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from Un Spicilège

Résolution

Lors de mon long passage à la librairie des Utopiales cette année, j'avais quelques objectifs dont celui-ci : trouver un livre de Li-Cam. J’ai en effet découvert cette autrice à travers la sublime collection Petites bulles d’Univers d'Organic Éditions et j’avais très envie de découvrir d'autres textes de sa main. Le fait que Résolution fasse de plus partie de la collection Eutopia, déjà découverte grâce aux Collisions par temps calme de Stéphane Beauverger, a fini de me convaincre. Cette novella nous plonge dans un futur en bout de course dans lequel le fantôme d'un monde agonisant pèse sur les épaules d'une société nouvelle, l'Adelphie, qui tente de se reconstruire sur une île isolée. Guidée par Wen, meneuse à la personnalité complexe, et gérée en toute bienveillance par une IA, elle devra faire face à de nouveaux enjeux.

Sur cette base assez classique, Li-Cam réussit à construire une ambiance originale, étonnamment neutre, à l'image du personnage de Wen, véritable pierre angulaire du livre. Cette tonalité distante, presque clinique, reflète en effet parfaitement la manière dont ce personnage interagit avec le monde qui l'entoure : avec une lucidité profonde et sans beaucoup d'affect. Cette singularité immédiatement perceptible donne toute son originalité au récit et met en avant la précieuse richesse que représentent les sensibilités atypiques. C'est par le biais de ses anciens écrits que l'histoire revient par touches successives sur ce qui a mené la société à sa perte. Les mots de Wen dressent alors le tableau tragique d’une humanité qui court vers la catastrophe avec la volonté, consciente ou non, de ne pas regarder sa fin en face. Le parallèle avec le quotidien est redoutable de vérité. L’eutopie émergente n'en ressort que plus fragile, bien que porteuse du peu d'espoir qu'il reste.

Résolution a beau être un texte court, il n'est pas dénué de pistes de réflexion. Il me laisse une expérience de lecture teintée de sentiments contradictoires, portée par l'écriture tout en finesse et en précision de Li-Cam.


Résolution | Li-Cam | La Volte

 
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from Fils et Mailles

Flocon, tombe ici et là sur mon âme noircie. Un peu par ici, un peu par là.
Appelle tes compères à gonflette pour me recouvrir vite.

Donne‑moi une apparence de pureté, moi qui suis entaché de fautes et d'erreurs charnelles.

Recouvre la terre de ta blancheur. Étouffe les bruits de guerre.

Ralentis mon métabolisme surchauffé. Par ta cryothérapie, rends‑moi insensible à la douleur.

Rappelle‑moi la luge de mon enfance, incontrôlable, qui fonçait droit devant, moi riant sans retenue, emporté par la glisse.

 
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from Fils et Mailles

– Alors comment ça va vieille branche ?

– Vieille branche toi-même ! Accro branche, va !

– Qu'est-ce que je vois là ? Des petites pousses ? Il va falloir raser tout ça. C'est pas net. Sinon tu vas rater l'embûche.

– Rater l’embûche ? Mais tu rêves en plein bois ! – Et toi tu n'as pas inventé la scie égoïne. Tu as toujours eu des nœuds aux cerneaux !

– Vieille branche, vieille branche… tu sais que j’ai encore tout mon feuillage, moi ! – Oui et bien, vu comment tu trembles quand il y a du vent, tu ressembles plus à un arbre à café qu'à un arbre à pain.

– Allez, on ne va pas se disputer et s'envoyer des copeaux. Au fond, on est du même tronc. Tournons la feuille.

– Viens, on va prendre l’air. J’ai besoin de photosynthèse...

 
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from LK blogue…

En rentrant du travail cet après-midi, j'ai pris le temps de m'arrêter entre Cully et Rivaz. Histoire de prendre quelques photos.

Vue sur le Dézaley – côté Corniche

Vue sur la côte française

Vue direction Riviera vaudoise et Chablais

Sony ZV-E10, Objectif Viltrox 35mm 1.7 Air

Tags : #AuCafé #photographie

 
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from René Durand

Et pour vous, ce serait quoi votre « futur désirable » ? Celui-ci ou celui-là ?

C’est le pur hasard qui a placé ces deux textes sous mes yeux, presque simultanément…

Dans la colonne de gauche, j’ai collé un texte anonyme manuscrit laissé par un·e habitant·e de Figeac, dans la boite aux lettres du groupe figeacois de la Cimade. Fallait-il mettre ce « torchon » raciste à la poubelle et passer sous silence cet « événement littéraire » ?

Dans celle de droite, un texte écrit par une des nombreuses bénévoles de La Cimade (encore une Michèle) qui racontait son vécu et que nous avons reçu par courriel, pratiquement au même instant…

La confrontation de ces deux histoires me paraît de nature à vous interroger — vous, parce que pour nous c’est fait — dans lequel de ces deux mondes vous voulez-vivre, vous et vos enfants ? Votre « futur désirable » en quelque sorte ? Celui souhaité par notre « courageuse anonyme » ou celui que construit vaillamment par Michèle, la bénévole ?

Cela m’a semblé indispensable — à la veille des prochaines échéances électorales, tant nationales que locales — de vous inviter à réfléchir à cela… Vous avez fait votre choix ?

 
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from ~ T.S.I. ~

LE SOL POUR S’ÉLEVER – Madya

📅 Vernissage le 22 janvier à 18h30 📅 Battle Jam le 4 février 2026 à 18h30 📍 Hall du Flow – Lille ✨ Gratuit – Accès libre (14h-22h)

En 2024, le breaking est entré aux Jeux Olympiques. Mais au-delà du sport, il reste avant tout une culture. C’est précisément ce que raconte LE SOL POUR S’ÉLEVER, le projet de @madya.lsps (Amaury Mayaya) : un voyage de 300 jours à travers 8 pays d’Asie pour documenter la manière dont le break devient un levier d’expression, de transmission et d’émancipation. Cette exposition itinérante est un carnet de voyage qui rassemble des photographies, des récits et des QR codes interactifs pour mettre en lumière des histoires et des communautés méconnues. Une question traverse toute l’expérience : Quel est, pour chacun·e de nous, ce “sol” qui nous permet de nous élever ? Découvrez cette exposition pendant toute la durée du festival Hip Open Dance 2026 !

📣 Vernissage le 22 janvier 2026 à 18h30 au @flowlille (gratuit – accès libre)

🗓️ Et notez le 4 février : Le BATTLE JAM, inspiré de ces voyages, où la musique change selon les pays… Une manière de vous faire vivre une partie de son aventure.

Plus d'info: https://fb.me/e/8RxvetZ75

 
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from adventices

photo « brume sur les hêtres » © Guillaume Laget – 2025

un grand renard roux aux poils hérissés a replié sa queue puis s'est endormi dans les grands bras de la brume sur le flanc du ravin les hêtres nous retiennent leur sommeil de l'automne rend nos rêves paisibles


 
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from irisdessine

Projets du moment

Écriture

Mon histoire commence à plonger doucement dans l’aventure, ça décolle doucement. Je suis contente aussi, parce que j’y reviens presque tous les jours, pour écrire quelques lignes, sans efforts, ni pour écrire, ni pour y revenir :)

Code

Là, c’est issu d’une sorte de résolution personnelle, liée à mes ambitions de devenir meilleure en tech, je fais des petits katas pour m’entraîner aux algos et surtout améliorer ma façon de coder (souvent, j’utilise beaucoup de circonvolutions, beaucoup de lignes de code pour arriver à un résultat qui pourrait se faire avec d’autres méthodes plus concises mais aussi compréhensibles, voire plus !)

Veille technologique

Veille personnelle

  • J’aime beaucoup les forums et je regrette leur disparition. Il y avait des forums phpbb qui inondaient les internets, fut un temps, et j’appréciais beaucoup ces lieux d’échange. Plus posé, moins instantané, ça permettait de prendre le temps de débattre, d’argumenter, ou d’écrire des critiques à rallonge des séries qu’on suivait ! J’ai découvert qu’il existait d’autres formats de forums, comme flarum dont voici la démo : https://demo.flarum.site/

Mes joies

  • C’est la dernière semaine avant les vacances qui seront les bienvenues !
  • Le dos est tjr douloureux le matin, mais ça reste toujours dans une zone circonscrite, même si je fais une pause de sport durant 2 ou 3 jours (le week-end, quoi). Ce qui est hyper positif par rapport à avant.
  • Je me tiens à mon rythme de pratique de l'écriture des kanas japonais, et à force, ce qui était compliqué à retenir, devient de plus en plus facile !
  • J'ai acheté le DVD d'un des tous premiers films de Miyazaki (bien avant le Studio Ghibli) : Le château de Cagliostro Plus qu'à le numériser pour l'avoir aussi dans ma bibliothèque numérique !

Lu, vu ou écouté

  • J’ai écouté le podcast À base de pop pop pop pop, un podcast qui, comme son nom l’indique, traite du vaste sujet de la pop culture, au travers d’un sujet spécifique. Ce mois-ci, je suis contente, parce que le sujet vient d’une de mes suggestions (Les hôtels). Ce qui est rigolo, c’est que si vous cherchez un peu dans les émissions de ces derniers mois, vous pourriez tomber sur une où je suis invitée 👀 Ils sont dispos sur toutes les plateformes de streaming, mais aussi sur sound cloud.
  • Wake up dead man. Le film est rigolo, ça démarre sur les chapeaux de roue, mais il y a des longueurs, qui ralentissent le rythme, c’est un peu dommage. Néanmoins, ça reste sympa à regarder. Dispo sur Netflix.
  • On a débuté le visionnage de la série documentaire Yoroï, le making-of qui suit, comme son nom l'indique, l'histoire de la fabrication du dernier film d'Orelsan. C'est frais, c'est rigolo et c'est intéressant à regarder. Ça me donne envie de découvrir le film, d'ailleurs. Dispo sur Prime.

Et le jeu vidéo ?

  • Pas mal de Rocket League avec les collègues, même le week-end 👀 Mais il faut vraiment que j’arrête d’essayer seule, parce que les gens online sont toxiques au possible !
  • 7 days to die avec le chéri suit toujours son cours. On prend le rythme, mon perso a moins faim qu'avant, on est de plus en plus forts, c'est cool !

Ailleurs sur les z’internets

 
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from Strafanici

Come al solito a metà novembre Framasoft ha presentato un bilancio dell'anno in corso ed ha esposto i suoi progetti per il 2026 lanciando contemporaneamente la campagna di donazioni che le permetteranno di realizzarli: https://framablog.org/2025/11/18/renforcons-linternet-du-partage-soutenez-les-outils-solidaires-de-framasoft/

L'obiettivo di quest'anno è raccogliere 250000 euro entro il 31 dicembre di quest'anno, ad oggi (14 dicembre) la campagna di donazioni ha già raggiunto oltre 140000 euro!

Qui sotto trovate la traduzione italiana della prima parte dell'articolo pubblicato su Framablog, quella dove si illustrano i principi su cui si basano le attività di Framasoft e gli obiettivi che si vogliono raggiungere.

Anche noi sostenitori del software libero, da questa parte delle Alpi, possiamo dare il nostro piccolo contributo a raggiungere l'obiettivo finale.

Buona lettura :)

Rafforziamo l'internet della condivisione contribuendo alla solidità di Framasoft.

Framadate si reinventa, Framapetitions (e altri strumenti!) si apre a voi, PeerTube raggiunge la versione 8... Grazie alle vostre donazioni, la nostra piccola associazione continua a costruire un Internet della condivisione, senza pubblicità, senza tracciamento, senza capitalismo di piattaforma. Per voi e per più di due milioni di persone ogni mese.

Come ogni autunno, le foglie cadono, i server si scaldano e Framasoft riempie il suo sacco di nuovi servizi liberi.

E, come ogni anno, abbiamo bisogno anche di voi. Perché il 94% delle nostre risorse proviene da vostre donazioni. Sì, da voi, lì, dietro il vostro schermo.

Quindi, se desiderate che esistano ancora alternative digitali che non vi vendano al miglior offerente, è il momento di dare una mano.

Insieme, dimostriamo che un altro web è possibile... e chiaramente più solidale.

Perché un Internet libero non cresce nei datacenter di Amazon: si coltiva insieme, qui e ora.

Framasoft è un bene comune, è importante prendersene cura

Certo, detto così, potrebbe sembrare uno slogan da startup della tech for good human centered digital ethics©®™. Al di là della formula, vogliamo condividere con voi le nostre riflessioni, scelte e azioni, come tanti argomenti che supportano questa affermazione.

Internet appartiene agli utenti, non ai monopoli

Siamo un'associazione che non ha nulla da vendere e che non cerca il profitto: nessuna pubblicità, nessuna vendita di dati, nessun azionista. Bolloré non potrà comprarci! 🤑

Si sente spesso dire che « Se è gratis, sei tu il prodotto! ». Noi dimostriamo che esistono eccezioni a questa regola: i nostri servizi sono gratuiti perché sono finanziati dalla solidarietà, e non perché i vostri dati saranno sfruttati. Poiché non c'è alcun interesse a sfruttarvi, non c'è alcun interesse a « merdificare » i nostri strumenti. In verità, l'unico scopo dei nostri servizi è… rendervi servizio.

Le vostre donazioni finanziano direttamente strumenti digitali non-merdificati e non-commerciali.

Sostenere Framasoft, è quindi partecipare a un modello unico nel suo genere. È innanzitutto rifiutare l'idea che solo i giganti del digitale dettino le regole del gioco. Ma è anche, in quanto internauta, fare la scelta di investire nell'interesse generale piuttosto che nel profitto privato, nella cooperazione piuttosto che nella competizione.

David Revoy– Licenza: CC-By 4.0

La vostra generosità va a diretto beneficio della comunità.

Donando, non finanziate un progetto isolato, ma un intero ecosistema di servizi liberi, gratuiti ed etici utilizzati da più di due milioni di persone ogni mese. Ogni euro diventa un gesto concreto: aiutare un'insegnante a organizzare un'uscita, un'associazione a condividere i suoi file, o dei cittadini a dibattere senza dipendere dai giganti del web.

I nostri strumenti sono beni comuni digitali, non «prodotti» o merci. Framasoft è un bene comune digitale: più siamo numerosi a sostenere l'associazione, più essa diventa preziosa per tutti. In un contesto in cui gli aiuti pubblici diminuiscono o addirittura scompaiono, la vostra generosità è essenziale affinché la solidarietà continui a far funzionare i nostri server e a vivere i nostri progetti. Sostenendo Framasoft, rendete il web più libero, ma soprattutto più umano. Framasoft pratica d'altronde il “ruissellement” (quello che non è un fallimento, quello che funziona 😉), contribuendo, sotto forma di codice o denaro, ai progetti che utilizziamo o che vi proponiamo. Perché il nostro bene comune digitale si basa, anch'esso, su altri beni comuni.

Illustrazione di David Revoy (fonti)

Come ogni bene comune, Framasoft è fragile. Rafforziamone la solidità. Non abbiamo i soldi di Google (e va bene, non li vogliamo). Non abbiamo l'infrastruttura di Amazon (e va bene anche questo, non la vogliamo neanche). Non abbiamo i 230.000 dipendenti di Microsoft (10 sono già più che sufficienti!). Non abbiamo la capacità di centralizzare la vita privata di Facebook/Instagram/WhatsApp (e per fortuna!).Tuttavia, siamo orgogliosi·e di vedere che il nostro lavoro è realmente utile a un vasto pubblico.

Non cerchiamo la crescita (siamo un'associazione a misura d'uomo e intendiamo rimanerlo), né la performance (che spesso va a scapito della salute mentale dei dipendenti o dei volontari, o dell'impoverimento dei fornitori di servizi).

Cerchiamo piuttosto di rafforzare la nostra robustezza associativa.

A causa della tragedia dei beni comuni (o per molte altre ragioni), Framasoft potrebbe scomparire domani. La Terra non smetterebbe di girare. Abbiamo già anticipato la nostra stessa compostabilità promuovendo e animando il collettivo CHATONS (che vola oggi cammina sulle sue piccole zampe pelose).

Tuttavia, crediamo davvero di essere utili a un'intera fetta della società e desideriamo che questa utilità perduri.

La nostra ragion d'essere: fornire strumenti a coloro che rifiutano un mondo (digitale) ingiusto.

Coloro che scelgono più progresso sociale e più giustizia sociale di fronte alla fascistizzazione del mondo (compreso quella del mondo digitale).

Anche coloro che devono affrontare attacchi sempre più forti e frequenti.

Pensiamo in particolare al mondo associativo,indebolito dal calo dei sussidi e dalla crescente precarietà, per il quale Framasoft a volte funge da ancora di salvezza digitale.

I nostri strumenti consentono alle iniziative locali di persistere e adattarsi, nonostante le difficoltà economiche e politiche. Molti esempi ci onorano: organizzazione di azioni militanti online, mantenimento del legame con i beneficiari, organizzazione di eventi indipendentemente dalle GAFAM.

In quanto associazione, Framasoft pratica la solidarietà inter-associativa: condivide le sue risorse (software, server, conoscenze) con altre strutture.

Fare una donazione a Framasoft significa contribuire a questo slancio di solidarietà tra organizzazioni che, insieme, tessono una rete di sicurezza sociale e culturale per la popolazione.

 
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from Liste-Participative-EYGDD

Le jeudi 15 Janvier 2026 à 18:00 à la salle municipale du village, nous présenterons la Liste Participative d'EYGDD.

C'est quoi une liste participative ? Pourquoi une liste participative ? Nos propositions en 9 points pour le village; A l'issue de la présentation, nous répondrons aussi aux différentes questions.

C'est une réunion publique. Venez nombreuses et nombreux ! Diffusez autour de vous pour nous soutenir.

 
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from Un rat bleu

Premier essai avec plusieurs crayons H et B. Le résultat m'a surpris. L'aspect “plusieurs dessins en un” est ressorti encore plus qu'auparavant.

Décidément, tu n'auras cesse de m'impressionner, chère dragonne.

dessin

Un titre ? “Regard de braise”.

Un dessin inspiré par la musique qui m'est revenue en tête à la fin, et tous les souvenirs qui y sont associés.

Liens

#Dessin #Dragon

 
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from Un Spicilège

L'Astragale

Entre Albertine Sarrazin et moi, tout a commencé par un post sur les réseaux sociaux qui m’a accrochée. Un avis de lecteur enthousiaste, une histoire qui me parle. Puis j’en ai découvert la couverture. Le visage d’Albertine Sarrazin, son regard magnétique, à l'intensité rare : elle semble avoir vécu 1000 vies, et ça m'a bouleversée. Puis ce titre énigmatique qui s'impose pourtant comme une évidence. Cette fracture de l’astragale, si petite et pourtant déterminante, oriente en effet toute la trajectoire d’Anne, le personnage principal du roman, grandement autobiographique.

Anne se brise donc l'astragale en s'évadant de prison. Elle est cependant rapidement recueillie, en fuite et blessée, par Julien, un homme croisé par hasard mais qui partage sa marginalité. Commence alors une cavale qui les entraînera d'une planque à l'autre, au gré d’alliances fragiles et d'une autonomie à retrouver.

Ce qui touche avant tout dans ce roman, c'est la sincérité tranchante de son autrice. Albertine Sarrazin écrit avec le cœur, utilise sa propre langue et forge un récit à la force d’attraction redoutable. Le personnage d'Anne, qui est son propre écho, est brut, dévore la vie, refuse l’inertie, et sa marginalité choisie fait subtilement écho à d'autres lignes qui m'ont exaltée. Sa passion pour Julien, d'abord discrète puis ardente, est le témoin de la profondeur dévorante de sa nature. À mesure de la progression du récit, Anne ne subit plus sa fuite : elle l'assume, elle l'embrasse, elle reprend son destin en mains. La liberté qu'elle veut à tout prix, elle va la reconquérir, la reconstruire, non sans douleur, mais avec une puissance saisissante.

J'ai refermé ce roman sous l'emprise des émotions que m'a inspirées la fin, aussi triste que lumineuse. Surtout, je garde de ma lecture la sensation d'être allée à la rencontre d'une femme farouche, absolument irrésistible. L’Astragale est plus qu'un récit de cavale, c'est une ode à l'émancipation.


L'Astragale | Albertine Sarrazin | Fayard/Points

 
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from les mondes d'ilanthar

Des créatures mythiques

Pour beaucoup de gens en Agartha, ces êtres ne sont qu'une fable et avant tout un emblème ancien, presque oublié, de chacun des Douze (divinités majeures et contrées). Les théologiens et érudits, en particulier dans les mondes élémentaires en ont une bien meilleure appréciation. Certes, les 12 créatures mythiques sont de tous temps des emblèmes divins, mais ils en sont même d'une certaine façon les symboles vivants et dotés de capacités que bien peu imaginent ou conçoivent à leur juste mesure.

Origine

Concernant leur origine, nous parlons de temps aussi reculés que l'âge des Premiers et donc la prime jeunesse des Douze, et par conséquent, nous en sommes forcément réduits à des hypothèses basées sur le peu d'informations considérées comme fiables disponibles. Il y a de rares choses tenues pour presque certaines et plusieurs hypothèses très différentes en la matière. Passons les rapidement en revue. Tous s'accordent à dire que les créatures mythiques sont très anciennes, fortement liées à chacun des Douze et nées ou apparues durant la jeunesse de ces derniers. Tous affirment que les divinités mineures se distinguent aussi en cela, n'ayant pas elles-mêmes de telles créatures qui leurs soient propres. Par conséquent, ils en déduisent une probable cause dans les temps anciens et les Premiers eux-mêmes, et à partir de ce postulat, les hypothèses divergent. Une première stipule que les créatures mythiques ont été façonnées par les Douze à la demande des Premiers, comme emblèmes de l'armée dont chacun avait la charge, participant activement au combat et soutien moral et magique des troupes d'alors. A la fois étendards et mascottes, en quelque sorte. Cela peut être appuyé sur la force redoutable qu'elles représentent et sous-tend que les Premiers sont intervenus dans leur naissance – même indirectement – et qu'il y avait alors sans doute un plus grand nombre de créatures aux côtés des Douze. Une hypothèse fort différente mais placée dans le même contexte, n'introduit pas les Premiers (autrement que comme les supérieurs et responsables du conflit permanent) et attribue l'origine des créatures uniquement aux Douze. Ceux-ci auraient augmenté et altéré, physiquement, spirituellement et magiquement des êtres déjà présents à leurs côtés, dans leurs armées, afin d'en faire des combattants plus efficaces. Et devenant les êtres préférés de chacun, ils auraient dès lors tissés des liens particuliers. Une variante minoritaire de cette idée affirme que cela eut lieu après la rébellion contre les Premiers et qu'au débuts de la Fondation ils récompensèrent ces fidèles alliés avec un statut particulier, faisant d'eux un symbole du nouvel âge qui débutait. D'autres encore estiment que c'est à l'insu – et non sur leur ordre – que les Douze placèrent une partie de leur puissance des un ou des êtres préexistants pour créer ces créatures mythiques. Mais pas n'importe quelle partie, celle-là même qui contenait justement toute leur rancœur et la majeure part de leurs plans visant à une rébellion. Ils le firent donc, d'après les partisans de cette thèse, pour écarter tous soupçons des Premiers, dissimuler une part de leur puissance et conserver un effet de surprise lors de la rébellion même. En plus de ces trois hypothèses récurrentes, quelques-unes, plus marginales, méritent toutefois d'êtres citées. Certains pensent ainsi que les créatures mythiques existaient avant les Douze, comme des précurseurs à ces derniers pour mener les armées. D'autres imaginent qu'elles aient été fabriquées par les Premiers au même titre que les Douze et se seraient rebellés avec ces derniers. Quelques-uns affirment encore la préexistence des créatures mythiques avant même la venue des Premiers en Égishirgal. Enfin, une hypothèse qui ne manque pas de saveur dit que les créatures mythiques sont nées “malgré” les Douze, de façon inconsciente, reflet devenu vivant de leurs pensées, rêves, craintes et aspirations.

Puissance

Quantifier la puissance des créatures mythiques est une tâche ardue et complexe tant celles-ci sont mystérieuses. La simple question de leur nombre se pose. Les plus extrêmes les imaginent uniques ou au contraire, de l'ordre d'une vingtaine pour chaque. Plus couramment, on estime entre 6 et 12 individus de chacune, avec des variations. Il ainsi souvent admis que les plus grandes, comme les hydres, sont bien moins nombreuses que celles d'une taille plus raisonnable. Parmi les éléments mieux connus figurent les dons physiques liées à leur forme et certaines de leur capacités magiques. Leur peu de visibilité et leur résistance vis à vis de la magie n'ont sans doute pas d'égales à part peut-être chez les divinités ou entités anciennes et chacune est réputée avoir toute une liste de talents exceptionnels et mystérieux (dont nous ne ferons par la liste ici). Autre don qu'elles partagent avec le divin : l'immortalité. On est presque certain en effet que ces créatures ne vieillissent pas physiquement, à l'image de leur divinité tutélaire. Quelques-uns avancent toutefois que ce n'est pas le cas et que nous serions leurrés par une fécondité entraînant simplement un renouvellement en lieu et place d'une augmentation de leur nombre. Ces créatures ont, enfin, une relation très particulière à leur divinité tutélaire et à la destinée. Elles semblent toujours favorisées par cette dernière et sont réputées être en permanence liées entre elles et à leur divinité. Ainsi, un pégase serait relié à tous les autres pégases et à Sârijaina. De la même manière, la déesse pourrait percevoir et ressentir tout ce qui se passe à proximité de chaque pégase. Certains affirment même que chacun des Douze intervient par le biais de sa créature mythique, comme un avatar ou une sorte d'émissaire personnel. Il est en tout cas extrêmement rare de rencontrer une telle créature et donc commun de traiter celui qui prétend l'avoir fait d'affabulateur. En vérité, il vaut mieux taire ce formidable cadeau et présage qu'une forme divine soit entrée en contact avec vous, sans parler du spectacle que cela doit être.

#egishirgal

 
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from irisdessine

Projets du moment

Écriture

Je continue à écrire chaque jour un peu l’histoire d’une personne qui voyage dans un autre monde afin de se redécouvrir. Je ne sais pas encore quelle tournure l’histoire va prendre, mais pour le moment, je prends vraiment plaisir à laisser filer le stylo et me laisser porter par l’histoire, même si je ne sais pas où elle va !

Trouver une app de messagerie en p2p

A défaut de trouver une app en p2p, il faut qu’on teste DeltaChat qui fait dans du chat décentralisé. Ce n’est pas en p2p, mais c’est toujours un trajet raccourci pour les messages envoyés entre le chéri et moi.

Japonais

Je laisse un peu tomber duolingo parce que je déteste leur com’ passive-agressive, supposée amuser les utilisateurs et utilisatrices de cette appli. Pourtant, si je laisse tomber, c’est plus difficile de maintenir le travail régulier d’apprentissage. Je dois trouver mon rythme à moi sans être soumise aux algorithmes.

Dualboot Windows 11 / Ubuntu Cinnamon

J’ai passé un week-end, avec l’aide du chéri à essayer de booter sur la clé usb. J’ai ensuite réussi à booter dessus, mais Ubuntu m’a indiqué qu’il fallait désactiver le RTS avant d’installer Windows. Donc, ça va être le travail qui va suivre, afin de pouvoir enfin installer Ubuntu !

Veille technologique

Pas de veille à proprement parler mais une décision pour mon évolution professionnelle : je vais pratiquer plus de katas afin de m’entraîner à nouveau aux algos, qui est mon point faible en tant que reconvertie. Il me faut trouver un bon site (pas codingame, je le trouve mal foutu pour ça) pour pouvoir évoluer tranquillement.

  • Découverte tout de même du projet Gemini (non, pas l’IA de Google, bien entendu !) qui propose un internet que j’appellerai bien le lightWeb à l’instar du darkweb : Un internet minimaliste, non soumis aux algorithmes des grandes multinationales technofascistes. Quelques infos sur le sujet (en anglais) : https://geminiprotocol.net/docs/faq.gmi

Veille personnelle

Mes joies

  • L’approche des fêtes de fin d’année. J’ai conscience de tout le revêtement capitaliste qui enrobe une fête appartenant à une religion à laquelle je n’adhère pas. Pourtant, j’adore les lumières, l’ambiance, les téléfilms mielleux de Noël. L’espèce de folklore mi-païen, mi-religieux, mi-capitaliste, qui a créé quelque chose dans lequel j’aime plonger chaque fin d’année :)
  • J’ai reçu le livre “Mythes et légendes” de Callisto & Nota Bene, illustré par Hypathie Aswang https://callisto-editions.com/blogs/blog/mythes-et-legendes Très chouette bouquin qui raconte des légendes du monde entier !
  • Les douleurs au dos restent stables. Ce qui est une joie, c'est que ça ne s'aggrave pas. (Et c'est déjà une bonne chose !)

Mes peines

  • L’habituelle migraine qui se pointe à la fin des règles. Toujours pénible.

Lu, vu ou écouté

  • Vu le film “Last Christmas”, déjà vu l’an dernier, mais toujours aussi sympa. Avec Emilia Clark (la Kalheesi ^^), et Emma Thompson. Apparemment, c’est un film américain, mais il a une belle vibe anglaise. Dispo sur Netflix.
  • J’ai attaqué l’anime Time Shadows, dont le premier épisode titille ma curiosité. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Time_Shadows)
  • On a fini la nouvelle saison de “The Foundation”, la série Apple TV adaptée de la saga littéraire d’Isaac Asimov. C’est toujours chouette à regarde, même si je pense que la série s’est pas mal éloignée des livres. (Je compte les relire, d’ailleurs, je me souviens qu’à l’époque où j’avais découvert Fondation, j’avais halluciné qu’on puisse écrire une histoire qui se déroulait sur plusieurs générations et donc plusieurs héros et héroïnes !)
  • Je découvre une “vieille” série de 2004 réalisée par Bryan Fuller “Wonderfalls”, annulée au bout de 13 épisodes, mais conseillée par une amie. Avec notamment Lee Pace (acteur que j’adore, découvert dans Pushing Daisies, aussi de Bryan Fuller). Aussi loufoque que Pushing Daisies, Wonderfalls dépeint la vie d’une jeune femme cynique, diplômée de philosophie, travaillant dans un magasin de souvenirs au pied des chutes du Niagara. Jeune femme qui finira par se voir donner des “conseils” par des êtres inanimés (des peluches, des sculptures, etc.) afin d’aider son prochain. J’aime beaucoup. Dispo sur youtube (la série n’a jamais été diffusée en France, sauf sur Teva en 2005)

Et le jeu vidéo ?

Et bien, à part 7 seven days to die, j'avoue que je n'ai pas trop joué ces derniers temps. Dans 2 semaines, c'est les vacances, et j'aimerais reprendre Portal Knights et surtout Zelda, Breath of the Wild que j'ai recommencé de zéro il y a quelques semaines.

Il faut noter quand même que chaque vendredi midi (et parfois d'autres midis de la semaine aussi), avec mes collègues, on se joue 1h de Rocket League soit en match privé (quand on est 4, donc en 2 contre 2), soit en match en ligne quand on est 3, donc, nous 3 contre le reste du monde :D Ce jeu, je n'aime pas du tout y jouer quand je suis seule, je m'énerve toute seule contre les autres, mais avec des potes, c'est vraiment super marrant. Bon, l'apprentissage de départ est assez complexe (pour qui ne sait pas, il s'agit d'une sorte de foot, mais où les joueurs sont des voitures, et où les lois de la physique sont relativement aléatoires !), mais une fois qu'on commence à faire environ 60% de n'importe quoi et 40% d'à peu près maîtrisé, on se marre beaucoup :)

Ailleurs sur les z'internets

Les notes de Julie Les notes de Mathieu

 
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