BlogZ

Lectures

Les derniers billets publiés sur BlogZ

from Depuis les Gorces

#Animaux

Dans une heure tu ne seras plus là... En attendant, tu broutes dans le jardin, tu as même trouvé un coin rempli de glands et je n'ai plus rien à y redire.

Je voudrais jouer au jeu des 100 souvenirs, en vrac, l'un appelant le suivant.

Je me souviens...

  1. De la première fois où je t'ai vue, sur ton annonce, gentille jument SF. Ta grande liste blanche, ton bout du nez rose, ton œil cerclé de blanc, ton bai cerise magnifique.
  2. De la visite avec une copine, on t'a emmenée en longe à la carrière municipale pour voir comment tu te déplaçais, et l'hélicoptère a décollé (ou atterrit ?) juste à côté. Tu n'as pas bougé. Incroyable.
  3. Mais du coup, pour ne pas te faire une fausse réputation de mental d'acier, je dois rajouter ta peur panique face à un robot tondeuse lors d'une rando dans les Alpes depuis chez Claire.
  4. Et ta peur systématique des gros cailloux. Big up à ma chute dans la neige suite à un galop à Montluel où on est passé à côté d'un gros caillou en contre haut. Tu m'avais impressionnée : tu as pilé, j'ai chuté, tu m'as attendue. Good girl.
  5. À Montluel, dans nos sorties avec Géraldine et son cheval qui l'embarquait, tu étais pratique : tu lui disais (au cheval) de rester derrière avec ton langage équin très explicite, et tu m'as laissé l'attraper au vol le jour où.
  6. À Montluel toujours, la gourme. Dans cette écurie où le foin pourri était stocké au dessus des boxes et où les gérants mettaient des chevaux de commerce dans les boxes des chevaux de proprio pendant que ceux-ci allaient au paddock. Tu m'as tellement impressionnée à te laisser soigner avec le mélange bétadine eau oxygénée qu'il fallait envoyer à la seringue dans ton abcès. Tu te laissais faire au clicker.
  7. Lors du stage de clicker training avec Hélène et Elodie. Tu étais amoureuse de Naka, et moi j'ai rencontré Hélène qui est devenue une amie. Tu as été à l'origine de plein de rencontres chouettes.
  8. Ton départ de chez ton naisseur. Je me rappelle que tu croques avec joie dans un épi de maïs. Tu rechignes à monter dans le van. Et le coup de spray anti mouche bien toxique dans le van juste avant de fermer pour que tu ne souffres pas des bestioles.
  9. La visite véto chez ton naisseur, Mr Chanet ou bien lieu dit le chanet ? En tous cas, tu étais sautée de la planche lors du test du naviculaire, mais il avait fallu tirer fort, et le véto a dit : ça peut être positif, mais ça peut aussi être juste qu'elle n'est pas beaucoup manipulée. Il n'avait émis aucune contre-indication à ton achat. Mais c'est de ce pied naviculaire que tu vas mourir.
  10. L'arrivée chez les Massat, voisine de box de Santino, que tu as ignoré jusqu'à ce que vous déménagiez ensemble à Échalas.
  11. Le transport pour Échalas, votre arrivée dans des boxes pour poneys, on aurait dit deux géants.
  12. La fois à Échalas où tu es au paddock avec Santino. Je t'appelle et tu reviens vers moi et Santino ne veut pas te laisser passer. Il se jette sur toi et t'arrache un bout de viande. Ton regard quand tu es paniquée et que tu ne comprends pas.
  13. De nouveau chez les Massat, tu étais accrochée à la porte coulissante du box. Je ne sais pas comment tu t'es débrouillée, mais tu t'es coincée sous la longe, tu as tirée, et tu es pendue, étranglée. Tu restes calme. Le père Massat arrive avec un gros couteau et scie la corde juste à côté de ta tête. Tu restes calme. Et tu es sauvée.
  14. L'ostéo qui passe te voir la première semaine à Vourles et qui est épatée de ta musculature. Il suppose que tu dois avoir grandi dans des prés en pente. J'en parle à tes naisseurs qui rigolent en disant que tu as grandi dans des prés « plats comme la main ».
  15. Chamadelle avec Laurianne, on se balade et on croise une famille de sangliers. Tu es super sage.
  16. Les Alpes, la fameuse rando en solo où on a croisé le robot tondeuse. On passe dans des endroits compliqués dont un passage étroit entre deux roches où les étriers frottent de chaque côté, puis un pont. Tu es brave.
  17. La rando dans le Vercors. Claire qui te juge comme une jument de « bac à sable », moi qui ne sait pas dire non, et ce chemin en bord de falaise super dangereux, tu gères. Et puis un pierrier, tu es ferrée, tu glisses, c'est long, et à un moment tu dis stop. Tu ne veux plus avancer. Tu as raison, j'aurais du dire non il y a longtemps. Mais je n'ai pas dit non, on est coincées, il faut continuer. On a continué, tu as été brave.
  18. Sans transition, stage chez F. Pignon. Tu es dans un paddock derrière l'écurie et tu tombes en amour de la jument de sport alezane du paddock à côté. Vous vous lancez des appels déchirants quand on vous sépare. C'était touchant.
  19. Pendant le stage avec Magali, tu es un peu sur les épaules, mais super mignonne. Magali est adorable, on galope un peu en cordelette.
  20. Premier cours de dressage. Ça fait même pas 3 mois que tu es arrivée, tu as mangé tous les DVD de la Cense, tu es beaucoup trop sage. Tu prends sur toi. Dans le cours on travaille les déplacements latéraux, tu stresses, tu évacues ton stress sur le mors en parlant, et je regrette déjà d'être allée trop vite.
  21. Cours de dressage à Echalas, j'ai honte de dire ton âge et le nombre d'années que tu as passées avec moi (à peine 2 ou 3 pourtant) et le fait qu'on ne fait pas grand chose techniquement parlant. Mais tu es gentille et tu travailles bien.
  22. Le manège d'Echalas, on joue en liberté avant chaque séance montée, même avec d'autres chevaux à côté qui travaillent, tu restes connectée avec moi. Un de tes jeux préférés c'est de faire la course, l'autre c'est de te cabrer. Je suis fière de nous, j'adore ces moments.
  23. Cours d'obstacle en cordelette dans le petit manège d'échalas. Je suis frustrée car tu bourres après un obstacle, je gueule un coup. Tu piles et tu lèves la tête comme si je t'avais arraché la gueule : mais tu étais en cordelette. Tu étais vraiment une super élève.
  24. Je me rappelle dans la grande carrière d'Échalas, tu cours, tu fuis dans le trot. Je tire, et puis je réfléchis. Je te demande le trèfle de la cense, on fait de longs arrêts au centre, et tu te calmes. Plus tard, tu seras tellement tranquille sous la selle (trop ?).
  25. Premières balades à Échalas dans les Combes. Je refuse de trotter et galoper tant que tu n'es pas sereine, j'ai du mal avec le jugement des autres. Je me rappelle cette combe juste en contre bas des écuries et comment tu la gérais tellement bien au pas, un pied après l'autre.
  26. Le stage de F. Pignon, je rentre dans le picadero devant une centaine de personnes, je suis terrorisée. Je te demande quelques exos, mais je ne suis pas là, et toi non plus. Tu te roules, je ne sais pas quoi faire. Est-ce que je dois te laisser faire, mais je vais passer pour une touriste, est-ce que je te mets en mouvement, mais alors je vais passer pour une méchante. Je ne sais pas trop pourquoi je suis là, tout se passait bien de mon point de vue. J'ai fini la mini démo nulle, je me sens nulle. Frédéric nous explique que techniquement tu es bien codée, mais que notre relation est nulle, qu'on n'a pas de relation. Je lui demande quoi faire, il me répond : « lui apprendre le sens de l'humour ». Je ressors totalement démunie, déprimée, démotivée. Après, je crois qu'on ne progressera plus techniquement pendant 10 ans...
  27. Les balades dans le Pilat. Je me souviens qu'on allait parfois le WE pic-niquer avec Thomas et des copains dans le Pilat. On montait à pied, et on pic-niquait ensuite. Tu étais parfaite, et tu avais compris qu'il y avait parfois des fruits et des légumes dans les tupperware.
  28. La montée dans les bois du Pilat, tu passes devant, je m'accroche à ta queue et tu m'aides à grimper.
  29. La traversée du pont grillagé (on voit tout dessous) avec Carole. C'était vraiment flippant, tu as vraiment géré. Quand je repense à celle qui aimait dire avec condescendance que tu étais une jument de bac à sable, tu avais tous tes diplômes de randonneuse hors norme. Tu aimais marcher d'un pas actif à la découverte du monde.
  30. Ton petit hennissement ce matin aux aurores, quand tu étais couchée de ton long dans le box, et que tu n'as pas relevé la tête. Ça ma brisé le cœur, mais au moins je sais que je prends la bonne décision aujourd'hui.
  31. Ta tête et ta douleur il y a quatre semaines quand ton antérieur gauche t'a lâché alors que tu souffrais déjà tellement du droit. Tes râles de souffrance. La véto qui vient en urgence et qui galère à faire toutes les images pour comprendre ce que tu as. Et le doute de savoir si tu vas passer le week-end. Et finalement l'equipalazone agit, et tu retrouves une démarche normale.
  32. Ton hennissement dès que tu me vois ou que tu m'entends dans le jardin.
  33. Ton hennissement comme pour me dire : je suis là ! quand je vous appelle et que je vous cherche dans les bois. Mais pour autant, si l'herbe est bonne, tu hésites à faire le déplacement vers moi.
  34. Ta détestation du van. Je me rappelle à Loire sur Rhône, dans ton grand pré, quand tu restais en haut du pré en me regardant avec l'air de celle qui a très bien compris, quand je venais avec le van.
  35. Cette séance nullissime à Échalas où j'ai été tellement frustrée que tu ne progresses pas avec le van, alors j'ai été dure en me disant qu'il fallait rendre encore plus inconfortable le fait de ne pas monter dans le van, et je n'ai fait que tout empirer, tout gâcher. Et je me suis assise sur un plot, et je t'ai regardé, et j'ai eu les larmes aux yeux, j'ai été tellement nulle.
  36. Notre premier concours d'equifeel, il fait froid, il y a de la brume. Tu gères de ouf tous les ateliers, SAUF le van. On gagne je crois. Et au retour, ce gars qui nous aide à te remonter dans le van avec une longe derrière les fesses. Il avait un timing parfait. Tu es montée.
  37. Ces derniers aller-retour au club de saint yzan en van. La répétition de ces petits voyages ont eu raison de tes appréhensions. À quelques mois de ta retraite, tu embarquais comme une fleur.
  38. Ta raideur des postérieurs quand Charlène doit te parer. Et le fait que tu as tellement confiance en l'humain que tu t'appuies sur nous comme sur un quatrième pied, ce qui franchement détruit le dos.
  39. Ta petite tendinite à Échalas en te relevant d'une révérence, et ta gentillesse pendant toute la durée où tu es restée enfermée au box.
  40. Ton goût pour les sourires. Les gamin·es du club qui ont découvert que tu savais faire ça et que tu le faisais pour réclamer des friandises et qui te le redemandait régulièrement.
  41. Le cross d'échalas : au galop en cordelette ! tu m'as embarquée un coup, mais tu as acceptée de te mettre sur le cercle, et après tu étais de nouveau connectée. C'était vraiment le paradis !
  42. Le concours de hunter avec Marine, on avait fait 7 heures de balade la veille, c'était pas une bonne idée, tu étais toute molle. Mais très jolie et parfaite avec ton licol en corde marron même si c'était pas autorisé.
  43. Ton opération du sinus droit. Ton premier hiver à Saint Yzan a été dur. Il a plu tout le temps, vous n'aviez pas d'abri, tu étais crevée. Alors au printemps ton système immunitaire a foutu le camp et tu nous as fait une énorme sinusite qui ne partait pas. On a fini par t'amener à Conques pour une trépanation. Je te revois dans le travail, la tête ouverte, le sang qui coule...
  44. La convalescence à Conques, je ne suis pas venue beaucoup te voir, je regrette.
  45. La convalescence à la maison. Soit disant la douleur était gérée. QUE DALLE. Tu ne mangeais quasiment pas, tu ne chassais plus Amalhia, tu avais tellement mal. J'en ai tellement voulu aux vétos de ne pas tenir compte de ta douleur... Oui mais c'est pas le protocole. Protocole mon c...
  46. Notre visite à Conques pour ta douleur au pied, les jeunes vétos qui te gueulent dessus parce que tu ne tiens pas sur la cale pour la radio « ah mais tu as encore la force de nous faire chier !!!! si tu bouges encore on te remet une dose tu vas voir tu feras moins la maligne ». Je n'ai rien su dire, j'avais envie d'hurler. Le véto sénior est arrivé, et calmement il a posé le pied de la jument qui s'est laissée faire. Elle était juste paniquée de ne pas comprendre ce qu'on attendait d'elle. J'ai perdu encore un peu confiance dans le corps médical sur leur compréhension de la psychologie des chevaux, et de leurs humain·es. Et toi tu as été résiliente.
  47. Mais toi qui était si facile aux soins, tu es devenue plus rétive à chaque visite vétérinaire. Tu ne supportes plus le pas d'âne et la râpe au fond de la gorge, tu ne supportes plus que les vétos s'approchent de ton nez. Tu as dépassé ton quota de patience. Je comprends. C'est aussi pour ça que je n'ai pas voulu te ramener encore à Conques. Encore un risque de te faire gueuler dessus parce que tu es vivante. Dans 20 minutes tu seras morte, libérée des vétos impatients, libérée de la douleur. (larmes).

  48. Hélène vient passer quelques jours à la maison à Pâques après un hiver tellement pluvieux. Il fait super beau, c'est joyeux. Tu profites du jardin et tu te couches pour dormir. Tu ronfles, tu rêves, et tu finis en photo dans un des livres d'Hélène.

  49. Tu tousses beaucoup, alors je t'ai appris à respirer dans le baby haler, tu fais ça tellement bien, tu inspires super fort. Hélène t'a prise en photo un jour de beau soleil, bien appliquée, deuxième apparition dans les livres d'Hélène. Belle gosse.

  50. Un soir à Montluel, après avoir été en stage avec Jacynthe Bouchard, je reviens armée de mon sac de 2 kg de carottes, et j'aimerais voir si tu peux proposer des trucs en renforcement positif. Tu ne comprends absolument rien et j'ai le droit à une immobilité tellement longue (sourire)

  51. Cet autre soir à Montluel où on joue dans le petit manège. Tu quittes le cercle pour aller sauter 2 plots en plastique de 60 cm, mais dans la longueur. Le gérant qui voit ça hallucine. Je ne dis rien, mais en vrai, moi je ne te l'avais pas demandé (sourire). Et puis en vrai, tu fais souvent la gueule dans ces moments là, mais il ne voit pas ça. Les gens ne voient pas que les chevaux sont frustrés ou malheureux.

***

Tu es partie. Enfin, ton âme. Il reste ton grand corps couché sur le flanc dans l'herbe. Tu t'es couchée en douceur. Et puis tu as soufflé un grand coup. Et puis ton cœur a mis un peu plus de temps à lâcher l'affaire. Amalhia était plus intéressée par ton seau que par toi au départ. Ensuite elle a essayé de te réveiller, mais tu es partie. On attend l'équarrissage, mais c'est un stress pour moi et plus pour toi.

***

  1. Échalas, dentiste sans sédation. Elle prend le temps, tu te laisses faire mais tu râles déjà pour les molaires, on ne refera plus sans sédation.
  2. Toujours Échalas, sur le cross à pied, tu sautes joyeusement dans le gué l'été.
  3. Encore Échalas, j'organise un concours d'Equifeel, je suis gelée, épuisée, et tu dévies sur le reculer sur 6 mètres, exo dont tu es la reine. À la fin de l'exo, je claque la badine sur ma botte contre moi même, mais tu le prends pour toi, tu pars au galop, saute la clôture de la carrière et galope dans le club. La honte...
  4. La fête d'Halloween à Échalas. Petite démo en licol puis en liberté devant les gamin·es du club. C'est ce qui a lancé ma mini carrière d'enseignante non officielle d'équitation éthologique.
  5. Montluel 2, le véto qui vient pour faire le prélèvement pour comprendre à quoi tu es allergique et qui te fait tousser. Le véto ne nous connait pas et est assez méprisant.
  6. Échalas, tu balades ma maman comme la jument sûre que tu sais être.
  7. Rando de printemps dans les monts du lyonnais avec Ariane. On se met en équilibre dans la montée pour voler des cerises sur le bord du chemin.
  8. Rando avec élo en Ardèche. Tu nous fais une énorme trouille en bloquant au milieu de la journée de rando, comme un coup de sang ou une crise d'emphysème. Et puis tu repars.
  9. Un peu plus loin dans cette rando, on est suivi par un âne qui a sauté la clôture de son pré. Je n'arrive pas à le faire dégager. Tu le menaces une fois, je t'encourage, une deuxième, et puis tu te jettes dessus toutes dents devant et il finit enfin par déguerpir.

***

Je suis ressortie car Amalhia t'appelait. C'est dur pour elle. Alors on a passé un bout d'aprèm à côté de toi avec Amalhia qui te veille. Et puis ensuite on est allé·es se promener avec Amalhia, Thomas et Iggy. Amalhia ne voulait pas trop partir, elle a beaucoup regardé derrière elle, et quand on est rentré·es, elle est revenue te voir et te lécher un peu.

***

  1. Je me rappelle toutes ces fois où, couchée, tu me laisses venir me mettre à côté de toi, ta confiance, et ta douceur.
  2. Quand tu as servi de promène-couillon pour les deux filles d'un collègue qui ont été insupportable.
  3. Quand une copine te monte et qu'elle n'a pas les mêmes codes que moi, et que tu ne bouge pas d'un cm : l'humiliation (sourire).
  4. Quand tu as laissé Thomas apprendre à monter quelques fois avant de boiter définitivement.
  5. Quand on sortait en dextre avec Amalhia, tu étais sage, bonne maîtresse d'école.
  6. Quand tu as eu une abeille coincée dans les crins derrière la têtière, et que j'ai eu super peur (et toi aussi ! )
  7. Quand on remontait au grand galop la côte de la balade vers la forêt de Loire. Globalement, tu étais vraiment une incroyable jument d'extérieur, et tu n'as pas transmis ça à Amalhia...
  8. Quand hier j'appelais Iggy qui a appris à escalader une barrière pour se faire la malle, et que c'est toi qui répondait.
  9. Toutes ces fois où tu as hennis hier dès que tu me voyais.
  10. Avec la véto pour les radios, tu te ranges comme une voiture en mode auto-park, tu es craquante.
  11. De nuit, avec ton couvre-rein fluo, dans la forêt autour de Vourles, à la lumière de la frontale, tu étais un peu plus sur l’œil que d'habitude.
  12. Quand tu as chassé le chien qui était rentré dans le rond de longe à Echalas, toutes dents dehors encore.
  13. Quand on était allées faire une démo dans un club où je donnais un stage d'étho, et que tu avais été moins bien qu'à la maison, évidemment. Mais c'était déjà très bien, à l'époque, la barre était basse.
  14. Quand on a passé quelques jours dans la Loire, que tu dormais dans le rond de longe géant, et que tu t'es blessée un pied dans la rivière.
  15. Quand tu pataugeais avec Nevada dans la mare des prés du Pilat.
  16. Dans ton paddock de régime dans ce même pré. Ironie de savoir que quelques années plus tard je galèrerais à te tenir en état.
  17. Ces reculés que tu faisais tellement bien, et avec tellement de coeur.
  18. Ce blabla sur le mors insupportable. Je l'ai déclenché dans les 3 premiers mois où tu es arrivée avec les cessions de mâchoire de Karl, et c'est disparu à Saint Yzan dans les dernières années, quand j'ai arrêté de te demander de céder, et que j'ai laissé le mouvement te mettre en place.
  19. Cette sale tête dans certains exos de travail à pied, et cette tête trop mims sur d'autres. Ça tu l'as filé à Amalhia, enfin, c'est probablement plutôt moi qui le génère.
  20. Ce concours de dressage pathétique où on est allées avec Laurianne. Mon stress du transport de se garer dans un parking tout boueux avec l'attelage le plus pourri de tous les compétiteurs ! Tu avais été sage, mais on n'était pas prêtes.
  21. Une séance de longue rênes sur le parking du haut d'échalas pendant que tu te remettais de ta petite tendinite.
  22. Le passage des branches basses restées à une taille poney lors d'un concours d'equifeel. Tu avais fait le chat, j'étais bluffée. Bon ensuite tu avais plus trop voulu passer les branches basses, c'était devenu nettement moins fun.
  23. La peur de te voir t'étouffer lorsque tu as fait une obstruction oesophagienne au pré, la galère du véto car on n'avait pas de lumière, le soulagement à la fin.
  24. Les vers gros comme mon petit doigt qu'on retrouve dans tes crottins, alors que tu étais toute maigre après Vourles, on te voyait la colonne au niveau du bassin. Clairement tes premiers mois avec moi ont été bien stressant, sorry.
  25. Des essais de selles à ne plus finir, et la wintec 2000 toute simple qui te va si bien.
  26. Ta tête à travers la porte du box à la maison, pendant ta convalescence.
  27. Le cirque que tu faisais avec un comportement d'entier quand Amalhia est revenue de ses 15 jours d'hospitalisation.
  28. Te voir revenir au galop l'été dernier pendant une récession de l'arthrose. Quel bonheur.
  29. Tes cabrés : beaux, droits et puissants. Tu ne m'as jamais fait peur.
  30. Tes oreilles en arrière sur les départs au galop. C'était pas notre kif ça. Alors que les heures et les heures de balade dans la nature en solo, ça ça te plaisait.
  31. Ta passion avec Revie, ta voisine de pré. Vous dormiez l'une à côté de l'autre, de chaque côté de la clôture.
  32. Ton goût pour les bananes, les kiwis, les avocats, enfin presque tous les fruits et légumes alors qu'Amalhia était beaucoup plus fine bouche.
  33. Avant-hier, quand tu as croqué le haut du plaqueminier que j'ai planté cet hiver en me regardant alors que je disais non. Tu gouttais à tous les végétaux du jardin après 1h de broutting d'herbe... Tu as même croqué dans un citron (yeux au ciel).
  34. Quand tu viens avec ton bout du nez dans mon cou, pour réclamer des grattouilles. Mon dieu que c'était doux. Et parfois tu posais ta tête. La sinusite a vraiment gâché ça.
  35. Quand tu me montres où tu veux que je te gratte : en me reculant dessus, en te grattant toi même d'abord. Très bonne communication avec les humain·es.
  36. Quand tu te mets toujours entre moi et la personne avec qui je parle dans ton paddock. Hé ! Occupez vous de moi !
  37. Quand tu fais ton pas espagnol martial, l'encolure haute, le regard presque fier.
  38. Quand tu fais le bisou, le flemehn, rattraper un objet, pousser un ballon, redresser un cône, et tous ces trucs inutiles que tu as appris au clicker.
  39. Quand tu changeais de main à peine je changeais mes appuis dans mes étriers...
  40. Quand tu m'as regardé ce matin en hennissant, droite au milieu de la cour, alors que je t'amenais ta dernière ration. Tu avais bon appétit. pas de pied pas de cheval. Plus de pied plus de cheval.

***

Au revoir Néli. Amalhia appelle, je vais l'amener te voir de nouveau.

Merci pour tout, et galope bien entre les étoiles.

 
Lire la suite...

from Fils et Mailles

Publié en 2022, prix du meilleur premier polar par le comédien, scénariste et metteur en scène Ulf Kvensler.

Un polar nordique.

Un huit-clos qui se déroule dans le grand parc naturel du Sarek en Suède.

L'auteur raconte avoir effectué une grande randonnée dans ce parc à l'âge de la cinquantaine avec deux amis pour se documenter sur ce lieu mythique. Ce fut tellement difficile et épuisant qu'il dit s'être senti comme un septuagénaire à la fin du parcours.

Grands espaces, suspense et l'art du metteur en scène...

#lectures

 
Lire la suite...

from adventices

ni l'eau à peine mobile qui va vers la brume dans un étroit fossé ni les tendres rameaux qui tendent aveuglément vers le ciel gris j'aime ronces et roseaux herbes hautes sans nom et toutes les broussailles qui ne vont nulle part

photo © Johanna Lihr @JohannaCharlotte

 
Lire la suite...

from donotread

Notez les guillemets.

Lorsque j'ai envisagé l'écriture de ce blog, c'était l'un des thèmes que je voulais aborder. Pas forcément sous l'angle que prendra cet article. Pas forcément avec l'emploi de ce terme qui peut être connoté. Mais c'est un sujet que je tenais à rapprocher de celui du précédent article, parce qu'en réalité, les ramifications sont nombreuses.

Immédiatement après avoir publié l'article précédent, j'avais ce thème en tête et il ne me restait plus qu'à trouver le temps (et la motivation, soyons honnêtes !) pour le rédiger.

Depuis lors, j'ai eu l'impression que toute l'actualité raisonnait autour de ce sujet. Et puis j'ai observé que, là aussi, l'extrème-droite s'en emparait, tapie dans l'ombre, s'érigeant comme toujours comme un prétendu rampart contre un danger venu d'ailleurs. Tout ce contexte me poussait à rédiger cet article, la motivation était donc présente, mais il me manquait du temps. Si vous lisez ceci, c'est que j'ai fini par le trouver !

(note avant publication : procrastination mon amour, j'ai écrit cet article l'été dernier, je le trouveais imparfait, il l'est toujours, je voulais l'améliorer, mais maintenant il est en plus quelque peu périmé... donc je le publie tel quel 🤷🏻‍♂️)

Et puis il y a quelques jours j'ai lu cet article. Un article que j'aurais voulu écrire. L'article qui reprend par le menu et éclairé par de nombreuses sources et références (qui manquaient à mon précédent billet) toutes les ramifications entre ce sujet, lié au numérique principalement, et mes préoccupations politiques. Tout y est, enfin presque ! Cette lecture passionnante, je vous invite à la parcourir, avant ou après la lecture de la présente. Elle m'aura permis d'économiser un temps non négligeable de recherche et de consolidation d'informations fiables que je tenais à rassembler. Comment Trump peut mettre la France à genoux en 24h

Ce billet pourra donc se concentrer de façon plus spécifique sur mon analyse personnelle. Oui c'est prétentieux, qui s'intéresse à mon avis ? (voir mon premier billet à ce sujet) Après tout c'est un blog, pas un agrégat d'actualités resucées, brodées par une IA et parsemées de publicités pour optimiser votre temps ici et mon gain en revenus publicitaires (a priori il n'y en a pas ! 👀).

Le constat dressé par Maël Thomas est criant, à la fois de tristesse et de réalité :

Notre dépendance numérique aux États-Unis est un danger systémique.

À ma modeste échelle, cela fait quelques années que j'ai commencé à vouloir me défaire de l'emprise numérique des GAFAM : auparavant précurseur, au sein de ma famille comme dans mon cercle d'amis, dans l'utilisation des produits Google, j'ai commencé à douter des promesses de gratuité sans contrepartie, et surtout à m'apercevoir qu'une réelle dépendance commençait à s'installer : pour moi, bien que j'en sois conscient, mais de manière plus inquiétante pour l'immense majorité des digital natives ou des semi-vieux comme moi, mais convertis sur le tard au numérique.

La page DÉGOOGLISONS INTERNET, lancée depuis 2014 par l'association https://framasoft.org/, résume très bien les enjeux : C’est quoi le problème ? Les géants du web ont une telle puissance qu’ils exercent une domination technique, économique, culturelle et politique sur nos sociétés.
Ces dominations posent de nombreux problèmes pour nos libertés  :
- Capitalisme de surveillance
- Dérives démocratiques
- Fermeture sur une seule vision de société
- *Centralisation des données et des attentions

Dès lors, des alternatives ont commencé à éclore un peu partout, sous l'impulsion de cette initiative, avec la création du Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires ( 😻 https://www.chatons.org/).

Ou encore la naissance de réseaux sociaux décentralisés, indépendants et interopérables par le biais du Fediverse : Pixelfed pour la 📷 photo, Mastodon pour le 🐦 microblogging, PeerTube pour la 📽️ vidéo, Mobilizon pour ✊ l'organisation d'événements ou encore, pour écrire des articles de blog, 🪶 plume ou ✍️ write freely (utilisé pour ce blog).

Mais 10 ans plus tard, si des alternatives existent, le constat est terrible : la domination des GAFAM est encore écrasante.

À ma modeste échelle, que ce soit dans la sphère professionnelle ou personnelle, j'ai échoué.

J'ai échoué à convaincre, d'une part, mais je dois reconnaître que j'ai également échoué à trouver pour moi-même des alternatives fiables et en alignement avec mes valeurs. Mais pour paraphraser une célèbre citation parfois attribuée à Talleyrand, si cela me désole, la comparaison avec les coups d'épée dans l'eau de nombreuses institutions pourrait me consoler : – La note de la DINUM explicitant clairement que la Règle 9 de la doctrine Cloud au centre ne permettait pas le déploiement de l'offre Office 365 de Microsoft, en septembre 2021 ; – Ce qui n'a pas empêché l'Éducation nationale, pourtant fer de lance des communs numériques, de jouer au mauvais élève il y a quelques mois ; – La CNIL donnant son aval pour une exploitation par Microsoft de la Plateforme de données de santé (ou Health data hub) dans une délibération controversée, indiquant naïvement que “Les données de l’entrepôt seront conservées dans les centres de données de Microsoft situés en France.“, et que les “transferts de données vers les États-Unis sont encadrés par les clauses contractuelles types de la Commission européenne.”

  • Tandis que Microsoft ne peut garantir que nos données ne seront pas rendues accessibles au gouvernement états-unien lors de cette audition au Sénat.
  • Tous les DSI, responsables, techniciens ou prestataires informatiques, à l'échelle de petites structures ou de grandes organisations, qui ont voulu alerter sur les risques à se reposer exclusivement sur les technologies de Microsoft, mais qui n'ont pas trouvé d'arguments face à des remises spectaculaires de l'éditeur pour écraser toute concurrence ;
  • et toutes les initiatives que je ne peux citer ici...

Me consoler ou m'alarmer davantage ?

Pourquoi ne pas simplement admettre notre défaite et nous concentrer sur ces problèmes plus importants ?

Cette position serait encore tenable si nous n'étions pas en train de basculer dans une nouvelle ère.
Si j'ai été surpris du durcissement du ton de notre Président, qualifiant Vladimir Poutine d'“ogre” qui “a besoin de continuer à manger” pour survivre, ou de sa cinglante réponse aux accusations abjectes de Benyamin Nétanyahou, il faudra sans doute encore de nombreuses années avant une telle prise de conscience (ou du moins ouvertement) concernant le Président américain. Jusqu'à quand pourra-t-on encore considérer ce pays comme notre allié ? Un extrait de l'article-que-j'aurais-voulu-écrire :


Exercice de prospective : Trump amasse l’US Navy dans les eaux du sud du Groenland. Que font le Danemark, le Royaume-Uni, l’Union Européenne ?

Rejetez le réflexe de pensée “non mais il ne fera jamais ça”, tout comme nous aurions du le faire avant que la Chine ne lance ses exercices militaires encerclant Taïwan, et surtout que Poutine n’envahisse l’Ukraine, que Musk fasse son salut nazi, ou que le duo Trump-Netanyahou n’expriment leur volonté de vider Gaza de ses habitants. Pour cet exercice, réfléchissez aux conséquences comme si vous aviez lu ce matin dans la presse que l’US Navy amassait ses navires autour du Groenland.

Pensez-vous que Trump et ses généraux sont suffisamment stupides pour ignorer que leurs GAFAM font tourner notre économie et que leur informatique militaire peut clouer au sol une grande partie des flottes d’aviation militaire européennes ?


Que penser quand, suite à une sanction prononcée par le département d'État américain, Microsoft coupe les mails de la Cour Pénale Internationale ? Avec des amis comme ça, personne n'a besoin d'ennemis !

Notre dépendance n'est donc plus à démontrer, et son utilisation comme arme de dissuasion est d'ores et déjà documentée.

D'accord Jean-Michel, mais on y peut quoi nous ? on va pas revenir aux cartes IGN pour ne plus utiliser Google maps et aux pigeons voyageurs pour remplacer les réseaux sociaux ?”, me demanderez-vous !

Déjà, je ne m'appelle pas Jean-Michel mais je prends la question quand même.

À notre échelle à chacun, on peut bien sûr échouer comme je l'ai fait (mais essayer quand même !) à toujours utiliser des alternatives éthiques et qui limitent notre dépendance, d'une part, tout en réduisant les revenus de ces plateformes d'autre part (même si on ne leur verse pas d'argent directement, on entérine leur domination en les utilisant par défaut).

Mais surtout, on peut prendre conscience de la réalité de la situation, parce qu'une personne avertie en vaut deux et parce que le danger est déjà là.

Le problème n'est pas tellement en soi la position dominante, ni même l'absence d'alternative : après tout, ce ne serait pas si problématique si par exemple il n'y avait qu'une seule boulangerie dans mon village, tant qu'elle ne refuse pas de vendre à mes voisins trop bronzés, ou à cause de leur accent, tant qu'elle ne profite pas de sa position dominante pour vendre ses miches à prix d'or, tant que la qualité est au rendez-vous, etc etc. La “main invisible du marché” permettra à des concurrents de s'installer à proximité si l'établissement ne répond pas aux attentes de ses clients. Merci le capitalisme ! Le problème des GAFAM tient principalement dans leur éthique, ou bien leur absence d'éthique, ou bien encore leur porosité vis-à-vis d'une extrême-droite hégémonique dans de trop nombreux pays.

Vous pensez trouver sur facebook, twitter/X, instagram, youtube (ou d'autres plateformes comme celles-ci) un espace d'expression libre ? Vous avez l'intime conviction que leur contenu ne peut nullement influencer votre jugement, vos certitudes, vos choix, votre vision du monde ? Ce sujet pourrait faire l'objet d'un billet à lui tout seul, on se contentera de le survoler : Pensez-vous que le peuple roumain est moins éclairé que vous, pour que leur élection présidentielle soit perturbée par des ingérences russes? Pensez-vous que notre solide démocratie, sa presse libre et son peuple érudit nous mettent à l'abri de telles manipulations ?

👉 Ce n'est pourtant pas difficile de faire la une de la presse à sensation avec quelques tags, et de susciter une vive émotion, aujourd'hui en surfant sur la montée de l'antisémitisme, demain sur n'importe quelle autre problématique réelle de société.

À une époque où l'on doute de plus en plus des institutions, se reposer sur ces réseaux sociaux pour espérer y trouver une lecture plus neutre de notre monde, c'est une gageüre.

Si l'union européenne tente de son côté de réguler ces plateformes, à rendre obligatoire une modération efficace, cette approche semble sinon incertaine, dans tous les cas insuffisante. J'en veux pour preuve le virage à 180° de Mark Zuckerberg après l'élection de Trump, vantant au passage les “bienfaits de l’énergie masculine”, tandis que la presse atlantiste dénonçait il y a quelques années une modération trop “woke” sur facebook. Et Donald Trump ne s'y trompe pas, il sait ce qu'il fait quand il dénonce les régulations européennes du numérique et menace les pays européens de représailles.

Alors on fait quoi ?

Le choix qui s'offre à nous est donc simple : Accepter la domination (technique, économique, culturelle et politique) et nous y soumettre ? Ou poursuivre dans la voie de la régulation, avec l'imposition de normes sanitaires, de normes de sécurité, de garanties ou labels en tous genres, dictés par l'intérêt général et non par le sacro-saint marché (et donc en privilégiant les solutions libres) ?

Pour ce qui est du numérique, cette voie nous imposera peut-être à l'avenir de recourir exclusivement à des réseaux sociaux alternatifs décentralisés. Si vous lisez cet article, c'est peut-être le choix que vous avez déjà fait ! Pour ce qui est du recours à des solutions technologiques dites “souveraines”, la prudence est de mise : la prise de conscience grandissante de cette problématique par la population générale est comme de bien entendu exploitée par notre chère extrême-droite française : j'ai vu exploser il y a quelques semaines des publications de “Souveraine Tech”, qui s'avère être l'une des briques du Projet Périclès, comme le dénonçaient récemment les journaux Le Monde et l'Humanité (articles payants 💶). Ce projet lancé par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin , visant à promouvoir l'extrême-droite.

Le sujet de notre indépendance vis-à-vis de puissances étrangères n'est donc pas simple, mais il fallait que l'extrême-droite vienne y mettre son grain de sel.

À ma modeste échelle, ma boussole restera celle d'institutions sérieuses, d'initiatives vertueuses, d'établissements dont les objectifs ne sont pas principalement financiers : la promotion du logiciel libre par l'Adullact ou encore le Conseil National du Logiciel Libre, la communauté associative autour de framasoft ou des chatons, un regard critique, une vigilance quant aux financements et dépendances, qu'elles soient choisies ou subies.

Si vous cherchez également comment sensibiliser de façon ludique vos enfants à ce sujet, je vous recommande la lecture du livre pour enfants “Ada & Zangemann, Un conte sur les logiciels, le skateboard et la glace à la framboise”, disponible sous licence Creative Commons : Attribution, Partage dans les mêmes conditions (CC BY-SA 4.0 FR).

Cette histoire raconte comment Ada, jeune fille un peu bricoleuse, va chercher à mettre en oeuvre des solutions alternatives à celles imposées par M. Zangemann, pour le plus grand plaisir de ses amis.

Pour élargir le sujet, avec des actus récentes en lien avec les thèmes abordés dans ce billet : – Le Tribunal de l'UE conforte le Data Privacy Framework (DPF) – Il s'agit de l'accord entre l'UE et les USA garantissant un niveau de protection des données équivalent au RGPD – cet “accord d'adéquation” est vivement contesté, notamment en raison du prolongement de la section 702 du Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA) – beaucoup pariaient sur l'invalidation du DPF, comme l'avaient été avant lui le Safe Harbor et le Privacy Shield) – difficile de croire que le contexte international tendu n'a eu aucune influence sur cet arbitrage – Donald Trump affirme que les Etats-Unis ont tiré sur un bateau “transportant de la drogue” et parti du Venezuela, 11 “narcoterroristes” tués – les guillemets sont de franceinfo “Narcoterroristes”

(note² avant publication : il y aurait tellement d'articles à partager en lien avec cette actualité, qui a pris de l'ampleur depuis l'été dernier... mais je publie tel quel 🤷🏻‍♂️)

Vous avez lu jusqu'ici ? Je vous avais pourtant prévenus !

 
Lire la suite...

from klerh_veille_pro

Lu

  • Au cœur de la culture, comment la MEL façonne le quotidien de ses habitants, un manifeste qui décrit le déploiement d'une politique publique de la culture à l'échelle de la Métropole européenne de Lille autour des notions de : création, accès, rayonnement, laboratoire, inclusion, croisement, participation. Intéressant en période de renouvellement des exécutifs locaux.

  • L'éveil culturel et artistique des jeunes enfants*, dit aussi “Rapport Marinopoulos, ce texte est un plaidoyer en faveur de l'extension à la toute petite enfance des dispositifs de l'éducation artistique et culturelle. Les bienfaits, d'après l'autrice, ne sont pas seulement culturels, mais aussi sociaux, physiques, mentaux, aussi bien pour les enfants que pour leurs parents et les adultes qui prennent soin d'eux.

  • Face à l'IA générative, l'objection de conscience, un manifeste d'enseignants et d'universitaires qui recommande la défiance face à l'IA générative, complété par la tribune du chercheur Guillaume Carbou, spécialiste des discours écologiques dans l'espace public, qui propose de se saisir de ce moment IA pour repenser nos systèmes : “on arrête tout, on réfléchit”.

Écouté

 
Lire la suite...

from Un rat bleu

Avant-propos

Le contenu de cet article a été rédigé en grande partie le 21 février 2026, puis finalisé le lendemain.

La compréhension de ce qui est référé par les URLs ci-dessous est conditionnée par une maîtrise de la langue anglaise écrite et orale. Il y a toutefois des morceaux qui ne la nécessitent pas : tout ce qui peut être capté par d’autres canaux sensoriels.

Chicory : A Colorful Tale

En français : « Chicorée : Un Conte Coloré ».

J’ai redécouvert récemment sous une nouvelle lumière ce jeu vidéo, sorti et découvert en juin 2021. Une qui a projeté des ombres sur ma psyché depuis le début de cet hiver 2025/2026, par le prisme d’une vidéo sur ce jeu. Tout m’avait déjà été raconté dans le jeu : ce que ça fait d’être un(e) artiste, les côtés lumineux comme les plus sombres. Mais à l’époque, ça ne m’avait pas heurté. Je n’avais pas encore commencé le chemin artistique.

Ce n’est qu’après le visionnage de cette vidéo que ça s’est activé, presque un an passé volontairement dans le processus artistique, en connaissance de mes motivations, mais moins des conséquences d’un tel choix. C’est une chose d’en entendre parler, de l’avoir en tête ; c’en est une autre de les traverser.

Au stade où j’en suis, je suis incertain de recommander ou déconseiller la pratique d’un art à quelqu’un. Un usage thérapeutique coulerait de source. Ça aide à mieux supporter sa propre condition, et même à toucher la grâce, ne serait-ce qu’un instant. Mais dès que la flamme est allumée dans le for intérieur de cet individu, le processus est enclenché irréversiblement. Il y aura des moments où les ailes seront brûlées. La combustion n’est pas le plus dur, mais bien l’atterrissage. Certains humains ont fracturé leur esprit en s’y essayant.

Pratiqué seul(e), isolé(e) d’individus et de sociétés humaines agonisant de ses blessures infligées par ses propres balles de plomb, et ayant perdu le sens des métaux précieux tout en courant incessamment derrière eux jusqu’à l’arrêt cardiaque, l’art est une discipline libératrice et fantastique. Ma pratique ne peut que s’y accorder. C’est cependant au contact d’essences plombées que sa substance purificatrice se corrompt et devient à son tour corruptrice. C’est une fois exposé au vacarme tempétueux des critiques et des jugements irréfléchis et impulsifs que l’enchantement se met à jouer des fausses notes. Un humain sage saurait pourtant que l’argent du verbe et la dorée virginité de la sérénité apportent infiniment plus de valeur à la vie que l’usinage véhément et venimeux de la basse supériorité de l’un sur les autres.

Enfin... Ainsi est ce que je constate du monde humain moderne. Exposer ma flamme créatrice à du combustible toxique en provenance de ce dernier a déjà mis à rude épreuve mon esprit. L’art a cette particularité d’amplifier et de coupler tous les spectres et signaux faibles. Tout, mélangé avec tout, même quand il est plus avisé de garder certains dans leur chambre respective plutôt que dans la même cage. De la tendre douceur, en passant par l’incertitude anxieuse, jusqu’à la rage sourde et l’angoisse tonitruante.

L’art m’a appris et continue de m’apprendre à vivre parmi les humains comme personne. Il m’a aussi lancé un défi : apprendre à aimer ; aimer tout le spectre de l’humanité, tous ses fantômes, toutes ses aspirations, tous ses rêves, réalisés comme brisés, toutes ses gammes de notes, des gravement fausses aux perçantes vraies. Et mettre chacun et chacune à sa juste place. C’est lent, c’est long, c’est douloureux. Se prendre des balles, encaisser le choc, se relever de l’affliction, plonger dans la blessure, désamorcer la mine, retirer la balle, éviter de la tirer sur quelqu’un d’autre à nouveau. Cette dernière étape est potentiellement la plus longue et la plus difficile du lot. Certains y ont laissé des plumes à essayer de s’y accrocher.

Vincent Van Gogh

Je me suis senti poussé aujourd’hui à me renseigner sur Vincent Van Gogh. Le peintre, certes, mais pas seulement. Au-delà de la présentation du statut de référence académique en art, il y a aussi Vincent Van Gogh, l’humain, l’esprit, l’âme. J’avais eu vent de certains traits de ses vie et carrière : un artiste autodidacte (au début), ayant appris son art sans formation académique, dévoué à la passion qui l’animait, dont le talent n’a été reconnu à grande échelle qu’après sa mort. Lui-même en doutait profondément de son vivant.

Il est très probable que Vincent Van Gogh ait fait partie de mon éducation artistique, à l’école, au collège et/ou au lycée. Ma mémoire n’en a gardé aucune trace. J’en déduis que ça m’était passé au-dessus de la tête à l’époque. Mais aujourd’hui, j’y suis sensitif. Son unicité. L’amour insufflé dans ses œuvres. Ses choix, ce qu’il préfère dessiner, par exemple. Dans sa peinture, et aussi dans ses paroles et écrits cités.

Je ne peux m’empêcher de lire une histoire dans la juxtaposition de ses citations. Le récit de sa vie, son parcours ; son état d’esprit du moment, celui qu’il a porté tout au long de son chemin artistique ; les distorsions de sa conscience à mesure que la condition humaine, les conséquences de sa maladie psychique et les cendres laissées par le passage de la passion plombent son âme.

Vincent Van Gogh a trépassé à l'âge de 37 ans. 2 ans auparavant, les premiers signes de maladie mentale se sont montrés. J’approche doucement de mes 30 ans cette année. Lui et moi avons développé le sens de la nature et avons été inspirés par elle au cours de notre vie. Je sais qu’accoler ces précédentes phrases peut donner l’impression que j’appréhende de sombrer, de vivre incertain de mon talent, de me voir ou d’être vu comme un échec, et/ou de tomber aux oubliettes comme lui. Tout ce que je suis en capacité de dire est que je ne considère pas ce concours de circonstances comme le fruit du hasard.

Il n’a pas été et n’est pas le seul à être tourmenté par ces luttes intérieures. De ce que j’ai pu récolter, il semblerait que ça frappe toutes les personnes qui touchent au feu artistique avec une gravité plus ou moins aigüe. Tenter de franchir un portail, escalader un mur, ou traverser un vide abyssal sur une fine corde, enchaîné à une barre d’haltère aux poignets, à des boulets aux chevilles et à un sac à dos rempli de bagages du passé. Le vertige me vient très vite dans ces situations, alors je préfère éviter de regarder en bas et imaginer les horreurs qui m’y attendent. Mais c’est trop tard. Je suis déjà engagé sur le fil.

La suite de l'aventure

Vais-je vaciller ? Chuter ? Perdre l’équilibre ? Être frappé par la foudre ? Emporté par la tempête ? Et qu’est-ce qui m’attend de l’autre côté ?

Je ne sais pas. Devrais-je savoir ?

Je ne suis pas sûr. Peut-être pas dans les détails. Tout ce que je sais est que l’art est un de mes rares moyens de me relier aux autres humains, dans leur état présent, et de me faire comprendre d’eux. Parfois, je sens que c’est le seul moyen. Tout ce que je peux faire, c’est d’accepter de prendre ce risque.

L’art a un autre lapin dans son chapeau, un qui fait autant sauter de joie les uns que pétrifier de terreur les autres, et qui est pourtant essentiel dans la progression sur ce chemin : la surprise, l’inattendu, l’imprévisible, l’improvisé.

Je verrai quand j’y serai.

#Réflexion #Artiste #Chicory #VincentVanGogh

 
Read more...

from klerh_veille_pro

Lu

  • Presque une “spéciale élections municipales” puisque Actualitté se fait l'écho d'ouverture de médiathèque à Cherbourg, de la réouverture de Louis-Nucéra à Nice sur fond de discorde électoraliste, et de la future médiathèque numérique de Nantes métropole.
  • D'ailleurs La Gazette des communes note la frilosité des politiques à aborder le sujet des politiques culturelles lors de cette campagne. Elles ont été jusqu'à il y a peu objets de consensus, et les établissements font le plein. Or, comme le note l'article, cette dépolitisation se heurte aujourd'hui à la polarisation, et le personnel politique au mieux hésite à se présenter devant “les professionnels” (entendu par le journal : du spectacle vivant), au pire, dérape.
  • On annonce une semaine ministérielle de l'IA pour tous en mai...
  • Olivier Ertzscheid fait un parallèle salutaire entre la politique confiscatoire et destructrice des entreprises d'IA générative et celle en son temps de Google Books. Il appelle en conclusion à la construction d'une “écologie de la connaissance”, une formule à creuser.
  • Et maintenant Livres Hebdo censure un passage d'entretien avec Jean-Yves Mollier parce que ses propos ne sont pas très flatteurs pour les propriétaires du groupe Hachette ?

Écouté

  • Julien et Quentin rendent hommage à Fobazi Ettarh, bibliothécaire américaine, l'une de leurs inspiratrices, et parlent d'intersectionnalité (comme deux types blancs, mais qui d'autre le ferait en France ?).

Vu

  • Les Hauts de Hurlevent : amour, haine et vengeance de Martine Saada sur Arte.tv #OndesPubliques. En écho à la sortie d'un film qui se présente comme inspiré de “la plus belle histoire d'amour de tous les temps” (...), la réalisatrice replace l’œuvre d'Emily Brontë dans le contexte historique, social et politique de son époque : colonialiste, patriarcal, isolé.
 
Lire la suite...

from Liste-Participative-EYGDD

Panier de légumes - Image : Le Giraumon

Depuis la mise en ligne de notre charte, nous évoquions l'idée d'un groupement d'achat. Mais concrètement, de quoi s'agit-il ? D'un site internet, d'une plateforme numérique ? Pas du tout — c'est même tout le contraire.

Un groupement d'achat ce sont avant tout des personnes qui se rencontrent en physique, échangent, font des propositions et décident ensemble d'acheter auprès de tel ou tel producteur, selon des critères qu'elles ont elles-mêmes définis (labels, proximité géographique, etc.). Les adhérent-es participent aussi 2/3 fois par an à la répartition des commandes.

Dans la mesure du possible, les groupements sont aussi mis en réseau les uns avec les autres — une sorte de fédération permettant de partager expériences et contacts.

Depuis plusieurs années, certain-es parmi nous participent au groupement PRISE DE TERRE en Dordogne. Celui-ci travaille directement et prioritairement avec des producteurs locaux. C'est une réalité bien concrète, déjà ancrée dans plusieurs régions, que nous souhaitons maintenant développer à Eygurande-Gardedeuil et plus largement dans la Double.

Si vous souhaitez en savoir davantage, cet excellent article donne une description assez précise du fonctionnement d'un groupement d'achat.

 
Lire la suite...

from irisdessine

Projets du moment

Personnel

  • Très envie de reprendre le dev' de projets persos, essentiellement pour pallier à des manques dans ma recherche d'outils souverains / open-source. Pour le moment, il y a 3 idées (dont des projets déjà entamés) : un todo hyper simple (à l'image de l'appli Rappels des iPhones), un gestionnaire de mots de passe offline et un trello-like.
  • Le japonais est toujours dans les parages, j'apprends un peu tous les jours ou tous les 2 jours.

Veille Technologique

Veille personnelle

  • Découverte de fluxer.app qui est une copie de Discord, mais en version open-source et dev' en Europe. En ce moment, ils sont en phase de changement d'infrastructure si j'ai bien compris, donc, parfois, l'app est indisponible, mais ça devrait se stabiliser une fois tous les changements faits.

Mes joies

  • Je réalise que je ne pense plus trop à mon dos (à part le matin et pendant mes exercices du soir), et c'est plutôt cool en fait. Ça éloigne la douleur.
  • Le plaisir d'avoir des week-ends reposants, que j'appelle “à productivité nulle”. Et donc, prendre le temps de jouer avec ma cousine, entre autres choses.
  • J'ai investi dans un fairphone après 8 années de bons et loyaux services de mon iPhone XS. Le fairphone sous /e/os de Murena, qui est une version d'Android dégooglisée !

Mes peines

  • L'actualité du monde qui est plus que déprimante, voire carrément angoissante.

Lu, vu ou écouté

  • J'ai fini Blue Period. L'anime était très chouette et très prenant ! Je le conseille, ça se dévore très vite. Dispo sur Netflix.
  • J'ai aussi commencé (et fini, parce que c'est très court), la série Wotakoi. Dispo sur Prime.
  • Nouvel épisode de The Pitt. Toujours aussi bon, comme série. Dispo sur HBO Max.

Et le jeu vidéo ?

  • On a passé la nouvelle lune de sang de 7 days to die avec le chéri et ma cousine. Sans souci. Le plus dur, c'est de passer à un niveau supérieur d'attaques de zombies pour les missions, et sur la dernière, on s'est pris une grosse fessée !
  • On avance Split Fiction tous les week-ends, et parfois même en semaine. Je pense qu'on arrive bientôt au bout de l'histoire. En tout cas, c'est toujours aussi agréable. On a chevauché des dragons, on est devenues des boules intelligentes, tout est vraiment cool à jouer !
 
Read more...

from Strafanici

Sulla cura, il burnout militante e l'importanza di pensare a dire grazie

di Khrys

Testo originale: https://blog.feministech.eu.org/feministech-7/

Distribuito con licenza CC-BY-SA

Questa settimana vorrei parlare del prendersi cura e dell'empatia, se non altro perché danno fastidio ai techbro fascisti come Musk, per i quali l'empatia sarebbe la «debolezza fondamentale della civiltà occidentale»:

The fundamental weakness of Western civilization is empathy.

E perché il prendersi cura e l'empatia sono temi fondamentali nell'ambiente militante. Il podcast di Contretemps, con Florence Poznanski, alla cui conferenza spettacolo (conference gesticulée) Je t'aime camarade ho avuto il piacere di assistere quest'estate, parla del burnout militante come di una questione strategica . Purtroppo questo tema non risparmia alcune associazioni che promuovono il software libero, la cui governance e modalità di funzionamento nei confronti dei volontari si rivelano (e non è una novità) talvolta estremamente problematiche . Un-una volontario-a è sostenuto-a solo dalla motivazione. Se lo-la si scoraggia, se gli-le si toglie il senso di ciò che fa, finisce per andarsene. Alcune organizzazioni sembrano puntare proprio su questo: l'allontanamento dei volontari maltrattati, la loro s (in tutta benevolenza) dalla circolazione, soprattutto se iniziano a criticare il modo in cui tutto questo funziona (male).

C'è anche il burnout di coloro che mantengono dei servizi o dei software liberi, spesso da soli o in numero troppo ridotto. Il 14 febbraio è stata l'occasione per ringraziarli tramite l'hashtag #ilovefs su Mastodon. Può sembrare insignificante, ma è importante: dire grazie quando funziona (e aiutare concretamente se possibile). Non intervenire solo quando qualcosa non funziona o non funziona più, per lamentarsi. In modo particolarmente significativo, il manutentore dell'utility sudo – programma noto a chiunque si sia mai interessato alla riga di comando – ha recentemente chiesto aiuto per mantenere in vita il progetto , poiché attualmente è l'unico a occuparsene…

Questo mi fa anche pensare ai Khrys'presso, la cui redazione, ogni settimana, esattamente da 430 settimane senza alcuna interruzione, è diventata poco a poco un lavoro, un vincolo, un impegno che mi impongo da sola. Ho iniziato a pubblicare queste rassegne web sul mio sito molto prima che mi venisse proposto di inserirle anche su Framablog, in una versione graficamente più curata e con delle illustrazioni. All'inizio le facevo per me stessa, per poter ritrovare più rapidamente alcuni articoli, alcune informazioni. Da quando sono anche su Framablog, mi è già stato rimproverato di non inserire un testo alternativo sulle immagini. Ho risposto che mi sarei associata con entusiasmo a chiunque avesse accettato di occuparsi di questa parte. Nessuno si è mai offerto. Perché farlo una volta è facile. Farlo ogni volta, ogni settimana, al momento giusto, è tutta un'altra storia. È lo stesso motivo che mi ha portato a smettere di tradurre sistematicamente l'inglese nei titoli e nelle citazioni del Khrys'presso (cosa che mi avevano suggerito di fare per la versione del Framablog e che ho effettivamente fatto all'inizio). Anche in questo caso, nessuno si è offerto di farlo (non una volta, ma ogni volta), quindi pazienza, resta così. Pubblicare su Framablog mi richiede almeno una o due ore di lavoro in più (un colpo di pandoc per trasformare il .md in .html, riprendere tutte le citazioni una per una per metterle tra due <blockquote> </blockquote>, scegliere e inserire le immagini...). Non voglio/posso fare di più perché so che altrimenti non riuscirei a resistere a lungo. È un peccato, non è perfetto, non è inclusivo, ma è così che stanno le cose oppure non ci sarà più Khrys'presso.

Eppure ho ancora tempo per lanciarmi in qualcos'altro, con FeminisTech? Beh sì, perché mi permette anche di esprimermi un po', invece di limitarmi a raccogliere gli articoli degli altri. Il lavoro creativo è diverso dal semplice lavoro, nel senso della Arendt . Mi permette di sensibilizzare su alcuni argomenti, di parlare di ciò che mi tocca, di sperimentare argomenti – come ad esempio la “sovranità digitale” che mi ha portato a pubblicare il mio primo post sul blog di Mediapart .

Il lavoro, certo, è importante, è persino essenziale: senza lavoro, i bidoni della spazzatura non vengono svuotati, i piatti non vengono lavati, lo sporco si accumula, niente cresce correttamente e niente viene raccolto. Senza le piccole mani del lavoro, le società crollano (il sistema capitalistico come tutti gli altri sistemi). Ma non devono essere sempre le stesse persone a occuparsene. In una società patriarcale, si cerca di far credere alle donne che fare figli, prendersi cura della famiglia, amare, siano le uniche cose che possono dare senso alla loro vita.

Certo, sì, prendersi cura, contribuire alla comunità o alla vita comune può dare un senso alla propria vita (ed è questo che alimenta l'energia del volontariato: se continuo a pubblicare le rassegne web ogni settimana, è perché ho l'impressione che siano utili, anche se solo a poche persone, perché queste ultime vengono a ringraziarmi di tanto in tanto; allora a mia volta ringrazio queste persone perché sono loro che mi danno la voglia di continuare).

Ma occorrerebbe anche 1) che ci fosse un minimo di riconoscimento del valore di tutti questi «piccoli» gesti quotidiani e 2) che non fossero affidati, imposti, sempre alle stesse persone per «liberare» le altre – che, essi (al maschile) al contrario, godrebbero del tempo, dello spazio e della libertà di spirito (addio carico mentale) per dedicarsi alle cose “importanti” (quelle che rimangono nel tempo, da contrapporre a quelle che richiedono una riproduzione, una ripetizione incessante delle stesse azioni, degli stessi compiti): partecipare al dibattito pubblico, produrre “opere”, esistere per se stessi.

È anche per questo che abbiamo bisogno del femminismo. Per distribuire meglio il lavoro, ma anche per ridargli il suo vero valore (le due cose vanno spesso di pari passo).

Dico proprio femminismo, non «donne». Perché le donne non sono «naturalmente» più portate all'empatia (o al lavoro di «cura») rispetto agli uomini . Sono state semplicemente plasmate dalla società patriarcale per essere più inclini all'empatia, per comportarsi come (nel sistema patriarcale) si desidera che si comportino. Se i maschilisti come Musk rifiutano l'empatia, è perché la associano alla femminilità e “quindi” alla debolezza. Questo è l'altro lato del patriarcato: gli uomini sono condizionati a rifiutare ogni forma di femminilità perché la femminilità è vista come una fonte di debolezza e un uomo, per definizione (patriarcale), deve essere forte.

Non è forse questa la vera radice del fascismo? Rileggiamo Marinetti e il suo Manifesto del Futurismo (come ho raccontato nella mia ultima conferenza , Marinetti, sostenitore incondizionato del regime fascista italiano, sarà nominato nel 1930 cavaliere della Legion d'Onore in Francia – sic):

Vogliamo glorificare la guerra, unica igiene del mondo, il militarismo, il patriottismo, il gesto distruttivo degli anarchici, le belle Idee che uccidono e il disprezzo della donna.

 
Continua...

from tradjincal

illustration de 3 héros tirés du jeu de role Dragonbane

J'ai joué m'a 3e partie sur Dragonbane en tant que joueur et je voudrais faire un retour. Nous jouons avec mon groupe la campagne de la boite de Dragonbane: Le Secret de l’Empereur-Dragon.

Pour l'univers, je peux pas encore trop juger, car j'évite de me spoiler. Les livres sont de toute beauté avec ces illustrations d’Anton Vitus et Niklas Brandt. D'un point de vue système, on est sur un dérivé du Zero Year Engine, je vous laisse potasser le SRD si vous en avez envie. Ici il faut lancer 1D20 et obtenir un résultat inférieur ou égal à une difficulté, avec la possibilité de pousser son jet c'est-à-dire le relancer un jet au prix d'une condition sur caractéristique qui se traduira par des désavantages sur tous les jets impliquant cette carac. Sans rentrer plus dans les détails, on a un système de base très simple et agréable.

De mon point de vue, pour tous les tests hors combat, je trouve ça très bien. Le problème est plutôt dans le déroulement des combats. Chaque début de round, on tire une carte numérotée de 1 à 10 pour l'initiative, ce qui détermine l'ordre de combat (les valeurs les plus faibles en 1er). A votre tour, on peut échanger sa carte d'initiative, puis, on a le droit à une action et un déplacement. Là ou ça devient “tactique”, c'est que la parade, l'esquive ou tout autre réaction compte comme une action. Il faut donc choisir entre parer (ou esquiver) et attaquer. Pour attaquer, on fait un test de compétence correspondant à l'arme, puis si l'attaque touche, un jet de dégâts. Sans rentrer dans le détail, les dégâts sont assez mortels. La plupart des opposants que nous avons rencontrés, ont été éliminés en 1 ou 2 coups.

Si vous avez bien tous suivi, vous voyez déjà que la stratégie pour un groupe est de faire défendre les “tanks” devant et bloquer les opposants tandis que les PJ derrière font les dégâts, les tanks (combattant ou chevalier) ayant soit des capacités de revanche soit d'agro. Et c'est tout. Je pense que les combats vont vite devenir monotones et même si les adversaires ont des compétences cools, tirer au hasard par la MJ, que les opposants tombent assez vite, ba ça devient ultra répétitif.

En système simple que je connais, je préfère Chroniques Oubliés (la V1, je n'ai pas encore lu la v2) où je trouve qu'au moins, les joueurs peuvent varier même si les dégâts sont plus faibles si qui fait tirer en longueur les combats. Je préfère aussi le fait de ne pas avoir des compétences qui, au final, sont plutôt des jets carac déguisés qu'autre chose. Je peux aussi citer le Black Sword Hack ou la défense est ilimité.

Bref, c'est dommage pour un jeu D20 qui mets quand même en avant le côté tactique. Je pense que ce jeu est vraiment fait pour des parties rapides en mode “Fast & Furious” comme indiqué sur le site de l'éditeur, en privilégiant des campagnes courtes.

#jdr

 
Read more...

from irisdessine

J'ai toujours été fan des produits Apple. L'écosystème pratique, la possibilité de passer d'un appareil à l'autre très facilement seamlessly comme ils disent. Même Siri, ne serait-ce que pour lancer un minuteur pendant qu'on cuisine, les mains dans les légumes, c'est bien pratique. Mais depuis quelques années je me disais qu'il fallait que j'arrive à passer à un choix plus libre, même plus militant, dirais-je. Surtout à cette époque où la souveraineté numérique est plus que jamais importante au vu de la situation géopolitique actuelle.

Il faut savoir une chose. Avant, j'ai testé beaucoup d'OS de téléphones. Android, iOS mais aussi Windows Phone (une vraie merde, je l'ai regretté quasi immédiatement !). J'ai vite compris que je devais rester sous iOS, bien plus pratique pour mon utilisation. C'était le choix différent d'Android que je trouvais peu efficace à l'époque.

Un début de conscientisation...

Évidemment, avec le temps, je me suis calmée, j'ai arrêté de renouveler trop souvent mes iPhones, et puis j'ai commencé le processus de déGAFAMisation. Rien n'est parfait. J'ai toujours une adresse gmail, toujours whatsapp, et encore un iPad et même un ordi sous windows. Mais beaucoup de choses ont changés dans mon usage d'Internet et de mon smartphone. Plus de réseaux sociaux sauf Mastodon. Et remplacement d'apps propriétaires par des apps open source. (En vrac, Anytype, Nextcloud, mail Zaclys, Flus, ...)

Et puis le Fairphone est arrivé. Au début, c'était trop léger en terme de performances et surtout toujours sous Android. Plus tard, les nouvelles occurrences de Fairphones étaient de plus en plus performantes mais toujours sous Android. Dans la vie, on doit souvent faire des compromis nuls du genre “j'achète les légumes français mais plein de pesticides ou les mêmes en bio mais qui viennent de l'autre bout du monde ?” mais prendre un smartphone moins bon que mon iPhone avec un OS aussi intrusif qu'iOS mais moins bon aussi, je n'étais pas prête à ce sacrifice. En attendant j'ai tout de même gardé mon iPhone près de 8 ans. Ce qui relève de l'exploit et va dans le bon sens (je ne change plus de smartphone tous les 2 ou 3 ans). Et puis /e/os est arrivé. Un Android dégooglisé et un style qui rappelle justement iOS. Un voyage prochain au Japon me faisait réfléchir au changement de mon iPhone (sa batterie ne tient plus une journée entière). Mais pour quoi ? Un smartphone bourré d'IA Gen dont je ne veux pas ? Un iPhone plus vieux, d'occas', sans IA, mais avec le risque que comporte l'occasion ? (c'est-à-dire essentiellement une batterie à courte durée de vie) C'était le moment. Le moment d'enfin passer à un choix militant.

Alors j'ai sauté le pas !

J'ai acheté le Fairphone sous /e/os !

De l'art de (re)découvrir un smartphone.

J'ai pu installer mes applis open source ou des signets de web app. Quand même quelques applis propriétaires relativement indispensables. J'ai même pu installer mon appli bancaire. Et pour le moment je suis satisfaite. Oui bon ça ne fait qu'une demi journée, mais malgré tout, la fierté d'avoir fait ce changement est bien là.

J'avais un iPhone XS. Format assez petit par rapport aux smartphones actuels. Avec le Fairphone, on change de taille. Et je dois admettre que ça fait la différence ! Je me prends à lire des articles longs dessus, tandis que j'évitais ça sur l'iPhone, parce que c'était trop petit et trop fatigant !

Il y a 3 boutons physiques que je trouve très judicieusement placés, puisqu'ils sont à peu près au milieu du smartphone. Ce qui fait qu'à la prise en main la plus naturelle, on peut accéder à l'ouverture dudit téléphone avec le pouce et aux boutons de volume avec l'index et le majeur de la même main. Pour la petite personne aux petites mains que je suis, c'est un vrai bonheur ! Il existe aussi un bouton de type interrupteur sur lequel on peut assigner une action comme on le souhaite. Moi, j'ai choisi l'allumage de la lampe torche, parce que mine de rien, je m'en sers beaucoup !

En matière de photos, je ne suis pas une spécialiste, mais il me semble que les photos sont très correctes ; du moins, je ne vois pas de différences majeures avec mon iPhone XS. Le baptême du feu se fera lors de mon voyage au Japon dans quelques mois.

Enfin, la partie logicielle. /e/os est assez mûr pour être utilisable au quotidien sans trop souffrir de ratés. Il y en a tout de même. Mais rien d'insurmontable jusqu'ici. Par exemple, mon appareil photo ne voulait simplement plus marcher. Alors, j'ai redémarré la bête et hop, c'est revenu à la normale. Fidèle à ce qu'est Android, malgré tout, j'ai un peu de mal avec les menus et sous-menus qui sont, selon moi, un peu bordéliques, mais la fonction de recherche me sauve de bien des tracas. Je veux retirer le son quand je tape sur les touches ? Je tape le mot clé “son” et je trouve rapidement le sous-menu que je veux.

Pour le store alternative fait maison App Lounge, là aussi, le travail est bien fait. On peut se connecter de façon anonyme, sans avoir à s'embêter à taper son adresse mail et son mot de passe. Et puis, les apps sont notées par nombre de pisteurs, confidentialité et permissions. Par exemple, Duolingo a une note de confidentialité de 0/10. Il y a des dizaines de pisteurs qui donnent mes infos à des services publicitaires de facebook et autres gafam du genre... Bref, à part quelques rares applications propriétaires, je me contente de ce que propose le Fairphone ou de mes applications de logiciels open source que j'utilise au quotidien. Comme Nextcloud. Ou Anytype. Et puis, réflexe que je prends peu à peu, j'installe des signets sur mon écran d'accueil, qui se comportent comme une application, mais sans l'enfermement décidé par les créateurs des apps. Par exemple, duolingo, ayant vu le nombre effarants de pisteurs, j'ai préféré installer un signet. Et comme je suis sous Firefox avec uBlock Origin d'installé, aucune pub ne vient parasiter mes leçons :D

Bref, tout ceci me donne la sensation de me rendre ma liberté, et rien que pour ça, ça vaut le coup de se passer de ce qui est “plus facile”. Certes, je ne peux plus payer ma bouffe avec ma carte ticket restau virtuelle. (J'ai filé la version physique à mes parents) Mais je m'en suis re-commandé une physique... Problème réglé.

Plus de Google Maps que j'ai tout de suite adoptée en grande nulle en sens de l'orientation que je suis ? M'en fous, y'a Magic Earth installé par défaut, et j'ai même installé HERE WeGo, qui est une sorte de Waze mais open source. Problème réglé.

Ce ne sont que de petits exemples, mais ils démontrent bien que ce qui nous semble un problème n'est qu'une création marketing de toutes ces grosses multinationales qui veulent que vous restiez sur leur application le plus longtemps possible.

Avec cet article, je ne cherche pas à démontrer que je suis parfaite, et j'ai conscience que le combat intérieur se gagne avec le temps, le temps de faire des progrès dans nos choix, de revenir en arrière, d'abandonner ce qui nous paraissait indispensable. Alors, oui, j'ai encore de la famille proche sur WhatsApp (Pareil, le service 24h/24 de l'agence de voyage pour le Japon se passe sur... whatsapp), certains de mes paiements automatiques passent par PayPal, et oui, j'ai encore un iPad et un MacBook, et un PC sous Windows. Mais chaque nouveau pas vers une solution plus vertueuse me rend plus heureuse.

Alors ne boudons pas notre plaisir sur ces petites victoires.

J'essaierai de revenir en parler après quelques mois d'utilisation histoire de voir la résistance du Fairphone dans le temps.

 
Lire la suite...

from Un Spicilège

Briser les os

J’ai découvert Briser les os presque par hasard, piquée par son intrigante quatrième de couverture. Faisant par habitude confiance aux éditions Argyll, j'étais enthousiaste à l'idée de découvrir l'univers de Cassandra Khaw, autrice malaisienne peu traduite en français. En quelques lignes, le décor de fantasy urbaine obscure était posé, terrain d'une enquête aux relents paranormaux. Si l'univers était prometteur, la lecture m’a tout de même laissé un sentiment contrasté.

Le roman nous invite à suivre John Persons, archétype du détective tourmenté, marqué par une part d’ombre et possédant en plus des capacités surnaturelles. Approché par un jeune garçon souhaitant l'engager pour tuer son beau-père abusif, il va rapidement se rendre compte que ce dernier cache bien des manières d'être un monstre.

Si le personnage principal coche un peu toutes les cases du genre (solitaire, rude, hanté par son passé), l'auteur a su lui insuffluer suffisamment d'épaisseur pour le rendre intéressant à suivre. Le véritable souci de lecture tient moins de ce qui nous est présenté de lui que de ce qui ne nous est pas dit. En effet, le texte parle sans cesse de sa vraie nature, de ses pouvoirs, de certains événements passés, comme si le lecteur était déjà au courant, sans que cela soit le cas. Cette opacité finit par déstabiliser.

Malgré cette réserve, là où Briser les os se distingue vraiment, c’est par l'angle choisi pour aborder des thèmes extrêmement lourds. La monstruosité, motif central du récit, n’est pas seulement littérale : elle se confond, dans une métaphore puissante, avec les violences familiales. Le texte choisit la suggestion, le détour symbolique, plutôt qu’un discours frontal.

L’écriture, dynamique et évocatrice, se prête efficacement à la représentation de cette ambiance sombre et urbaine. Les scènes s’enchaînent avec fluidité, et le style parvient à être à la fois nerveux et sensible. En revanche, l’univers dans lequel il nous plonge n’est jamais véritablement expliqué, les règles ne sont pas posées et de nombreuses allusions restent obscures. Résultat : une sensation de flottement et l’impression de ne pas avoir saisi toutes les clés de l’histoire.

Je serais donc bien en peine de recommander vraiment Briser les os à moins d'être prêt à accepter une part de confusion et de ne pas être trop sensible aux récits qui abordent la question des violences familiales. Il y a tout de même dedans des trouvailles qui valent le coup d'être découvertes pour peu qu'on lâche un peu prise… quitte à rester, parfois, un peu à distance du récit.


Briser les os | Cassandra Khaw | traduit par Marie Koullen | Argyll

 
Lire la suite...

from klerh_veille_pro

Lu

  • Lire ensemble : des mesures pour favoriser la lecture dès le plus jeune âge, le plan du Ministère de l’Éducation nationale pour répondre aux problématiques soulevées par les États généraux de la lecture jeunesse. On notera la préconisation de “multiplier les coins lecture” et les occasions de lire, celle de travailler étroitement avec les médiathèques... tout en réaffirmant la nécessité de la prescription de lectures en lien avec l'enseignement.

  • Je serai le feu, de Diglee, très belle anthologie de poésie féminine qui ouvre sur des potentialités de lecture et d'écriture infinies.

Écouté

  • Obéir ou réfléchir, lecture critique du rapport de l'IGESR sur l'éthique et la déontologie dans les bibliothèques. Les 2 connards dans un bibliobus nous mettent en garde contre les mésusages possibles d'un attachement trop littéral à la réglementation (la déontologie) dans une époque où une certaine frange de la classe politique ne souhaite pas forcément du bien aux agents publics. Ils reviennent également sur le lien très fort entre éthique professionnelle et personnelle, et déontologie, selon eux opposés l'un à l'autre dans le rapport.

  • Quand les femmes suivaient les soldats, une histoire des “suiveuses de guerre” pendant la Révolution et le premier Empire, par Marion Trévisi.

 
Lire la suite...

from irisdessine

Projets du moment

Boulot

  • Sur un objet interactif dont, étonnamment, la partie JavaScript est beaucoup plus simple que la partie CSS ! Mais, je suis contente d'être de plus en plus à l'aise avec la réflexion autour de solutions JS et de pouvoir les appliquer assez facilement.

  • On récupère souvent des .svg dont le code est généré automatiquement par Figma, à partir du dessin fait par les designers. Sauf que souvent, c'est n'importe quoi. Il y a 10 000 instructions de path pour un dessin qui contient 2 traits... Alors, on a pris le temps de créer nos propres svg de bouton check et croix. Comme ça, les 2 utilisent un stroke, et on peut en choisir la couleur. Et pour en savoir plus, on a utilisé cette ressource incroyable sur le sujet : https://www.joshwcomeau.com/svg/interactive-guide-to-paths/

Personnel

  • Je regarde beaucoup d'anime en VOST pour m'habituer au rythme de paroles japonaises.

Veille Technologique

  • Je constate que de plus en plus d'articles évoquent ce qu'on avait déjà réalisé depuis longtemps : l'IA fatigue, les erreurs en masse, les gens qui réalisent à leurs dépens ce que generative signifie réellement dans IA Générative, bref. Le sujet reste toujours le même, mais au moins, on est moins ébahi devant cette techno déjà obsolète.

Veille personnelle

  • Découvert du monde des wagashi, ces petits desserts japonais qui ont l’avatange d’être très peu sucrés et qui utilisent des ingrédients différents de ce qu’on a l’habitude (haricot blanc, rouge, châtaigne, farine de soja grillé, …). Notamment ce site qui me donne vraiment envie de tenter l’aventure https://www.omakase.fr/wagashi/le-monde-merveilleux-des-wagashi/
  • Et découverte d'un site de lecture de livres japonais, selon plusieurs niveaux, basés sur le principe que proposent certaines bibliothèques là-bas, sous forme d'atelier : lire, sans jugement, sans peur d'abandonner le livre (ou le paragraphe) si on bute sur un mot. https://tadoku.org/japanese/book/8777/

Mes joies

  • J'ai réalisé que “les trucs sociaux me drainent de l'énergie”, signifiaient “je suis très fatiguée quand je suis et je reviens d'un truc social”. C'est un peu con, parce que ça paraît évident, mais ça a été une sorte d'épiphanie pour moi cette réalisation. Du coup, peut-être que je saurais mieux me préparer à l'avenir.
  • La bonne nouvelle, c'est que le chéri a le même schéma de comportement que moi. Donc, les moments de repli dont j'ai besoin après un événement social, c'est en duo qu'on les fait, chacun devant son ordi (ou sa série), pas de culpabilité à ce niveau-là.
  • C'est officiel, je suis inscrite à un cours de yoga, chaque mercredi. Ça fait plaisir, ça va ritualiser au moins une séance par semaine !
  • Jouer plus régulièrement avec ma cousine. C'est vraiment cool de jouer en équipe, et avec ma cousine qui est vraiment une personne chère à mon cœur, c'est juste parfait !

Mes peines

  • Je voulais acheter des haricots blancs secs, pour préparer mes premiers wagashi, et je n'ai pas réussi à en trouver sans traces de gluten 🙃 Je suis à peu près certaine qu'il va encore falloir que j'en achète dans une boutique asiatique spécialisée, alors qu'on produit une quantité astronomique de variétés de haricots en France. (Mais toujours avec du blé à côté...)

Lu, vu ou écouté

  • J'ai fini Blue Period qui se dévore assez facilement, on se plonge rapidement dans l’univers de l’art, qui donne réellement envie de s’y essayer, comme le personnage principal ! Dispo sur Netflix.
  • Je recommence la série Bones, une sorte de série un peu doudou, facile à suivre de loin quand je cuisine ou que je dessine. Dispo sur Netflix.
  • Et je continue Wotakoi, une série autour de relations amoureuses entre geeks (et même otaku). Dispo sur Prime.
  • J'en parle pas, parce que c'est sur le long cours, mais on regarde aussi la saison 2 de Fall-out qui reste bonne malgré des arcs moins intéressants. (On suit plusieurs personnages, et il faut admettre que les plus intéressants restent la goule et l'héroïne) Dispo sur Prime.
  • Il y a aussi The Pitt dont on regarde un nouvel épisode chaque dimanche soir. À l'ancienne en terme de rythme, mais au moins, on en profite longtemps ! Dispo sur HBO Max.

Et le jeu vidéo ?

  • Reprise du jeu Portal Knights, avec ma cousine, ce qui me permet d’avancer dans mes quêtes et l’évolution de mon perso (je me rends compte que j’aime assez jouer en équipe avec les gens que j’aime, ça permet vraiment de passer une soirée cool !)
  • Et le grand retour de 7 days to die que ma cousine a également rejoins, parce que plus on est de fous plus on rit ! J’ai réussi à fabriquer un AK-47, ce qui a permis de nous sauver de situations dramatiques d’attaque de hordes de zombie !
  • Découvert d’un jeu en free-to-play qui semble être le jeu idéal pour moi. Ça s’appelle Aniimo. D’après le studio qui a conçu le jeu, toutes les cases d’un bon jeu sont cochées : c’est free-to-play mais le business model n’empêchera pas quiconque ponce le jeu de tout débloquer au fur et à mesure, c’est garanti sans IA, tout est imaginé et conçu par des humains, c’est simili-pokemon MAIS, le combat n’est pas au tour par tour, mais temps réel (et ça pour moi, c’est vraiment cool !) et enfin, c’est super méga choupinou ! Il devrait sortir courant de l’été 2026. Et si vous voulez en voir un peu plus, c’est par là : https://aniimo.com/
  • Split Fiction qu’on a démarré avec ma cousine, un jeu de coopération réalisé par le studio qui avait fait It Takes Two. On s'est fait plusieurs sessions (on a dépassé les 8h de jeu, là) et le jeu est tout aussi bien maîtrisé que le précédent. Le gameplay est aux petits oignons et les décors sont vraiment cools. L'histoire nous permet de switcher d'univers plutôt médiévalo-fantastique à des univers de SF.
 
Read more...

from Blog d'une enfant de ce siècle

CŒUR DE LION

Un morceau à l'éloge des luttes en oeuvre contre le capitalisme, et de la résistance à un système qui fait de nous des machines. Tu peux écouter ici “Coeur de lion” du groupe Alter'N Co sur toutes les plateformes de musique, et ici en cliquant sur “Listen in Browser” sans avoir besoin de compte (bonne alternative pour ceux qui évitent les autres plateformes) :

Prod : VictorB (lien Beatstars) Paroles et chant : Kaena et NANO SPHERE (lien instagram)

Paroles de "Coeur de lion"

Ecriture collective de NANO et KAENA, sur une prod de VICTORB. Chaque artiste a écrit sa partie. Sortie en ligne le 7 décembre 2025.

KAENA On est gouvernés par la thune

NANO On est gouvernés par la thune

KAENA Nano t’es pas miro ne laisse pas le faux te miner Mire tes rêves d’équité dans les yeux à émanciper Éclaire-nous il faut qu’on se voit pour ce qu’on est Des machines programmées pour saper leur humanité

NANO Les institutions nous jugent d'emblée coupables De ne pas savoir Nous assènent des coups bas Les entreprises monopolisent tout un langage Le pouvoir judiciaire protège-t-il une classe sociale Qui peut exclure par le niveau d'études ou par les thunes?

Si tu as des problèmes C'est l'aide juridictionnelle Mais l'avocat ne veut pas Que sa richesse soit fictionnelle Soit tu paies, soit tu perds, Soit tu comprends les codes Soit tu t’fais baiser par l'époque Où il importe peu qu’ils aient tort

Je vais à jouer à ce sport Et transmettre la torche J'ai choisi qu'on me forme Pour que le savoir se propage hors norme L'ignorance enseignée Ne doit rester impunie

Mon rôle à moi c'est t'expliquer Le chemin pour t'en extirper Politique de droite En réponse je tire une balle Constituée de connaissance On dit que le savoir est une arme Pour moi c'est une renaissance

REFRAIN : KAENA et NANO Prends ça pour de la provocation Entre rébellion et répression C’est l’exécution de l’oppression Entre dans la révolution Des cœurs de lion !

KAENA Certains visent l’homicide Certains visent l’homicide

NANO Certains visent l’homicide on vise le Capitalicide

KAENA et NANO Capitalicide Capitalicide

KAENA Eudémoniste écologiste féministe anarchiste J'assume ma liste ça n’va pas être triste Soliste opportuniste à l'affût des sophistes La fatalité ne m'a pas rendue fataliste

Parasite de la matrice au service du créatif Ban les grands discours exécutifs Réceptifs ni aux manifs ni aux besoins respectifs Bam Lâchez les lions je sors les griffes

Que les artistes les juristes Citad'elles LINUX la CGT La Base et L'AZER se mêlent Sans confondre les causes qu'on les mette en Symbiose Que chacun ose s'opposer à cet over Dose létale !

Mémoire procédurale Contre élite patronale restons d'égal à égal Visons plus loin que le droit syndical Quand le scandale est capital ! Oui ça fait mal De briser nos fers et les combinaisons diffèrent Eh! Nos contradictions nous désespèrent Mais on est tous à notre échelle une putain de contribution Tu veux quoi : l'utopie ou une petite compensation ?

Les étoiles existent ouvre les yeux deux secondes On va faire mieux que lâcher des bombes : L’illusion d’un monde juste va tomber sous nos frondes, Jean-Marie va s’retourner dans sa tombe !

NANO Ils veulent par anticipation Te faire perdre la partie Considère-moi comme un espion Qui ne te laissera pas apatride Nos connaissances feront saigner Leur certitude d'être uniques Au sommet d'une pyramide Dont nos actions rongent les briques

KAENA On est gouvernés par la thune

NANO On est gouvernés par la thune

KAENA Capitalicide !

REFRAIN x2 : KAENA et NANO Prends ça pour de la provocation Entre rébellion et répression C’est l’exécution de l’oppression Entre dans la révolution Des cœurs de lion !

KAENA et NANO Certains visent l’homicide Certains visent l’homicide

NANO Certains visent l’homicide on vise le Capitalicide

KAENA NANO Capitalicide Capitalicide

KAENA et NANO Certains visent l’homicide Certains visent l’homicide

NANO Certains visent l’homicide on vise le Capitalicide

KAENA NANO Capitalicide Capitalicide

KAENA Capitalicide !

 
Lire la suite...