BlogZ

Lectures

Les derniers billets publiés sur BlogZ

from Fils et Mailles

Le carillon sonne à la porte. Un dring-dring ou des notes accueillantes. Les visiteurs sont arrivés. Ils ont été invités pour la première fois.

Une bonne bouteille à la main. C’est le minimum. Ou autre chose qui montre la bonne disposition de cœur, la bonne intention, la bonne éducation.

Un laisser passer vers l’intimité de l’autre. On entre. On découvre. Comme dans un musée. Il y a une atmosphère. Un décor.

Une bibliothèque, un tableau, une affiche, des objets symboliques porteurs de sens, pour montrer la direction. Playlist choisie. Lumière choisie elle aussi.

Salon est parfumé. Cône odoriférant. Un bouquet délicat. Le parfum sur la peau. Le déodorant.

Les sourires font l’ambiance. La tenue vestimentaire. Tout. Tout ici parle de l’hôte.

C’est mon havre de paix. Là je me sens bien…

Tout se déroule bien en principe. La prochaine fois, il y aura réciprocité.

Mais cette maison, comme toutes les autres, a sa porte dérobée que seul l’hôte connaît. Un corridor sombre qui mène à une chambre noire, éclairée d’une lumière rouge sang.

Là, pendent les souvenirs révélés et dissimulés. D’autres attendent, trempent encore dans des bacs. Ils montreront leur laideur en leur temps et rejoindront ceux suspendus.

Cette chambre n’était pas dans les plans. On aimerait qu’elle n’existe pas. Elle s’impose. Elle ouvre sa porte et appelle. Impossible de résister.

– Venez voir et bouchez-vous le nez. C’est ici l’envers du décor. Le musée de la mauvaise conscience et de la culpabilité.

“Il n`y a point de juste, pas même un seul…”

 
Lire la suite...

from klerh_veille_pro

Lu

  • Au cœur de la culture, comment la MEL façonne le quotidien de ses habitants, un manifeste qui décrit le déploiement d'une politique publique de la culture à l'échelle de la Métropole européenne de Lille autour des notions de : création, accès, rayonnement, laboratoire, inclusion, croisement, participation. Intéressant en période de renouvellement des exécutifs locaux.

  • L'éveil culturel et artistique des jeunes enfants*, dit aussi “Rapport Marinopoulos, ce texte est un plaidoyer en faveur de l'extension à la toute petite enfance des dispositifs de l'éducation artistique et culturelle. Les bienfaits, d'après l'autrice, ne sont pas seulement culturels, mais aussi sociaux, physiques, mentaux, aussi bien pour les enfants que pour leurs parents et les adultes qui prennent soin d'eux.

  • Face à l'IA générative, l'objection de conscience, un manifeste d'enseignants et d'universitaires qui recommande la défiance face à l'IA générative, complété par la tribune du chercheur Guillaume Carbou, spécialiste des discours écologiques dans l'espace public, qui propose de se saisir de ce moment IA pour repenser nos systèmes : “on arrête tout, on réfléchit”.

Écouté

 
Lire la suite...

from Un rat bleu

Avant-propos

Le contenu de cet article a été rédigé en grande partie le 21 février 2026, puis finalisé le lendemain.

La compréhension de ce qui est référé par les URLs ci-dessous est conditionnée par une maîtrise de la langue anglaise écrite et orale. Il y a toutefois des morceaux qui ne la nécessitent pas : tout ce qui peut être capté par d’autres canaux sensoriels.

Chicory : A Colorful Tale

En français : « Chicorée : Un Conte Coloré ».

J’ai redécouvert récemment sous une nouvelle lumière ce jeu vidéo, sorti et découvert en juin 2021. Une qui a projeté des ombres sur ma psyché depuis le début de cet hiver 2025/2026, par le prisme d’une vidéo sur ce jeu. Tout m’avait déjà été raconté dans le jeu : ce que ça fait d’être un(e) artiste, les côtés lumineux comme les plus sombres. Mais à l’époque, ça ne m’avait pas heurté. Je n’avais pas encore commencé le chemin artistique.

Ce n’est qu’après le visionnage de cette vidéo que ça s’est activé, presque un an passé volontairement dans le processus artistique, en connaissance de mes motivations, mais moins des conséquences d’un tel choix. C’est une chose d’en entendre parler, de l’avoir en tête ; c’en est une autre de les traverser.

Au stade où j’en suis, je suis incertain de recommander ou déconseiller la pratique d’un art à quelqu’un. Un usage thérapeutique coulerait de source. Ça aide à mieux supporter sa propre condition, et même à toucher la grâce, ne serait-ce qu’un instant. Mais dès que la flamme est allumée dans le for intérieur de cet individu, le processus est enclenché irréversiblement. Il y aura des moments où les ailes seront brûlées. La combustion n’est pas le plus dur, mais bien l’atterrissage. Certains humains ont fracturé leur esprit en s’y essayant.

Pratiqué seul(e), isolé(e) d’individus et de sociétés humaines agonisant de ses blessures infligées par ses propres balles de plomb, et ayant perdu le sens des métaux précieux tout en courant incessamment derrière eux jusqu’à l’arrêt cardiaque, l’art est une discipline libératrice et fantastique. Ma pratique ne peut que s’y accorder. C’est cependant au contact d’essences plombées que sa substance purificatrice se corrompt et devient à son tour corruptrice. C’est une fois exposé au vacarme tempétueux des critiques et des jugements irréfléchis et impulsifs que l’enchantement se met à jouer des fausses notes. Un humain sage saurait pourtant que l’argent du verbe et la dorée virginité de la sérénité apportent infiniment plus de valeur à la vie que l’usinage véhément et venimeux de la basse supériorité de l’un sur les autres.

Enfin... Ainsi est ce que je constate du monde humain moderne. Exposer ma flamme créatrice à du combustible toxique en provenance de ce dernier a déjà mis à rude épreuve mon esprit. L’art a cette particularité d’amplifier et de coupler tous les spectres et signaux faibles. Tout, mélangé avec tout, même quand il est plus avisé de garder certains dans leur chambre respective plutôt que dans la même cage. De la tendre douceur, en passant par l’incertitude anxieuse, jusqu’à la rage sourde et l’angoisse tonitruante.

L’art m’a appris et continue de m’apprendre à vivre parmi les humains comme personne. Il m’a aussi lancé un défi : apprendre à aimer ; aimer tout le spectre de l’humanité, tous ses fantômes, toutes ses aspirations, tous ces rêves, réalisés comme brisés, toutes ses gammes de notes, des gravement fausses aux perçantes vraies. Et mettre chacun et chacune à sa juste place. C’est lent, c’est long, c’est douloureux. Se prendre des balles, encaisser le choc, se relever de l’affliction, plonger dans la blessure, désamorcer la mine, retirer la balle, éviter de la tirer sur quelqu’un d’autre à nouveau. Cette dernière étape est potentiellement la plus longue et la plus difficile du lot. Certains y ont laissé des plumes à essayer de s’y accrocher.

Vincent Van Gogh

Je me suis senti poussé aujourd’hui à me renseigner sur Vincent Van Gogh. Le peintre, certes, mais pas seulement. Au-delà de la présentation du statut de référence académique en art, il y a aussi Vincent Van Gogh, l’humain, l’esprit, l’âme. J’avais eu vent de certains traits de ses vie et carrière : un artiste autodidacte (au début), ayant appris son art sans formation académique, dévoué à la passion qui l’animait, dont le talent n’a été reconnu à grande échelle qu’après sa mort. Lui-même en doutait profondément de son vivant.

Il est très probable que Vincent Van Gogh ait fait partie de mon éducation artistique, à l’école, au collège et/ou au lycée. Ma mémoire n’en a gardé aucune trace. J’en déduis que ça m’était passé au-dessus de la tête à l’époque. Mais aujourd’hui, j’y suis sensitif. Son unicité. L’amour insufflé dans ses œuvres. Ses choix, ce qu’il préfère dessiner, par exemple. Dans sa peinture, et aussi dans ses paroles et écrits cités.

Je ne peux m’empêcher de lire une histoire dans la juxtaposition de ses citations. Le récit de sa vie, son parcours ; son état d’esprit du moment, celui qu’il a porté tout au long de son chemin artistique ; les distorsions de sa conscience à mesure que la condition humaine, les conséquences de sa maladie psychique et les cendres laissées par le passage de la passion plombent son âme.

Vincent Van Gogh a trépassé à l'âge de 37 ans. 2 ans auparavant, les premiers signes de maladie mentale se montrent. J’approche doucement de mes 30 ans cette année. Lui et moi avons développé le sens de la nature et avons été inspirés par elle au cours de notre vie. Je sais qu’accoler ces précédentes phrases peut donner l’impression que j’appréhende de sombrer, de vivre incertain de mon talent, de me voir ou d’être vu comme un échec, et/ou de tomber aux oubliettes comme lui. Tout ce que je suis en capacité de dire est que je ne considère pas ce concours de circonstances comme le fruit du hasard.

Il n’a pas été et n’est pas le seul à être tourmenté par ces luttes intérieures. De ce que j’ai pu récolter, il semblerait que ça frappe toutes les personnes qui touchent au feu artistique avec une gravité plus ou moins aigüe. Tenter de franchir un portail, escalader un mur, ou traverser un vide abyssal sur une fine corde, enchaîné à une barre d’haltère aux poignets, à des boulets aux chevilles et à un sac à dos rempli de bagages du passé. Le vertige me vient très vite dans ces situations, alors je préfère éviter de regarder en bas et imaginer les horreurs qui m’y attendent. Mais c’est trop tard. Je suis déjà engagé sur le fil.

La suite de l'aventure

Vais-je vaciller ? Chuter ? Perdre l’équilibre ? Être frappé par la foudre ? Emporté par la tempête ? Et qu’est-ce qui m’attend de l’autre côté ?

Je ne sais pas. Devrais-je savoir ?

Je ne suis pas sûr. Peut-être pas dans les détails. Tout ce que je sais est que l’art est un de mes rares moyens de me relier aux autres humains, dans leur état présent, et de me faire comprendre d’eux. Parfois, je sens que c’est le seul moyen. Tout ce que je peux faire, c’est d’accepter de prendre ce risque.

L’art a un autre lapin dans son chapeau, un qui fait autant sauter de joie les uns que pétrifier de terreur les autres, et qui est pourtant essentiel dans la progression sur ce chemin : la surprise, l’inattendu, l’imprévisible, l’improvisé.

Je verrai quand j’y serai.

#Réflexion #Artiste #Chicory #VincentVanGogh

 
Read more...

from klerh_veille_pro

Lu

  • Presque une “spéciale élections municipales” puisque Actualitté se fait l'écho d'ouverture de médiathèque à Cherbourg, de la réouverture de Louis-Nucéra à Nice sur fond de discorde électoraliste, et de la future médiathèque numérique de Nantes métropole.
  • D'ailleurs La Gazette des communes note la frilosité des politiques à aborder le sujet des politiques culturelles lors de cette campagne. Elles ont été jusqu'à il y a peu objets de consensus, et les établissements font le plein. Or, comme le note l'article, cette dépolitisation se heurte aujourd'hui à la polarisation, et le personnel politique au mieux hésite à se présenter devant “les professionnels” (entendu par le journal : du spectacle vivant), au pire, dérape.
  • On annonce une semaine ministérielle de l'IA pour tous en mai...
  • Olivier Ertzscheid fait un parallèle salutaire entre la politique confiscatoire et destructrice des entreprises d'IA générative et celle en son temps de Google Books. Il appelle en conclusion à la construction d'une “écologie de la connaissance”, une formule à creuser.
  • Et maintenant Livres Hebdo censure un passage d'entretien avec Jean-Yves Mollier parce que ses propos ne sont pas très flatteurs pour les propriétaires du groupe Hachette ?

Écouté

  • Julien et Quentin rendent hommage à Fobazi Ettarh, bibliothécaire américaine, l'une de leurs inspiratrices, et parlent d'intersectionnalité (comme deux types blancs, mais qui d'autre le ferait en France ?).

Vu

  • Les Hauts de Hurlevent : amour, haine et vengeance de Martine Saada sur Arte.tv #OndesPubliques. En écho à la sortie d'un film qui se présente comme inspiré de “la plus belle histoire d'amour de tous les temps” (...), la réalisatrice replace l’œuvre d'Emily Brontë dans le contexte historique, social et politique de son époque : colonialiste, patriarcal, isolé.
 
Lire la suite...

from Liste-Participative-EYGDD

Panier de légumes - Image : Le Giraumon

Depuis la mise en ligne de notre charte, nous évoquions l'idée d'un groupement d'achat. Mais concrètement, de quoi s'agit-il ? D'un site internet, d'une plateforme numérique ? Pas du tout — c'est même tout le contraire.

Un groupement d'achat ce sont avant tout des personnes qui se rencontrent en physique, échangent, font des propositions et décident ensemble d'acheter auprès de tel ou tel producteur, selon des critères qu'elles ont elles-mêmes définis (labels, proximité géographique, etc.). Les adhérent-es participent aussi 2/3 fois par an à la répartition des commandes.

Dans la mesure du possible, les groupements sont aussi mis en réseau les uns avec les autres — une sorte de fédération permettant de partager expériences et contacts.

Depuis plusieurs années, certain-es parmi nous participent au groupement PRISE DE TERRE en Dordogne. Celui-ci travaille directement et prioritairement avec des producteurs locaux. C'est une réalité bien concrète, déjà ancrée dans plusieurs régions, que nous souhaitons maintenant développer à Eygurande-Gardedeuil et plus largement dans la Double.

Si vous souhaitez en savoir davantage, cet excellent article donne une description assez précise du fonctionnement d'un groupement d'achat.

 
Lire la suite...

from irisdessine

Projets du moment

Personnel

  • Très envie de reprendre le dev' de projets persos, essentiellement pour pallier à des manques dans ma recherche d'outils souverains / open-source. Pour le moment, il y a 3 idées (dont des projets déjà entamés) : un todo hyper simple (à l'image de l'appli Rappels des iPhones), un gestionnaire de mots de passe offline et un trello-like.
  • Le japonais est toujours dans les parages, j'apprends un peu tous les jours ou tous les 2 jours.

Veille Technologique

Veille personnelle

  • Découverte de fluxer.app qui est une copie de Discord, mais en version open-source et dev' en Europe. En ce moment, ils sont en phase de changement d'infrastructure si j'ai bien compris, donc, parfois, l'app est indisponible, mais ça devrait se stabiliser une fois tous les changements faits.

Mes joies

  • Je réalise que je ne pense plus trop à mon dos (à part le matin et pendant mes exercices du soir), et c'est plutôt cool en fait. Ça éloigne la douleur.
  • Le plaisir d'avoir des week-ends reposants, que j'appelle “à productivité nulle”. Et donc, prendre le temps de jouer avec ma cousine, entre autres choses.
  • J'ai investi dans un fairphone après 8 années de bons et loyaux services de mon iPhone XS. Le fairphone sous /e/os de Murena, qui est une version d'Android dégooglisée !

Mes peines

  • L'actualité du monde qui est plus que déprimante, voire carrément angoissante.

Lu, vu ou écouté

  • J'ai fini Blue Period. L'anime était très chouette et très prenant ! Je le conseille, ça se dévore très vite. Dispo sur Netflix.
  • J'ai aussi commencé (et fini, parce que c'est très court), la série Wotakoi. Dispo sur Prime.
  • Nouvel épisode de The Pitt. Toujours aussi bon, comme série. Dispo sur HBO Max.

Et le jeu vidéo ?

  • On a passé la nouvelle lune de sang de 7 days to die avec le chéri et ma cousine. Sans souci. Le plus dur, c'est de passer à un niveau supérieur d'attaques de zombies pour les missions, et sur la dernière, on s'est pris une grosse fessée !
  • On avance Split Fiction tous les week-ends, et parfois même en semaine. Je pense qu'on arrive bientôt au bout de l'histoire. En tout cas, c'est toujours aussi agréable. On a chevauché des dragons, on est devenues des boules intelligentes, tout est vraiment cool à jouer !
 
Read more...

from Strafanici

Sulla cura, il burnout militante e l'importanza di pensare a dire grazie

di Khrys

Testo originale: https://blog.feministech.eu.org/feministech-7/

Distribuito con licenza CC-BY-SA

Questa settimana vorrei parlare del prendersi cura e dell'empatia, se non altro perché danno fastidio ai techbro fascisti come Musk, per i quali l'empatia sarebbe la «debolezza fondamentale della civiltà occidentale»:

The fundamental weakness of Western civilization is empathy.

E perché il prendersi cura e l'empatia sono temi fondamentali nell'ambiente militante. Il podcast di Contretemps, con Florence Poznanski, alla cui conferenza spettacolo (conference gesticulée) Je t'aime camarade ho avuto il piacere di assistere quest'estate, parla del burnout militante come di una questione strategica . Purtroppo questo tema non risparmia alcune associazioni che promuovono il software libero, la cui governance e modalità di funzionamento nei confronti dei volontari si rivelano (e non è una novità) talvolta estremamente problematiche . Un-una volontario-a è sostenuto-a solo dalla motivazione. Se lo-la si scoraggia, se gli-le si toglie il senso di ciò che fa, finisce per andarsene. Alcune organizzazioni sembrano puntare proprio su questo: l'allontanamento dei volontari maltrattati, la loro s (in tutta benevolenza) dalla circolazione, soprattutto se iniziano a criticare il modo in cui tutto questo funziona (male).

C'è anche il burnout di coloro che mantengono dei servizi o dei software liberi, spesso da soli o in numero troppo ridotto. Il 14 febbraio è stata l'occasione per ringraziarli tramite l'hashtag #ilovefs su Mastodon. Può sembrare insignificante, ma è importante: dire grazie quando funziona (e aiutare concretamente se possibile). Non intervenire solo quando qualcosa non funziona o non funziona più, per lamentarsi. In modo particolarmente significativo, il manutentore dell'utility sudo – programma noto a chiunque si sia mai interessato alla riga di comando – ha recentemente chiesto aiuto per mantenere in vita il progetto , poiché attualmente è l'unico a occuparsene…

Questo mi fa anche pensare ai Khrys'presso, la cui redazione, ogni settimana, esattamente da 430 settimane senza alcuna interruzione, è diventata poco a poco un lavoro, un vincolo, un impegno che mi impongo da sola. Ho iniziato a pubblicare queste rassegne web sul mio sito molto prima che mi venisse proposto di inserirle anche su Framablog, in una versione graficamente più curata e con delle illustrazioni. All'inizio le facevo per me stessa, per poter ritrovare più rapidamente alcuni articoli, alcune informazioni. Da quando sono anche su Framablog, mi è già stato rimproverato di non inserire un testo alternativo sulle immagini. Ho risposto che mi sarei associata con entusiasmo a chiunque avesse accettato di occuparsi di questa parte. Nessuno si è mai offerto. Perché farlo una volta è facile. Farlo ogni volta, ogni settimana, al momento giusto, è tutta un'altra storia. È lo stesso motivo che mi ha portato a smettere di tradurre sistematicamente l'inglese nei titoli e nelle citazioni del Khrys'presso (cosa che mi avevano suggerito di fare per la versione del Framablog e che ho effettivamente fatto all'inizio). Anche in questo caso, nessuno si è offerto di farlo (non una volta, ma ogni volta), quindi pazienza, resta così. Pubblicare su Framablog mi richiede almeno una o due ore di lavoro in più (un colpo di pandoc per trasformare il .md in .html, riprendere tutte le citazioni una per una per metterle tra due <blockquote> </blockquote>, scegliere e inserire le immagini...). Non voglio/posso fare di più perché so che altrimenti non riuscirei a resistere a lungo. È un peccato, non è perfetto, non è inclusivo, ma è così che stanno le cose oppure non ci sarà più Khrys'presso.

Eppure ho ancora tempo per lanciarmi in qualcos'altro, con FeminisTech? Beh sì, perché mi permette anche di esprimermi un po', invece di limitarmi a raccogliere gli articoli degli altri. Il lavoro creativo è diverso dal semplice lavoro, nel senso della Arendt . Mi permette di sensibilizzare su alcuni argomenti, di parlare di ciò che mi tocca, di sperimentare argomenti – come ad esempio la “sovranità digitale” che mi ha portato a pubblicare il mio primo post sul blog di Mediapart .

Il lavoro, certo, è importante, è persino essenziale: senza lavoro, i bidoni della spazzatura non vengono svuotati, i piatti non vengono lavati, lo sporco si accumula, niente cresce correttamente e niente viene raccolto. Senza le piccole mani del lavoro, le società crollano (il sistema capitalistico come tutti gli altri sistemi). Ma non devono essere sempre le stesse persone a occuparsene. In una società patriarcale, si cerca di far credere alle donne che fare figli, prendersi cura della famiglia, amare, siano le uniche cose che possono dare senso alla loro vita.

Certo, sì, prendersi cura, contribuire alla comunità o alla vita comune può dare un senso alla propria vita (ed è questo che alimenta l'energia del volontariato: se continuo a pubblicare le rassegne web ogni settimana, è perché ho l'impressione che siano utili, anche se solo a poche persone, perché queste ultime vengono a ringraziarmi di tanto in tanto; allora a mia volta ringrazio queste persone perché sono loro che mi danno la voglia di continuare).

Ma occorrerebbe anche 1) che ci fosse un minimo di riconoscimento del valore di tutti questi «piccoli» gesti quotidiani e 2) che non fossero affidati, imposti, sempre alle stesse persone per «liberare» le altre – che, essi (al maschile) al contrario, godrebbero del tempo, dello spazio e della libertà di spirito (addio carico mentale) per dedicarsi alle cose “importanti” (quelle che rimangono nel tempo, da contrapporre a quelle che richiedono una riproduzione, una ripetizione incessante delle stesse azioni, degli stessi compiti): partecipare al dibattito pubblico, produrre “opere”, esistere per se stessi.

È anche per questo che abbiamo bisogno del femminismo. Per distribuire meglio il lavoro, ma anche per ridargli il suo vero valore (le due cose vanno spesso di pari passo).

Dico proprio femminismo, non «donne». Perché le donne non sono «naturalmente» più portate all'empatia (o al lavoro di «cura») rispetto agli uomini . Sono state semplicemente plasmate dalla società patriarcale per essere più inclini all'empatia, per comportarsi come (nel sistema patriarcale) si desidera che si comportino. Se i maschilisti come Musk rifiutano l'empatia, è perché la associano alla femminilità e “quindi” alla debolezza. Questo è l'altro lato del patriarcato: gli uomini sono condizionati a rifiutare ogni forma di femminilità perché la femminilità è vista come una fonte di debolezza e un uomo, per definizione (patriarcale), deve essere forte.

Non è forse questa la vera radice del fascismo? Rileggiamo Marinetti e il suo Manifesto del Futurismo (come ho raccontato nella mia ultima conferenza , Marinetti, sostenitore incondizionato del regime fascista italiano, sarà nominato nel 1930 cavaliere della Legion d'Onore in Francia – sic):

Vogliamo glorificare la guerra, unica igiene del mondo, il militarismo, il patriottismo, il gesto distruttivo degli anarchici, le belle Idee che uccidono e il disprezzo della donna.

 
Continua...

from tradjincal

illustration de 3 héros tirés du jeu de role Dragonbane

J'ai joué m'a 3e partie sur Dragonbane en tant que joueur et je voudrais faire un retour. Nous jouons avec mon groupe la campagne de la boite de Dragonbane: Le Secret de l’Empereur-Dragon.

Pour l'univers, je peux pas encore trop juger, car j'évite de me spoiler. Les livres sont de toute beauté avec ces illustrations d’Anton Vitus et Niklas Brandt. D'un point de vue système, on est sur un dérivé du Zero Year Engine, je vous laisse potasser le SRD si vous en avez envie. Ici il faut lancer 1D20 et obtenir un résultat inférieur ou égal à une difficulté, avec la possibilité de pousser son jet c'est-à-dire le relancer un jet au prix d'une condition sur caractéristique qui se traduira par des désavantages sur tous les jets impliquant cette carac. Sans rentrer plus dans les détails, on a un système de base très simple et agréable.

De mon point de vue, pour tous les tests hors combat, je trouve ça très bien. Le problème est plutôt dans le déroulement des combats. Chaque début de round, on tire une carte numérotée de 1 à 10 pour l'initiative, ce qui détermine l'ordre de combat (les valeurs les plus faibles en 1er). A votre tour, on peut échanger sa carte d'initiative, puis, on a le droit à une action et un déplacement. Là ou ça devient “tactique”, c'est que la parade, l'esquive ou tout autre réaction compte comme une action. Il faut donc choisir entre parer (ou esquiver) et attaquer. Pour attaquer, on fait un test de compétence correspondant à l'arme, puis si l'attaque touche, un jet de dégâts. Sans rentrer dans le détail, les dégâts sont assez mortels. La plupart des opposants que nous avons rencontrés, ont été éliminés en 1 ou 2 coups.

Si vous avez bien tous suivi, vous voyez déjà que la stratégie pour un groupe est de faire défendre les “tanks” devant et bloquer les opposants tandis que les PJ derrière font les dégâts, les tanks (combattant ou chevalier) ayant soit des capacités de revanche soit d'agro. Et c'est tout. Je pense que les combats vont vite devenir monotones et même si les adversaires ont des compétences cools, tirer au hasard par la MJ, que les opposants tombent assez vite, ba ça devient ultra répétitif.

En système simple que je connais, je préfère Chroniques Oubliés (la V1, je n'ai pas encore lu la v2) où je trouve qu'au moins, les joueurs peuvent varier même si les dégâts sont plus faibles si qui fait tirer en longueur les combats. Je préfère aussi le fait de ne pas avoir des compétences qui, au final, sont plutôt des jets carac déguisés qu'autre chose. Je peux aussi citer le Black Sword Hack ou la défense est ilimité.

Bref, c'est dommage pour un jeu D20 qui mets quand même en avant le côté tactique. Je pense que ce jeu est vraiment fait pour des parties rapides en mode “Fast & Furious” comme indiqué sur le site de l'éditeur, en privilégiant des campagnes courtes.

#jdr

 
Read more...

from irisdessine

J'ai toujours été fan des produits Apple. L'écosystème pratique, la possibilité de passer d'un appareil à l'autre très facilement seamlessly comme ils disent. Même Siri, ne serait-ce que pour lancer un minuteur pendant qu'on cuisine, les mains dans les légumes, c'est bien pratique. Mais depuis quelques années je me disais qu'il fallait que j'arrive à passer à un choix plus libre, même plus militant, dirais-je. Surtout à cette époque où la souveraineté numérique est plus que jamais importante au vu de la situation géopolitique actuelle.

Il faut savoir une chose. Avant, j'ai testé beaucoup d'OS de téléphones. Android, iOS mais aussi Windows Phone (une vraie merde, je l'ai regretté quasi immédiatement !). J'ai vite compris que je devais rester sous iOS, bien plus pratique pour mon utilisation. C'était le choix différent d'Android que je trouvais peu efficace à l'époque.

Un début de conscientisation...

Évidemment, avec le temps, je me suis calmée, j'ai arrêté de renouveler trop souvent mes iPhones, et puis j'ai commencé le processus de déGAFAMisation. Rien n'est parfait. J'ai toujours une adresse gmail, toujours whatsapp, et encore un iPad et même un ordi sous windows. Mais beaucoup de choses ont changés dans mon usage d'Internet et de mon smartphone. Plus de réseaux sociaux sauf Mastodon. Et remplacement d'apps propriétaires par des apps open source. (En vrac, Anytype, Nextcloud, mail Zaclys, Flus, ...)

Et puis le Fairphone est arrivé. Au début, c'était trop léger en terme de performances et surtout toujours sous Android. Plus tard, les nouvelles occurrences de Fairphones étaient de plus en plus performantes mais toujours sous Android. Dans la vie, on doit souvent faire des compromis nuls du genre “j'achète les légumes français mais plein de pesticides ou les mêmes en bio mais qui viennent de l'autre bout du monde ?” mais prendre un smartphone moins bon que mon iPhone avec un OS aussi intrusif qu'iOS mais moins bon aussi, je n'étais pas prête à ce sacrifice. En attendant j'ai tout de même gardé mon iPhone près de 8 ans. Ce qui relève de l'exploit et va dans le bon sens (je ne change plus de smartphone tous les 2 ou 3 ans). Et puis /e/os est arrivé. Un Android dégooglisé et un style qui rappelle justement iOS. Un voyage prochain au Japon me faisait réfléchir au changement de mon iPhone (sa batterie ne tient plus une journée entière). Mais pour quoi ? Un smartphone bourré d'IA Gen dont je ne veux pas ? Un iPhone plus vieux, d'occas', sans IA, mais avec le risque que comporte l'occasion ? (c'est-à-dire essentiellement une batterie à courte durée de vie) C'était le moment. Le moment d'enfin passer à un choix militant.

Alors j'ai sauté le pas !

J'ai acheté le Fairphone sous /e/os !

De l'art de (re)découvrir un smartphone.

J'ai pu installer mes applis open source ou des signets de web app. Quand même quelques applis propriétaires relativement indispensables. J'ai même pu installer mon appli bancaire. Et pour le moment je suis satisfaite. Oui bon ça ne fait qu'une demi journée, mais malgré tout, la fierté d'avoir fait ce changement est bien là.

J'avais un iPhone XS. Format assez petit par rapport aux smartphones actuels. Avec le Fairphone, on change de taille. Et je dois admettre que ça fait la différence ! Je me prends à lire des articles longs dessus, tandis que j'évitais ça sur l'iPhone, parce que c'était trop petit et trop fatigant !

Il y a 3 boutons physiques que je trouve très judicieusement placés, puisqu'ils sont à peu près au milieu du smartphone. Ce qui fait qu'à la prise en main la plus naturelle, on peut accéder à l'ouverture dudit téléphone avec le pouce et aux boutons de volume avec l'index et le majeur de la même main. Pour la petite personne aux petites mains que je suis, c'est un vrai bonheur ! Il existe aussi un bouton de type interrupteur sur lequel on peut assigner une action comme on le souhaite. Moi, j'ai choisi l'allumage de la lampe torche, parce que mine de rien, je m'en sers beaucoup !

En matière de photos, je ne suis pas une spécialiste, mais il me semble que les photos sont très correctes ; du moins, je ne vois pas de différences majeures avec mon iPhone XS. Le baptême du feu se fera lors de mon voyage au Japon dans quelques mois.

Enfin, la partie logicielle. /e/os est assez mûr pour être utilisable au quotidien sans trop souffrir de ratés. Il y en a tout de même. Mais rien d'insurmontable jusqu'ici. Par exemple, mon appareil photo ne voulait simplement plus marcher. Alors, j'ai redémarré la bête et hop, c'est revenu à la normale. Fidèle à ce qu'est Android, malgré tout, j'ai un peu de mal avec les menus et sous-menus qui sont, selon moi, un peu bordéliques, mais la fonction de recherche me sauve de bien des tracas. Je veux retirer le son quand je tape sur les touches ? Je tape le mot clé “son” et je trouve rapidement le sous-menu que je veux.

Pour le store alternative fait maison App Lounge, là aussi, le travail est bien fait. On peut se connecter de façon anonyme, sans avoir à s'embêter à taper son adresse mail et son mot de passe. Et puis, les apps sont notées par nombre de pisteurs, confidentialité et permissions. Par exemple, Duolingo a une note de confidentialité de 0/10. Il y a des dizaines de pisteurs qui donnent mes infos à des services publicitaires de facebook et autres gafam du genre... Bref, à part quelques rares applications propriétaires, je me contente de ce que propose le Fairphone ou de mes applications de logiciels open source que j'utilise au quotidien. Comme Nextcloud. Ou Anytype. Et puis, réflexe que je prends peu à peu, j'installe des signets sur mon écran d'accueil, qui se comportent comme une application, mais sans l'enfermement décidé par les créateurs des apps. Par exemple, duolingo, ayant vu le nombre effarants de pisteurs, j'ai préféré installer un signet. Et comme je suis sous Firefox avec uBlock Origin d'installé, aucune pub ne vient parasiter mes leçons :D

Bref, tout ceci me donne la sensation de me rendre ma liberté, et rien que pour ça, ça vaut le coup de se passer de ce qui est “plus facile”. Certes, je ne peux plus payer ma bouffe avec ma carte ticket restau virtuelle. (J'ai filé la version physique à mes parents) Mais je m'en suis re-commandé une physique... Problème réglé.

Plus de Google Maps que j'ai tout de suite adoptée en grande nulle en sens de l'orientation que je suis ? M'en fous, y'a Magic Earth installé par défaut, et j'ai même installé HERE WeGo, qui est une sorte de Waze mais open source. Problème réglé.

Ce ne sont que de petits exemples, mais ils démontrent bien que ce qui nous semble un problème n'est qu'une création marketing de toutes ces grosses multinationales qui veulent que vous restiez sur leur application le plus longtemps possible.

Avec cet article, je ne cherche pas à démontrer que je suis parfaite, et j'ai conscience que le combat intérieur se gagne avec le temps, le temps de faire des progrès dans nos choix, de revenir en arrière, d'abandonner ce qui nous paraissait indispensable. Alors, oui, j'ai encore de la famille proche sur WhatsApp (Pareil, le service 24h/24 de l'agence de voyage pour le Japon se passe sur... whatsapp), certains de mes paiements automatiques passent par PayPal, et oui, j'ai encore un iPad et un MacBook, et un PC sous Windows. Mais chaque nouveau pas vers une solution plus vertueuse me rend plus heureuse.

Alors ne boudons pas notre plaisir sur ces petites victoires.

J'essaierai de revenir en parler après quelques mois d'utilisation histoire de voir la résistance du Fairphone dans le temps.

 
Lire la suite...

from Un Spicilège

Briser les os

J’ai découvert Briser les os presque par hasard, piquée par son intrigante quatrième de couverture. Faisant par habitude confiance aux éditions Argyll, j'étais enthousiaste à l'idée de découvrir l'univers de Cassandra Khaw, autrice malaisienne peu traduite en français. En quelques lignes, le décor de fantasy urbaine obscure était posé, terrain d'une enquête aux relents paranormaux. Si l'univers était prometteur, la lecture m’a tout de même laissé un sentiment contrasté.

Le roman nous invite à suivre John Persons, archétype du détective tourmenté, marqué par une part d’ombre et possédant en plus des capacités surnaturelles. Approché par un jeune garçon souhaitant l'engager pour tuer son beau-père abusif, il va rapidement se rendre compte que ce dernier cache bien des manières d'être un monstre.

Si le personnage principal coche un peu toutes les cases du genre (solitaire, rude, hanté par son passé), l'auteur a su lui insuffluer suffisamment d'épaisseur pour le rendre intéressant à suivre. Le véritable souci de lecture tient moins de ce qui nous est présenté de lui que de ce qui ne nous est pas dit. En effet, le texte parle sans cesse de sa vraie nature, de ses pouvoirs, de certains événements passés, comme si le lecteur était déjà au courant, sans que cela soit le cas. Cette opacité finit par déstabiliser.

Malgré cette réserve, là où Briser les os se distingue vraiment, c’est par l'angle choisi pour aborder des thèmes extrêmement lourds. La monstruosité, motif central du récit, n’est pas seulement littérale : elle se confond, dans une métaphore puissante, avec les violences familiales. Le texte choisit la suggestion, le détour symbolique, plutôt qu’un discours frontal.

L’écriture, dynamique et évocatrice, se prête efficacement à la représentation de cette ambiance sombre et urbaine. Les scènes s’enchaînent avec fluidité, et le style parvient à être à la fois nerveux et sensible. En revanche, l’univers dans lequel il nous plonge n’est jamais véritablement expliqué, les règles ne sont pas posées et de nombreuses allusions restent obscures. Résultat : une sensation de flottement et l’impression de ne pas avoir saisi toutes les clés de l’histoire.

Je serais donc bien en peine de recommander vraiment Briser les os à moins d'être prêt à accepter une part de confusion et de ne pas être trop sensible aux récits qui abordent la question des violences familiales. Il y a tout de même dedans des trouvailles qui valent le coup d'être découvertes pour peu qu'on lâche un peu prise… quitte à rester, parfois, un peu à distance du récit.


Briser les os | Cassandra Khaw | traduit par Marie Koullen | Argyll

 
Lire la suite...

from klerh_veille_pro

Lu

  • Lire ensemble : des mesures pour favoriser la lecture dès le plus jeune âge, le plan du Ministère de l’Éducation nationale pour répondre aux problématiques soulevées par les États généraux de la lecture jeunesse. On notera la préconisation de “multiplier les coins lecture” et les occasions de lire, celle de travailler étroitement avec les médiathèques... tout en réaffirmant la nécessité de la prescription de lectures en lien avec l'enseignement.

  • Je serai le feu, de Diglee, très belle anthologie de poésie féminine qui ouvre sur des potentialités de lecture et d'écriture infinies.

Écouté

  • Obéir ou réfléchir, lecture critique du rapport de l'IGESR sur l'éthique et la déontologie dans les bibliothèques. Les 2 connards dans un bibliobus nous mettent en garde contre les mésusages possibles d'un attachement trop littéral à la réglementation (la déontologie) dans une époque où une certaine frange de la classe politique ne souhaite pas forcément du bien aux agents publics. Ils reviennent également sur le lien très fort entre éthique professionnelle et personnelle, et déontologie, selon eux opposés l'un à l'autre dans le rapport.

  • Quand les femmes suivaient les soldats, une histoire des “suiveuses de guerre” pendant la Révolution et le premier Empire, par Marion Trévisi.

 
Lire la suite...

from irisdessine

Projets du moment

Boulot

  • Sur un objet interactif dont, étonnamment, la partie JavaScript est beaucoup plus simple que la partie CSS ! Mais, je suis contente d'être de plus en plus à l'aise avec la réflexion autour de solutions JS et de pouvoir les appliquer assez facilement.

  • On récupère souvent des .svg dont le code est généré automatiquement par Figma, à partir du dessin fait par les designers. Sauf que souvent, c'est n'importe quoi. Il y a 10 000 instructions de path pour un dessin qui contient 2 traits... Alors, on a pris le temps de créer nos propres svg de bouton check et croix. Comme ça, les 2 utilisent un stroke, et on peut en choisir la couleur. Et pour en savoir plus, on a utilisé cette ressource incroyable sur le sujet : https://www.joshwcomeau.com/svg/interactive-guide-to-paths/

Personnel

  • Je regarde beaucoup d'anime en VOST pour m'habituer au rythme de paroles japonaises.

Veille Technologique

  • Je constate que de plus en plus d'articles évoquent ce qu'on avait déjà réalisé depuis longtemps : l'IA fatigue, les erreurs en masse, les gens qui réalisent à leurs dépens ce que generative signifie réellement dans IA Générative, bref. Le sujet reste toujours le même, mais au moins, on est moins ébahi devant cette techno déjà obsolète.

Veille personnelle

  • Découvert du monde des wagashi, ces petits desserts japonais qui ont l’avatange d’être très peu sucrés et qui utilisent des ingrédients différents de ce qu’on a l’habitude (haricot blanc, rouge, châtaigne, farine de soja grillé, …). Notamment ce site qui me donne vraiment envie de tenter l’aventure https://www.omakase.fr/wagashi/le-monde-merveilleux-des-wagashi/
  • Et découverte d'un site de lecture de livres japonais, selon plusieurs niveaux, basés sur le principe que proposent certaines bibliothèques là-bas, sous forme d'atelier : lire, sans jugement, sans peur d'abandonner le livre (ou le paragraphe) si on bute sur un mot. https://tadoku.org/japanese/book/8777/

Mes joies

  • J'ai réalisé que “les trucs sociaux me drainent de l'énergie”, signifiaient “je suis très fatiguée quand je suis et je reviens d'un truc social”. C'est un peu con, parce que ça paraît évident, mais ça a été une sorte d'épiphanie pour moi cette réalisation. Du coup, peut-être que je saurais mieux me préparer à l'avenir.
  • La bonne nouvelle, c'est que le chéri a le même schéma de comportement que moi. Donc, les moments de repli dont j'ai besoin après un événement social, c'est en duo qu'on les fait, chacun devant son ordi (ou sa série), pas de culpabilité à ce niveau-là.
  • C'est officiel, je suis inscrite à un cours de yoga, chaque mercredi. Ça fait plaisir, ça va ritualiser au moins une séance par semaine !
  • Jouer plus régulièrement avec ma cousine. C'est vraiment cool de jouer en équipe, et avec ma cousine qui est vraiment une personne chère à mon cœur, c'est juste parfait !

Mes peines

  • Je voulais acheter des haricots blancs secs, pour préparer mes premiers wagashi, et je n'ai pas réussi à en trouver sans traces de gluten 🙃 Je suis à peu près certaine qu'il va encore falloir que j'en achète dans une boutique asiatique spécialisée, alors qu'on produit une quantité astronomique de variétés de haricots en France. (Mais toujours avec du blé à côté...)

Lu, vu ou écouté

  • J'ai fini Blue Period qui se dévore assez facilement, on se plonge rapidement dans l’univers de l’art, qui donne réellement envie de s’y essayer, comme le personnage principal ! Dispo sur Netflix.
  • Je recommence la série Bones, une sorte de série un peu doudou, facile à suivre de loin quand je cuisine ou que je dessine. Dispo sur Netflix.
  • Et je continue Wotakoi, une série autour de relations amoureuses entre geeks (et même otaku). Dispo sur Prime.
  • J'en parle pas, parce que c'est sur le long cours, mais on regarde aussi la saison 2 de Fall-out qui reste bonne malgré des arcs moins intéressants. (On suit plusieurs personnages, et il faut admettre que les plus intéressants restent la goule et l'héroïne) Dispo sur Prime.
  • Il y a aussi The Pitt dont on regarde un nouvel épisode chaque dimanche soir. À l'ancienne en terme de rythme, mais au moins, on en profite longtemps ! Dispo sur HBO Max.

Et le jeu vidéo ?

  • Reprise du jeu Portal Knights, avec ma cousine, ce qui me permet d’avancer dans mes quêtes et l’évolution de mon perso (je me rends compte que j’aime assez jouer en équipe avec les gens que j’aime, ça permet vraiment de passer une soirée cool !)
  • Et le grand retour de 7 days to die que ma cousine a également rejoins, parce que plus on est de fous plus on rit ! J’ai réussi à fabriquer un AK-47, ce qui a permis de nous sauver de situations dramatiques d’attaque de hordes de zombie !
  • Découvert d’un jeu en free-to-play qui semble être le jeu idéal pour moi. Ça s’appelle Aniimo. D’après le studio qui a conçu le jeu, toutes les cases d’un bon jeu sont cochées : c’est free-to-play mais le business model n’empêchera pas quiconque ponce le jeu de tout débloquer au fur et à mesure, c’est garanti sans IA, tout est imaginé et conçu par des humains, c’est simili-pokemon MAIS, le combat n’est pas au tour par tour, mais temps réel (et ça pour moi, c’est vraiment cool !) et enfin, c’est super méga choupinou ! Il devrait sortir courant de l’été 2026. Et si vous voulez en voir un peu plus, c’est par là : https://aniimo.com/
  • Split Fiction qu’on a démarré avec ma cousine, un jeu de coopération réalisé par le studio qui avait fait It Takes Two. On s'est fait plusieurs sessions (on a dépassé les 8h de jeu, là) et le jeu est tout aussi bien maîtrisé que le précédent. Le gameplay est aux petits oignons et les décors sont vraiment cools. L'histoire nous permet de switcher d'univers plutôt médiévalo-fantastique à des univers de SF.
 
Read more...

from Blog d'une enfant de ce siècle

CŒUR DE LION

Un morceau à l'éloge des luttes en oeuvre contre le capitalisme, et de la résistance à un système qui fait de nous des machines. Tu peux écouter ici “Coeur de lion” du groupe Alter'N Co sur toutes les plateformes de musique, et ici en cliquant sur “Listen in Browser” sans avoir besoin de compte (bonne alternative pour ceux qui évitent les autres plateformes) :

Prod : VictorB (lien Beatstars) Paroles et chant : Kaena et NANO SPHERE (lien instagram)

Paroles de "Coeur de lion"

Ecriture collective de NANO et KAENA, sur une prod de VICTORB. Chaque artiste a écrit sa partie. Sortie en ligne le 7 décembre 2025.

KAENA On est gouvernés par la thune

NANO On est gouvernés par la thune

KAENA Nano t’es pas miro ne laisse pas le faux te miner Mire tes rêves d’équité dans les yeux à émanciper Éclaire-nous il faut qu’on se voit pour ce qu’on est Des machines programmées pour saper leur humanité

NANO Les institutions nous jugent d'emblée coupables De ne pas savoir Nous assènent des coups bas Les entreprises monopolisent tout un langage Le pouvoir judiciaire protège-t-il une classe sociale Qui peut exclure par le niveau d'études ou par les thunes?

Si tu as des problèmes C'est l'aide juridictionnelle Mais l'avocat ne veut pas Que sa richesse soit fictionnelle Soit tu paies, soit tu perds, Soit tu comprends les codes Soit tu t’fais baiser par l'époque Où il importe peu qu’ils aient tort

Je vais à jouer à ce sport Et transmettre la torche J'ai choisi qu'on me forme Pour que le savoir se propage hors norme L'ignorance enseignée Ne doit rester impunie

Mon rôle à moi c'est t'expliquer Le chemin pour t'en extirper Politique de droite En réponse je tire une balle Constituée de connaissance On dit que le savoir est une arme Pour moi c'est une renaissance

REFRAIN : KAENA et NANO Prends ça pour de la provocation Entre rébellion et répression C’est l’exécution de l’oppression Entre dans la révolution Des cœurs de lion !

KAENA Certains visent l’homicide Certains visent l’homicide

NANO Certains visent l’homicide on vise le Capitalicide

KAENA et NANO Capitalicide Capitalicide

KAENA Eudémoniste écologiste féministe anarchiste J'assume ma liste ça n’va pas être triste Soliste opportuniste à l'affût des sophistes La fatalité ne m'a pas rendue fataliste

Parasite de la matrice au service du créatif Ban les grands discours exécutifs Réceptifs ni aux manifs ni aux besoins respectifs Bam Lâchez les lions je sors les griffes

Que les artistes les juristes Citad'elles LINUX la CGT La Base et L'AZER se mêlent Sans confondre les causes qu'on les mette en Symbiose Que chacun ose s'opposer à cet over Dose létale !

Mémoire procédurale Contre élite patronale restons d'égal à égal Visons plus loin que le droit syndical Quand le scandale est capital ! Oui ça fait mal De briser nos fers et les combinaisons diffèrent Eh! Nos contradictions nous désespèrent Mais on est tous à notre échelle une putain de contribution Tu veux quoi : l'utopie ou une petite compensation ?

Les étoiles existent ouvre les yeux deux secondes On va faire mieux que lâcher des bombes : L’illusion d’un monde juste va tomber sous nos frondes, Jean-Marie va s’retourner dans sa tombe !

NANO Ils veulent par anticipation Te faire perdre la partie Considère-moi comme un espion Qui ne te laissera pas apatride Nos connaissances feront saigner Leur certitude d'être uniques Au sommet d'une pyramide Dont nos actions rongent les briques

KAENA On est gouvernés par la thune

NANO On est gouvernés par la thune

KAENA Capitalicide !

REFRAIN x2 : KAENA et NANO Prends ça pour de la provocation Entre rébellion et répression C’est l’exécution de l’oppression Entre dans la révolution Des cœurs de lion !

KAENA et NANO Certains visent l’homicide Certains visent l’homicide

NANO Certains visent l’homicide on vise le Capitalicide

KAENA NANO Capitalicide Capitalicide

KAENA et NANO Certains visent l’homicide Certains visent l’homicide

NANO Certains visent l’homicide on vise le Capitalicide

KAENA NANO Capitalicide Capitalicide

KAENA Capitalicide !

 
Lire la suite...

from Thomas Dupont - Conteur

Il y faudra des touradons...

Dans le cadre d'un projet initié par les Espaces Naturels Sensibles de la Somme et la Bibliothèque Départementale de la Somme, je travaille à l'élaboration d'une balade contée sur le site des étangs de Cléry-sur-Somme (je me passerai de préciser dans quel département se trouve ce village...).

Le 5 février 2026, j'ai donc effectué un premier repérage sur les lieux pour m'imprégner de l'ambiance, voir le parcours, découvrir l'histoire du site et la richesse de son patrimoine naturel, avec notamment un fort intérêt ornithologique.

Parmi les éléments qui d'ors-et-déjà me semblent intéressants pour nourrir la création des histoires, je peux citer pêle-mêle : les étangs (comment faire autrement ?), les sources bleues, les mares, les sous-bois, la présence d'un ancien château féodal qui portait le nom de “nul-s'y-frotte”, les bléries, qui est le nom picard des foulques macroules et qui étaient chassées par centaines autrefois comme on peut le voir sur d'anciennes cartes postales, les guinguettes (car au bord de l'eau, on danse, on fait la fête !), etc...

Mais il y a aussi autre chose qui m'a interpellé : c'est un micro relief d'origine végétale et que l'on nomme les “touradons”. Je ne sais pas encore comment ils vont intervenir dans mes histoires, dans ma balade, mais je sais qu'il faudra que je leur trouve une place. Et si jamais ces derniers s'animaient d'une vie propre ?

touradons touradons2

Premières balades prévues le 27 juin 2026 !

 
Lire la suite...

from LegalizeBrain

Or donc nous fîmes un stage de gravure de sceau façon chinoise sous la houlette d'Alain Korkos tantôt. Je ne vais pas rentrer dans plus de détails sur le déroulement de l'affaire : il y en a déjà des recensions variées.

Je vais juste m'arrêter sur un détail.

Pour le premier contact avec cette toute nouvelle activité manuelle, nous avons tous travaillé sur le même caractère, fú. Nous avions le choix entre trois graphies différentes. Je les ai trouvé toutes les trois absolument charmantes, mais il fallait faire un choix. La vie, c'est des choix.

un sceau rouge, sur fond blanc, composé de deux éléments, il représente un trépied à gauche, une amphore à droite

J'ai choisi la seconde, présentée comme de difficulté intermédiaire, essentiellement car j'ai beaucoup aimé les espèces de moustaches de l'amphore qui constitue la partie droite du caractère.

(j'ai quand même bien envie de m'essayer aux deux autres maintenant, mais c'est une autre histoire)

La deuxième partie de l'atelier a pris la forme de projets personnalisés : à partir d'un mot que nous avions proposé à A. Korkos, et sensément lié à notre personnalité, celui-ci nous en a encore proposé trois interprétations.

Contemplation

un sceau rouge, sur fond blanc, il est plein de rayures verticales très serrées, à gauche, alors qu'à droite un dirait qu'un petit bonhomme à la tête en forme de maison est très heureux d'être là.

Le choix a été facile. La troisième option, sans aucune hésitation. Même si c'était manifestement celle qui serait la plus difficile à réaliser.

Cette graphie très moderne, osée, sans cadre, qui n'hésite pas à distordre les caractères, avec une construction ¼ – ¼ – ½, très chargée à gauche, très aérée à droite, ça m'a évoqué des statues des années 70, le type d'œuvre d'art qui avait les faveurs de mon oncle.

Oui, cet oncle là.

Alors je me suis attelé à la tâche en pensant à lui. Je pense à lui quand je l'imprime. Je pense à lui quand je m'abîme dans sa contemplation.

 
Lire la suite...

from Un Spicilège

Baise-en-ville

Cela fait un moment que je suis le cinéma de Martin Jauvat avec beaucoup d'attention et d'affection. J'ai d'ailleurs déjà évoqué ses courts-métrages sur le blog. Avec Baise-en-ville, j'ai retrouvé tout ce qui fait la singularité de son regard : cette manière très juste de filmer l’entre-deux, ce moment de la vie où l’adolescence commence à être loin derrière sans que l'âge adulte arrive vraiment à s’imposer. Son personnage principal prend un peu d'âge, mais peine encore à prendre son envol, coincé entre désirs flous et réalité parfois prosaïque.

C'est au cinéma de la Ferme du Buisson, à Noisiel, que j'ai eu le plaisir de découvrir ce long métrage. Sa sortie y est accompagnée d’une petite exposition et d’un accès à ses courts métrages. C'est d'ailleurs déjà là que j'ai découvert Grand Paris, le précédent long métrage de Martin Jauvat. J'avoue que voir ses films là-bas est sacrément symbolique : Martin Jauvat, lui-même chellois, est un véritable enfant du pays et il filme des villes, des trajets, des coins de banlieue qui se trouvent littéralement à deux rues de chez moi. Des espaces traversés en RER, en bus, en perpétuelle errance, où le temps semble parfois s'étendre à l'infini.

Baise-en-ville est un film léger et profondément touchant. Drôle, souvent absurde, il est empreint d'une sincérité désarmante et d'une grande tendresse. Les personnages doivent beaucoup à leurs interprètes : Emmanuelle Bercot est exceptionnelle, Sébastien Chassagne toujours aussi juste dans les rôles décalés, Anaïde Rozam à la fois drôle et émouvante... Et puis il y a Martin Jauvat lui-même, qui tient le rôle principal. En tant que comédien, il dégage quelque chose de candide, de profondément authentique qui le rend immédiatement attachant. On ne peut qu'avoir envie de suivre ses aventures.

En sortant de la séance, j’étais joyeuse et conquise. Baise-en-ville est à l'image du reste de la filmographie de Martin Jauvat : pop, coloré, très ancré dans le présent qui pose surtout un regard d’une grande justesse sur une génération qui cherche encore comment grandir.


Baise-en-ville | Martin Jauvat | 2026

 
Lire la suite...