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from Un Spicilège

La science fait son cinéma La science fait son cinéma avait décidément tout pour me plaire : tout d'abord il fait partie de la collection parallaxe du Belial' que j'adore (autant pour les sujets qu'elle aborde que pour le sérieux et le travail d'édition qu'elle met en avant), ensuite, l'un des auteurs est Roland Lehoucq, dont j'ai déjà lu certains ouvrages de vulgarisation que j'ai beaucoup aimés, enfin, il fait se rencontrer sciences et cinéma, deux de mes plus grands intérêts, proposant un terrain de réflexion quasiment infini.

Ce livre présente une série d’analyses scientifiques de films de science-fiction et confronte les idées qui y sont développées aux connaissances réelles en physique, en biologie ou en astrophysique. Chaque chapitre s’attarde sur un thème ou un film, pour en explorer les ressorts et les limites.

J’ai trouvé l’ensemble tout simplement passionnant et très instructif. En tant que spectatrice, je peux facilement accepter certaines approximations si le récit qu'on me propose est suffisamment prenant pour que je ne m'y attarde pas. Aussi, revenir sur ces grands classiques du cinéma avec ce regard “à froid” apporte une profondeur nouvelle à l'image que j'en avais d'eux. Il a énormément enrichi mon expérience de visionnage. Les exemples choisis fonctionnent particulièrement bien. J’ai adoré me plonger au cœur de la science autour d'Interstellar, de Seul sur Mars ou des premiers contacts extraterrestres. Plus encore, sans doute car cela touche à la biologie, les analyses autour de The Thing (film que j'apprécie beaucoup par ailleurs) m’ont particulièrement marquée.

Le ton des auteurs participe beaucoup au plaisir de lecture. La vulgarisation est globalement très réussie, accessible sans être simpliste, même si certains passages sur des notions un peu plus ardues peuvent demander une attention soutenue. La narration est incarnée, ponctuée d’humour et de quelques prises de position bien senties, ce qui donne du relief à l’ensemble. Le format est également particulièrement agréable : chaque chapitre est assez indépendant et on peut picorer selon ses envies, tout en gardant une cohérence globale. Le livre se savoure autant qu’il se consulte.

Je recommande sans hésiter cette lecture aux amateurs de science, de cinéma fantastique et autres curieux du septième art. Elle permet de voir différemment des films qu'on pense pourtant déjà bien connaître.


La science fait son cinéma | Roland Lehoucq et J. Sébastien Steyer | Le Belial'

 
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from irisdessine

Projets du moment

Professionnel

Personnel

Veille technologique

  • La semaine a vu l’accueil d’un collègue tout droit venu d’une autre équipe de notre boîte. Donc on a fait un onboarding interne que j’ai eu l’humour d’appeler “localhost”, parce que je suis drôle. Ca change un peu, ça fait plaisir.
  • On a résolu le bug de Safari qui trainaît depuis quelques semaines. Le comportement reste pas vraiment compréhensible, mais on a déterminé que lorsque 2 épreuves de type identique s’affichaient l’une derrière l’autre, dans la dernière version de Safari, ça se comporte comme si c’était le même composant, et donc qu’il ne se mettait pas à jour avec les nouvelles données. Alors, on a utilisé une astuce dans le template correspondant pour forcer le composant à se démonter et remonter à chaque nouvel affichage. (En gros, c’est un peu comme si on forçait un nettoyage de cache, si on veut). Cela fait quelques jours et je n’ai pas vu remonter l’erreur depuis, donc, c’est une bonne nouvelle :)
  • On a eu un autre bug lié à Bull qui est une sorte de chef d’orchestre de jobs. Et l’un de nos jobs avait un comportement bizarre. Il nous renvoyait une erreur en mode “je suis lancé mais en attente”, alors qu’en réalité, le job semblait s’être exécuté sans faute. Bref, on a corrigé la façon d’écrire nos jobs dans le code, et mes collègues testeront ça la semaine prochaine, lors de mes vacances ^^

Veille personnelle

  • J’ai regardé plusieurs vidéos sur l’autisme, pour en apprendre un peu plus sur le sujet, notamment, l’autisme à l’âge adulte et chez les femmes. La neuro-atypie étant un sujet qui me touche directement (sans savoir réellement quel type de neuro-atypie j’ai), je me plonge dans un univers assez vaste qui pousse à en apprendre chaque jour un peu plus sur les avancées autour de ça. Là, je n’ai pas réellement de liens, mais en fouillant bien, on peut trouver des choses qui vont au-delà des titres très clickbait à la “quel type d’autiste êtes-vous ?!” ^^’
  • On m’a partagé cette table ronde autour du sommeil proposée par un Youtubeur nommé Cyrus North (vous connaissez peut-être, moi, je suis boomer à ce niveau-là ^^’). C’était très intéressant, parce que, même si je connais pas mal de bricoles sur le sommeil, là, c’était 3 spécialistes très au fait des dernières études et avancées autour de la compréhension du sommeil. Etant insomniaque, j’ai trouvé bien cet échange et cette vulgarisation avec les 3 spécialistes du sujet. Ca dure plus d’1h30, mais ça s’écoute très bien en accéléré si vous avez l’habitude. https://www.youtube.com/watch?v=W27GwCFA65s

Mes joies

  • Cela fait une semaine que j’ai reçu et pris possession de la mini-liseuse Xteink X4 et je trouve vraiment l’objet excellent. A la fois dans le format mais aussi dans l’utilité de l’objet. Le format peut paraître petit, et en tant qu’astigmate presbyte, même risqué, mais en réalité, avec mes lunettes, à la lumière naturelle, c’est parfaitement adapté. Je note aussi que la taille et sa légèreté font que c’est ultra facile à garder en main et on peut lire pendant longtemps sans se fatiguer la main et le bras. Et puis d’un point de vue utilitaire, oui, l’objet est vraiment cool, j’ai toujours choisi de continuer ma lecture en cours plutôt que de scroller sur mon téléphone, donc, c’est tout bénèf’ !
  • Je me suis acheté la Switch 2 avec Pokopia qui m’a l’air d’être le jeu que je vais poncer comme je l’avais fait pour Animal Crossing ! La console est très belle et l'écran est vraiment nettement plus grand, c'est super agréable de jouer dessus. En même temps, j’en profite pour offrir la 1 à ma cousine qui avait envie de s’en acheter une. Ca me fait trop plaisir de la lui offrir, d’autant qu’elle est en excellent état (la console, hein, pas ma cousine. Enfin, si.. si, ma cousine aussi est un excellent état et heu.. bon, je m’arrête là XD)
  • C'est le début d'une dizaine de jours de vacances !

Lu, vu ou écouté

  • Le clan des Otori, une saga de Lian Hearn. Cette série de livres m’a été conseillé par un collègue et ami. Je viens de finir le Tome 1, le silence du rossignol. L’histoire est vraiment chouette, elle se passe dans un Japon féodal imaginaire (mais parsemé de quelques inspirations réelles tout de même) avec un univers fantastique. En fait, plus j’avance, plus ça me fait penser un peu à Assassin Royal, l’une de mes sagas préférées. (Lisez cette saga aussi, c’est incroyable). Bref, c’est l’aventure qui va m’accompagner encore quelques temps vu qu’il y a 5 tomes ! (Et je lis ça sur le pouce, avec ma mini liseuse !)
  • J’avance dans la série Bones. Au fur et à mesure, je vois bien à quel point le personnage de Seeley Booth (incarné par David Boreanaz) est vraiment le mâle dans le jus des années 90. La série a des pics de vérité assez intéressant sur certains aspects (un univers dans le monde des Drag Queens, on croise un personnage qui est transgenre, l’esclavagisme des migrants, la neuro-atypie de l’héroïne, même s’il est parfois caricatural, etc.), mais on a un perso masculin qui est à la limite de la toxicité. Par exemple, quand un autre ami veut parler sérieusement de sentiments, il va refuser tout net de discuter et balayer le sujet en expliquant qu’il n’y a rien à dire et que tout va bien entre eux, ou que globalement, Booth refuse de causer de sujets qui ne le dérangent pas dans l’absolu, mais qui le gênent quand même, comme justement, les transgenres, les univers de la sexualité sado-maso, l’homosexualité, etc. Bref, il est bas du front, mais ça ne m’empêche pas de continuer de regarder la série, c’est un excellent passe-temps pendant qu’on glandouille sur le net ou qu’on cuisine ^^ Dispo sur Netflix.
  • L’Atelier des Sorciers, épisode 6. On est depuis 2 épisodes sur des épisodes de transition. Donc, toujours aussi agréable et rapide à regarder, mais pas de véritable avancée dans l'histoire pour le moment. Néanmoins, ça reste toujours le plaisir que je m'accorde le samedi soir. Mention spéciale à la VF qui est pas si mal (que je dois regarder parce que les sous-titres décalés de 10 secondes en VO, c'est un enfer, pas merci Crunchyroll). Dispo sur Crunchyroll.
  • Shangri-La Frontier. On a débuté la série un peu par hasard. On a vu 2 épisodes. C’est très drôle. Le mec est un fan des jeux vidéos les plus pourris, un peu comme les fans de nanars qui adorent regarder des films merdiques. Et puis il tombe sur un jeu triple A, qui s’appelle Shangri-La Frontier, et qui semble carrément cool sans le moindre bug ! Vraiment, le perso pourrait être un pote tellement on le comprend. Il est drôle et l’univers est voué à se développer sans limite ! Dispo sur Netflix.
  • Shrinking : Toujours sur le cours de la saison 2, toujours brillamment écrit. On est sur l'épisode un peu flashback qui montre ce qui est annoncé comme le postulat de base de la série. Donc beaucoup d'émotion sur cet épisode. Dispo sur Apple TV.
  • Le sens de la fête : on n'a pas tout à fait fini le film (il nous reste ~20 minutes), mais on l'a trouvé amusant. Peut-être parce que notre mariage est déjà passé et qu'on n'a pas eu tous ces tracas-là ^^' En tout cas, Bacri est toujours excellent et globalement, le film est amusant. Dispo sur Netflix.

Et le jeu vidéo ?

  • Portal Knights : Petite session housing avec la cousine. On a tellement d'idées pour aménager notre île, on s'amuse toujours autant dessus !
  • 7 days to die : La semaine se passe tranquillement avec des quêtes de niveau 4 qui semblent devenir un peu plus accessibles, maintenant qu'on est rôdés.
  • Rocket League : en plus des sessions habituelles de jeu avec les collègues, on a fait un soir avec ma cousine et un de mes collègues et ami une session de jeu pour progresser. Ma cousine a réussi à mettre un but et faire 2 arrêts ! Sachant que le jeu est très dur au début et la courbe de progression très légère, c'est un sacré exploit !
  • Pokopia : Je suis de la génération qui est totalement passée à côté du phénomène Pokemon. D'ailleurs, j'ai tout de même un jeu Pokemon, mais je suis jamais allée jusqu'au bout. Et puis Pokopia est arrivé. Avec sa vibe très Animal Crossing, c'est le jeu qui m'a fait craquer pour la Switch 2. Le jeu est très bien et donne envie d'y rester plusieurs heures sans s'en rendre compte. Par rapport à Animal Crossing, il y a beaucoup de similarités mais aussi beaucoup de nouveautés. Par exemple, des Pokemon ont certains pouvoirs et peuvent nous accompagner pour aider à déblayer l'île. Autre point positif, il n'y a pas qu'une seule île, il y en a plusieurs avec des biomes différents ! Et j'aime assez que l'objectif principal soit d'améliorer l'environnement de l'île (en ramenant la pluie sur l'une, en ramenant le soleil sur l'autre, etc.) afin de faire revenir les Pokemon et les humains. Bref, c'est une chouette aventure, même si parfois on se sent un peu submergés par la multitude de quêtes à faire !

Ailleurs, sur les z'internets

Les notes de Mathieu

 
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from irisdessine

En regardant mon blog, j'ai réalisé que ça faisait un petit 3 mois que j'ai changé mon iPhone vieillissant pour un Fariphone 6 sous /e/os. Le moment parfait pour faire un petit bilan, non ?

J'ai eu le temps de vivre avec, de l'avoir au quotidien, de jouer, envoyer des messages, etc. Étonnamment (non), je n'ai pas encore appelé une fois avec. Parce que, celles et ceux qui savent, savent. Je déteste téléphoner. Si je dois le faire, c'est après quelques semaines de préparation psychologique. Bref, on fait le point.

Dans l'épisode précédent...

Comme beaucoup, j'ai une sorte d'éthique qui me titille parfois un peu plus fort sur certains aspects de ma vie. Le truc le plus simple que j'ai eu à faire, c'était de changer mon iPhone que j'ai commis l'exploit de garder pendant 8 ans. Il était hors de question pour moi de passer à un smartphone boosté à l'IA peut importe la marque. Alors, il m'a semblé que c'était le bon moment de passer au Fairphone 6, mais sous un Android dégooglisé.

Des points négatifs...

Je vais commencer par le négatif, parce qu'il y en a, mais rassurez-vous, je ne jette pas mon Fairphone à la poubelle, loin de là :)

Et bien, je dirais qu'il y a des trucs qui me gonflent copieusement, mais c'est plus lié à l'OS Android qu'au Fairphone ou qu'à la mouture de Murena. Par exemple, il y a des gestes qui existent pour revenir à la page précédente, d'autres pour revenir au menu principal, d'autres encore pour activer un mode modification (une sélection multiple pour supprimer un lot de spams par exemple) et tous ces gestes, je les active TOUJOURS au moins une fois par erreur. C'est rien de dramatique, mais c'est ultra pénible quand on fait un geste qui provoque une action qui n'était pas prévue. Pour le scroll, c'est pareil, il y a une difficulté à distinguer un scroll d'un appui. Combien de fois j'ai cliqué sur un post Mastodon, alors qu'en réalité, je ne faisais que scroller ?

Une autre chose aussi, qui existe depuis hyper longtemps, et que je n'ai jamais vu réglée (ni poser de souci à qui que ce soit à part moi apparemment !) : quand votre téléphone est à deux doigts d'être en veille, son écran devient très sombre avant de s'éteindre complètement. Bon. Au moment où l'écran devient sombre, si je veux le garder actif, j'appuie dessus. Sauf qu'appuyer sur mon écran ne fait pas que le réveiller : ce qui se trouve sur l'écran est aussi actif ! Donc, si par exemple j'appuie là où se trouve un lien ou un bouton, et bien ça clique dessus. Et ça, c'est une différence majeure avec iOS qui empêche ce comportement. sur iOS, l'appui sur l'écran pour réveiller le téléphone est un overlay, donc, rien de ce qui se trouve dessous n'est accessible. Je réveille juste mon écran, je ne risque d'appuyer nulle part par mégarde. D'ailleurs, les autres soucis cités plus haut sont aussi, selon moi, bien mieux gérés sur iOS que sur Android...

Mais, que cela ne vous fasse pas fuir, parce qu'en réalité, ce ne sont que de menus problèmes au final.

Et des points positifs...

Le téléphone me permet de prendre des photos sans le moindre souci. Depuis la dernière mise à jour, je peux faire un double clic sur l'écran pour voir l'heure (avec le lecteur d'empreinte, je ne voyais jamais cet écran d'accueil, puisque la lecture de l'empreinte mène immédiatement à l'écran principal). Je peux aussi envoyer plein d'emojis dans mes SMS, parce que le clavier a enfin ses propres emojis !

Plus généralement, mon appli bancaire ne me pose aucun souci pour les paiements en ligne, j'utilise mes logiciels open source sans le moindre souci, soit via leur appli officielle, soit en signet à partir du site web (par exemple flus.fr ou fluxer.app) et ça marche nickel.

Je me sers de 1List une petite app open source très simple pour mes listes de courses. J'utilise l'app Apple Music pour écouter de la musique (oui, j'ai cet abonnement, on n'est pas parfait ^^) et j'utilise mon Nextcloud pour mes prises de notes et autres recettes de cuisine. Sans compter bien sûr l'indétrônable Anytype, qui reste mon bloc notes favori.

Alors... Bien ou bien ?

J'ai un usage de mon smartphone qui a changé par rapport au passé. L'iPhone vieillissant m'avait aidé à changer peu à peu mon usage. La suppression de mes comptes sur les réseaux (a)sociaux aussi. Je suis moins souvent collée à mon téléphone. Il me sert de bloc notes, donc. De minuteur aussi, quand je cuisine ou que je fais infuser mon thé. Je fais des sudoku dessus aussi. Et puis, je converse via Signal, SMS ou WhatsApp (oui, c'est pas facile non plus de faire changer tous les contacts qu'on a ^^').

Alors, globalement, même si je n'arrive toujours pas à apprécier certains aspects d'Android, je reste contente de ce choix-là. C'est un choix certainement militant. Mais pas non plus anti-technologique. Je profite d'un outil technologique qui est à mon service et non l'inverse. Et je n'en fais pas un trophée. D'ailleurs, maintenant, avec ma mini liseuse, je préfère l'allumer et suivre les aventures de Takeo du clan des Otori que d'errer sur le net à la recherche d'infos qui peuvent attendre que je sois devant un ordinateur ou qui au fond ne m'intéressent pas.

Donc, je dirais que si vous avez besoin de changer de téléphone, et que vous appréciez l'environnement Android ou que vous avez envie de changer un peu votre usage du smartphone (c'est-à-dire ne plus en faire une extension de votre bras/cerveau), alors je pense que c'est un excellent choix. D'ailleurs, je pense même que si ça doit rester votre second cerveau, c'est parfaitement valable aussi comme choix.

#fairphone #eOS #smartphone #degoogliserAndroid #flus #fluxer

 
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from Tamarin

“La station d’essence est le seul endroit en France où celui qui tient le pistolet est aussi celui qui se fait braquer.” Fabien Roussel

#Citation #Essence #FabienRoussel #Pistolet #Station #A2026

@tamarin sur Mastodon

 
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from Un Spicilège

Les histoires de l'enfant-poubelle

C'est en parcourant Arte.tv à la découverte de nouveaux courts-métrages que je suis tombée sur l'œuvre inclassable que sont Les histoires de l'enfant-poubelle. Ayant une véritable appétence pour les œuvres expérimentales et les pensées anarchistes des années 70, je fus plus qu'intriguée en découvrant les 3 courts-métrages mis en avant d’autant plus que j’étais plongée en parallèle dans une lecture très engagée, notamment sur la question de la prostitution. Le dialogue entre les deux expériences a été particulièrement stimulant.

Ces trois courts-métrages font partie d'une série qui en compte 22 et qui met en scène un personnage marginal, l’enfant-poubelle (superbement interprété par la magnifique Kristine De Loup), dont on suit différentes situations : sa naissance, sa confrontation à des figures d’autorité absurdes, et enfin sa plongée dans le monde de la prostitution.

Scotchée à mon écran dès les premières secondes, j’ai été à la fois déroutée et fascinée. Il plane sur ces images un parfum de subversion évident. Le plus captivant, le plus marquant, c’est bien la manière dont ce personnage conserve à tout prix une forme de liberté et d’intégrité, malgré les violences qu’elle subit. Face à la tragédie de son parcours, elle oppose une résistance presque poétique. La critique sociale est frontale : une société normative, brutale avec les marginaux, obsédée par l’ordre et incapable d’accepter ce qui sort du cadre. L’œuvre devient ainsi une véritable ode à la liberté, à l’art et à toutes les formes de dissidence.

J’ai beaucoup aimé l’esthétique bricolée, très libre qui permet à la forme de faire écho au fond. C’est exactement pour ça que j'aime les courts-métrages : ils permettent une prise de risque, une créativité sans filtre, une étrangeté assumée. L’humour absurde fonctionne très bien. J’ai ri, parfois d'un rire grinçant, mais j'ai tout de même ri. Certaines répliques sont d’une efficacité redoutable, notamment cette phrase finale dans Les vieux messieurs :

une femme à la jupe relevée court plus vite qu’un homme au pantalon baissé.

En quelques mots, tout est dit : c’est drôle, irrévérencieux, et profondément politique.

J’ai vraiment apprécié les trois segments, avec une résonance particulière pour le dernier, dont le traitement de la prostitution m’a personnellement touchée. Ce n’est pas une œuvre facile d’accès, mais avec un peu de curiosité, elle révèle une richesse rare. Une expérience à la fois étrange, percutante et résolument libre. Je cherche en vain, depuis, à visionner les autres...


Les histoires de l'enfant-poubelle | Ula Stöckl et Edgar Reitz | 1971

 
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from Un rat bleu

Ce , une visite chez une mère louve, en réponse à son appel depuis sa colline, m’a permis de me rappeler mon engagement envers de Mère Nature, mon enseignante, pour cette année . Son abri n’est pas en terre, mais en bois, marqué de la patte de son bâtisseur désormais trépassé. Elle aime danser, écouter de la musique et du chant, écrire, dessiner… ; exprimer sa créativité, malgré les tentatives d’interférence de ce monde humain, malgré les tentatives de transpercer nos corps avec du plomb.

Elle me montrait sa galerie de peintures, des nouvelles notamment. C’est alors que je me suis rappelé de ce que j’avais accompli l’an dernier, avant l’hiver ; de l’état d’esprit qui m’habitait quand j’écrivais ou dessinais ; de cette sensation d’être au juste endroit, au juste moment, dans le juste geste.

L’hiver a été rude. Le manque de nourriture n’y a été pour rien. C’était mon moral qui avait pris des balles. Trouver de la chaleur pour le corps fut aisé. En trouver pour mon âme a été pénible. Parfois, tout ce qu’il suffit est d’un seul humain pour rouvrir des blessures et des trous, que je croyais définitivement colmatés. Le peu de chaleur que je pouvais récolter et conserver fuyait inlassablement. Ça accaparait mon esprit. Ma priorité : survivre à la lourdeur glaciale.

Alléger mon cœur a pris le temps de démarrer le printemps. Revoir ces bonnes bouilles vertes lui a fait du baume. Retrouver une amie mère dragonne a marqué un tournant dans ma cure. Tenir un cristal pendant 3 heures d’affilée sans effort en sa présence a restauré la luminosité dans ma vision. Puis, passer une journée auprès de la mère louve a rallumé le courage dans ma cheminée.

Le soir arrivait, je regagnais mon foyer. Une envie déterminée de reprendre la plume me brûlait les doigts. Je ne savais pas sur quoi j’allais écrire, mais j’avais à écrire. C’est alors que je me suis rappelé du nouveau chapitre pour moi cette année : « Aux Arbres Citoyens ». J’avais à me présenter au travers d’un formulaire pour contacter cette association. La finalité est de monter une antenne locale. Il y avait une zone de texte libre pour en dire plus sur qui je suis. L’occasion était trop belle. Presque automatiquement, la poésie a pris le pas, pendant 3 heures.

En , ma vie prit un virage drastique. J’étais censé devenir un homme de science, appliquer un métier : ingénieur en informatique. Mais les deux années précédentes marquèrent ma conscience.

On m’avait dit de gagner ma vie par des études supérieures. Dès , je vis, eus vent et vécus des comportements inférieurs, venant d’humains, aussi savants ou pas fussent-ils. Masques, casques, armures et barrières furent inutiles.

Assister à une telle virulence du germe de la peur me fit regarder mon miroir, me heurter à mes leurres. Le monde dans lequel j’allais m’investir n’offrait plus aucune couleur ; que de la grisaille, du brouillard et une rude pénurie d’ardeur.

Alors, je décidai de les remettre dans mon assiette de mon plein gré pour la première fois depuis mon enfance. J’entamai un sentier vertueux, un cycle de semences. Je revins à l’école. Pas l’humaine, celle de la violette.

Chaque année, Mère Nature me montra une thématique. La verdure m’ouvrit à la mère des vertus, généreuse et magique. Les ferments m’amenèrent les saveurs de la voie lactique. La plume et la mine exprimèrent mon âme artistique.

Depuis , j’apprends à cueillir la spontanéité des plantes, qu’elles croissent dans la terre ou le bitume, sous le bois ou le béton. Je cartographie ce qu’elles me murmurent comme couleurs et tons. Il manquait du bleu, alors je m’en suis teinté par mon encre saillante.

Pour , je suis en quête d’autres souffleurs de vert, prêts à se tourner vers la tendresse et la douceur, à aider les humains à se sortir de leur grisante aigreur et à retrouver le sens du goût et de la vie sur Terre.


https://framacarte.org/m/193171/
https://blogz.zaclys.com/un-rat-bleu/
https://mobilizon.zaclys.com/@mures_mures_de_mulhouse

Je n’avais pas pensé à donner un titre au poème sur le coup. Ce n’est qu’arriver à ce moment de la rédaction de l’article qu’il m’en vient un : « Pierre angulaire ».

Je dédie spécialement ce poème à ces deux mères : l’une orientale, l’autre atlantique. Un bonheur et une chance que de partager un lien si particulier avec chacune d’entre vous. Merci, toutes les deux.

#Artiste #Poème #Improvisation #Loup #Dragon #Forêt #AuxArbresCitoyens #Pierre

 
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from cedval

Cela fait longtemps que je n'ai pas écris sur ce blog 😅

Il était donc temps d'écrire un nouvel article pour partager ma participation à un événement organisé par la Bicicleta Ravito de Souillac (dans le Lot) en partenariat avec l'Audax Club Parisien qui nous ont accueillis pour le départ depuis leur local à Paris.

Nouveau défi

Il s'agit d'un Paris-Souillac !

620 km de route et 6500 m de dénivelé positif à réaliser en moins de 4 jours.

J'ai été inspiré par cet événement, qui n'est pas une course, pour avoir été souvent dans le Lot en voiture ou en train.

L'occasion était trop belle d'y aller à vélo cette fois-ci.

Et j'ai trouvé l'affiche superbe (dessinée par Céline Dayes) : L'affiche du Paris-Souillac dessinée par Céline, organisatrice de l'événement

Une première sur cette distance pour moi après ma participation à Along, un 450 km de Gravel en 3 jours dont je vous avait raconté l'expérience ici.

Nouveau vélo

Et non, je ne vais pas faire ce Paris-Souillac avec mon superbe Brompton G Line cette fois-ci 😅.

Il était temps de passer sur un vélo plus adapté à la pratique longue distance 🚀.

Un Marin Headlands 2 de 2024 qui était en promo chez un vélociste fort sympathique (Jour de vélo à Paris) que j'ai visité par hasard : je n'étais pas du tout venu pour ça à la base !

Bon je n'étais pas venu totalement par hasard vu que c'était le lieu de départ de Along, le Paris-Dijon en Gravel auquel j'ai participé l'été précédent.

Mais vu que cela faisait des mois que je regardais pour acquérir un nouveau vélo, j'ai craqué 😍 :

Mon vélo posé contre la rembarde d'un pont à Paris avec en fond la Tour Eiffel

Il n'est plus vraiment nouveau vu que cela fait déjà quelques mois que je l'ai 😅.

J'ai déjà roulé plus de 1000 kilomètres avec avant de me lancer dans ce nouveau défi !

Préparation

Autre nouveauté, et contrairement à Along, je me suis inscris tout seul moins de 2 semaines avant sans forcément connaitre d'autres cyclistes y participant.

Il a donc fallu que je me débrouille pour découper les étapes et voir où j'allais dormir chaque soir.

Je vais en profiter pour lister les outils que j'ai utilisé pour ça.

Le paramètre qui permet de découper les journées, c'est l'hébergement. Disponibilité de camping (si vous prenez une tente), d'hôtel, de AirBnb ou type d'hébergement du même genre.

Hébergements

Au début, je m'étais motivé pour passer au moins une nuit au camping (et donc prendre une tente, matelas, duvet), cela peut simplifier le découpage vu qu'il existe des campings partout.

Certains campings ne sont pas ouverts toute l'année, il faut donc vérifier si vous êtes hors de la période estivale.

Pour cela le site RandoCamping est très pratique !

Vous pouvez charger votre itinéraire et voir tous les campings à proximité qui sont référencés (menu “Mon Espace personnel > Mes fichiers GPX”).

Après réflexion, j'ai abandonné l'option camping (et surtout les 2 kg de plus qui vont avec 😅) pour partir sur l'option confort et simplicité : nuit à l'hôtel.

Cela contraint un peu plus le découpage des étapes car il n'y a pas forcément des hébergements partout hors des grandes villes.

Repérer les hébergements

Pour trouver les hébergements j'utilise un mix d'outils.

Je commence par importer la trace dans https://onroutemap.de/fr/ en sélectionnant la catégorie supplémentaire “Hôtels/Pensions” ce qui permet de voir les zones où il y a des hébergements le long de la trace.

Cela me permet de voir les endroits où je suis susceptible de m'arrêter pour pouvoir découper les étapes.

Réservations

Une fois ce repérage effectué, je passe par les sites de réservation comme Booking pour regarder les disponibilités sur les villes que j'ai repéré en faisant attention de bien activer le filtre pour avoir des résultats dans les 1-2 km.

Après une journée de 200 km, vous n'avez pas envie de vous rajouter 15 km pour aller à votre hébergement 😅.

J'effectue les réservations à l'avance pour les étapes où je suis sûr ou si l'annulation est gratuite jusqu'au dernier moment.

Sinon il m'arrive de réserver l'après-midi pour le soir en appelant directement l'établissement et leur précisant que je suis à vélo avec une horaire d'arrivée fluctuante 😁.

Label Accueil Vélo

Lorsque vous voyagez à vélo, il peut être stressant de ne pas savoir si vous allez pouvoir stocker votre vélo en sécurité une fois arrivé à l'hébergement.

Une façon de limiter ce stress est de rechercher des établissements qui sont labellisé Accueil Vélo sur le site des offices de tourisme ou sur le site https://www.francevelotourisme.com/accueil-velo/hebergement.

Cela vous garanti normalement que l'établissement est habitué à recevoir des vélos et dispose d'un local pour pouvoir les stocker.

Les quelques fois où j'ai testé, cela a été concluant.

Découpage des étapes

Le plus simple est de prendre les grandes villes comme point d'arrêt.

Dans le cas du Paris-Souillac, le découpage le plus simple est le suivant sur 3 jours : – Jour 1 : Paris –> Vierzon – 230 km 1100 m de D+ environ – Jour 2 : Vierzon –> Limoges – 210 km 2100 m de D+ environ – Jour 3 : Limoges –> Souillac – 165 km 2200 m de D+ environ

Ce qui me semblait beaucoup surtout que les stats de dénivelé ont tendance à être inférieur à la réalité une fois sur le terrain (et peut varier en fonction des outils utilisés).

Les grandes villes étant rarement accueillantes pour les cyclistes, j'ai tendance à préférer des villes plus petites même si cela peut être moins pratique pour le découpage et la recherche d'hébergement.

Etapes retenues

Déjà, pour la première étape, j'avais repéré un petit hôtel qui m'avait l'air charmant juste avant Vierzon, à Nançay. 11 km avant.

Cela évite d'avoir à subir l'entrée de Vierzon après avoir roulé plus de 200 km dans la journée.

Les entrées de “grande villes” sont souvent désagréable à vélo : peu d'aménagement et fort trafic motorisé en fin de journée.

Pour les autres étapes, je suis parti en ayant effectué une réservation à Limoges et à Objat que je pouvais annuler jusqu'à 2h avant mon arrivée (et que j'ai fini par annuler car j'ai changé de plan en cours de route, à suivre ^^).

Découper les traces avec Gpx.Studio

Une fois les étapes connues, je vais découper la trace en étape pour mon GPS afin d'avoir un aperçu de ce qui me reste à faire au cours de la journée.

Pour le découpage, j'utilise l'outil https://gpx.studio.

Il permet de charger une ou plusieurs traces, pour les comparer par exemple. Les éditer, les découper ou même ajouter des points d'intérêts.

L'outil pratique pour visualiser le découpage d'étapes potentielles se situe au niveau de la fenêtre du bas : elle permet de sélectionner une section et de voir le kilométrage et dénivelé correspondant.

Capture d'écran du site gpx.studio avec la trace Paris-Souillac chargée

Il m'arrive d'utiliser aussi Komoot pour ça, il sait faire aussi. J'ai tendance à essayer de moins l'utiliser depuis le rachat du site par un fond d'investissement.

Une fois les étapes identifiés, le découpage se fait avec l'outil qui a l’icône de ciseau depuis la barre d'outil à gauche. Une page d'aide en français est disponible si besoin.

OpenRunner peut aussi être une bonne alternative pour gérer les traces (et c'est français 🇫🇷, cocorico 😁). C'est gratuit jusqu'à certaines limites.

Une fois l'étape de préparation terminée reste plus qu'à préparer le vélo 🚲.

Le bordel à embarquer

Une des étapes du voyage à vélo que j'apprécie c'est la préparation du matériel à emporter.

Bien tout étaler sur une table ou ici, le lit, est pratique pour avoir une bonne visibilité de tout ce qui est à empaqueter (ou pas) :

Le matériel à embarquer posé en bordel sur mon lit

Le site LighterPack me sert beaucoup pour lister et comptabiliser le poids de tout ce que je vais emporter.

2 petites sacoches arrière de 10L vont me permettre de ranger tout ça, n'ayant pas de sacoche de cadre sur ce vélo actuellement.

J'aurais pu utiliser ma sacoche de selle mais cela implique d'utiliser un adaptateur pour ma tige de selle télescopique, ce qui limite son amplitude.

Récit du voyage

Passons maintenant au voyage en lui-même !

Je vais reprendre quelques photos que j'ai déjà publié au jour le jour sur ce fil Mastodon en plus ordonné et avec des détails absolument indispensable 😁.

👉 Toutes les images ont été renseignées avec un texte alternatif contenant plus ou moins de détails.

Départ

Une fois le tout empaqueté, ne reste plus qu'à attendre le départ le lendemain et essayer de dormir.

Encore un réveil matinal un vendredi matin trop tôt pour aller faire du vélo 😅 :

La classique photo dans le miroir du hall d'immeuble, avec mon vélo en tenue de cycliste prêt à partir tôt le matin

Le départ a été donné le 17 avril à 7h du matin devant les locaux de l'Audax Club parisien dans le 17ème arrondissement. Un départ à 8h était aussi possible.

La facade des locaux de l'Audax Club Parisien avec mon vélo posé devant

Nous étions 58 au départ.

Jour 1 : Paris – Nançay

La particularité de la première journée c'est la traversée de la Beauce : mon premier Paris Orléans à vélo 😊.

Cela devrait aussi être l'étape la plus longue en distance et la plus plate : merci la Beauce 😁.

Le vent tant redouté était heureusement peu présent et le soleil au rendez-vous. Difficile de faire mieux comme météo pour cette première traversée de la Beauce !

Mon vélo couché par terre le long de la route à côté d'un champ de Colza en fleur au milieu de la Beauce

Et comble du luxe pour cette traversée, je n'étais pas tout seul !

Que ce soit pendant la sortie de Paris ou lors de la traversée de la Beauce j'ai pu rouler avec d'autres cyclistes (coucou Oriane 🚀 et Mallory 💪), quel bonheur 😍.

Après cette traversée, il a bien fallu reprendre des forces et faire un arrêt à la boulangerie de Neuville au Bois 😁.

Une part de flan dans ma main devant la devanture de la boulangerie de Neuville au bois

Ensuite c'est au superbe ravitaillement organisé par la Bicicleta Ravito chez Zéfal, à Jargeau, que j'ai croisé d'autres cyclistes avec lesquelles je roulerais une bonne partie de la Sologne.

Le barmum Zefal qui abrite les bénévoles et le superbe ravito

Ayant bien trainé, je suis arrivé bon dernier au ravitaillement : c'est le bon plan, tout doit disparaitre 😁. Un régal !

Plein d'énergie pour pouvoir traverser la Sologne à bonne allure et en bonne compagnie sur une grande partie du trajet.

La belle église de Pierrefitte sur Sauldre

Pour les amateurs d'astronomie, le pôle des étoiles de Nançay et son radiotélescope est un incontournable dans le coin !

Le radiotélescope de Nancay et le bâtiment du pôle des étoiles

La petite photo du panneau de la destination du premier jour !

Mon vélo posé contre le panneau d'entrée de la ville de Nancay. Ma destination du jour.

Après une traversée de la Sologne fort agréable, arrivée à l'hôtel qui m'avait réservé une chambre au rez-de-chaussée pour que je puisse y mettre le vélo : pratique !

Mon vélo posé dans la chambre d'hôtel qui était spacieuse

Une bonne nuit de sommeil s'annonce !

Jour 2 : Nançay – La Souterraine

Réveil matinal pour aller prendre un bon petit déjeuner et partir tôt (enfin essayer 😅) sans oublier le petit arrêt boulangerie qui est à quelques mètres de l'hôtel.

L'objectif de départ était Limoges.

Ambitieux. Cela ferait encore une étape de plus de 200 km mais avec le double de dénivelé de la veille minimum.

Les paysages commencent à changer petit à petit.

Un exemple avec la charmante place du village de Migny un peu avant Issoudun :

Au premier plan, un beau muret en pierre contre lequel j'ai posé mon vélo. Au dessus un bel arbre avec un feuillage comme une énorme boule. Du plus bel effet avec l'église en arrière plan et ce beau ciel bleu

Et un autre paysage avec une prairie où des vaches pâturent le long de la route.

Des vaches qui pâturent dans un pré le long de la route que j'ai emprunté

Au fur et à mesure de la progression lors de la journée, l'heure estimée d'arrivée à Limoges ne faisait qu'augmenter sur mon GPS 😅.

C'est que ça commence à être bien vallonné dans le coin 😁.

Au pied d'une montée arboré, proche de Crozant, mon vélo est posé contre un panneau indiquant le GR 100 et 654. Il y a également un panneau indiquant le début du département de la Creuse.

Il devenait clair que l'objectif d'aller à Limoges aujourd'hui était trop ambitieux : aucun intérêt de se cramer pour arriver tard et de nuit.

A la place, j'ai opté pour le plan B.

Nouvelle destination : La Souterraine.

J'y avais repéré un hôtel de pèlerin qui se trouvait en centre ville. Préférable à un hôtel de chaine de la classique et insipide zone commerciale d'entrée de ville. Un appel téléphonique plus tard et hop j'avais une chambre qui m'attendait.

Arrivé avant 20h, la dame gérant le petit hôtel m'attendait et m'accueillit chaleureusement. A temps pour une douche et aller manger pour enchainer sur une bonne nuit de sommeil.

Jour 3 : La Souterraine – Arnac-Pompadour

Après un généreux petit déjeuner en compagnie d'un randonneur du chemin de Compostelle et le classique passage à la boulangerie, départ pour ce troisième jour.

Je pensais initialement que cela allait être une petite étape mais c'était avant de me rendre compte que je n'avais pas chargé le bon morceau de trace sur le GPS : il en manquait un morceau et pas qu'un peu🤣.

Avec le dénivelé et la chaleur, une pause fraicheur va s'imposer après Limoges au bord de l'eau :

La pause déjeuner au sud de Limoges dans un parc au bord de l'eau.Le vélo posé contre un banc sous un arbre, au fond on voit l'eau du cours d'eau couler.

Ensuite la trace va serpenter du coté de Saint Léonard de Noblat, le fief de Poulidor, en suivant une partie de la Vélidéale.

Photo obligatoire :

Le portrait de Poulidor à l'entrée de Saint Léonard de Noblat

Et c'est que ça grimpe dans le coin ! Il avait un superbe terrain d'entrainement.

Et ça se ressent bien surtout quand il te reste encore 4 montées sur 24 référencées par le GPS et que tu tombes sur celle là :

Photo du GPS qui indique le dénivelé de la prochaine montée

Une montée de 1 km avec que du jaune : de 8 % à 10,8 % sur toute la distance ça pique 🤯.

Au final, cela a été l'étape la plus longue du fait des 2600 m de dénivelé de la journée pour 160 km. Un record absolu de dénivelé en une journée pour moi.

Malgré mon arrivée tardive à l'hôtel à la tombée de la nuit, une brasserie était encore ouverte et j'ai pu me restaurer avant d'aller dormir : juste parfait 😍 !

Moi qui pensait profiter de ce lieu avant la tombée de la nuit, c'est loupé 😅. Les photos attendront le lendemain matin.

Jour 4 : Arnac-Pompadour – Souillac

Cette fois-ci cela va vraiment être une petite journée : il ne reste que 76 km jusqu'à Souillac avec tout de même 950 m de D+ environ.

Du coup, forcément, je traine un peu au petit déjeuner pour profiter de ce charmant hôtel que j'ai l'impression d'avoir privatisé vu que je suis encore tout seul 😁.

La salle de petit déjeuner de l'hôtel pour moi tout seul

Enfin presque tout seul😁 :

Un chat tigré en train de dormir sur une chaise haute au bar de l'hotel

Je ne connaissais pas du tout l'existence de la ville de Pompadour avant de faire cette itinéraire et de m'arrêter ici par commodité.

J'ai été agréablement surpris du dynamisme du lieu et ce pour une bonne raison, c'est lié à la présence d'un site des haras nationaux !

Des événements sur le thème des chevaux ont donc lieu toute l'année.

J'ai découvert ça sur le set de table de la brasserie où j'ai mangé la veille :

Le set de table de la brasserie du rempart où j'ai mangé la veille. Tous les événements de l'année sur le thème du cheval sont présentés

Avant de repartir, petite visite rapide des lieux pour prendre quelques photos.

Le château de Pompadour qui aurait été magnifique au coucher de soleil si j'étais arrivé plus tôt !

En premier plan, mon vélo posé contre un banc proche de la route. En fond, le château de Pompadour avec son mur et ses tours sous un beau ciel bleu encore

Et juste en face du château, le terrain d'équitation :

En face du château, un terrain de compétition pour les chevaux dans un immense par gazonné

Bon ce n'est pas tout de faire du tourisme mais j'ai encore quelques kilomètres à faire pour me rendre à Souillac.

Et il reste encore un peu de dénivelé pour arriver à destination :

Photo de l'écran du GPS indiquant une montée plutôt raide avec 1 kilomètre à minimum 10 % de pente

Avec aussi des passages dans de charmant village comme ici, Larche.

Passage sur un pont dans la commune de LArche en Corrèze avec des bâtiments en pierre typique du coin.

On approche de la destination finale !

Après la dernière montée, l'organisation avait peint un message d'encouragement qui a fait chaud au cœur 😍 :

L'organisation a peint un message d'encouragement sur la route après la dernière montée avant l'arrivée : on peut lire Paris-Souillac ❤️ Allez

Arrivée

La fin est proche !

Le classique selfie devant le panneau d'entrée de la ville 😎 :

Selfie devant le panneau d'entrée de la ville de Souillac

Il ne reste que quelques kilomètres avant d'arriver à la Bicicleta Ravito : le lieu qui nous accueille.

Nous n'étions qu'un petit groupe à avoir choisi l'option en 4 jours.

Et vu que j'ai bien pris mon temps, je suis arrivé le dernier mais de pas grand chose 😁. Cela tombe bien ce n'était pas une course !

J'ai été pris en photo par Romuald tenant la bière offerte main gauche et l'illustration du Paris-Souillac main droite, posé debout devant le bar de la Bicicleta Ravito

Malgré que je sois arrivé en dernier, il y avait encore du monde à la Bicicleta Ravito et ça, c'était super appréciable, dont des participants que je connaissais déjà ou dont j'ai fait la connaissance pendant les derniers jours !

Quel plaisir d'avoir un lieu aussi convivial à l'arrivée pour se retrouver.

Debriefing

Aucun problème technique rencontré, à part mes vitesses qui ne passaient pas super bien sur les grands pignons (et j'ai passé beaucoup de temps dessus 😅) mais on s'habitue à force.

Content du vélo et du chargement même si j'aurais pu m'alléger de certaines petites choses, j'ai tout utilisé à part une tenue de rechange (cuissard + maillot).

N'utilisant que du Mérinos pour tout, je n'ai pas eu besoin d'utiliser ma tenue de rechange. Cela sèche pendant la nuit et est agréable à remettre le lendemain.

Les 2 grands bidons étaient superflu en plus du sac d'hydratation de 2L.

J'aurais pu me contenter d'un seul bidon en plus du sac vu le profil de la trace et l'accès à l'eau tout au long du parcours. Je n'ai jamais eu besoin de recharger de l'eau en journée au moins.

Je le savais déjà mais il faut éviter de trop trainer le matin car cela a de l'impact sur tout le reste de la journée. 30 minutes ou 1 heure de plus le soir peut avoir un énorme impact le soir : horaires d'ouvertures de commerces ou restaurants, arrivée de nuit même si ici cela n'a jamais été un problème cette fois-ci.

Je suis toujours aussi lent dans le dénivelé et si il fait chaud, j'ai besoin de pause fraicheur régulière pour tenir. Et il a fait bien chaud !

Météo

Quelques jours avant le départ, la météo était encore incertaine. Il était possible qu'il y aient des orages pendant le week-end.

Au final, nous avons eu une météo de dingue !

Un peu frais le matin les premiers jours mais cela s'est réchauffé au fil des jours, à tel point qu'il faisaient 28° C les après-midi après le premier jour : acclimatation estivale précoce cette année 🥵.

L'orage n'est arrivé que mercredi soir quand j'étais sur Cajarc à l'abri. Parfait pour rafraichir un peu la température pour le trajet retour du lendemain.

Détour

Une des raisons de faire ce Paris-Souillac a été de poursuivre l'aventure en allant voir des amis du coté de Cajarc : mission réussie et des kilomètres en plus.

Retour

Je n'ai donc pas fait le retour en train depuis Souillac mais depuis Cahors qui était la gare la plus proche.

Mon vélo posé contre un dispositif de prise de photo touristique avec en fond le pont Valentré, pont médiéval iconique de la ville de Cahors

Pour cela j'ai emprunté un petit tronçon de la vélo route V86 de la vallée du Lot.

Le tronçon Cajarc – Cahors a été très agréable, peu de dénivelé et de circulation avec un superbe passage à St Cirq Lapopie.

La vélo-route passe par le superbe village de St Cirq Lapopie. Mon vélo est posé contre un mur à l'ombre d'un arbre dans ma montée vers le village que l'on peut apercevoir en fond. A côté de mon vélo, une borne kilométrique rouge et blanche avec indications de distances :Königswinter 1129 km, Moscou 3369 km, New Delhi 9969 km, Figeac 49 km

Pour le train retour, les emplacements vélo étaient pratique sur le Toulouse-Paris malgré l'âge des trains Intercités. A noter que les nouveaux trains Oxygène qui devraient remplacer ces vieilles rames à partir de 2027 conservent (heureusement) les emplacements vélos !

La note de fin

MERCIIIIIIIIII infiniment à la Bicicleta Ravito (Céline et Romuald 😘) pour ce superbe événement et le super accueil dans le lieu adorable dans lequel ils nous ont accueilli à Souillac.

Et Merci aussi à Elisabeth qui m'a fait découvrir l'événement et à l'Audax Club pour l'accueil dans leur local au départ !

Si vous souhaitez découvrir la Bicicleta Ravito plus en détail, Bike Café avait écrit un article à leur sujet.

Je ne peux que vous conseiller d'aller les voir si vous passez du coté de Souillac ! Ou d'y aller exprès pour participer à un de leurs nombreux événements , c'est accessible en train depuis Paris !

Le Lot est également un superbe département pour faire du tourisme à vélo, on y mange tellement bien. Faut juste aimer le dénivelé 😁.

En complément, vous pouvez consulter les messages que j'avais posté sur ce fil Mastodon. Cela vous permettra aussi de réagir à ce post 😊.

Bonne route 🚲❤️

#ParisSouillac #bikepacking #velo #VoyageAVélo

 
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from FAUT L'FER

26/04/2026

Totem 01

MODULE DE JEU.

La belle saison est de retour. La cabane abritera les jeux des petits tout en prodiguant une ombre tamisée bienvenue lors des journées les plus chaude .

Une toile pourrait être ajoutée pour encore plus de fraîcheur, y compris au niveau des agrès de balançoire.

Tout est réalisé par nos soins, beaucoup de configurations sont donc possibles. N’hésitez pas à nous consulter pour discuter de vos envies.

Totem 01

Haut de la page

Billet précédant

#Cabanes #Blog

 
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from Un joyeux boxon

Souvenirs de game jams

Avant la pandémie de COVID 19, fût un temps où l'essentiel des game jams se déroulaient en présentiel. Entre une part de pizza froide et une bière tiède, des dizaines voire des centaines de personnes qui ne se connaissaient pas avant ce moment se retrouvaient ensemble, dans une promiscuité certaine, pour créer des prototypes de jeux vidéo durant deux ou trois jours non-stop.

Ces moments d'émulation collective permettaient à des étudiant·e·s, des amateurices, des professionnel·le·s ou des curieuses et curieux d'échanger avec de parfait·e·s inconnu·e·s, en partageant leur créativité, leur passion, leurs idées et, plus que tout, leur odeur de transpiration.

Cette époque est celle des dortoirs improvisés jusque dans des toilettes, des lieux de création totalement improbables, comme le fond d'une piscine municipale abandonnée, des discussions enflammées sans fermer l’œil de la nuit et des rêves de voir peut-être un jour son jeu vidéo trouver son public. En somme, une colonie de vacances où des personnes de tous âges, de tous genres, de toutes conditions pouvaient se rencontrer, discuter de mille et une choses, collaborer sur des projets communs et s'émerveiller qu'avec un peu d'huile de coude, des idées simples, du bricolage et beaucoup, beaucoup de caféine, il était possible de soulever des montagnes de pixels. Tout cela gratuitement.

Hélas, ce temps est révolu.

Les game jam ont survécu à la pandémie mondiale de COVID 19 en s'adaptant grâce à Internet, mais en ont gardé l'aspect distanciel, froid, neutre, presque inhumain. A cela s'ajoute l'intérêt grandissant de certains grands acteurs de l'industrie du jeu vidéo, toujours plus avides de pognon, qui n'hésite pas à sponsoriser ce type d'évènement, à recruter directement dans la masse des participant·e·s en leur faisant miroiter des salaires et des conditions de travail idylliques (spoiler : non), voire à mettre la pression sur les contenus des jeux développés, censurant à tour de bras les thèmes et sujets abordés, lesquels étaient autrefois totalement libres, pour peu qu'ils aient un lien avec celui de la game jam.

Bref, c'était mieux avant.

Vous vous en doutez, je garde de cette époque un souvenir ému. J'ai eu la chance de rencontrer des personnes incroyables, dont certaines se sont aujourd'hui faites un petit nom dans le milieu finalement bien plus petit qu'on ne le croit du jeu vidéo. J'ai passé quantité de nuits blanches, ou peu s'en faut, à demi assoupi sur une chaise ou à même le sol, dans des volutes de fumées plus ou moins légales. Et surtout, j'ai créé. Rien d'extraordinaire, loin de là. Beaucoup de prototypes, de jeux à demi finis, de machins bidouillés dans l'urgence, mais quel plaisir j'ai eu !

A travers cette petite note de blog, je vous propose d'en découvrir quelques-uns, la plupart réalisés il y a plus de 10 ans sur un laptop qui, déjà, était hors d'âge et qui m'a accompagné dans mon sac à dos, aux côté d'une brosse à dents, d'un déodorant et de divers ustensiles destinés à fumer des trucs. Le temps faisant son affaire, et malgré le regard plein d'affection que je leur porte, vous noterez que certains de ces demi-jeux ont mal vieillis, aussi l'indulgence est de rigueur.

Pour terminer cette introduction bien trop longue, j'ajouterai cette précision nécessaire : j'ai perdu la plupart des jeux que j'ai développé. Mon fidèle laptop ayant rendu l'âme, et n'ayant pas eu le réflexe d'en faire des copies, certains jeux développés notamment sur l'excellent GDevelop sont perdus à jamais. Il me reste cependant quelques spreadsheets de mes sprites, mais c'est à peu près tout. Vous ne trouverez donc ici que les jeux que j'ai rendu publics sur le non moins excellent Scratch.

Reverse Rampage

Un des trucs cools avec Internet, c'est que l'on peut retrouver l'introuvable. En l'occurrence, une petite vidéo de ma game jam à Charleroi, en Belgique, en 2014. Ici interviewé après, de mémoire, un peu plus de 24H00 sans dormir en ayant biberonné à la junk food et au cidre tandis que je bossais 100% solo sur ce jeu.

Le jeu en question, ultra scripté et au gameplay pas du tout fini, le voici :

Burnout

Un jeu développé à 3, avec un musicien en renfort et Vanessa Lalo, une psy spécialisée dans les pratiques numériques, dont les précieux conseils nous ont éclairé sur le thème que nous avions choisi d'aborder. C'était ma deuxième participation à cette game jam (j'ai paumé le jeu de ma première participation), organisée à l'ENJMIN, sous la houlette de Stéphane Natkin qui veillait notamment au bien être de chacun avec une bienveillance qui fait chaud au cœur (encore merci pour les pizzas vegan <3).

Fight Negativity

Un autre jeu développé en solo, avec néanmoins le soutient de Joël Lamotte pour la musique. Le thème de cette gam jam était, il me semble “prendre soin de soit”. Cette année-là, je traversais une période pas rigolote du tout de ma vie, ma vieille copine la dépression s'étant dit qu'il était temps pour elle de se rappeler à mon bon souvenir. Le jeu s'en ressent, sur tous les aspects, mais c'est un témoignage que je ne renie pas.

Pokémon Glitch

Celui-ci a été développé lors d'une game jam chapeautée par La Développeuse du Dimanche à la bibliothèque Louise Michel, à Paris, sur une seule journée, avec un certain Jordane aux graphismes et Rrrrrose Azerty à la musique. Je ne sais plus quel était le thème de cette game jam, mais j'ai souvenir qu'on s'était bien marré tout du long, c'est l'essentiel.

Vous pouvez en voir une capture d'écran ici.

Notez que je rencontre un souci technique avec la mise à disposition de ce jeu sur le site de Scratch, aussi, si vous souhaitez y jouer, je peux vous transférer le fichier qui nécessitera de l'ouvrir sur le site de Scratch ou sur le logiciel dédié.

Comme indiqué plus haut, le reste de mes jeux s'étant perdu à jamais, je n'ai pas plus de choses à vous proposer.

Mais.

Si vous avez la patience et la curiosité nécessaires, voici une petite sélection de jeux réalisés sur Scratch qui, sans lien avec une quelconque game jam, ont été bricolés par ma personne :

Super Vegan Crab Adventures

Très basique, on y dirige un petit crabe vegan qui se nourrit exclusivement de fruits et qui doit éviter les oursins et autres mouettes qui en veulent à sa peau.

A la marge

Un petit shoot'hem up où j'ai bricolé quelques visuels sous Gimp, vaguement inspiré des gribouillages que je faisais étant gamin dans les marges de mes cahiers d'écolier.

Block-X 94

Un casse-briques très moche et archi bugué (quand je relis mon code, je pleure), accompagné d'une musique du même tonneau.

Project TV

Un “jeu” narratif particulièrement expérimental à l'ambiance particulière.

Le donjon

Mon premier “vrai” jeu développé sur Scratch, il y a 15 ans. Dire que j'en ai chié pour le créer est loin de la vérité. Ça a été deux mois de torture pour un résultat très mitigé pour lequel je souhaitais m'inspirer à la fois de la série des livres dont vous êtes l'héroïne ou le héros, mais aussi des premiers jeux d'aventure graphiques sur micro-ordinateur.

Il y a d'autres trucs qui trainent sur mon compte Scratch, certains étant en accès privé, aussi s'il vous prend l'envie d'explorer, n'hésitez pas. Au pire, vous vous ferez une luxation de la rétine.

Merci à vous d'avoir suivi cette lecture jusqu'ici, et à bientôt pour de prochaines aventures.

PS : je m'excuse par avance si je n'ai pas renseigné les crédits de toutes les personnes qui ont collaboré à certains de ces jeux. Si vous vous reconnaissez dedans, n’hésitez pas à me l'indiquer et je mettrai toutes les infos à jour.

 
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from Un Spicilège

Ada

J'étais très curieuse de découvrir le fameux Ada d'Antoine Bello, dont on m'avait dit tant de bien. J'étais surtout curieuse de savoir comment le sujet de l'intelligence artificielle générative, celle qui a explosé après la parution du roman (qui date de 2016) avait été traité à l'époque.

Dans ce roman, on suit en effet un détective chargé d’enquêter sur la disparition d'un projet technologique un peu particulier : une intelligence artificielle capable d’écrire des romans à l'eau de rose. L'enquête dépasse cependant très vite ce cadre policier pour soulever des questions bien plus vastes sur l'essence même de la création et les dérives possibles et même probables que va engendrer ce nouvel outil.

Je me suis très vite laissée entraîner par cette lecture qui s'est révélée particulièrement prenante. Le traitement de l’intelligence artificielle est vertigeusement crédible, aussi bien dans ses capacités (qui dépassent déjà certains aspects esquissés ici) que dans la manière dont les humains cherchent à l’exploiter (qui tape complètement dans le mille aussi). Bien qu'étant déjà familière de ces enjeux, le roman m'a proposé de nouvelles réflexions plus qu'intéressantes, notamment sur notre tendance presque inévitable à anthropomorphiser les machines.

Ada, l'intelligence artificielle, est elle-même fascinante : on y projette un être sorti à peine de l'enfance tout en étant doté de moyens potentiellement illimités et d'un sens moral à peine balbutiant, ce qui la rend à la fois intrigante et terrifiante. Côté humains, mon ressenti est différent. Frank Logan m’a d’abord paru assez cliché, avant de gagner en profondeur de manière inattendue. Son goût pour les haïkus ou encore la relation qu’il entretient avec sa femme (dont les convictions, au-delà d'attirer ma sympathie, permettent d'ancrer la dimension politique de l'ouvrage) apportent une nuance assez attachante au personnage.

Antoine Bello démontre également dans ce roman sa maîtrise du style et du rythme, lui permettant de proposer des réflexions philosophiques et éthiques denses sans perdre en fluidité de lecture. Le mélange entre polar et essai fonctionne rudement bien : je me suis laissée porter par l'histoire tout en ouvrant des parenthèses de réflexions plus profondes.

Ada est une lecture à la fois divertissante et stimulante, qui montre à quel point certaines interrogations autour de l’intelligence artificielle étaient et restent actuelles et primordiales.


Ada | Antoine Bello | Gallimard/Folio

 
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