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from 𝐋🅦🆄𝐢𝖇-ᖆ_🐧

Il y bien longtemps que j'ai abandonné Samsung pour mon smartphone, la série S étant devenu hors de prix, et surtout j'en pouvais plus de One UI leur surcouche pleine de bloatware et qui décide “ce que” et “comment” l'utilisateur doit faire, en faisant tout pour que vous utilisiez leurs applications maison (qu'on ne peux pas virer) avec la création d'un p**** compte Samsung, qui font la même choses en doublon de celles d'Android (Google). Et sans même aborder le sujet de “Samsung veut faire bouffer de l'IA à toutes les sauces” partout dans ses produits.

Ce mois-ci, une petite piqure de rappel que je hais Samsung au même titre que Apple ou Google et bien d'autres. Ces grands consortiums, qui imposent leur utilisateurs leurs visions Techno-Féodales.

Ma maman a depuis 2017 une tablette Samsung Tab A (SM-T555), elle est très satisfaite et son utilisation de la batterie a l'air bonne. Elle n'utilise aucuns verrouillages de l'écran ni compte Samsung.

En juillet 2026, tout à coup (10 ans sans emmerdes) la tablette demande un mot de passe pour déverrouiller l'écran, et d'une manière que je n'avais jamais vu sur Android. Impossible d'utiliser la tablette et accéder aux applications.

Donc c'est là que je maudis les “ingénieurs” Samsung sur 100 générations:
  • la tablette indique que “votre un mot de passe qui contient au moins 4 caractères, parmi lesquels au moins 1 lettre”. Ma maman n'a aucun souvenir d'avoir saisi un mot de passe lors de la première utilisation, n'en a jamais mis, l'écran n'était pas verrouillé par aucunes des méthodes standards disponibles dans Android. Bref pas de mot de passe.
  • On a quand même essayé ses mots de passe, compte Google et autres. Rien
  • En plus à chaque mot de passe erroné il faut attendre 30 sec.
  • Bonus Coréen, cette merde empêche d'éteindre la tablette.
  • Bien sûr un redémarrage a été essayé, mais ça revient direct à cette demande de mot de passe.
  • un temps fou de perdu à s'arracher les cheveux.

Après des recherches sur le net, spoiler, c'est un bug de mise à jour Samsung, qui arrive par cycle sur différents appareils. Samsung n'en à rien à foutre, vous pouvez toujours déposer sur un hypothétique centre SAV Samsung, payer entre 50 et 80€ pour faire restauration d'usine avec perte de toutes les données.

Il y a même un journaliste de 60 millions de consommateurs qui s'est penché sur le scandaleux sujet.

Je trouve donc la méthode pour accéder au menu de boot et de restauration de cette tablette: – redémarrer, et appuyer sur power + volume haut + home – Ah non, il faut le faire tablette éteinte ... On peut pas éteindre complément la tablette avec cette merde de mot de passe! – Je branche une lampe sur le port USB de la tablette pour la décharger plus vite, elle était chargée qu'à 65%, ça a pris 5h... – Je branche la tablette complètement déchargée sur un chargeur USB et je l'allume selon la méthode des 3 boutons, juste après qu'elle ai commencé à charger. – Là elle essaye de se mettre à jour et échoue lamentablement. – Je dois jouer avec les boutons pour faire apparaitre le menu. – J'ai enfin ce menu! J'ai quand même essayé un Wipe de Dalvik cache et redémarré mais non toujours cette de merde de mot de passe. – Plus le choix restauration d'usine et adios les données non sauvegardées.💣

Je récupère enfin la tablette à zéro, il a plus qu'à tout reconfigurer – première chose mettre le Wifi et vérifier s'il y a une MAJ de l'OS. Rien, Android 7 dernière version disponible. Pouah ça date. Merci Samsung qui en à rien foutre des MAJ (surtout de sécurité) une fois le matos vendu. – deuxièmes install de F-Droid dans l'optique de mettre que des applis open source, avec lesquelles on peut exporter et sauvegarder manuellement ses données. Pas comme ces logiciels privateurs Samsung. – Et là c'est le drame, Android 7 oblige, casi aucunes app ne sont compatibles (hein Fossily!) – Je me dis, je vais remettre le compte Google dans l'espoir que le Google play et services se mettent à jour. Je ne peux même pas installer Firefox!? – J'ai donc été chercher des versions archivées de Firefox et Fossily Galerie compatibles avec Android 7. – Pour ce qui est de Comaps, Joplin,VLC, NewPipe et Librera Reader installés depuis F-Droid, pas de souci, comme quoi quand on veut... Signal Depuis Google Play.

Bien sur, on peut dixit XDA-Developper installer Lineage OS (Android 14) mais je n'avais pas l'envie et le temps de me lancer là dedans. Peut être plus tard quand les besoins et usages de ma maman avec sa tablette le nécessiterons.

Un déchet électronique d'évité, des sous économisés et surtout Samsung plus jamais ça encore plus.


#LogicielsLibres #Humeur #Liens #3615MyLife

 
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from Nine-Owl

Nous sommes début octobre et le départ pour la première étape de notre voyage à vélo à deux approche à grand pas. La question cruciale pour toutes personnes s'apprêtant à partir en voyage se présente alors à nous :

“comment on se déplace, et qu'est-ce qu'on prend avec nous ?”

L'idée de construire nos propres vélos nous est venue assez vite, mais étant donné notre budget serré, nous allions devoir être inventifs ! Aussi, l'objectif n'est pas de mettre en avant une prouesse sportive, d'où notre choix d'emprunter les transports en communs pour faire le maximum de distance possible lors de nos déplacements.

Nous avions un objectif ambitieux mais que nous n'avons pas perdu de vue : ne pas dépenser plus de 200 euros pour nos vélos de voyage, sacoches comprises. Nous souhaitions également pouvoir réparer nos vélos facilement, et privilégier le confortable/ robuste à la performance.

Nous avons procédé d'une manière simple : tout ce que l'on achetait pour les vélos allait dans une cagnotte que l'on allait diviser par deux à la fin. Si on faisait une affaire sur un vélo, elle profitait à l'un comme à l'autre !

Nous recherchions donc des VTT anciens en acier (1990 – 2000), avec 3 plateaux à l'avant, 7 vitesses au moins à l'arrière, pas de freins à disque car plus compliqué à réparer, et sans suspensions. Ce sont des vélos un peu lourds mais plus confortables que de l'aluminium et surtout très robuste. Autre avantage, moins ils semblent coûter chers, moins ils intéressent les voleurs ;–)

Ces 2 très bonnes vidéos nous ont beaucoup aidées à savoir ce dont nous avions vraiment besoin et non pas ce que les grandes marques voulaient nous vendre à tout prix !

Conseils pour un vélo de voyage robuste

Construction d'un vélo de voyage pour budget serré

Le soucis avec un vélo qui est sensé porter tes affaires, c'est le prix des fameuses sacoches, que nous voulions résistantes à la pluie. Le DIY nous a sauvé, avec des sacoches faites à partir de bidons de récup en plastique d'une contenance de 20 L.

Voici le tutoriel dont nous nous sommes inspirés si cela vous intéresse !

Saccoches vélo DIY Low-tech lab

Il ne restait plus qu'à trouver une association qui puisse nous accompagner et nous donner des conseils pour l'achat des vélos, la réparation, ect ... Dans notre cas, nous étions en rase campagne et pas d'association d'autoréparation à l'horizon. Mais il existe toujours une personne désireuse de partager son savoir sur n'importe quel sujet si on ose demander ! ( Merci à Séraphin, 75 ans, qui nous a gentiment aidé à remettre sur pieds nos vieux vélos )

Nous étions prêt pour surfer sur Le Bon Coin, trouver vélos, portes bagages, pneus, et tout ce dont nous avions besoin !

C'est à ce moment que nous avons découvert que les portes bagages avant étaient très chers et plutôt rares ! Le DIY a de nouveau été notre ami, en nous inspirant de ce très bon tutoriel youtube. Seule différence, nous avons utilisé un vieux cadre de vélo de course qui partait à la beine pour récupérer des tubes d'aciers comme matière première.

Autre petit conseil, les vieux VTT on la particularité d'avoir des guidons assez bas, et il n'est pas toujours facile d'en trouver à sa taille si vous être grand.e.s comme moi. J'ai utilisé pour ma part cette rallonge de fourche à 30 euros qui a réglé mon problème !

Après 1 mois de recherche, réparation, tests et ajustements, nos vélos étaient terminés, et tout ça pour un total de 190 euros par personne ! Nous n'étions pas des experts de la réparation et pourtant, le résultat dépasse de loin nos espérances =–). Nous avons enfin pu enfourcher nos montures le 1er novembre, sous la pluie, pour le début de notre aventure.

A bientôt sur la route –>

 
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from Blog d'une enfant de ce siècle

LETTRE OUVERTE A MARC SMITH
Marc Smith

Marc Smith est un poète américain qui a grandi à Chicago.

Le slam, selon la Ligue Slam de France, est “Une poésie vivante, un espace de diffusion accessible à tous et un public impliqué donnant directement son avis.

« Slam » terme anglais qui signifie sous forme de verbe « claquer » « gagner une victoire facilement » « critiquer »

« Slam » le nom signifie « bruit violent » « tournois de poésie » « schelem » c’est un mot du 17ème siècle probablement d’origine scandinave “

Les scènes slam ont été créées par Marc Smith... (“So What”/“Et alors?”) Et alors, il a régit quelques règles... Ces règles sont surtout valables pour les tournois de slam, et peuvent devenir plus souples sur certaines scènes comme les SPOKEN WORD, où nos mots résonnement avec les notes de musiciens qui jouent sur scène.

Ces règles officielles, les voici:

1.“déclamer son propre poème” (hors tournois, on peut en dire un qui n'est pas de nous, tant qu'on le précise avant ou après l'avoir récité) 2. “déclamer en 3 minutes ou moins” 3. “pas d’accessoires ou de déguisements” 4. “notation par le public de 0 a 10 avec un chiffre après la virgule pour éviter les ex aequo.”

En 1990 le Chicago Slam comité a décidé lors de l’organisation du premier Slam National américain de poser la règle qui”... 5. “interdit les accessoires et la musique”

Et il y a évidemment la question de la langue qui n'est pas citée mais reste implicite: Si certaines phrases sont prononcées dans une langue étrangère c'est toléré en tournois, mais pas tout le texte... Malgré la tolérance dont font preuve plusieurs, j'estime que ça reste un trop grand frein pour la compréhension globale et la capacité de le noter. Donc par déduction... 6. texte majoritairement en français.

Si je comprends bien, il s'agit de faire claquer vigoureusement les mots dans l'espace, et les laisser entendre par un large public, en acceptant le fait que nos mots et notre manière de les faire claquer soient critiqué.e.s. Mais... qu'en est-il en dehors du jury? Qu'en est-il en dehors des tournois? Quelle différence entre critiquer, et se sentir visé par un texte?

L'idée de blesser quelqu'un sans que cette personne ne se sente légitime à venir me parler pour me le dire iel-même en face, c'est une idée qui me terrifie. Assez pour me sentir illégitime à m'exprimer. Je me suis donc confrontée violemment à cette problématique, jusqu'à envisager d'écrire à Marc Smith lui-même:

DEMANDE DE PRÉCISION

Bonjour....

J'aimerais poser une question très personnelle à Marc Smith.

Cela fait trois ans que je m'exprime sur les scènes slam, mais je m'interroge de plus en plus. Suite à une remarque indirecte sur un de mes textes, je ressens un blocage profond et, n'arrive plus dire mes textes individuels depuis presque un an.

C'est important pour les tournois, de pouvoir les dire. J'arrive à dire des coécritures car je ne suis pas seule, et des textes qui ne sont pas de moi car c'est moins personnel, et des textes que j'écris dans une autre langue car ils sont plus durs à comprendre. Mais je ne me sens pas libre de dire mes textes solo dans ma langue, alors que j'en ai envie, et que j'ai envie de participer aux tournois. J'ai réalisé un gouffre entre ce que je dis et ce qui est perçu par l'autre. Avec les blessures de chacun, les émotions, les projections, je peux blesser ou décevoir l'autre sans le vouloir, sans le savoir, sans savoir comment, sans avoir de prise dessus.

C'est pourquoi je vous contacte. Par peur de l'erreur, j'aimerais comprendre mieux les lois qui régissent les scènes slam. Je me permets donc de vous adresser mes questions. Qui d'autre que vous serait le mieux placé pour y répondre?

Personnellement, je me suis fait une règle comme quoi, dès qu'un de mes textes évoque une personne que je connais, je ne donne jamais son prénom. Est-ce que vous envisageriez que cette règle soit générale?

Mais même dans ces conditions, faut-il prévenir une personne quand fait partie du public, si notre texte évoque un souvenir partagé ensemble? Ou bien, si on soupçonne notre texte d'être maladroit, doit-on le faire relire par un tiers qui fait partie du milieu, pour lui demander de valider ou invalider les valeurs que ce texte défend? Ou bien peut-on considérer que notre maladresse fait partie de nous, et nous garantit de rester authentique avec nos failles?

Le “trigger warning” que l'on peut annoncer quand notre texte parle d'un sujet dur à aborder, à quoi sert-il si personne ne décide de sortir pour se préserver? Doit-on parfois (ou toujours) se passer de parler de nos histoires personnelles pour ne pas blesser l'autre, alors qu'elles sont la raison même de notre présence sur les scènes, surtout quand le besoin d'expression est si fort qu'il nous fait souffrir?

Vous avez créé les scènes slam pour que la poésie soit accessible au grand public. Les avez-vous créées aussi pour donner libre court à la liberté d'expression ? Y a-t-il des limites à cette liberté dans ce cadre? Lesquelles précisément ?

Y a-t-il des sujets à ne pas aborder, des mots qu'il ne faut pas employer, des tournures de phrase, des sujets, des gestes, des émotions à censurer dans nos prestations pour qu'elles restent audibles et supportables? Ou bien l'expression lors d'une performance est-elle dévouée totalement à la règle d'or de la fiction, où tous les interdits, tous les tabous, toutes les peurs peuvent être bravé.e.s?

Je ne sais plus où j'en suis. Je m'interroge énormément, et je ne sais pas où regarder pour trouver une issue. L'art a été toute ma vie un moyen pour moi de respirer, d'exister, de créer du lien, de m'apporter du soin. Aujourd'hui je n'arrive plus à éprouver le plaisir d'autrefois à dire un texte solo dans ma langue qui soit de moi, de peur de blesser.

J'espère que vous trouverez le temps de me répondre, au vu du contexte actuel... Pour moi je considère cette question comme vitale... Sans retrouver du sens à cette question, je ne saurai pas comment défendre cette valeur sans quoi je ne trouve pas la vie supportable : la liberté...

Prenez soin de vous... Même s'il est peu probable que je reçoive une réponse, j'attendrai patiemment d'arriver à un éclaircissement.

Merci pour avoir créé ces espaces, même si aujourd'hui j'ai encore du mal à m'y sentir accueillie pour qui je suis... C'était le cas pendant longtemps... Et j'espère que ça le sera de nouveau.

Evidemment, j'ai si peu de chances qu'il me réponde que mon mail m'est retourné comme un boomerang, comme l'adresse mail sur le seul site où je pouvais le contacter s'est avérée invalide. Je publie donc ce texte comme une lettre ouverte, une invitation au débat. Je n'ai aucune réponse, et j'attends seulement de pouvoir être accueillie dans ce questionnement qui me hante.

Mais pour ce qui est de recevoir des réponses officielles, je n'attend pas d'autre interlocuteur que Marc Smith aujourd'hui, faute de savoir qui d'autre aurait la légitimité d'en donner. Si quelqu'un connait un moyen de le contacter, j'insère ma lettre en anglais pour qui voudrait bien lui transmettre cette bouteille à la mer :

ASKING FOR CLARITY

Hello....

I’d like to ask Marc Smith a very personal question.

I’ve been performing on slam stages for three years now, but I’ve been questioning myself more and more. After a indirect comment on one of my pieces, I’ve felt a deep block, and I haven’t been able to perform my own pieces since almost one year.

It’s important for tournaments to be able to perform them. I can perform co-written pieces because I’m not alone, and pieces that aren’t mine because they’re less personal, and pieces I write in another language because they’re harder to understand. But I don’t feel free to perform my solo pieces in my own language, even though I want to, and I want to participate in tournaments. I’ve realized there’s a huge gap between what I say and how it’s perceived by others. With everyone’s wounds, emotions, and projections, I can hurt or disappoint someone without meaning to, without knowing it, without knowing how, and without having any control over it.

That’s why I’m reaching out to you. Out of fear of making a mistake, I’d like to better understand the rules that govern the slam scene. So I’m taking the liberty of asking you these questions. Who else would be in a better position to answer them?

Personally, I’ve made it a rule that whenever one of my pieces mentions someone I know, I never use their first name. Would you consider making this rule universal?

But even under these circumstances, should I let someone know—if they’re part of the audience—when my piece refers to a memory we share? Or, if we suspect our piece might be tactless, should we have it proofread by someone else in the field, asking them to validate or invalidate the values the piece upholds? Or can we consider that our awkwardness is part of who we are, and ensures we remain authentic—flaws and all?

What's the point of a “trigger warning”—which we might include when our text addresses a difficult topic—if no one decides to step away to protect themselves? Should we sometimes (or always) refrain from sharing our personal stories so as not to hurt others, even though they are the very reason for our presence on stage—especially when the need to express ourselves is so strong that it causes us pain?

You created slam poetry events to make poetry accessible to the general public. Did you also create them to give free rein to freedom of expression? Are there limits to this freedom in this context? Which ones, specifically?

Are there topics we shouldn’t address, words we shouldn’t use, turns of phrase, subjects, gestures, or emotions that should be censored in our performances, so that they remain audible and tolerable? Or is expression during a performance entirely devoted to the golden rule of fiction, where all prohibitions, all taboos, and all fears can be defied?

I don’t know where I stand anymore. I’m wrestling with these questions a lot, and I don’t know where to look to find a way out. Art has always been a way for me to breathe, to exist, to connect with others, and to care for myself. Today, I can no longer feel the joy I once did when reciting a solo text in my own language—one that comes from me—for fear of hurting someone.

I hope you’ll find the time to reply, given the current situation… For me, this question is vital… Unless I can make sense of it, I won’t know how to defend the value without which I find life unbearable: freedom…

Take care of yourself… Even though it’s unlikely I’ll receive a reply, I’ll wait patiently for some clarity.

Thank you for creating these spaces, even though today I still struggle to feel welcome here for who I am… That’s been the case for a long time… And I hope it will be that way again.

 
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from CORAXIO : MOSTLY HEAVY

la pochette de l'album EIMURIA, de Bank Myna : un collage réalisé par Ramona Zordini. Un visage féminin, les yeux clos et la bouche entrouverte, tenu par deux mains. Difficile de savoir si ces mains serrent ou caressent le visage. Le même visage est reproduit plusieurs fois, avec une orientation différente, sur différentes couches de papier déchiré et froissé, de couleur ardoise ou sépia.

“Du rêve que fut ma vie, ceci est le cauchemar”

Camille Claudel à Eugène Blot, Asile de Montdevergues

Pour bibi, la rencontre avec Bank Myna et EIMURIA, leur album de 2025, se fait en Île-de-France via la Caroline du Nord... Je n'avais encore jamais jamais fait gaffe à ce quatuor parisien pourtant actif depuis 2016 jusqu'à ce que je me balade sur le site de Scott Spiers, Clean and Sober Stoner, un pilier de la communauté des blogueurs heavy outre-atlantique, et que je tombe sur une brève qui encensait le nouveau LP de nos post-rockers. Non seulement je me suis magné de l'écouter, mais kipluzé les larron·es jouaient en concert à trois pas de chez moi deux semaines plus tard. Ticket, please. Ca s'appellerait pas la sérendipité, ça, les p'tit·es potes ?

Spoiler alert : Mr. Spiers a raison d'être enthousiaste. EIMURIA vous offre 48 minutes de post-rock ténébreux et ample – le versant calme du post-rock, plus proche du drone et de l'ambient que des compositions nerveuses et anguleuses. (J'en ai profité pour découvrir le terme slowcore, comme quoi on en finit jamais d'apprendre des nouveaux trucs, youpi. Si vozigue aussi étiez dans l'ignorance à ce sujet, je vous laisse écluser un godet à la même fontaine de sapience que wam, on sera à égalité) Comme des cieux d'orage, de vastes nappes de son se gonflent et éclatent en riffs doom bien saturés et batterie tonnante. “Éclate” pourrait faire penser à quelque chose de soudain, mais ici tout est lent, tout est inéluctable. L'orage pré-cité est déjà là depuis longtemps et il ne repartira plus, il gronde toujours, dans le fond ou au premier plan. Tout juste y aura t-il quelques accalmies, quelques éclaircies, des instants de lumière qui ne feront que renforcer la profonde noirceur de l'album, musicale et thématique. Le son est étonnament chaleureux : pas volcanique mais plutôt chaud comme des braises qui couvent, et s'éteignent peu à peu. Béhoui, il se trouve qu'“EIMURIA” signifie “braises” en ancien allemand. On est plongé dans une ambiance intime, intérieure -“padded atmosphere”, comme il est chanté sur The Other Faceless Me : une atmosphère capitonnée, comme la cellule du même nom- mais spacieuse en même temps, grâce à la reverb, au delay, et à un chic pour les notes qui s'étirent et qui respirent, et pour les silences qui comptent. L'impression que ça me donne, c'est celle d'un paysage mental plus que d'un espace physique, avec des tensions régulières entre le désir d'envolée et l'appel du vide, le confort et l'enfermement... Le coeur de l'album a été enregistré en live en studio, même si ça n'a pas été le cas pour un certain nombre d'arrangements. Au-delà du goût que mon côté rockiste a pour ce genre de méthode, cela contribue à mon sens à cette atmosphère très immersive et très authentique, qui est de toute façon merveilleusement restituée en concert par les artistes, avec encore un surcroît d'intimité. En live Bank Myna incarne successivement, et même simultanément, l'éléphant et le magasin de porcelaine, sans péter une seule tasse. La classe. Basse et guitare, parfois jouées à l'archet ou de manière percussive, à l'aide de p'tites mailloches, batterie, violon, synthé : iels sont tou·tes excellent·es, habité·es et créatif·ves mais tout en délicatesse malgré le gros son, avec une sobriété qui ne se met jamais en travers de l'émotion. Et rarement l'adjectif “hanté” s'est aussi bien appliqué à une voix qu'à celle de la chanteuse Maud Haribet, qui passe avec fluidité du murmure au cri, de la détresse à la menace jusqu'à la résignation. Bref, c'est du velours. Et mention doit être faite de la sublime oeuvre de Ramona Zordini qui illustre la pochette, ainsi que de l'artwork de l'insert dessiné par Harribey elle-même : musique, paroles, illustrations participent toutes d'une même vision riche et cohérente.

Pour ce qui est du thème : la noirceur d'EIMURIA est loin d'un imaginaire fantaisiste ou horrifique classique : diable il y a, certes, mais ce diable-là est un double, une ombre impalpable et sans visage, la moitié irréconciliable (ou irréconciliée, selon votre optimisme) d'une psyché fracturée, qui menace de consumer peu à peu la santé mentale de la narratrice...Jusqu'au vide, jusqu'au néant et aux ténèbres absolues. Un genre de Horla sous stéroïdes. On fait difficilement plus doom : c'est la folie qui est le fil conducteur du LP. Bank Myna s'est inspiré des vies et œuvres d'Alejandra Pizarnik et de Camille Claudel, deux artistes ayant souffert de graves problèmes psy ; les musicien·nes ont parlé en interview du refoulement, et de l'acceptation de toutes les parts de soi-même, toutes les émotions qu'on porte, y compris les plus sombres. Accrochez-vous, vous allez avoir droit à une mince de catharsis.

Autant je suis peu familier avec Pizarnik, qui n'est plus éditée que marginalement depuis quelques années, autant Claudel je connais et j'admire, et je suis bien au parfum de sa descente aux enfers. Camille Claudel, c'est un talent colossal, développé en partie dans l'atelier du “maître” Auguste Rodin ; elle a une liaison passionnée avec lui qui est de 24 ans son aîné… Lui bien sûr ne veut pas se séparer pour autant de Rose Beuret, sa compagne depuis 20 ans, pour les bozieux de sa jeune amante : triste et sale banalité de vieux baltringue dominant, dynamiques de pouvoir assymétriques bien blèches comme il faut. Leur relation amoureuse s'achève en 1892, année où Camille Claudel avorte clandestinement : Rodin ne voulait pas plus reconnaître l'enfant à venir que lâcher Rose pour épouser Camille. En s'affranchissant de Rodin elle va rencontrer des temps difficiles : elle dépendait financièrement de lui, et elle ne bénéficie plus de l'aura du maître… et être une femme artiste à la fin du XIXe siècle, c'est coton, d'autant que son art est assez peu préoccupé de la morale bourgeoise... La santé mentale de Claudel va se dégrader au début du XXe siècle : elle vit en recluse et pense que Rodin la persécute et mène une cabale d'ennemis contre elle, et elle détruit même ses propres oeuvres dans son atelier en 1912... En 1913, elle est internée en hôpital psychiatrique par sa famille, qui demande à ce que soient restreinte ses visites et sa correspondance : surtout pas de scandale ! Elle restera internée pendant 30 balais, et y mourra misérablement. Contrairement à Rodin qui entre leur rupture et sa propre mort en 1917 essaiera réguliérement et discrétement d'aider Camille, sa famille de petits bourgeois dégueulasses sera bien contente de la laisser moisir dans son trou.

J'ai pris une plombe pour vous raconter tout ça principalement à cause de L'Implorante, ultime morceau du LP. L'Implorante, c'est d'abord une sculpture de Claudel extrêmement autobiographique : jetez y un oeil, puis une oreille attentive vers les paroles du morceau. Il me semble que la plupart des esgourdes critiques vont être attirées par le sinueux et progressif Burn All the Edges, qui est un petit tour de force, changeant plusieurs fois de forme au fil de ses 9 minutes sans jamais me perdre, et permettant à Harribey de déployer toutes les nuances de sa palette vocale. Mais le crépusculaire et feutré The Other Faceless Me, et le dyptique No Ocean of Thoughts/The Shadowed Body, écrasant, desespéré et terrifiant, méritent tout autant l'attention. Pour autant, L'Implorante est le plus déchirant des 5 morceaux d'EIMURIA, et sa beauté cruelle, bien ancrée dans le réel, est sublime : un parfait final. Est-ce in medias res ou bien un regard rétrospectif sur le moment où tout a basculé ? De toute façon la bataille contre l'inéluctable est déjà perdue. Le temps ne se figera pas, qu'importe les prières et les supplications. Tout change après, en pire. J'ai parlé plus haut d'éclaircies et d'instants de lumière : ils ne sont à mon sens ni nombreux ni explicites dans les paroles. Ça en dit peut-être plus sur moi que sur les artistes, mais je trouve qu'iels peignent bien plus et bien mieux l'aliénation que l'acceptation. Sans complaisance, sans misérabilisme, sans romantisme, sans clichés, mais avec empathie et lyrisme. Et musicalement l'album n'est jamais asphyxiant comme peut l'être un doom-sludge craspouille : il y a plein d'endroits où respirer, des envolées des pauses et des intonations qui se prêtent si on le désire à l'injection d'espoir au coeur de la tourmente.

J'ai entendu Bank Myna causer des carcans sociaux et de la nécessité de s'en libérer, avec comme hypothèse : Pizarnik et Claudel ont été bouffées, peut-être s'en seraient-elles mieux tirées en l'an de grâce 2026, où elles auraient peut-être été moins pressurées, mieux acceptées dans leur singularité ? On peut se poser la question. Pour la plupart d'entre nous, le carcan se resserre aussi, ces temps-ci : les personnes non conformes, neuroatypiques, mauvais genre, mauvaise couleur de peau ou mauvaise religion... feraient bien de se faire toutes petites et de ne pas respirer trop fort, insistent certaines âmes brunes qui peinent à ne pas se toucher la nouille en public en rêvant à des enfermements forcés. Pas de bol pour elles, on sait qu'il est possible de vivre mieux, on sait que leurs rêves sont déjà en voie de décomposition, et on ne se laisse pas faire. Même si c'est rude, on lutte, on s'organise et on se soutient, et on se souvient : des traces, des témoignages et de la beauté de celleux qui nous précèdent, qui ont souffert et ont lutté. Bank Myna fait honneur à cette leçon-là. EIMURIA est un plongeon dans les ténèbres qui ne sera pas pour tous les goûts ni toutes les humeurs, mais c'est un majestueux accomplissement. Mangez-en.

Bank Myna, c'est : Maud Harribey – chant, violon & claviers | Fabien Delmas – guitare, lap steel | Daniel Machón – basse, noise box, sampler | Constantin du Closel – batterie, percussions

#Doom #DoomGaze #Drone #PostRock #ProgRock #Slowcore

 
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from adventices

Noir et blanc. Sur un plan d'eau calme et sous un ciel nuageux, une toute petite barque au loin photo © Torben Klint

nous allons sans relâche sur des flots sans relief notre barque en dérive a la lenteur des rêves

les nuages vont si bas qu'ils effleurent leur reflet sur l'autre rive là-bas la lune s'est voilée

 
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from irisdessine

Projets

  • Application 478 : J’ai mis à jour mon application en l’améliorant. Cette application a été conçue en mobile first, et sert à aider à se relaxer, notamment pour s’endormir. C’est pour ça qu’elle a été conçue en mobile first, pour pouvoir l’utiliser sur son téléphone en allant se coucher. Comme elle est sous Tauri, il est aussi possible de l’exporter en application desktop. Site 4 7 8 Repo GitHub
  • Application Cartoon Workflow : celle-ci n’existe pas encore en ligne, mais j’ai pris le temps de la mettre à jour après 2 ans sans y toucher. Et je suis contente d'y être arrivée ! Cette application, quand elle sera finie, servira à gérer un storyboard avec ses détails techniques et les images associées.
  • Les Mondes Quantiques : je me suis atelée à travailler les décors, notamment la partie moyens de transports. (On est dans un monde solarpunk et totalement différent de la Terre telle qu’on la connait)

Veille

tech

  • Un développeur qui fait ce métier depuis 20 ans. Qui a utilisé l’IA pendant plus d’un an. Pour son métier. Puis pour le perso, aussi. Et puis, un jour, le retour de manivelle violent : dépression, sentiment d’inutilité, voire d’être idiot, détachement avec son code (qui n’est plus vraiment “son” code), et une épiphanie : https://brettcodes.com/im-done-using-ai/

perso

Mes joies

  • Avoir fait une mini conférence sur les écrans à encre électronique au travail. Je suis contente car ça a plu aux collègues, je pense qu’ils ont appris des choses grâce à moi.
  • J’ai fabriqué des chocolats noirs au CBD et au beurre de cacahuète. Ils ont l'air efficaces pour la relaxation en soirée en plus d'être délicieux !
  • Je tâche de faire attention à pas me brûler à nouveau les ailes, mais je suis contente de pouvoir reprendre tranquillement mes projets persos sans me forcer et en prenant plaisir à y retourner. Et ce qui est surprenant, c’est que j’ai repris à la fois l’écriture et le dessin de ma BD, mais aussi un projet de code.
  • J’ai pris la décision de noter absolument tous les rdv de mon chéri en plus des miens (pro et perso) sur mon agenda, histoire de ne pas oublier ce qu’il se passe dans la vie de mon chéri sans avoir honte de pas me souvenir.
  • Mes tablettes e-ink sont des outils que j’arrive à intégrer dans ma routine, à la fois perso (les projets ou les jeux vidéo), et pro (les notes du moment). Du coup, je m'en sers pas mal, c'est cool !

Lu, vu ou écouté

À voir

  • Silo : on rattrape notre retard sur la série, les choses se bougent pas mal dans le silo 18, aussi du côté du flashback (avant que les silos n’existent) Dispo sur Apple TV.
  • Everwood : j’en suis à la saison 4, le gamin du toubib héros est un insupportable petit con. Ca me rappelle qu’il n’y a que dans des séries américaines où des ados s’engueulent comme des adultes avec leurs parents en mode “T’as pas le droit de me dire ça, tu peux pas savoir ce que je ressens !”, sans le moindre respect pour les parents 😂 Et les parents ensuite s’excusent envers leur enfant… Moi, j’aurais parlé comme ça à mes parents, la réponse n’aurait pas été la même ! Haha. Dispo sur Netflix.
  • Stuart fails to save the world : Avant que notre abonnement HBO Max prenne fin, on a regardé les 3 épisodes disponibles de cette nouvelle série de SF comique, dérivée de The Big Bang Theory. Là où la série mère s'inscrivait dans une réalité plutôt très proche de la nôtre, cette nouvelle série s'en éloigne très largement et s'attarde sur des personnages secondaires : Stuart, celui qui tient le magasin de BD, Burt, le géologue et Kripke, l'un des nombreux ennemis jurés de Sheldon. C'est dingue mais, malgré ma crainte de m'ennuyer avec des persos soit apathiques soit carrément antipathiques, c'est assez réussi et très drôle. Le générique est une petite pépite à ne pas zapper (à chaque fois !). Je me rattraperai la suite quand j'aurais envie de reprendre un abo pour quelques moi. Dispo sur HBO Max.

À lire

  • J’ai posé dans ma micro-liseuse la trilogie du Seigneur des Anneaux, que je n'avais pas encore lu entièrement (Je n'ai lu et relu que le Hobbit) pour quand j’aurais terminé le Clan des Otori.
  • Le Clan des Otori, tome 5 : j’ai dépassé la moitié du tome, l’histoire du père adoptif de Takeo reste passionnante !

À écouter

  • J’ai toujours dit que je n’étais pas fan de la musique de Jacques Brel, parce que je trouve le ton un peu trop grandiloquent (en tout cas sur ses titres les plus connus), mais j’ai découvert par hasard le morceau “Les bonbons” et je l’ai trouvé à la fois ”cringe” et drôle !
  • Tout à fait par hasard également, j’ai découvert une reprise reggae de “Résiste” qui, étonnamment, fonctionne assez bien. C’est interprété par Boboo’zzz All Stars. (Oui, pour le nom d'artiste, on repassera, hein 😅
  • Gaël Faye : Je pense qu'il faut que je découvre un peu plus sa discographie parce que j'aime beaucoup les quelques morceaux que m'a proposé Apple Music (Jacky Jacky Jack, Chalouper, Balade brésilienne).
  • Hippocampe Fou : si vous ne connaissez pas cet artiste, foncez, c'est un rappeur qui nous emmène dans un monde onirique, souvent amusant et toujours dans un univers musical travaillé. Il a fait partie du collectif La secte Phonetik (chouette aussi, d'ailleurs)

Et le jeu vidéo ?

  • 7 days to die : tourjours une surprise de découvrir que c’est déjà la nuit de la lune de sang ! Heureusement, on a réussi à passer la nuit sans que nos persos ne meurent une seule fois malgré la horde ! Notre base semble être un excellent choix et avec nos armes maintenant encore meilleures, on arrive vraiment à passer la nuit sans trop de dégâts sur notre base !
  • Palia : j’avance dans l’histoire principale dans mes moments solos, et dans le farm de matières premières quand je suis en équipe avec ma cousine et son pote. C’est vraiment un jeu très cosy, très agréable à parcourir quand on a un peu de temps devant soi pour glandouiller. L'histoire principale permet de visiter la zone plus en profondeur au travers de quelques énigmes pour découvrir ce qu'il s'est passé là où maintenant se trouvent des ruines.
  • Rocket League : avec les fortes chaleurs, on a limité les sessions de Rocket, mais pourtant, on commence à reprendre avec les collègues et ça fait bien plaisir !
 
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from yamanashi

#NOTE été 2026

16 août 2026, nous rencontrons Laurent qui vient de pêcher un sandre. Ce beau spécimen possède deux nageoires dorsales. La première est épineuse. Sa tête est fine et longue. Ses mâchoires contiennent 2 paires de canines. Son corps est élancé et dépasse 50 centimètres de long. Laurent est content. Il peut le conserver. C’est un met fin et apprécié. Il explique que lorsque les gens du voyages pêchent des poissons moins courus, ils les laissent décanter quelques jours dans des bassines. Les poissons perdraient le goût de la vase. Ils seraient alors tout à fait mangeables. Le pêcheur nous donne des informations sur le lac. Le niveau de l’eau a baissé de 2 mètres. Mais ce n’est pas à cause de la sécheresse. Il est utilisé pour l’irrigation dans plusieurs grandes exploitations voisines. Des pompes alimentent les cultures. Il pense que le niveau va continuer à baisser de 2 mètres pendant les 10 prochains jours. Le maïs n’a pas besoin de beaucoup d’eau pour sa croissance. Mais en août, l’irrigation permet de faire grossir les grains. Les plus grosses souches de l’ancienne forêt, recouverte aujourd’hui par le lac, redeviennent visibles. Selon lui, elles le resteront encore quelques étés avant d’être définitivement décomposées. Les aigrettes pullulent sur l’île. Il y en a plus de 600. Le soir, les arbres paraissent blancs. Les aigrettes perdent leurs plumes qui forment une couche superficielle suspecte à l’extrémité du lac. Heureusement, la baisse du niveau de l’eau, les échoue sur la berge. Cela permet à l’eau de rester relativement saine malgré les températures très chaudes. S’il y avait des cyanobactéries, un arrêté municipal obligerait les promeneurs à garder leurs chiens en laisse afin d’éviter les accidents. Des moules mortes de belles taille parsèment également les rives. Elles sont nombreuses dans le lac. Très voraces, elles s’attaquent parfois aux appâts des pêcheurs. Elles aussi participent à la qualité de l’eau en la filtrant. Pendant notre discussion, l’une des deux cannes bouge. Un poisson mord à l’hameçon. Laurent le laisser avaler son trident. Puis, il ferre le poisson d’un coup sec. Un second sandre remonte à la surface. Il est encore plus gros que le premier. Cela ravit Laurent.

 
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from Un rat bleu

CRUD

C’est son nom. La boussole donnée par un enseignant lors de ma dernière formation officielle de spéléonaute numérique. Elle est en anglais, la langue première dans son monde d’origine, après le binaire. – C : Create. – R : Read. – U : Update. – D : Delete.

CLÉS

En français, je le traduis par « CLÉS ».

  • C : Créer.
  • L : Lire.
  • É : Écrire.
  • S : Supprimer.

                                                 .:i:.
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                                                `à.
                                                   ))
                                              ¤ee@´
Ci‑dessus, le texte brut. Ci‑dessous, le rendu final.

CLÉS C’est mon premier essai à l’art ASCII. Habituellement, le jeu de caractères est restreint à celui d’ASCII. Pour cet exercice, j’ai ouvert la palette à tout ce qu’un clavier français AZERTY peut offrir.

Ça pourrait s’appeler « FrESCII », prononcé « fresque‑i », pour « FRench Extended Standard Code for Information Interchange ».

De spéléonaute à fresquiste… Que d’aventures !

Espérons que je ne raconte pas trop de salades par la suite.

#ContesDeMathysSille #Dessin #ASCIIArt #FrESCII #Numérique

 
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from yamanashi

#CHRONIQUE Mardi 18 août 2026

Orthez est situé légèrement au-dessus de la bande de totalité de l’éclipse solaire. Le mercredi 12 août 2026, le Soleil y sera occulté à 99 %. Prendre la voiture pour se rendre en Espagne permettrait d’observer ce spectacle exceptionnel. Malheureusement, nous n’avons pu effectuer de repérages. L’éclipse aura lieu juste avant le coucher de Soleil. Je ne me sens pas capable de faire l’aller pendant la canicule et de revenir dans la nuit. Je réfléchis à un endroit adapté à une observation au ras de l’horizon. Il s’agit forcément d’un point haut. Je pense à une plateforme d’observation située dans le bois de Laqueyre, au Nord de la Ville. Les préparatifs commencent en même temps que l’étude quotidienne de la météo, une semaine avant le rendez-vous. J’écoute et je réécoute le podcast « éphémérides » de l’Association Française d’Astronomie. Je lis le livre « les soleils noirs » des éditions Stelvision. N’étant pas équipé en matériel d’observation solaire, je décide de me concentrer sur le visuel. Nous possédons des Viséclipse depuis plusieurs années. Ce sont des verres de soudeurs de grade 14 teintés dans la masse. Il se sont pas sensibles au rayures. Ils sont réutilisables et permettent d’observer le Soleil en tout sécurité. Le 12 août 2026, la fièvre de l’éclipse gagne le pays. C’est devenu LE sujet de conversation. Ma marche matinale autour du lac de l’Y a pour but de repérer un lieu d’observation plus proche. Je suis saisi par la couleur du feuillage des arbres qui vire au jaune voire au marron. Nombre d’entre eux se mettent en sécurité. Pour éviter de perdre trop d’eau par évapotranspiration, ils se débarrassent de leurs feuilles. Les vagues de chaleur successives font souffrir la nature qui prend des apparences automnales. Le niveau du lac a baissé. Les 2 pieux, dont les sommets sont habituellement à peine visibles, sont complètement émergés. Je décide de rejoindre la tour Moncade par le chemin du bois. Je suis accueilli par 3 hommes en armes, un frappeur de monnaie… La troupe médiévale qui anime la journée s’est mise à l’orée des arbres pour éviter les fortes chaleurs. Je continue vers les vignes. Le point de vue est sympathique : l’horizon ouest est complètement dégagé et offre en plus une belle vue sur les toits du centre ville. J’hésite. Plus loin, le Maire a fait afficher une interdiction de stationnement sur le chemin : risques d’incendies. La météo annonce un franc Soleil et 36° C ! Vers 19 heures 40, nous posons nos affaires dans un pré à proximité du lac de l’Y. Nous sommes seuls. La Lune commence à traverser le disque solaire par la droite. Nous pique-niquons tout en observant le phénomène avec nos Viséclipse. La lumière autour de nous change. La surface solaire visible diminue régulièrement. La Lune passe très légèrement en dessous de notre étoile. Nous n’avons pas droit à un Soleil Noir mais à un magnifique diadème. La lumière devient irréelle, entre sépia et crépusculaire. Lentement la surface solaire commence à augmenter à nouveau. Le soleil, encore en partie éclipsé, passe derrière les arbres. Nous restons un long moment à attendre l’apparition de la planète Vénus. Nous rentrons doucement en gardant ces belles images dans nos têtes.

A suivre.

 
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from irisdessine

Projets

  • Les Mondes Quantiques, le retour de ma BD ! Toute l’histoire est enfin écrite dans ses grandes lignes. J’ai maintenant près de 160 pages de croquis divers, de bouts d’histoire, de blagues, à recompacter, dessiner (au moins en brouillon) pour en faire un premier jet de BD 🎉

Veille

tech

personnelle

  • Un article, ou plutôt un manifeste, intéressant sur le mouvement offpunk dans lequel je me reconnais assez bien : ne pas renier le numérique, mais avoir le choix de vivre une vie non numérique (c’est un peu un mouvement que j’ai engagé avec mon lecteur mp3 offline, le rachat de DVD et blu-ray qui m’appartiennent réellement, la déGAFAMisation, etc.) : https://ploum.net/2026-08-03-offpunk_manifesto.html
  • Un petit article consacré à la mini-série Dans ma tanière, dont j’avais déjà parlé quelques mois auparavant, jolie histoire douce-amère (mais qui finit sur du positif) japonaise autour d’une famille de frères et d’un petit garçon arrivé comme ça, un peu par hasard, dans leur tanière : https://vincentbreton.fr/dans-notre-taniere/
  • Découverte du lanceur Heroic Games Launcher, après avoir eu un énième problème irrésolu du lanceur d'Epic Games (c'est marqué dans leur doc que leurs dev travaillent à résoudre ce problème et ils nous suggèrent tout un tas de trucs inutiles qui marchent pas) Et une réinstallation échouée du lanceur a fini de me convaincre d'utiliser cette alternative Heroic Games Launcher qui a marché du premier coup 🎉

Mes joies

  • Avoir fait une mini conférence sur le mouvement offpunk qui a engagé des conversations et des réflexions avec les collègues, c’est cool !
  • Avoir fait un fil sur la technologie et l’entreprise Eink qui a eu un beau petit succès, c’est sympa de voir que mes intérêts spécifiques en intéressent d’autres ^^
  • Continuer à bosser sur ma BD, pour le moment, j'ai toujours du temps de cerveau disponible pour ça, alors j'en profite bien !

Lu, vu ou écouté

À voir

  • J'ai démarré la série Rempart of ice, un anime sur Netflix sur une jeune lycéenne qui est toute petite (1m52) et qui s'est fait harcelé pour ça dans ses années collèges et a donc décidé d'ériger un rampart de glace pour se protéger des brimades de ce genre. Sauf qu'elle rencontre “une girafe”, (kirin en japonais :)), en la personne d'un camarade d'école qui est tout gentil avec elle et qui dépasse le mètre 80. Dispo sur Netflix.
  • J'avance toujours sur Everwood, la série dramatique que j'aime bien regarder malgré le toubib concurrent qu'on fait passer pour un gentil et sage alors que le mec ne respecte que sa gueule, n'écoute pas sa femme ni ses enfants. Bref. ^^' Dispo sur Netflix.
  • Silo : on a repris la série qu'on avait un peu oublié ces derniers mois avec des rebondissements qui commencent à devenir intéressants !

À lire

  • J'attaque le tome 2 d'Assassin Royal qu'évidemment je connais par cœur mais, c'est justement ça tout le plaisir de relire ^^
  • Dans le même temps, j'en suis au dernier tome de la saga sur le clan des Otori, qui revient donc en arrière, avant la naissance de Takeo et qui suit celui qui deviendra son père adoptif. Après avoir compris où je me situais, j'apprécie ce petit pas de côté pour suivre un personnage que j'aime beaucoup :)

Et le jeu vidéo ?

  • Palia : sans surprise, on avance tranquillement dans les aventures zen autour de Palia. C'est toujours mignon et sympa d'y traîner quand on a un peu de temps. Dispo sur Steam.
  • It takes two : j'avais déjà joué à ce jeu, fini et aimé, malgré quelques trucs assez dérangeants dans l'histoire (comme le fait de forcer des parents qui ne s'aiment plus et prêts à divorcer à s'aimer à nouveau), c'est un plaisir de rejouer à ce jeu. Je le fais découvrir à ma cousine, donc, comme d'habitude, à deux, on s'éclate pas mal sur ce jeu, même si les boss semblent plus difficiles que dans Split Fiction. Dispo sur Steam.
  • Mosaïc Retrospective : si vous voulez découvrir ce fameux jeu mi-picross, mi-démineur, il y a deux rétrospectives 2024 et 2025 qui sont dispo gratuitement sur Steam !
  • Rocket League : on a repris quelques parties le midi ou même vendredi soir avec les collègues. Et en fin de semaine, donc, via le lanceur Heroic Games Launcher, que je conseille si vous en avez marre d'Epic Games Launcher qui est codé avec les pieds (voire vibe codé). Dispo sur Epic Games (oui, il faut quand même un compte chez eux)
 
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from Un rat bleu

La première entrée d’une collection de récits, poèmes, et réflexions inspirés par mon apprentissage des mathématiques et des sciences, ainsi que mon regard sur eux à travers les dimensions.

Degré de liberté

Voici un petit point, dévoyé dans ce vaste espace. Un individu venu du vide, dont tout point. Je l’appelle « vierge », vierge de toute trace.

Il y en a d’autres, à côté. C’est vous, c’est moi. C’est nous. Des particularités, des singularités, fixées, épinglées, loin de l’origine, loin de tout.

Une seule envie est couvé : revenir au nid et reformer l’œuf cosmique. Maints chemins les feront dériver, mais seul un permettra de rester droit et authentique.

Mus par ce vecteur, plus ou moins coordonnés, les individus se déplacent. Certains suivent les sillons. D’autres préfèrent être égaux, rassurés dans leur position. Une poignée opte pour l’improvisation et l’heuristique.


Nombreux manquent du premier coup le cœur, basculent de l’autre côté de la linéarité et se perdent dans l’alter polarité ; un domaine sombre, loin du positif, rempli de terreurs.

Conjectures et projections circulent. Beaucoup détournent leur trajectoire. « Il n’y a plus rien à voir dans le noir. Seul le bien‑être compte. », ils stipulent.

Alors je compte : « La moitié d’un axe… Le quart de la surface… Une fraction de l’espace… La limite est l’incomplétude de l’existence ! »

Trop tard. Attirés par des images de félicité, ils ont déjà sautés d’un argument orienté vers le jour maximum, un regard minime pour leur obscurité, tentés par une fuite de leurs antécédents avec facilité.


Certains de mes antécédents sont là‑bas, dans les oubliettes. Il m’arrive d’y replonger, parfois de force, sinon par quête. Chercher l’inconnu, toujours variable, au nom temporaire. Un spectre fréquemment piquant, perceptible par intégration fragmentaire.

Le péril de s’y perdre est invariablement permanent. J’y progresse par petits incréments. Je plante mes racines récursivement. Garder un repère et la stabilité sur un terrain complexe, peu avenant.

Une relation ambigüe… et réciproque. Je peux rayonner dans l’ombre, sans remarque ; elle peut se distribuer en moi, me rendre équivoque. Elle déboussole mes radians, dévie mes arcs.

Notre affinité est fonction de l’épreuve. Plus il y a d’obstacles, plus il y a de frictions. Toujours moduler mon trajet, trouver le bon fleuve. Notre lien produit de l’impétuosité comme de l’exaltation.


Est‑ce rationnel et cohérent ? Un tel engagement ? Serait‑ce démesuré et absurde ? Insalubre ? Brûler mes ailes ou abraser ma surface ? Quelle différence entre ces façons de s’enflammer ?

La tendance reste identique : chuter. La chute libre vers un océan agité, désordonné. Fraîchement déchus, longtemps éparpillés ; encore trop obtus pour optimiser l’entrée.

Isolée de l’instabilité, il y a de la biomasse, organisée en structures entières naturelles efficaces : des arborescences équilibrées pour grimper en un rythme, deux passes. Chaque unité de hauteur s’associe à au moins une de volume de terrasse.

Un rang d’escaladé, trois marches de dégringolées dans le lugubre. Beaucoup d’exposants se présentent à l’élévation en puissance, mais jusqu’où seront‑ils prêts à aller en incandescence pour gagner ne serait‑ce qu’un seul degré de délivrance ?

#ContesDeMathysSille #Poème #Conte #Maths #Sciences

 
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