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from BOBINE

Mars Attacks!

Ce samedi 4 juillet 2025, L'asso Bobine a projeté Mars Attacks de Tim Burton. Projection dans le cadre du SPORE Festival ! Merci à la Brasserie Spore de nous avoir sollicité, merci au public d'être venu découvrir ou redécouvrir ce film. Merci à Simon pour l'installation du projecteur et du système son.

Une courte interview de l'asso par la radio Principe Actif est en écoute en podcast ici (à partir de 70 mn)

Cet été, l'asso va s'occuper de préparer la suite : dossiers de subventions et une soirée sur le thème des radios Libres en partenariat avec Principe Actif.

 
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from irisdessine

Projets

personnels

  • Une semaine consacrée à la journée parisienne que je savais être mangeuse d'énergie, donc pas d'avancement sur les projets persos.

Veille

technologique

personnelle

  • Une vidéo d'un Youtubeur extrêmement méticuleux qui démonte les arguments (fallacieux, il faut le dire) de Uta Frith, pourtant reconnue dans les avancées autour de la détection et reconnaissance de l'autisme. En gros, elle revient sur les arguments de celles et ceux qui ont une méconnaissance du trouble et n'hésite pas à dire qu'il faudrait laisser le diagnostique aux autistes qui en auraient “vraiment besoin”. 🙄 Cela me confirme un peu que dès qu'une personne devient une sommité dans son domaine, elle va se permettre de dire et faire n'importe quoi par la suite (on a eu le cas avec la “papesse” des HPI, celle qui a inventé le terme de “zèbre”, Jeanne Siaud-Facchin) : https://youtu.be/GEjuDzp_ifM?si=tTkKMzN96i9TPHeX

Mes Joies

  • Je me remercie d'avoir pensé à prendre mon vendredi, lendemain de séminaire. Malgré de bonnes nuits de sommeil, il m'a fallu attendre dimanche avant de commencer à faire des choses sans traîner la patte. J'apprends à m'écouter un peu plus (et je pense que je poserai systématiquement chaque lendemain de séminaire, à partir de maintenant)
  • Du coup, indépendamment du besoin de me reposer, j'ai apprécié le week-end de 3 jours !
  • Et un chéri parfaitement à l'écoute puisqu'il m'a laissée me reposer, glander, voire même poussée à me mettre devant l'ordi pour une activité à productivité nulle. 🫶

Lu, vu, écouté

À lire

  • Le clan des Otori, tome 4 : on avance, on avance, grâce au passage dans le train, j'ai dépassé la moitié de l'histoire et je maintiens que ça traîne en longueur, mais enfin, on approche de ce qui sera l'action principale de ce tome-là. Malgré tout, je prends plaisir à continuer à lire cette saga, je pense que c'est le propre de toutes séries de livres, il y a des moments de calme plat avant de revenir dans l'action.
  • Assassin Royal, là, c'est mon petit bonbon, je le connais par cœur, mais j'adore les relire pour le plaisir de retrouver Fitz, Vérité, Patience, le Fou, etc.

À voir

  • Vu a tiré sa révérence, cette semaine, achevant 37 ans de travail (!) pour informer différemment. D’abord connu sous le nom “Le Zapping” sur Canal +, l’équipe avait migré sur France Télévisions quand Bolloré a mis la main sur le groupe Canal, se renommant ainsi “Vu”, au passage. Le 30 juin, c’était la dernière fois qu’on pouvait voir ce zapping si cher à nos cœurs. Dernière… peut-être pas, si on s’attarde sur le message passé à la fin du dernier Vu… https://youtu.be/J-O4FTxTRZQ?si=lePJO2baxLDblrAE
  • Silo : on entame la nouvelle saison avec un premier épisode qui pose de nouvelles bases après la rébellion. On attend de voir. Dispo sur Apple TV.
  • The Mentalist: j'arrive sur la dernière saison, la 7e. Notre héros a enfin pu arrêter John le Rouge et c'était plutôt pas mal. À faire traîner l'histoire, j'avais peur que ça retombe comme un soufflé, mais ils s'en sont bien tirés et c'était intéressant. J'aime quand il y a un fil rouge sur ce genre de séries procédurales avec un tueur en série qui donne du fil à retordre aux enquêteurs. J'avais aussi beaucoup aimé l'arc autour de Pelant dans Bones, même si la conclusion était un peu décevante. Bref, j'arrive au bout de la série, il va falloir que je trouve une autre série procédurale 😅 Dispo sur Netflix.

À écouter

  • En ce moment, sous la douche (oui, j'écoute de la musique sous la douche), j'écoute la douceur des morceaux de Loreena McKennitt, avec son album The Book of Secrets. C'est prompt à calmer les esprits et profiter de la lenteur de la vie.

Et le jeu vidéo ?

  • RuneScape: Dragonwilds: Comme je suis très nulle en jeu vidéo, je suis morte plein de fois, bêtement tuée par des gobelins de faible niveau, mais je résiste, parce que le jeu est vraiment chouette. J'aime beaucoup progresser, monter en compétences pour débloquer de nouveaux sorts et nouvelles recettes pour fabriquer des choses. Puisque le dernier assaut des gobelins m'a achevé, j'ai donc décidé de créer une tourelle protégée de laquelle je pourrais les tuer de loin avec mon arc. On va voir comment ça se déroule. Dispo sur Steam.
  • Mosaïc of the Strange: toujours dans la veine de la série de jeux mi-picross, mi-démineur, j'avance aussi sur ce jeu qui prend la forme d'une enquête policière paranormale, avec un faux air de X-Files, on va pas se le cacher 😁 Dispo sur Steam.
 
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from Chatpey

Quand on parle de la consommation énergétique de l'intelligence artificielle, deux récits s'affrontent. Le premier agite des chiffres apocalyptiques — des centres de données qui engloutissent l'électricité de pays entiers. Le second balaie la question d'un revers de main — « ce n'est qu'une recherche web un peu plus grosse ». J'ai voulu mettre des chiffres concrets, mesurés autant que possible, sur ce que coûte réellement une requête d'IA — surtout celle qu'on fait tourner chez soi.

D'abord, un avertissement sur les chiffres

Première surprise en creusant le sujet : les estimations sont d'une instabilité déconcertante. Pour une même question posée à une IA, on trouve des valeurs allant de 0,24 à près de 19 wattheures selon la source et le modèle. Le fameux « une requête d'IA consomme dix fois plus qu'une recherche Google », répété partout, remonte à une remarque d'interview de 2023 qui n'a jamais été une mesure. Donc méfiance : tout chiffre unique présenté comme une vérité est suspect. Ce qui suit est en ordres de grandeur, pas en certitudes au décimal près.

La requête distante : comparable à une recherche, le plus souvent

Pour une requête courante envoyée à un grand service en ligne, les estimations sérieuses récentes tournent autour de 0,3 à 0,4 wattheure. Une étude de mai 2025 mesure 0,42 Wh pour une requête GPT-4o ; Google annonce 0,24 Wh pour une requête médiane. Autrement dit, dans ce cas banal, une requête d'IA consomme à peu près autant qu'une recherche web classique — pas dix fois plus.

Le « dix fois », voire « soixante-dix fois », existe pourtant — mais seulement pour les gros modèles dits de raisonnement, ceux qui « réfléchissent » longuement en générant énormément de texte interne. Là, une seule requête peut grimper à 10, 20, voire 40 wattheures. L'écart entre 0,3 et 40, ce n'est pas du bruit de mesure : c'est la différence entre demander la définition d'un mot et demander une dissertation à un modèle surdimensionné.

La requête locale : le compteur ne ment pas

C'est ici que ça devient concret, parce qu'on peut mesurer à la prise, avec un simple wattmètre. Et le résultat est contre-intuitif.

Faire tourner un modèle de taille raisonnable sur sa propre machine consomme, par réponse, de l'ordre de 0,05 à 0,4 wattheure — soit la même zone qu'une recherche web, parfois moins. Sur une machine efficace (puce Apple récente, petit modèle), on descend sous 0,1 Wh par réponse.

La raison est simple : en local, la machine ne consomme que par à-coups. Elle monte en charge une ou deux secondes le temps de générer la réponse, puis retombe au repos. Ça n'a rien à voir avec un jeu vidéo qui sollicite la carte graphique à fond pendant des heures. Ce pic bref change tout le calcul.

Pour donner une échelle parlante : votre ordinateur en bureautique normale tire 30 à 180 watts en continu ; un PC de jeu dédié, 300 à 600 watts. Une requête d'IA locale « tout-venant », c'est donc l'équivalent énergétique d'une à trois secondes de jeu vidéo, ou de quelques dizaines de secondes de travail bureautique. Pour égaler ce qu'on dépense deux heures de jeu, il faudrait enchaîner plusieurs milliers de requêtes locales.

Un bémol honnête : ça vaut pour un modèle de taille raisonnable. Faire tourner un mastodonte de 70 milliards de paramètres sur deux cartes graphiques peut grimper à 6 wattheures par réponse et c'est précisément là que le service distant, mutualisé, reprend du sens. La frugalité locale a une condition : choisir un modèle proportionné à la tâche.

Alors où est le vrai problème ?

Si une requête locale coûte une fraction de seconde de jeu vidéo, et qu'une requête distante banale équivaut à une recherche web, d'où vient l'épouvantail énergétique ?

On croit souvent que c'est l'entraînement des modèles qui consomme le plus. En effet cette phase est massive : entraîner un grand modèle peut consommer l'électricité de centaines de foyers pendant des mois. Mais l'intuition est trompeuse. Les analyses récentes convergent : l'entraînement n'est effectué qu'une fois, tandis que l'usage — l'inférence — se répète des milliards de fois par jour. Résultat, l'inférence représente désormais jusqu'à 90 % de l'énergie consommée sur tout le cycle de vie d'un modèle. Pour un grand modèle récent, servir les utilisateurs pendant trois mois coûte déjà plus d'électricité que tout son entraînement initial.

Le vrai coût, donc, ce n'est ni l'entraînement lointain ni votre requête locale isolée. C'est l'inférence centralisée à l'échelle planétaire : une requête individuelle modeste, multipliée par des centaines de millions d'utilisateurs et des milliards d'appels par jour, sur des modèles souvent surdimensionnés pour la tâche qu'on leur confie. Une seule requête courte à 0,43 Wh n'est rien ; la même répétée 700 millions de fois par jour finit par représenter la consommation annuelle de dizaines de milliers de foyers.

Ce que ça change

La conclusion n'est pas « l'IA ne consomme rien », ni « l'IA va brûler la planète ». C'est plus utile que ça.

Le poste de dépense dominant, c'est l'usage de masse sur de gros modèles distants. Or une grande partie de cet usage — résumer un texte, corriger une lettre, classer des fichiers, répondre à une question courante — ne réclame pas un modèle géant. Le même geste, fait en local sur un modèle frugal, coûte une fraction de seconde de jeu vidéo et reste chez vous. La sobriété énergétique, ici, n'est pas un sacrifice : c'est simplement utiliser l'outil proportionné au besoin, au lieu d'envoyer chaque broutille dans un centre de données dimensionné pour le raisonnement le plus exigeant.

C'est, au fond, la même logique low-tech que partout ailleurs : le bon outil pour le bon usage.


Les chiffres cités proviennent de mesures et d'estimations publiées en 2025-2026 (études académiques sur l'empreinte de l'inférence, données constructeurs, mesures au wattmètre sur matériel grand public). Ils décrivent des ordres de grandeur à un instant donné, dans un domaine où l'efficacité évolue vite — à manier comme des repères, pas comme des constantes.

Ce billet a été rédigé avec l'aide d'un assistant IA, à partir de mes recherches et de mes arbitrages. L'outil tenait la plume et vérifiait les sources ; l'angle et le tri sont les miens.

 
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from cedval

Parmi les choses que j'aime beaucoup, en plus du vélo : le train 😁.

Après presque 2 ans de pratique du vélo, j'ai eu l'occasion de prendre différents trains à vélo.

Je me suis dit que cela pourrait maintenant être intéressant d'écrire sur le sujet.

La complexité du voyage en train

L'acquisition de mon premier vélo a été motivé par le remplacement de la voiture pour les trajets gare/domicile.

J'avais choisi un vélo pliant confortable pour que cela soit plus simple à emmener dans le train et stocker à Paris dans mon petit appartement.

Il existe déjà une certaine charge mentale de voyager avec un vélo pliant plus gros qu'un Brompton mais c'est sans commune mesure avec un vélo de taille normale : même quand il y a des emplacements vélos prévus, impossible d'être sûr d'avoir de la place.

Et c'est sans parler du bordel des réservations vélo dans les trains en France 🙈.

Mon G Line plié glissé sous les autres vélos dans le compartiement vélo d'un train Rémi Express Ci-dessus un exemple où j'étais content d'avoir mon vélo pliant, un lundi férié, sur un trajet Orléans-Paris, plein de vélos qui revenaient d'une Mad Jacques : pas prévu du tout 😅.

Le vélo pliant permet de s'adapter sans stress à presque toutes les situations 😎.

Je vais donc en profiter pour lister tous les sites ou astuces que j'ai découvert qui m'ont aidé pour voyager avec mes vélos en train.

Première expérience : voyage à vélo (pliant) en train

Le mien, un Brompton G Line, est un peu plus gros avec ses roues de 20 pouces mais il reste quand même bien pratique : il a vécu différents TER et le TGV avec succès.

Le modèle qui est encore plus pratique, c'est le Brompton classique (avec roue de 16 pouces) qui rentre partout une fois plié, certain train peuvent tout de même demander de le mettre sous housse comme dans les Eurostar pour Londres.

Après Veligo, même la SNCF s'y mets en proposant des offres d'abonnements Brompton dans certaines régions.

Exemple de mon G Line posé par terre à coté de moi dans un TER : Mon G Line plié et posé par terre à coté de moi dans un TER

Si il y a de place, pas besoin de le plier (attention aux réservations obligatoire dans les TER dans ce cas).

C'est donc très facile de voyager en train avec un vélo pliant. Voyons maintenant avec un vélo classique.

Les voyages en TER

En France, les Trains Express Régionaux sont souvent ce qui se fait de plus pratiquer pour voyager à vélo.

Beaucoup sont équipés d'emplacements vélo permettant de voyager sans démonter son vélo.

Ca c'est la théorie.

En pratique, cela dépends des régions, de l'horaire à laquelle vous souhaitez prendre le train (coucou le dimanche soir) et de la nécessité d'avoir ou non une réservation vélo.

La réservation vélo

Les règles sont différentes dans chaque région et peuvent varier en fonction du jour ou de la période.

Exemple : en région Centre Val de Loire, les trains Rémi nécessite une réservation vélo les week-ends et jour féries. Pour cette région, la réservation vélo est valable pour un horaire précis alors que les billets de trains sont valable pour n'importe quel train de la journée pour le trajet que vous avez réservé, pratique 🙃.

La réservation vélo se fait sur un site dédié, différent de celui sur lequel vous achetez le billet.

Heureusement, un site permet d'être redirigé vers la page de réservation correspondante en fonction de la région et de votre destination : https://www.veloabord.fr/

Réserver son billet de train

La réservation vélo dans les TER vient en complément du billet du train.

Pour réserver mes billets j'aime bien utiliser le site TER qui est simple et sans fioriture (coucou SNCF Connect 💩) :

Capture d'écran du site TER Rémi Centre Val de Loire

Avec mon compte, en quelques clics, j'ai mon billet sans que l'on essaye de me vendre un hébergement ou je ne sais quoi d'autre.

👉 A savoir : le changement de région se fait via un sélecteur situé en en bas à gauche du site.

Sinon il y a aussi 12train qui est très efficace !

Je l'utiliserais surement quand l'application Android sortira avec la gestion des comptes. Pour les achats réguliers c'est quand même plus pratique.

TGV et Intercités

Après les TER, les 2 autres types de trains que vous êtes susceptibles de prendre en France sont les Intercités et les TGV.

Ici je liste mes expériences.

TER Fluo Strasbourg Paris

Celui là était particulier, le TER Fluo de Strasbourg qui allait vers Paris. Il permet le transport des vélos non démontés et il nécessitait une réservation vélo obligatoire qui n'était pas possible sur le site TER 🙃 : obligé d'utiliser SNCF Connect 💩 pour prendre le billet et la réservation vélo.

Etant arrivé en avance, j'accroche mon vélo au crochet dans l'emplacement réservé qui était encore vide. Ca c'était jusqu'au moment où je vois un groupe de 8 arriver avec des vélos de locations. (alors qu'il n'y avait que 6 places) .

J'ai préféré décrocher mon vélo pour leur laisser les places et me mettre dans l'allée là où il y avait de la place en face de l'emplacement PMR :

Mon Vélo dans le couloir d'un TER Fluo malgré la place que j'avais réservé

Et j'ai tellement bien fait ! D'autres cyclistes sont encore arrivé derrière et ont entassés leur vélos n'importe comment 🤦. Ils ont été forcés à bouger leur vélo dans une autre voiture par le contrôleur à l'arrêt suivant.

Intercités Toulouse Paris

Ces trains ne sont pas de première jeunesses mais ils disposent quand même de place vélo à réserver !

Il s'agit de crochets permettant de pendre le vélo à la verticale. Des nouveaux trains avec 10 emplacements vélos sont prévues sur cette ligne à partir de 2027.

Encore obligé d'utiliser SNCF Connect 💩 pour pouvoir faire la réservation vélo. ET malgré avoir coché l'option réservation vélo, celle-ci n'a pas été prise en compte. Heureusement le contrôleur a été sympa.

TGV

Tous les TGV acceptent les vélos sous housse mais cela peut être sport en fonction de l'affluence. Privilégier la première classe si la différence de tarif n'est pas énorme : il y a plus de place pour y placer un vélo sous housse.

Le graal étant les places vélos non démontés 😍😍😍 : disponible uniquement sur certains trajets malheureusement et nécessite, encore une fois, d'utiliser SNCF Connect pour les réserver 💩 : tristesse et désespoir.

Mon Vélo dans un emplacement vélo non démonté dans un TGV Nancy Paris Je suis à coté de mon vélo : royal ! Ici dans un TGV Nancy – Paris.

Passons maintenant au niveau au dessus.

Changer de pays 🤯

Et nous voici rendu dans le cas le plus complexe, qui n'est déjà pas simple sans vélo 😅 : voyager en train dans un ou plusieurs pays.

N'ayant testé que l'Espagne et l'Allemagne, je ne parlerais que de ces 2 pays et de manière limité.

Les sites des compagnies respectives sont en général nécessaire si il y a besoin d'effectuer des réservations vélos. Les sites alternatifs comme Trainline ou Railfinder ne proposant pas de filtre ou d'options vélo 🥲.

Allemagne

Je me suis rendu une fois à Düsseldorf avec mon vélo en Eurostar depuis Paris qui n'était pas direct : vélo sous housse, j'en parle dans la suite de cet article.

Il est également possible de prendre certains ICE (les trains à grande vitesses allemands) sans démonter le vélo. Les trains régionaux permettent en général les transport de vélo : à voir en fonction de l'affluence.

Le site de la compagnie nationale Deutsch Bahn permet de repérer ces trains en ajoutant un vélo dans les options voyageurs. Pour certain train, la réservation vélo est obligatoire et doit être fait séparément de la réservation de la place assise.

Plus de détails sur la page dédié de la Deutsch Bahn (en anglais). A noter que les règles peuvent changer en fonction de chaque état fédéral (sinon c'est pas drôle).

Espagne

Il existent plein de type de trains différents en Espagne. La majorité sont gérés par la compagnie nationale Renfe.

Pour les trains à grande vitesses, il y a plusieurs compagnies différentes : – Renfe avec différent types (AVE, Avlo, Alvia) – Ouigo Spain – Iryo

Renfe

Mention spéciale à la Renfe pour leur page d'aide sur le transport des vélo qui est très détaillé et en français, un plaisir 😍 : elle liste toutes les règles applicables dans chaque type de train.

Que demander de plus ?

Ouigo Spain

Les vélos sont acceptés sous housse comme grand bagage additionnel : avec supplément ou non en fonction du type de billet que vous avez pris.

Iryo

Cette compagnie italienne de train à grande vitesse en Espagne précise que les vélos sont autorisés sous réserves qu'ils respectent la taille maximum des bagages autorisés qui est 80x55x35cm : pas suffisant pour autre chose qu'un vélo pliant !

A éviter si vous n'êtes pas joueur/joueuse.

La solution universelle : la housse

Vous avez envie de voyager avec votre vélo dans n'importe quel train (ou presque) ?

Facile 😁 : il “suffit” de démonter les roues de votre vélo et le mettre sous housse (dimensions de 90 x 130 x 50 cm pour la SNCF).

C'est de loin la solution la plus contraignante.

Et une fois sous housse, il faut arriver à lui trouver une place confortable.

Exemples

Eurostar

Sous housse dans un Eurostar récent qui était en fait équipé en emplacement vélo non démonté.

Cet emplacement n'était pas indiqué ni réservable car il n'est pas possible de savoir si la rame que l'on va avoir est équipé ou non de ce type d'emplacement. Tous les trains n'étant pas encore équipés.

Sous housse dans un Eurostar qui était équipé en emplacement vélo

TGV Inoui

Autre exemple dans un TGV Inoui, en première classe : il y a plus de place, même pour les vélos 😁.

C'était en gare de Dijon, direction Paris sans arrêt entre les 2. J'ai donc attendu que tous les passagers montent avant moi pour lui trouver cette belle place.

Vélo sous housse dans un TGV Inoui en première classe

Train allemand régional – National Express

Ici c'était entre Aix-la-Chapelle et Düsseldorf dans un train qui était équipé d'emplacements vélos. Mon vélo étant déjà sous housse je ne l'ai pas remonté après le trajet en Eurostar et vu l'affluence qu'il y a eu après ce n'était pas plus mal.

Vélo sous housse dans un train allemand régional National Express RE4 de type Siemens B 642 049 NXG entre Aix la Chapelle et Düsseldorf

Pour résumer

Oui c'est possible de voyager avec son vélo en train avec un peu d'effort. Rien d'insurmontable quand on a déjà fait l'effort de se mettre au vélo au quotidien je dirais 😁.

C'était quelque chose qui me stressait énormément au début, même avec le vélo pliant, mais en expérimentant au fur et à mesure, ça passe beaucoup mieux je trouve : j'ai pratiqué pendant presque 2 ans les voyages en train avant d'utiliser l'option housse.

Ressources diverses

Je termine sur une liste en vrac de ressources que j'ai trouvé utile sur le sujet.

Cycling on Rails (en anglais) : une mine d'or d'informations sur plein de pays 😍 https://cycling-on-rails.com/train-bicycle-guide/ Présent sur Mastodon 🚀: @cyclingonrails@mastodon.social

Le collectif Mon vélo dans le train qui regroupe des actualités sur le sujet.

Un site pour découvrir les coins de France accessible en train et à vélo : https://velotrain.fr/

MAJ 07/2026 : un guide publié par l'association CycloTransEurope est sorti : https://eurovelo3.fr/voyager-en-train-avec-son-velo-demandez-le-guide-ete-2026/

Liens vers les compagnies

Et voici une compilation de liens pour les différentes compagnie que j'ai déjà utilisé.

#velo #train #monvelodansletrain

 
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from Chatpey

Une explication imagée, à partir d'une question toute simple : « Quelle est la meilleure recette traditionnelle de Dijon ? »

Étape 1 — La carte

Comment l'IA représente les mots

Imagine une immense carte où chaque mot a sa place. Les mots qu'on trouve souvent ensemble dans les mêmes phrases sont proches sur cette carte : couteau et fourchette sont dans le même quartier, tomate et basilic aussi. En revanche, « couteau » est très loin du quartier « basketball » ou « fusée » — ces mots n'ont presque aucun lien entre eux. Plus on s'éloigne sur la carte, plus les liens entre les mots sont faibles, mais ils existent toujours.

La carte est organisée en zones thématiques : le quartier « repas » contient « couteau » et « fourchette », lui-même inclus dans la ville « cuisine », proche de la région « gastronomie ». Certains mots, comme « sel », apparaissent dans plusieurs zones : à la fois dans « cuisine » et dans « mer », car ils sont utilisés dans des contextes variés.

Étape 2 — Le point d'équilibre

Comment l'IA comprend une phrase entière

Ta question est : « Quelle est la meilleure recette traditionnelle de Dijon ? »

L'IA plante un drapeau sur chaque mot important : « meilleure », « recette », « traditionnelle », « Dijon ». Chacun a son quartier sur la carte. « Recette » et « traditionnelle » sont déjà voisins — leur fil est court. « Meilleure » est un peu plus loin, dans le quartier des jugements de valeur. Et « Dijon » est un cas particulier : il apparaît dans plusieurs zones (ville de Bourgogne, moutarde, gastronomie régionale).

L'IA tend un fil entre tous les drapeaux et cherche le point d'équilibre — celui qui est à égale distance de chacun. C'est ce point qui représente le sens global de ta question. Il se trouve quelque part dans la zone où gastronomie, tradition et Bourgogne se croisent.

Étape 3 — Le conteur

Comment l'IA construit la réponse

Depuis ce point d'équilibre, l'IA construit sa réponse mot par mot. Elle regarde les mots voisins sur la carte et choisit celui qui semble le plus cohérent avec les fils déjà posés. À chaque étape, elle tire sur ces fils pour les tendre au maximum, comme si elle cherchait à former une ligne la plus droite possible entre tous les drapeaux. Chaque nouveau mot doit s'ajuster à cette tension pour que la phrase reste cohérente de bout en bout.

Elle répond : « À Dijon, on mange du bœuf bourguignon. »

Étape 4 — Le cartographe

Comment la carte a été construite

Mais qui a dessiné cette carte ? Personne ne l'a tracée à la main. On a donné à l'IA des milliards de phrases — des livres, des articles, des conversations — et on lui a demandé de jouer à un jeu : « Devine le mot qui manque dans cette phrase ». Chaque fois qu'elle se trompait, on déplaçait légèrement les mots sur la carte pour que la prochaine fois elle se trompe moins. Personne n'a décidé que moutarde et Dijon seraient voisins — ça s'est fait naturellement, à force de corrections.

Les humains ont choisi quels textes donner à l'IA. Si on lui avait donné surtout des recettes de cuisine, elle serait incollable sur les plats… mais ignorante en histoire !

Épilogue — Et si ?

Variabilité, hallucination, et silence impossible

Le point d'équilibre trouvé à l'étape 2 n'est pas un point exact — c'est une zone. À chaque fois que tu poses la même question, l'IA ne plante pas son drapeau exactement au même endroit. C'est pour ça qu'elle peut te donner des réponses légèrement différentes d'une fois à l'autre. Ce n'est pas un bug — c'est une conséquence directe de la façon dont elle fonctionne.

Mais parfois, le drapeau atterrit dans le mauvais quartier. La zone « Dijon » touche aussi le quartier « villes de France » — et si le drapeau glisse un peu trop loin, l'IA pourrait te répondre avec assurance « À Dijon, la spécialité c'est la choucroute ». Comme un GPS qui te ferait prendre un chemin parce que beaucoup de gens l'ont pris avant… même si c'est un raccourci interdit ! Elle ne sait pas qu'elle s'est trompée de quartier. Elle a juste suivi le fil depuis un mauvais point de départ. C'est ce qu'on appelle une hallucination.

Et c'est précisément parce qu'elle ne sait pas qu'elle s'est trompée qu'elle ne peut pas dire « je ne sais pas ». Elle ne comprend pas comme nous : elle trouve des motifs, comme un détective qui relierait des indices sans savoir ce qu'ils signifient. Elle pose toujours un drapeau, même quand la zone est floue. Elle est faite pour répondre, pas pour douter.

L'envers du décor — La carte n'est pas neutre

Les biais d'entraînement

On l'a vu à l'étape 4 : la carte a été construite à partir de milliards de textes écrits par des humains. Ça veut dire deux choses.

La première : si un sujet est peu représenté dans ces textes — une langue minoritaire, une culture peu documentée, un point de vue marginal — il sera mal placé sur la carte, ou carrément absent. L'IA ne saura pas bien en parler, non pas parce qu'elle a décidé de l'ignorer, mais parce que personne ne lui a donné les phrases pour apprendre.

La deuxième est plus subtile : si les textes qu'on lui a donnés véhiculent des préjugés — sur les femmes, sur certaines origines, sur certains métiers — ces préjugés se retrouvent dans la carte. Les mots se sont regroupés selon ce que les humains ont écrit, pas selon ce qui est juste. C'est pour ça que la carte n'est jamais neutre. Elle est le reflet, sans qu'ils le sachent, de ceux qui ont choisi les textes pour la construire.

Pour finir — Une carte, pas un territoire

Retenons l'essentiel. L'IA ne sait rien au sens où nous savons : elle a une carte des mots, construite à partir de ce que les humains ont écrit, et elle s'y déplace en tirant des fils. C'est ce qui la rend bluffante — elle relie des idées qu'on n'aurait pas rapprochées — et c'est ce qui la rend faillible — elle plante parfois son drapeau dans le mauvais quartier sans le savoir.

Comprendre ça change la façon de s'en servir. On ne lui demande pas la vérité, on lui demande un trajet plausible sur sa carte — qu'il faut ensuite vérifier soi-même. C'est exactement le principe que je m'efforce d'appliquer dans mes propres outils : la machine propose un chemin, l'humain décide s'il est juste. La carte est utile à condition de ne jamais la confondre avec le territoire.


Cette explication est volontairement imagée : la « carte » est une métaphore de ce que les spécialistes appellent un espace de représentation (les mots y sont des points dans un espace à plusieurs centaines de dimensions). Le tableau réel est plus complexe, mais l'intuition — proximité, point d'équilibre, génération mot à mot, carte façonnée par les textes d'entraînement — est fidèle au fonctionnement.

Ce texte a été rédigé avec l'aide d'un assistant IA, à partir de mes explications et de mes choix de formulation. La métaphore et l'angle sont les miens ; l'outil a aidé à les mettre en forme. C'est, d'une certaine manière, cohérent avec le sujet : comprendre comment marche l'outil, c'est aussi savoir s'en servir sans lui laisser le volant.

 
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from irisdessine

En faisant ma veille, je tombe sur un article qui évoque Krita qui remplace quasi parfaitement Photoshop (surtout pour les personnes illustratrices), puis un autre qui parle de Tidal qui va démonétiser les musiques générées par IA. Quel rapport entre les 2 ? Ici, on parle de services d'abonnements : Adobe, Tidal. Et je percute : si adeptes de la propriété en France (notamment pour les maisons, c'est un life goal pour beaucoup de françaises et français, plus qu'en Allemagne, par exemple, c'était un documentaire que j'avais vu sur le sujet, et vu les pays concernés, ça devait être un documentaire Arte), bref, si adeptes de la propriété, disais-je, on nous a fait basculer dans un monde de location : la musique, les films, les séries, les livres, les jeux vidéos, les voitures, ...

En soi, la location n'a rien de mal : Je veux dire, les idées de type louer des outils à un voisin pour un week-end de travaux, c'est quand même plus pertinent que d'acheter tout ce qu'il faut pour s'en servir 10 minutes par an. Là aussi, c'est un souvenir d'un article sur le sujet, je crois que ça concernait la perceuse qui, en moyenne donc, représente 10 minutes d'utilisation par an pour un achat, somme toute, relativement conséquent. La bibliothèque de votre ville/village, aussi, c'est de la location de livres. Et c'est une idée chouette. Pour ma part, je n'ai jamais été très fan, parce que j'ai eu la frustration d'avoir des souvenirs de supers bouquins sans aucun moyen de retrouver ni le titre, ni l'auteur, vu que ce livre ne m'appartient pas.

Mais quand il s'agit de nous faire croire que les logiciels / objets numériques nous appartiennent, là, ça devient de l'abus. Et nos chères sociétés techno-capitalistes ne s'en privent pas.

J'en avais déjà parlé, mais fut un temps, j'ai acheté quelques films sur iTunes, me disant “ils m'appartiennent, en version numérique”. Naïve que j'étais ! Ils m'appartiennent tant que j'ai un Apple device à jour, et c'est un mot clé important, ça, à jour, parce que le vieux MacBook qui a 10 ans, encore fonctionnel, mais pas à jour, il risque de ne plus être compatible avec les logiciels et, j'ai jamais testé avec les films achetés sur iTunes, mais je ne doute pas qu'ils trouvent un moyen pour que les films deviennent illisibles à cause d'un logiciel iTunes trop vieux. Sans compter que le jour où Apple décide, pour une raison ou une autre, de fermer ses serveurs dédiés aux bibliothèques de films numériques, ce que tu as acheté disparaîtra purement et simplement.

J'ai pris l'exemple d'iTunes, mais ça marche avec tout : tes playlists musicales, tes ebooks sur ta Kobo ou pire ta Kindle, tes logiciels Adobe (mais pas que), tes jeux vidéos achetés sur Steam (ça existe encore des jeux physiques sur PC ? 🤔). En fait, tout ceci est dérangeant à partir du moment où on passe sur de l'abonnement (très) longue durée. Et là, on pointe du doigt l'absurdité du truc. J'ai été une abonnée Spotify pendant plusieurs années, disons environ 10 ans. À 10€ par mois, ça revient à avoir donné à Spotify 1200€. (Avec un reversement ridicule aux artistes que j'ai écouté durant tout ce temps). 1200€ d'investis pour, au final, n'avoir plus rien entre les mains : pas de morceaux que j'ai pu garder.

La solution, on la connaît : on en revient aux débuts d'internet, quand on bidouillait pas mal, car oui, ça implique de bidouiller un peu, donc de prendre un peu de temps, mais devinez quoi, ça fait pas de mal de prendre du temps à bidouiller, c'est en dehors de toute productivité (utile à la société capitaliste, j'entends) et c'est pour le plaisir d'avoir ce qui nous appartient.

En cet ancien temps que les moins de 20 ans ne connaissent pas, on avait plein de CD, on les rippaient pour obtenir des mp3, qu'on mettait dans notre clé USB qui faisait lecteur mp3. Le progrès ici, c'est de pouvoir metter l'équivalent de plusieurs jours de musique non-stop alors qu'à l'époque, on ne pouvait y mettre que l'équivalent d'un album. Pour les films, c'est pareil, on récupérait les films issus de nos DVD, et on les stockait sur nos petits disques durs pour les avoir en version numérique. Et vous savez quoi ? Ces logiciels qui permettaient de faire ça existent toujours ! Tout comme les lecteurs de cd/dvd/bluray externes. Ou sinon, il existe le piratage de leur version numérique, si vous possédez déjà la version physique. Encore plus simple et tout aussi efficace.

Pour les logiciels, j'avais déjà fait des posts sur Mastodon pour remplacer par des logiciels équivalents ou alternatives, soit open-source, soit payant mais en une fois, sans abonnement.

Tout ceci est un peu brouillon, je m'en excuse, et ça recoupe également quelques-uns de mes articles précédents sur des sujets très similaires, mais je voulais constater à quel point les abonnements longue durée nous bouffent du pognon, alors qu'on a des façons plus artisanales, certes, mais plus convaincantes pour reprendre possession de ce qu'on achète.

Et là encore, c'est un constat, je suis encore abonnée à quelques services (notamment de streaming vidéo), il n'y a aucun jugement, juste une constatation de ce qu'on nous propose pour nous siphonner encore plus d'argent tout en n'étant encore moins possesseurs de ce qu'on achète.

 
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from Chatpey

PARCE QU'IL FAUT BIEN COMMENCER QUELQUE PART...

Et bien ça sera ici !

Le premier post étant toujours le plus dur, je vais passer directement au deuxième !!!

Adishatz !

chatpey

 
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from Tutoriels malicieux

Introduction

Nous vivons une époque où le temps nous est volé. Le capitalisme néolibéral a besoin, pour maintenir sa croissance, d'exploiter l'ensemble de l'environnement dans lequel il évolue, et à fortiori les humain⸱e⸱s. Il s'agit alors de maximiser (et donc voler) le temps des individus, qu'ils soient producteur⸱ice⸱s ou consommateur⸱ice⸱s, et ce au service du capital. J'appuie ici la notion de “service au capital”: le temps et les projets personnels sont vus comme “inutiles” ou “à la marge”, étant à systématiquement écraser et réprimer. Il est de plus en plus difficile de se regrouper en collectifs ou en syndicats s'ils dérangent l'ordre établi, de produire du commun, de protéger des espaces, de militer pour le changement, ou plus simplement de se reposer, de s'ennuyer, d'être “inactif.ve.s”. Il s'agit donc, pour la bourgeoisie, de contrôler chaque temps non salarié, de “repos”, et de les transformer en des temps d'activité qui lui est utile, qui lui permet d'extraire de la plus-value, en l'occurence des phases de consommation-production individualisées.

Plusieurs outils permettent au capital de transformer le repos en phase de consommation-production. Ce qui nous intéresse ici, c'est l'usage massif des outils numériques comme “moyens de production-consommation” du capitalisme. Nos téléphones, nos ordinateurs, nos systèmes d'exploitation, sont conçus non pas (plus) comme des moyens d'émancipation, d'apprentissage et d'enseignement, d'aide à des projets personnels, mais bien comme des outils de contrôle de masse, de mise en dépendance, d'incitateurs à la consommation permanente, de sources de production de données non rémunérées (et donc d'extraction de plus-value maximale). Lors de mes démarches, j'ai pu repérer 3 principes fondamentaux de l'oppression systématique par la grande bourgeoisie du numérique :

  • contrôle du temps : économie de l'attention, techniques psychologiques et physiologiques implémentées dans les logiciels pour maintenir l'usager sur son appareil, comme les notifications, le scroll infini, la standardisation du temps de vidéos;
  • dépendance technique : l'usager est mis en dépendance vis à vis des moyens proposés par les GAFAM, que ce soit dans sa pratique citoyenne, individuelle, ou au travail. Iel a besoin d'un smartphone pour valider des opérations bancaires, de la suite Microsoft pour communiquer avec ses collègues, de réseaux sociaux pour ne pas être isolé socialement. De plus, l'usage de formats propriétaires (word par exemple) empêchent l'interopérabilité avec des logiciels alternatifs libres;
  • exploitation du temps libre et extraction de plus-value : la collecte de données permanente permet de produire de la valeur en extrayant l'attention des usagers d'une part, grâce aux publicités, ce qui génère de la consommation induite, mais aussi aujourd'hui en utilisant les données récoltées pour entraîner des modèles d'IA par exemple. Ne pas être soumis aux publicités demande de souscrire à un abonnement, certains outils essentiels deviennent payants pour étendre leurs fonctionnalités.

Il est aujourd'hui quasi-impossible de vivre sans smartphone équipé des services de Google, et difficile d'utiliser un ordinateur sans les services de Microsoft, sans rentrer en conflit avec les pratiques sociales hégémoniques imposées par les structures bourgeoises. Idem quand il s'agit de travailler pour une entreprise sans utiliser les services des GAFAM. De plus, il devient de plus en plus difficile de développer des logiciels libres sans l'aval des grands conglomérats du numérique. Ces outils sont de fait entrés dans nos vies sans que l'on ait de pouvoir de les refuser à moyen terme. Les monopoles des GAFAM leur permettent de librement nous soumettre à des algorithmes oppressifs, non respectueux de la vie privée et des données personnelles, incitant des comportements addictifs à haute valeur ajoutée pour la bourgeoisie, et volant le temps de vie libre de toustes.

L'objet de ce billet de blog est de se libérer, en partie, de ces réseaux oppressifs. Sans prétention d'en faire une liste exhaustive, je livre mon travail pour permettre à d'autres de lutter contre les GAFAM et la bourgeoisie numérique.

Quitter Google et son hégémonie sur les smartphones

Quitter Google n'est PAS simple. C'est en faisant que ce constat que j'ai pris la mesure du pouvoir qu'ils ont sur nos vies. La conception de la plupart des applications Android du quotidien est faite de manière à les rendre dépendantes à Google, ses services et son architecture. Sans les services de Google, elle deviennent non fonctionnelles. Et celles qui restent utilisables, contiennent dans leur code les traqueurs qui permettent à Google de récupérer des données. La dé-googlisation demande donc des sacrifices plus ou moins grands selon le niveau de confidentialité souhaité. Et surtout, il est difficile de se détacher de certains services obligatoires (banque, réseaux sociaux et de communication) sans sortir de réseaux imposés par la société. Il reste cependant possible d'adapter ses pratiques pour limiter son empreinte sur leurs serveurs.

Pourquoi partir ?

Si c'est gratuit c'est que c'est toi le produit

L'adage si c'est gratuit c'est toi le produit s'applique parfaitement au modèle économique des GAFAM. Sous couvert de services gratuits, la plus-value générée par notre attention, nos données, notre travail numérique, est intégralement extraite. Chaque recherche, clic, message envoyé, minute passée devant notre écran, alimente les conglomérats les plus puissants de la planète.

Pour maximiser cette plus-value, il s'agit donc pour la bourgeoisie numérique de maintenir au maximum notre présence sur leurs services. C'est ce qui explique les différentes méthodes utilisées, sans que l'on soit vraiment informé.e.s sur leur effet réel sur notre corps et notre cerveau : traqueurs invisibles, collecte continue de données, interfaces addictives, algorithmes qui ciblent et orientent nos centres d'intérêts, et incitent à la réaction, notifications, captation visuelle et sonore de l'attention, etc.

Au delà de ces techniques, des structures institutionnelles sont mises en place pour accentuer cette dépendance. Disparition des postes téléphoniques, dématerialisation pour l'administration et les transports, massification de la communication en ligne, individualisation de l'urbanisme décourageant les rassemblements en physique, accès à des services essentiels comme l'hôpital, les banques, nécessitant un smartphone.

En partant de cet écosystème, c'est non seulemement une démarche politique que j'ai entrepris, mais aussi une démarche d'émancipation de ces réseaux coercitifs. Avant d'avoir entamé ce travail, je ne maîtrisais rien, que ce soit les données qui entrent et sortent de mon appareil, les applications installées sur mon appareil, je ne comprenais pas comment mon smartphone ou mon ordinateur fonctionnait, ce qui m'empêchait de les réparer. Je n'ai toujours pas une maîtrise parfaite, mais je pense m'être beaucoup mieux approprié mes appareils aujourd'hui.

Enfin, il y a des limites fortes. Le monopole de Google sur les smartphones rend le départ très difficile. Certaines applications sont dépendantes de leurs services, et de nombreux outils sont dépendants de leurs infrastructures. Tout est fait pour décourager les alternatives libres, l'interopérabilité, la réparation, les pratiques numériques indépendantes et autonomes.

C'est donc toute une démarche de remise en cause de l'environnement numérique imposé par les GAFAM, modelant notre usage pour générer du profit. En échange, je cherche un usage basé sur mes besoins, maîtrisé, réparable, répétable, et indépendant.

Au préalable, définir ses besoins

Le processus de dégooglisation va donc bien au delà de simplement quitter les applications estampillées “Google”. Il s'agit plutôt de changer tout son rapport au numérique, hors du cadre imposé par Google sur l'ensemble des appareils. Et donc, il faut aussi réflechir aussi à quelle forme prend ce cadre imposé.

Il me semble avoir reconnu deux principes poussant à considérer le smartphone conçu comme une source de consommation plutôt qu'un outil répondant à des besoins.

  1. D'abord, par la disponibilité imposée de produits : j'achète un smartphone, des services sont installés dessus que je le veuille ou non, et quoi que je fasse ce service fonctionnera, je l'utilise donc par défaut et son usage façonne mon rapport l'outil “smartphone”. À cela s'ajoutent les besoins créés par des popup incessant (par exemple sur instagram nous demandant à chaque ouverture d'autoriser l'accès à la localisation), ou une dématérialisation “par défaut” de certains services (notamment de l'État).

  2. Ensuite, par la construction des dépôts de logiciels et la conception concurrencielle du développement d'application (notamment l'App Store), qui nous proposent “d'explorer les applications”. Ce cadre constitue une structure consumériste, basée sur l'addiction à la nouveauté permanente et à la mise sous dépendance d'usage de chaque nouvelle application. Une application produite dans ce cadre ne sert pas tant à combler un besoin qui lui pré-existe qu'à faire émerger un besoin par sa propre existence.

Ces principes entraînent une décorrelation entre le besoin réel et le produit de consommation, qui est néfaste autant pour le consommateur que pour les développeur⸱euses, qui ne créent plus pour répondre à des besoins d'usager⸱e⸱s mais pour faire émerger le besoin chez le consommateur potentiel et rendre ainsi leur produit concurrentiel. La finalité, c'est la création permanente de marchés, propre au capitalisme. Sortir de ce système, c'est faire la démarche inverse: définir/évaluer ses besoins, puis rechercher les produits existants pouvant y répondre (et créer son outil s'il n'existe pas). C'est aussi s'interroger sur le coût (humain, écologique, financier, sociétal) des outils et les risques que j'encours (sur ma vie privée, sur les conséquences possibles sur ma santé...), à mettre sur la balance face à notre sentiment de besoin (est-ce que cela vaut le coût de subvenir à ce besoin, est-il essentiel ?). Il s'agit enfin d'interroger la convivialité des outils, leur effet sur nos usages, la possibilité de se les approprier, de les comprendre, les réparer ou les adapter à nos usages.

Pour changer de manière d'aborder les choses, j'ai découvert la philosophie Unix. Elle se formule généralement par “do one thing and do it well”, c'est-à-dire qu'une bonne application est une application mono-tâche qui accomplit ce qu'on lui demande de la manière dont on lui demande. C'est une philosophie largement répandue dans le monde de l'open source et du libre, qui permet souvent des applications très efficaces dans leur domaine (pas forcément mais la spécialisation aide souvent).

Ainsi, en réfléchissant à tous ces axes (risques, coût, besoins, nécessité), j'ai pu redéfinir en partie mes besoins. Évidemment, ils sont amenés à évoluer, et surtout sont modelés par mes usages passés dans le cadre du paradigme précédent et de la société qui agit sur moi: ais-je vraiment besoin d'Instagram ? Je sais que mon besoin de réseaux sociaux comme Instagram est d'une part addictif, d'autre part une injonction sociétale, et tendra peut-être à diminuer (jusqu'à être compensée par le risque de profilage que l'application représente) si j'arrive à trouver l'énergie de me sevrer et si je trouve des alternatives de réseaux de sociabilité... et dans ce cas mon usage et mon besoin se transformeront, peut-être que je tendrai vers des applications semblables, libres et plus saines dans leur construction. L'idée n'est pas d'abandonner des outils sans réfléchir, mais plutôt d'amorcer le changement, et empêcher les GAFAM de nous maintenir sans discernement dans la pratique qu'ils imposent.

Les besoins que j'ai relevés sont ainsi :

  • pouvoir communiquer à travers mes réseaux (téléphone, messageries, réseaux sociaux, mails, gestionnaire de contacts)
  • avoir accès à des services essentiels pour moi (streaming musical et vidéo, accès à mes comptes bancaires, aux applications de transports, appareil photo...)
  • avoir un accès sécurisé à internet (sans traqueurs, sans pubs)
  • avoir un appareil sécurisé me permettant la double authentification (2FA)
  • pouvoir couper les services lorsque je ne les utilise pas, autant au niveau logiciel que matériel, en particulier le micro, la caméra, la localisation et l’accès internet
  • minimiser les données que je transmet si elles ne sont pas utiles ou sécurisées suffisamment pour que j'accorde ma confiance au service qui les détient
  • limiter mon exposition aux publicités ciblées
  • minimiser le risque de fuites de données personnelles

Pour subvenir à ces besoins, j'ai identifié plusieurs pistes :

  • adopter un comportement en ligne plus responsable et éclairé
    • continuer à suivre les bases, à savoir éviter le phishing, les sites internet non sécurisés et inconnus, éviter de télécharger des fichiers sur internet les yeux fermés, refuser les cookies sur les sites, ...
    • utiliser des mots de passe forts (et un gestionnaire de mot de passe en lequel j'ai confiance)
    • utiliser au maximum un VPN au quotidien
    • continuer à m'informer en continu sur les usages, les évolutions des applications, etc...
  • changer mon téléphone pour une marque qui me permet de quitter google (FairPhone en l'occurence)
  • changer de système d'exploitation pour une version sans Google
  • quitter un à un les services de Google, et passer tous mes comptes essentiels sur une nouvelle adresse mail, ou demander la suppression des données si le service est non-essentiel
  • adopter la philosophie UNIX pour les applications alternatives que j'adopte (“do one thing and do it well”)

Un sacré travail en perspective !

Le plus difficile : lister ses comptes associés à Google

S'il y a une chose à faire en premier (car c'est LONG), c'est bien de préparer la suppression de son compte google (et donc la fermeture de son adresse Gmail). Le plus simple (pour commencer par le commencement), c'est de récupérer ses données personnelles collectées par Google. Une part de données (qui ne seront probablement jamais utiles) peut être récupérée via Google Takeout. Cela peut notamment être intéressant pour transférer ses abonnements youtubes sous un nouveau service en local (par exemple PipePipe ou NewPipe), ou encore exporter et archiver ses mails au format Mbox en local, pour plus tard pouvoir y accéder via Thunderbird par exemple. Dès lors que l'ensemble des mails sont sauvegardés, ils peuvent être supprimés sur gmail (intéressant quand on sait que Google et Microsoft se préparent à l'accès total de tous nos mails pour leurs services d'IA à des fins d'entraînement) et enfin enregistrer les contacts sauvegardés sur notre compte google. Il s'agit ensuite de vider les différents cloud (Google Drive, ou autres cloud détenus par les GAFAM), pour stocker tout en local.

Cette phase est relativement longue, car Google détient beaucoup de données, et il serait malvenu de supprimer son compte avant de découvrir que nos contacts sont enregistrés chez eux et les perdre intégralement.

Ensuite, l'étape la plus longue est celle consistant à retrouver toutes les occurences de mon adresse gmail sur les comptes que j'ai pu créer. C'est mon problème principal encore aujourd'hui, car j'ai une adresse gmail depuis 2013, à laquelle sont liés 100% des comptes que j'ai créé en 13 ans. Je n'ai évidemment jamais noté les comptes que je créais. J'attend, pour supprimer mon compte google, de ne plus avoir peur de perdre des services essentiels qui seraient dépendants de mon accès à mon adresse gmail. J'ai trouvé quelques techniques pour aider à retrouver ses différents comptes:

  • un premier moyen est de vérifier les services connectés à notre compte google (via internet, gérer mon compte google – Applis et services tiers).
  • ensuite, on peut aussi regarder les mails automatiques de création de compte reçus sur notre adresse gmail (sauf si on les a, comme moi, supprimés au fur et à mesure).
  • enfin, on peut définir une période (6 mois par exemple) où on conservera l'adresse, et où à chaque utilisation d'un compte lié à gmail, on changera l'adresse liée. Au bout de 6 mois à un an, on peut imaginer que les services oubliés ne sont pas à ce point essentiels.

Aussi, pour réduire la masse de comptes à modifier, un moyen peut aussi être de réfléchir encore une fois aux services dont j'ai réellement besoin (ce qui réduit drastiquement la liste, et surtout permet de trouver rapidement les services concernés). Ce qui ne veut pas dire que je vais oublier simplement les comptes restants, car mon objectif est aussi de supprimer ces comptes, ou si cela n'est pas possible facilement demander la suppression de mes données personnelle (ce qui n'est pas toujours aisé, même avec le soutien des RGPD qui sont censées nous garantir ce droit).

Un problème majeur peut subsister, notamment si l'usage de services de google est nécessaire dans le cadre des études, du travail, de la famille... Pour les deux premiers, il est toujours possible de créer un nouveau compte Google, sans données permettant notre identification, et strictement utilisé dans le cadre du travail. Pour la famille... à vous de les convaincre de quitter aussi les GAFAM (l'occasion aussi de montrer à quel point l'accessibilité peut-être simplifié sans les innombrables services inutiles de Google).

Ensuite, remplacer son adresse gmail

Pour pouvoir changer ses différents comptes liés à gmail, il faut évidemment trouver un service d'hébergement d'adresse mail alternatif. Dans ce cas, j'utilise ProtonMail (j'y paye l'abonnement de base), un service Suisse sécurisé. Il existe de nombreux fournisseurs similaires, comme TutaMail, FastMail... Reste aussi la possibilité d'auto-héberger son service de mail, ou de passer par un Chaton, ou en achetant de l'espace sur des serveurs de son choix (cela est possible “clés en mains” en utilisant Zaclys, qui garde les données chez OVH en France et propose la possibilité de crypter notre espace). Personnellement j'utilise ProtonMail (je l'ai fait sans vraiment réflechir, c'était une décision que j'ai prise au tout début de mon parcours). Un désavantage certain est que la version gratuite ne permet pas de recevoir des mails sous Thunderbird (mais la version payante de base est abordable, et le service est de qualité). Attention aussi, récemment Proton a financé un influenceur d'extrême droite (Vincent Lapierre) via une collaboration commerciale. Information moins grave mais qui a son importance, Proton est peut-être un des seuls services que j'utilise qui dérogent à la règle “do one thing but do it well” (ils proposent un agenda, un mail, et un drive, ainsi qu'un gestionnaire de mot de passe et un VPN que je n'utilise pas), mais c'est une solution de facilité que j'ai trouvé en attendant de faire mieux. Un avantage (et je crois que Tuta le permet aussi) est que l'on peut régler une redirection des mails Gmail vers Proton, ce qui aide à se détacher de Google pendant les 6 mois de prospection des comptes associés à gmail. Il est aussi possible d'avoir plusieurs alias, menant à la même adresse, ce qui est assez pratique pour se prémunir du spam.

En ce moment, je me suis tourné vers Zaclys, qui propose une alternative française à la suite Proton, avec des outils plus sobres. Le service coûte 12€ par an, pour un cloud (extensible si besoin moyennant quelques euros), une forge git, une adresse mail, un espace de blogging (le présent blog passe par Zaclys), etc... À terme, cela pourrait remplacer les services que je conserve sous Proton.

Sur le point de l'auto-hébergement, ou de l'usage d'un serveur personnel distant, c'est une solution très intéressante et tout a fait cohérente, mais qui prend beaucoup de temps (et quelques risques). Mieux vaut prendre le temps de savoir ce que l'on fait avant de se lancer dans ça.

En profiter pour changer ses mots de passe

Modifier son adresse mail sur ses comptes, c'est aussi l'occasion rêvée de changer ses mots de passe ! Le mauvais usage est généralement d'utiliser des mots de passe identiques, ou des “patterns” faciles à retenir pour se souvenir de tous ses mots de passe. C'est un moyen très facile pour les hackers de récupérer nos accès quand nos identifiants fuitent sur un site ou un autre, aussi un mot de passe fort et différent pour chaque compte est essentiel. Mais c'est embêtant, et la solution du calepin de mots de passe est une fausse bonne idée (il peut-être perdu, volé, etc...).

J'utilise un gestionnaire de mot de passe sécurisé par un mot de passe dit “maître”, c'est-à-dire un mot de passe long mais unique, qui permet de débloquer tous les autres. Ma préférence s'est portée sur BitWarden, car il permet de stocker en local et de manière chiffrée tous ses mots de passe, et propose le remplissage automatique sur internet (sous réserve de s'être connecté à l'aide de son mot de passe maître précédemment). Il suffit alors de laisser bitwarden générer de nouveaux mot de passe forts (environ 14-16 caractères, avec majuscules, chiffres et caractères spéciaux), avoir un mot de passe maître unique en tête (25 caractères environ), et tout enregistrer sur le gestionnaire de mot de passes. Il existe évidemment des alternatives qui fournissent le même service, comme Proton qui propose son propre gestionnaire par exemple, ou encore des outils fonctionnant en local comme Keypass (connu pour être plus sécurisé que Bitwarden).

Changer de système d'exploitation

Si la base d'Android est libre et open source, la plupart des téléphones sont aujourd'hui vendus nativement avec une version d'Android propriétaire fonctionnant avec les services de Google (sans possibilité de les enlever). Certains d'entre eux sont même quasi-impossibles à “root” (c'est-à-dire prendre le contrôle pour installer un noyau de notre choix). Il s'agit donc de trouver les systèmes d'exploitation disponibles pour son téléphone.

Les différentes versions existantes sur le marché sont généralement basées sur Android (les autres versions de Linux n'étant pas à la hauteur aujourd'hui, en tout cas pas assez utilisées pour bénéficier de développeurs):

  • postMarketOS (beaucoup de compatibilités, sert notamment au reconditionnement de vieux appareils)
  • /e/OS (version très proche des android de google, mais sans la présence obligatoire des services google, beaucoup de compatibilités)
  • LineageOS (version d'android complètement dégooglisée, servie avec une configuration minimale, assez compatible avec les appareils)
  • GrapheneOS (uniquement compatible avec les Google Pixel, bientôt avec Motorola, très sécurisé et performant)

De manière générale, les téléphones les plus faciles à dégoogliser sont (étonnament) les Google Pixel. Les constructeurs alternatifs peuvent aussi être intéressants, par exemple FairPhone qui propose même des téléphones directement sous /e/OS à l'achat (ce qui évite des manipulations sensibles et le déverrouillage du bootloader).

Si le téléphone n'est pas directement livré avec le système d'exploitation, il faut chercher sur Internet, pour son téléphone en particulier, la compatibilité et la procédure à suivre pour le rooter. LineageOS par exemple propose un tutoriel pour chaque appareil supporté, à suivre du début à la fin pour installer un nouvel OS. De manière générale, il faudra utiliser un ordinateur, et suivre les procédures, qui impliqueront l'utilisation de “fastboot” et “adb”, des outils dédiés pour la gestion d'Android par ligne de commande depuis un ordinateur. Comme souvent, “suivre le tutoriel” est la solution (le plus difficile est de trouver le tutoriel, puis de régler les problèmes en cherchant dans les méandres d'internet).

J'utilise personnellement LineageOS, avec Trébuchet comme gestionnaire d'affichage (servi nativement), et en suis très heureux pour le moment. Au niveau du noyau, les services de Google ne sont pas actifs, et la sécurité est gérée par un outil linux intégré à Lineage. Mon téléphone est aussi chiffré (ses données ne sont pas déchiffrables sans accès autorisé au téléphone). > mise à jour : de la version native de LineageOS, je suis passé à un patch contenant MicroG, projet open source permettant de faire croire à certaines applications que les services de Google sont actifs (attention aux services activés, certains fournissent des données à Google quand même)

Sécuriser son accès à Internet

Pour sécuriser mes accès au réseau (et notamment éviter de donner mon adresse IP librement), j'utilise un VPN. Je le couple à un bloqueur de DNS qui permet d'empêcher les publicités intempestives. Ces services sont généralement payants, avec des fournisseurs assez variés. Au long de mes recherches, les meilleures possibilités que j'ai trouvées sont probablement Proton VPN, et Mullvad VPN. Personnellement, j'utilise Mullvad car c'est un des services les plus avancés et sûrs (création de compte sans identifiants tels que mail et téléphone, plusieurs méthodes de blocage des traqueurs de données, prix bloqué et assuré à 5€ par mois, garanties avérées de protections des données, bloqueurs de DNS intégrés).

De plus, j'évite d'utiliser au maximum des navigateurs internet privés (Google Chrome et Microsoft Edge pour ne pas les citer). À la place il y a l'embarras du choix: Brave, Firefox (et ses nombreuses branches), Tor... Personnellement, après plusieurs essais j'utilise Firefox, avec AdBlock en extension.

Enfin, j'évite aussi le moteur de recherche de Google (qui propose en abondance du contenu sponsorisé et des articles générés par IA en boucle). Deux solutions ici, DuckDuckGo (qui a le mérite de fonctionner assez bien, et sur lequel il est possible de supprimer l'utilisation de l'IA pour la recherche) ou Searxng, qui propose différents fournisseurs d'agrégateurs de moteurs de recherche, avec des variations selon les instances (voir instances). En réalité, il y a une vraie limite ici car aucun moteur de recherche n'arrive à la cheville de ce que fait Google, les autres se bornent généralement à faire des requêtes anonymes à l'algorithme de Google.

Au delà, la sécurité est toujours un compromis. Les bonnes pratiques (ne pas installer depuis des dépôts inconnus, faire régulièrement ses mises à jour, n'autoriser que le strict nécessaire à notre usage de l'application) suffisent généralement à minimiser le risque. Cela ne fera jamais de risque zéro, l'essentiel est d'être un minimum au courant des risques encourus quand on installe quelque chose.

Trouver des applications alternatives

Maintenant que l'usage du téléphone est sécurisé (autant que possible, la sécurité parfaite n'existe pas), il s'agit de subvenir aux besoins restants, et donc d'installer les applications associées. Pour l'usage classique du téléphone, des services sont déjà présents sur Lineage (appels, sms, agenda, calculatrice, ...) avec des applications open source. Pour le reste, l'idée pour éviter Google est de ne pas passer par le Google Play Store. Il y a peu d'alternatives, mais elles existent: d'abord, le téléchargement direct des fichiers d'applications via apkmirror sur internet... ce qui n'est pas vraiment recommandé, notamment pour la gestion des mises à jour. Ensuite, l'utilisation de gestionnaires de dépôts, comme F-droid qui fournit des applications libre et open source (FOSS en anglais). Ensuite, pour ce qui n'existe pas sur F-droid, j'utilise Aurora Store, qui est une “copie” du play store sans nécessité de se connecter à un compte Google (mode “anonyme”).

Quand j'installe des applications, je me pose les questions suivantes:

  • est-ce que l'application répond à un besoin essentiel pour moi ?
  • est-ce qu'elle respecte la philosophie Unix (do one thing but do it well) ?
  • est-elle libre et open source, ou existe-t-il une alternative libre et open source ?
  • quel est le risque que je prend avec cette application ?
  • ai-je un moyen de diminuer ce risque ?

En considérant la réponse à chaque question, j'estime si le compromis entre les avantages et inconvénients apportés me convient. Cela m'évite d'installer “compulsivement” des applications qui ne vont faire qu'aspirer mon attention sans que je l'accepte vraiment (ou pas, mais on se sépare difficilement des addictions implantées par des années d'usage des services des GAFAM).

Sur l'évaluation des risques, je pars généralement du principe que F-droid me donne les informations sur les risques (c'est en général écrit dans la description), et je compte ensuite sur Aurora pour détecter les différents traqueurs présents dans mes applications.

Sur la diminution des risques, j'utilise un 3ème outil (après F-droid et Aurora Store): ReVanced. C'est un outil de “patch” sur les applications, qui va venir changer le code source pour éviter certains services, traqueurs, gestionnaires de pubs... C'est en même temps un bénéfice (j'évite des traqueurs des GAFAM dans les applications supportées et qui l'autorisent) et en même temps un risque (toucher au code source via des apk en ligne peut toujours comporter des risques de virus). Attention ici au risque, le patch est souvent interdit par les applications !

Une note importante: toutes les applications ne fonctionnent pas sans les services de Google. Par exemple, “l'identité numérique” service de l'état français (ainsi que sa version par LaPoste), ne fonctionne pas sans services de Google. Elle ne fonctionne pas avec MicroG non plus. C'est l'occasion de se connecter aux services de l'État avec de vrais mots de passe (de toutes façons les hackers n'ont pas besoin de beaucoup d'efforts pour récupérer les bases de données de l'État au vu des dernières fuites).

Ci-dessous, une liste non exhaustive (et sûrement pas mise à jour) des applications de remplacement que j'ai sélectionné :


Applications alternatives

Prendre conscience des risques restants

Il n'y a pas d'usage sans risque, l'essentiel est ici d'être conscient des failles (et d'agir en conséquences). Je sais par exemple que Facebook Messenger, Instagram, mes applications de banque, ... possèdent des traqueurs connus (Google advertisment par exemple). J'essaie donc au maximum de diminuer progressivement mon empreinte numérique sur ces applications, et si pas possible au moins à sécuriser au maximum mon usage de ces dernières.

Un point sur lequel je me pose aussi des questions (avec peu de réponses) est sur la sécurité des applications. Je ne sais pas vraiment quand je peux me fier ou non à telle ou telle application. Je n'ai toujours pas de réponse sur ça.

Conclusion

J'espère que tous les conseils que j'ai donné permettront à certain⸱e⸱s de se libérer des GAFAM, et ainsi se défendre tant que cela est possible des atteintes à la liberté de ces conglomérats. Le logiciel libre est un lieu de lutte comme un autre, mais n'oublions pas l'origine capitaliste qui nous plongent dans ces situations. Donnez de la forces aux collectifs qui construisent des solidarités, ils sont essentiels à notre survie collective dans les avenirs qui viennent.

Ressources utiles

Subreddit degoogle Compatibilité LineageOS Forums XDA

 
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from BOBINE

Ce samedi 4 juillet – 16h00, Bobine Ciné-club vous propose MARS ATTACKS! de Tim Burton (1996) Le film sera diffusé en ouverture du SPORE festival à Gravigny (Eure) Cette année, le thème du festival est 'l'espace' avec des références cinématographiques et pop culture, de l'expérimentation et de l'extra terrestre !


Spore-Festival 2026

 
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from irisdessine

Projets

personnels

Le projet de la semaine était consacré à me préserver au mieux pour réussir à passer la canicule en continuant à bosser à avoir une vie à peu près normale. Donc, tout était en pause pour cette semaine-là.

Veille

technologique

  • J'en avais déjà parlé ici, mais j'en reparle parce que ce lien me sert assez régulièrement mine de rien: le guide interactif de création de svg Je trouve ça rigolo de tester de temps en temps des œuvres artistiques en .svg, d'autant que, si on compare avec des svg issus de Figma, même pour des trucs aussi simples qu'une croix, c'est une foule de coordonnées à décimales, alors que fait main, c'est beaucoup plus court.
<!-- une croix générée par Figma -->
<svg width="10" height="10" viewBox="0 0 10 10" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg">
  <path d="M9.15332 0.145508C9.34679 -0.0479593 9.66102 -0.0489359 9.85449 0.144531C10.0479 0.338006 10.047 0.652266 9.85352 0.845703L5.69922 4.99902L9.85352 9.15332C10.047 9.34679 10.047 9.66005 9.85352 9.85352C9.66003 10.0468 9.34674 10.0469 9.15332 9.85352L4.99902 5.69922L0.845703 9.85352C0.65229 10.0469 0.338992 10.0468 0.145508 9.85352C-0.0479625 9.66005 -0.0479625 9.34679 0.145508 9.15332L4.29883 4.99902L0.145508 0.845703C-0.0479368 0.652262 -0.0488619 0.338005 0.144531 0.144531C0.338002 -0.0489359 0.652233 -0.0479593 0.845703 0.145508L4.99902 4.29883L9.15332 0.145508Z" fill="#000"/>
</svg>

<!-- la même faite à la main -->
  <svg viewBox="0 0 16 16" fill="none" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg">
    <path
      d="
        M 4, 4
        L 12, 12
        M 4, 12
        L 12, 4
      "
      stroke="#fff"
      stroke-width="1.5"
      stroke-linecap="round"
      stroke-linejoin="round"
    />
  </svg>

personnelle

Mes joies

  • Les gens qui s’échangent des astuces, des recettes pour surmonter la semaine de canicule. C’est pas grand chose, mais ça rappelle que l’être humain peut être solidaire, même à distance. Et dans ce monde de fous, ça fait du bien de lire ces moments de partage et d’entraide.
  • Après près d’une semaine à dormir dans le canapé du salon pour avoir un peu de fraîcheur issue directement du jardin, la nuit, on est revenus dans notre chambre. Et même si pour le moment, on laisse encore les velux grand ouvert toute la nuit, c’est tout de même vachement bien de revenir à nos habitudes (rituels, tout ça…)
  • Je me ré-écoute l’album Daemoni d’Igorrr, et non seulement je le trouve toujours aussi brillant, mais en plus, je réalise que c’est une musique qui me fait une sorte de reset de cerveau, ça me fait du bien de l’écouter, genre, physiquement quoi ^^’

Lu, vu et écouté

À lire

  • Le Clan des Otori : le tome 4 est toujours en cours, j’en suis presque à la moitié du tome 4. Je maintiens que pour le moment, les 3 premiers tomes sont vraiment excellents, mais qu’il y a une baisse de qualité (d’attention ?) que je n’explique pas encore complètement pour le moment. Néanmoins, je résiste, parce que ça reste tout de même important et ça devient pas si nul au point de lâcher le truc, heureusement.
  • Assassin Royal, celui-là, c'est du bonbon, je le connais par cœur, c'est en lecture du soir. Je prends plaisir à refaire connaissance avec Fitz, Umbre, Vérité et tous les autres.

À voir

  • L'Atelier des Sorciers, épisode 13: L'épisode poursuit sa lancée sur le second examen dans lequel il se passe pas mal de choses, à la fois pour les étudiantes en train de passer l'examen, mais aussi pour celles, dont Coco, en train d'attendre à l'extérieur ! Dispo sur Crunchyroll.
  • Game of Thrones, épisode 7 : J'avais oublié à quel point Cersei et Littlefinger étaient des petites raclures de toilettes turques. (Je cherche une expression inclusive, c'est pas facile 😆). Par ailleurs, je cherchais où j'avais vu un acteur qui joue un des guerriers de Khal Drogo et j'ai fini par retrouver grâce à ma mémoire : c'était le héros de la série Scorpions. Voilà. Inutile, donc indispensable. Dispo sur HBO Max.
  • J'avais relancé l'anime Lord of Mysteries il y a plusieurs jours. Je dis relancé, parce que j'avais oublié que je l'avais déjà vu, mais c'est avec plaisir que je revois cette petite série. C'est très fouillé, un bel univers bien riche, parfois un peu complexe, mais un vrai plaisir à regarder. Je le conseille. Dispo sur Crunchyroll.
  • The Mentalist, j'en suis à la saison 5 et il n'a toujours pas chopé son ennemi juré John le Rouge. Mais, il semblerait qu'il commence à avoir une piste un peu sérieuse. Je sais toujours pas si c'est trop long ou si c'est génial, cet arc qui dure depuis le début de la série ! En tout cas, je continue l'aventure :)

À écouter

  • Découverte du podcast Bande d’autistes, par l’intermédiaire d’une petite émission qui évoque la possibilité d’un nouveau type de profil qui se cacherait potentiellement derrière le double diagnostic autisme + TDA/H. Je partage un lien YouTube, mais j’ose espérer que c’est aussi trouvable sur les plateformes de podcasts : https://youtu.be/3sw4jXKm5mk?si=JG5Jfi5jhq4LwvpQ

Et le jeu vidéo ?

  • RuneScape: Dragonwilds. A la faveur des soldes d’été sur Steam, j’ai craqué pour ce jeu qui était dans ma liste de souhaits. C’est un survival mais pas ultra difficile (notamment, on galère pas trop pour vite bien boire et se nourrir et ça c’est cool !). L’intérêt, c’est d’être dans un univers peuplé de gobelins et autres dragons qu’il va falloir combattre (j’préfèrerai les apprivoiser pour voler avec eux, mais bon, on fait avec ce qu’on a ^^’). Il y a aussi un aspect créatif plutôt cool, d’ailleurs on peut même lancer le jeu en mode purement créatif, on peut vite fabriquer une petite maison qu’on va pouvoir améliorer au fur et à mesure. Le jeu est sympa, surtout pour un jeu en accès anticipé. Je le conseille si le style survival + housing vous intéresse (un peu à la Enshrouded, en fait, mais avec des dragons en plus).
 
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from Un Spicilège

Chez les fous

Après ma lecture, il y a quelques temps, de 10 jours dans un asile de Nellie Bly, je souhaitais vraiment poursuivre cette plongée dans l'histoire de la psychiatrie et de l'enfermement des personnes considérées comme « folles ». Sachant qu'Albert Londres avait écrit sur le sujet, c'est tout naturellement que cela m'a conduite vers Chez les fous, reportage publié en 1925, que j'ai découvert ici dans la très belle édition numérique des Éditions de Londres. Le texte y est accompagné d'une préface de qualité qui permet de le replacer autant dans son contexte historique que dans la carrière du journaliste.

Albert Londres y visite plusieurs asiles en ne s'intéressant pas uniquement à la maladie, mais également et surtout aux personnes qui se cachent derrière l'étiquette de « fou ». Il raconte les vies brisées, les internements abusifs, les familles qui abandonnent parfois un proche devenu encombrant, mais aussi un corps médical parfois maltraitant, tandis que certains médecins tentent de comprendre plutôt que simplement enfermer.

— La folie, me disait une Sœur, est une punition de Dieu.Les hommes y ajoutent la leur.

Certaines histoires sont particulièrement touchantes : une jeune femme, enfermée car jugée trop simple pour vivre seule qui n'a pourtant aucune raison valable d'être internée, un homme guéri de sa dépression qui retrouve enfin son village pour y découvrir que la maladie l'a stigmatisé durablement aux yeux des autres ou encore ces nombreux pensionnaires qui ne souffrent plus d'aucun trouble mais restent enfermés, faute de solution extérieure.

Autant d'exemples qui laissent à penser que les murs des asiles servaient moins à soigner qu'à dissimuler. Les personnes atteintes de troubles mentaux étaient avant tout tenues à l'écart du regard de la société, comme une réalité gênante que l'on préférait cacher. Albert Londres ne se contente pas de montrer cette réalité : il accuse la société, en questionne certaines lois absurdes et dénonce l'ignorance médicale d'une psychiatrie encore balbutiante et les injustices qu'elle produit.

Un siècle plus tard, on ne peut s'empêcher de penser que ce témoignage reste malheureusement d'une actualité troublante. Bien sûr, la psychiatrie a évolué, pourtant, le stigmate qui entoure les troubles psychiques demeure puissant. On continue parfois à éloigner de l'espace commun celles et ceux qui sortent de la norme : les personnes en situation de handicap placées dans des institutions spécialisées, les enfants qui peinent encore à trouver une place réelle dans une école pourtant “inclusive”, les adultes dont les troubles sont tus par peur du regard des autres. Les formes changent, mais la tentation de rendre invisible ce qui nous dérange ne disparaît pas.

L'écriture d'Albert Londres, vivante, accessible et profondément engagée m'a beaucoup plu. Il n'hésite en effet pas à prendre parti face à l'injustice. Cette indignation donne alors toute sa force au texte.

Chez les fous est donc bien plus qu'un document historique sur la psychiatrie du début du XXᵉ siècle. C'est une réflexion universelle sur la manière dont notre société traite les plus vulnérables et sur ce que nous choisissons, ou non, de regarder en face.


Chez les fous | Albert Londres | Les éditions de Londres

 
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from BOBINE

Premier post !

Inauguration de ce blog destiné à raconter la vie de “Bobine Ciné-club”. L'association est née d'une volonté de projeter et d'animer des projections de films et documentaires à la Brasserie SPORE à Gravigny (eure). La brasserie dispose en effet d'une grande salle pour accueillir des concerts, des réunions et des projections ! Évidemment d'autres lieux pourront nous accueillir.

Le premier événement a eu lieu en mars 2026 pour de la fête du court métrage (manifestation nationale gratuite et ouverte). L'occasion pour notre association ne disposant pas encore de trésorerie de programmer une sélection de courts métrages.

Bonne nouvelle, le public était au rendez-vous !


Bobine Ciné-Club

 
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from Un Spicilège

Backrooms

Je connaissais déjà l'univers des Backrooms à travers les vidéos de Kane Parsons (Kane Pixels sur Youtube) et j'étais curieuse de voir s'il allait réussir son passage au format long métrage.La réponse est franchement oui! Le film conserve tout ce qui faisait la force des courts métrages : des déambulations fascinantes dans des lieux hostiles et incompréhensibles, une tension permanente et surtout un univers visuel profondément dérangeant. Le scénario a trouvé de bonnes idées pour relier ces séquences au sein d'un récit plus ambitieux, et ça marche. Ajoutez à cela une réalisation impressionnante (plusieurs plans sont particulièrement inspirés !) et une excellente bande originale signée Kane Parsons (décidément) et Edo van Breemen, et vous obtenez une adaptation pleinement réussie. A tout juste 21 ans... Pffff...


Backrooms | Kane Parsons | 2026

 
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from irisdessine

Veille

personnelle

  • J’ai hésité à mettre ce point dans veille personnelle ou dans à lire, mais je le mets ici. J’ai fini la lecture du livre “Autisme au féminin. Approches historique et scientifique, regards cliniques”, par Adeline Lacroix. C’était très passionnant, très complet. L’autrice a compulsé beaucoup d’études, en mettant en avant ce qui peut être un biais, une étude pas assez concluante et d’autres alertes du genre, permettant de dessiner les grandes lignes des avancées autour de l’autisme en général et de l’autisme au féminin en particulier. Évidemment, il y a un biais de confirmation qui peut être dangereux (trouver des petits points qui rappellent notre expérience et du coup, se diagnostiquer autiste, parce qu’en gros si on cherche, on trouve quelque chose). Du coup, ça m’a permis de revenir sur des certitudes de mon enfance, sans aller chercher des souvenirs de choses qui n’ont pas existé (réinterprétation d’un souvenir) ou qui sont trop vagues. La réflexion reste pertinente (pour moi) et si le sujet vous intéresse, c’est vraiment un bouquin que je recommande.

Mes joies

  • Je suis contente d’avoir vu mes collègues en vrai lors de notre journée parisienne. Si ça pouvait se faire sans la fatigue associée, ce serait encore mieux, mais je suis pas équipée pour éviter ça, alors on fait avec et on apprécie ces moments, quand même.
  • J’ai pris du temps pour ranger notre bibliothèque : on avait beaucoup de doublons (on a les mêmes goûts avec le chéri, c’est ouf), et beaucoup de bouquins à donner. Ca a fait place nette, on avance dans la zenification de notre maison. (et les 2 auteurs dont on a le plus de romans sont -sans trop de surprise- Isaac Asimov et Van Vogt !)

Lu, vu ou écouté

À lire

  • Le Clan des Otori, tome 4. J’ai l’impression que ça ralenti un peu dans ce tome, il y a beaucoup plus de personnages et c’est de moins en moins facile de se souvenir qui est qui. Mais je continue, parce que ça reste bon, c’est juste que ça se dilue un peu après 3 très bons tomes.

À voir

  • Puisqu’a priori, dans le replay de Free TV, on a accès à Universal+, on en a profité pour découvrir une mini-série britannique, “Génération Z” qui, … parle de zombies, sans en prononcer le nom une seule fois. Il y a 6 épisodes, et on en est au 4e. C’est très sympa, original, même s’il y a quelques longueurs. Mais c’est assez amusant (c’est sanglant, tout de même). Dispo sur Universal + (abonnée Free)
  • The Mentalist: J'en suis à la saison 4. Là où je pensais que l'ennemi juré du héros serait éliminé en fin de saison 1 ou 2, on voit qu'il est toujours là, impalpable, insaisisable et cruel. Ça tire peut-être en longueur mais ça change du principe du super-méchant par saison.
  • L'Atelier des Sorciers, épisode 12: Une partie des apprenties magiciennes a attaqué leur 2e examen qui consiste à traverser une zone de danger et à utiliser la magie sans être vue. On découvre un personnage tellement peu sûr de lui qu'il en devient un peu fatigant de se plaindre de sa nullité. C'est une perte de confiance provoquée par son maître, alors qu'il a d'excellentes compétences.

À écouter

  • J’ai quand même la manie de relire, revoir, réécouter des trucs que je connais déjà. Donc, là, je vais reproposer la saga mp3 Les Aventuriers du Survivaure. C’est hilarant (et top à écouter quand on prend le train, pour oublier les bruits du monde extérieur). Episodes dispos ici : https://www.knarfworld.net/episodes.html
  • J’ai constaté aussi que la musique d’Igorrr me fait un bon nettoyage de cerveau quand je suis dans une situation de trop plein (typiquement, dans le monde parisien, train, métro, etc) : la musique est très nerveuse et pourtant, elle m’apaise. :) Dispo sur tous les services de streaming (attention, c’est du métal, pas forcément accessible à toutes les oreilles)
  • Avec le voyage parisien, il y a eu aussi réécoute d'artistes que j'adore comme les Wriggles, Joe Hisaishi, Nightwish, Tryo... Ah non, tiens, ça m'a gonflé, j'ai zappé (j'ai pourtant eu une grosse phase Tryo 😅).

Et le jeu vidéo ?

  • Pokopia : on avance lentement mais sûrement dans l'évolution du jeu. J'ai pas encore réellement attaqué les travaux de mon île perso, mais j'ai envie de faire la maison de mes rêves, dedans. Attendez-vous à de l'inspiration japonaise 😆
  • Mega Mosaic : j'ai repris aussi le jeu mi-picross, mi-démineur, celui là me donne du fil à retordre, je dois être à environ 90% de complétion, mais je ne l'ai pas encore fini 😅
  • 7 days to die: on a subi notre première lune de sang dans notre bunker dédié à la défense et, contre toute attente, on a survécu ! La base aussi. Il y a quelques améliorations à faire, mais on a réussi 🎉 Par contre, on a enchaîné avec une quête de niveau 5 et là, c'était impossible, on est tous les 3 morts au moins 4 fois chacun 😆 Je trouve un peu dommage le fait qu'entre chaque niveau, la difficulté me semble assez aléatoire. Bon, on reste sur un jeu en bêta, mais depuis quelques années quand même !
 
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from Un joyeux boxon

Depuis bientôt une semaine, le Steam Neo Fest a ouvert ses portes. Ce festival en ligne est l’occasion pour de nombreux studios, petits comme plus gros, de se faire remarquer sur Steam en proposant des démos de leurs jeux, lesquels ne sortiront pas avant au moins quelques mois. De fait, c’est aussi la possibilité pour de nombreuses personnes de découvrir des jeux peu voire pas médiatisés, noyés dans une jungle où, bien souvent, les plus gros mangent les plus petits.

Afin de se démarquer, chaque studio rivalise en créativité et en originalité, que ce soit au travers d’une direction artistique inattendue, un gameplay inventif ou un univers qui sort des sentiers battus. Certains vont tenter de séduire les streameuses et streamers pour se faire connaître, d’autres de miser sur une communication décalée, et certains vont, dans un élan de désespoir mêlé à de la bêtise, jouer la carte de la provocation facile. En somme, chacun joue sa carte dans une immense partie de poker où, comme de bien entendu, c’est toujours le casino qui gagne à la fin.

Néanmoins, il y a un point pourtant majeur sur lequel à peu près aucun des studios participants au Steam Neo Fest ne pari un kopeck : l’accessibilité.

Ces derniers jours, j’ai testé des dizaines de démos. Des jeux de gestion, de stratégie, de baston, de rôle, de plates-formes, de puzzle et j’en passe. Des jeux européens, nord et sud américains, des jeux asiatiques, issus de petits, moyens et gros studios. Et tous ont en point commun le fait de se contre-foutre de l’accessibilité. Au mieux est-il possible d’activer des sous-titres, lesquels ne sont évidement pas des STSM, et ça s’arrête à peu près là. Pas d’aides visuelles, pas d’aides sonores, encore moins concernant les contrôleurs.

Il en va de même concernant les langues écrites et/ou orales, toutes les démos auxquelles j’ai joué étant strictement en anglais états-uniens. Le comble lorsque certains de ces jeux prennent pied dans un contexte culturel bien spécifique mais sont incapables de retranscrire la langue du pays concerné, et font donc le choix de mettre de côté le premier véhicule d’une culture, quelle qu’elle soit.

On pourrait arguer que le manque de moyens, les délais de production et, plus largement, le contexte politico-économique actuel représentent des freins au développement de ce qu’un trop grand nombre de studios considèrent encore comme une feature annexe. Et bien que ce ne soit pas tout à fait faux, ce serait une erreur de considérer que ces éléments constituent à eux seuls l’absence d’accessibilité. A l’heure où de plus en plus de studios font appel à l’IA générative pour produire divers éléments de leurs jeux – y compris des doublages – , où ces mêmes studios font le choix de développer et d’intégrer des outils de tracking non-sollicités, des anti-triche qui sont autant de portes dérobées ou encore de forcer à l’installation de launchers spécifiques pour pouvoir jouer, il apparaît clairement que l’ensemble des éléments qui composent l’essentiel des jeux vidéo actuels relève de choix délibérés, laissant apparaître sans nuance que l’accessibilité arrive tout en bas de la liste des priorités.

Et c’est pour le moins paradoxal.

Comment, en tant que studio, se plaindre des difficultés rencontrées à toucher un maximum de joueuses et de joueurs tout en ignorant sciemment des centaines de millions de ces personnes, qui sont autant de client·e·s potentiel·le·s ?

Le sujet ne date pourtant pas d’hier. Chercheuses et chercheurs, journalistes, joueuses et joueurs, développeuses et développeurs, et fût un temps certains studios à fond dans le handiwashing alertent depuis près de deux décennies sur la nécessité d’inclure tout le monde et de sortir de l’entre-soi validiste et anglophone. Durant cette période, des efforts ont été fournis, certes à la marge, mais à défaut d’être généralisés, ceux-ci ont eu le mérite d’exposer une certaine réalité et d’éveiller des consciences, lesquelles se sont visiblement empressées de se rendormir…

Alors, que faire ? Quand les sociétés humaines sont entièrement axées autour du validisme, il est difficile d’exposer des studios quasi exclusivement composés de personnes valides et majoritairement anglophones aux réalités du monde, et donc de leur public. Dans un marché du jeu vidéo qui n’a de cesse de se conforter dans l’idée qu’il se fait du joueur moyen (j’emploie ici sciemment le masculin), les actions de boycotts ou de campagnes de communication me paraissent bien trop anecdotiques pour peser dans la balance, à plus forte raison face à un secteur gangrené par les réactionnaires les plus crasseux.

Peut-être, et c’est une idée en l’air, entrevoir l’idée qu’un jeu vidéo fait par des personnes handi·e·s pour des personnes handi·e·s serait une alternative possible ? Des studios, certainement modestes, ou même des alternatives amatrices, qui permettrait aux premières personnes concernées de pouvoir proposer des jeux destinés avant tout à leurs pairs. Des studios soutenus par des stores spécialement pensés et conçus pour être accessibles au plus grand nombre, refusant d’accueillir tout jeu qui ne cocherai pas les cases. Des jeux vidéo qui n’utiliserait pas une culture comme un joli écrin exotique vide de sens mais comme fondement de transmission et de valorisation de cette culture, notamment en prenant en compte la langue de la culture concernée. Ce ne serait pas une solution pour faire face au problème soulevé tant le chantier est vaste, mais l’une des nombreuses briques qui servirait de fondation à un autre monde vidéoludique.

Chiche ?

 
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from technotrotteur

Ce film de Ken Loach raconte l'histoire des réfugiés syriens entre précarité et solidarité, arrivés dans une petite ville du Nord de l'Angleterre où l'accueil est ordinaire. J'avais vu la bande-annonce de ce film, il y a longtemps, et je n'avais jamais eu la chance de le regarder. Je l'ai fait ce soir, en retard sur tout le monde, j'imagine.

Histoire touchante et déchirante à la fois, qui cerne toute la problématique des réfugiés, de leur accueil, des préjugés et de la difficulté à leur faire une place pour qu'ils puissent s'intégrer. J'ai braillé ma vie.

Je suggère de lire la critique du Devoir pour vous donner une idée – ne lisez pas la page Wikipedia pour ne pas vous divulgâcher l'histoire.

 
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