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from Un Spicilège

La geste improvisée du chevalier Anowan

Il faut absolument que je commence cette chronique par vous raconter mon histoire avec Erika Valery. Il y a plus de dix ans, l'internet des livres commençait, tout était neuf et plein d'initiatives étaient lancées qui permettaient de découvrir de jeunes auteurs. C'est au détour de l'une d'entre elles que je l'ai découverte et que je suis tombée en extase devant ses écrits. J’ai dévoré la longue saga qu’elle publiait alors (7 + 1 + 1 livres inoubliables !). J'ai même eu le grand plaisir de la rencontrer en personne. Puis, comme cela arrive souvent, le temps et les évolutions d’internet ont fait que nous nous sommes un peu perdues de vue. Jusqu’à ce que, magie du web, elle me retrouve et me propose de découvrir ce nouveau roman. Autant dire que j’étais à la fois ravie… et franchement émue de rouvrir un livre d’Erika, puisque c'est ainsi que se nomme à présent ma Kylie.

Et quel bonheur de lecture.

Avec La geste improvisée du chevalier Anowan, j'ai retrouvé Erika Valery dans ce qu'elle fait de mieux : détourner gentiment les codes d'un genre tout en lui rendant un hommage évident. Elle livre ici une fantasy délicieusement impertinente. On sent à chaque page qu'elle s’amuse avec les tropes de la geste héroïque, les tord, les confronte à notre modernité… tout en gardant un vrai souffle d’aventure.

Au centre de tout cela, il y a Anowan. Une héroïne parfois maladroite, mais surtout incroyablement courageuse et intrépide. Elle avance toujours sur cette ligne délicate entre l’inexpérience et la maturité, et c’est précisément ce qui la rend si attachante. Ses failles sont modernes, profondément humaines, et donnent au personnage une vraie épaisseur.

Sous l’humour (très présent, parfois franchement irrésistible !) le roman aborde aussi des thèmes actuels. Le féminisme, à travers une héroïne forte, et l'émancipation en premier lieu : l’idée de tracer son propre destin, de faire ses choix, de se donner les moyens de ses ambitions. L’écologie s'invite également en filigrane, avec beaucoup de tact. Rien de pesant : Erika Valery préfère la nuance et fait confiance à la personne qui lit sur les conclusions qu'elle en tirera.

Enfin, il y a cette idée narrative brillante qui relie l’univers de fantasy à notre monde contemporain. Un tour de passe-passe assumé qui permet toute sa liberté créative au roman. C'est également ce qui m'a permis d'être aussi facilement séduite par la fantasy, moi qui goûte peu au genre.

Refermer ce livre m’a fait un double plaisir : celui d’avoir lu une aventure drôle, intelligente et pleine d’énergie… et celui de retrouver une autrice dont j’aime profondément le ton, à la fois espiègle, critique et profondément bienveillant.

Et croyez-moi : c'est exactement ce qu'il me fallait au moment où il le fallait.

Vivement la suite...


La geste improvisée du chevalier Anowan | Erika Valery | Paul & Mike

 
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from seb

SolidJS 2.0 is Async First

La première version beta de SolidJS 2.0 est sortie la semaine dernière. Ryan Carniato a fait un stream pour expliquer en quoi on passait d'une version sync first à une version async first. Il a notamment présenté plusieurs exemples qui démontrent la simplicité de l'utilisation des expressions asynchrones dans SolidJS 2.0. On va voir ici un cas d'utilisation possible sur la récupération d'une liste paginée.

Spécificités de l'asynchronisme

Quand on récupère une donnée de manière synchrone, on n'a pas de question à se poser, la donnée est disponible et on l'utilise. Pour une donnée asynchrone par contre il y a plusieurs problèmes :

  • avant de récupérer la donnée pour la première fois, la donnée n'est pas initialisée
  • il y a un temps d'attente avant de récupérer la donnée pendant lequel on peut vouloir afficher un indicateur visuel à l'utilisateur
  • quand on met à jour la donnée (par exemple passage de la première à la deuxième page d'une liste) on va en général vouloir continuer d'afficher les données de la première page tant que les données de la deuxième page ne sont pas disponibles mais aussi afficher un indicateur pour dire qu'on est en train de récupérer les données suivantes

Il y a également une problématique de cohérence, si un résultat d'une opération asynchrone dépend d'une donnée synchrone (liée à une saisie par l'utilisateur par exemple) on veut en général n'afficher la nouvelle valeur de la donnée synchrone que lorsque le calcul de la donnée asynchrone est terminé pour avoir une incohérence entre les deux.

Comment cela est géré jusqu'à présent

Jusqu'à présent, le fonctionnement spécifique de l'asynchronisme faisait que l'on avait un traitement différent entre la donnée synchrone et la donnée asynchrone. On a vu par exemple émerger Tanstack Query pour cela. L'arrivée du hook use en React a également permis de simplifier la gestion des données asynchrones.

Au niveau de SolidJS 1.0 on a createSignal pour les données synchrones et createResource pour les données asynchrones.

La gestion des données asynchrones se simplifie au cours du temps grâce à de nouvelles primitives mais on a quand même un code spécifique, c'est en cela que l'on n'est pas async first.

Le changement de paradigme

L'idée avec Solid 2.0 c'est d'avoir un paradigme qui traite les données synchrones et asynchrones de la même manière. L'idée derrière cela c'est de se dire que si j'ai du code qui fonctionne avec des données synchrones, le même code fonctionne aussi avec des données asynchrones.

Dans un des exemple de Ryan on a un code de ce type

function App() {
  const [value, setValue] = createSignal(1);
  const increment = () => setValue((prev) => prev + 1);
  const result = createMemo(() => compute(value()));

  return (
    <div>
      <button type="button" onClick={increment}>{latest(value)}</button>
      <p class={[{ pending: isPending(result) }]}>Result for {value()} = {result().toFixed(3)}</p>
    </div>
  );
}

Ce code fonctionne de la même manière que la fonction compute soit une fonction synchrone ou asynchrone. Dans les deux cas, la fonction createMemo va retourner un type Accessor<number>.

Un point important à noter est que la valeur value ne sera mise à jour que lorsque la propriété dérivée result aura pu être calculée et donc quand compute aura retourné un résultat. L'idée c'est d'avoir une consistance entre toutes les données pour éviter d'afficher un résultat qui ne correspond pas à la valeur courante.

Pour traiter les besoins spécifiques à l'asynchrone Solid va fournir plusieurs éléments

  • on a un composant Loading qui correspond au Suspense de React ou de Solid 1.0 qui va afficher un fallback lorsque la donnée n'est pas encore initialisée (au premier appel). Ce fallback ne sera par contre pas affiché quand on récupérera une nouvelle valeur
  • le helper isPending va permettre de savoir si un refetch est en cours, dans notre exemple on pourrait faire isPending(result) pour savoir si on est en cours de calcul
  • le helper latest(value) va permettre d'avoir accès à la nouvelle valeur de value avant d'avoir la réponse de result, cela permet d'afficher cette valeur dès que l'on clique au niveau du bouton

Cas d'usage : liste paginée

A partir de ce nouveau mode de fonctionnement on peut très facilement implémenter une liste paginée avec le code suivant

const App = () => {
  const [page, setPage] = createSignal(1);
  const result = createMemo(() => getResults(page()));

  return (
    <div>
      <h1>Demo</h1>
      <button disabled={latest(page) === 1} onClick={() => setPage(prev => prev - 1)}>Previous</button>
      Page {latest(page)}
      <button onClick={() => setPage(prev => prev + 1)}>Next</button>
      <h2>Result </h2>
        <Loading fallback="Loading...">
          <div class={[{loading: isPending(result)}]}>
            <For each={result()}>
              {(value) => <p>{value()}</p>}
            </For>
            <p>{result().length} items</p>
          </div>
        </Loading>
    </div>
  );
};

On a automatiquement un loader au premier chargement de la liste puis la classe loading qui sera appliqué à chaque changement de page.

Conclusion

Cet exemple simple présente les apports du nouveau paradigme “Async First” de SolidJS 2.0. On pourra voir par la suite que cela amène d'autres avantages, notamment la possibilité d'initialiser les signaux avec une fonction réactive.

Par rapport à Solid 1.0, on simplifie l'API du framework puisque l'on utilise systématiquement createSignal plutôt que d'utiliser une autre API createResource pour les données asynchrones.

L'intégration de Solid 2.0 avec SolidStart n'est pas encore disponible mais cela veut également dire que createAsync va disparaître et que l'on pourra utiliser createMemo pour appeler une server function.

 
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from morithil

Ceci est une tentative d'émancipation des GAFAM. Ce blog servira pour exposer mon travail en photographie, mes réflexions rôlistes et autres sujets qui me passionnent.

Je vais tenter de cultiver ce petit bout d'Internet comme mon jardin personnel. A mon rythme. Loin des pressions des réseaux sociaux. Dans un tentative de me reconnecter à ce qui me plait.

L'orthographe et la grammaire seront parfois approximative.

Le contenu que je partagerais ici est garanti sans IA générative.

Vautour fauve en vol

 
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from irisdessine

Projets du moment

Professionnel

  • Nous avons, dans notre sacoche d’utilitaires des versions allégées de librairies qui nous servent tous les jours (comme par exemple, i18next) dans des webcomponents que nous créons. J’ai eu comme idée de faire une version allégée de Vue3-Mq (on s’en sert pour savoir si on est sur un appareil mobile ou pas) avec le même objectif de ne pas avoir à embarquer une librairie complète pour n’en utiliser qu’un petit hook de rien du tout. C’est le début de mon entrée dans le monde merveilleux des plugins Vue et de la découverte de l’API matchMedia(), absolument merveilleuse, puisqu’elle permet de déterminer sur quel type d’appareil notre webcomponent est affiché, en fonction de la taille de l’écran : https://developer.mozilla.org/en-US/docs/Web/API/Window/matchMedia
  • Je travaille toujours sur ma MeJ (enfin, surtout sur la mise en place, j'ai envie d'en faire un mini site accessible à toutes et tous par la suite) concernant la souveraineté numérique (ou l'autonomie numérique).

Veille Technologique

Veille personnelle

  • Un article très intéressant de chez Bon Pote qui évoque le cordon sanitaire autour du fn (je ne cesserais jamais d’appeler ce parti fn, sachant que les “changements” ne sont que cosmétiques) et à quel point il est important d’arrêter d’essayer de “débattre” avec le fn, c’est comme essayer de parler bouffe avec des cannibales, ça n’a aucun sens : https://bonpote.com/faut-il-debattre-decologie-avec-lextreme-droite/ (Et c’est aussi pour ça qu’il faut quitter Twitter, de toute façon, les voix relativement sensées deviennent inaudibles)
  • Découverte d'un petit logiciel qui permet de récupérer sereinement des sons (ou vidéos) issus de YouTube (pour la copie privée, toujours, ayez la version payé de ce que vous copiez, blabla) : Stacher Le petit plus, c'est que c'est dispo pour Windows, Mac et Linux :)

Mes joies

  • De beaux jours ensoleillés qui font du bien à mon moral et mes carences en vitamine D.
  • Des vacances qui sont posées et permettent de jalonner l’année en douceur.
  • Le retour du jeu en coop avec la cousine ^^
  • Avoir vu la famille dimanche, pour un repas bien agréable.
  • Dans moins d'un mois, c'est les vacances !
  • Considérée comme confirmée par mes pairs, et de nouvelles responsabilités au taf qui montrent la confiance qu'ils m'accordent. Ça va pas être simple, mais ça fait plaisir !

Lu, vu ou écouté

  • Il existe un album d'un artiste français de jazz (ne fuyez pas, je déteste le jazz, et lui, pourtant, et cet album en particulier... me font aimer le jazz), bref, cet album, donc, est introuvable sur les services de streaming. L'album, c'est Sang-Mêlé, et l'artiste, c'est Eddy Louiss. Il a fallu un emprunt à la médiathèque du coin pour récupérer une copie privée et enfin pouvoir réécouter ses morceaux. Et si vous voulez du morceau qui fait planer (en écoute active, donc), testez Blues for Klook (je donne un lien YouTube, parce que je ne le trouve nulle part ailleurs en écoute libre : https://youtu.be/9t1ganCGlQ4?si=Wzap3OEa6KD0LGKV)
  • L'épisode de la semaine de The Pitt la série qui suit les urgences d'un hôpital de Pittsburgh au cours d'une journée de garde (un épisode = 1h de garde). Toujours aussi prenante. Il y avait longtemps que je n'avais pas suivi de série où quand je vois le générique de fin je me dis “Quoi, déjà ? Nooooon !” Dispo sur HBO Max.
  • Je viens de finir la (courte) saison 3 de Shrinking dont je suis toujours aussi fan ! Je réalise que j'aime beaucoup beaucoup les œuvres de Bill Lawrence (créateur aussi de Ted Lasso, Scrubs et Cougar Town, 3 séries que je chéris dans mon cœur). Dispo sur Apple TV
  • On suit aussi la série HiJack qui, de prime abord, ne nous donnait pas spécialement envie (une histoire autour d'un détournement d'avion), et pourtant, nous tient assez bien en haleine et rend l'ensemble plus intéressant que ce qu'on imaginait au départ. Série avec Idriss Elba. Dispo sur Apple TV.

Et le jeu vidéo ?

  • Journey at the Savage Planet en coop avec la cousine. Le défaut principal du jeu (bien qu'amusant et bien foutu), c'est de ne proposer qu'une vue à la première personne, sans autre choix. Et en tant que pas joueuse depuis très longtemps, la vue à la première personne me donne vite la nausée. Surtout si je suis fatiguée. Mais enfin, à part ça, le jeu reste très drôle.
  • Revenge of the Savage Planet, la suite du jeu cité plus haut, mais en solo cette fois. Et là, ils ont fait le choix d'une vue à la 3e personne (que je préfère amplement, personnellement). Je vois les améliorations par rapport au 1, c'est marrant de voir les évolutions d'un jeu et d'un gameplay.
  • 7 days to die, on continue notre survie chaque mardi avec le chéri et la cousine. On commence à être plutôt bien équipés, ça devient plus sympa de ne plus passer notre temps à boire et manger et taper à la batte !
  • Découverte grâce aux gens du Fédiverse (ce monde merveilleux ^^) du jeu Proverbs qui est une sorte de Picross géant (j'adore ce type de jeu !), dispo sur Steam. Grand plaisir de jouer dessus :)
 
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from Blog d'une enfant de ce siècle

CHANGER LES CHOSES

Ce morceau part d'une envie de parler du monde qui nous entoure, et l'élan de vouloir dépasser notre sentiment d'impuissance. Petit à petit, même si “c'est jamais assez”, on essaie de changer les choses à notre échelle. “Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer”.

Tu peux écouter ici “Changer les choses” du groupe Alter'N Co sur toutes les plateformes de musique, et ci-desous en cliquant sur “Listen in Browser” sans avoir besoin de compte (bonne alternative pour ceux qui évitent les autres plateformes) :

Prod : VictorB (lien Beatstars) Paroles et chant : Kaena et Fou Le Fuzi Chaque artiste a écrit sa partie. Sortie en ligne le 8 mars 2026.

Paroles de "Changer les choses"

FOU LE FUZI Sista Kaena

KAENA Frérot, Fou le Fuzi

FOU LE FUZI FLF

KAENA et FOU LE FUZI Parce que c’est jamais assez

FOU LE FUZI Jamais assez Jamais assez

KAENA C’est jamais assez

FOU LE FUZI Jamais assez

KAENA C’est jamais assez

FOU LE FUZI Sous les feux médiatiques, sous la loupe étatique Chacun est passé au crible dans des giga tonnes de statistiques À quand le méga ultra «stop» qui calmera tout l'monde ? Dis moi, c'est quand le «coupez» de c'foutu cinema immonde ?

Fuck it, y a un moment où quand on s'fait latter, faut renverser l'jeu, devancer comme des vénères les pensées d'la société Percer a fond les intentions d’états profonds, rider les farandoles news a califourchon

Ressens comme le monde s'effrite entre les doigts de quelques puissants La toute fin dans leurs mains, est un objectif commun Qui sommes nous, face a cela ? Boulgi boulga de vils et honnêtes gens Dans un engregênage de cercle vicieux fort orwellien

Oui la loi du plus fort prévaut encore mais le déclin est palpable et la tension redoutable Rouages et destin en présage, on se courbe, se rebelle ou cavale Grand temps d'plaquer visser les parasites de l’élite au sous-sol abyssal Laisser l'champ libre aux actions locales jusqu'au pic par une colonne vertébrale Coulis de big succursales, y planter nos rêves en rafale, refonder un monde désirable

KAENA

Je m’en suis voulue à mort pour tellement de torts Le pire je l’ignore pas c’est que j’en ai encore J’ai laissé des personnes en or y croire tellement fort Je pourrais laisser faire la mort sans nous sauver de notre sort

Enfant du déni c’est devant ton miroir que tu t’es construit Voilà pourquoi tu te crois envahi Regarde autour de toi tu n’as pas le contrôle Fie-toi à ce que tu vois quand on échange les rôles

Je vais te parler d’amour dans la langue des sourds Autour de moi on comprends pas toujours Pourquoi j’fais tant de détours et que j’me pose pas Pourquoi j’me contente pas de ce qui m’entoure

Ma civilisation est gouvernée par la confusion On appelle information un amas de mythes sans fond De fiertés mal placées autour de la nation ou de la religion Mais pour s’aimer jamais assez de distinction

Hors de question de faire l’impasse sur mes erreurs Mais j’veux trouver ma place ailleurs que dans la rancœur Elle m’écœure La toxicité dans le viseur Je veux m’creuser un puits de sérénité dans l’coeur 

Planter dans mes poings mes graines de colère Eclater l’asphalte de la terre En découdre avec l’enfer M’ouvrir aux bras de l’atmosphère Et à sa manière de dissoudre les guerres

REFRAIN X2
KAENA et FOU LE FUZI Entre s'enfuir ou rester subir Puisqu'on est jamais satisfait, Autant changer les choses de là où on est Entre s'enfuir ou rester subir Peuple aux relents de pur imparfait, Mais pourquoi pas pointer le sommet

FOU LE FUZI Flancher pour fuir la France, foutue atmosphère délétère et rance Pencher vers l'plancher de base, terrer sa cervelle comme l'autruche Subir passif en connaissance de cause, ou céder bêtement à la violence Tant d'impasses qui exploseront ce français d' ballon d'baudruche quelle panoplie pour la pacification d'conflits aux réflexes sociétaux ? Sans reprendre prières et propos de nos bourreaux dans leurs ébats, Sortir la masse populace qui se débat dans des tabous sans débats

Ouvrons les valves pacifiques, qu'elles inondent jusqu’aux égouts Que d'innombrables pactes d’entente enfoncent le dernier clou L'esprit séculaire des enfants d'or cherche la lumière d'un bel espoir vivace Le plus grand challenge de nos générations, c'est d'se r'garder en face L'esprit séculaire des enfants d'or cherche la lumière d'un bel espoir vivace Le plus grand challenge de nos générations, c'est d'savoir briser les glaces

KAENA Combien de sang versé pour le même débat ? Combien d’encre gâchée pour écrire « Icchantika »? Pour moi la voie du bonheur c’est rechercher la vérité Et quand je crois l’avoir trouvée C’est que je dois recommencer

C’est dur je n’y arrive pas Ne me dis pas que j’ai la force, que je n’abandonnerai pas, Que c’est une question de regard ; Tu me parles de « victoire » comme la nôtre ? Je ne veux pas écrire l’histoire à la place des autres !

Je dresse le drapeau de la théorie du chaos ; Ma seule cible c’est ton ego. L’ego qui trie, l’ego qui chasse, L’ego qui se crie premier de la classe. Rien de classe à classer sa race à la première place !

Les croyances sont des miroirs devant lesquels on se fait face Alors, continue de prêcher devant la surface de ta glace Ou essaie de soutenir ce regard quand il te pourchasse, Et lève bien dans tes mains le marteau qui les casse !

REFRAIN X2
KAENA et FOU LE FUZI Entre s'enfuir ou rester subir Puisqu'on est jamais satisfait, Autant changer les choses de là où on est Entre s'enfuir ou rester subir Peuple aux relents de pur imparfait, Mais pourquoi pas pointer le sommet

KAENA Même si c’est jamais assez

FOU LE FUZI Même si c’est jamais assez

KAENA Jamais assez

FOU LE FUZI Jamais Jamais assez

 
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from Liste-Participative-EYGDD

En France la surface des forêts décline

Contrairement à ce que les campagnes de communication des industriels de la filière bois nous affirment, les forêts françaises ne sont pas en expansion : elles reculent.

Si les chiffres bruts semblent rassurants — 15 millions d'hectares boisés en 2020 selon l'IGN, contre 10 millions en 1908 — ils recouvrent des réalités très différentes. La moitié de cette surface est en effet composée de plantations monospécifiques de résineux, dont la pauvreté en biodiversité les distingue fondamentalement des écosystèmes forestiers.

Comptabiliser ces champs d'arbres au même titre que de véritables forêts crée une confusion statistique que les lobbies du secteur exploitent habilement pour occulter le déclin réel des forêts françaises.

Face à cette réalité inquiétante, il y a pourtant moyen de résister.

L'association Pro Silva propose des formations aux propriétaires souhaitant adopter une sylviculture plus respectueuse des écosystèmes. Le principe est simple : les arbres sont prélevés à maturité, avec un matériel adapté pour ne pas abîmer les sols, laissant ainsi la lumière et l'espace aux arbres plus jeunes. La forêt se renouvelle à son propre rythme, sans rupture brutale du couvert végétal.

Les groupements forestiers coopératifs (GFC) constituent une autre alternative intéressante. Ce dispositif permet à plusieurs propriétaires de mettre en commun leurs parcelles forestières pour les gérer collectivement, selon les principes d'une coopérative.

Chaque membre conserve la propriété de ses terres tout en bénéficiant d'une gestion mutualisée — compétences, équipements, coûts d'exploitation — ce qui allège considérablement la charge pesant sur les petits propriétaires isolés. Cette mise en commun favorise également des choix sylvicoles plus cohérents sur de grands territoires, rendant plus aisée l'adoption de pratiques respectueuses des écosystèmes.

Tout cela vous semble irréaliste ? Voici un exemple de GFC dans notre département : Les feuillus de la Double

Source : Les grandes statistiques des forêts de France

 
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from Histoires de selle

Italie continentale

Dates clés

Départ: Salerne 12 Juillet 2023 Arrivée: Antibes 10 Aout 2023

Étapes

Étapes Km Total Km D+(m) Total D+
Sarno 65.9 65.9 379 379
Marzanello 90.6 156,5 425 804
Carovilli 73.2 229,7 1197 2001
San Salvo (Repos) 86.5 316.2 358 2203
Francavilla al mare 76.2 392,4 884 3087
Martinsicuro 74 466,4 74 3161
Piediripa 85 551,4 242 3403
Cantalupo 111 662,4 940 4343
Tuoro sul trasimeno 75.1 737,5 559 4902
Cellai (Florence) 111.1 848,6 790 5692
Lago di suviana (Repos) 91.5 940,1 1378 7070
Bologne 76.7 1016,8 318 7388
Mantova 117.6 1134,4 178 7566
Salo 89.8 1224,2 556 8122
Sovere (Repos) 99.3 1323,5 735 8857
Ranzanico (Repos) 10.4 1333,9 53 8910
Albignano d'Adda (Repos) 74.1 1408 119 9029
Pavia 73 1481 102 9131
Voghera 36.1 1517,1 117 9248
Casella 87.9 1605 817 10065
Finale Ligure 92.8 1697,8 459 10524
Bordighera 57.4 1755,2 323 10847
Antibes 122.5 1877,7 972 11819
 
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from Histoires de selle

Sicile

Dates clés

Départ: Palerme 31 Juin 2023 Arrivée: Messine 10 Juillet 2023 Ferry: Salerne 12 Juillet 2023

Étapes

Étapes Km Total Km D+(m) Total D+
Sferracavallo 33.7 33.7 100 100
Cortigliolo 105.1 138,8 1433 1533
Mazara del Vallo (Repos) 97.8 236,6 775 2308
Porto Empedocle (Hotel) 116.9 353,5 970 3278
Scoglitti 123.2 476,7 884 4162
Catania 123 599.7 1016 5178
Fondaco Parrino 60.1 659.8 606 5784
Messine 42.6 702.4 215 5999

Résumé

L'île étant majoritairement constituée de montagnes et collines à répétition, du dénivelé en veux-tu en voilà. L’île tombe littéralement dans la mer. Cela monte , puis cela redescend et ça recommence. Pas facile. J'ai dû mettre pied à terre quelques fois et pousser ma monture, certaines descentes infernales, m’ont laissé les doigts, les mains et les poignets un peu endoloris. Les freins aussi ont chauffé. Les paysages sont absolument splendides ce qui fait que c'est une destination touristique réputée notamment grâce à ses plages. Le tourisme est développé principalement sur la côte orientale de l'île, de mon côté, je roule à l’ouest donc l'ambiance est plus sauvage nettement moins fréquentée. J'en prends plein les yeux chaque les jours.

L’hébergement est un peu cher que ce soit en camping ou en Agritourisme, l’hôtel est légèrement plus abordable qu'en France. En revanche, la gastronomie je me suis bien régalé! Même dans les plus petits villages, il y a toujours un café, une petite trattoria et au pire une station-service avec quelques encas.

Petits bémols

Je n'ai pas eu de soucis avec la circulation, les automobilistes sont assez respectueux, mais alors... les coups de klaxons à juste à hauteur de vélo qui me font à chaque fois sursauter de peur... Et puis il y a... les déchets. Les amas de détritus le long des routes, surtout à l’entrée des villes, des dépotoirs à ciel ouvert. Dommage pour la carte postale.

Ferry Cagliari-Palerme

Départ 17h pour une douzaines d'heures de traversé. J'ai fait la connaissance de 3 routards, un allemand Konrad, 65 ans avec un vélo à assistance électrique et remorque, un Belge d'Anvers Gauthier et un Italien de Milan Francesco circulant comme moi en vélo sacoches. Nous avons bien rigolé et échangé nos aventures malgré la barrière de la langue.

 
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from irisdessine

Projets du moment

Professionnel

  • Préparation d’une MeJ (Mise en Jambe, une mini-conférence de 15 minutes qu’on peut réaliser au travail) sur l’univers de la souveraineté numérique (ou plutôt “l’autonomie numérique”, que je trouve plus sympa et réaliste comme expression).

Veille Technologique

  • Depuis plusieurs années, j’ai abandonné Pinterest de façon assez naturelle, sans trop d’efforts, parce que les dernières fois où j’y ai fait un tour, je ne voyais que des images générées par IA et j’avais de temps en temps des infractions au règlement, que je ne comprenais pas, vu que je ne fais qu’épingler des posts de dessins, de visuels graphiques ou de recettes. Un article sur lequel je suis tombée m’explique pourquoi et, sans surprise, l’invasion de l’IA à la fois dans les contenus mais aussi dans la modération 🙃 en est responsable. Je vais donc continuer à arrêter d’y aller. ^_^ https://www.404media.co/pinterest-is-drowning-in-a-sea-of-ai-slop-and-auto-moderation/
  • Google veut encore plus enfermer les utilisateurices et développeureuses d’Android en les forçant à s’enregistrer chez eux. Concrètement, ça met en péril toutes les solutions libres alternatives proposées comme le store F-Droid. Alors, il y a un combat qui est mené : https://keepandroidopen.org/fr/ avec notamment 2 choses que les utilisateurices comme moi peuvent faire : installer F-Droid sur votre appareil Android, et signer la pétition qui n’a que peu de retentissement pour le moment : https://c.org/hBC7FbfRvM
  • Un travail sur la compréhension du SSH, et surtout comment créer 2 clés SSH pour 2 comptes d’interface git (GitHub et GitLab) sans créer de conflit. J’ai pu donc, sur mon Mac perso, configurer 2 paires de clés SSH, l’une pour mes projets sur mon compte GitHub, l’autre pour mon compte Framagit, une instance de GitLab. J’en ai fait un fil sur Mastodon, afin de pouvoir me souvenir des étapes (et être sûre de bien comprendre ce que j’ai fait) : https://piaille.fr/@irisdessine/116147863584349162

Veille personnelle

Mes joies

J’ai décidé que je ne mettrais plus l’accent sur la catégorie “Mes peines”, parce que, sans les ignorer, je pense que je veux faire de ces notes hebdomadaires quelque chose de positif. Certes, la veille tech (ou perso comme cette semaine), ne sont pas forcément resplendissant de positivité, mais le reste, c’est du partage de choses positives et de culture qui m’a enjaillé.

  • Avoir eu la patience de faire la configuration de mon compte Framagit sur mon ordi perso.
  • Continuer à dessiner un peu, même si c’est quelques dizaines de minutes par semaine. Avoir partagé un petit dessin sur Mastodon.

Lu, vu ou écouté

  • Le nouvel épisode du podcast “A base de pop pop pop pop” sur les couples mythiques. Beaucoup de sujets cools, comme d’habitude !
  • Depuis plusieurs jours, après avoir fini la trilogie d’Andrea Cort dont j’ai déjà parlé ici (et que je conseille fort, fort), écrit par Adam Troy-Castro, j’attaque le cycle de l’Anneau-Monde par Larry Niven. J’ai déjà lu le tome 1 que j’avais vraiment adoré, sans avoir pu continuer la trilogie, parce que les ebooks suivants n’existaient pas encore. C’est maintenant disponible, je recommence donc pour enfin lire toute la trilogie !
  • Petite pause sur Bones, série qui se regarde facilement de loin et qui, du coup, reste de la série de fond. Du coup, j’ai commencé Glass Heart, une série japonaise sur une étudiante qui travaille d’arrache-pied pour réussir à intégrer un groupe de musique en tant que batteuse. Sauf que malgré ses compétences incroyables, elle n’est jamais prise. Au moment où elle pense abandonner, elle est pris dans un groupe très prometteur (avec notamment 3 musiciens reconnus dans le milieu).
  • Vu le film anime “Cosmic Kaguya princess“ librement adapté du fameux conte. C’est très librement adapté, mais néanmoins très sympa à regarder. Pas mal de musiques, les amateurices de J-Pop seront servis, mais en terme d’animation et de chara design, c’est très beau et très propre. D’ailleurs, le conte de la princesse Kaguya est un film de Takahata, l’autre tête pensante du Studio Ghibli et que je conseille fort, lui aussi dispo sur Netflix.
  • Nouvel épisode de The Pitt série toujours aussi brillante, qui ré-écrit les codes de la série dite “hospitalière” (c'est nul comme nom de genre, comme si ça définissait quelque chose ^^'). Je réitère ce que je dis, mais on est vraiment dans un Urgences remis au goût du jour.

Et le jeu vidéo ?

  • Nous avons fini le jeu Split Fiction qui était une franche réussite. L’opus précédent, It Take Two était très bien, mais il souffrait d’un aspect un peu cringe dans son histoire. Avec Split Fiction, on a une histoire qui tient debout, même si c’est très manichéen (le méchant est vraiment très méchant, sans nuances ^_^'), et une maîtrise incroyable entre les 2 mondes (un monde SF versus un monde Fantasy). Je le conseille fortement à celles et ceux qui aiment les jeux de coopération et de plateforme. C’était vraiment très chouette à jouer.
  • J’attaque The Revenge of the Savage Planet en solo. Je trouve ça assez rigolo et sympa à prendre en main une fois qu’on a compris le truc (et qu’on a de plus en plus d’objets pour lutter contre les méchantes bibittes (juré c’est le nom donné aux bébêtes !)
  • Le truc rigolo, c’est qu’on a envie de continuer la coop avec ma cousine, et on a aussi acheté le 1 The Journey to the Savage Planet, Qu’on commencera ensemble quand les vacances seront finies de son côté :)
  • J’ai rouvert Zelda, Breath of the Wild, mais j’attends trop de temps avant de rejouer, du coup, je pense que je passe à côté du gros succès qu’a été ce jeu. Je crois qu’il faut que j’arrête d’essayer, c’est manifestement pas le type de jeu qui me hype.

Ailleurs sur les z'internets

Mathieu

Que votre semaine vous soit douce et ensoleillée. Tendresse et mochi.

 
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from Un joyeux boxon

Salut ! :)

Après avoir inauguré en janvier le concept de La Pile créé par Volu, voici la deuxième édition pour ce mois de février.

La Pile à Jouer

Dans la série on n’arrête pas une équipe qui perd, je demande Mechabellum. Jeu de stratégie en mode autobattler, je traîne mes guêtres sur Mechabellum quasiment depuis sa sortie en septembre 2024. Pour être honnête, c’est une relation d’amour-haine tant ce jeu m’offre de beaux moments comme d’intenses désillusions. Accessible, simple en apparence, c’est un bijou de complexité et de subtilité, finalement similaire au jeu d’échecs, qui nécessité un degré d’investissement conséquent pour être maîtrisé. Entre deux désinstallations, je repense à certaines parties puis je le réinstalle pour mieux m’y replonger, regrettant par avance le temps déraisonnable que j’y passe. Mais on ne se refait pas.

Nobody Wants to Die a été ma grande surprise de ce début d’année. Un jeu que j’avais pour je ne sais quelle raison ajouté à ma liste de souhaits sur Steam puis que j’ai acheté suite à une promo pour le moins intéressante. Ce sont sans doute là les 3€ que j’ai le mieux dépensé depuis belle lurette. Un polar narratif dans un univers diesel punk, un ancien flic aux prises avec ses démons, une enquêtrice des bas-fonds, une société ultra capitaliste qui se disloque et des meurtres à résoudre à l’aide de divers gadgets retro-futuristes. C’est court, simple et efficace, le titre joue sur les codes éculés du genre pour mieux nous surprendre, la direction artistique est à tomber et c’est fait par un petit studio.

Autre jeu, autre genre avec Zet Zillions, du studio brésilien Ota Imon. Du deck building à la sauce roguelite, qui m’a d’abord séduit par son esthétique visuelle, laquelle n’est pas sans faire penser aux productions Bobby Pills. C’est barré à souhaits, difficile mais jamais injuste, ça pète de partout et sans révolutionner le genre ça fait largement le job.

Pour continuer sur autre chose, Final Fantasy VII Remake Intergrade. N’ayant pas eu de Playstation à l’époque (#team Saturn), je n’ai pas la relation émotionnelle que peuvent avoir d’autres personnes avec ce jeu, même si je l’ai occasionnellement pratiqué en squattant chez des potes. J-RPG oblige, c’est assez naïf, caricatural voire parfois très léger pour rester poli, mais ça reste plaisant malgré un gameplay qui, bien que remis au goût du jour, reste ancré dans ses vieilles habitudes. Pas un chef-d’œuvre, loin de là, et à plus forte raison si on le compare à la concurrence, mais un jeu agréable malgré tout.

Steam Fest oblige, j’ai également joué à diverses démos, certaines que j’attendais avec impatience, d’autres non. Dans la liste des démos qui m‘ont positivement marqué, deux jeux, à savoir DenshAttack! et Repterra. Le premier est un mix improbable entre Jet Set Radio, Sonic et Densha de Go. On y incarne une pilote de train dans un Japon sous ecsta tout en cell shading et dans lequel on doit livrer des trucs divers et variés sur des circuits complètement barrés. Du fun à l’état brut avec un gameplay 100 % arcade qui aurait toute sa place dans la ludothèque officielle de tonton Sega. Le second est un STR avec quelques mécaniques de tower defense, résolument retro dans son approche et sa direction artistique, dans lequel on incarne une humanité aux prises avec des dinosaures. Simple mais efficace. Et si je dois bien avouer que le concept, qui me fait furieusement penser à Dino Riders (il faudra un jour que je vous parle de ma collection de jouets) m’a de fait beaucoup parlé, je dois admettre que sans révolutionner le genre, c’est bigrement efficace. A noter que Repterra est développé par un jeune couple, accompagné de leur adorable chat. Dans le genre fait maison, on fait difficilement mieux.

La Pile à Voir

Comme d’habitude, j’ai vu beaucoup de films et de vidéos ce mois-ci. Un tri s’impose, en particulier parce que tout ne mérite pas forcément de figurer ici.

On commence avec un entretien entre Florence Porcel et Cy au sujet du festival d’Angoulême, de son annulation et du girlcott qui a réussi à faire plier cette institution après des années (décennies?) d’une foultitude de choses qui ne vont pas. A noter que Florence Porcel a réalisé d’autres podcasts plus récemment encore, que je vous invite à découvrir.

Une vidéo de Re-Vu, chaîne Youtube québécoise consacrée aux nanars et aux navets, qui dans cette vidéo traite des nombreux problèmes posés par l’utilisation des IA génératives dans l’industrie du cinéma. Si vous vous intéressez un tant soi peu à la question, vous n’apprendrez rien de particulier, mais il me semble important qu’une personne extérieure à cette industrie, et avec une certaine audience, exprime un point de vue clair sur le sujet tant les personnes dont c’est le métier semblent être bien peu entendues.

Une analyse très intéressante de Marouchka concernant le genre littéraire de la romance, de ce qui ne va pas dans ce type de littérature, dans son mode d’édition, mais aussi dans ce qu’expriment certains cercles de pensée de spécialistes spécialisés à son sujet. Les sujets abordés sont difficiles mais doivent être abordés frontalement.

Sylqin nous raconte dans cette vidéo l’histoire du CLODO (Comité Liquidant ou Détournant les Ordinateurs), un groupe de hackers français qui a sévit durant de longue années puis a subitement disparu. Je n’en avais jamais entendu parlé, aussi le sujet m’a intéressé, et ça se laisse écouter en mode podcast.

Une fois de plus, une excellente vidéo d’Haïti Inter, dans laquelle est invité l’écrivain haïtien Louis-Philippe Dalembert venu parler de son nouveau livre « Je n’ai jamais dit papa » (j’en parle plus loin ici même). Le sujet est dur mais vise juste, avec néanmoins un regard paternaliste, qu’il me semble ici difficile de juger. De manière générale, je ne saurai que trop recommander cette chaîne qui est une mine d’or sur l’actualité, mais aussi l’histoire et la culture d’Haïti.

Cela faisait quelques années que je n’avais pas revu le film « Le maître d’école », avec notamment Coluche et Josiane Balasko. Loin d’être un chef-d’œuvre du 7ème art, et l’ayant surtout vu étant gamin et ado, j’en gardais un souvenir plutôt plaisant. Le revisionnage fût rude. Car au-delà des qualités filmiques discutables, du racisme bon teint et de l’image des femmes déplorable, ce qui m’a particulièrement marqué, c’est l’omniprésence de la violence envers les enfants. Le film démarre d’ailleurs là-dessus : un pauvre môme est giflé par un adulte pour avoir « volé » une paire de lunettes en plastique moches à 2 Francs. C’est là le point de départ pour Gérard, incarné par Coluche, de claquer la porte de son job de merde après avoir pris la défense du môme et de se reconvertir dans l’enseignement. Le film part sur de bonnes intentions, évoque les difficultés rencontrées par le corps enseignants, les parents d’élèves et les élèves eux-mêmes, mais sans jamais ne faire qu’effleurer le sujet. On y croise une galerie d’adultes tous plus détestables les uns que les autres, qui déverses leurs colères et leurs frustrations sur des gosses qui n’ont rien demandés, qui subissent de diverses et nombreuses violences physiques et psychologiques. Pas sûr que Claude Berri ait eu la volonté de dénoncer quoi que ce soit, mais c’est omniprésent De fait, ça a fait écho à mon enfance contemporaine de ce film. Une fameuse belle époque regrettée par certaines personnes à la mémoire bien trop courte où les enfants étaient les souffre douleur silencieux des traumas des adultes. L’époque n’a pas tellement changé, mais on commence doucement à en être un peu conscient. Reste un témoignage qu’il serait intéressant de voir analysé un jour.

Toujours avec Josiane Balasko, « Tout le monde n’a pas eu le chance d’avoir des parents communistes ». Un film dans lequel on suit Irène, survivante de la Shoa et fervente militante communiste qui, en 1958, s’apprête à accueillir les chœurs de l’armée rouge en représentation durant quelques jours à Paris. Avec son regard plein d’émerveillement et d’espoir, et en proie à un connard de mari qui lui fait vivre un enfer au quotidien, elle se prend d’un amour soudain pour Ivan, un grand et beau choriste soviétique, héros de la bataille de Stalingrad. Ce film me parle, car c’est aussi une partie de l’histoire de ma famille, et plus particulièrement de ma grand-mère. De celle qui a connue toutes les horreurs de l’Histoire et qui, sous le joug d’un mari tortionnaire, élèvera comme elle le pourra ses 7 enfants et ses 11 petits-enfants. Tout en militant au PCF durant des décennies, convaincue que le salut viendrait miraculeusement en servant aveuglément le projet du petit père des peuples (spoiler : non).

La Pile à Lire

je comptais profiter de ma semaine de congés pour bouquiner à loisir, il n’en a rien été, ma santé s’étant dit qu’il serait bon de se rappeler à moi. Malgré tout, entre deux examens médicaux et une mauvaise nouvelle, j’ai eu l’occasion de bouquiner un peu. Et même si je n’ai pas pu trouver tous les livres que je cherchais, je me suis fait quelques plaisirs, en précisant que je ne n’en ai pas fini la lecture, donc les avis que j’exprime ici sont potentiellement amenés à changer.

J’en causais plus haut, mais Je n’ai jamais dit papa de Louis-Philippe Dalembert mérite d’être lu. L’auteur y raconte son enfance en Haïti sous la dictature de Papa Doc, de la disparition brutale de son père, de son monde qui s’écroule, des femmes de sa famille qui portent le monde entier à bout de bras, de la folie des hommes et du poids de l’histoire. Et de la difficulté d’être père à son tour quand on n’en a jamais eu.

Les Mystères de Paris. J’en ai entendu parler tant de fois sans en avoir jamais rien lu. Si les premières pages d’Eugène Sue ne sont pas sans faire penser à Victor Hugo, ou encore Zola, décrivant avec dédain les marginaux de la société parisienne d’alors, on pressent une relative compassion de l’auteur pour ces personnages dont le réalisme est pour le moins saisissant. Le style, d’époque, est chargé et parfois délicat à lire pour moi qui ait remisé la littérature française du 19ème siècle depuis quelque temps. Mais je m’accroche, désireux de savoir ce qui, à l’époque, à suscité tant d’intérêt pour ce feuilleton à succès.

Les maîtres des ténèbres, livre dont vous êtes le héros. Ça doit bien faire 25 ans que je n’en avais pas fait. Et, en y songeant, je n’en avais jamais fini. J’essaie de m’y tenir, même si je dois avouer que j’ai du mal à accrocher, tant au style qu’à l’histoire qui est racontée. C’est, pour moi, d’avantage une occupation qu’une lecture à proprement parler.

La pile à écouter

Rien que de très ordinaire ce mois-ci. A vrai dire, je n’écoute quasiment pas de musiques actuelles, et le plus souvent, quand j’en écoute, c’est avant tout pour masquer le brouhaha du RER et de mes acouphènes. On verra donc ce qu’il en sera le mois prochain.

La pile à apprendre

Savais-tu que 80 % des espèces animales mues ? Ça fait partie des infos que j’ai appris via la chaîne YouTube Terrapodia, réalisée par Jessica, vétérinaire de métier.

J’ai aussi appris que le mot boycott est hérité du nom de famille de Charles Cunnigham Boycott, capitaine et administrateur d’un gros propriétaire terrien qui subit un blocus des fermiers s’étant organisés pour demander une réduction de loyer. Dans les grandes lignes, tout ça est parti d’une grève.

Le sifflet et le toss utilisés pour chaque coupe du monde de rugby sont les mêmes depuis respectivement 1905 et 1925. Ces deux objets sont gardés dans le musée du rugby en Nouvelle-Zélande, dont ils sont sortis pour chaque ouverture de coupe du monde. Le toss est d’ailleurs un florin qui a été donné par un spectateur lors d’un match en 1925, les arbitres en charges du match n’ayant alors pas de monnaie sur eux.

La zizanie est une plante. On peut donc littéralement la semer. Comme la misère.

Merci de m’avoir lu jusqu’ici, et à la prochaine. ;)

 
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from Ma vie sans lui

L'inachevé

Il est des moments, presque chaque jour, où la mort de mon amoureux revient en force. Le souvenir est un phénomène étrange, qui frappe sans prévenir et parfois sans aucun rapport avec ce drame.

Ce matin, sous la douche (!), j'ai repensé tout à coup au moment précis où mon amoureux est mort, ce moment où il a murmuré “désolé” et où il a commencé à respirer fort, lentement, de plus en plus lentement jusqu'au moment où il n'a plus respiré du tout. Après la crise qu'il venait de vivre (maintenant identifiée comme une embolie pulmonaire massive), cette respiration me paraissait de bon augure, apaisée, profonde. En fait, il a prononcé son dernier mot et ensuite, n'a plus été avec moi, sans que je m'en rende compte. Son cerveau s'était éteint.

Et donc, ce matin, sous la douche (!), je me suis soudain dit que ce désolé était en fait un adieu. Cela voulait sans doute plutôt dire “désolé, je débranche, j'arrête, je suis au bout, désolé, c'est fini pour moi” que “désolé de te causer du souci”.

Un an et demi pour en arriver à cette conclusion, je ne peux pas dire que je suis une flèche. Et pourquoi cela m'a-t-il sauté aux yeux ce matin sous la douche, c'est un mystère. Ce dernier mot me travaille souvent, j'y pense et j'y repense, souvent. J'ai essayé longtemps de l'interpréter, de comprendre ce qu'il avait voulu dire, de chercher le sens à mettre derrière cet unique mot qui fut son dernier, alors que ce n'était pas bien son genre de s'excuser.

Depuis qu'il est parti, je dois gérer la brutalité, la violence de ce décès, le fait de ne pas avoir pu lui dire adieu, l'arrachement que j'ai ressenti, que je ressens encore, parfois. Je suis dans un déséquilibre permanent, de ne pas avoir pu terminer les choses proprement, de ne pas avoir pu prononcer les mots qui auraient convenu. Je suis sur de l'inachevé et c'est inconfortable.

Et là, tout à coup, je me dis qu'il a vu venir la mort et qu'il m'a dit adieu dans cet unique mot parce qu'il n'avait plus la force de dire mieux et plus. C'est déchirant. Lui a pu terminer le livre, moi non. Cela me prendra encore du temps, je crois.

 
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from LegalizeBrain

Je suis tombé tantôt sur une note manuscrite, au crayon de papier, dans la marge de la page 206 de l'exemplaire d'Au tréfonds du ciel [1] que Monique Lebailly m'a légué de son vivant, avec à peu près 1300 autres bouquins de SF. Sa collection. Entière. Une vie à lire et à traduire de la SF. Sauf les Terry Pratchett grand format édités chez L'Atalante, avec leurs couvertures cartonnées si douces et leurs illustrations si belles, qu'elle souhaitait garder auprès d'elle.

Il s'agissait de la correction d'une phrase traduite par “Je fais l'entretien”, pour le plus adapté “J'assure l'entretien”. Déformation professionnelle : ce n'était pas la première fois que je tombais sur une telle correction à l'occasion de la lecture de l'un des livres donnés par Monique. Mais cette fois-ci, ça m'a frappé. Elle est morte voilà longtemps déjà, mais sa main vivante a un jour écrit ça. Et en lisant cette note, en réfléchissant au bien fondé de la correction proposée, j'ai eu l'impression un instant de refaire le trajet mental de Monique, de partager un instant de cognition. Ça m'a troublé.

Gros plan sur une page imprimée, la phrase 'Je fais l'entretien' est partiellement barrée et il est ajouté à la main au crayon de papier, dans la marge, 'J'assure'.

Sa bibliothèque de SF, elle ne l'a pas donnée à son fils, car s'il avait choisi la voie des lettres anglophones lui aussi, la SF n'était pas sa cup of tea : si je ne dis pas de bêtise, son sujet d'études était Lewis Carroll. Moi, le virus de la SF, elle me l'a injecté par l'intermédiaire de ma mère, et aussi du couple d'oncle-et-tante Bernard & Yvonne [2]. Je devais avoir onze-douze ans le jour où, après avoir lu le premier chapitre de Martiens go home ! en BD dans Je Bouquine (ça existe toujours, Je Bouquine ? Et y a-t-il toujours dedans une BD sur le début d'un livre pour inciter à en lire la suite ?), j'ai demandé à ma mère si elle avait le bouquin, et où elle me l'a sorti de son étagère de SF en me disant que je pouvais venir y puiser d'autres lectures tant que je le voulais. Ce que j'ai fait sans retenue les années qui ont suivi.

Ecolo-bio bien avant que ça ne soit à la mode (elle m'a un jour filé un tshirt Greenpeace “nucléaire non merci”, avait toujours trois pétitions (papier) à me faire signer quand j'allais dîner chez elle dans les années 2000 et ne s'approvisionnait qu'en épicerie Bio à l'époque où il devait y en avoir trois à tout casser dans Paris), elle passait facilement pour une allumée new-age, entre autres aux yeux de mon père (qu'elle savait agacer prodigieusement il me semble). Je crois qu'elle se serait sentie chez elle sur Mastodon...

Elle venait parfois passer un week-end chez nous, et je trouvais ça merveilleux ! Quand j'étais vraiment petit, elle me racontait des histoire de Winnie the pooh au moment du coucher et ça me semblait totalement exotique (je n'avais pas lu ces livres, pas plus vu les dessins animés, je n'avais aucune référence à Winnie à part la voix un peu éraillée de Monique ; quelles n'ont pas été ma surprise et mon incrédulité le jour où j'ai appris que ces histoires n'étaient pas d'elle). Je me rappelle qu'elle oscillait essentiellement entre deux états : excitée et débordée, quand elle était au milieu d'une traduction alors qu'elle s'était déjà engagée sur d'autres à venir, ou alors anxieuse, lorsqu'aucun nouveau projet ne semblait vouloir se présenter. À côté de la vie bien ordonnée de mes deux fonctionnaires de parents, ça me semblait très Rock & Roll !

Lors de ces week-end, ma mère, botaniste, jouait à la sorcière en lui préparant des infusions avec les plantes du jardin (thym, sauge, romarin, menthe...). Monique ne manquait pas de lui en réclamer une, c'était manifestement précieux pour elle, un truc qu'elles partageaient. Elle la préparait toujours dans la même tasse, tasse que ma mère m'a donnée depuis. Je pense à elles, à leur relation, et à ces tisanes sauvages, chaque fois que je la vois dans le placard.

Monique, c'était comme une vieille tante excentrique : elle venait avec sa bizarrerie mettre pendant quelques heures un peu de bazar dans le fonctionnement trop ordonné de ma maison. Elle m'a ainsi appris, par l'exemple, qu'il y avait plusieurs façons d'être adultes. D'autres façons d'être adulte.

Oui, avec Bernard & Yvonne, eux aussi deux excentriques, elle m'a appris ça.

J'aspire à être la Monique Lebailly des jeunes humains que je côtoie, pour leur montrer qu'on peut être adulte de bien des manières différentes. Pour que ça les libère. Pour que ça leur donne des options.

1. Vernor Vinge, traduction de Bernard Sigaud, Ailleurs & Demain, Robert Lafont.

2. J'ai hérité plus tard, mais également du vivant des intéressé.e.s, de la partie parisienne de leur bibliothèque de SF. Il a fallu trier et me séparer des doublons.

 
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from Café noir

« One last image: organisms and organismic, holistic politics depend on metaphors of rebirth and invariably call on the resources of reproductive sex. I would suggest that cyborgs have more to do with regeneration and are suspicious of the reproductive matrix and of most birthing. For salamanders, regeneration after injury, such as the loss of a limb, involves regrowth of structure and restoration of function with the constant possibility of twinning or other odd topographical productions at the site of former injury. The regrown limb can be monstrous, duplicated, potent. We have all been injured, profoundly. We require regeneration, not rebirth, and the possibilities for our reconstitution include the utopian dream of the hope for a monstrous world without gender. » — Donna Haraway, Cyborg Manifesto

 
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