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from Blog d'une enfant de ce siècle

LETTRE OUVERTE A MARC SMITH
Marc Smith

Marc Smith est un poète américain qui a grandi à Chicago.

Le slam, selon la Ligue Slam de France, est “Une poésie vivante, un espace de diffusion accessible à tous et un public impliqué donnant directement son avis.

« Slam » terme anglais qui signifie sous forme de verbe « claquer » « gagner une victoire facilement » « critiquer »

« Slam » le nom signifie « bruit violent » « tournois de poésie » « schelem » c’est un mot du 17ème siècle probablement d’origine scandinave “

Les scènes slam ont été créées par Marc Smith... (“So What”/“Et alors?”) Et alors, il a régit quelques règles... Ces règles sont surtout valables pour les tournois de slam, et peuvent devenir plus souples sur certaines scènes comme les SPOKEN WORD, où nos mots résonnement avec les notes de musiciens qui jouent sur scène.

Ces règles officielles, les voici:

1.“déclamer son propre poème” (hors tournois, on peut en dire un qui n'est pas de nous, tant qu'on le précise avant ou après l'avoir récité) 2. “déclamer en 3 minutes ou moins” 3. “pas d’accessoires ou de déguisements” 4. “notation par le public de 0 a 10 avec un chiffre après la virgule pour éviter les ex aequo.”

En 1990 le Chicago Slam comité a décidé lors de l’organisation du premier Slam National américain de poser la règle qui”... 5. “interdit les accessoires et la musique”

Et il y a évidemment la question de la langue qui n'est pas citée mais reste implicite: Si certaines phrases sont prononcées dans une langue étrangère c'est toléré en tournois, mais pas tout le texte... Malgré la tolérance dont font preuve plusieurs, j'estime que ça reste un trop grand frein pour la compréhension globale et la capacité de le noter. Donc par déduction... 6. texte majoritairement en français.

Si je comprends bien, il s'agit de faire claquer vigoureusement les mots dans l'espace, et les laisser entendre par un large public, en acceptant le fait que nos mots et notre manière de les faire claquer soient critiqué.e.s. Mais... qu'en est-il en dehors du jury? Qu'en est-il en dehors des tournois? Quelle différence entre critiquer, et se sentir visé par un texte?

L'idée de blesser quelqu'un sans que cette personne ne se sente légitime à venir me parler pour me le dire iel-même en face, c'est une idée qui me terrifie. Assez pour me sentir illégitime à m'exprimer. Je me suis donc confrontée violemment à cette problématique, jusqu'à envisager d'écrire à Marc Smith lui-même:

DEMANDE DE PRÉCISION

Bonjour....

J'aimerais poser une question très personnelle à Marc Smith.

Cela fait trois ans que je m'exprime sur les scènes slam, mais je m'interroge de plus en plus. Suite à une remarque indirecte sur un de mes textes, je ressens un blocage profond et, n'arrive plus dire mes textes individuels depuis presque un an.

C'est important pour les tournois, de pouvoir les dire. J'arrive à dire des coécritures car je ne suis pas seule, et des textes qui ne sont pas de moi car c'est moins personnel, et des textes que j'écris dans une autre langue car ils sont plus durs à comprendre. Mais je ne me sens pas libre de dire mes textes solo dans ma langue, alors que j'en ai envie, et que j'ai envie de participer aux tournois. J'ai réalisé un gouffre entre ce que je dis et ce qui est perçu par l'autre. Avec les blessures de chacun, les émotions, les projections, je peux blesser ou décevoir l'autre sans le vouloir, sans le savoir, sans savoir comment, sans avoir de prise dessus.

C'est pourquoi je vous contacte. Par peur de l'erreur, j'aimerais comprendre mieux les lois qui régissent les scènes slam. Je me permets donc de vous adresser mes questions. Qui d'autre que vous serait le mieux placé pour y répondre?

Personnellement, je me suis fait une règle comme quoi, dès qu'un de mes textes évoque une personne que je connais, je ne donne jamais son prénom. Est-ce que vous envisageriez que cette règle soit générale?

Mais même dans ces conditions, faut-il prévenir une personne quand fait partie du public, si notre texte évoque un souvenir partagé ensemble? Ou bien, si on soupçonne notre texte d'être maladroit, doit-on le faire relire par un tiers qui fait partie du milieu, pour lui demander de valider ou invalider les valeurs que ce texte défend? Ou bien peut-on considérer que notre maladresse fait partie de nous, et nous garantit de rester authentique avec nos failles?

Le “trigger warning” que l'on peut annoncer quand notre texte parle d'un sujet dur à aborder, à quoi sert-il si personne ne décide de sortir pour se préserver? Doit-on parfois (ou toujours) se passer de parler de nos histoires personnelles pour ne pas blesser l'autre, alors qu'elles sont la raison même de notre présence sur les scènes, surtout quand le besoin d'expression est si fort qu'il nous fait souffrir?

Vous avez créé les scènes slam pour que la poésie soit accessible au grand public. Les avez-vous créées aussi pour donner libre court à la liberté d'expression ? Y a-t-il des limites à cette liberté dans ce cadre? Lesquelles précisément ?

Y a-t-il des sujets à ne pas aborder, des mots qu'il ne faut pas employer, des tournures de phrase, des sujets, des gestes, des émotions à censurer dans nos prestations pour qu'elles restent audibles et supportables? Ou bien l'expression lors d'une performance est-elle dévouée totalement à la règle d'or de la fiction, où tous les interdits, tous les tabous, toutes les peurs peuvent être bravé.e.s?

Je ne sais plus où j'en suis. Je m'interroge énormément, et je ne sais pas où regarder pour trouver une issue. L'art a été toute ma vie un moyen pour moi de respirer, d'exister, de créer du lien, de m'apporter du soin. Aujourd'hui je n'arrive plus à éprouver le plaisir d'autrefois à dire un texte solo dans ma langue qui soit de moi, de peur de blesser.

J'espère que vous trouverez le temps de me répondre, au vu du contexte actuel... Pour moi je considère cette question comme vitale... Sans retrouver du sens à cette question, je ne saurai pas comment défendre cette valeur sans quoi je ne trouve pas la vie supportable : la liberté...

Prenez soin de vous... Même s'il est peu probable que je reçoive une réponse, j'attendrai patiemment d'arriver à un éclaircissement.

Merci pour avoir créé ces espaces, même si aujourd'hui j'ai encore du mal à m'y sentir accueillie pour qui je suis... C'était le cas pendant longtemps... Et j'espère que ça le sera de nouveau.

Evidemment, j'ai si peu de chances qu'il me réponde que mon mail m'est retourné comme un boomerang, comme l'adresse mail sur le seul site où je pouvais le contacter s'est avérée invalide. Je publie donc ce texte comme une lettre ouverte, une invitation au débat. Je n'ai aucune réponse, et j'attends seulement de pouvoir être accueillie dans ce questionnement qui me hante.

Mais pour ce qui est de recevoir des réponses officielles, je n'attend pas d'autre interlocuteur que Marc Smith aujourd'hui, faute de savoir qui d'autre aurait la légitimité d'en donner. Si quelqu'un connait un moyen de le contacter, j'insère ma lettre en anglais pour qui voudrait bien lui transmettre cette bouteille à la mer :

ASKING FOR CLARITY

Hello....

I’d like to ask Marc Smith a very personal question.

I’ve been performing on slam stages for three years now, but I’ve been questioning myself more and more. After a indirect comment on one of my pieces, I’ve felt a deep block, and I haven’t been able to perform my own pieces since almost one year.

It’s important for tournaments to be able to perform them. I can perform co-written pieces because I’m not alone, and pieces that aren’t mine because they’re less personal, and pieces I write in another language because they’re harder to understand. But I don’t feel free to perform my solo pieces in my own language, even though I want to, and I want to participate in tournaments. I’ve realized there’s a huge gap between what I say and how it’s perceived by others. With everyone’s wounds, emotions, and projections, I can hurt or disappoint someone without meaning to, without knowing it, without knowing how, and without having any control over it.

That’s why I’m reaching out to you. Out of fear of making a mistake, I’d like to better understand the rules that govern the slam scene. So I’m taking the liberty of asking you these questions. Who else would be in a better position to answer them?

Personally, I’ve made it a rule that whenever one of my pieces mentions someone I know, I never use their first name. Would you consider making this rule universal?

But even under these circumstances, should I let someone know—if they’re part of the audience—when my piece refers to a memory we share? Or, if we suspect our piece might be tactless, should we have it proofread by someone else in the field, asking them to validate or invalidate the values the piece upholds? Or can we consider that our awkwardness is part of who we are, and ensures we remain authentic—flaws and all?

What's the point of a “trigger warning”—which we might include when our text addresses a difficult topic—if no one decides to step away to protect themselves? Should we sometimes (or always) refrain from sharing our personal stories so as not to hurt others, even though they are the very reason for our presence on stage—especially when the need to express ourselves is so strong that it causes us pain?

You created slam poetry events to make poetry accessible to the general public. Did you also create them to give free rein to freedom of expression? Are there limits to this freedom in this context? Which ones, specifically?

Are there topics we shouldn’t address, words we shouldn’t use, turns of phrase, subjects, gestures, or emotions that should be censored in our performances, so that they remain audible and tolerable? Or is expression during a performance entirely devoted to the golden rule of fiction, where all prohibitions, all taboos, and all fears can be defied?

I don’t know where I stand anymore. I’m wrestling with these questions a lot, and I don’t know where to look to find a way out. Art has always been a way for me to breathe, to exist, to connect with others, and to care for myself. Today, I can no longer feel the joy I once did when reciting a solo text in my own language—one that comes from me—for fear of hurting someone.

I hope you’ll find the time to reply, given the current situation… For me, this question is vital… Unless I can make sense of it, I won’t know how to defend the value without which I find life unbearable: freedom…

Take care of yourself… Even though it’s unlikely I’ll receive a reply, I’ll wait patiently for some clarity.

Thank you for creating these spaces, even though today I still struggle to feel welcome here for who I am… That’s been the case for a long time… And I hope it will be that way again.

 
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from CORAXIO : MOSTLY HEAVY

la pochette de l'album EIMURIA, de Bank Myna : un collage réalisé par Ramona Zordini. Un visage féminin, les yeux clos et la bouche entrouverte, tenu par deux mains. Difficile de savoir si ces mains serrent ou caressent le visage. Le même visage est reproduit plusieurs fois, avec une orientation différente, sur différentes couches de papier déchiré et froissé, de couleur ardoise ou sépia.

“Du rêve que fut ma vie, ceci est le cauchemar”

Camille Claudel à Eugène Blot, Asile de Montdevergues

Pour bibi, la rencontre avec Bank Myna et EIMURIA, leur album de 2025, se fait en Île-de-France via la Caroline du Nord... Je n'avais encore jamais jamais fait gaffe à ce quatuor parisien pourtant actif depuis 2016 jusqu'à ce que je me balade sur le site de Scott Spiers, Clean and Sober Stoner, un pilier de la communauté des blogueurs heavy outre-atlantique, et que je tombe sur une brève qui encensait le nouveau LP de nos post-rockers. Non seulement je me suis magné de l'écouter, mais kipluzé les larron·es jouaient en concert à trois pas de chez moi deux semaines plus tard. Ticket, please. Ca s'appellerait pas la sérendipité, ça, les p'tit·es potes ?

Spoiler alert : Mr. Spiers a raison d'être enthousiaste. EIMURIA vous offre 48 minutes de post-rock ténébreux et ample – le versant calme du post-rock, plus proche du drone et de l'ambient que des compositions nerveuses et anguleuses. (J'en ai profité pour découvrir le terme slowcore, comme quoi on en finit jamais d'apprendre des nouveaux trucs, youpi. Si vozigue aussi étiez dans l'ignorance à ce sujet, je vous laisse écluser un godet à la même fontaine de sapience que wam, on sera à égalité) Comme des cieux d'orage, de vastes nappes de son se gonflent et éclatent en riffs doom bien saturés et batterie tonnante. “Éclate” pourrait faire penser à quelque chose de soudain, mais ici tout est lent, tout est inéluctable. L'orage pré-cité est déjà là depuis longtemps et il ne repartira plus, il gronde toujours, dans le fond ou au premier plan. Tout juste y aura t-il quelques accalmies, quelques éclaircies, des instants de lumière qui ne feront que renforcer la profonde noirceur de l'album, musicale et thématique. Le son est étonnament chaleureux : pas volcanique mais plutôt chaud comme des braises qui couvent, et s'éteignent peu à peu. Béhoui, il se trouve qu'“EIMURIA” signifie “braises” en ancien allemand. On est plongé dans une ambiance intime, intérieure -“padded atmosphere”, comme il est chanté sur The Other Faceless Me : une atmosphère capitonnée, comme la cellule du même nom- mais spacieuse en même temps, grâce à la reverb, au delay, et à un chic pour les notes qui s'étirent et qui respirent, et pour les silences qui comptent. L'impression que ça me donne, c'est celle d'un paysage mental plus que d'un espace physique, avec des tensions régulières entre le désir d'envolée et l'appel du vide, le confort et l'enfermement... Le coeur de l'album a été enregistré en live en studio, même si ça n'a pas été le cas pour un certain nombre d'arrangements. Au-delà du goût que mon côté rockiste a pour ce genre de méthode, cela contribue à mon sens à cette atmosphère très immersive et très authentique, qui est de toute façon merveilleusement restituée en concert par les artistes, avec encore un surcroît d'intimité. En live Bank Myna incarne successivement, et même simultanément, l'éléphant et le magasin de porcelaine, sans péter une seule tasse. La classe. Basse et guitare, parfois jouées à l'archet ou de manière percussive, à l'aide de p'tites mailloches, batterie, violon, synthé : iels sont tou·tes excellent·es, habité·es et créatif·ves mais tout en délicatesse malgré le gros son, avec une sobriété qui ne se met jamais en travers de l'émotion. Et rarement l'adjectif “hanté” s'est aussi bien appliqué à une voix qu'à celle de la chanteuse Maud Haribet, qui passe avec fluidité du murmure au cri, de la détresse à la menace jusqu'à la résignation. Bref, c'est du velours. Et mention doit être faite de la sublime oeuvre de Ramona Zordini qui illustre la pochette, ainsi que de l'artwork de l'insert dessiné par Harribey elle-même : musique, paroles, illustrations participent toutes d'une même vision riche et cohérente.

Pour ce qui est du thème : la noirceur d'EIMURIA est loin d'un imaginaire fantaisiste ou horrifique classique : diable il y a, certes, mais ce diable-là est un double, une ombre impalpable et sans visage, la moitié irréconciliable (ou irréconciliée, selon votre optimisme) d'une psyché fracturée, qui menace de consumer peu à peu la santé mentale de la narratrice...Jusqu'au vide, jusqu'au néant et aux ténèbres absolues. Un genre de Horla sous stéroïdes. On fait difficilement plus doom : c'est la folie qui est le fil conducteur du LP. Bank Myna s'est inspiré des vies et œuvres d'Alejandra Pizarnik et de Camille Claudel, deux artistes ayant souffert de graves problèmes psy ; les musicien·nes ont parlé en interview du refoulement, et de l'acceptation de toutes les parts de soi-même, toutes les émotions qu'on porte, y compris les plus sombres. Accrochez-vous, vous allez avoir droit à une mince de catharsis.

Autant je suis peu familier avec Pizarnik, qui n'est plus éditée que marginalement depuis quelques années, autant Claudel je connais et j'admire, et je suis bien au parfum de sa descente aux enfers. Camille Claudel, c'est un talent colossal, développé en partie dans l'atelier du “maître” Auguste Rodin ; elle a une liaison passionnée avec lui qui est de 24 ans son aîné… Lui bien sûr ne veut pas se séparer pour autant de Rose Beuret, sa compagne depuis 20 ans, pour les bozieux de sa jeune amante : triste et sale banalité de vieux baltringue dominant, dynamiques de pouvoir assymétriques bien blèches comme il faut. Leur relation amoureuse s'achève en 1892, année où Camille Claudel avorte clandestinement : Rodin ne voulait pas plus reconnaître l'enfant à venir que lâcher Rose pour épouser Camille. En s'affranchissant de Rodin elle va rencontrer des temps difficiles : elle dépendait financièrement de lui, et elle ne bénéficie plus de l'aura du maître… et être une femme artiste à la fin du XIXe siècle, c'est coton, d'autant que son art est assez peu préoccupé de la morale bourgeoise... La santé mentale de Claudel va se dégrader au début du XXe siècle : elle vit en recluse et pense que Rodin la persécute et mène une cabale d'ennemis contre elle, et elle détruit même ses propres oeuvres dans son atelier en 1912... En 1913, elle est internée en hôpital psychiatrique par sa famille, qui demande à ce que soient restreinte ses visites et sa correspondance : surtout pas de scandale ! Elle restera internée pendant 30 balais, et y mourra misérablement. Contrairement à Rodin qui entre leur rupture et sa propre mort en 1917 essaiera réguliérement et discrétement d'aider Camille, sa famille de petits bourgeois dégueulasses sera bien contente de la laisser moisir dans son trou.

J'ai pris une plombe pour vous raconter tout ça principalement à cause de L'Implorante, ultime morceau du LP. L'Implorante, c'est d'abord une sculpture de Claudel extrêmement autobiographique : jetez y un oeil, puis une oreille attentive vers les paroles du morceau. Il me semble que la plupart des esgourdes critiques vont être attirées par le sinueux et progressif Burn All the Edges, qui est un petit tour de force, changeant plusieurs fois de forme au fil de ses 9 minutes sans jamais me perdre, et permettant à Harribey de déployer toutes les nuances de sa palette vocale. Mais le crépusculaire et feutré The Other Faceless Me, et le dyptique No Ocean of Thoughts/The Shadowed Body, écrasant, desespéré et terrifiant, méritent tout autant l'attention. Pour autant, L'Implorante est le plus déchirant des 5 morceaux d'EIMURIA, et sa beauté cruelle, bien ancrée dans le réel, est sublime : un parfait final. Est-ce in medias res ou bien un regard rétrospectif sur le moment où tout a basculé ? De toute façon la bataille contre l'inéluctable est déjà perdue. Le temps ne se figera pas, qu'importe les prières et les supplications. Tout change après, en pire. J'ai parlé plus haut d'éclaircies et d'instants de lumière : ils ne sont à mon sens ni nombreux ni explicites dans les paroles. Ça en dit peut-être plus sur moi que sur les artistes, mais je trouve qu'iels peignent bien plus et bien mieux l'aliénation que l'acceptation. Sans complaisance, sans misérabilisme, sans romantisme, sans clichés, mais avec empathie et lyrisme. Et musicalement l'album n'est jamais asphyxiant comme peut l'être un doom-sludge craspouille : il y a plein d'endroits où respirer, des envolées des pauses et des intonations qui se prêtent si on le désire à l'injection d'espoir au coeur de la tourmente.

J'ai entendu Bank Myna causer des carcans sociaux et de la nécessité de s'en libérer, avec comme hypothèse : Pizarnik et Claudel ont été bouffées, peut-être s'en seraient-elles mieux tirées en l'an de grâce 2026, où elles auraient peut-être été moins pressurées, mieux acceptées dans leur singularité ? On peut se poser la question. Pour la plupart d'entre nous, le carcan se resserre aussi, ces temps-ci : les personnes non conformes, neuroatypiques, mauvais genre, mauvaise couleur de peau ou mauvaise religion... feraient bien de se faire toutes petites et de ne pas respirer trop fort, insistent certaines âmes brunes qui peinent à ne pas se toucher la nouille en public en rêvant à des enfermements forcés. Pas de bol pour elles, on sait qu'il est possible de vivre mieux, on sait que leurs rêves sont déjà en voie de décomposition, et on ne se laisse pas faire. Même si c'est rude, on lutte, on s'organise et on se soutient, et on se souvient : des traces, des témoignages et de la beauté de celleux qui nous précèdent, qui ont souffert et ont lutté. Bank Myna fait honneur à cette leçon-là. EIMURIA est un plongeon dans les ténèbres qui ne sera pas pour tous les goûts ni toutes les humeurs, mais c'est un majestueux accomplissement. Mangez-en.

Bank Myna, c'est : Maud Harribey – chant, violon & claviers | Fabien Delmas – guitare, lap steel | Daniel Machón – basse, noise box, sampler | Constantin du Closel – batterie, percussions

#Doom #DoomGaze #Drone #PostRock #ProgRock #Slowcore

 
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from adventices

Noir et blanc. Sur un plan d'eau calme et sous un ciel nuageux, une toute petite barque au loin photo © Torben Klint

nous allons sans relâche sur des flots sans relief notre barque en dérive a la lenteur des rêves

les nuages vont si bas qu'ils effleurent leur reflet sur l'autre rive là-bas la lune s'est voilée

 
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from irisdessine

Projets

  • Application 478 : J’ai mis à jour mon application en l’améliorant. Cette application a été conçue en mobile first, et sert à aider à se relaxer, notamment pour s’endormir. C’est pour ça qu’elle a été conçue en mobile first, pour pouvoir l’utiliser sur son téléphone en allant se coucher. Comme elle est sous Tauri, il est aussi possible de l’exporter en application desktop. Site 4 7 8 Repo GitHub
  • Application Cartoon Workflow : celle-ci n’existe pas encore en ligne, mais j’ai pris le temps de la mettre à jour après 2 ans sans y toucher. Et je suis contente d'y être arrivée ! Cette application, quand elle sera finie, servira à gérer un storyboard avec ses détails techniques et les images associées.
  • Les Mondes Quantiques : je me suis atelée à travailler les décors, notamment la partie moyens de transports. (On est dans un monde solarpunk et totalement différent de la Terre telle qu’on la connait)

Veille

tech

  • Un développeur qui fait ce métier depuis 20 ans. Qui a utilisé l’IA pendant plus d’un an. Pour son métier. Puis pour le perso, aussi. Et puis, un jour, le retour de manivelle violent : dépression, sentiment d’inutilité, voire d’être idiot, détachement avec son code (qui n’est plus vraiment “son” code), et une épiphanie : https://brettcodes.com/im-done-using-ai/

perso

Mes joies

  • Avoir fait une mini conférence sur les écrans à encre électronique au travail. Je suis contente car ça a plu aux collègues, je pense qu’ils ont appris des choses grâce à moi.
  • J’ai fabriqué des chocolats noirs au CBD et au beurre de cacahuète. Ils ont l'air efficaces pour la relaxation en soirée en plus d'être délicieux !
  • Je tâche de faire attention à pas me brûler à nouveau les ailes, mais je suis contente de pouvoir reprendre tranquillement mes projets persos sans me forcer et en prenant plaisir à y retourner. Et ce qui est surprenant, c’est que j’ai repris à la fois l’écriture et le dessin de ma BD, mais aussi un projet de code.
  • J’ai pris la décision de noter absolument tous les rdv de mon chéri en plus des miens (pro et perso) sur mon agenda, histoire de ne pas oublier ce qu’il se passe dans la vie de mon chéri sans avoir honte de pas me souvenir.
  • Mes tablettes e-ink sont des outils que j’arrive à intégrer dans ma routine, à la fois perso (les projets ou les jeux vidéo), et pro (les notes du moment). Du coup, je m'en sers pas mal, c'est cool !

Lu, vu ou écouté

À voir

  • Silo : on rattrape notre retard sur la série, les choses se bougent pas mal dans le silo 18, aussi du côté du flashback (avant que les silos n’existent) Dispo sur Apple TV.
  • Everwood : j’en suis à la saison 4, le gamin du toubib héros est un insupportable petit con. Ca me rappelle qu’il n’y a que dans des séries américaines où des ados s’engueulent comme des adultes avec leurs parents en mode “T’as pas le droit de me dire ça, tu peux pas savoir ce que je ressens !”, sans le moindre respect pour les parents 😂 Et les parents ensuite s’excusent envers leur enfant… Moi, j’aurais parlé comme ça à mes parents, la réponse n’aurait pas été la même ! Haha. Dispo sur Netflix.
  • Stuart fails to save the world : Avant que notre abonnement HBO Max prenne fin, on a regardé les 3 épisodes disponibles de cette nouvelle série de SF comique, dérivée de The Big Bang Theory. Là où la série mère s'inscrivait dans une réalité plutôt très proche de la nôtre, cette nouvelle série s'en éloigne très largement et s'attarde sur des personnages secondaires : Stuart, celui qui tient le magasin de BD, Burt, le géologue et Kripke, l'un des nombreux ennemis jurés de Sheldon. C'est dingue mais, malgré ma crainte de m'ennuyer avec des persos soit apathiques soit carrément antipathiques, c'est assez réussi et très drôle. Le générique est une petite pépite à ne pas zapper (à chaque fois !). Je me rattraperai la suite quand j'aurais envie de reprendre un abo pour quelques moi. Dispo sur HBO Max.

À lire

  • J’ai posé dans ma micro-liseuse la trilogie du Seigneur des Anneaux, que je n'avais pas encore lu entièrement (Je n'ai lu et relu que le Hobbit) pour quand j’aurais terminé le Clan des Otori.
  • Le Clan des Otori, tome 5 : j’ai dépassé la moitié du tome, l’histoire du père adoptif de Takeo reste passionnante !

À écouter

  • J’ai toujours dit que je n’étais pas fan de la musique de Jacques Brel, parce que je trouve le ton un peu trop grandiloquent (en tout cas sur ses titres les plus connus), mais j’ai découvert par hasard le morceau “Les bonbons” et je l’ai trouvé à la fois ”cringe” et drôle !
  • Tout à fait par hasard également, j’ai découvert une reprise reggae de “Résiste” qui, étonnamment, fonctionne assez bien. C’est interprété par Boboo’zzz All Stars. (Oui, pour le nom d'artiste, on repassera, hein 😅
  • Gaël Faye : Je pense qu'il faut que je découvre un peu plus sa discographie parce que j'aime beaucoup les quelques morceaux que m'a proposé Apple Music (Jacky Jacky Jack, Chalouper, Balade brésilienne).
  • Hippocampe Fou : si vous ne connaissez pas cet artiste, foncez, c'est un rappeur qui nous emmène dans un monde onirique, souvent amusant et toujours dans un univers musical travaillé. Il a fait partie du collectif La secte Phonetik (chouette aussi, d'ailleurs)

Et le jeu vidéo ?

  • 7 days to die : tourjours une surprise de découvrir que c’est déjà la nuit de la lune de sang ! Heureusement, on a réussi à passer la nuit sans que nos persos ne meurent une seule fois malgré la horde ! Notre base semble être un excellent choix et avec nos armes maintenant encore meilleures, on arrive vraiment à passer la nuit sans trop de dégâts sur notre base !
  • Palia : j’avance dans l’histoire principale dans mes moments solos, et dans le farm de matières premières quand je suis en équipe avec ma cousine et son pote. C’est vraiment un jeu très cosy, très agréable à parcourir quand on a un peu de temps devant soi pour glandouiller. L'histoire principale permet de visiter la zone plus en profondeur au travers de quelques énigmes pour découvrir ce qu'il s'est passé là où maintenant se trouvent des ruines.
  • Rocket League : avec les fortes chaleurs, on a limité les sessions de Rocket, mais pourtant, on commence à reprendre avec les collègues et ça fait bien plaisir !
 
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from yamanashi

#NOTE été 2026

16 août 2026, nous rencontrons Laurent qui vient de pêcher un sandre. Ce beau spécimen possède deux nageoires dorsales. La première est épineuse. Sa tête est fine et longue. Ses mâchoires contiennent 2 paires de canines. Son corps est élancé et dépasse 50 centimètres de long. Laurent est content. Il peut le conserver. C’est un met fin et apprécié. Il explique que lorsque les gens du voyages pêchent des poissons moins courus, ils les laissent décanter quelques jours dans des bassines. Les poissons perdraient le goût de la vase. Ils seraient alors tout à fait mangeables. Le pêcheur nous donne des informations sur le lac. Le niveau de l’eau a baissé de 2 mètres. Mais ce n’est pas à cause de la sécheresse. Il est utilisé pour l’irrigation dans plusieurs grandes exploitations voisines. Des pompes alimentent les cultures. Il pense que le niveau va continuer à baisser de 2 mètres pendant les 10 prochains jours. Le maïs n’a pas besoin de beaucoup d’eau pour sa croissance. Mais en août, l’irrigation permet de faire grossir les grains. Les plus grosses souches de l’ancienne forêt, recouverte aujourd’hui par le lac, redeviennent visibles. Selon lui, elles le resteront encore quelques étés avant d’être définitivement décomposées. Les aigrettes pullulent sur l’île. Il y en a plus de 600. Le soir, les arbres paraissent blancs. Les aigrettes perdent leurs plumes qui forment une couche superficielle suspecte à l’extrémité du lac. Heureusement, la baisse du niveau de l’eau, les échoue sur la berge. Cela permet à l’eau de rester relativement saine malgré les températures très chaudes. S’il y avait des cyanobactéries, un arrêté municipal obligerait les promeneurs à garder leurs chiens en laisse afin d’éviter les accidents. Des moules mortes de belles taille parsèment également les rives. Elles sont nombreuses dans le lac. Très voraces, elles s’attaquent parfois aux appâts des pêcheurs. Elles aussi participent à la qualité de l’eau en la filtrant. Pendant notre discussion, l’une des deux cannes bouge. Un poisson mord à l’hameçon. Laurent le laisser avaler son trident. Puis, il ferre le poisson d’un coup sec. Un second sandre remonte à la surface. Il est encore plus gros que le premier. Cela ravit Laurent.

 
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from Un rat bleu

CRUD

C’est son nom. La boussole donnée par un enseignant lors de ma dernière formation officielle de spéléonaute numérique. Elle est en anglais, la langue première dans son monde d’origine, après le binaire. – C : Create. – R : Read. – U : Update. – D : Delete.

CLÉS

En français, je le traduis par « CLÉS ».

  • C : Créer.
  • L : Lire.
  • É : Écrire.
  • S : Supprimer.

                                                 .:i:.
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                                              ¤ee@´
Ci‑dessus, le texte brut. Ci‑dessous, le rendu final.

CLÉS C’est mon premier essai à l’art ASCII. Habituellement, le jeu de caractères est restreint à celui d’ASCII. Pour cet exercice, j’ai ouvert la palette à tout ce qu’un clavier français AZERTY peut offrir.

Ça pourrait s’appeler « FrESCII », prononcé « fresque‑i », pour « FRench Extended Standard Code for Information Interchange ».

De spéléonaute à fresquiste… Que d’aventures !

Espérons que je ne raconte pas trop de salades par la suite.

#ContesDeMathysSille #Dessin #ASCIIArt #FrESCII #Numérique

 
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from yamanashi

#CHRONIQUE Mardi 18 août 2026

Orthez est situé légèrement au-dessus de la bande de totalité de l’éclipse solaire. Le mercredi 12 août 2026, le Soleil y sera occulté à 99 %. Prendre la voiture pour se rendre en Espagne permettrait d’observer ce spectacle exceptionnel. Malheureusement, nous n’avons pu effectuer de repérages. L’éclipse aura lieu juste avant le coucher de Soleil. Je ne me sens pas capable de faire l’aller pendant la canicule et de revenir dans la nuit. Je réfléchis à un endroit adapté à une observation au ras de l’horizon. Il s’agit forcément d’un point haut. Je pense à une plateforme d’observation située dans le bois de Laqueyre, au Nord de la Ville. Les préparatifs commencent en même temps que l’étude quotidienne de la météo, une semaine avant le rendez-vous. J’écoute et je réécoute le podcast « éphémérides » de l’Association Française d’Astronomie. Je lis le livre « les soleils noirs » des éditions Stelvision. N’étant pas équipé en matériel d’observation solaire, je décide de me concentrer sur le visuel. Nous possédons des Viséclipse depuis plusieurs années. Ce sont des verres de soudeurs de grade 14 teintés dans la masse. Il se sont pas sensibles au rayures. Ils sont réutilisables et permettent d’observer le Soleil en tout sécurité. Le 12 août 2026, la fièvre de l’éclipse gagne le pays. C’est devenu LE sujet de conversation. Ma marche matinale autour du lac de l’Y a pour but de repérer un lieu d’observation plus proche. Je suis saisi par la couleur du feuillage des arbres qui vire au jaune voire au marron. Nombre d’entre eux se mettent en sécurité. Pour éviter de perdre trop d’eau par évapotranspiration, ils se débarrassent de leurs feuilles. Les vagues de chaleur successives font souffrir la nature qui prend des apparences automnales. Le niveau du lac a baissé. Les 2 pieux, dont les sommets sont habituellement à peine visibles, sont complètement émergés. Je décide de rejoindre la tour Moncade par le chemin du bois. Je suis accueilli par 3 hommes en armes, un frappeur de monnaie… La troupe médiévale qui anime la journée s’est mise à l’orée des arbres pour éviter les fortes chaleurs. Je continue vers les vignes. Le point de vue est sympathique : l’horizon ouest est complètement dégagé et offre en plus une belle vue sur les toits du centre ville. J’hésite. Plus loin, le Maire a fait afficher une interdiction de stationnement sur le chemin : risques d’incendies. La météo annonce un franc Soleil et 36° C ! Vers 19 heures 40, nous posons nos affaires dans un pré à proximité du lac de l’Y. Nous sommes seuls. La Lune commence à traverser le disque solaire par la droite. Nous pique-niquons tout en observant le phénomène avec nos Viséclipse. La lumière autour de nous change. La surface solaire visible diminue régulièrement. La Lune passe très légèrement en dessous de notre étoile. Nous n’avons pas droit à un Soleil Noir mais à un magnifique diadème. La lumière devient irréelle, entre sépia et crépusculaire. Lentement la surface solaire commence à augmenter à nouveau. Le soleil, encore en partie éclipsé, passe derrière les arbres. Nous restons un long moment à attendre l’apparition de la planète Vénus. Nous rentrons doucement en gardant ces belles images dans nos têtes.

A suivre.

 
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from irisdessine

Projets

  • Les Mondes Quantiques, le retour de ma BD ! Toute l’histoire est enfin écrite dans ses grandes lignes. J’ai maintenant près de 160 pages de croquis divers, de bouts d’histoire, de blagues, à recompacter, dessiner (au moins en brouillon) pour en faire un premier jet de BD 🎉

Veille

tech

personnelle

  • Un article, ou plutôt un manifeste, intéressant sur le mouvement offpunk dans lequel je me reconnais assez bien : ne pas renier le numérique, mais avoir le choix de vivre une vie non numérique (c’est un peu un mouvement que j’ai engagé avec mon lecteur mp3 offline, le rachat de DVD et blu-ray qui m’appartiennent réellement, la déGAFAMisation, etc.) : https://ploum.net/2026-08-03-offpunk_manifesto.html
  • Un petit article consacré à la mini-série Dans ma tanière, dont j’avais déjà parlé quelques mois auparavant, jolie histoire douce-amère (mais qui finit sur du positif) japonaise autour d’une famille de frères et d’un petit garçon arrivé comme ça, un peu par hasard, dans leur tanière : https://vincentbreton.fr/dans-notre-taniere/
  • Découverte du lanceur Heroic Games Launcher, après avoir eu un énième problème irrésolu du lanceur d'Epic Games (c'est marqué dans leur doc que leurs dev travaillent à résoudre ce problème et ils nous suggèrent tout un tas de trucs inutiles qui marchent pas) Et une réinstallation échouée du lanceur a fini de me convaincre d'utiliser cette alternative Heroic Games Launcher qui a marché du premier coup 🎉

Mes joies

  • Avoir fait une mini conférence sur le mouvement offpunk qui a engagé des conversations et des réflexions avec les collègues, c’est cool !
  • Avoir fait un fil sur la technologie et l’entreprise Eink qui a eu un beau petit succès, c’est sympa de voir que mes intérêts spécifiques en intéressent d’autres ^^
  • Continuer à bosser sur ma BD, pour le moment, j'ai toujours du temps de cerveau disponible pour ça, alors j'en profite bien !

Lu, vu ou écouté

À voir

  • J'ai démarré la série Rempart of ice, un anime sur Netflix sur une jeune lycéenne qui est toute petite (1m52) et qui s'est fait harcelé pour ça dans ses années collèges et a donc décidé d'ériger un rampart de glace pour se protéger des brimades de ce genre. Sauf qu'elle rencontre “une girafe”, (kirin en japonais :)), en la personne d'un camarade d'école qui est tout gentil avec elle et qui dépasse le mètre 80. Dispo sur Netflix.
  • J'avance toujours sur Everwood, la série dramatique que j'aime bien regarder malgré le toubib concurrent qu'on fait passer pour un gentil et sage alors que le mec ne respecte que sa gueule, n'écoute pas sa femme ni ses enfants. Bref. ^^' Dispo sur Netflix.
  • Silo : on a repris la série qu'on avait un peu oublié ces derniers mois avec des rebondissements qui commencent à devenir intéressants !

À lire

  • J'attaque le tome 2 d'Assassin Royal qu'évidemment je connais par cœur mais, c'est justement ça tout le plaisir de relire ^^
  • Dans le même temps, j'en suis au dernier tome de la saga sur le clan des Otori, qui revient donc en arrière, avant la naissance de Takeo et qui suit celui qui deviendra son père adoptif. Après avoir compris où je me situais, j'apprécie ce petit pas de côté pour suivre un personnage que j'aime beaucoup :)

Et le jeu vidéo ?

  • Palia : sans surprise, on avance tranquillement dans les aventures zen autour de Palia. C'est toujours mignon et sympa d'y traîner quand on a un peu de temps. Dispo sur Steam.
  • It takes two : j'avais déjà joué à ce jeu, fini et aimé, malgré quelques trucs assez dérangeants dans l'histoire (comme le fait de forcer des parents qui ne s'aiment plus et prêts à divorcer à s'aimer à nouveau), c'est un plaisir de rejouer à ce jeu. Je le fais découvrir à ma cousine, donc, comme d'habitude, à deux, on s'éclate pas mal sur ce jeu, même si les boss semblent plus difficiles que dans Split Fiction. Dispo sur Steam.
  • Mosaïc Retrospective : si vous voulez découvrir ce fameux jeu mi-picross, mi-démineur, il y a deux rétrospectives 2024 et 2025 qui sont dispo gratuitement sur Steam !
  • Rocket League : on a repris quelques parties le midi ou même vendredi soir avec les collègues. Et en fin de semaine, donc, via le lanceur Heroic Games Launcher, que je conseille si vous en avez marre d'Epic Games Launcher qui est codé avec les pieds (voire vibe codé). Dispo sur Epic Games (oui, il faut quand même un compte chez eux)
 
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from yamanashi

#CHRONIQUE Mardi 11 août 2026

Depuis le 5 juillet 2026, nous n’avons plus campé ! Notre compteur s’est arrêté à 11 nuitées en 2026. Je possède un Kangoo long (version rallongée de 40 centimètres par rapport au Kangoo classique) depuis la fin 2020. Nous l’utilisons pour camper l’été dans le Gers une dizaine de jours ainsi que quelques week-end. Bon an mal an, nous dormons une vingtaine de nuitées dans la voiture. L’année 2026 a changé nos habitudes. Auvent, mini-table et mini-chaises, popote, matelas, nécessaire de toilette… le véhicule est pré-équipé pour partir sur le champ. Nous avons donc profité du printemps sec pour sortir dès que possible. Nous avons fait de très belles marches au bord de l’océan entre Saint-Jean-de-Luz et Biarritz. Nous nous sommes baignés à Socoa. En juin, nous avons même campé 2 vendredis soir à Salies de Béarn : piscine, pizza, dodo, marché le matin dans la ville et retour à Orthez avant les fortes chaleurs. Début juillet, le premier week-end des vacances scolaires, nous avons fait un aller-retour dans le Gers. Il s’agissait de profiter un maximum de la nature avant l’été caniculaire et ma convalescence. La première tentative de sortie a eu lieu au début du mois d’août. Il faut jongler avec les rendez-vous : plombier, permanence à l’AMAP les mercredis soirs, jours trop chauds ou bien orageux. J’appelle un premier camping au-dessus des Eaux-Bonnes, en pleine montagne. La réponse est immédiate : C’est complet. Il n’y a pas de surprise, au début de mois d’août notre nomadisme se confronte à la réalité. Les français sont de plus en plus addicts aux vacances en hébergements légers. Trouver un emplacement à la montagne sera difficile. Je tente un second camping dans une vallée plus sauvage. Bingo ! Nous prenons le chemin du camping Ibarra à Sainte-Engrâce. Nous ne dormons qu’une nuit mais le propriétaire nous propose un emplacement de choix : tout au fond, au bord du gave. Des enfants jouent dans l’eau, un pêcheur fait aller et revenir sa mouche espérant qu’une truite morde au leurre, des familles lisent, jouent ou rêvent sur la berge. La fraîcheur de l’onde se sent jusqu’à notre emplacement. Ce soir nous serons bercés par le bruit de l’eau. Adolescent, je lisais le magazine Géo. Ce village souletain, territoire à la marge du Pays Basque français, de la France et surtout du temps avait eu droit à un bel article pour le premier exemplaire. Pour son numéro 100, le magazine avait fait son « retour à Sainte-Engrâce », détaillant les changements 10 ans plus tard. Aujourd’hui, ils seraient encore plus nombreux. Cependant, la vallée reste toujours aussi superbement isolée, à l’exception des spéléologues en quête d’aventures souterraines. Malgré un été confiné dans notre appartement, nous espérons tout de même faire 20 nuitées en 2026 !

A suivre.

 
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from Un rat bleu

La première entrée d’une collection de récits, poèmes, et réflexions inspirés par mon apprentissage des mathématiques et des sciences, ainsi que mon regard sur eux à travers les dimensions.

Degré de liberté

Voici un petit point, dévoyé dans ce vaste espace. Un individu venu du vide, dont tout point. Je l’appelle « vierge », vierge de toute trace.

Il y en a d’autres, à côté. C’est vous, c’est moi. C’est nous. Des particularités, des singularités, fixées, épinglées, loin de l’origine, loin de tout.

Une seule envie est couvé : revenir au nid et reformer l’œuf cosmique. Maints chemins les feront dériver, mais seul un permettra de rester droit et authentique.

Mus par ce vecteur, plus ou moins coordonnés, les individus se déplacent. Certains suivent les sillons. D’autres préfèrent être égaux, rassurés dans leur position. Une poignée opte pour l’improvisation et l’heuristique.


Nombreux manquent du premier coup le cœur, basculent de l’autre côté de la linéarité et se perdent dans l’alter polarité ; un domaine sombre, loin du positif, rempli de terreurs.

Conjectures et projections circulent. Beaucoup détournent leur trajectoire. « Il n’y a plus rien à voir dans le noir. Seul le bien‑être compte. », ils stipulent.

Alors je compte : « La moitié d’un axe… Le quart de la surface… Une fraction de l’espace… La limite est l’incomplétude de l’existence ! »

Trop tard. Attirés par des images de félicité, ils ont déjà sautés d’un argument orienté vers le jour maximum, un regard minime pour leur obscurité, tentés par une fuite de leurs antécédents avec facilité.


Certains de mes antécédents sont là‑bas, dans les oubliettes. Il m’arrive d’y replonger, parfois de force, sinon par quête. Chercher l’inconnu, toujours variable, au nom temporaire. Un spectre fréquemment piquant, perceptible par intégration fragmentaire.

Le péril de s’y perdre est invariablement permanent. J’y progresse par petits incréments. Je plante mes racines récursivement. Garder un repère et la stabilité sur un terrain complexe, peu avenant.

Une relation ambigüe… et réciproque. Je peux rayonner dans l’ombre, sans remarque ; elle peut se distribuer en moi, me rendre équivoque. Elle déboussole mes radians, dévie mes arcs.

Notre affinité est fonction de l’épreuve. Plus il y a d’obstacles, plus il y a de frictions. Toujours moduler mon trajet, trouver le bon fleuve. Notre lien produit de l’impétuosité comme de l’exaltation.


Est‑ce rationnel et cohérent ? Un tel engagement ? Serait‑ce démesuré et absurde ? Insalubre ? Brûler mes ailes ou abraser ma surface ? Quelle différence entre ces façons de s’enflammer ?

La tendance reste identique : chuter. La chute libre vers un océan agité, désordonné. Fraîchement déchus, longtemps éparpillés ; encore trop obtus pour optimiser l’entrée.

Isolée de l’instabilité, il y a de la biomasse, organisée en structures entières naturelles efficaces : des arborescences équilibrées pour grimper en un rythme, deux passes. Chaque unité de hauteur s’associe à au moins une de volume de terrasse.

Un rang d’escaladé, trois marches de dégringolées dans le lugubre. Beaucoup d’exposants se présentent à l’élévation en puissance, mais jusqu’où seront‑ils prêts à aller en incandescence pour gagner ne serait‑ce qu’un seul degré de délivrance ?

#ContesDeMathysSille #Poème #Conte #Maths #Sciences

 
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from lambdada

Je me souviens de vacances début octobre, il y a peu d'années. Il faisait chaud comme en été, mais pas un été caniculaire. Je logeais à Collioure, à deux minutes quarante-sept secondes du bord de mer, dans un petit appartement d'une résidence quasiment déserte, avec vue sur le moulin, les vignes, et plus haut, le fort Saint-Elme. Ce fut ma première balade hors-Collioure, monter au moulin puis au fort, et redescendre par je ne sais plus où.

Un jour, j'ai pris le car à l'aube jusqu'à Banyuls (le car à 1€ quelle que soit la destination jusqu'à la frontière espagnole), et je suis rentré à pied en passant par le cap Béar (magnifique !) ; une grosse vingtaine de kilomètres par le chemin du littoral, tantôt facile, le long de plages, tantôt sportif (sentier déconseillé aux enfants), où j'étais content d'être muni de grandes jambes aptes à crapahuter dans les rochers. Ce fut la plus longue des randonnées.

L'auto immobile toute la semaine était restée, sauf une fois, parce que pas de car direct, pour aller à Céret, à une quarantaine de minutes de route. J'avais un vague souvenir du village de Céret, de ses platanes, et je voulais y retourner pour son musée d'art moderne ; j'y ai découvert un beau marché s'étalant dans ses rues (un samedi), ce qui s'est ajouté aux plaisirs de la journée…

Comme j’avais encore une semaine de vacances, j’étais rentré en Corrèze en passant par (liste non-exhaustive de lieux où j'aimerais retourner) : la forteresse de Salses, Pézenas, Sainte-Eulalie-d'Olt, Estaing, les gorges du Lot ; puis je n'ai vu que la pluie tomber fortement ; il allait pleuvoir durant quelques mois…

 
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from Chatpey

Comment j'utilise l'intelligence artificielle pour réparer de vieilles machines et pourquoi la question de la confiance est la seule qui compte.

Quiconque a déjà réparé une vieille voiture, un appareil électroménager récalcitrant ou une machine ancienne connaît ce moment : l'information existe, quelque part, mais elle est introuvable. Elle est noyée dans un manuel d'atelier de trois cents pages, dispersée entre un guide technique, une revue spécialisée et dix ans de discussions de forum. On sait que la réponse est là. On ne sait pas où.

C'est un problème très concret, et c'est celui que j'ai voulu attaquer. Pas avec une IA qui « sait tout » (ou pense le savoir) mais avec un assistant modeste, spécialisé sur une machine précise, capable de retrouver la bonne information dans mes propres documents et de me la restituer en citant sa source pour que je puisse vérifier par moi-même.

Le vrai problème n'est pas de répondre. C'est de ne pas mentir.

Aujourd'hui, tout le monde a fait l'expérience d'une IA qui invente. On lui pose une question, elle répond avec aplomb, et la réponse est fausse: une date, un chiffre, une citation qui n'a jamais existé. Dans une conversation banale, c'est agaçant. Pour réparer une machine, c'est dangereux. Une cote inventée, un couple de serrage approximatif, un dosage sorti de nulle part : et c'est la pièce cassée, ou pire.

Donc la question n'a jamais été « est-ce qu'une IA peut répondre à mes questions de mécanique ? ». Bien sûr qu'elle le peut. La vraie question, la seule qui compte, c'est : est-ce que je peux lui faire confiance ?

Et la réponse tient dans une règle que je me suis fixée, et qui guide tous mes projets : la machine propose, l'humain dispose.

Trois garanties, pas de magie

Concrètement, ça veut dire trois choses simples.

D'abord, l'assistant ne répond qu'à partir de sources réelles. Il ne puise pas dans un savoir général flou glané sur tout Internet : il lit les documents que je lui ai donnés — le manuel d'atelier, les fiches techniques, les archives — et rien d'autre. Chaque réponse peut être retracée jusqu'au texte d'origine, à la page près.

Ensuite, quand il ne sait pas, il le dit. C'est peut-être le point le plus important, et le plus contre-intuitif. Un assistant utile n'est pas celui qui a toujours une réponse — c'est celui qui reconnaît quand la source est muette, au lieu de combler le vide en inventant. « Je ne trouve pas cette information dans les documents » est une réponse précieuse (ma technique pour l'obtenir fera l'objet d'un billet spécifique). « Voici une valeur plausible » est un piège.

Enfin, c'est moi qui tranche. L'IA prépare, retrouve, propose. La décision finale (appliquer ou non, vérifier, recouper) reste humaine. L'outil ne remplace pas le réparateur ; il lui évite de tourner trois cents pages.

Frugal par principe, pragmatique par nécessité

Ma préférence va aux outils qui tournent sur ma propre machine, sans passer par le cloud : c'est plus sobre en énergie, ça garde mes données chez moi, et ça ne dépend d'aucun service qui pourrait fermer ou changer ses règles. Tout le travail de fond (préparer les documents, les indexer, les traduire quand il le faut) se fait localement, chez moi.

Mais je ne suis pas dogmatique. Selon le projet, je choisis l'outil le plus adapté. Pour un assistant que je veux pouvoir consulter une tablette à la main, penché sur un moteur dans le garage, une solution partagée et accessible partout prend le pas sur la pureté architecturale. Le principe reste le même que celui que je défends ailleurs sur ce blog : le bon outil pour le bon usage, pas le plus gros ni le plus tape-à-l'œil. Une IA proportionnée au besoin.

Trois machines, une même méthode

J'applique cette approche à trois terrains, très différents en apparence, mais qui posent la même question de fond.

mecan.IA, mon assistant pour une Datsun 620 de 1977 — un pick-up dont les manuels d'époque, seulement en anglais, se complètent de décennies d'archives de forums. C'est mon terrain de jeu actuel : carburateur, calage d'allumage, remplacement de joints. Opérationnel, et déjà utile sous le capot.

pinball.IA, le même principe appliqué à la réparation d'un flipper Bram Stoker's Dracula — l'électronique des machines à billes des années 90, ses schémas, ses codes d'erreur, ses années de discussions entre passionnés sur les forums. Opérationnel lui aussi, mais pas encore éprouvé la tête sous le plateau.

ArchTech.IA, enfin, le plus ambitieux — et pour l'instant en chantier. Celui-là ne s'attaque pas à une machine, mais à des archives techniques françaises du XIXe siècle, numérisées, pour y retrouver des dispositifs oubliés qui pourraient inspirer des solutions low-tech d'aujourd'hui. Le corpus est immense, l'architecture demande du temps, et je n'ai que deux bras. Il avance lentement, mais il avance.

Ce que je cherche à montrer

Ces trois projets ne sont pas trois passe-temps sans rapport. C'est une même conviction, déclinée : que l'intelligence artificielle la plus utile n'est pas forcément la plus grosse, la plus chère ou la plus bavarde. C'est celle qui reste à sa place — un outil cadré, honnête sur ses limites, au service de quelqu'un qui garde la main.

Dans les prochains billets, je détaillerai chacun de ces projets : ce qu'ils savent faire, ce qu'ils ratent encore, et ce que j'ai appris en les construisant.


Ce billet a été rédigé avec l'aide d'un assistant IA, à partir de mes projets et de mes choix. L'angle et la démarche sont les miens.

 
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from yamanashi

#CHRONIQUE Mardi 4 août 2026

Que faire pendant les vacances estivales lorsqu’on veut éviter les lieux surfréquentés comme les plages, les montagnes ou bien l’Espagne ? Le patrimoine historique orthézien est riche. L’ancienne capitale du Béarn abrite la tour Moncade, un pont médiéval parfaitement conservé, la maison Jeanne d’Albret qui accueille le musée du protestantisme, l’Hôtel de la Lune (ancienne maison forte)… Le Plan Local de Randonnée relie tous ces sites visitables. A moins de 30 kilomètres d’Orthez, le petit village landais de Brassempouy est mondialement connu ! C’est dans une grotte de ce village qu’a été retrouvé la plus ancienne sculpture de visage humain. Il s’agit d’une figurine plus petite que le pouce. Sa finesse nous interpelle 30 000 ans plus tard. Découverte en 1894 par Édouard Piette, l’originale en ivoire de mammouth, est visible à Saint-Germain-en-Laye. Les médiateurs prolongent la visite du musée par des ateliers dans l’Archéoparc : allumage d’un feu par percussion, chasse préhistorique avec le tir au propulseur, gravure sur pierre, peintures préhistoriques ou même fabrication d’un bijou. Les animations sont une autre source de découvertes. Chaque ville ou village propose des programmes estivaux variés autour des lieux culturels, du patrimoine historique voire des fêtes locales. Après la projection du film d’animation « In waves » au cinéma, nous avons pu faire un atelier création de storyboard. Dans le village de Laàs, le château local possède un magnifique parc qui domine le gave de Pau. Celui-ci est devenu le Château des énigmes : 27 jeux sur le thème de la magie permettent de passer plusieurs heures très actives pour le plaisir des familles. Point culminant de la semaine, nous avons passé une nuit dans une cabane à Arcangues. Accueillis par Carole, nous avons commencé par découvrir le parc. Xabi, son frère, est charpentier, couvreur/zingueur et technicien cordiste. Il a construit en tout une centaine de cabanes, toutes uniques, avant de revenir au Pays-basque. Dans la forêt de 9 hectares, il y a 7 cabanes comme les 7 provinces basques. Six sont réellement perchées, accessibles avec des tyroliennes, des échelles ou des escaliers. La septième, la notre, est plus familiale et accessible en fauteuil roulant grâce à un ponton sur pilotis. Sa particularité : elle est complètement vitrée sur 2 façades. Nous sommes dans les arbres. La nature nous entoure. Le matin, nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse grâce à un panier rempli de produits locaux : jus de pommes biologique, yaourt fermier, confitures… Cette entreprise familiale sait tisser des liens pour un développement durable. Nous quittons la cabane Lapurdi (Labourd) et rejoignons Bayonne (Lapurdum en romain). Nous déambulons dans son marché et la rue d’Espagne, visitons le cloître avec les artisans d’arts et découvrons sa nouvelle médiathèque.

A suivre.

 
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from Il mio diario

Da quanto ho cominciato a frequentare la Forge non finisco più di scoprire risorse interessanti. Il punto di partenza qualche mese fa era il portale Primaire, una raccolta di applicazioni e risorse, curate da Arnaud Champollion (ho scoperto che è un discendente di quel Champollion che ha scoperto la stele di Rosetta), dedicate principalmente al mondo della scuola primaria.

Ma i colleghi francesi sono infaticabili: è da poco on-line un altro portale molto utile per esplorare tutte le risorse presenti nella Forge: la Ressourcerie. Attraverso la Ressourcerie si può navigare all'interno di tutte le molteplici risorse, filtrando per argomento, per livello scolastico, per tipologia di attività. E così, esplorando, si incontrano materiali molto interessanti. Naturalmente è tutto in francese, ma ho scoperto un'estrema disponibilità a condividere i materiali presenti. Dopo aver richiesto l'apertura di un account nella Forge (è possibile richiederlo seguendo le istruzioni presenti in questa pagina si può anche produrre materiali. La forge è un'istanza di GitLab, quindi valgono tutte le indicazioni e le possibilità proprie di git e di un'istanza che permette di ospitare contenuti sia fissi che interattivi.

Il problema è che trovo troppo materiale e poi comincio a tradurre. Risultato: ho iniziato mille cose qui e la. Spero di riuscire a concluderne qualcuna.

#forge #traduzioni #pensieri

 
Continua...

from klerh_veille_pro

Pour les congés d'été, je décide de me familiariser avec la #littérature lilloise contemporaine et féminine.

Je suis depuis longtemps une lectrice de Pauline Harmange.

Je prévois de découvrir : – Dans son propre rôle de Fanny Chiarello – Quelque chose à te dire de Carole Fives – Comme de longs échos, d'Elena Piacentini (polar)

ainsi qu'un texte de Joséphine-Marie De Gaulle (1806-1886), l'une de ces femmes du 19e siècle qui a nourri sa famille avec sa plume mise au service de l'éducation, de l'édification morale et religieuse, voire ici, un [guide touristique] (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k103212q). Son petit-fils ne l'a jamais connue.

#Lille #femmes

 
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