cas il saute sans prévenir.

Ces deux situations arrivent encore régulièrement.

À l'inverse, nous avons remarqué qu'il y a une situation dans laquelle il est confortable à rencontrer d'autres humain·es : quand on va chez une pro du chien et qu'on le laisse explorer à sa guise les odeurs de chiens déjà présentes et que l'humain·e l'ignore. Du coup, ça se passe plutôt bien à la pension, au vétérinaire et avec les deux éducs avec lesquelles on a travaillé.

1. Ce qu'on a déjà fait

J'ai passé énormément de temps à travailler Iggy, en particulier pour gérer sa réactivité.

Quand Iggy est arrivé, il ne marchait pas en laisse et ne connaissait aucun code. Il n'avait aucune agressivité envers nous, mais il n'avait pas l'éducation minimale pour sortir en laisse en extérieur et encore moins pour travailler sa réactivité envers d'autres humains / chiens. En plus, il était très stimulé par les odeurs avec un comportement de prédation bien marqué. Ça veut dire qu'il tirait très fort sur sa longe pour aller sentir / débusquer des chats ou d'autres animaux.

Quand on a adopté Iggy, j'avais une bonne expérience de travail des chevaux, mais je n'avais travaillé qu'un seul animal qui attaquait, et c'était un étalon qui avait appris à le faire (rétif). Je n'avais aucune connaissance des chiens au départ de cette aventure... Autant vous dire que les 6 premiers mois ont été un enfer. Heureusement que Claire nous a beaucoup soutenus à distance.

1.1 Les prérequis

1.1.1 Éducation de base au clicker

J'ai passé beaucoup de temps à enseigner à Iggy les codes de base pour vivre avec des humain·es (et à apprendre en même temps comment on enseigne ça à un chien). Voici quelques uns de ces codes :

  • Aller sur son tapis (comportement par défaut)
  • Cherches ! (on lance des croquettes et il va les chercher)
  • Assis (deuxième comportement par défaut)
  • Répondre à son nom
  • Mettre un harnais ou un collier sans sauter, nous accueillir sans nous sauter dessus, ne pas nous lécher le visage
  • Tu te couches,
  • Viens / rappel,
  • Touche
  • Tu laisses !

Ce travail a été nécessaire pour vivre au quotidien chez nous, mais aussi pour pouvoir ensuite imaginer le travailler face aux éléments qui déclenchent une agression.

1.1.2 Click to calm on the mat

Comme Iggy est très sensible à ce qui se passe dans son environnement, et qu'il était tout le temps en hypervigilance, j'ai passé énormément de temps à lui apprendre à se poser sur son tapis, et à se détendre. C'était long.

Je me suis inspirée des vidéos de Kikopup et en particulier de la série sur le travail d'un chien qui fait de la prédation : Harnessing the hunter

La méthode, c'était en gros :

  1. Se poser quelque part (d'abord dans le jardin, puis dans un pré, ou dans le bois, ou à l'entrée de la rue). J'avais Iggy en laisse et son tapis pour qu'il se pose dessus.
  2. Je prends mon téléphone pour trainer, et j'attends.
  3. Quand il se pose un peu (par exemple il est debout et regarde partout, puis il s'assied), je clique et je récompense.
  4. Quand il est vraiment posé (allongé, la tête posée), on avance et je le laisse explorer le monde.

On a eu des progrès rapides au début, mais au global, ça a été un travail très long.

Dès qu'on sortait du jardin, Iggy était sur-stimulé par son environnement et il n'écoutait plus les codes. Il tirait de nouveau sur la longe, il ne venait pas quand je le rappelais. Ce qui a marché pour nous a été d'attendre qu'il se pose, de revenir en arrière si besoin, de faire des aller-retour sur les mêmes 10 mètres de route. J'aime bien dire qu'il avait besoin d'apprendre à s'ennuyer.

Jusque là j'ai parlé du chien. Mais avoir un chien réactif c'est aussi SUPER dur pour l'humain·e. De mon côté, la première année, j'ai trouvé que c'était dur à vivre.

  1. Je me sentais coupable de ne pas être « la bonne famille » en n'emmenant pas mon chien une heure en balade tous les jours.
  2. J'avais beaucoup de mal à assumer face à des personnes plus expertes que moi en chien que, non, je ne veux pas travailler le chien quand il est trop excité pour écouter, même si vu de l'extérieur ça n'était pas violent. Et j'ai été vexée qu'on me dise que c'était juste parce que j'avais peur, alors que non, c'était une question de principes éducatifs.

On m'a aussi dit « Aude, un jour on te montrera un vrai chien super excité ». En fait, je n'ai pas de doutes qu'il y ait des chiens beaucoup plus démonstratifs qu'Iggy. Iggy est un chien calme de nature. Mais avec le recul je me dis que je connaissais déjà bien mon chien.

1.1.3 Le “U turn”

Je pense que c'est dans le livre de Emma Pearson que j'ai trouvé la description du U turn (demi tour en U) qui sert de comportement pour éviter le déclenchement, ou comme comportement incompatible avec le déclenchement.

Comportement :

  1. Je dis « On y va »
  2. Je fais demi tour joyeusement, et on part dans l'autre sens
  3. Quand le chien fait demi tour, je clique, et je récompense quelques mètres plus loin.

Ce comportement doit nous servir quand j'ai repéré un déclencheur potentiel (genre un homme qui arrive vers nous), pour nous éloigner de la situation qui va potentiellement faire réagir Iggy, avant qu'Iggy ne déclenche.

Je pense que je n'ai pas assez travaillé ce comportement. Il marche pas si mal en l'absence de fortes distractions, mais ça vaudrait le coup que je le travaille d'une manière plus systématique.

1.1.4 Consentement à la caresse

On a appris à Iggy à réclamer des câlins en donnant la patte. L'objectif est de dire aux gens de ne le caresser QUE si il demande avant.

Et de caresser quelques secondes, puis arrêter, et le laisser redemander.

1.1.5 Porter la muselière

Un autre travail qui a été super utile a été d'habituer Iggy a porter une muselière.

Il la tolère très bien, même si évidemment, il essaie de temps en temps de l'enlever. Le plus dur a été de travailler la tolérance de ses humain·es.

  • Pour moi le plus dur est de tolérer le regard des autres quand mon chien est muselé.
  • Pour mon compagnon, je crois qu'il a l'impression d'emmerder le chien et de le priver de sa liberté ou que sais-je.

1.2 Ce qu'on a fait spécifiquement pour travailler la réactivité

1.2.1 Click to calm – look at me

J'ai ensuite (beaucoup) travaillé le click to calm d'Emma Pearson.

Pour moi, c'est là, j'ai vraiment commencé le travail sur la réactivité.

La méthode qu'on a utilisée :

  1. La situation de départ (dans mon cas) a été de partir du chien plutôt calme. Et on y arrive assez bien en l'absence de déclencheur grâce au travail sur le tapis.
  2. Quand Iggy voit un déclencheur (que ce soit quelque chose qui l'inquiète, ou quelque chose qu'il veut prédater, genre un chat), je clique, et je récompense le fait de regarder.
  3. Si c'est un peu trop fort, qu'on est trop proche du déclencheur, je vais demander un “on y va” pour nous éloigner un peu.
  4. Si c'est OK, c'est à dire que Iggy est capable de regarder sans déclencher, je vais cliquer plusieurs fois (et récompenser à chaque fois) pendant que Iggy regarde ce qui l'intéresse / inquiète.
  5. Puis je vais progressivement attendre qu'il me regarde de lui-même (en mode : « hé je suis en train de regarder, je mérite ma friandise ») et là je vais cliquer et récompenser en mode jackpot. Emma Pearson dit de donner 3 récompenses, chacune à 1 seconde d'intervalle.
  6. La dernière étape est de demander d'autres comportements malgré la présence du déclencheur, comme de toucher ma main ou de s'asseoir.

La première partie de ce protocole est du simple contre-conditionnement : « quand je vois ce truc qui fait peur je reçois de la nourriture ». Je n'étais pas convaincue que ça allait beaucoup plus loin. Mais deux ans plus tard je dois dire que c'est impressionnant, Iggy a vraiment appris à me regarder quand il voit quelque chose qui lui fait peur (si ça ne fait pas TROP peur).

Je crois que la suite de ce protocole fait partie des stratégies : « enseigner un comportement incompatible avec le comportement indésirable » (4ème sortie) dans le modèle de Susan Friedman sur les différentes manières de changer un comportement.

1.2.2 Désensibilisation en utilisant la distraction (habituation)

On a ensuite travaillé avec une éducatrice qui nous a permis de travailler la réactivité chien, et un peu humain en balade.

L'idée est d'emmener le chien en balade dans un environnement qui le stimule (nouveau chemin, chemin étroit, etc), et de lui demande d'ignorer ce qui lui fait peur.

Pour moi, la méthode qu'on a appliquée était de :

  1. Présenter au chien des stimulus de plus en plus inquiétant en restant en dessous du seuil de déclenchement (habituation),
  2. Profiter de l'environnement pour distraire le chien,
  3. Lui demander de faire des choses qui sont incompatibles avec le fait de déclencher, comme marcher au pied en laisse, ou me regarder (entrainement d'un comportement incompatible avec le comportement indésirable).

Dans notre cas, Iggy est assez fort à ignorer ce qui l'inquiète. En fait, j'avais déjà remarqué que quand l'environnement est particulièrement stimulant, il est un peu dans sa bulle et devient très tolérant envers les humains en particulier. Ce travail a été utile pour permettre à Iggy de partir en balade avec nous, et d'ignorer les gens que l'on croise, ou leurs chiens.

Pour autant, ce travail n'a pas du tout permis de régler nos problèmes de socialisation à la maison quand des invités sont là, ou pour se balader avec des ami·es. On a eu régulièrement des déclenchements dans des situations où Iggy avait été pendant 1 heure avant avec la personne ou le chien en « l'ignorant » et au moment où ensuite tout le monde est à l'arrêt, bim agression.

1.2.3 La méthode où on n'a pas été au bout

On a travaillé 2 ou 3 séances avec une éducatrice qui n'aimait pas trop le clicker et qui utilisait le BAT comme méthode. J'avais l'impression de faire juste de l'habituation et que ça ne nous aidait pas vraiment. Je sais que c'est une méthode qui marche, mais je ne crois pas que c'était vraiment adapté à notre problématique.

2 Introduction d'une nouvelle personne

À l'arrivée d'Iggy, nous avons introduit facilement plusieurs personnes qui sont venues avec leurs chiens. Iggy était super stimulé et intéressé par les chiens, il a rapidement adopté les humain·es de ces chiens.

Après qu'on a eu plusieurs mauvaises expériences (et en particulier qu'on découvre qu'il était réactif avec certains chiens), on a changé de stratégie.

2.1 Ce qui n'a pas marché pour nous

2.1.1 La balade d'accueil.

On a essayé les trucs traditionnels qui sont sensés marcher genre : « rencontrer les gens dans la rue, marcher un peu avec eux, et rentrer ensemble ».

Iggy a rapidement été capable de faire ça, surtout s'il marche devant, mais une fois qu'on est à l'arrêt, ou dans le jardin avec beaucoup moins de stimulations, il redevient super réactif.

2.1.2 Que la personne inconnue lance des croquettes

On a rapidement ajouté une phase où les personnes lancent des croquettes à Iggy quand on est arrêtés. L'objectif est d'avoir un conditionnement simple : cette personne = bonne nourriture.

Ça ne marche pas vraiment.

2.1.3 Ce qui a un peu marché – laisser iggy bourriner

Quand on rencontre de nouvelles personnes (ou un nouveau chien), au départ, Iggy a très envie d'y aller. Il tirait sur la longe pour y aller. Si je le laisse faire, et que la personne en face est impeccable, c'est à dire qu'elle se laisse sniffer de manière très invasive (la truffe entre les jambes) et qu'elle ignore voir qu'elle s'éloigne, ça peut très bien se passer, et après la personne est adoptée.

Mais si la personne a le moindre comportement qui inquiète Iggy, c'est l'agression assurée, sans prévenir (pas de grognement, pas d'aboiement. Il fige une demi seconde et il saute pour mordre).

2.2 Ce qui a marché – prendre beaucoup de temps

J'ai travaillé avec 2 personnes pour une introduction systématique. Un voisin et Océane qui nous aide avec les chevaux.

2.2.1 Avec le jeune voisin

Avec le jeune voisin, on a fait :

  • Se balader un peu ensemble,
  • Lancer des croquettes à Iggy,
  • Click to calm à proximité du voisin (Iggy sur le tapis)
  • Clicker en contact protégé : Iggy dans son paddock électrifié, le voisin qui demande au chien d'aller sur son tapis, puis qui le clique
  • Et enfin, le code : va dire bonjour ! et au bout de quelques secondes d'exploration je rappelle Iggy

On a du faire presqu'une dizaine de séances. À la fin Iggy venait réclamer des câlins etc, mais je n'ai jamais été complètement sereine. Une des difficultés était que comme les séances étaient pour travailler le chien et que le voisin voulait très fort le caresser, il y avait toujours une certaine pression.

2.2.2 Avec Océane

Avec Océane à l'inverse, zéro pression. Elle a 2 chiens chez elle, elle vient travailler chez nous. Ça a donc été beaucoup plus facile ! On a fait :

  • Accueil avec Iggy muselé et en longe avec moi, click to calm, et on réduit progressivement la distance (au début jamais moins de 10 mètres)
  • On observe Océane travailler (elle nettoie le paddock) et je clique et récompense en mode click to calm
  • Clicker dans son paddock (comme avec le voisin)
  • Va dire bonjour

Les progrès ont été assez rapides. Avec le voisin Iggy n'était pas muselé, là Iggy était en permanence muselé, et c'était beaucoup plus rassurant. Je dirais qu'au bout d'une dizaine de séances (on a été très lentement, je ne voulais AUCUN déclenchement), Iggy a adopté Océane.

  • Quand elle arrive en voiture, Iggy s'assied devant le portail et est tout content, il n'aboie pas
  • Iggy lui demande plein de câlins
  • Et Océane a gardé Iggy un WE sans nous et tout s'est bien passé 🎉

3. Conclusion

Aujourd'hui,

  • On peut facilement croiser des gens en balade,
  • Iggy reste calme si l'un de nous deux est avec lui quand des gens sont chez nous, pas trop proches de lui, et qui ne le regardent pas trop
  • On a réussi à faire une nouvelle introduction d'humain en partant de zéro, sans aucune erreur

MAIS c'est compliqué dès qu'Iggy reste seul, et les artisans, ou recevoir du monde chez nous, c'est très compliqué. Il s'est récemment échappé pendant qu'on avait un artisan à la maison et on a eu très peur.

Et je n'ai pas de procédure « rapide » pour lui présenter quelqu'un.

J'ai écrit cet article car il y a 3 semaines j'ai été à un séminaire de Ken Ramirez et ça m'a donné plein de pistes pour reprendre le travail sur la réactivité... 😁

À suivre donc !

#ClickerTraining #Clicker #EducationCanine #Chien #ReactiveDog #Reactivité #PositiveTraining

 
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