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from Depuis les Gorces

Je suis née dans une famille grossophobe dans une société grossophobe. Je ne suis pas grosse aux yeux de la société, mais je vis, comme la majorité des femmes, avec cette culpabilité de ne pas être assez mince. Et avec l'injonction contradictoire dans ma famille d'intellos qu'il ne faudrait pas accorder d'importance au physique, car ça n'est pas ce qui compte.

Depuis 20 ans, j'ai compris beaucoup de choses, et récemment encore plus. Maintenant, j'ai envie de partager !

J'ai découvert la grossophobie

J'ai pris conscience de ce jugement sur le poids de toustes, enfin surtout des femmes vers 25 – 30 ans, grâce à Twitter. J'y suivais des comptes de femmes grosses qui racontaient leurs vies, et j'ai progressivement ouvert les yeux et compris des trucs.

Je me rappelle lire de nombreux témoignages de femmes découvrant les albums photos de leur enfance, à une époque où on leur reprochait déjà leur poids (médecin et/ou famille), alors qu'elles n'étaient pas du tout grosses. Elles partageaient leurs photos. Elles étaient peut être juste un tout petit peu plus rondes, peut-être avec des bonnes joues, mais franchement, pas grosses. Mais l'angoisse familiale et médicale qu'elles deviennent grosses leur étaient déjà tombé dessus, avec les injonctions à faire attention. Et j'ai compris que souvent c'était ce contexte, cette attention permanente portée au poids qui transforme un je ne sais quoi de l'adolescence en trouble du comportement alimentaire.

Je me rappelle découvrir les conséquences sur leurs vies de la grossophobie. Comment les médecins les soignent moins bien puisque de toutes façons, tous leurs problèmes doivent être liés à leur poids (spoiler : il y a beaucoup trop d'histoires d'erreurs médicales associées à leurs histoires). Comment les gens de la rue, leurs « ami·es » se permettent des commentaires et des conseils sur leurs poids et sur leurs habitudes alimentaires. Ces médecins qui conseillent à des femmes grosses d'arrêter d'aller au fast-food, sans savoir que ces femmes n'y vont jamais. J'ai découvert que nombre de ces femmes essayaient de ne jamais manger en public pour moins se sentir jugées.

Et enfin, j'ai découvert qu'une remarque qui me semblait anodine à moi, femme mince née dans une famille et une société grossophobe, était en fait violente et débile. C'est le compliment : « oh tu as perdu du poids, ça te va bien » et toutes les autres remarques sur la perte de poids. On veut faire plaisir, et on ramène l'autre à son poids, en lui signalant que dans notre société il y a un bon poids, et un mauvais. On le félicite peut-être pour un régime qui a de grandes chances de terminer avec un effet rebond et que la personne reprenne davantage de poids, et soit tentée de recommencer un régime encore plus drastique, qui fera un rebond encore plus haut. Et c'est comme ça qu'on passe de joues rondes à une obésité forte. Et puis surtout, une perte de poids c'est souvent associé à du mal-être ou à une maladie. J'ai en tête cette personne qui a perdu du poids, s'en est réjouie. Comme par chance elle n'était pas obèse au départ, son médecin a demandé un check-up santé. Elle avait déclenché du diabète et sa santé était en danger. J'ai lu plusieurs témoignages de femmes qui avaient été complimentées sur leur prise de poids alors que c'était lié à de la maladie ou à de la dépression.

Un super reportage sur Arte

Je me rappelle qu'on m'avait conseillé sur Twitter (à l'époque où ça n'était pas un empire nazi) un documentaire qui avait beaucoup bousculé mes convictions. Il était en accès libre à l'époque, aujourd'hui il est disponible en VOD.

Je me rappelle avoir compris avec ce documentaire que le surpoids c'est bien plus compliqué que « juste une mauvaise alimentation de quelqu'une qui ne fait pas attention » comme la société, ma famille, me l'avait fait croire.

Après ce documentaire, j'ai essayé de faire très attention pour ne plus être grossophobe dans mes actions et dans mes paroles. Et j'ai continué à lire pour être mieux informée. Pour autant, je n'ai pas réussi à diminuer le jugement que j'ai envers moi.

Un roman génial

10 ans plus tard, c'est sur Mastodon que je découvre une recommandation de lecture en lien avec la grossophobie : « The Fatness ». Je suivais depuis un certain temps son auteur Mark A Rayner, et je recherchais une lecture d'été. J'ai dévoré le livre qui est un roman très bien ficelé et plutôt drôle alors qu'il présente une dystopie terriblement réaliste.

J'ai adoré cette lecture. D'abord parce qu'elle m'a vraiment distraite, j'ai vraiment accroché à l'histoire. Ensuite parce qu'elle montre bien l'absurde et la violence de la petite grossophobie ordinaire de nos sociétés. Si on va au bout du raisonnement, le monde que l'on encourage est atroce. Enfin, parce que j'ai appris plein de choses sur l'aspect scientifique de l'obésité : comment on devient obèse, comment les régimes fonctionnent (mal), l'importance du sommeil et du stress, ...

Mon seul regret : que ce livre ne soit pas disponible en français pour le recommander et l'offrir en grand nombre !

Après la lecture de ce livre, j'ai passé un cap. J'ai décidé de ne plus laisser passer de paroles grossophobes autour de moi. J'étais récemment au bar avec une femme d'un cinquantaine d'année et une étudiante qu'elle encadre. On parle de l'été, et je fais une blague sur le fait qu'il faudra manger, au moins des cacahuètes. La chercheuse, sur le ton du second degré, répond : « Oh bah non, on veut quand même pas que XXX prenne du poids cet été ». Avant la lecture de The Fatness, ça m'aurait agacée, mais je n'aurais rien répondu. Là j'ai dit que c'était une remarque grossophobe et que le poids de XXX ne nous regardait pas. Qu'on n'avait pas à avoir de jugement. Elle a été totalement surprise, et m'a sincèrement dit qu'elle ne croyait pas que je pouvais penser ce que je disais. Que ça ne serait pas un problème si XXX prenait du poids. Et là, elle a dit quelque chose qui m'a vraiment choquée : « Est-ce que tu connais une chercheuse dans notre domaine qui soit grosse ? ». J'ai rigolé en demandant si c'était un des critères obscurs de sélection dans les comités ? Elle a dit « heureusement non »... Mais bon, après quelques échanges la conversation s'est arrêtée et l'étudiante m'a remerciée d'être intervenue.

Un podcast sympa

Et je termine ce billet de blog par un podcast que m'a recommandé récemment une amie sur un forum (oui, ma socialisation est majoritairement numérique 😆) :

Dans ce podcast, Delphine Saltel démarre sur sa fille de 12 ans qui se trouve déjà trop grosse pour nous emmener dans une réflexion sur les injonctions à la maigreur de notre société.

Elle interroge des chercheurs et des chercheuses, et nous fait comprendre un peu mieux les mécanismes psychologiques qui font qu'on entend cette injonction... Avec cet épisode, on est un tout petit peu plus du côté des solutions que dans mes précédentes recommandations. Par exemple, à l'échelle de la société, ça serait pas mal aidant qu'on arrête de valoriser les maigres dans les publicités, dans les concours de miss et dans toutes les séries TV. Donnons tous les rôles aux gros, et pas juste le moche et méchant quand c'est un homme et la grosse rigolotte et sympa quand c'est une femme.

Je faisais déjà un peu attention à la représentativité des personnes dans les visuels quand j'en commandais pour des elearning, mais il va falloir que j'y fasse encore plus attention. Je pense par exemple à une affiche faite pour les écolos (pas par moi) où on voyait une famille modèle toute mince.

Conclusion

J'écris sur un sujet qui me touche, mais où je suis plutôt du côté des oppresseurs étant une femme plutôt mince. J'espère avoir réussi à ne pas être contre-productive dans cet écrit, en ne parlant pas à la place des personnes concernées en ramenant la couverture à moi 🫣. Je suis preneuse de tout feedback, ainsi que d'autres références à partager, et des voix à faire entendre.

Et pour poursuivre la discussion, on peut se retrouver sous ce fil sur mastodon comme je ne sais pas activer les commentaires sur ce blog, et que j'ai hâte de vous lire !

#VendrediLecture #Grossophobie

 
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from donotread

Comptons ensemble

Déjà plus de 18 mois que ce flacon est vide ? Et il s'en est passé des choses, pourtant ! Pas ici, non non, mais des choses sur lesquelles j'aurais pu m'étaler, des choses qui ont bouleversé le pays, les internets, l'ordre établi, l'opinion... Voilà une orientation que cet espace ne prendra probablement pas : celle d'un blog d'actualité !

Un top 5 des événements marquants que vous n'avez pas découverts ici ? Allons-y ! 5 – La dissolution et ses innombrables conséquences ; 4 – La réponse sanglante de Tsahal aux attentats du 7 octobre, et ses innombrables conséquences ; 3 – La réélection de Donald Trump et ses innombrables conséquences ; 2 – Ma prise de conscience que, oui, pour beaucoup, “plutôt hitler que le front populaire”, ça marche encore aujourd'hui ; 1 – Cette toute petite pétition dont tout le monde parle.

Vous remarquerez le choix éditorial dans la hiérarchisation des sujets ? À vrai dire, ce top 5 serait plutôt à regarder comme un compte à rebours, une suite d'événements menant à l'inéluctable. Toujours est-il que j'aurais pu en choisir d'autres, et ce choix vous éclaire sans doute sur ce qui m'anime !

Mais quand même, cette pétition, dans la hiérarchisation... ? Et ma prise de conscience ? C'est du 2 poids 2 mesures, par rapport aux 3 autres, non ?

Hé bien pas pour moi, et je vais vous expliquer pourquoi !

Commençons par la fin : depuis quelque temps, je ne peux m'empêcher de faire le lien entre les arguments fumeux des défenseurs de la loi Duplomb, et ceux qu'on a entendus pendant les longs mois précédents le vote du référendum de 2005. J'avais, à l'époque, tout comme vous je pense, 20 ans de moins. Mais déjà une conscience politique. Peut-être moins rodée, plus hésitante, mais quand même déjà bien ancrée. Je parlais assez peu de ce que je comptais voter, en dehors de mon cercle très proche et familial, au sein duquel le “non” était une évidence. Mais en dehors, ce “non” me semblait ambigu, suspect, je craignais de devoir l'expliquer, me justifier. “Mais non je ne suis pas contre l'euro”, “mais comment ça, refermer les frontières ?”, “la guerre avec l'Allemagne ? Sérieux ?”.

Le souvenir le plus ancien que j'avais gardé de Michel Barnier, il y a 20 ans, et donc bien avant qu'il ne devienne l'un des premiers ministres les plus éphémères de la Ve République, c'était sa manière toute particulière de défendre l'importance de ce traité. Plus il parlait, plus j'étais convaincu. Plus il m'insultait, plus il cherchait à m'invisibiliser, en noyant mon intention de vote contre la “concurrence libre et non faussée” dans la mare immonde des arguments éclatés du fn, et plus ma certitude était déterminée. J'aurais voté non dans tous les cas, mais son mépris m'a permis de l'affirmer, de le revendiquer, de l'expliquer. Surtout après le résultat, soyons honnête !

Maintenant pourquoi établir un lien entre ces deux événements si éloignés, dans le temps, dans leur fond et dans leur forme ?

Pour cela, faisons un petit saut en arrière. Juin 2024, il y a à peine un an et pourtant on a l'impression de ne plus vivre dans le même monde ! Pardon de remuer ce douloureux souvenir, mais le parti à la flemme nationale venait de dépasser les 30% de suffrages aux élections européennes, auxquels on peut ajouter le score de reconquête pour parachever cette ambiance de déprime. À ce stade, je commençais (très sérieusement) à douter de ma certitude totalement affirmée et assurée depuis de nombreuses années (des décennies, n'ayons pas peur des mots !), selon laquelle le rn (ou fn) n'arrivera jamais au pouvoir, parce qu'on n'est pas un pays de racistes, parce qu'on est relativement instruits, parce qu'on a une forte conscience politique, etc etc.

En juin 2024, tout le paysage politique disait le contraire.

Notez l'emploi de l'imparfait, à l'image de cette situation.

En fin de compte, je m'étais trompé : on est bien dans un pays de cons, on a laissé les chaînes d'information continue nous abreuver de faits divers encore plus orientés que ce qu'on reprochait à TF1 dans ses pires moments des années 90/2000, on a laissé s'ouvrir de plus en plus grande la fenêtre d'Overton, on a fini par banaliser, dédiaboliser, normaliser, accepter, le rassemblement national. 30%, et même 35, c'est à dire une personne sur 3. Une personne sur 3 quand je vais faire mes courses, une personne sur 3 parmi mes collègues, une personne sur 3 sur mon lieu de vacances, une personne sur 3 dans la salle de cinéma, sur la plage en été, à la caisse du Super U, pour commenter le dernier épisode de ma série préférée, ...

Pour la première fois depuis la claque de 2002, je pensais que l’extrême droite pouvait arriver au pouvoir en France.

*Notez l'emploi de l'imparfait, à l'image de cette situation.²*

La dissolution est venue parachever cette quasi-certitude. Le moment était idéal pour l'extrême-droite... et idéal pour Macron, pour qu'ils fassent la démonstration de leur incompétence d'ici 2027. Comme si on pouvait leur donner le pouvoir sans qu'ils n'aient le temps, en plus de 2 ans, de changer suffisamment de choses pour s'assurer de le garder ?

La stratégie de Macron me paraissait claire, mais dangereuse. Osée mais pas courageuse, puisque ce n'est pas lui, ni la plupart de ses soutiens, qui seraient la cible d'une politique d’extrême-droite.

C'était donc inévitable, la honte.

Vous avez noté l'emploi de l'imparfait ? et puis... il s'est passé ce que l'on sait, et quelle que soit la situation à ce jour et les incertitudes pour demain, ce moment fait partie de l'Histoire.

Qui aurait pu prédire que le PS retournerait sa veste ? Qui aurait pu prédire que certains anticiperaient déjà l'APRÈS ? Et qui aurait pu croire qu'un an à peine après cette union qui nous a sauvés de l'extrême-droite, on en soit revenus aux mêmes querelles de “toute la gauche sauf LFI” contre l'indésirable Mélenchon ?

En 18 mois, LFI n'a jamais cédé, jamais lâché, jamais renié leurs convictions, qui sont pourtant partagées par les électeurs des verts, du PCF et affiliés, et sans doute de nombreux électeurs dépolitisés, que leur diabolisation a laissés indifférents.

Il s'en est passé des choses en 18 mois. Les accusations d''antisémitisme, les injonctions de laisser la place à une union plus “large”, les assimilations honteuses avec l'extrême-droite, les moqueries envers le “selfie-boat”, une censure du gouvernement, suivie de plusieurs échouées (PS : merci pour votre soutien), les mensonges, la manipulation, l'acharnement médiatique sur tous ceux qui soutiennent un réel rééquilibrage, une véritable justice sociale, une vraie politique de redistribution, un acharnement sans vergogne par tous ceux à qui profite le système actuel, et qu'un gouvernement encore un peu plus autoritaire ne ferait pas trembler.

Quand j'observe tout ça, depuis plus d'un, et quand au détour d'une conversation entre collègues, on en vient à parler politique, c'est toujours le même refrain que j'entends : “de toutes façons c'est tous les mêmes, c'est magouille et compagnie, ils pensent qu'à leur carrière, ...” etc etc.

La désinformation fonctionne à plein régime.

Cette phrase je l'avais entendue depuis longtemps mais je l'avais snobée. Plutôt hitler que le front populaire ? N'exagérons pas ! Au bout du compte, il y a toujours une digue, un “barrage républicain”, un sursaut.

Du peuple, oui. Mais pas de nos élites !

Si lors des législatives post-dissolution, il y a eu de la part de certains droitards une clarification, un aveu que, malgré leur acharnement, bien sûr que la France insoumise n'a rien à voir avec le rn, on observe depuis lors une campagne à grande échelle de minimisation de tout ce qui devrait rendre l'extrême-droite indésirable aux yeux de n'importe quelle personne censée, associée à une perpétuelle diabolisation de LFI.

Pour le parti médiatique, c'est une évidence, plutôt Marine que Jean-Luc, plutôt Jordan que Sandrine, plutôt Éric (choisissez parmi votre raciste préféré) qu'Aymeric, etc etc.

Dans toute cette ambiance nauséeuse, la réélection de Trump aurait pu rappeler à chacun ce qu'est l'extrême-droite, et que le rn est d'extrême-droite : incompétence manifeste, racisme crasse, rejet des minorités, recul de la science. Mais on observe un paysage médiatique totalement compatible avec cette vision du monde.

Le projet de société de l'extrême-droite peut se résumer ainsi : “N'embêtons pas ces braves gens avec des histoires compliquées, il faut laisser les élites gérer les affaires courantes, ces gens n'y comprennent rien. “

Chaque levier de contre-pouvoir devient alors une obscure agence payée avec de l'argent public pour faire on-ne-sait-pas-vraiment-quoi, l'école publique devient alors un mammouth agonisant qu'on ferait mieux d'achever, France TV un gouffre qui devrait être racheté par un milliardaire, le parlement un gaspillage manifeste des impôts des braves gens, etc etc.

Mais si ce discours semble prendre, dans la population, si la diabolisation de LFI semble trouver autant d'écho dans les classes populaire que cette idée absurde selon laquelle le rn serait “proche des gens”, on a parfois des moments d'espoir, qui nous rappellent qu'on n'est pas dans un pays de cons.

Le non de 2005 en était un. Le non à l'extrême-droite de 2024 en était un autre. Le non à la loi Duplomb vient se glisser ici, comme une étincelle dans un tunnel sombre et sans fin, pour nous rappeler qu'on est là, qu'on est nombreux, qu'on ne cède pas et qu'on ne lâchera rien.

Alors, comptons nous ! En tout cas moi je compte sur vous ✊🏻

 
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from cedval

Je vais vous raconter ma première aventure à vélo en Gravel et Bikepacking sur de la longue distance, l'édition 2025 (et la dernière 🥲) de Along Bikepacking : 450 km de Gravel entre Paris et Dijon organisé par Scops.

Un sacré défi vu que je n'avais jamais parcouru plus de 150 km en une fois à vélo, encore moins sur plusieurs jours d'affilés et en prime avec un vélo (pliant) chargé 😅.

Cela a été aussi l'occasion de découvrir de nombreuses de villes où je n'avais encore jamais mis les pieds comme Troyes ou Dijon.

Beaucoup de première fois pour cet aventure😊.

Moi sur mon vélo, de profil pris en photo par Elise Caron sur un chemin de terre au milieu d'un champ Crédit photo : Elise CARON (Instagram)

L'événement

Etant particulièrement attiré par le Bikepacking et ayant eu d'excellents retours sur l'organisation des éditions précédentes, j'étais particulièrement tenté par cet événement.

J'ai longtemps hésité avant de m'inscrire. Cela me semblait faisable physiquement par rapport à ce que j'avais pu faire précédemment malgré plusieurs inconnues. Il fallait arriver à tenir la distance sur ces 3 jours.

La seule façon de savoir c'était de tester 😁.

L'objectif était de finir dans des temps corrects chaque jour pour profiter des moments de convivialités prévus, quitte à prendre des raccourcis sur la trace en fonction de mon avancement lors de la journée.

Mon équipement

Ce n'était pas la première fois que je faisais une longue distance sur plusieurs jours, j'avais déjà fait un premier voyage à vélo (raconté ici), j'étais donc déjà en partie équipé.

La question de le faire en bivouac c'est posé au début mais plus la date approchait plus cela ne me semblait pas réaliste au vue de mon manque de préparation et de matériel de bivouac.

Heureusement, c'est au 24h de Longchamp, en discutant avec Emeline (vous la connaissez déjà si vous lisez régulièrement mon blog 😊) qu'elle m'a apprise qu'elle était aussi inscrite à Along et qu'elle connaissait un groupe d'ami de Mastodon inscrits également. Certains d'entre eux, dont Emeline, comptait dormir en dur, ouf !

J'ai donc pu oublier l'option bivouac 😁. Il ne restait plus qu'à optimiser l'équipement !

Bon, ça part mal avec un vélo qui pèse presque déjà 15 kg a lui tout seul 😅.

Voici tout le matériel parmi lequel j'ai fait mon choix (je n'ai pas tout pris) :

Photo de tout mon matériel posé sur le sol

J'ai utilisé le site www.ligtherpack.com pour lister tout mon équipement. Cela m'a permis de tester différentes configurations de sacoches avant d'essayer de tout ranger sur le vélo.

Voici un aperçu du setup que j'ai sélectionné :

Capture d'écran de la répartition de mon équipement

Vous pouvez retrouver le setup complet ici.

Et maintenant, parlons d'un élément crucial : le vélo !

Mon vélo : un Brompton G Line

Oui, vous avez bien lu !

J'ai choisi de faire 450 km de Gravel avec un vélo pliant 😁.

Ce n'est pas pour le défi, c'est juste que c'est le seul que je possède (pour le moment 😅).

Et je vous rassure, il est plutôt confortable ! Il a des roues de 20 pouces qui sont plus grande que les Brompton classiques en 16 pouces, ça aide.

Je roule avec depuis janvier 2025 : j'explique d'ailleurs ici comment j'ai choisi ce vélo. Je voulais voir jusqu'où je pouvais le pousser (et moi avec).

J'avais parfaitement conscience dès le début qu'il n'allait pas être adapté à certaines sections du tracé connaissant ses limites et les miennes : son poids, le manque de vitesses pour le dénivelé (8 vitesses : moyeu Shimano Alfine 8) et mon manque de technique en Gravel 🙈.

Malgré cela, j'étais persuadé qu'avec une approche prudente et la liberté de trace de l'événement (ce n'est pas une course), je serais capable d'en venir à bout même si cela sera surement difficile.

Je précise que cet article n'est aucunement sponsorisé, mais je devrais peut être aller voir Brompton France vu la pub que je leur fais pour le G Line depuis que je l'ai 😅.

La trace

Pierre-Charles, l'organisateur, nous a concocté une belle trace qui s'est avéré être très variée, la voici :

Chacun était libre de découper ces 450 kilomètres en plusieurs étapes mais vu que ce n'est pas une course, ils avaient conseillés quelques points d'arrêts pour que les gens se retrouvent.

Différents moments de convivialités étant prévus.

La première étape recommandée était d'aller jusqu'à St Lyé où un bivouac était organisé sur un terrain de sport. Cela faisait un premier jour à 220 km, un peu trop pour nous.

La seconde étape était d'aller jusqu'au Mont Lassois où un repas était préparé par Pierre-Charles et les bénévoles.

Et pour finir, l'arrivée à Dijon se fera dans un gymnase où un food truck sera présent. Il y aura même une tombola organisé pour nous faire gagner des cadeaux 😍.

Nous avons choisi de faire les étapes suivantes en fonction des logements réservés : – Jour 1 : Paris – Nogent sur Seine (178 km pour 600 m de D+) – Jour 2 : Nogent sur Seine – Chatillon sur Seine (172 km pour 1000 m de D+) – Jour 3 : Chatillon sur Seine – Dijon (117 km pour 1544 m de D+)

Maintenant que nous avions décidé de nos étapes, ne restait plus qu'à se préparer pour le départ.

Prêt à partir !

Le départ était donné jeudi 3 juillet à 7h30 devant le magasin Jour de vélo à Paris.

Nous étions environ 80 à participer !

Chaque participant était équipé d'un tracker GPS, vous pouviez donc nous suivre en temps réel ou revivre le tracé sur le site de solusport.

Une partie des participants et les vélos posés devant le magasin Jour de vélo lors du départ

Et voici ma belle monture, chargée et prête à partir :

Mon G Line, chargé posé le long du mur devant le magasin lors du départ

Et en vidéo, cela donne ça (sur Instagram 🙈).

Jour 1 : Paris – Nogent sur Seine

Début de l'aventure avec la sortie de Paris : cela faisait un gros groupe c'est toujours impressionnant en ville surtout vu comment nous étions équipés 😅.

Début très roulant avec une bonne partie le long de la Seine, ce qui est normal vu que c'est le thème de l'aventure.

Après 56 km, un des arrêts sur le chemin était à Seine-Port où il se trouvait une fameuse boulangerie qui se fait dévaliser chaque année 😅.

Vue de la boulangerie Varin où une horde de cycliste font la queue pour récupérer à manger

Juste avant d'enchainer ensuite par un tronçon d'une trentaine de kilomètres en foret de Fontainebleau : toujours agréable d'être en forêt !

Un passage un peu accidenté en forêt de Fontainebleau

Ensuite, les organisateurs nous avaient prévus une petite surprise avec un passage à guet :

Moi de dos en train de passer les pieds dans l'eau avec mon vélo à la main

J'ai opté pour le déchaussage. Chaussures au secs mais pieds nus sur les cailloux c'est plutôt désagréable 😅. Merci Emeline pour la photo !

La suite du parcours a été variée.

Par contre, lors d'une des descentes un peu raide et caillouteuse j'ai chuté, heureusement sans gravité pour moi. Avec les ombres entre les feuillages, j'ai roulé sur un gros caillou que je n'ai pas vu. Déséquilibré j'ai fini par terre sans me faire mal, merci les gants 😍 !

Lors de cette chute, le vélo a subit un choc conséquent qui a occasionné quelques dégâts. Parmi ces dégâts, le porte bidon a moitié cassé que j'ai rafistolé avec une sangle Restrap 🚀.

J'ai aussi tordu la patte qui tient le tendeur de chaine. Et je n'arrivais plus à changer toutes les vitesses.

C'est une fois arrivée le soir que j'ai trouvé l'origine du problème : les vitesses qui étaient désindexés suite au choc. J'ai aussi pu redresser la patte correctement.

A part ça, une première journée qui s'est globalement bien passée. J'ai suivi entièrement la trace officielle 🚀. C'était agréable de pouvoir prendre une douche et de dormir à l'abri 😍.

Résumé du premier jour en vidéo sur Instagram.

Jour 2 : Nogent sur Seine – Chatillon sur Seine

Première étape avant de partir pour cette seconde journée : la boulangerie bien sûr !

Passage à la boulangerie Camille juste avant de partir pour cette nouvelle journée

Et celle là était particulièrement bonne 😍 !

Encore merci à Emeline pour m'avoir fait découvrir le pâté en croute, c'était vraiment un délice. Je ne m'étais jamais rendu compte que certaines boulangeries en vendaient : parfait pour avoir un peu de salé en plus du sucré.

Le cycliste doit faire attention à sa nutrition qui doit être équilibrée 😁.

Avec suffisamment d'énergie, nous pouvions nous mettre en selle. Je me sentais plutôt bien ce jour là malgré l'étape de la veille, c'était agréable.

Vue sur le canal avec la centrale nucléaire en arrière plan lorsque l'on quittait Nogent sur Seine

Le jour précédent, j'avais quand même trouvé le tracé usant : surtout les sections Gravel non roulante.

J'ai tendance à préférer quand c'est roulant.

Mon vélo posé le long d'un champ avec des éolienne en arrière plan

Ayant repéré l'itinéraire du jour, j'avais déjà prévu de prendre quelques raccourcis. Particulièrement les sections de trace qui font exprès de dévier du canal pour faire du Gravel.

Mon vélo posé contre un panneau d'information du canal de la Haute-Seine

Finalement au bout d'une heure de canal non stop, j'en ai eu marre et j'ai recommencé à reprendre les sections Gravel de la trace 😅.

Cela m'a quand même permis d'arriver à Troyes plus tôt.

Mon G Line posé contre un plot en béton dans le centre ville de Troyes avec la cathédrale en arrière plan

Gain de temps non négligeable sachant que Troyes n'est qu'à la moitié du parcours.

Surtout qu'étant proche de la Champagne et allant en direction de la Côte d'Or, le dénivelé commence à se faire sentir. Ce qui va beaucoup me ralentir 😅.

Un paysage vallonée avec des vignes de part et d'autre d'un chemin de terre

Et en parlant de dénivelé, l'arrivée au Mont Lassois se méritait 😅 :

Photo du denivelé affiché sur mon GPS, il indique une pente à  presque 15 %

Les chiffres en bas de l'écran du GPS sont les pourcentages des différentes sections de la montée qui mesurait 600 mètres avec des passages à presque 15 % 🙈.

Impossible à monter avec mon vélo chargé, j'ai fini à pied !

Enfin arrivé au Mont Lassois, une petite photo s'impose avec mon vélo devant le paysage

Une petite photo devant le paysage s'imposait une fois arrivé en haut.

Heureusement, un bon repas nous attendait en haut du Mont Lassois, préparé par Pierre-Charles et l'équipe de bénévole. Parfait pour faire ensuite les 10 kilomètres qui nous restait pour aller jusqu'à la location. Beaucoup de participants restaient sur place pour camper.

Encore une belle journée après laquelle j'étais content de pouvoir prendre une bonne douche 😍.

Résumé jour 2 sur Instagram.

Jour 3 : Chatillon sur Seine – Dijon

Dernier jour pour rejoindre Dijon, le plus dur !

Moins long, 110 km environ, mais beaucoup plus de dénivelé : 1430 m de D+ annoncé !

Encore un parcours varié avec des sections roulantes.

Mon vélo posé dans l'herbe le long d'un chemin blanc arboré

Eric qui m'a pris en photo sur mon vélo en bas d'une descente Merci Eric pour cette photo 😊.

Et d'autres sections beaucoup moins roulantes 😅. Ici un passage avec une pente à 10 % et des hautes herbes qui collent bien :

Le guidon et le GPS qui affiche une pente à 10% dans un secteur pas roulant du tout avec des grandes herbes

Le point d'intérêt du jour était la Source de la Seine.

Je l'ai atteins en début d'après-midi. Lieu parfait pour l'heure du repas et de la sieste, indispensable pour se reposer un peu ! Je n'en avais pas faite le premier jour et je l'avais senti passer.

Arrivée à la source de la Seine : mon vélo pris en photo devant le panneau

Après la pause, j'ai repris la route pour Dijon.

J'ai choisi de partir sur la trace officielle JPP (pour J'en Peux Plus 🤣) : trace prévue pour ceux qui veulent un raccourci route pour éviter certaines sections Gravel.

J'ai surtout voulu éviter les gros dénivelé de la fin de la trace !

Ces raccourcis m'ont permis d'éviter trop de D+ et ne pas arriver trop tard pour profiter de la soirée. Au final, le trajet que j'ai pris n'avais “que” 1230 m de D+.

La trace JPP nous amène jusqu'au Canal de Bourgogne. Il n'y a plus qu'à le suivre sur 20 km pour arriver à Dijon !

Mon vélo posé contre un plot en béton le long du canal qui mène à Dijon

Une fois arrivée au gymnase, on pose le vélo et on profite !

Mon vélo posé à l'arrivée parmi tous les autres

Résumé jour 3 sur Instagram.

Accueil à l'arrivée

L'arrivée était géniale !

Beaucoup d'applaudissements pour féliciter ceux qui arrivait, c'était la première fois que je vivais ce genre de situation. Surtout que ma participation n'est pas passée inaperçu avec ce vélo 😅.

D'ailleurs, pour l'occasion, Pierre-Charles m'a offert 3 bières gratuites au lieu d'une, cela valait le coup 😍.

La soirée d'arrivée devant le gymnase avec food truc, bière, sodas et tables pour manger

Le repas d'arrivée était inclus dans l'inscription : un bon burger avec des grosses frites comme il faut après une telle journée.

En plus du sac de goodies d'arrivée, une tombola est venu clôturer la soirée. Plusieurs personnes sont repartis avec divers lots allant du T-Shirt à la sacoche de cadre (coucou Emeline 😁).

Très sympa mais je n'ai rien gagné : tous les numéros autour du mien ont pourtant été appelés !

Une bien belle soirée organisée à merveille pour conclure cette superbe expérience.

Vais-je tenter d'autres aventures ?

La réponse est surement oui, car j'ai vraiment adoré l'esprit de cet événement.

L'organisation était exceptionnelle et j'ai beaucoup aimé les moments de convivialité. Le fait que cela ne soit pas une course doit aider, la plupart des participants sont là pour partager un bon moment, il est donc facile d'échanger et c'est très agréable.

Par contre, je ne le ferais surement pas en G Line. Ou alors pas sans modification 😅.

C'est un excellent vélo très polyvalent, robuste et que je trouve confortable. La polyvalence est sont point fort et le coté pliant est tellement pratique ! Par contre, la polyvalence se paye dans les sections Gravel engagés et c'est normal, comme tout vélo il a ses limitations.

J'ai agréablement été surpris parce que j'ai réussi à faire avec en tout cas ! Faudrait vraiment que je teste d'autres types de vélos pour encore plus m'en rendre compte 😁.

Remerciements

Merci @emeline@piaille.fr de m'avoir invité dans le groupe 🤗, j'ai passé un super week-end prolongé. C'était un plaisir de partager cette expérience avec @Mithiriath@mamot.fr, @Pngt@mamot.fr, @NErwan@masto.bike, @EricErack@masto.bike et @tsadiq@masto.bike.

Merci à @Mithiriath@mamot.fr d'avoir crevé autant de fois, cela m'a permis de vous croiser plus souvent que je ne l'aurais pu vu que j'étais souvent derrière sinon 🤣.

Et surtout un immense merci à l'équipe de bénévoles de l'organisation et particulièrement Pierre-Charles et Simon pour l'organisation exceptionnelle de cet événement sans qui rien n'aurait été possible 😍.

C'était la dernière édition d'Along mais je suis curieux de voir ce que Pierre-Charles à prévu pour l'année prochaine 🚀.

#gravel #Along2025 #bikepacking #velo #brompton

 
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from Un Spicilège

Le Bâton d'Euclide

J'ai eu envie de renouer avec les talents de conteurs de Jean-Pierre Luminet, qui a toujours su me passionner pour l'histoire des sciences.

Avec Le Bâton d'Euclide, il centre son récit sur l'histoire de la bibliothèque d'Alexandrie et des savants qui l'ont fréquentée. Quand l'histoire commence, un général des armées du Calife Omar arrive à Alexandrie avec l'ordre de mettre le feu à la bibliothèque. Les savants présents, Philopon, sa nièce Hypathie et le jeune médecin Rhazès, cherchent alors à le faire changer d'avis en lui comptant l'histoire des savants qui ont fréquenté la bibliothèque.

Cette trame permet donc à l'auteur d'explorer la vie des savants antiques, d'Euclide donc, dont le fameux bâton servira de fil rouge et de passage de relais symbolique entre tous les savants, à Hypathie d'Alexandrie, en passant par Archimède, Eratosthène, Hipparque ou Ptolémée...

En tout plusieurs siècles de découvertes scientifiques, en astronomie, en cartographie, en mathématiques... À cette époque bouillonnante où l'homme commence à comprendre les lois qui régissent son monde, qu'il réussit à déterminer la distance entre les astres, la circonférence de la Terre, et émet l'hypothèse sulfureuse de l'héliocentrisme...

On peut compter sur Jean-Pierre Luminet pour rendre le tout limpide, digeste et passionnant. On enchaîne l'histoire des savants avec celle des guerres d'influence et on est plongé dans l'ambiance de l'antiquité dans le pourtour méditerranéen. En introduisant une touche de romanesque, il permet de lier les histoires et d'introduire un enjeu qui rend la lecture encore plus attractive. Encore un excellent moment de lecture pour qui aime l'histoire des sciences et l'épistémologie.


Le Bâton d'Euclide | Jean-Pierre Luminet | JC Lattès/Le livre de poche

 
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from 𝐋🅦🆄𝐢𝖇-ᖆ_🐧

🚧 Article et orthographe en travaux. MAJ 21/08/25

Je suis partis début Mai 2025, 20 jours au Japon, De Tokyo à Osaka, en passant par Hiroshima, Kyoto, Hakone et retour à Tokyo. Cet article fait partis de ceux consacré à cet expérience.

Les autres articles 0. Japon, un rêve oublié 1. Japon, ma préparation 2. Japon, les vols 3. Japon, premier contact 4. Japon, Osaka et Nara 5. Japon, Hiroshima et Myajima 6. Japon, Kyoto 7. Japon, Hakone 8. Japon, retour à Tokyo 9. Japon, retour en Europe


Départ de Lille

mai 2025 Le début du mois mai fût donc inévitablement et prévisiblement l’objet de préavis de grèves SNCF (crève bête immonde), on avait déjà commencé à prévoir le plan B (partir la veille pour l’aéroport), C (partir la veille en bus genre Flixbus) et D (partir en voiture et la laisser à l'aéroport). Je peux vous dire que les deux jours précédent le départ ça y a été du refresh sur le site dédié de la SNCF Les valises étaient faites, on en avait chacun une en soute (2 autorisées/pers) et une en cabine. On avait prévu d'acheter une valise sur place pour la remplir de ce qu'on achèterait là-bas. L'un des éléments les plus important, de bonnes chaussures de marches légères, confortables et rodées, j'ai fait des pics à 30000 pas/jour.

Et aussi partir un jour férié impliquait, on s'en est rendu compte un peu tard, que les bus pour aller jusqu’à la gare, il y en avait pas aux horaires qu'il nous fallait chacun de notre coté. On à dû se faire déposer.

8 mai 2025 Ça y est, le 8 mai c’était le jour du grand départ. Gare Lille-Europe, le TGV était bien là et à moiter vide, donc confort. 1ère étape, franchie on était dedans. Un peu de stress en route, quand on est dans un TGV entre Lille et Brussels, et qu'à peine dans la campagne Lillois, il s’arrête presque et roule à 12kms/h pendant un long quart d'heure...

On arrive à la gare de Brussels Midi, un peu dans son jus, pour prendre un espèce de TER, qui arrive directement dans l’aéroport de Zaventem. On a du temps. Rien de spécial ici à raconter pour les gens rompus aux aéroports internationaux. Etape 2, départ pour Helsinki, donc Europe, contrôles et embarquement standard. Comme on avait réservé en même temps mais chacun avec notre carte Visa Premier, on était pas à coté pour les 3h30 suivantes, mais ce n’était pas du tout un souci.

Je dois dire que la compagnie Finnair était au top, l'avion (que des Airbus☺️) et le personnel super, l'équipement multimédia du siège au top, avec même caméras live en dessous et au dessus de l'avion, et un “Netflix” embarqué. De beaux paysages nordiques vu du ciel à l'arrivée. Un peu d'attente inexpliquée au débarquement pour fouler le tarmac. Aéroport d'Helsinki moderne avec petits champ d'oiseaux dans les commodités, labyrinthique et au pas de course pour aller prendre la correspondance à l'autre bout des terminaux. Passage par des sas automatisés avec lecture de passeport, de figure et d'empreintes.

Étape 3 là, embarquements dans un autre Airbus Finnair pour le Japon, c’était partis pour de bon. Départ heure d'Helsinki (+1 de Paris) à 17h45, arrivée à Narita le lendemain à 16h45, dont 7 heures de décalage horaire. Heu? Faites vous même le calcul, je sais plus combien d'heures on a passé en vol. Mais j'ai réussi à dormir, à manger un repas du soir et un petit déj, le tout super qualitatif. Alors quand je dis dormir, oui surement en plusieurs périodes de 2 heures d”affilées. Dont une interruption de plus d'une heure, lorsque qu'une hôtesse me réveille et me demande si telle personne, C en l’occurrence, voyage avec moi!? Et que je dois venir à l'arrière avec elle.

J'arrive et je vois C assis par terre dans la zone kitchenette entouré de plusieurs autres hôtesses, blanc comme les ailes de l'avion. En fait il avait fait une grosse crise d'angoisse, car il avait porté depuis le départ des chaussettes de compression trop petites et l'un de ses mollets avait doublé de volume et était tétanisé. Et lui ne parlait pas le finnois et encore moins bien anglais que moi. Bref l'heure fût longue stressante pour tout le monde, entre administration de paracétamol, eau fraiche, respiration, massage, discussion en anglais pour expliquer au mieux le ressentis et traduire pour noter dans le registre le suivi. Je me demandait déjà comment on ferait pour marcher au Japon si le problème persistait ou empirait genre caillot de sang dans les veines, ce qui n’était pas exclus dans l'avion. Au bout d'au moins une heure, il allait mieux, la jambe avait un peu dégonflé mais il gardait un engourdissement. Les hôtesses on réussi à faire bouger des personnes pour que je finisse le voyage à coté de lui et le monitorer. Le vol c'est bien terminé. Du coup au débarquement j'ai du jouer des coudes pour aller rechercher mon bagage cabine que j'avais déjà rapproché dans un placard haut, mais dans le couloir d'à coté. Tout le monde était déjà debout dans les couloirs pour sortir. Merdique.

9 mai 2025 Sortie de l'avion, passage douanes/immigration/bagages à main à la longue file Disneyland, là en enlevant mes lunettes, je perds un vis de branche de lunette que je ne retrouve pas. Me voilà avec des lunettes bringuebalantes et de traviole quand j'en ai le plus besoins. Dernier checkpoint avec la sortie de l'aéroport en vu. On récupère les valises soutes. Et là le préposé à ce nouveau contrôle de passeport me dit, enfin me fait comprendre, qu'il y un problème avec mon passeport! Lequel? Démerdes-toi. Et dire que j'avais fait un préenregistrement sur le site officiel Japonais dédié à ça, sensé faire gagner du temps et me voilà bloqué à quelques pas du sol Nippon. Je me mets à coté, me reconnecte au site, vérifie les informations, mais je vois rien d’anormal. “Hum attends, cette lettre c'est un 1 ou un l sur le n° de passeport?” Je modifie, valide, me représente devant le gars... rebelote. P*tin d'informatique, je vois une borne où des gens remplissent des cartons au stylo pour faire la même chose, mais aussi un passage où on auto-valide à une borne sans le gars. J'y vais, passe mon passeport, ça marche toujours pas. Un autre préposé, celui là essaye tant bien que mal de m'aider, il me dit de revérifier les informations. Je me mets à coté, me reconnecte au site, vérifie les informations, mais je vois rien d’anormal. “Hum attends, cette lettre c'est un l ou un i sur le n° de passeport?”. Bingo ça marche je peux enfin passer la dernière porte, me voilà officiellement au Japon.

Nouvel objectif, acheter un billet de train pour le Skyliner, échanger le bon JPRPass, et récupérer une Suica (Welcome),

mais... premier contact... avec des... Gashapons. Des vingtaines alignés là à la sortie. C'est comme un shot de drogue (je pense), quand tu goutes à ça tu deviens frénétique et accro. Aller, un premier... Non il faut de la monnaie avant. Ça sera pour plus tard. Hop 1er retrait au 7Eleven situé dans l'aéroport (mais en fait on est déjà dans une gare) grâce à la carte Wise. Guichet pour l'achat d'un ticket de Skyliner en forfait (2580¥) avec un pass métro 3 jours1.

Guichet pour le JRPass, très bien accueillis et en Français SVP, nous avons essayé convertir notre JRPass, mais comme il s'agissait d'un JRPass régional Kansaï2, il fallait l'échanger à un bureau JR du Kansaï (genre gare Osaka, Kyoto ou Hiroshima), nous le savions à peu près mais ça valait le coup d'essayer. Ce bureau pouvait néanmoins nous vendre la Suica Welcome, ce que nous avons acheté préchargée de 5000Yen et acheté dans la foulée un ticket de JR Shikansen pour notre trajet Tokyo => Osaka (13500¥) dans 2 jours.

Fini les formalités nous voilà monté dans le Skyliner pour la gare de Ueno.

[1]: Pour les 2 jours suivant on payerait le métro avec la Suica plutôt que d'activer le pass métro 3 jours, qu'on garderait pour leretour à Tokyo en fin de séjour.

[2]: Vu notre parcours il était plus optimal à l'aller de prendre un JRPass régional 5 jours à 108€ (Osaka, Kyoto, Hiroshima et Miyajima) et un ticket Tokyo=> Osaka à 86€, que le JRPass Classique de 14 jours à 524€ qui passe par le nord

🚧 Article En Travaux


#Japon #Tokyo #Osaka #Hiroshima #Kyoto

 
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from 𝐋🅦🆄𝐢𝖇-ᖆ_🐧

Il faut que je vous parle de Joplin💖

En ce début d'année 2024, j'ai découvert LE logiciel de note “pour les gouverner tous👑.”
Il compile à lui seul toutes les fonctionnalités dont j'ai besoins et même celles dont je n’aurai pu imaginer l'existence. Rien qu'en écrivant cette article éloge, mon cerveau et mon enthousiasme part dans tout les sens, car en écrivant j'utilise ou pense à vous décrire telle ou telle fonction, et je ne sais pas par laquelle commencer. Petit retour en arrière, avant j'utilisai Evernote, des fichiers locaux en #MarkDown, des liens internet dans #Firefox ou dans #Shaarli ainsi que des “extraits” d'articles dans FlipBoard.

L'inconvénient de tout cela, c'est la multiplication des sites et des applications propriétaires, le code et les API fermés de certaines, la non maitrise totale de mes données, de leur sécurité et de leur non transférabilité (Evernote et FlipBoard)

J'avais déjà entendu parlé de #Joplin plusieurs années avant 2024, mais en ce début d'année, j'ai pris le temps de m'y intéresser ,et là ce fut l'extase informatique.

J'ai donc maintenant un logiciel, #OpenSource, gratuit, développé par un ingénieur breton Laurent Cozic, que j'utilise sur #Linux, Android et Window$, et que je synchronise en toute autonomie entre eux via un compte (chiffré par Joplin) NextCloud (merci Zaclys)

Gratuit, mais “vous n'êtes pas le produit” car le modèle économique repose sur le don (oui je sais il faut que je le fasse tellement il est bon) et la vente de service d'hébergement en ligne de vos notes, si vous le voulez.

Joplin est fournis avec bien sur, un web clipper pour Navigateur (et avec Markdown sous Android) pour transférer les pages internet dans Joplin.

Une petite liste non exhaustive des fonctionnalités:

  • éditeur MarkDown avancé
  • moteur de recherche et tri, classement par glisser déplacer
  • intégration des images, de PDF, de MP3 et même de vidéos.
  • correcteur orthographique
  • #OCR interne pour retrouver des mots dans les images
  • synchronisation en ligne y compris #WebDAV
  • carnets multiples et sous-carnets, étiquettes (Tags) sur les notes
  • possibilité de liens internes entre les notes
  • application personnalisable, thèmes de couleur, menus, existe en version portable...
  • export: note (html, MD, PDF...), de la base de donnée, objets
  • import possible de données Evernote
  • Bibliothèque d'extensions ouverte pour étendre les fonctionnalités
  • notes avec historique et corbeille

Qu'est ce qu'il me (vous) faudrait de plus?

 
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from Depuis les Gorces

On est nombreux·ses à se dire que c'est mal de juger. Et pourtant, j'ai l'impression qu'on fait plein de commentaires qui sont en fait des jugements et qui sont socialement tolérés. Je voulais revenir dans cet article sur quelques commentaires jugeants que j'ai trouvés blessants ou agaçants.

  • Dans un premier temps je vais analyser quelques commentaires jugeant pour essayer de mieux comprendre ce qui s'y joue.
  • Dans un deuxième temps, j'essaierai de voir ce qu'on pourrait faire différemment.

1. Quelques commentaires jugeants

a) Le commentaire jugeant caricatural

À un évènement militant, un homme d’une quarantaine d’années est venu me dire que c’était « une honte » (je cite) que je sois élue à un poste à responsabilité dans mon mouvement alors que je ne suis pas venue tracter pour cet évènement. Ici, le jugement négatif est explicite. Cet homme considère que la valeur d’un·e militant·e se juge uniquement à sa présence lors du tractage, et à sa capacité à sacrifier le reste de sa vie pour cet engagement.

Ce soir là j’étais assez sure de moi. Je suis convaincue que chacun·e apporte à un mouvement ce dont il/elle a envie ou est capable, et que c’est toujours mieux que de ne rien faire car on a peur de ne pas faire assez. Je n’ai donc pas été trop affectée par ce jugement. Si j'avais assisté à cette scène alors que je venais d'intégrer le groupe, je me serai probablement dit que ça n'était pas un lieu pour moi car je ne correspondait pas à la norme valorisée. Et je serai probablement partie.

b) Le commentaire jugeant implicite

Nous sommes quelques femmes à discuter d’où nous faisons nos courses. L’une des femmes a dit  : « ah non mais moi je vais jamais dans les supermarchés, je vais toujours au maraîcher ». Ça peut sembler anodin, mais le ton disait clairement une fierté, et du coup, en creux, un jugement négatif par rapport au fait d’aller faire ses courses au supermarché. J'ai été mal à l'aise quand cette femme d’une classe sociale plutôt élevée dise ça devant des femmes qui, je le savais, n'avaient pas ce comportement de consommation. Un peu plus tard, quand on partageait le repas ensemble, et que je me régalais du dessert, la personne qui l'avait apporté m’a dit en me chuchotant à l’oreille : « c’est de chez Lidl ». Je ne sais pas si c'était lié à la remarque en début de soirée.

Pour moi, ce commentaire était implicitement jugeant. Il réaffirmait que c'est bien d'avoir cette pratique de consommation et en osant le dire à voix haute, ça dit que c'est la pratique sociale valorisée dans notre petit groupe. Or ce commentaire était classiste. C'est un privilège d'avoir les moyens et le temps de faire ses courses à différents endroits, etc. J'étais gênée car ce commentaire pouvait faire que certaines personnes invitées se sentent mal à l'aise ou faire moins partie du groupe.

c) L’antiphrase jugeante

Il y a quelques temps, ma mère a pris l'avion pour un voyage avec des copines, et c'était OK de son point de vue car elle ne l'avait pas pris depuis très longtemps. J'étais hyper déçue et j'ai du dire quelque chose comme « Si ça te fait plaisir, chacun est encore libre de faire ce qu'il veut pendant ses vacances ». Et je n'ai aucun doute sur le fait qu'elle savait très bien que je désapprouvais. Tout comme je perçois totalement qu'elle désapprouve dès que je sors d'une alimentation parfaitement bio et équilibrée quand elle me dit : « Écoute, tu fais bien ce que tu veux maintenant ».

Et vu comme ses remarques m'agacent, je ne doute pas de l'avoir aussi agacée.

d) Le commentaire jugeant positif

Dans une discussion où on s’était promis de ne pas émettre de jugement, une personne dit en réponse à un témoignage : « c’est courageux de pouvoir aujourd’hui poser des limites ». Cette réflexion est positive et pourtant je la trouve jugeante. Je me suis beaucoup dit : ça ne fait jamais de mal de dire du positif. En fait, je ne crois plus que ça soit le cas et je trouve que les choses sont plus compliquées que ça.

Quand ma mère me dit « c’est bien que tu sois allée courir », je me sens jugée. J'ai l'impression qu'on me distribue des bons points comme si on cherchait à me dresser, et ça m'agace.

Quand une amie m’a dit « bravo d’avoir osé dire xxxxx à yyy», ça me met mise super mal à l’aise. Je me suis demandée pourquoi elle me félicitait, j’avais l’impression qu’elle se plaçait au dessus de moi en faisant ça. Qu’elle se prenait pour ma psy ou pour ma mère.

Le pompon, c'est mon oncle qui dit souvent : « Je n'aurais pas mieux fait » 🤭. Je suis toujours hyper choquée quand j'entends cette expression de la part de quelqu'un à qui je n'ai pas demandé de m'apprendre quelque chose.

2. Qu’est-ce qu’on pourrait faire à la place ?

Souvent, quand des situations me mettent mal à l’aise, je ressens le besoin d’écrire pour les analyser, mieux les comprendre, et me demander ce que j’aurais pu faire de différent : – si j’avais été à la place de l’autre personne, – et de là où j'étais.

a) Le caricatural

Je ne sais pas exactement ce que voulait l’homme qui m’a dit que seul les personnes qui vont tracter sont des vrai·es militant·es. Peut-être avait-il un (énorme) besoin de reconnaissance ? Ou bien cherchait-il un moyen d’extérioriser sa colère ? Ou bien il était juste sexiste et cherchait un prétexte pour essayer d’écraser une militante qui a de la reconnaissance qu’il n’a pas ? En essayant de lui prêter la meilleure des intentions, on pourrait imaginer qu’il essayait d’exprimer sa frustration et sa colère, et dans ce cas, on pourrait recommander une parole en « je » :

Proposition : « Quand j’ai vu qu’on n’était que 2 à tracter, j’ai été déçu et en colère.  »

Et moi, comment aurais-je pu réagir ? J’ai argumenté sur le fond : la valeur d’un·e militant·e ne se mesure pas au nombre de tracts distribués. On est inclusif et accueillant et donc on est reconnaissant·es de chaque petite ou grande chose qu’une personne fait pour le collectif. J’étais assez contente de mes arguments, mais clairement, on a été dans un dialogue de sourds.

Je lui ai aussi demandé s’il avait été content de tracter, pour contrer son besoin d’avoir une médaille, en mode : « on ne te demande pas de te sacrifier pour le groupe ». Cet argument a porté, mais comme un coup, pas comme quelque chose qui nous réconcilie et nous rapproche (en même temps, je ne crois pas que c’était ce que je cherchais).

Dans son livre « Where to draw the line. How to set healthy boundaries», l’autrice recommande de poser des barrières claires à certains comportements qui ne sont pas acceptables, et je pense que celui-ci en fait partie. À la lecture de son livre, je me dis que j’aurais pu dire :

« Je n’accepte pas que tu portes des jugements de valeur sur les militant·es de ce groupe, soit tu arrêtes, soit j’arrête de discuter avec toi ».

b) Le commentaire jugeant implicite

Moi aussi je fais toutes mes courses de légumes au maraîcher ou à la biocoop. Mais je sais que c’est un privilège (j’en ai le temps et les moyens financiers). D’un côté, j’ai envie de me dire que dans ce contexte, la meilleure option serait de se taire.

  • Si tout le monde consomme comme moi, ça ne change rien de le dire.
  • Si certaines personnes ne font pas comme moi, je leur balance un peu mon mépris de classe à la tête.

Et en même temps, je crois beaucoup à l’exemple et à l’exemplarité pour faire évoluer les normes sociales. En disant où j’achète mes légumes, je normalise le fait de les acheter ailleurs qu’en supermarché. Alors comment présenter ce que je fais sans impliquer que ne pas faire pareil c’est mal ?

J’ai l’impression qu’il y a plusieurs stratégies :

  1. Show, don’t tell : rendre visible ce que je fais, sans en faire un fromage. Dire par exemple : « Je reviens des courses chez le maraîcher », sans aller plus loin.
  2. Expliquer ce que je gagne à avoir un certain comportement. Je peux par exemple dire : « Je suis vraiment contente d’acheter mes légumes chez le maraîcher car comme ça j’ai toujours des légumes de saison, et j’ai bonne conscience d’aider des jeunes agriculteurs locaux qui font du bio ».
  3. Avoir une formulation plus mesurée : « j’essaie d’aller autant que possible chez le maraîcher et pas au supermarché pour mes légumes ».

Et qu’est-ce que j’aurais pu répondre quand j’ai assisté à cet échange ?

Sur le moment, j’ai juste dit : « £moi je n’y arrive pas, j’achète les citrons au supermarché bio* ».

J’aurais pu aussi faire un appel à nos valeurs que je sais partagées :

« On est d’accord que chacun·e fait comme elle peut et qu’on ne juge pas des comportements des autres ? ».

Ou en mode CNV (Communication non violente) :

« Quand tu dis ça, j’ai l’impression que si je ne fais pas comme toi, alors tu auras une mauvaise opinion de moi ».

c) L’antiphrase

L’antiphrase est une sorte de « non-commentaire » qui en est en fait un. Il me semble que l’idéal dans ce cas est de s’abstenir de commenter. Toutes les informations que l’on entend ne demande pas une réponse de notre part ! (ça c'est une note à moi-même). D'ailleurs, ce matin, quand mon interlocuteur m'a dit que pour lui les vacances c'était 3 semaines au soleil en Guadeloupe, je me suis tue. Point. Et c'était la bonne réaction à avoir je pense.

Avec ma mère, j'aurais pu dire ce que je ressentais. Je le lui ai d'ailleurs dit plus tard : « ça me rend triste de voir que tu te mets à prendre l'avion car je me dis que si même les personnes écolos comme toi s'y mettent, on est vraiment foutus ».

De l'autre côté, je ne sais jamais quoi répondre quand on me fait ce genre de commentaires. En général, ça me met mal à l’aise et je ne réponds rien. À la réflexion, je me dis que je pourrais essayer deux stratégies :

1) Questionner : « Pourquoi est-ce que tu fais ce commentaire ? ». 2) Poser une limite : « Je ne souhaite pas t’entendre commenter mes choix de vie quand je ne te demande pas ton avis, et là c’est un commentaire en creux. Si tu le refais, je raccroche. ».

d) Le commentaire jugeant positif

Le commentaire positif est celui qui me travaille le plus depuis plusieurs années. J’aime faire des compliments sincères, et ça me semble hyper important. J’ai du mal à trouver la frontière entre le compliment et le commentaire jugeant. En y réfléchissant pour cet article, j’ai l’impression qu’une des pistes est de parler en « je » :

  • « Très beau chemisier » → « J’aime beaucoup ton chemisier »
  • « C’était courageux que tu nous partages ça » → « J’ai été touchée par ton témoignage » ou bien « Je trouve ça difficile de partager ce type de vécu, et ça m’inspire de t’avoir entendue le faire »
  • « Je suis vraiment très contente que tu aies repris le dessin » → « J’aimerais bien savoir dessiner »
  • « C’est bien que tu sois allée courir » → « J’aimerais avoir l’énergie d’aller courir ».
  • « Bravo d’avoir dit xxx à yyyy » → « Je sais que ça n’était pas facile à faire d’aller dire xxx à yyyy, je suis contente car j’espère que ça va faire changer les choses ». Ou bien « je ne sais pas si j’aurais osé dire xxx à yyyy ».

Conclusions

J’ai entendu plusieurs fois : « il suffit qu’on se rappelle le cadre en début de réunion et qu’on se dise qu’on est bienveillant·es et non jugeant·es ». Et peu de temps après, cette même personne exprime des propos jugeant, sans s’en rendre compte.

J’ai aussi eu une discussion avec une personne très proche que je trouve très jugeante et qui m’a expliqué ne pas du tout l’être, et y faire très attention.

Je suis donc convaincue qu'il ne suffit pas de vouloir ne pas être jugeante pour ne pas exprimer de jugements. Comme toutes les habiletés sociales, ça s'apprend. Et cet article de blog était pour moi autant une manière de transmettre ce que j'ai appris / lu qu'un prétexte pour réfléchir sur mes pratiques et imaginer d'autres manières de m'exprimer.

Pour aller plus loin

J’ai cherché des ressources sur le jugement, et je n’ai pas trouvé ce que je cherchais. Je suis donc preneuse de recommandations de lectures / podcast / … !

  • J’ai trouvé chouette le livre : « Where to draw the line. How to set healthy boundaries every day » de Anne Katherine sur le fait de dire non aux comportements qui nous dérangent (dans mon cas le jugement de certain·es proches).
  • J'ai été surprise dans ce podcast d'apprendre qu'on ne peut jamais s'arrêter de juger et de se comparer aux autres : « Mince, une injonction » du podcast vivons heureux avant la fin du monde.
  • Je me souviens d'un documentaire d'arte qui expliquait à quel point les mères étaient ultra jugeantes sur leurs filles car elles voulaient les protéger de la société dont elles connaissent très bien les codes.

Et pour poursuivre la discussion, on peut se retrouver sous ce fil sur mastodon comme je ne sais pas activer les commentaires sur ce blog, et que j'ai hâte de vous lire !

 
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from 𝐋🅦🆄𝐢𝖇-ᖆ_🐧

Avec le script d'intégration Masto d'origine (fail)

Vous voyez quelque chose ici dans Zblog (WriteFreely)? Ou avez-vous une idée de pourquoi le code d’origine fournis par Masto ne fonctionne pas ici?

Post by @lbr59@mastodon.roflcopter.fr
View on Mastodon

Avec une Iframe

<iframe src="https://mastodon.roflcopter.fr/@lbr59/114912992261798670/embed" style="max-width: 100%; border: 0" width="600" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe>


#Mastodon #MarkDown #Zaclys #Fédiverse #ZBlog #EnLigne #Liens

 
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from Trucs de fous

Un peu de philo aujourd’hui autour de la valeur travail : est ce que travailler c’est vraiment si important que ça ? Et quand travailler et être en bonne santé se font concurrence que faire ?

valeur travail et santé

 
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from admin@

Quand tu souhaites autoriser un site ou un domaine qui est bloqué par tes filtres, tu peux ajouter une exception dans AdGuard Home. Ça s'appelle aussi whitelister un domaine.


Étape 1 : Se connecter à l’interface AdGuard Home

  • Ouvre ton navigateur web
  • Va à l’adresse IP de ton serveur AdGuard Home (exemple : http://192.168.1.10:3000)
  • Connecte-toi avec tes identifiants si nécessaire

Étape 2 : Aller dans les règles personnalisées

  • Dans le menu de gauche, clique sur Filters (ou Filtrage selon ta langue)
  • Ensuite, choisis l’onglet Custom filtering rules

Étape 3 : Ajouter une exception (whitelist)

Pour whitelist un domaine, il faut utiliser la syntaxe suivante :

@@||domaine^

Par exemple, pour whitelist youtube.com :

@@||youtube.com^

Cette règle indique à AdGuard de ne pas bloquer tout ce qui vient de youtube.com.


Étape 4 : Sauvegarder la règle

  • Colle ta règle dans la zone de texte Custom filtering rules
  • Clique sur Save (ou Enregistrer)
  • AdGuard va appliquer la nouvelle règle immédiatement

Exemple : Whitelister YouTube et Google Ads

@@||youtube.com^

@@||googleads.g.doubleclick.net^


Remarques importantes

  • Le @@ signifie “exception”, donc ça désactive le blocage sur ce domaine.
  • Le || indique que la règle s’applique à ce domaine et ses sous-domaines.
  • Le ^ indique la fin du domaine dans la règle (caractère spécial).
  • Sois vigilant à ne pas whitelister trop de domaines publicitaires si tu souhaites conserver un bon niveau de blocage.
 
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from admin@

Si tu as déjà galéré à accéder à l’interface web de Proxmox à cause d’une erreur du style PR_CONNECT_RESET_ERROR ou si ton service pveproxy refuse de démarrer avec un message d’erreur tel que :

failed to start pveproxy.service - unable to create socket - address already in use

ce tuto est fait pour toi !

On va voir ensemble comment identifier et libérer le port 8006, souvent squatté par un autre processus, ce qui empêche Proxmox de fonctionner correctement.


Symptômes courants

  • L’interface web Proxmox ne répond pas, même si l’IP s’affiche bien.
  • Message d’erreur dans les logs ou au démarrage :
    failed to start pveproxy.service - unable to create socket - address already in use
  • Le service pveproxy est arrêté ou plante au démarrage.

Étape 1 : Identifier quel processus utilise le port 8006

Ouvre une console root sur ta machine Proxmox et tape :

ss -tulpn | grep 8006

Cette commande liste tous les processus qui écoutent sur le port 8006 (le port par défaut de l’interface web Proxmox).

Si tu obtiens une ligne du style :

tcp   LISTEN 0      4096    :8006    *:*  users:(("beszel-agent",pid=737,fd=3))

alors le coupable est un processus appelé beszel-agent (ou un autre selon ton cas).


Étape 2 : Tuer le processus qui squatte le port

Pour libérer le port, il faut tuer le processus qui l’utilise. Tape :

kill -9 737

Remplace 737 par le PID exact que tu as trouvé.

Si la commande retourne no such process, c’est que le process est déjà mort, tu peux passer à l’étape suivante.


Étape 3 : Désactiver le service lié au processus (si c'est un service systemd)

Pour éviter que le processus revienne au prochain démarrage :

  1. Identifie le service avec :

    systemctl list-units | grep beszel
    
  2. Arrête-le :

    systemctl stop beszel-agent.service
    
  3. Désactive son démarrage automatique :

    systemctl disable beszel-agent.service
    
  4. Vérifie son statut :

    systemctl status beszel-agent.service
    

Tu devrais voir quelque chose comme inactive (dead).


Étape 4 : Vérifier que le port est libéré

Repasse la commande pour voir si le port 8006 est libre :

ss -tulpn | grep 8006

Si rien ne s’affiche, tu es bon ! Le port est libre.


Étape 5 : Relancer le service Proxmox

Relance le service pveproxy qui gère l’interface web :

systemctl start pveproxy

Vérifie qu’il tourne sans erreur :

systemctl status pveproxy

Tu dois voir Active: active (running).


Étape 6 : Tester l’accès à l’interface web

Depuis ton navigateur, connecte-toi à l’adresse :

https://<IP-DE-TON-PROXMOX>:8006

Tu devrais enfin accéder à ta interface Proxmox en toute tranquillité.


Bonus : Nettoyer les tâches cron (si besoin)

Certains agents ou services installent des tâches planifiées (cron jobs) qui peuvent relancer automatiquement des processus. Pour vérifier :

  • Liste les cron jobs de root :

    crontab -l
    
  • Cherche dans les crontabs système (globales), souvent dans ces dossiers :

    ls /etc/cron.daily/
    ls /etc/cron.d/
    

Si tu trouves un script lié à l’agent, tu peux le supprimer ou le désactiver.


Conclusion

Cette méthode simple de diagnostic et résolution t’évite de tourner en rond quand un processus tiers squatte le port 8006 sur Proxmox, empêchant l’accès à l’interface web.

N’hésite pas à partager ce tuto autour de toi, ça peut sauver pas mal de monde de la galère !

 
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from admin@

Attention :
Cette astuce supprime la demande de saisie du nom d’utilisateur et du mot de passe à l’ouverture de session. Utilisez-la uniquement si vous êtes sûr que votre ordinateur est dans un environnement sécurisé.


Étape 1 : Modifier la clé de registre

  1. Ouvrez l’éditeur de registre (touche Win + R, tapez regedit, puis validez).
  2. Naviguez jusqu’à la clé suivante :
    HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\Windows NT\CurrentVersion\PasswordLess\Device
  3. Dans le dossier Device, double-cliquez sur la valeur DWORD DevicePasswordLessBuildVersion.
  4. Changez la valeur à 0.
  5. Validez puis fermez l’éditeur de registre.

Étape 2 : Modifier les options de compte utilisateur

  1. Ouvrez la fenêtre Exécuter (Win + R), tapez netplwiz, puis validez.
  2. Dans l’onglet Utilisateurs, décochez la case Les utilisateurs doivent entrer un nom d’utilisateur et un mot de passe pour utiliser cet ordinateur.
  3. Cliquez sur Appliquer.
  4. Saisissez votre mot de passe actuel pour confirmer la modification.
  5. Validez puis fermez la fenêtre.

Étape 3 : Redémarrer l’ordinateur (optionnel)

Dans la plupart des cas, les modifications prennent effet immédiatement. Toutefois, il est recommandé de redémarrer l’ordinateur pour garantir que tous les changements sont bien appliqués et éviter tout comportement inattendu.


Note de sécurité :
Désactiver la demande de mot de passe accélère l’accès à votre PC, mais expose l’appareil à un accès non autorisé si une personne malveillante y a un accès physique. À utiliser uniquement dans un environnement sûr.

 
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from Il n'y aura pas de f(r)iction.

I'm haunted by your eyes and how long they've been crying

[Au revoir Simone – Shadows]

La neuvième chambre est au sommet d’un immeuble du 13e arrondissement. Les deux premières années, je la partage deux week-ends par mois parce que j’ai décidé de ne pas vivre avec mon mari.

Lorsque je n’ai plus d’argent pour payer les allers retours en TGV et que je suis menacée de divorce avec sursis à cause des malentendus relationnels engendrés par la vie de couple à distance, je déménage avec deux sacs de voyage, 16 mois de droit au chômage et tout l’espoir dont je suis capable.

Au début de ma vie parisienne, je comprends assez rapidement que ce type d’appartement n’est pas prévu pour y vivre à deux, en tout cas de la façon dont moi, j’habite les chambres.

On y dîne rarement, on n’y prend pas de petit déjeuner, on n’y reste pas des heures à lire sur le canapé, il est indispensable de passer son temps dehors, dans la ville, la foule, les bars, les restaurants, les musées, les cinémas, et la fureur de tous ces plaisirs rapides dont je n’ai pas les moyens.

Quand mon mari part travailler, je peux hanter paisiblement la neuvième chambre et pleurer jusqu'à ce que mes yeux me fassent mal. Prise de culpabilité et bientôt d’ennui car je n’ai pas apporté mes livres, je ne sais pas faire marcher la console de jeux, j’ai du mal à comprendre comment utiliser l’abonnement au câble, je sors d’abord nager à l’heure bénie de l’aquagym des retraitées.

Ensuite, je fais une sieste et j’enchaîne avec plusieurs heures de marche à pieds dans la rive gauche peu à peu gagnée par l'hiver, les mains dans mes poches crevées selon un parcours exploratoire que j’ai lu dans un livre : deux fois à gauche, cinq fois à droite et si je me perds je vais dans un métro.

Je prends des photos des tags avec mon téléphone, notamment celui de cinq hommes en costume cravate pendus à un téléphone filaire, je le trouve cruellement ironique à mon encontre, car je viens de refuser un contrat de gestionnaire de bases de données pour BMW à Saint Quentin en Yvelines. Je ne veux pas prendre un RER tous les jours, quand après plusieurs semaines j'ose le dire à mon mari, ça le met dans un état de déception effroyable, parce que lui, le RER c'est sa seconde maison, pourquoi est-ce que je ne participe pas à l'effort financier conjugal afin qu'on puisse partir en Thaïlande ou en Australie ou déménager dans un deux pièces à Ménilmontant ?

Je n'arrive pas à lui confier que ça me consume de tristesse de me projeter dans cette vie là, j'ai quitté la huitième chambre, mon travail et mon vélo joyeux pour ne pas le perdre lui, mais le RER pour m'enfermer dans une tour vitrée, je ne peux pas, ça me glace, j'ai envie de quitter le monde, d'ailleurs je l'écris à ce moment là, il reste des opiacés de mon entorse de la cheville, si j'en prenais plusieurs, ou bien si je disparaissais pour refaire ma vie avec un RSA dans une sous préfecture avec une gare et des pistes cyclables, qui s'en soucierait ?

Je marche encore, tout le printemps. Pendant mes marches je pense aux garçons de la huitième chambre. Ils me manquent, j’aimerais faire l’amour plus souvent, mais mon mari ne veut plus être le mien, alors à la fin de l'été il s’en va et je reste seule dans la neuvième chambre avec le chaton que nous venions d’adopter, sans bail à mon nom ni revenus, mais protégée par le code civil et par la pension alimentaire qui réglera la moitié de mon loyer jusqu’à ce que je trouve un CDI.

En novembre lorsque je finis par rentrer de cette longue nuit de terreur où tant de gens sont morts, par la fenêtre de la neuvième chambre, je vois luire une petite bougie dans l’immeuble en face, et plusieurs autres finissent par s’allumer, et plus loin encore, jusqu’à Ivry, et je retrouve l’espoir parce que tous les soirs il y aura un petit chat qui m'attendra maintenant.

Je change tous les meubles de place, et je décide que lundi je prendrai le RER pour commencer ma formation de mécanicienne et que je ne pleurerai plus, malgré le manque d'argent, malgré la faim le soir, quand je dîne d'une tartine en regardant Poupougne manger ses croquettes premium pour bien grandir, malgré mes mains écorchées, malgré les humiliations au CFA et dans l'atelier.

Il arrive enfin ce jour de juin où, comme celui de novembre, tout explose en même temps, une manif, le jugement de divorce, mon diplôme, la réponse du magasin de sport pour le CDI, un mec intéressant avec qui j'ai enfin un rencard et la perspective d’une dixième chambre.

 
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from Ma vie sans lui

S'en aller

Ce déménagement est très compliqué, beaucoup plus que ce à quoi je m'attendais. Il ne s'agit pas juste de faire des listes de choses à faire, à ne pas oublier, de formalités administratives, de rendez-vous bancaires ou chez le notaire et de commandes de meubles, il s'agit aussi de mettre une partie de la vie de quelqu'un en cartons et en l’occurrence, ce ne serait que ma vie, ce ne serait pas un problème, j'ai l'habitude. Non, c'est la vie de mon amoureux, et c'est notre vie commune aussi et bon sang, c'est infiniment plus difficile.

Chaque objet qui lui appartenait contient en lui-même une charge émotionnelle pour moi, qu'il faut que j'encaisse avant de décider si je garde, je donne, je jette. Je trie, je classe et je finis par faire mes cartons en pleurant comme une madeleine sur les souvenirs brassés au passage, sur cet amour disparu en un clin d’œil. Ce n'est pas hyper efficace, j'use un certain nombre de mouchoirs et parfois, au bout de 3 cartons, je suis épuisée nerveusement.

J'ai terminé hier ses cartons de livres et c'est presque un soulagement. Il me semble que le reste sera plus facile. Évidemment, je ne suis pas à l'abri d'un marque-page qui traine, d'un bout de note griffonnée de sa main dans un de mes bouquins, d'un gadget retrouvé dans un endroit incongru ou d'une photo de lui qui surgit sans prévenir mais le plus gros est fait. Mes livres, à côté, c'est peanuts.

Ce travail de préparation du déménagement et sans doute, l'approche de l'anniversaire de sa mort rendent mon amoureux très présent dans ma vie, comme il ne l'avait plus été depuis quelques mois. Je rêve de lui plus fréquemment, sans jamais le voir mais il est là, sans aucun doute. Il est aussi là quand je vais au concert, il marche à mes côtés sur les sentiers et pas juste au pied de l'arbre du souvenir. Il est là et c'est douloureux.

Alors je suis déchirée entre le réconfort de le sentir toujours présent et le chagrin que cela me cause. Il m'arrive de formuler à voix haute des phrases comme “Maintenant, j'aimerais que tu t'en ailles, que tu me laisses vivre le reste toute seule, parce que ça fait trop mal” et aussitôt, je les regrette. J'aimerais parfois ne plus penser à lui mais je refuse catégoriquement de l'oublier.

C'est très difficile, cet entre-deux. Je suis perdue. Et je ne sais pas si je veux être là le jour anniversaire ou s'il serait mieux que je parte prendre l'air ailleurs.

En fait, je crois que ce jour-là me terrifie.

 
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