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from Nok - FetM

Si je parle de toi, je fais le vide autour de moi. Je passe à côté de toi, je feins de ne pas te voir, et j’ai honte de moi.

Tu m’as donné la joie, une joie d’enfant, des larmes aux yeux, un cœur débordant et léger comme l’hélium.

Choyée, comblée, entourée de ton amour, flottant, les pieds légers, j’ai consumé mon plaisir sans plus un regard pour toi.

Et toi, tu veilles sur moi. Bien que je te tourne le dos, ton amour est si grand que tu ne t’en offusques pas. Patient, encore patient.

Tu guettes le moment où enfin je me retournerai pour poser mon regard sur toi et pleurer à nouveau, mais de t’avoir tenu loin de moi.

Qu’ai-je gagné ainsi ? Qu’ai-je perdu ainsi ? Ai-je connu plus fort que ton amour jusqu’à la mort ? Tu m’attends, là-bas.

Comme par un aimant, mes pas sont attirés vers toi. De honte, mes yeux baissés, par la puissance de ton amour, se relèvent vers ta lumière.

Je retourne vers toi. Sur ton visage, un sourire aimant, sans reproche, tes bras largement ouverts.

Après m’être égarée, je retourne vers toi. Je reviens du désert, où tout n’était que mirages et oasis à l’eau empoisonnée.

 
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from Blog d'une enfant de ce siècle

LA DALLE

J'ai écrit ce morceau suite aux résultat des élections européennes de 2024. Que le RN en arrive à ce point aux portes du pouvoir m'a sidérée. J'ai ressenti comme une foudre qui me traversait le corps, tandis que je continuais ma journée à vélo. Un vrai choc psycho-somatique, qui a donné naissance à ce texte, cri d'alarme qui ne veut pas voir ce monde sombrer dans l'ignorance du danger, et d'à quel point il est concret aujourd'hui.

Je l'ai récité également sur plusieurs scènes, notamment devant l'Hôtel de Région de Nantes lors de la manifestation coupe les coupes budgétaires, et lors des élections municipales à Toulouse.

Tu peux écouter ici “La Dalle” du groupe Alter'N Co sur toutes les plateformes de musique, et ci-desous depuis Youtube (apparemment Soundcloud ne veut pas l'intégrer ici) :

Prod : VictorB (lien Beatstars) Paroles et chant : Kaena Sortie en ligne le 14 juillet 2026.

Paroles de "La Dalle"

COUPLET 1

Je suis en immersion Dans l'actualité depuis que le RN est passé La pression s'est installée sous les chaînes du passé Ma tension ne s'est pas calmée, je suis toujours en PLS... Est-ce que je suis la seule dans cet état de stress?

A qui cette valeur travail donne envie? Que vaut la vie du chômeur pour la plutocratie? Nos souffrances sont appellées “violences” quand on les crie, Et quand l'esprit insoumis vise le Front de l'Ennemi.

En mode survie, on réclame des solutions Mais l'entreprise veut du pognon, sinon c'est le piège à con. Entrepreneur “indépendant” fier tel un électron libre, T'es un esclave consentant. Bravo si t'as le calibre!

Industrie souveraine, incitation à la haine, Invitation à la peine à la sueur de nos veines, Diersité, Santé, droit des minorités... Défendez la Vérité, sortons de la vanité!

REFRAIN Je porte plainte contre l'état De ceux que fait crever la France Ils ne sont pas en vacances, Il sont passés sous silence ou maîtres de la résilience. Regarde d'où vient la violence!

Je porte plainte contre l'état De ceux que fait crever la France Ils ne sont pas en vacances, Il sont passés sous silence ou maîtres de la résilience. Regarde d'où vient la violence!

COUPLET 2 On m'a dit “Sortir du capitalisme, on pourra pas!” On m'a dit “Avec un bon leader, peut-être que ça bougera:” On m'a dit “Ici c'est déjà sympa, alors fais profil bas!” Aujourd'hui si je capte pas, c'est que je pense à Gaza!

Parlons des lois; t'as perdu la partie Si tu penses qu'elles nous mettent tous à l'abri. Hasta La Vista, la Mauvaise Foi! C'est déjà le bon combat si tu t'accroches à la vie.

Je porte plainte contre l'Etat sans culpabilité Je fais sonner ma voix, c'est ça ma “bombe à l'Elysée” Ma colère est intenable, mais elle est partagée. Ma logique est ententable, si t'as un peu d'humanité :

Coupez les ponts A ceux qui ont les fonds Et font toucher le fond A des vies en pleine incarnation Produits de la haine en pérenption Qu'on laisse pourrir sur le parvis!

REFRAIN Je porte plainte contre l'état De ceux que fait crever la France Ils ne sont pas en vacances, Il sont passés sous silence ou maîtres de la résilience. Regarde d'où vient la violence!

Je porte plainte contre l'état De ceux que fait crever la France Ils ne sont pas en vacances, Il sont passés sous silence ou maîtres de la résilience. Regarde d'où vient la violence!

COUPLET 3 La légitimité d'exister appartient à tous. Moi, je prends celle de m'exprimer sur ce qui me fou la frousse. Les inadaptés du système, que lui-même a lynché, Et ceux qui n'y adhèrent pas sont invisibilisés!

C'est votre projet qui est bancal, C'est votre budget qui est marginal, C'est votre rejet qui est antisocial. Alors qui a les mains sales, quand on sait qui a La Dalle?

 
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from Un Spicilège

Evil Dead Burn

J'ai bien aimé Evil Dead Burn que j'ai trouvé bien réussi. Sébastien Vanicek (qui m'avait déjà convaincue avec Vermines), confirme tout le bien que je pense de son travail avec un film fidèle à l'esprit de la saga : gore, intense et sans concession (bien qu'un peu plus sombre et moins loufoque que certains opus).

Avec son scénariste, il apporte une vraie french touch qui insuffle un peu de subtilité à une formule pourtant très codifiée. La réalisation est moderne, avec certains plans particulièrement inspirés et des transitions pleines d'humour qui apportent une vraie personnalité au film. Souheila Yacoub est franchement impeccable dans le rôle principal, et gros coup de cœur pour Erroll Shand, formidablement effrayant en père de famille détraqué.


Evil Dead Burn | Sébastien Vanicek | 2026

 
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from CORAXIO : MOSTLY HEAVY

la pochette de l'album CAMPING WITH BODHI, de Gin Lady : une illustration dans un style très vieux comics ou cartoon. Les 4 membres du groupes, des hommes barbus avec des chapeaux ou des casquettes, sont assis dans une clairière, autour d'un feu de camp. Le feu a l'apparence d'une tête d'homme âgé et barbu, avec des flammes à la place de la barbe et des cheveux, et une expression impassible. Autour du feu se tiennent aussi des animaux : un ours, une souris, un lynx. En arrière plan, des sapins couverts de neige. le ciel est rempli d'étoiles. On voit aussi un croissant de lune et des nuages roses.

Vous voulez du rétro ? En voici en voilà. Gin Lady est un quatuor originaire de Skellefteå, au nord de la Suède, à peu près autant intéressés par la modernité que leurs compatriotes un peu plus connus de Siena Root ou que les norvégiens d'Orango. Ce qui veut dire : vraiment pas des masses. CAMPING WITH BODHI est leur sixième LP, qui fleure bon le début des seventies...

...à commencer par l'artwork qui m'évoque les comics indie de la période, type Fabulous Furry Freak Brothers, Art Spiegelman ou Robert Crumb... avec peut-être un brin de Katzenjammer Kids (qui j'en conviens sont une référence autrement plus ancienne) Quant au titre, pour la faire vite le bodhi désigne l'éveil spirituel dans le bouddhisme. Si vous aviez pas déjà pigé, le positionnement esthétique adopté est quand même bien hippie (hippie, hourra) mais on verra plus bas qu'on est sur kekchose de plus nuancé que du basic babloche.

Musicalement, on peut parler de retro rock, de roots rock... le southern rock est un référentiel un peu contesté, un peu flou, mais qui me botte bien ici : la base de blues est là, plus british que delta, les jolies harmonies vocales aussi... et les gars savent clairement concocter un boogie. La slide guitar, elle, reste discrète voire absente. Southern, voui mais plus proche de Lynyrd Skynyrd et de Creedence Clearwater Revival que des Allman Brothers. Les claviers, mixés en retrait par rapport aux grattes mais complètement indispensables, rajoutent du rythm aux blues, et même une petite dose de soul... une soul aux yeux très très bleus, of course, un pied à Memphis et un pied à Londres, mais qui sonne juste et habitée. Idem pour la voix claire et chaude de Kärnebro, pas rauque ni nasillarde contrairement à pas mal des classiques amerloques du genre. Gin Lady ne cherche pas à cacher sa sensibilité européenne et c'est tant mieux. Se baladent aussi quelques textures psychédéliques, avec notamment d'occasionnels sons sitaroïdes (mon suspect n°1 : une pédale EHX Ravish Sitar utilisée avec parcimonie). Les compos sont raisonnablement variées -rien de drastique- et s'enchaînent de manière fluide. Le LP a un petit temps de chauffe : Underground et For Everyone, les deux premiers morceaux, ont un feel presque Beatles, mais la température commence à monter à partir du troisième, Haven't See You Lately, les claviers se réveillent avec Fields of Joy et une fois la face B entamée le boogie est à température idéale et ne refroidit plus jusqu'à la fin. De manière générale, pas d'excès ici : rock, mais ni hard ni heavy ; entraînant, mais pas de quoi keep on chooglin' toute la nuit ; les solos restent sobres et efficaces… un cocktail finement dosé mais low ABV : vous allez déguster mais sans aucun risque de gueule de bois.

Pour ce qui est du côté thématique des choses, un premier point très positif : ici contrairement aux canons du genre, pas un gramme de machisme, de roulage de mécaniques, ou de misogynie ! Avec Gin Lady, la bistouquette reste fermement en poche et c'est pas bibi qui va s'en plaindre. Et les paroles sont remarquablement peu genrées, ce qui me réjouit. Comme suggèrent les illustrations de la pochette, la nature figure en bonne place ; de manière tout à fait classique le paysage extérieur est en synergie avec le paysage intérieur : l'éclair solitaire et le clébard hurlant sont les échos d'une âme troublée, la brise estivale apaise et des montagnes de secrets se cachent sous la neige... Toutes ces émotions dudit paysage intérieur ne sont pas que du brut de coffre roquénerolle. Il y a dans les paroles de “Freedom Rider” un petit “free your mind” emblématique au parfum de patchouli qui se balade, mais à écouter ou lire toute la chanson on se rend bien vite compte qu'il ne s'agit pas de premier degré. Très souvent sur cet album rôdent une ironie certaine, un léger cynisme, une tendance aigre-douce. Gin Lady ne cherche pas à ressusciter le Summer of Love, mais dépeint plutôt le désordre et les failles propres aux relations : l'amitié et l'amour sont mêlés de désaccords et d'incompatibilités, d'impuissance et de détresse, de nostalgie... Et pourtant mon impression est que rien de tout ça n'est considéré ici comme insoluble ou irréversible. Téma la maturité émotionnelle.

Le retour à la nature n'est qu'un remède partiel à notre mal : pour le salut et la transcendance, come and join the party on my travellin' show ! Le meilleur remède à l'humain c'est l'humain, me dit Celebration Blues. Le morceau me semble être la synthèse, le point culminant thématique et musical de CAMPING WITH BODHI. Il est aussi un des deux seuls de la galette qui me semblent être purement positifs. We Are Free Now!, qui suit, est une excellente conclusion, aussi entraînante que pétrie d'ironie. Soldier On avec son redoutable groove southern et ses paroles mordantes, mérite aussi mention. I Love You Babe est, no duh, une incandescente déclaration d'amour et de soutien inconditionnel malgré les parts d'ombres et les difficultés, et le deuxième morceau purement positif du LP. Voilà pour mes favoris ; en vrai tout l'album passe crème, agréable, solaire, sereinement anachronique mais pas nonchalant pour autant, hippie mais pas teubé, plus vin orange que petit buvard. Mangez-en.

Gin Lady, c'est : Magnus Kärnebro – chant & guitare | Anthon Johansson – basse | Fredrik Normark – batterie | Johnny Stenberg – guitare

#Rock #RetroRock #SouthernRock #PsychedelicRock #RootsRock #GinLady

 
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from Nok - FetM

Réflexion sur l’âme humaine

Le carillon sonne à la porte. Des notes accueillantes. Les visiteurs sont arrivés. Invités pour la première fois.

Une bonne bouteille à la main. C’est le minimum. Ou autre chose qui montre la bonne disposition de cœur, la bonne intention, la bonne éducation.

Un laisser-passer vers l’intimité de l’autre. On entre. On découvre.

Comme dans un musée. Une bibliothèque, un tableau, une affiche, des objets symboliques, porteurs de sens. Une playlist choisie. Une lumière choisie aussi.

Le salon est parfumé. Cône odoriférant ou bouquet délicat. Le parfum sur la peau. Le déodorant.

Les sourires font l’ambiance. La tenue vestimentaire. Tout, ici, parle de l’hôte.

  • C’est mon havre de paix. Là, je me sens bien...

Tout se déroule bien. La prochaine fois, il y aura réciprocité.

...

Mais cette maison, comme toutes les maisons, a une porte dérobée. Un corridor sombre que seul l’hôte connaît. Il mène à une chambre noire, éclairée d’une lumière rouge sang.

C’est le laboratoire argentique. Là où les images se révèlent. Sur des fils, comme des photos qui sèchent, pendent les souvenirs révélés et dissimulés. D’autres attendent, trempent encore dans des bacs. Ils montreront leur laideur en leur temps et rejoindront ceux suspendus.

Des ombres dansent sur les murs. Des murmures, à peine audibles, montent des bacs. La poignée de la porte est glacée.

Cette chambre n’apparaît pas dans les plans. On aimerait qu’elle n’existe pas. Elle s’impose. Elle ouvre sa porte et appelle. On voudrait l’éviter. Impossible de résister.

  • Venez voir. Et bouchez-vous le nez. C’est ici l’envers du décor. Le musée de la mauvaise conscience et de la culpabilité.

...

Il n’y a pas un juste, pas même un seul.


La Chambre Noire – Substack

 
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from Nok - FetM

J'ai lu ce roman de René Bazin plutôt comme une tragédie familiale que comme un livre politique.

Bien sûr, il y a ce contexte de la Lorraine déchirée entre France et Allemagne, les tensions au sujet des lois laïques... mais ce qui m'a tenu en haleine, c'est le sort de cette famille Baltus.

Le personnage le plus bouleversant, c'est Marie-au-pain, la mère.

Son fils Nicolas, enrôlé de force dans l'armée allemande pendant la Grande Guerre, a disparu. On ne sait pas s'il est mort ou vivant.

Marie, elle, refuse le deuil. Elle passe ses journées entières à arpenter les routes et les villages, avec un grand sac rempli de pains, destinés à être déposés, accompagnés de petits messages là où elle pense que Nicolas pourrait passer. Elle espère qu'il finira par croiser l'une de ces traces, entendre parler de sa mère qui le cherche.

Ce geste quotidien, presque rituel, est sa seule bouée. Tant qu'elle marche, elle peut encore croire. S'arrêter serait admettre l'inacceptable.

Son mari, Jacques, a fini par accepter la disparition. Mais elle, non. Le lien mère-enfant est tellement viscéral qu'elle ne se résigne pas, tombe dans le déni, jusqu'à sombrer dans une folie douce plutôt que de renoncer.

Et ce qui est fou, c'est que tout au long de ma lecture j'espère avec elle. Je guette le moindre indice, je me surprends à croire au retour de Nicolas, même quand tout semble désespéré.

Bazin entretient ce flou, ce mince espoir, jusqu'au bout. Je vis la même chose qu'elle : l'impossibilité de lâcher prise sans preuve.

Le roman offre aussi des échappées lumineuses : la scène des fiançailles de Dorane avec Mansuy est magnifique, toute en retenue et en pudeur, un souffle d'avenir sur les ruines du passé.

Et puis Albert, dont la bravoure silencieuse et sans arme m'a beaucoup touché : tenir tête aux pressions avec une foi tranquille.

Enfin, ce que j'ai adoré, c'est la plume de Bazin quand il décrit les paysages lorrains, les bourgs, les traditions... On s'y croirait. C'est un roman qui parle d'attachement, de terre, de famille, et de cette difficulté à se reconstruire après l'acharnement de l'Histoire.

J'ai terminé ce roman avec un pincement au cœur, et l'image de Marie-au-pain marchant, encore et encore, son sac de pain sur le dos, ne m'a pas quittée.

#lectures


Epub libre et gratuit

 
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from irisdessine

Il y a quelques jours, j'ai compris quelque chose. Celles et ceux qui me suivent sur Mastodon ne sont pas sans savoir que je me désigne comme neuro-atypique. Sans connaître exactement sous quelle forme elle se présente, je sais qu'elle existe. Ça a commencé par des premiers tests effectués (le fameux test de QI pour détecter si on est HPI), pas vraiment concluants mais suffisamment atypiques, justement, pour commencer à expliquer ma marginalité. Et à force de l'évoquer sur Mastodon, et un peu dans le cadre du boulot, je me suis demandée si je ne me trouvais pas des excuses pour justifier ma fatigue, mon incompréhension parfois, mes maladresses. Et puis, j'ai fini par comprendre peu à peu les gens qui ont une différence qu'ils portent comme un étendard (les LGBT+, par exemple). Je comprenais par raisonnement logique : ils et elles se mettent en avant pour paver la voie pour le futur, leurs enfants et les enfants de leurs enfants. Sauf qu'en réalité, je pense que c'est avant tout parce qu'on se comprend enfin ! Grâce au prisme nouveau par lequel on se voit, c'est avec bienveillance et non plus avec dégoût ou désintérêt qu'on se perçoit enfin !

Une illumination !

J'en reviens à mon exemple, parce que je ne saurais parler à la place d'autres groupes minorés/invisibilisés par la société. Je l'ai compris, parce que toutes ces années où j'ai vécu littéralement en mode “marche ou crève”, où je me sentais nulle et faible, parce que je craquais parfois seule dans mon lit, où je comprenais pas pourquoi les gens tenaient absolument que je reste à une fête jusqu'à pas d'heure, alors que dès 22h, j'avais envie de rentrer chez moi et qu'ils me faisaient sentir que c'était pas normal, alors que j'ai fait un nombre incalculable de choses “normales” pendant des règles douloureuses, bosser pendant que je faisais de la fièvre, me tenir droite l'air de rien pendant que le gluten que j'avais mangé me déglinguait les intestins dans la douleur.

Au-delà de ça, mes faiblesses étaient remarquées sous forme d'humour un peu déplacé, du genre “oh, t'es une petite nature !” et je laissais faire.

Je suis neuro-atypique.

Et puis, à revoir tout ça, et surtout à comprendre peu à peu mon fonctionnement en lisant tout ce qui se dit autour de la neuro-atypie (autisme, tda, notamment), je vis comme une sorte de soulagement, des articles qui me disent “non, en fait, tu n'as jamais été faible, tu n'es pas câblée comme les autres, c'est tout”. En fait, c'est pas moi le problème. C'est les autres qui refusent de comprendre une situation qui n'est pas celle qu'ils ont vécu. Ça me rappelle un gars, il y a quelques années, avec qui j'avais discuté, qui considérait que les gens des banlieues pouvaient s'en sortir si seulement ils faisaient un effort. Et il disait ça parce que son meilleur ami sortait de banlieue et était devenu trader, puis entrepreneur. Sans comprendre que son meilleur ami était une exception dans un système fait pour que les gens de banlieue ne s'en sortent surtout pas. Il a vu une expérience, et a voulu la généraliser.

C'est la même chose avec la neurodivergence : on a pas eu de difficulté à se faire des amis, à comprendre les implicites, à faire la fête le soir comme les autres, pourquoi toi tu y arrives pas, hein ?

Bref, c'est ce qui m'a poussé à écrire ce petit billet de blog, mais aussi à décider que ce terme “neuro-atypique”, serait dorénavant dans la bio de l'unique réseau social où je suis encore, à savoir Mastodon.

Je suis neuro-atypique.

Et après ?

Et bien, après, ça me permet d'avancer doucement mes pions pour faire comprendre aux gens comment je fonctionne. Par chance, après des années à traverser des boîtes qui traitent leurs salariés comme des données sans la moindre humanité, je me trouve dans une entreprise très bienveillante, qui n'attend pas de papier médical pour comprendre et tâcher de m'aider au mieux.

J'ai également un chéri, probablement lui aussi neuro-atypique (il est en cours de diagnostic), qui est parfaitement compréhensif, tel l'homme merveilleux qu'il est.

Le plus difficile est, je dirais, presque, de lutter contre moi-même. Je me trouve encore audacieuse d'avoir posé un jour le lendemain d'un séminaire hautement épuisant pour moi (je maîtrise le social, mais au prix d'une dépense d'énergie très coûteuse). Et pourtant, vu qu'il m'a fallu 2 jours à ne rien faire du tout avant de commencer à émerger doucement, je réalise à quel point j'ai bien fait. J'ai encore, ancré dans le cerveau, la pratique du “marche ou crève”, même si, au vu de mon environnement bienveillant, j'apprends peu à peu à me permettre de me poser quand il le faut. J'apprends à user de mes astuces pour ne pas m'épuiser là où d'autres n'ont aucun souci : user de mon casque anti-bruits lorsque les ventilos ou le robot aspirateur fonctionnent, avoir près de moi mes objets de stim (une pierre lisse, un hand spinner) pour pouvoir les toucher quand je veux, pouvoir dire aux collègues “je rends la main, je commence à en avoir marre (c'est-à-dire ne plus rien comprendre !)”, avoir de la musique que je peux écouter ou, chose miraculeuse, faire le fameux body doubling avec un collègue qui apprécie aussi ces moments, ce qui consiste à se retrouver en visio, et chacun bosser sur un ticket, avec la possibilité de pouvoir s'entraider si nécessaire, mais sans nécessité de se parler !

Bref, je pense que mon chemin est encore long, je suis encore en train de réfléchir à si je dois chercher à faire établir un diagnostic (je sais que j'avais déjà dit que j'en ai pas besoin, mais j'ai l'impression au final que si 😅), et je dois encore parfois lutter contre moi-même, mais au moins, je peux affirmer avec fierté (parce que pourquoi pas) :

Je suis neuro-atypique.

 
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from Un Spicilège

L'effacement progressif des consignes de sécurité

Lorsque Christophe Siébert a recommandé L'effacement progressif des consignes de sécurité dans sa newsletter, on peut dire qu'il m'a immédiatement convaincue. Je ne connaissais absolument pas Vincent Ravalec, ni ses œuvres, mais la promesse d'un bouquin hors normes a suffit. Hors normes, c'est bien le qualificatif le plus approprié pour ce monument de près de sept cents pages.

Le roman suit les pérégrinations de Louis Dieutre, qui travaille dans l'art contemporain, et dont la vie bascule progressivement dans une succession d'événements étranges et hallucinants. Entre complots, rêves, expériences spirituelles et aventures improbables, le récit nous entraîne dans un voyage dont il devient impossible de distinguer la réalité du fantasme.

Il m'a tout de même fallu quelques dizaines de pages pour tenter de m'y retrouver dans cet univers et pour me faire au style foisonnant de Ravalec. Ceci dit, une fois entrée dans le rythme, une fois accordée aux errances de l'auteur, je me suis laissée emporter. L'intrigue est prolifique, imprévisible, parfois vraiment incompréhensible, mais c'est précisément ce qui fait son charme et qui la rend drôle. Vincent Ravalec nous refuse des explications simples et préfère multiplier les pistes, les symboles et toutes les interprétations possibles et imaginables. On avance donc dans un état de doute permanent, toujours à se demander ce qui relève du réel, du rêve ou d'une forme d'expérience spirituelle plus profonde.

Le roman est en outre traversé par une critique du monde de l'art contemporain et de l'élitisme culturel absolument sublime : mordante, diablement drôle et si juste! Quant à Louis Dieutre, on ne peut pas dire que je l'ai trouvé attachant, mais il fonctionne parfaitement comme guide involontaire dans ce chaos organisé. Son incompréhension face aux événements est le miroir de la nôtre, ce qui renforce encore l'immersion.

Le style de Ravalec constitue sans doute ce qui m'a le plus fasciné. J'aime les bavards quand ils ont des choses à dire, j'ai donc été comblée. Son écriture est singulière, ambitieuse et totalement décomplexée. Il construit un récit qui ne ressemble à aucun autre, oscillant entre aventure, fantastique, satire et délire mystique. Même le mauvais goût, lorsqu'il surgit, est si parfaitement calibré qu'il participe à l'identité du roman.

L'effacement progressif des consignes de sécurité est un livre étrange, déroutant et profondément original. Il ne plaira probablement pas à tout le monde, mais si on accepte de s'abandonner un peu, on y trouve une expérience de lecture rare. C'est un roman qui rappelle qu'il est parfois possible d'éprouver un immense plaisir à suivre un récit sans jamais parvenir à l'expliquer complètement.


L'effacement progressif des consignes de sécurité | Vincent Ravalec | J'ai lu

 
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from BOBINE

Mars Attacks!

Ce samedi 4 juillet 2025, L'asso Bobine a projeté Mars Attacks de Tim Burton. Projection dans le cadre du SPORE Festival ! Merci à la Brasserie Spore de nous avoir sollicité, merci au public d'être venu découvrir ou redécouvrir ce film. Merci à Simon pour l'installation du projecteur et du système son.

Une courte interview de l'asso par la radio Principe Actif est en écoute en podcast ici (à partir de 70 mn)

Cet été, l'asso va s'occuper de préparer la suite : dossiers de subventions et une soirée sur le thème des radios Libres en partenariat avec Principe Actif.

 
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from irisdessine

Projets

personnels

  • Une semaine consacrée à la journée parisienne que je savais être mangeuse d'énergie, donc pas d'avancement sur les projets persos.

Veille

technologique

personnelle

  • Une vidéo d'un Youtubeur extrêmement méticuleux qui démonte les arguments (fallacieux, il faut le dire) de Uta Frith, pourtant reconnue dans les avancées autour de la détection et reconnaissance de l'autisme. En gros, elle revient sur les arguments de celles et ceux qui ont une méconnaissance du trouble et n'hésite pas à dire qu'il faudrait laisser le diagnostique aux autistes qui en auraient “vraiment besoin”. 🙄 Cela me confirme un peu que dès qu'une personne devient une sommité dans son domaine, elle va se permettre de dire et faire n'importe quoi par la suite (on a eu le cas avec la “papesse” des HPI, celle qui a inventé le terme de “zèbre”, Jeanne Siaud-Facchin) : https://youtu.be/GEjuDzp_ifM?si=tTkKMzN96i9TPHeX

Mes Joies

  • Je me remercie d'avoir pensé à prendre mon vendredi, lendemain de séminaire. Malgré de bonnes nuits de sommeil, il m'a fallu attendre dimanche avant de commencer à faire des choses sans traîner la patte. J'apprends à m'écouter un peu plus (et je pense que je poserai systématiquement chaque lendemain de séminaire, à partir de maintenant)
  • Du coup, indépendamment du besoin de me reposer, j'ai apprécié le week-end de 3 jours !
  • Et un chéri parfaitement à l'écoute puisqu'il m'a laissée me reposer, glander, voire même poussée à me mettre devant l'ordi pour une activité à productivité nulle. 🫶

Lu, vu, écouté

À lire

  • Le clan des Otori, tome 4 : on avance, on avance, grâce au passage dans le train, j'ai dépassé la moitié de l'histoire et je maintiens que ça traîne en longueur, mais enfin, on approche de ce qui sera l'action principale de ce tome-là. Malgré tout, je prends plaisir à continuer à lire cette saga, je pense que c'est le propre de toutes séries de livres, il y a des moments de calme plat avant de revenir dans l'action.
  • Assassin Royal, là, c'est mon petit bonbon, je le connais par cœur, mais j'adore les relire pour le plaisir de retrouver Fitz, Vérité, Patience, le Fou, etc.

À voir

  • Vu a tiré sa révérence, cette semaine, achevant 37 ans de travail (!) pour informer différemment. D’abord connu sous le nom “Le Zapping” sur Canal +, l’équipe avait migré sur France Télévisions quand Bolloré a mis la main sur le groupe Canal, se renommant ainsi “Vu”, au passage. Le 30 juin, c’était la dernière fois qu’on pouvait voir ce zapping si cher à nos cœurs. Dernière… peut-être pas, si on s’attarde sur le message passé à la fin du dernier Vu… https://youtu.be/J-O4FTxTRZQ?si=lePJO2baxLDblrAE
  • Silo : on entame la nouvelle saison avec un premier épisode qui pose de nouvelles bases après la rébellion. On attend de voir. Dispo sur Apple TV.
  • The Mentalist: j'arrive sur la dernière saison, la 7e. Notre héros a enfin pu arrêter John le Rouge et c'était plutôt pas mal. À faire traîner l'histoire, j'avais peur que ça retombe comme un soufflé, mais ils s'en sont bien tirés et c'était intéressant. J'aime quand il y a un fil rouge sur ce genre de séries procédurales avec un tueur en série qui donne du fil à retordre aux enquêteurs. J'avais aussi beaucoup aimé l'arc autour de Pelant dans Bones, même si la conclusion était un peu décevante. Bref, j'arrive au bout de la série, il va falloir que je trouve une autre série procédurale 😅 Dispo sur Netflix.

À écouter

  • En ce moment, sous la douche (oui, j'écoute de la musique sous la douche), j'écoute la douceur des morceaux de Loreena McKennitt, avec son album The Book of Secrets. C'est prompt à calmer les esprits et profiter de la lenteur de la vie.

Et le jeu vidéo ?

  • RuneScape: Dragonwilds: Comme je suis très nulle en jeu vidéo, je suis morte plein de fois, bêtement tuée par des gobelins de faible niveau, mais je résiste, parce que le jeu est vraiment chouette. J'aime beaucoup progresser, monter en compétences pour débloquer de nouveaux sorts et nouvelles recettes pour fabriquer des choses. Puisque le dernier assaut des gobelins m'a achevé, j'ai donc décidé de créer une tourelle protégée de laquelle je pourrais les tuer de loin avec mon arc. On va voir comment ça se déroule. Dispo sur Steam.
  • Mosaïc of the Strange: toujours dans la veine de la série de jeux mi-picross, mi-démineur, j'avance aussi sur ce jeu qui prend la forme d'une enquête policière paranormale, avec un faux air de X-Files, on va pas se le cacher 😁 Dispo sur Steam.
 
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from Chatpey

Quand on parle de la consommation énergétique de l'intelligence artificielle, deux récits s'affrontent. Le premier agite des chiffres apocalyptiques — des centres de données qui engloutissent l'électricité de pays entiers. Le second balaie la question d'un revers de main — « ce n'est qu'une recherche web un peu plus grosse ». J'ai voulu mettre des chiffres concrets, mesurés autant que possible, sur ce que coûte réellement une requête d'IA — surtout celle qu'on fait tourner chez soi.

D'abord, un avertissement sur les chiffres

Première surprise en creusant le sujet : les estimations sont d'une instabilité déconcertante. Pour une même question posée à une IA, on trouve des valeurs allant de 0,24 à près de 19 wattheures selon la source et le modèle. Le fameux « une requête d'IA consomme dix fois plus qu'une recherche Google », répété partout, remonte à une remarque d'interview de 2023 qui n'a jamais été une mesure. Donc méfiance : tout chiffre unique présenté comme une vérité est suspect. Ce qui suit est en ordres de grandeur, pas en certitudes au décimal près.

La requête distante : comparable à une recherche, le plus souvent

Pour une requête courante envoyée à un grand service en ligne, les estimations sérieuses récentes tournent autour de 0,3 à 0,4 wattheure. Une étude de mai 2025 mesure 0,42 Wh pour une requête GPT-4o ; Google annonce 0,24 Wh pour une requête médiane. Autrement dit, dans ce cas banal, une requête d'IA consomme à peu près autant qu'une recherche web classique — pas dix fois plus.

Le « dix fois », voire « soixante-dix fois », existe pourtant — mais seulement pour les gros modèles dits de raisonnement, ceux qui « réfléchissent » longuement en générant énormément de texte interne. Là, une seule requête peut grimper à 10, 20, voire 40 wattheures. L'écart entre 0,3 et 40, ce n'est pas du bruit de mesure : c'est la différence entre demander la définition d'un mot et demander une dissertation à un modèle surdimensionné.

La requête locale : le compteur ne ment pas

C'est ici que ça devient concret, parce qu'on peut mesurer à la prise, avec un simple wattmètre. Et le résultat est contre-intuitif.

Faire tourner un modèle de taille raisonnable sur sa propre machine consomme, par réponse, de l'ordre de 0,05 à 0,4 wattheure — soit la même zone qu'une recherche web, parfois moins. Sur une machine efficace (puce Apple récente, petit modèle), on descend sous 0,1 Wh par réponse.

La raison est simple : en local, la machine ne consomme que par à-coups. Elle monte en charge une ou deux secondes le temps de générer la réponse, puis retombe au repos. Ça n'a rien à voir avec un jeu vidéo qui sollicite la carte graphique à fond pendant des heures. Ce pic bref change tout le calcul.

Pour donner une échelle parlante : votre ordinateur en bureautique normale tire 30 à 180 watts en continu ; un PC de jeu dédié, 300 à 600 watts. Une requête d'IA locale « tout-venant », c'est donc l'équivalent énergétique d'une à trois secondes de jeu vidéo, ou de quelques dizaines de secondes de travail bureautique. Pour égaler ce qu'on dépense deux heures de jeu, il faudrait enchaîner plusieurs milliers de requêtes locales.

Un bémol honnête : ça vaut pour un modèle de taille raisonnable. Faire tourner un mastodonte de 70 milliards de paramètres sur deux cartes graphiques peut grimper à 6 wattheures par réponse et c'est précisément là que le service distant, mutualisé, reprend du sens. La frugalité locale a une condition : choisir un modèle proportionné à la tâche.

Alors où est le vrai problème ?

Si une requête locale coûte une fraction de seconde de jeu vidéo, et qu'une requête distante banale équivaut à une recherche web, d'où vient l'épouvantail énergétique ?

On croit souvent que c'est l'entraînement des modèles qui consomme le plus. En effet cette phase est massive : entraîner un grand modèle peut consommer l'électricité de centaines de foyers pendant des mois. Mais l'intuition est trompeuse. Les analyses récentes convergent : l'entraînement n'est effectué qu'une fois, tandis que l'usage — l'inférence — se répète des milliards de fois par jour. Résultat, l'inférence représente désormais jusqu'à 90 % de l'énergie consommée sur tout le cycle de vie d'un modèle. Pour un grand modèle récent, servir les utilisateurs pendant trois mois coûte déjà plus d'électricité que tout son entraînement initial.

Le vrai coût, donc, ce n'est ni l'entraînement lointain ni votre requête locale isolée. C'est l'inférence centralisée à l'échelle planétaire : une requête individuelle modeste, multipliée par des centaines de millions d'utilisateurs et des milliards d'appels par jour, sur des modèles souvent surdimensionnés pour la tâche qu'on leur confie. Une seule requête courte à 0,43 Wh n'est rien ; la même répétée 700 millions de fois par jour finit par représenter la consommation annuelle de dizaines de milliers de foyers.

Ce que ça change

La conclusion n'est pas « l'IA ne consomme rien », ni « l'IA va brûler la planète ». C'est plus utile que ça.

Le poste de dépense dominant, c'est l'usage de masse sur de gros modèles distants. Or une grande partie de cet usage — résumer un texte, corriger une lettre, classer des fichiers, répondre à une question courante — ne réclame pas un modèle géant. Le même geste, fait en local sur un modèle frugal, coûte une fraction de seconde de jeu vidéo et reste chez vous. La sobriété énergétique, ici, n'est pas un sacrifice : c'est simplement utiliser l'outil proportionné au besoin, au lieu d'envoyer chaque broutille dans un centre de données dimensionné pour le raisonnement le plus exigeant.

C'est, au fond, la même logique low-tech que partout ailleurs : le bon outil pour le bon usage.


Les chiffres cités proviennent de mesures et d'estimations publiées en 2025-2026 (études académiques sur l'empreinte de l'inférence, données constructeurs, mesures au wattmètre sur matériel grand public). Ils décrivent des ordres de grandeur à un instant donné, dans un domaine où l'efficacité évolue vite — à manier comme des repères, pas comme des constantes.

Ce billet a été rédigé avec l'aide d'un assistant IA, à partir de mes recherches et de mes arbitrages. L'outil tenait la plume et vérifiait les sources ; l'angle et le tri sont les miens.

 
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from cedval

Parmi les choses que j'aime beaucoup, en plus du vélo : le train 😁.

Après presque 2 ans de pratique du vélo, j'ai eu l'occasion de prendre différents trains à vélo.

Je me suis dit que cela pourrait maintenant être intéressant d'écrire sur le sujet.

La complexité du voyage en train

L'acquisition de mon premier vélo a été motivé par le remplacement de la voiture pour les trajets gare/domicile.

J'avais choisi un vélo pliant confortable pour que cela soit plus simple à emmener dans le train et stocker à Paris dans mon petit appartement.

Il existe déjà une certaine charge mentale de voyager avec un vélo pliant plus gros qu'un Brompton mais c'est sans commune mesure avec un vélo de taille normale : même quand il y a des emplacements vélos prévus, impossible d'être sûr d'avoir de la place.

Et c'est sans parler du bordel des réservations vélo dans les trains en France 🙈.

Mon G Line plié glissé sous les autres vélos dans le compartiement vélo d'un train Rémi Express Ci-dessus un exemple où j'étais content d'avoir mon vélo pliant, un lundi férié, sur un trajet Orléans-Paris, plein de vélos qui revenaient d'une Mad Jacques : pas prévu du tout 😅.

Le vélo pliant permet de s'adapter sans stress à presque toutes les situations 😎.

Je vais donc en profiter pour lister tous les sites ou astuces que j'ai découvert qui m'ont aidé pour voyager avec mes vélos en train.

Première expérience : voyage à vélo (pliant) en train

Le mien, un Brompton G Line, est un peu plus gros avec ses roues de 20 pouces mais il reste quand même bien pratique : il a vécu différents TER et le TGV avec succès.

Le modèle qui est encore plus pratique, c'est le Brompton classique (avec roue de 16 pouces) qui rentre partout une fois plié, certain train peuvent tout de même demander de le mettre sous housse comme dans les Eurostar pour Londres.

Après Veligo, même la SNCF s'y mets en proposant des offres d'abonnements Brompton dans certaines régions.

Exemple de mon G Line posé par terre à coté de moi dans un TER : Mon G Line plié et posé par terre à coté de moi dans un TER

Si il y a de place, pas besoin de le plier (attention aux réservations obligatoire dans les TER dans ce cas).

C'est donc très facile de voyager en train avec un vélo pliant. Voyons maintenant avec un vélo classique.

Les voyages en TER

En France, les Trains Express Régionaux sont souvent ce qui se fait de plus pratiquer pour voyager à vélo.

Beaucoup sont équipés d'emplacements vélo permettant de voyager sans démonter son vélo.

Ca c'est la théorie.

En pratique, cela dépends des régions, de l'horaire à laquelle vous souhaitez prendre le train (coucou le dimanche soir) et de la nécessité d'avoir ou non une réservation vélo.

La réservation vélo

Les règles sont différentes dans chaque région et peuvent varier en fonction du jour ou de la période.

Exemple : en région Centre Val de Loire, les trains Rémi nécessite une réservation vélo les week-ends et jour féries. Pour cette région, la réservation vélo est valable pour un horaire précis alors que les billets de trains sont valable pour n'importe quel train de la journée pour le trajet que vous avez réservé, pratique 🙃.

La réservation vélo se fait sur un site dédié, différent de celui sur lequel vous achetez le billet.

Heureusement, un site permet d'être redirigé vers la page de réservation correspondante en fonction de la région et de votre destination : https://www.veloabord.fr/

Réserver son billet de train

La réservation vélo dans les TER vient en complément du billet du train.

Pour réserver mes billets j'aime bien utiliser le site TER qui est simple et sans fioriture (coucou SNCF Connect 💩) :

Capture d'écran du site TER Rémi Centre Val de Loire

Avec mon compte, en quelques clics, j'ai mon billet sans que l'on essaye de me vendre un hébergement ou je ne sais quoi d'autre.

👉 A savoir : le changement de région se fait via un sélecteur situé en en bas à gauche du site.

Sinon il y a aussi 12train qui est très efficace !

Je l'utiliserais surement quand l'application Android sortira avec la gestion des comptes. Pour les achats réguliers c'est quand même plus pratique.

TGV et Intercités

Après les TER, les 2 autres types de trains que vous êtes susceptibles de prendre en France sont les Intercités et les TGV.

Ici je liste mes expériences.

TER Fluo Strasbourg Paris

Celui là était particulier, le TER Fluo de Strasbourg qui allait vers Paris. Il permet le transport des vélos non démontés et il nécessitait une réservation vélo obligatoire qui n'était pas possible sur le site TER 🙃 : obligé d'utiliser SNCF Connect 💩 pour prendre le billet et la réservation vélo.

Etant arrivé en avance, j'accroche mon vélo au crochet dans l'emplacement réservé qui était encore vide. Ca c'était jusqu'au moment où je vois un groupe de 8 arriver avec des vélos de locations. (alors qu'il n'y avait que 6 places) .

J'ai préféré décrocher mon vélo pour leur laisser les places et me mettre dans l'allée là où il y avait de la place en face de l'emplacement PMR :

Mon Vélo dans le couloir d'un TER Fluo malgré la place que j'avais réservé

Et j'ai tellement bien fait ! D'autres cyclistes sont encore arrivé derrière et ont entassés leur vélos n'importe comment 🤦. Ils ont été forcés à bouger leur vélo dans une autre voiture par le contrôleur à l'arrêt suivant.

Intercités Toulouse Paris

Ces trains ne sont pas de première jeunesses mais ils disposent quand même de place vélo à réserver !

Il s'agit de crochets permettant de pendre le vélo à la verticale. Des nouveaux trains avec 10 emplacements vélos sont prévues sur cette ligne à partir de 2027.

Encore obligé d'utiliser SNCF Connect 💩 pour pouvoir faire la réservation vélo. ET malgré avoir coché l'option réservation vélo, celle-ci n'a pas été prise en compte. Heureusement le contrôleur a été sympa.

TGV

Tous les TGV acceptent les vélos sous housse mais cela peut être sport en fonction de l'affluence. Privilégier la première classe si la différence de tarif n'est pas énorme : il y a plus de place pour y placer un vélo sous housse.

Le graal étant les places vélos non démontés 😍😍😍 : disponible uniquement sur certains trajets malheureusement et nécessite, encore une fois, d'utiliser SNCF Connect pour les réserver 💩 : tristesse et désespoir.

Mon Vélo dans un emplacement vélo non démonté dans un TGV Nancy Paris Je suis à coté de mon vélo : royal ! Ici dans un TGV Nancy – Paris.

Passons maintenant au niveau au dessus.

Changer de pays 🤯

Et nous voici rendu dans le cas le plus complexe, qui n'est déjà pas simple sans vélo 😅 : voyager en train dans un ou plusieurs pays.

N'ayant testé que l'Espagne et l'Allemagne, je ne parlerais que de ces 2 pays et de manière limité.

Les sites des compagnies respectives sont en général nécessaire si il y a besoin d'effectuer des réservations vélos. Les sites alternatifs comme Trainline ou Railfinder ne proposant pas de filtre ou d'options vélo 🥲.

Allemagne

Je me suis rendu une fois à Düsseldorf avec mon vélo en Eurostar depuis Paris qui n'était pas direct : vélo sous housse, j'en parle dans la suite de cet article.

Il est également possible de prendre certains ICE (les trains à grande vitesses allemands) sans démonter le vélo. Les trains régionaux permettent en général les transport de vélo : à voir en fonction de l'affluence.

Le site de la compagnie nationale Deutsch Bahn permet de repérer ces trains en ajoutant un vélo dans les options voyageurs. Pour certain train, la réservation vélo est obligatoire et doit être fait séparément de la réservation de la place assise.

Plus de détails sur la page dédié de la Deutsch Bahn (en anglais). A noter que les règles peuvent changer en fonction de chaque état fédéral (sinon c'est pas drôle).

Espagne

Il existent plein de type de trains différents en Espagne. La majorité sont gérés par la compagnie nationale Renfe.

Pour les trains à grande vitesses, il y a plusieurs compagnies différentes : – Renfe avec différent types (AVE, Avlo, Alvia) – Ouigo Spain – Iryo

Renfe

Mention spéciale à la Renfe pour leur page d'aide sur le transport des vélo qui est très détaillé et en français, un plaisir 😍 : elle liste toutes les règles applicables dans chaque type de train.

Que demander de plus ?

Ouigo Spain

Les vélos sont acceptés sous housse comme grand bagage additionnel : avec supplément ou non en fonction du type de billet que vous avez pris.

Iryo

Cette compagnie italienne de train à grande vitesse en Espagne précise que les vélos sont autorisés sous réserves qu'ils respectent la taille maximum des bagages autorisés qui est 80x55x35cm : pas suffisant pour autre chose qu'un vélo pliant !

A éviter si vous n'êtes pas joueur/joueuse.

La solution universelle : la housse

Vous avez envie de voyager avec votre vélo dans n'importe quel train (ou presque) ?

Facile 😁 : il “suffit” de démonter les roues de votre vélo et le mettre sous housse (dimensions de 90 x 130 x 50 cm pour la SNCF).

C'est de loin la solution la plus contraignante.

Et une fois sous housse, il faut arriver à lui trouver une place confortable.

Exemples

Eurostar

Sous housse dans un Eurostar récent qui était en fait équipé en emplacement vélo non démonté.

Cet emplacement n'était pas indiqué ni réservable car il n'est pas possible de savoir si la rame que l'on va avoir est équipé ou non de ce type d'emplacement. Tous les trains n'étant pas encore équipés.

Sous housse dans un Eurostar qui était équipé en emplacement vélo

TGV Inoui

Autre exemple dans un TGV Inoui, en première classe : il y a plus de place, même pour les vélos 😁.

C'était en gare de Dijon, direction Paris sans arrêt entre les 2. J'ai donc attendu que tous les passagers montent avant moi pour lui trouver cette belle place.

Vélo sous housse dans un TGV Inoui en première classe

Train allemand régional – National Express

Ici c'était entre Aix-la-Chapelle et Düsseldorf dans un train qui était équipé d'emplacements vélos. Mon vélo étant déjà sous housse je ne l'ai pas remonté après le trajet en Eurostar et vu l'affluence qu'il y a eu après ce n'était pas plus mal.

Vélo sous housse dans un train allemand régional National Express RE4 de type Siemens B 642 049 NXG entre Aix la Chapelle et Düsseldorf

Pour résumer

Oui c'est possible de voyager avec son vélo en train avec un peu d'effort. Rien d'insurmontable quand on a déjà fait l'effort de se mettre au vélo au quotidien je dirais 😁.

C'était quelque chose qui me stressait énormément au début, même avec le vélo pliant, mais en expérimentant au fur et à mesure, ça passe beaucoup mieux je trouve : j'ai pratiqué pendant presque 2 ans les voyages en train avant d'utiliser l'option housse.

Ressources diverses

Je termine sur une liste en vrac de ressources que j'ai trouvé utile sur le sujet.

Cycling on Rails (en anglais) : une mine d'or d'informations sur plein de pays 😍 https://cycling-on-rails.com/train-bicycle-guide/ Présent sur Mastodon 🚀: @cyclingonrails@mastodon.social

Le collectif Mon vélo dans le train qui regroupe des actualités sur le sujet.

Un site pour découvrir les coins de France accessible en train et à vélo : https://velotrain.fr/

MAJ 07/2026 : un guide publié par l'association CycloTransEurope est sorti : https://eurovelo3.fr/voyager-en-train-avec-son-velo-demandez-le-guide-ete-2026/

Liens vers les compagnies

Et voici une compilation de liens pour les différentes compagnie que j'ai déjà utilisé.

#velo #train #monvelodansletrain

 
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from Chatpey

Une explication imagée, à partir d'une question toute simple : « Quelle est la meilleure recette traditionnelle de Dijon ? »

Étape 1 — La carte

Comment l'IA représente les mots

Imagine une immense carte où chaque mot a sa place. Les mots qu'on trouve souvent ensemble dans les mêmes phrases sont proches sur cette carte : couteau et fourchette sont dans le même quartier, tomate et basilic aussi. En revanche, « couteau » est très loin du quartier « basketball » ou « fusée » — ces mots n'ont presque aucun lien entre eux. Plus on s'éloigne sur la carte, plus les liens entre les mots sont faibles, mais ils existent toujours.

La carte est organisée en zones thématiques : le quartier « repas » contient « couteau » et « fourchette », lui-même inclus dans la ville « cuisine », proche de la région « gastronomie ». Certains mots, comme « sel », apparaissent dans plusieurs zones : à la fois dans « cuisine » et dans « mer », car ils sont utilisés dans des contextes variés.

Étape 2 — Le point d'équilibre

Comment l'IA comprend une phrase entière

Ta question est : « Quelle est la meilleure recette traditionnelle de Dijon ? »

L'IA plante un drapeau sur chaque mot important : « meilleure », « recette », « traditionnelle », « Dijon ». Chacun a son quartier sur la carte. « Recette » et « traditionnelle » sont déjà voisins — leur fil est court. « Meilleure » est un peu plus loin, dans le quartier des jugements de valeur. Et « Dijon » est un cas particulier : il apparaît dans plusieurs zones (ville de Bourgogne, moutarde, gastronomie régionale).

L'IA tend un fil entre tous les drapeaux et cherche le point d'équilibre — celui qui est à égale distance de chacun. C'est ce point qui représente le sens global de ta question. Il se trouve quelque part dans la zone où gastronomie, tradition et Bourgogne se croisent.

Étape 3 — Le conteur

Comment l'IA construit la réponse

Depuis ce point d'équilibre, l'IA construit sa réponse mot par mot. Elle regarde les mots voisins sur la carte et choisit celui qui semble le plus cohérent avec les fils déjà posés. À chaque étape, elle tire sur ces fils pour les tendre au maximum, comme si elle cherchait à former une ligne la plus droite possible entre tous les drapeaux. Chaque nouveau mot doit s'ajuster à cette tension pour que la phrase reste cohérente de bout en bout.

Elle répond : « À Dijon, on mange du bœuf bourguignon. »

Étape 4 — Le cartographe

Comment la carte a été construite

Mais qui a dessiné cette carte ? Personne ne l'a tracée à la main. On a donné à l'IA des milliards de phrases — des livres, des articles, des conversations — et on lui a demandé de jouer à un jeu : « Devine le mot qui manque dans cette phrase ». Chaque fois qu'elle se trompait, on déplaçait légèrement les mots sur la carte pour que la prochaine fois elle se trompe moins. Personne n'a décidé que moutarde et Dijon seraient voisins — ça s'est fait naturellement, à force de corrections.

Les humains ont choisi quels textes donner à l'IA. Si on lui avait donné surtout des recettes de cuisine, elle serait incollable sur les plats… mais ignorante en histoire !

Épilogue — Et si ?

Variabilité, hallucination, et silence impossible

Le point d'équilibre trouvé à l'étape 2 n'est pas un point exact — c'est une zone. À chaque fois que tu poses la même question, l'IA ne plante pas son drapeau exactement au même endroit. C'est pour ça qu'elle peut te donner des réponses légèrement différentes d'une fois à l'autre. Ce n'est pas un bug — c'est une conséquence directe de la façon dont elle fonctionne.

Mais parfois, le drapeau atterrit dans le mauvais quartier. La zone « Dijon » touche aussi le quartier « villes de France » — et si le drapeau glisse un peu trop loin, l'IA pourrait te répondre avec assurance « À Dijon, la spécialité c'est la choucroute ». Comme un GPS qui te ferait prendre un chemin parce que beaucoup de gens l'ont pris avant… même si c'est un raccourci interdit ! Elle ne sait pas qu'elle s'est trompée de quartier. Elle a juste suivi le fil depuis un mauvais point de départ. C'est ce qu'on appelle une hallucination.

Et c'est précisément parce qu'elle ne sait pas qu'elle s'est trompée qu'elle ne peut pas dire « je ne sais pas ». Elle ne comprend pas comme nous : elle trouve des motifs, comme un détective qui relierait des indices sans savoir ce qu'ils signifient. Elle pose toujours un drapeau, même quand la zone est floue. Elle est faite pour répondre, pas pour douter.

L'envers du décor — La carte n'est pas neutre

Les biais d'entraînement

On l'a vu à l'étape 4 : la carte a été construite à partir de milliards de textes écrits par des humains. Ça veut dire deux choses.

La première : si un sujet est peu représenté dans ces textes — une langue minoritaire, une culture peu documentée, un point de vue marginal — il sera mal placé sur la carte, ou carrément absent. L'IA ne saura pas bien en parler, non pas parce qu'elle a décidé de l'ignorer, mais parce que personne ne lui a donné les phrases pour apprendre.

La deuxième est plus subtile : si les textes qu'on lui a donnés véhiculent des préjugés — sur les femmes, sur certaines origines, sur certains métiers — ces préjugés se retrouvent dans la carte. Les mots se sont regroupés selon ce que les humains ont écrit, pas selon ce qui est juste. C'est pour ça que la carte n'est jamais neutre. Elle est le reflet, sans qu'ils le sachent, de ceux qui ont choisi les textes pour la construire.

Pour finir — Une carte, pas un territoire

Retenons l'essentiel. L'IA ne sait rien au sens où nous savons : elle a une carte des mots, construite à partir de ce que les humains ont écrit, et elle s'y déplace en tirant des fils. C'est ce qui la rend bluffante — elle relie des idées qu'on n'aurait pas rapprochées — et c'est ce qui la rend faillible — elle plante parfois son drapeau dans le mauvais quartier sans le savoir.

Comprendre ça change la façon de s'en servir. On ne lui demande pas la vérité, on lui demande un trajet plausible sur sa carte — qu'il faut ensuite vérifier soi-même. C'est exactement le principe que je m'efforce d'appliquer dans mes propres outils : la machine propose un chemin, l'humain décide s'il est juste. La carte est utile à condition de ne jamais la confondre avec le territoire.


Cette explication est volontairement imagée : la « carte » est une métaphore de ce que les spécialistes appellent un espace de représentation (les mots y sont des points dans un espace à plusieurs centaines de dimensions). Le tableau réel est plus complexe, mais l'intuition — proximité, point d'équilibre, génération mot à mot, carte façonnée par les textes d'entraînement — est fidèle au fonctionnement.

Ce texte a été rédigé avec l'aide d'un assistant IA, à partir de mes explications et de mes choix de formulation. La métaphore et l'angle sont les miens ; l'outil a aidé à les mettre en forme. C'est, d'une certaine manière, cohérent avec le sujet : comprendre comment marche l'outil, c'est aussi savoir s'en servir sans lui laisser le volant.

 
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