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from Impulsion Végé

Le lundi soir, chez moi, le repas c'est tartines, sandwich, wrap ou burger. Fait maison ! Depuis que je suis devenue végétarienne, j'ai découvert que les burgers, c'est en fait facile à faire. Et le burger végétalien, non seulement c'est facile, mais c'est super bon. En ce moment, j'ai une passion burger à l'aubergine. Donc ce soir, après une journée bien bien remplie, j'ai préparé des burgers à l'aubergine !

burger à l'aubergine

La recette (pour 4)

Ingrédients : – 4 buns – 1 grosse aubergine – 1 tomate – des cornichons – Sauce barbecue (ou autre) – Huile d'olive, sel, herbes de provences

Instructions : 1. Préchauffer le four à 180°. 2. Couper l'aubergine en tranches épaisses. 3. Disposer les tranches d'aubergine sur une plaque , badigeonner d'huile d'olive, saler et parsemer d'herbes de provence. 4. Enfourner pour environ 40 minutes. 5. Couper la tomate en fines rondelles. 6. Lorsque les tranches d'aubergine sont cuites, assembler le burger : bun, sauce, aubergine, tomate, aubergine, cornichon, sauce, bun. 7. A déguster seul ou accompagné de salade et/ou frites !

#cuisinevégétalienne #burgervégétalien

 
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from mael

Proposition d'habitude d'usage pour les messageries comme Signal

Le numérique prend une place importante dans nos vies et notre quotidien, et les messageries comme Signal occupent elles-même une place centrale dans nos usages.

Que ce soit pour s'informer et s'organiser dans différents cercles, discuter et partager des nouvelles en familles ou échanger avec ses amies ; la messagerie peut rapidement devenir un espace fouilli, surchargé, rempli d'alertes et d'agitation.

Toutefois, bien que les applications soient configurées par défaut avec la vision des développeureuses les ayant conçu, nous pouvons aussi les reconfigurer pour qu'elles correspondent davantage à nos besoins individuels et collectifs.

Sommaire – Limiter le stress — Ajuster les notifications — Regrouper par onglet — Envisager l'archivage — Masquer les accusés de lecture — Supprimer le compteur – Bonnes pratiques — Grouper ses messages — Utiliser les réponses — Se saisir de la mise en forme — Limiter les doublons — Éviter les hors-sujet — Se saisir des réactions — Modifier plutôt que multiplie

Limiter le stress

Dans cette première partie je présenterai quelques astuces pour se préserver soi et limiter le stress que peut générer une application de messagerie comme Signal.
De manière générale ces astuces vont consister à limiter les sollicitations directes et indirectes.

1) Ajuster les notifications

La première chose qu'il est possible de faire et selon moi nécessaire, est d'ajuster les notifications.

Les notifications sont des signaux qui nous indiquent que “maintenant il se passe quelque chose ici”.

Toutefois il ne semble pas nécessaire que chaque conversation, individuelle ou de groupe, puisse perturber notre quotidien et notre attention pour nous informer qu'un nouveau message est apparu (que ce soit par une notification visuelle ou sonore).

Chaque message n'est pas urgent, et nous pouvons en prendre connaissance plus tard en ouvrant l'application.

Recommandations

  • Supprimer les notifications de toutes les conversations de groupe ;
  • Supprimer les notifications de la majeuse partie des conversations individuelles, ne les conserver que pour les personnes essentielles.

Mode d'emploi

  1. Depuis la liste des conversation, faire un appuie long sur la conversation ;
  2. Appuyer sur Mettre les conversations en sourdine ;
  3. Choisir la durée Toujours en sourdine.

Remarque

À savoir qu'il est toujours possible de modifier ponctuellement les notifications par conversation, pour les activer si nous avons besoin une journée par exemple d'être prévenu dès la réception d'un message.

2) Regrouper par onglet

Les conversations, les boucles, les groupes, les canaux d'informations... s'ajoutent, se cumulent et se multiplient avec le temps.

On peut alors avoir le besoin de mettre un peu d'ordre dans les conversations, que ce soit par priorité ou par thématique.

Une fonctionnalité répond à ce besoin directement : créer des dossiers/onglets pour ranger les conversation.

Recommandations

  • Grouper les conversations par onglet ;
  • Séparer les conversations individuelles des conversations de groupe ;
  • Regrouper les conversations par thématique.

Mode d'emploi

  1. Appuie long sur une conversation ;
  2. Appuyer sur Ajouter à un dossier ;
  3. Choisir un dossier ou créer un Nouveau dossier.

Remarques

  • Quelques exemples d'onglets : Perso 🏡 , Activités 💪, Club 🚲, Passif 🗨️, Temporaire ⏲️
  • L'onglet Passif peut permettre d'y ranger les groupes qui se rapprochent plus de canaux d'information que de discussions, et l'onglet Temporaire peut permettre d'y ranger les groupes qui n'ont pas vocations à perdurer ;
  • Ranger les dossiers de gauche à droite : des plus importants (personnelles, activités) vers les moins importantes (passif). Pour ranger les dossier, aller dans Paramètres > Conversations > Créer ou modifier des dossiers > Glisser déposer les dossier pour les réorganiser.
  • Mettre le dossier Toutes les conversations à la toutes fin.

3) Envisager l'archivage

Il peut arriver qu'il y ait des conversations auxquelles on ne participe que peu et qui servent davantage de canaux d'information.

Celles-ci peuvent être rangées dans un dossier dédié Passif, mais cela ne nous préserve pas totalement, puisque tout nouveau message fera apparaître une bulle rouge avec le compteur de messages manqués dans l'application.

Peut alors se poser la question d'archiver la conversation.
Cela permet que les nouveaux messages ne soient plus comptabilisés dans les messages à lire (et nous préserver), tout en permettant d'accéder à la conversation si cela est nécessaire.

Recommandation

  • Archiver les discussions de groupes avec de nombreux messages mais auxquelles on participe peu et qu'on souhaite conserver ;

Mode d'emploi

1 .Appui long sur la conversation ; 2. Appuyer sur Archiver.

Remarque

  • Pour retrouver les conversations archivées : aller tout en bas de la liste de toutes les conversations puis appuyer sur Conversations archivées.

4) Masquer les accusés de lecture

Toutes les messageries activent par défaut la fonctionnalité des accusés de lecture. Cela correspond au petit symbole en bas à droite d'une bulle qui indique lorsque le message a été envoyé, reçu, puis lu.

C'est une fonctionnalité qui peut être très pratique et attrayante, mais qui peut aussi être source de stress.

Un message lu attend une réponse. Savoir que notre interlocuteurice à vu que nous avons lu son message a tendance à nous inciter à y répondre.
Nous pouvons alors préférer lever cette charge sociale : la charge de réponse, en supprimant les accusés de lecture.

Recommandation

  • Supprimer les accusés de lecture pour se préserver de la charge de réponse.

Mode d'emploi

  1. Aller dans les Paramètres ;
  2. Aller dans Confidentialité ;
  3. Désactiver les Accusés de lecture.

Remarques

  • À savoir que lorsque sont supprimé les accusé de lecture pour soi, il n'est pas possible non plus de voir si les autres ont bien lu nos messages ;
  • Dans la même dynamique, il est aussi possible de désactiver l'Indicateur de saisi, fonctionnalité qui participe elle aussi à générer de l'engagement dans l'application et des attentes des autres.

5) Supprimer le compteur

Un autre élément qui est très largement incitatif et source de stress est le compteur de messages manqués sur l'icone de l'application.

Cette fois-ci cela ne se gère pas dans l'application, mais à l'échelle des paramètres du téléphone.

Recommandations

  • Supprimer le compteur de notification et la bulle rouge sur l'icone de l'application.

Mode d'emploi

  • Cela dépend du système d'exploitation de votre téléphone. Mais de manière générale, ce paramètre se retrouve dans l'application Paramètres/Réglages de votre téléphone, puis dans la section Notifications.

Remarques

  • C'est peut-être le moment aussi de profiter pour supprimer les notifications pour d'autres applications que Signal.

B – Bonnes pratiques

Dans cette deuxième partie, je voulais présenter quelques bonnes pratiques qui nous permettent cette fois-ci à une échelle collective de se préserver entre nous en adoptant des pratiques qui vont limiter les sollicitations pour les autres.

1) Grouper ses messages

Lorsque nous envoyons plusieurs informations, on peut avoir pris l'habitude d'envoyer un message par idée ou propos pour présenter les choses plus clairement.
Toutefois cela démultiplie aussi les notifications.

Il est alors préférable d'envoyer toutes les idées et informations en un seul et unique message.

Recommandation

  • Grouper plusieurs message dans un seul.

Remarque

  • Utiliser la mise en forme et les saut à la ligne pour structure son message.

2) Utiliser les réponses

Il est possible dans Signal de faire Répondre à un message reçu. Cela permet de citer le message auquel on répond et aussi de plus facilement retrouver le message d'origine (en appuyant dessus).

Cette fonctionnalité, lorsque chaque interlocuteurice prend soin de faire répondre au précédent message auquel iel répond directement, permet aussi d'organiser un fil de discussion.

Dans de large groupe où plusieurs sujets sont abordés parfois simultanément, le fait d'utiliser les réponses pour avoir des fils de discussion permet à chacun et chacune de pouvoir suivre les discussion plus facilement en affichant le fil de discussion.

Recommandation

  • Utiliser la fonctionnalité répondre à un message.

Mode d'emploi

Première méthode :
1. Appuie long sur le message auquel on veut répondre ;
2. Appuyer sur répondre.

Deuxième méthode :
1. Glisser le message auquel on veut répondre vers la droite.

Pour afficher un fil de discussion :
– Lorsque plusieurs messages se répondent, un fil de discussion se construit automatiquement et cela est représenté (sur Android) par l'icone d'une bulle de discussion à droite d'un message. Il suffit alors d'appuyer dessus pour ne voir que les message du fil qui se répondent entre eux.

3) Se saisir de la mise en forme

Afin de simplifier la lecture d'un message ou de le rendre plus attrayant, il est possible d'utiliser de la mise en forme comme le gras ou l'italique.

Un autre type de formatage existe et peut avoir plusieurs usage : le floutage. Il s'agit de flouter le contenu du texte derrière ce formatage.

Cela peut avoir plusieurs objectif : – Réduire la charge informationnelle d'un long message ; – Masquer du contenu violent ou autre, et permettre à chaque personne de choisir si elle souhaite lire ou non.

Recommandations

  • Utiliser le floutage pour cacher du contenu sensible ou saturant.

Mode d'emploi

  1. Lors de la rédaction d'un message, sélectionner le texte à formater ;
  2. Sélectionner Floutage (qui n'est pas dans les première mise en forme, faire défiler la liste ou appuyer sur les trois petits points pour tous les afficher).

4) Limiter les doublons interboucles

Il existe de nombreuses boucles/groupe de discussions portant sur des sujets différents dans lesquels nous pouvons être.

Lorsque nous avons besoin de communiquer un message largement, nous pouvons prioriser les boucles larges, plutôt que de l'envoyer sur chacune des boucles sur lesquels nous sommes, ce qui notifie de nombreuses fois les même personnes et de crée du bruit.

Recommandations

  • Préférer envoyer un message d'information sur un nombre limité de boucles larges (voir une seule), plutôt que de nombreuses boucles.

5) Éviter les hors-sujets

Dans la même dynamique que le point précédent, sachant qu'il existe de nombreuses boucle avec des thématiques parfois bien défini, il est préférable de ne pas utiliser les boucles thématiques pour diffuser de l'information qui serait partiellement ou totalement hors sujet.

De manière générale, envoyer un message et une notification à des centaines de personnes n'est pas la manière la plus appropriée pour seulement informer de la parution d'un article – à moins que cela soit l'objet d'une boucle dédiée (actualité, papotage, générale, etc.) ou qu'il y ait un caractère urgent et important.

Recommandation

  • Éviter de partager des articles ou lien d'actualité qui sont partiellement hors-sujet ou dans des boucles qui ont des objectifs précis.

Remarques

  • Un moyen plus approprié de communiquer de l'actualité ou sa veille est d'utiliser un réseau social (ex : Mastodon) où les personnes ont le choix de s'abonner à votre contenu ou non ;
  • Si on souhaite toutefois utiliser Signal pour communiquer sa veille, il est alors préférable d'utilise les Stories pour cela. ;
  • Les Stories ont l'avantage d'être éphémères, séparés des messages, et aussi désactivables pour celleux qui ne souhaiteraient pas les voir.

D'autant qu'il est possible de partager des Stories à tous ces contacts, ou de choisir certaines boucles seulement.
Il est donc possible de cibler avec qui on souhaite partager sa veille.

Mode d'emploi

  1. Appuyer sur l'onglet Stories en bas de l'écran (l'icone avec les deux rectangles) ;
  2. Appuyer sur sa photo de profil en haut à gauche avec un + ;
  3. Choisir en bas de l'écran de partager un photo ou du texte ;
  4. bis – Si tu choisis du texte, c'est là qu'il est possible d'ajouter un lien en appuyant sur le bouton avec deux maillons de chaine 🔗
  5. Une fois l'image ou le texte choisi et ajouté, appuyer sur la flèche en bas à droite ;
  6. Choisir l'audience (Ma story pour tous ses contacts, ou + Nouvelle story pour choisir une autre audience qui peut être une sélection de contact ou une boucle). Plus d'info ici.

6) Se saisir des réactions

Une autre manière efficace de limiter les notifications pour les autres et soi-même, c'est d'utiliser des réactions à la place d'envoyer un message pour répondre ou réagir au message de quelqu'un ou une d'autre.

Comme mettre un 👍 plutôt que d'envoyer une notification avec “Oui” à toutes les personnes sur la boucle.

Plusieurs habitudes sont déjà existantes, et il est possible de continuer d'élargir la signification de ses réactions. Quelques idées :

  • 👍 pour donner son approbation ;
  • 👌 pour “d'accord / j'ai compris” ;
  • 🫶 pour “merci” ;
  • 🤷‍♀️ pour “je ne sais pas” ;
  • 💬 pour dire qu'on répond à la question en message privé.

Recommandations

  • Utiliser des réactions aux messages quand cela est possible.

Mode d'emploi

  1. Appuyer longtemps sur le message
  2. Choisir une des 6 réactions rapides proposées ou appuyer sur les “trois petits points” pour pouvoir choisir parmi tous les émojis.

Remarques

  • Il est possible de changer les 6 réactions rapides de base par d'autres emojis qu'on utilise plus souvent : appuie long sur un message, appuyer sur les trois petits points pour avoir accès à tous les emojis, appuyer sur l'engrenage ⚙️ en bas à gauche (sur Android).

7) Modifier plutôt que multiplier

Il peut arriver qu'après l'envoi d'un message on se rende compte qu'il manque une information, ou que finalement on préfère dire les chose autrement.

Plutôt que d'envoyer un nouveau message (avec une nouvelle notification), il est préférable de modifier le message déjà envoyé. Cela évitera de notifier une nouvelle fois les personnes.

Recommandation

  • Modifier un message plutôt que d'en écrire un autre pour se corriger.

Mode d'emploi

  1. Appuyer longtemps sur le message ;
  2. Appuyer sur Modifier.

#astuce #signal

 
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from mael

Pour mener à bien un objectif, mieux vaut avoir une bonne motivation.

Une question d’identité

Le temps est important, et la manière dont nous donnons de notre temps à nos différentes activités reflète l’importance qu’elles ont pour nous. Ou du moins, cela devrait.

Le temps que nous passons pour chacune de nos activités défini aussi notre identité. *Chacune des expériences que nous vivons au quotidien participe à transformer à la fois notre appréhension du monde et nos capacités d’interaction avec celui-ci.*

Plus nous donnons de temps à une activité, plus cette activité participera à construire notre identité, et ce parce que :

  • Nous développerons de nouvelles connaissances, restreintes ;
  • Nous rencontrerons de nouvelles personnes, d’un certain milieu ;
  • Nous vivrons de nouvelles choses, que d’autres ne vivront pas ;
  • Nous lirons de nouvelles choses, qu’encore d’autres ne liront jamais.

Notre identité est ce qui nous rend unique, ce qui nous distingue d’autrui. C’est pourquoi mieux contrôler là où nous dédions notre temps est capital pour la construction de soi et de la personne que nous souhaitons devenir.

Ce que nous faisons aujourd’hui de nos journées construit ce que nous serons demain, autant (bien) choisir.

Ce que l’on veut de nous

Aujourd’hui les services et applications utilisées sur nos différents appareils (smartphone, tablette, ordinateur, TV, smartwatch, etc.) sont pleines de ce que nous pouvons appeler des recommandations.

Ces recommandations sont là pour nous présenter du contenu auquel il est vraisemblable que nous portions un intérêt pour que nous interagissions avec. Ce type de recommandation n’est pas une simple information, c’est un déclencheur d’action.

Nous pouvons alors comparer ces recommandations à des sollicitations puisqu’elles nous présentent un certain type de contenu dans l’objectif de générer chez nous un certain type de réaction.

Nous sommes des humains et nous sommes vulnérables, mais surtout ces sollicitations sont bien construites, alors il est parfois difficile de ne pas succomber à la tentation et de ne pas réaliser la réaction attendu de nous :

  • Cliquer sur le lien d’une publicité ciblée Facebook ;
  • Regarder une vidéo des recommandations YouTube ;
  • Suivre un sujet d’actualité parce qu’il est dans les tendances Twitter ;
  • Dérouler le flux dans la zone ‘explorer’ d’Instagram ;
  • Lire les gros titres de Google Actualité.

Le temps que nous passons suite à une seule sollicitation n’est finalement pas dramatique, mais parce que ces sollicitations ne sont pas isolées et surviennent de nombreuses fois dans une seule journée, cela n’est plus marginal.

Jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, année après année, nous donnons de notre temps à ces sollicitations. Depuis combien d’années avons-nous un compte Facebook ? Et YouTube ?

Nous passons en moyenne trois heures par jour sur les réseaux sociaux, soit à peu près 45 jours cumulés par an. Plus de temps que je ne passe pour ma part à faire du sport ou à lire un roman.

Mais surtout trois heures par jour c’est plus de temps que nous passons chaque nuit à rêver. Plus de temps est désormais passé sur ces outils pleins de sollicitations, qu’à nos rêves, leur créativité et leurs fantasmes.

C’est pourquoi chaque parcelle de temps consacrée suite à l’une de ces sollicitations peut avec le temps, changer concrètement notre appréhension du monde, nos connaissances, notre identité.

Ces changements qui surviennent petit à petit sont le fruit de sollicitations, elles-mêmes basées sur des algorithmes de recommandation sur lesquels nous n’avons pas de contrôle, et dont il est même difficile de comprendre leur fonctionnement.

À qui devrai-je faire confiance ?


Je ne crois pas que les recommandations de manière générale soient mauvaises en soit. Il faut distinguer au moins trois types de recommandations :

  • Les recommandations faites par des amis, de la famille, ou tout individus auxquels nous pouvons apporter une estime affective ;
  • Les recommandations faites par des personnes sachantes dans leur domaine ;
  • Les recommandations faites par des algorithmes (dont nous n’avons pas la maitrise).

C’est cette dernière catégorie que je vise, puisque celle-ci cadre et restreint l’expression et la construction de l’identité d’un individu.

En effet ces recommandations par algorithme n’empêchent pas la construction d’une identité, bien au contraire, elles sont tout aussi performantes pour construire une identité. Leur problème c’est qu’elles ne reposent pas sur les choix de l’individu.

Il est tout à fait normal de suivre les recommandations d’amies lorsqu’il s’agit de choisir une série à regarder, avoir un avis sur son dernier rencard, ou encore choisir un quartier ou habiter.

De la même manière il est tout à fait pertinent de suivre les recommandations de personnes sachantes lorsqu’il s’agit de choisir son prochain ordinateur, un prêt bancaire ou des soins à suivre.

La difficulté avec les recommandations par algorithme, et principalement sur les réseaux sociaux, c’est que celles-ci n’ont pas nécessairement vocation à nous informer, mais à nous encourager à passer davantage de temps encore sur la plateforme – consommer toujours plus de contenu.

Ces recommandations ne nous permettent alors plus de nous construire exclusivement à partir de nos désirs, de nos préférences, de l’estime que nous apportons à nos proches, ou de la pertinence des recommandations d’experts et expertes. Ces recommandations et sollicitations vont parfois même se substituer à celles d’amies, de la famille, ou d’experts et expertes ; pour générer chez nous certains désires, certaines connaissances, certaines habitudes.

Notre identité ne se construit alors plus autour de nos choix et de nos cercles affinitaires, mais à partir d’algorithmes méconnus et sans aucune vocation salutaire.

C’est pourquoi pour ma part je ne souhaite pas laisser ces services que j’utilise impacter mon identité sur le long-terme d’une manière que je ne contrôle pas.

Mon temps, mon identité ; comment la récupérer ?

Nous allons donc nous intéresser ensemble dans cet article à quelques exemples simples et drastique que nous pouvons mettre en place pour réduire le nombre de sollicitations quotidiennes. En commençant par son smartphone avec son écran d’accueil, les notifications, puis quelques astuces pour éviter les recommandations sur les réseaux sociaux quand cela est possible et changer leur usage.

Les exemples qui suivront chercheront donc à répondre à deux objectifs principaux :

  • Réduire l’usage et la consultation de certains services et applications à un usage délibéré, et donc pour cela : limiter les sollicitations directes et discrètes à ouvrir une application. Ces modification se feront directement sur notre smartphone.
  • Se réapproprier le choix du contenu des applications, et donc pour cela : restreindre ou éviter les recommandations de certains contenus d’applications. Ces modifications se feront en altérant l’usage de certains réseaux sociaux.

#reflexion #smartphone #temps

 
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from Strafanici

La politica delle maestre

Frugando in un mio vecchio blog quasi dimenticato ho ritrovato questo testo di Cristina Mecenero tratto dal sito ormai scomparso di Retescuole un movimento di genitori e insegnanti che è stato al centro negli anni 2000 delle lotte per la difesa della scuola pubblica a Milano e dintorni.

Retescuole

Cristina Mecenero è una maestra e una delle autrici del bellissimo film documentario L'amore che non scordo. Storie di comuni maestre (2008). Il testo, che ha più di 15 anni mi sembra ancora attualissimo.

“Oggi alla manifestazione ho camminato per un po' a fianco degli studenti, prima della Statale, poi dei licei. Si pensa bene a fianco di queste ragazze e ragazzi che marciano e protestano. Ho fatto delle scoperte: la prima è che io sono una donna d’azione. Una militante. L’ho capito lì vicino a loro: sono 25 anni che milito. Tutti i giorni ascolto, ricompongo conflitti, metto in ordine l’aula, assegno compiti, controllo compiti, preparo avvisi, invento proposte, le sperimento, capisco che qualcosa non va e allora aggiusto il tiro, a volte non lo capisco e faccio dei disastri non gravi, ma gravi per me che mi sento così responsabile. Tutti i giorni mi sento molto responsabile per le bambine e i bambini della mia classe, cerco di capire come stanno, cosa posso fare. Guadagno non molto e sempre quello. Come i veri militanti lavoro oltre l’orario, coinvolgo amiche, amici e parenti nelle mie azioni e convinco chi ho intorno a credere in quello che faccio. E a dare una mano E non voglio premi, non voglio differenze salariali dalle mie colleghe. La responsabilità è la cosa più importante del nostro mestiere e non la puoi misurare. Non lo avevo inteso così bene finora. Non è un partito quello in cui milito. Non è un’organizzazione. Ma è politica quella che faccio. E la faccio insieme a tante altre. Maestre, come me. E’ questa la politica, non quella. Questa: tutti i giorni seguire le storie di tante bambine di tanti bambini, stare e essere con loro, cercando e inventando forme e modi per imparare e per insegnare, sentendosi convinte di ciò che si fa e a posto con la coscienza. Per crescere “

L'amore che non scordo

#scuola #maestre #politica #militanti #Retescuole #ScuolaPrimaria #istruzione

 
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from Strafanici

  1. Non avere fretta di arrivare a delle conclusioni. Le conclusioni sono la parte più effimera della ricerca.
  2. Quel che vedi dipende dalla prospettiva in cui ti trovi. Per riuscire a vedere la tua prospettiva, devi cambiare prospettiva.
  3. Se vuoi comprendere quel che un altro sta dicendo, devi assumere che ha ragione e chiedergli di aiutarti a capire come e perché.
  4. Le emozioni sono degli strumenti conoscitivi fondamentali se sai comprendere il loro linguaggio. Non ti informano su cosa vedi, ma su come guardi. Il loro codice è relazionale e analogico.
  5. Un buon ascoltatore è un esploratore di mondi possibili. I segnali più importanti per lui sono quelli che si presentano alla coscienza come al tempo stesso trascurabili e fastidiosi, marginali e irritanti perché incongruenti con le proprie certezze.
  6. Un buon ascoltatore accoglie volentieri i paradossi del pensiero e della comunicazione. Affronta i dissensi come occasioni per esercitarsi in un campo che lo appassiona: la gestione creativa dei conflitti.
  7. Per divenire esperto nell'arte di ascoltare devi adottare una metodologia umoristica. Ma quando hai imparato ad ascoltare, l'umorismo viene da sé.

Marianella Sclavi, Arte di ascoltare e mondi possibili. Come si esce dalle cornici di cui siamo parte, Bruno Mondadori, Milano 2003, p.63 La copertina del libro

Una recensione del libro

 
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from Impulsion Végé

Parfois, les meilleures recettes sont les plus faciles. Surtout quand on n'a pas le temps ou l'énergie pour la cuisine. Faire un plat de pâtes, c'est simple (et facilement vegan). Ici j'ai mis une sauce aux olives et une courgette, mais ça se décline facilement avec n'importe quelle sauce et n'importe quel légume.

Assiette de pâtes

La recette

Ingrédients : – 400g de pâtes – 400g de sauce tomate aux olives – 1 grosse courgette (ou 2 petites.) – Sel, poivre, huile d'olive – Levure maltée (en option)

Instructions : 1. Faire cuire les pâtes selon le temps indiqué sur le paquet. 2. Pendant ce temps, couper la courgette en petits cubes de la grosseur qui vous convient. 3. Faire revenir à feu vif dans un peu d'huile d'olive les cubes de courgette. 4. A feu moyen, laisser cuire quelques minutes. 5. Rajouter la sauce tomate et les pâtes cuites. 6. Servir et saupoudrer de levure maltée.

#cuisinevégétalienne #pâtesvégétaliennes

 
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from 𝐋🅦🆄𝐢𝖇-ᖆ_🐧

Arghh! GameOne va fermer fin novembre 2025, info annoncée par BFM en ce début octobre.

27 ans après sa création et 2 mois avant sa fermeture, pour laquelle même Marcus ne semblait pas au courant. Voilà encore une pépite Française rachetée par une grand groupe audiovisuel (américain: Paramount/Skydance), mais sacrifiée au nom d'on ne sait quel capital? En plus #GameOne, dans se chute, emmène J-One.

Les #Geeks de la TV de Free, dont je fais parti, n'ont même pas encore digéré la perte de #NoLifeTV, que les restes de la cultures geek à la TV vont disparaitre. Un pan culturel qui s'effondre. Est-ce réac de dire ça?

Malgré les rediffusions ad nauseam et les séries grosses bouses qui n'avaient rien à faire dans la grille comme (Valerian, les tortues ninja, Galactik Football, Soda, les reportages des années 2000 obsolètes),

il y a eu de très belles émissions originales comme Retro Game One, TeamG1, Level One, , Mémoire Vive 2.0, Hard Looter...

rm -rf /GameOne

 
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from Puisaye-indignee

Vous trouverez ici quelques liens pour entrer en contact avec des indignées et indignés de Puisaye et de Forterre. Un mouvement spontané librement inspiré des appels du 10 septembre (2025) et du grand résistant Stéphane Hessel “Indignez-vous !” *

Pour contacter le mouvement en Puisaye :

indignees-puisaye@pm.me

Pour rejoindre le fil de discussion dédié sur Telegram :

https://t.me/+auzqF-Ok29FkMzFk

Le site internet national du mouvement :

Indignons-nous (10 septembre) https://www.indignonsnous.fr

*https://fr.wikipedia.org/wiki/Indignez-vous!_

 
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from Ma vie sans lui

Le froid

Il fait froid, j'ai froid tout le temps. Alors oui, cette fin septembre et ce début d'octobre ont été plutôt frisquets, même pour ma moyenne montagne à vaches. Et cette grande maison qui m'avait bien protégée de la canicule devient facilement froide quand les températures extérieures ne montent pas au-delà de 10°C. Au boulot, ce n'est pas mieux. Mon espace de travail ne voit le soleil, quand il y en a, qu'au tout début de la matinée, pas suffisant pour réchauffer cette grande pièce, pourtant vitrée.

Alors je vis avec des couches de vêtements, des polaires, des foulards, des chaussettes chaudes, des étoles. Je bois des litres d'eau chaude, cramponnée à mon mug pour essayer de réchauffer mes doigts. Je ne pars plus me coucher sous mon toit sans une bouillotte et le matin, j'ai craqué et allumé quelques fois le soufflant d'appoint dans la salle de bains à 6h, au moment d'enlever mon pyjama ou la cheminée le week-end pour pouvoir traîner un peu à la table du petit-déjeuner.

J'ai froid tout le temps, moi qui ne craignais pas ça il y a encore quelques années, qui aimais même cette sensation de morsure fraiche sur la peau parce qu'elle me faisait sentir vivante. J'ai froid et je n'arrive plus à me réchauffer.

C'est sans doute parce qu'au delà de la température extérieure, j'ai aussi froid à l'intérieur de moi. Je me sens gelée, glacée, un peu comme les mains de mon amoureux lorsque je les ai touchées pour la dernière fois, dans la chambre funéraire. Et j'ai l'impression que je n'aurai plus jamais chaud dans mon coeur, mon soleil est parti et il a emporté avec lui ses rayons, sa douceur et sa chaleur.

La colère qui ne me quitte plus, alimentée depuis plus d'une semaine par une nouvelle couche quotidienne de raisons d'être furieuse, cette colère pourrait me tenir chaud mais ce n'est pas le sentiment que j'en ai. Elle m'échauffe les sangs jusqu'à frôler la catastrophe par moments (dans mes rapports avec les autres) mais paradoxalement, je suis toujours glacée à l'intérieur.

Alors je pleure. Je pleure de désarroi, de tristesse, de colère, d'impuissance, de chagrin, d'injustice, de mépris, je pleure d'être invisible, d'être seule, de ne plus recevoir d'amour, je pleure tout le temps parce que je ne sais plus quoi faire d'autre. Je pleure en me levant et en me couchant, je pleure avant de partir au boulot et en rentrant aussi, je pleure en route parfois, aussi, je pleure en faisant mes courses, je pleure au yoga en lâchant prise, je pleure en faisant mes exercices chez le kiné, je pleure en lisant, en mangeant, en écoutant de la musique, en regardant le ciel au coucher du soleil. Et j'attends que cela passe, si toutefois cela passe mais bien sûr que cela va passer.

J'ai froid. Je survis mais j'ai froid. Vraiment froid. Et l'hiver n'a pas commencé...

 
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from FAUT L'FER

04/10/2025

Affiche_atelier

ATELIER LUMINAIRE !

Je vous propose de venir réaliser un abat-jour en osier lors d'un atelier au Cellier du Baudet, le 08 novembre dès 9h00.

Après une petite explication de la technique de tressage aléatoire sur support métallique, nous commencerons directement le remplissage de notre carcasse.

De l'osier brut (avec écorce) préalablement trempé sera à votre disposition pour la séance qui durera jusqu'à 13h00.

Le modèle d'abat-jour proposé est adapté pour que des débutants puissent le terminer sur la durée prévue de l'atelier. Si vous n'avez pas terminé votre abat-jour, vous pourrez reprendre l'osier nécessaire pour le terminer plus tard.

Si vous en avez la possibilité, prenez un sécateur avec vous.

Si vous avez déjà suivi l'atelier d'initiation, vous souhaiterez peut-être réaliser un autre modèle d'abat-jour. Vous pouvez voir différents exemples à la 'Vitrine des artisans'. Prenez contact avec moi dès que possible pour que je puisse prévoir le matériel adéquat (carcasse et osier).

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from Histoires d'ancêtres

Gaston Lioret 1863 – 1927

La belle époque ? Françoise Brunelle 2025

C’est plutôt mal parti à la naissance ! Gaston est né le 2 septembre 1863 à Paris (10ème) de père inconnu. Sa mère Justine Hyacinthe REB (1836 – 1899) était une jolie modiste, elle aimait le rappeler et ne cachait pas ses aventures : un prince en Sicile la promenant dans une calèche, acclamée comme une impératrice, un lord qui avait abusé d'elle quand elle était gouvernante en Angleterre. En 1864, un seul “père” paie pour le “petit Gaston”. Justine en a conservé une lettre bleue reçue 4 mois après la naissance de l'enfant d’un négociant juif du nom d'A. Heymann, qu’on disait soyeux lyonnais.

Paris le 27 avril 1864
Ma cher Justine De mon retour d’Elbeuf je suis parti pour Lyon
en entrant J’ai trouvé ta lettre datté de
baumont où tu te trouve actuellement
pour te dire le jour fixe que je pourrai aller a beaumont je ne le peu pour le moment. Je pense sil m’est possible de partir samdi qui sera le 7 mai. Je suis trê presse. Je tenvoi si inclus cent francs embrasse (pour, barré) cest cher petit Gaston pour moi … ma cher ami porte toi bien ton ami devouer A. Heymann réponse desuite

Abraham dit Alfred Heymann (1830 – 1997) était en effet un riche négociant qui avait fait fortune avec son neveu dans le commerce avec le Brésil. Il était encore célibataire à la naissance de Gaston, mais se mariera 2 ans plus tard avec une coreligionnaire. Exit le père biologique.

Lorsque Gaston a 5 ans, le 12 septembre 1868, sa mère se marie avec un jeune garçon coiffeur de 21 ans (10 ans de moins qu’elle) Victor Lioret, un ami de son beau-frère habitant à Issy-les-Moulineaux. Dans l’acte de mariage, Gaston est reconnu et légitimé. Il s’appelle désormais Gaston Lioret. Plus tard, pendant la 2ème guerre mondiale, ses fils remarqueront qu’il valait finalement mieux s’appeler Lioret qu’Heymann. Ça ne s’arrange pas dans l’enfance ! La guerre de 1870 et le siège de Paris Les souvenirs de Gaston se situent donc à Issy : la famine, la queue dans la neige, pour rapporter la ration de 300 g de pain mêlé de son. Il avait sept ans ; il s'est juré alors de devenir épicier pour ne plus manquer de sucre, et il a tenu parole !

Le village d'Issy a été particulièrement éprouvé par le siège et par la Commune ; il était en dehors de l'enceinte fortifiée, sous le fort d'Issy conservé par une garnison française de deux mille hommes ; les troupes qui occupaient les bourgs d'Issy et des Moulineaux en profitèrent pour saccager autour d'elles. Les Prussiens tenaient les hauteurs de Clamart et le fort de Châtillon et, à partir du 27 décembre 70, ils bombardaient Issy et Vanves. Le fort d'Issy a été le plus bombardé des forts défendant Paris : vingt mille projectiles reçus, soit un pour six m2. La garnison de 58 officiers et 1871 hommes eut 18 tués et 80 blessés entre le 5 et le 26 janvier 71. Tous les édifices, église, château, mairie, hospice des Petits Ménages, séminaire, maisons, ont été criblés d'obus, et les habitants n'avaient de refuge que dans les caves. Beaucoup s'enfuirent jusqu'à l'armistice du 28 janvier qui mit fin au siège.

Mais pendant la Commune, ce fut pis encore, à Issy et à Clamart. Du 2 avril 1871 où les fédérés organisent une marche sur Versailles, en occupant à nouveau les forts, au 3 mai où ils repoussent les Versaillais du cimetière d'Issy, les combats ne cessent pas. Clamart vit entre deux feux et brûle vraiment le 4 mai. Une plaque à la mémoire des combattants est apposée place des Marronniers à Issy, des combattants si indisciplinés qu'ils perdent, peu après, le fort d'Issy. Issy retrouve la paix avant Paris et ne connaît pas les derniers combats de la semaine sanglante. Des hauteurs, les habitants sortant de leurs caves, “assistèrent au spectacle grandiose de Paris incendié ; l'armée allemande emplissait l'air de ses hurrahs frénétiques, croyant assister à l'agonie de la France.”

Souffre-douleur

Dans le foyer Lioret naissent une fille Elise Henriette (1869 – 1906) puis un fils mort au bout d’un mois en 1873. C'était un milieu d'artisans pas bien riches, plombiers, couvreurs, serruriers, blanchisseuses, ne fréquentant guère l'Eglise.

Malgré la jolie dot de 2500 F. apportée par Justine, cinq ans avant, pour faire accepter le bâtard, Gaston devient le souffre-douleur de son « père ». Il se souviendra des coups de lanière quand on l'avait attaché au pied du lit à genoux sur ses sabots.

Pour lui, pas d’école, ce qu'il regrettera. Autodidacte, Gaston a pieusement conservé les quelques livres scolaires qu'il a potassés.

Et il est bien sûr mis au travail dès 10 ans. C’est ainsi qu’on le retrouve garçon épicier à Levallois en 1888.

Gaston et Albertine se marient

Gaston est garçon épicier suivant sa promesse de 1870, et loge chez son patron où il travaille dimanches et fêtes, plus de dix heures par jour.

Elle, c’est Lucie, Albertine, Eugénie BEAUVILLARD, dite Albertine, née le 7 octobre 1869 à Laas (Loiret) cinquième et dernière enfant d’une famille d’agriculteurs. L’une de ses sœurs vivait à Levallois et c’est peut-être ainsi qu’elle a rencontré le jeune garçon épicier. bague de fiançailles d'Albertine

Ils se marient à la mairie de Levallois le 5 janvier 1888. Le « père » de Gaston est mort en 1884 et sa mère demeure à Paris, 85 avenue du Maine. Elle assiste au mariage, accompagnée de son frère Henri REB, officier d’administration d’intendance militaire. Elle-même, se remarie le 30 octobre 1890 et finit, relieuse, 17 rue Couesnon ; elle meurt à l'hôpital Broussais, en 1899. Justine connaîtra ses petits-enfants. Elle ne comprenait pas que son fils bien-aimé, ce bel enfant de l'amour, ait épousé une femme quelconque, qu'elle accusait ouvertement d'être plutôt moche et rabat-joie. Gaston était farceur, passablement coureur de jupons (y compris ceux des bonnes) ; Albertine redoutait plus que tout, d'être enceinte et répliquait que “la beauté ne se mange pas en salade !” En 1899, Justine ne roulait pas sur l'or dans son dernier état de relieuse. Henri Reb, oncle de Gaston

Gaston a sûrement aidé sa mère ; il est resté attaché à la famille REB autant qu'Albertine pouvait l'être aux BEAUVILLARD. La demi-sœur Elise a épousé, le 22 mai 1889, Jean Baptiste RAPPENEAU ; leurs enfants ont été établis teinturiers, rue d'Hauteville.

Elise Lioret, son mari et ses filles
Les Chalot : des parents d’adoption La sœur ainée d’Albertine, Marie Louise Adèle BEAUVILLARD, dite Louise (1849 – 1921), avait 20 ans de plus qu’elle. Lorsqu’elle avait été « placée » à Paris dans sa jeunesse, elle avait eu un fils illégitime, né exactement 4 jours avant la petite Albertine. Ce bébé Louis BEAUVILLARD vécut 5 mois en nourrice à Laas (3 octobre 1869 – 5 mars 1870). A sa mort, Louise reporta son affection sur sa petite sœur qu’elle traita comme sa fille, d’autant plus qu’Albertine était orpheline de père.

Et puis, en 1880, Louise épousa un employé de commerce Louis Auguste Albert CHALOT, dit Albert, qui se lança bientôt comme négociant en bois et entrepreneur dans le domaine de la pâte à papier. L’objet de l’entreprise « Chalot et Cie » : « importation et négoce spécialement des pâtes à papier et des rondins pour la fabrication des pâtes à papier ». Il voyageait en Russie et dans les pays scandinaves pour importer du bois et travaillait avec des usines de papier des Vosges. collier d'ambre rapporté de Russie Il était aussi administrateur de nombreuses entreprises : Fabrique rouennaise de cellulose, Société des papeteries espagnoles du Val d’Aran, Société anonyme des usines St Antoine (Ariège) pour la fabrication de la pâte à papier, Société franco-africaine des pâtes d’Alfa, etc… Et, par ailleurs, Administrateur de l’Union des associations des anciens élèves des écoles de commerce de Paris, il fut nommé Officier de l’instruction publique en 1907 en récompense.

Les CHALOT n’avaient pas d’enfants, ils prirent en affection le jeune couple de Gaston et d’Albertine. L'oncle CHALOT, et son appartement du boulevard de Courcelles, représentait, pour les LIORET, richesse et honorabilité. Louise a divorcé mais la famille a continué à fréquenter l'oncle, parrain de Gaston. Pour lui, les LIORET étaient restés sa famille, et il a choisi de se faire enterrer à Pantin, construisant, pour sa seconde femme et lui, une chapelle voisine de la leur.

L’entreprise Humbert et Lioret Après son mariage, Gaston se met à son compte, d’abord à Levallois, 34 rue Chevallier, comme en témoigne ce jugement du tribunal correctionnel le condamnant à 25 francs d’amende :

Puis en 1892 ou 1893, il crée, en association avec Maurice HUMBERT, un commerce d’épicerie et de vente de vin en gros à Pantin, 3 rue Auger et 35 rue de Paris, emplacement stratégique, juste à l’extérieur de la barrière de l’octroi où les marchandises étaient taxées à leur entrée dans Paris.

Ce commerce était très florissant, employant jusqu’à 60 personnes, et Gaston, entreprenant et, selon l’expression du journal local, « un de nos citoyens les plus estimés », est sollicité pour entrer dans la franc-maçonnerie. Il travaille beaucoup et souffre de l’estomac.

tastevin Humbert et Lioret 1894 En 1909, on va installer des cuves de ciment de 2000 hl. Georges, avec son lorgnon, est ici photographié, faisant l'appel, devant les voitures chargées, c'était le rôle du patron. Les voitures partaient, tôt, livrer jusqu'à trente kilomètres de Pantin. En 1914, les livreurs sont revenus de Dammartin-en-Goële en rapportant la nouvelle : “Les boches sont derrière nous !” C'était le 3 septembre 1914, un mois après la déclaration de guerre et le départ pour Berlin, la fleur au fusil !

L’entreprise Lioret

Puis, Gaston vole de ses propres ailes et l’entreprise devient l’entreprise Gaston LIORET. Après la guerre de 1914 – 1918, elle abandonne la partie épicerie pour ne garder que les vins et spiritueux encore rentables.

Après la mort de Gaston en 1927, la maison est reprise par les enfants, Gaston junior et Germaine. C’est Germaine qui assistait au départ, remettant les congés jaunes ou roses, découpés aux ciseaux, dans un registre, en ciselant des crans suivant les quantités d'alcool transportées. Quel travail ! une horloge dessinée à laquelle on ajoutait les aiguilles indiquait le temps de livraison. Après, allez savoir si le livreur s'arrête, si les chevaux glissent….

Le soir, Germaine allait terminer le travail de la journée, sur les nouvelles tireuses, où les femmes, à la chaîne, lavaient et remplissaient les bouteilles, les pieds dans l'eau, risquant le verre qui casse. Cette tireuse, c'était, quand même, une fierté dans les années 20 : un gros investissement, marquant la transformation de la vente du vin ordinaire, en litres, et non plus en fûts, à l'image des magasins à succursales multiples, concurrents. Il fallait vendre moins cher, toujours moins cher que le voisin, comme l'attestaient les tarifs imprimés, roses, de la maison Lioret.
Ils ont conservé l'intégralité des bâtiments du 3 rue Auger et du 35 rue de Paris, partiellement vides, mais la crise de 1929 aura finalement raison de l’entreprise qui fait faillite en 1937.

La belle époque Albertine donne naissance à Georges (1888) puis à Berthe (1890) à Levallois. En 1893, ils habitent à Pantin quand nait Yvonne, très prématurée à sept mois suite à une chute de sa mère : elle est élevée dans du coton, au sens propre, en l'absence de couveuses. Drame provoqué par ce prénom ! La sœur Louise arrive : “Comment ! tu sais que c'est le prénom de la maîtresse de mon mari !” Albertine accommodante la rebaptisera Germaine.

Mais en août 1893 la petite Berthe de 3 ans attrape la rougeole et, pour ne pas contaminer le bébé fragile, on l’envoie chez sa tante Louise, avenue de la Grande Armée où elle décède. C’est pour elle que sera construite la chapelle Lioret au cimetière de Pantin.

Comme toutes les femmes de l'époque, Albertine appréhendera toujours de se trouver enceinte. Peu désiré, Gaston naît à Neuilly Plaisance en 1897. La famille habite toujours Pantin. C'est l'été, les deux aînés, toujours malades, ont eu besoin d'un changement d'air ! Germaine, a déjà manqué mourir d'une méningite. Après ou avant la méningite, il y a eu la diphtérie d'où on l'a tirée grâce au tout nouveau sérum du Dr Roux.

Dans l’appartement du 3 rue Auger à Pantin, la cuisine était grande, avec un évier en pierre de Bourgogne, douce et de jolie couleur, bien plat pour que toute l'eau se répande alentour. Installation moderne, il y avait, là, la chaudière du chauffage central et l'appartement avait une salle de bains aux robinets de cuivre et lavabo encastré dans la table de toilette de marbre rouge avec des garnitures de flacons de toilette, un détail supplémentaire d'aisance et ... de nettoyage.

Le ménage restait la préoccupation constante, malgré le modernisme de l'aspirateur, un birum cylindrique, énorme. Il ne pouvait rien aux détails : les colonnettes de l'inévitable salle à manger Henri II, la cheminée lorraine ajoutée à la salle à manger, les tapis et tentures partout, les housses des sièges rocaille-19e du salon aux pieds si minces que nul ne s'aventurait à s'y asseoir. Paille de fer et encaustique jusqu'au siège des WC.

Une bonne y aidait, sortant seulement le dimanche soir. Au repas de ce soir-là, le pot-au-feu préparé à l'avance évitait le travail de la maîtresse de maison. La bonne était secondée pour le blanchissage et le repassage. Le monceau de linge était impressionnant : nappes blanches damassées, serviettes immenses assorties, chemises d'homme au plastron et col amidonnés sans parler des plis grands ou petits ornant tant le linge d'homme que de femme. Il fallait retourner les longues chemises de nuit arrivant aux pieds, déjà toutes plissées derrière avant d'attaquer les plis de devant. Pas de planche à repasser, pas de fer électrique, surtout, au fil trop gênant ! Les dentelles et les manches n'étaient pas aplaties bêtement, il y avait les fers plats, les fers à tuyauter, les fers à coque, destinés à cet usage. Le temps passé ne comptait pas.

La couturière venait une fois par semaine. On sortait l'encombrante Singer de son débarras, on l'installait tout près de la fenêtre, sur un vieux lino à cause des petits fils à ramasser, Chez les LIORET, la bonne, seule, était logée, au sixième comme il convient, et sa vertu n'était pas garantie contre le maître de maison. Combien sont passées à la porte pour ce motif ?

Qui aurait attendu cette vie bourgeoise et conformiste d'une fille de vignerons de Laas ? Ces vertus ménagères sont pourtant celles des campagnes : à Laas, les filles étaient placées avant leur mariage, garantie de leur apprentissage, car il faut, pour commander, savoir travailler, selon l'avis d'Albertine. Ces petits bourgeois remplissaient leurs armoires de paires et de paires de draps blancs. Chaque année, en janvier, saison du blanc, on faisait venir, de la Samaritaine ou de la Cour Batave, le grand magasin de l'avenue de l'Opéra, des piles de linge de maison, torchons, serviettes, grands tabliers bleus ou blancs, on choisissait à loisir chez soi et non sur catalogue, on renvoyait le surplus. L'amour du très beau linge fin, cousu à points minuscules et brodé est manifeste dans les restes du trousseau de Germaine.

Hors du ménage qui prenait du temps, Albertine s'occupait des enfants. Ils fréquentaient le cours privé des demoiselles Rieu, tout proche. Cours religieux qui les a préparés à une première communion sans émotion : les parents ne pratiquaient pas.

Loisirs

Parents et enfants partageaient les plaisirs de l'automobile. Il y en eut différents modèles, la carrosserie étant fabriquée après achat du châssis. Le dimanche, on allait voir la famille BEAUVILLARD, à St Vrain, à la Ferté Alais, à Milly ou à Magny en Vexin. Quelques photos prises près de Clermont-Ferrand (où vivaient les cousins REB), d'autres au Mont Blanc ou dans les Ardennes belges attestent de voyages plus lointains. Les LIORET ne craignaient ni les routes cahoteuses, les éclatements des pneus, les phares qui n'éclairaient pas, ni les hôtels, pourtant toujours pleins de punaises d'après eux.

Curieusement, ils ne semblent jamais être allés à La Bernerie en voiture. Les malles et les caisses, contenant les encombrants vêtements ou l'épicerie, introuvable sur place paraît-il, exigeaient le train : quel coffre de voiture tiendrait une malle d'osier (pour la légèreté) recouverte de lourd cuir noir (solidité oblige), à deux tiroirs de près d'un mètre de large ?

Gaston lisait beaucoup : les auteurs de l'époque, Zola, Rostand, Daudet, Loti... sans oublier Hansi et Erckman-Chatrian, marquant l'origine lorraine de sa mère. Il aimait sortir, aller au théâtre ou au bal, car, sans être auvergnat, on dansait aussi chez les épiciers et le président de la République était tenu d'assister au bal annuel. Germaine se vantait d'avoir marché sur les pieds de Fallières. Elle avait conservé ses délicieux carnets de bal.

lunette de théâtre télescopique s sac de bal perlé

Les LIORET commencent à aller aux bains de mer, sur le conseil du médecin, sur la Manche, à Luc-sur-mer et à St Aubin où ils louent pour le mois d'août. Il y a eu une religion du climat vivifiant ; les enfants n'auraient pas passé l'hiver s'ils n'avaient pas “pris l'air”, au minimum à 50 km de Paris pendant un bon mois ; la ville était malsaine et l'air alentour, sans bienfait jusqu'à Fontainebleau. Aux bains de mer, on écoute la faculté : pas plus de dix minutes dans l'eau, deux heures après les repas. Les petits parisiens n'allaient à l'eau qu'avec un vieux pêcheur supposé maître-nageur. La Manche, c'est froid ! Aussi, après un ou deux ans, les LIORET ont opté pour l'Atlantique, d'ailleurs leurs associés HUMBERT allaient à La Baule. Ils ont loué à Pornic ; quand Albertine y est arrivée et qu'elle a vu les rochers, elle s'est écriée : “Jamais je ne ramènerai mes enfants vivants d'ici !” Donc, on a recherché, en urgence, une plage plus sûre et trouvé La Bernerie toute proche.

L'habitude s'est prise de retourner à la Bernerie, par sympathie des garçons avec les AUDOUIN qui étaient trois joyeux lurons ne craignant certainement pas plus l'eau que les reproches des parents. Pour éviter les locations précaires, les LIORET ont alors acquis une propriété, rue des Moutiers dont le jardin se prolongeait par un pré jusqu'à la plage Ste Anne. Le sentier des douaniers passait au bout du pré, bordé d'“écumes de mer”. Il y avait une salle de billard, dont Gaston était très féru, qui s’ouvrait largement sur le jardin.

Gaston Audouin et sa petite-fille Josette à la Bernerie en 1926 Fin de vie

Albertine meurt à Pantin en 1923, à l’âge de 54 ans, de septicémie, suite à une brûlure qu'elle s'était faite, à la Bernerie, en sortant du four, un plat de tomates farcies ! Une autre version prétend qu’elle s’était blessée sur le poulailler de Pantin.

Quant à Gaston, il souffrait de l'estomac au point de ne rien pouvoir manger et se nourrissait des seuls bouillons de viande concentrés que lui cuisinait son épouse dans une marmite norvégienne. Il fit des cures à Vichy, sans résultat. On l'a ensuite envoyé à Dax et Lamalou. A la fin de sa vie, en 1927, il était paralysé sans qu’aucun des plus grands spécialistes de l'époque n'en ait diagnostiqué la cause. La dernière année, il n'acceptait de soins que de sa fille. Il avait 63 ans.

Pendant leurs années fastes, en 1911, le couple avait acheté un immeuble de rapport de 2 étages au 203 rue de Paris à Pantin qu’ils ont fait rehausser de 3 étages et qui existe toujours.

3 enfants = 3 vocations contrariées Georges (1889 – 1967) Georges, toujours maladif, est envoyé interne à Fontainebleau pour raison de santé. De Fontainebleau, il reste un rond de serviette et une timbale argentés, marqués à son numéro : 63. Georges a dû y passer péniblement trois ans, en 6e (redoublée) et 5e, entrecoupés de fugues. Si ses parents le reconduisaient le dimanche soir, il leur arrivait de le retrouver rentré à Pantin avant eux ! Sans bac, il a fait l'Ecole de Commerce de Paris. Sa photo en uniforme de collégien le montre avec un lorgnon et une chaîne de montre ; très hypermétrope, il n'était pas comme les autres à l'époque.

Mais sa véritable passion était l’automobile. Georges conduisait, son premier permis date de 1906, et il démontait la voiture le lundi matin, heureux si elle marchait le samedi suivant. A 17 ans, il ne passait pas beaucoup de temps à travailler ! Ce qu’il était pourtant censé faire dans l’entreprise paternelle.

L’affaire ! Fils à Papa, Georges mène la belle vie, sort à Paris et en 1911, tombe fou amoureux d’une demi-mondaine habitant rue de Crimée : Marie Augustine Béatrice PERNOT, qui se fait appeler Mathilde de Belcour ou Mathilde Belcour. Malheureusement pour Georges, Mathilde épouse en février 1913 un homme riche et de 28 ans son ainé. Le 12 septembre 1913, Georges, fou de jalousie, tire 5 balles sur le mari de sa belle et se constitue prisonnier. Après quelques mois de prison, Georges sera jugé aux assises à Evreux le 13 janvier 1914, pour tentative de meurtre seulement, bien que le mari soit mort entre temps. Tous les journaux se sont évidemment emparés de cette affaire de crime passionnel : le Petit journal, le Petit Parisien, le Journal de St Denis, Gil Blas, l’Aurore, le Droit, le Journal, le Matin, le Temps. Sur tous les tons et prenant partie pour ou contre l’accusé, mais dans l’ensemble plutôt favorables à celui-ci qui fut acquitté sous les applaudissements de la salle, grâce au très bon avocat payé par les parents LIORET.

En 1914, Georges n'est pas mobilisable, réformé à cause de sa vue. Il s'engage aussitôt et fera la guerre dans les bureaux de l'intendance au château de Vincennes dans le même bureau que le peintre Raul Dufy.

Après la guerre, il épouse sa chère Mathilde que la famille LIORET adopte malgré le scandale et qui est choisie comme marraine pour sa nièce Josette. Mathilde, après son mariage avec Georges, avait monté une maison de haute couture, 12 rue Vignon. Ce n'était pas une femme ordinaire pour réussir à se créer une riche clientèle sud-américaine, un tant soit peu excentrique. Les clientes arrivaient pour un tour en Europe, accompagnées d'un nombre impressionnant de malles qu'elles déposaient parfois rue Vignon, en attendant de les remplir. “J'ai oublié mon collier de perles”, disait l'une d'elles, débarquant en coup de vent de Genève ou de Londres et elle repartait aussitôt.

Mais Mathilde meurt en 1926, victime d’un cancer du sein, malgré les rayons. Georges n’a pas été capable de gérer la maison de couture qui a sombré, la “première d’atelier” emmenant la clientèle, d'ailleurs touchée par la crise. La « Maison Mathilde Lioret » a fait faillite le 16 avril 1931 et Georges a tout perdu, son ravissant vieux moulin à Paley, le mobilier, engageant même des titres qu'il ne possédait pas encore, car ils faisaient partie de la succession de son père, et laissaient ses frère et sœur dans une situation difficile au magasin de vins, sans trésorerie.

Difficile pour lui de retrouver une situation en pleine crise et il n’a survécu à cette période que grâce à l’aide de sa sœur et de son frère. Il a ensuite travaillé pour les premiers magasins Monoprix qui s'installaient en province. Il s'occupait des implantations et des achats, un métier qu'il connaissait. C'est au même titre d'acheteur, qu'il est passé à la coopérative Renault. Et au lendemain de la seconde guerre mondiale, Gaston ayant monté une entreprise de récupération d'accus, a embauché Georges, sans plus de soucis l'un que l'autre des risques encourus par le plomb et l'acide.

A la retraite, logé par sa sœur dans l’immeuble familial du 203 rue de Paris à Pantin, il restait très actif, bricolant dans son atelier, vadrouillant chez les brocanteurs, intarissable collectionneur de timbres et de disques de chanteurs anciens. Germaine (1893 – 1973)

Elle aurait voulu être médecin, d’ailleurs elle s’est inscrite aux cours d’infirmière de la Croix rouge pendant la première guerre mondiale, mais il n’en était pas question dans son milieu.

Après le certificat d'études chez les demoiselles Rieu, et le brevet élémentaire au cours complémentaire de Pantin, on avait renvoyé la bonne pour initier la fille aux travaux ménagers, un an durant. Un an passé à obtenir l'autorisation de continuer jusqu’au brevet supérieur, peut-être grâce à l'aide de son amie Marguerite Garry qui fut inscrite, avec elle, à un cours situé place de la République où enseignaient ... des professeurs hommes venus de Chaptal ! Une surveillante trônait au fond de la classe qui frappait sa table, d'une règle si le monsieur outrepassait la correction !

Germaine n'était pas révoltée ; elle aurait pu, brevet en poche, être institutrice ou demoiselle des postes et échapper au milieu familial et macho. Elle s'est contentée de s'amuser des prétendants qui ne manquaient pas et qu'elle refusait.

Mais il y en a un qui lui plaisait beaucoup, c’était Léon AUDOUIN, le fils ainé des épiciers de la Bernerie avec lequel ses frères avaient tant sympathisé. Les parents n’étaient pas favorables à ce mariage car il n'y avait aucune commune mesure de richesse entre les épiceries de Pantin et de la Bernerie.

C’est elle qui a gagné et ils se sont mariés à Pantin le 23 juin 1914, juste avant la guerre. Léon est blessé par un éclat d’obus dès le mois de septembre, il est rejoint par sa femme pour sa convalescence à Nantes, leurs seuls vrais mois d’amour. Lieutenant sorti du rang, il est fait prisonnier en 1915 et passera 3 ans en captivité en Allemagne.

repas de mariage à l'Elysée Palace

Ces trois ans de séparation forcée, le caractère volage et dépensier de Léon, la mainmise de la famille LIORET sur le jeune ménage furent surement des facteurs de leur séparation rapide après la naissance non désirée de leur fille Josette en 1920. Exit le gendre …

Séparée mais non divorcée, Germaine reste donc à Pantin avec sa fille, dans un appartement sur le même palier que celui de ses parents au 3 rue Auger. Elle travaille très dur dans l’entreprise familiale, davantage que ses frères, plus intéressés par la mécanique, le tennis ou la photographie. Gaston disait : “Je n'ai qu'un garçon, c'est ma fille.”

A la mort de son père en 1927, elle reprend l’affaire familiale déclinante avec son frère Gaston jusqu’à la faillite de 1937.

Puis elle a repris le magasin de chaussures d’un locataire impécunieux de l’immeuble du 203 rue de Paris à la veille de la guerre et elle l’a gardé jusqu’en 1960, disant encore que c’était une bêtise de l’avoir cédé, tant elle s’ennuyait ensuite.

Inconsciemment coupable de la mort de sa sœur à sa naissance, soutien de ses parents dans leur vieillesse, de ses frères, il fallait qu’il lui en coutât de les aider, mais elle ne pouvait se passer de ce sacrifice. Mère célibataire à une époque où ce n’était pas si courant, elle aimait sa fille tyranniquement en se plaignant sans cesse d’être délaissée. C’était une mère courage en même temps qu’une terrible pessimiste.

Gaston (1897 – 1974)

Le petit Nono était le préféré de sa mère, Albertine. Celui-là avait eu droit au lycée Chaptal, mais c’était surtout un fou de toutes les inventions de l’époque. Dès 1913, à l’âge de 16 ans, il expose au Salon de l’aéronautique un modèle d’aviette (hélice arrière) de son invention.

Il s’engage volontairement dans l’aviation le 15 juillet 1915 et fait ses classes à Pau. Nommé sergent, breveté pilote militaire, il vole en escadrilles au Crotoy ou dans les Vosges et gagne la Croix du combattant volontaire.

Puis, il est rayé du personnel navigant pour vertiges et surdité avec une invalidité à 10%, invalidité qu’il gardera toute sa vie.

Dans l’aviation, il a rencontré des jeunes fortunés et libres, les Gaumont, qui l’invitent à Sainte Maxime, l’entraînent dans des sorties où les filles ne résistaient pas à ces beaux aviateurs.

Comme beaucoup de pilotes, Gaston aurait voulu rester dans l'aviation après la guerre mais Albertine a repris son autorité et s'est opposée à ce désir. “Tu seras épicier, mon fils”. On reste étonné de la soumission de ses enfants. Il aurait fallu se battre pour faire une carrière difficile dans l'aviation. Gaston a renoncé, mais il n'a jamais aimé que la mécanique, la photo, le cinéma, tout ce qui évoluait si vite alors. Il a eu son petit laboratoire hors du magasin, sa voiture, il a continué à mener une vie insouciante, dissimulant sa raquette quand il partait visiter la clientèle. Sa joie aura toujours été de voler avec “les vieilles tiges”, et peut-être a-t-il accueilli la fin du magasin de vins, en 1937, comme une libération !

Il s’est marié le 18 juin 1928 aux Pavillons-sous-bois avec Léone Germaine VERGNE, mariage mal accepté par sa sœur si possessive, et est venu habiter dans l’ancien appartement de ses parents 3 rue Auger à Pantin où ils eurent un fils unique, Jean, en 1930.

Plus tard, ils ont ouvert une blanchisserie à Pantin avant une calme retraite de vieux monsieur placide et rassurant comme son frère.

Alors belle époque ?

Oui, sans doute pendant la vingtaine d’années très prospères avant la première guerre mondiale, obtenues au prix d’un travail acharné et de sévères maux d’estomac par un homme qui n’était pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche. Mais le désir de perpétuer et transmettre à tout prix l’entreprise familiale a rogné les ailes de ses trois enfants solidaires.

Ecrit d’après les souvenirs personnels et objets conservés par Josette, la petite-fille de Gaston et Albertine.

 
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from Médiathèque Saint-Paul Cap de Joux

Pour aller plus loin sur l'exposition

« Être actif face à la violence »

(Médiathèque de Saint Paul Cap de Joux 81, automne 2025)

Sélection de ressources

Livres, Essais

Livres, Essais (Disponibles sur le catalogue de la médiathèque CCLPA)

Documents graphiques, Bandes dessinées (Disponibles sur le catalogue de la médiathèque CCLPA)

Livres enfants et jeunesse (Disponibles sur le catalogue de la médiathèque CCLPA)

Revues

Podcasts

Épisodes de podcasts

Films et documentaires

Musique

  • 99 Luftballons, Nena (1983)
  • Bella Ciao (1944)
  • Biko, Peter Gabriel (1980)
  • Blowin' in the wind, Bob Dylan (1963)
  • Bread and roses, John Denver (1989)
  • Earth, Lil Dicky (2019)
  • Get Up, Stand Up, Bob Marley and the Wailers (1973)
  • Gracias a la vida, Violeta Parra (1966)
  • Imagine, John Lennon (1971)
  • L'Estaca, Luís Llach (1968)
  • La colombe, Jacques Brel (1959)
  • Le déserteur, Boris Vian (1954)
  • Luka, Suzanne Vega (1987)
  • Malo, Bebe (2004)
  • Mississippi goddam, Nina Simone (1964)
  • Respect, Aretha Franklin (1965)
  • Sans haine, sans armes et sans violence, HK et les Saltimbanks (2015)
  • Strange Fruit, Billie Holiday (1939)
  • Sunday Bloody Sunday, U2 (1983)
  • The altar boy and the thief, Joan Baez (1977)
  • The revolution will not be televised, Gil Scott-Heron (1970)
  • We shall overcome, Pete Seeger (1959)
  • Zombie, The Cranberries (1994)

Livres enfants sur les émotions

  • 30 activités pour gérer ses émotions 3-10 ans, Gilles Diederichs
  • A l'intérieur de moi, Aurélia Gaud
  • A quoi penses-tu ?, Laurent Moreau
  • Adélidélo : le bonheur c'est son boulot ! Au pied du cauchemar, Marie-Agnès Gaudrat
  • Adélidélo : le bonheur c'est son boulot ! Fiche-moi la paix, ronchonnade, Marie-Agnès Gaudrat
  • Adélidélo : le bonheur c'est son boulot ! Savez-vous planter la joie ?, Marie-Agnès Gaudrat
  • Aujourd'hui je suis..., Mies Van Hout
  • Beurk !, André Bouchard
  • Billy se bile, Anthony Browne
  • Bonjour bonheur, Eva Eland
  • Dans mon petit cœur, Jo Witek
  • Des larmes aux rires, Claire d'Harcourt
  • Et toi, comment tu te sens ?, Didier Jean
  • Grosse colère, Mireille d'Allancé
  • J'apprivoise mes émotions, Elisabeth Jouanne
  • Je dessine mes émotions, Anne Baudier
  • L'abécédaire des émotions, Madalena Moniz
  • La couleur des émotions, Anna Llenas
  • Le livre amoureux, Cédric Ramadier
  • Le livre qui a peur, Cédric Ramadier
  • Le loup qui apprivoisait ses émotions, Orianne Lallemand
  • Les émotions de Léo, Louison Nielman
  • Les émotions, Emmanuelle Houdart
  • Les émotions, Xavier Deneux
  • Ma petite bibliothèque des émotions — le livre de mes émotions, Stéphanie Couturier
  • Ma peur et moi, Francesca Sanna
  • Mes émotions, l'imagier des signes, Isabelle Jacqué
  • Mes premières émotions dans l'art, Vincent Péghaire
  • Moi et mes émotions, Cémence Sabbagh
  • Ne mords pas, petit loup !, Amandine Laprun
  • Ne pleure pas, je reviens, Amandine Laprun
  • Parfois je me sens..., Anthony Browne
  • Petit fier
  • Petit tigre est content
  • Petit-Bond est triste, Max Velthuijs
  • Petite colère, petit doux, Nadine Brun-Cosme
  • Qui veut ma petite sœur ?, Ursel Scheffler
  • Rouge comme une tomate, Saxton Freymann
  • Trop la honte, Ludovic Flamant
  • Tu pleures ou tu ris ?
  • Une colère de tigre, Tom Percival
  • Vivre mieux les émotions de son enfant, Aurélien Crétin
  • Vous êtes tous mes préférés, Sam McBratney
 
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from Trucs de fous

Personnellement j’ai entendu cette expression souvent dans ma vie mais je n’ai jamais vraiment compris ce qu’elle signifie

un patient et une patiente font un atelier d’escalade pour apprendre à gérer la peur. Le patient demande « si je monte le pied où est-ce que je mets la main », la femme lui répond « grimpe et arrête de réfléchir ! Avec ton autisme tu veux tout contrôler, lâche prise ». Le patient tombe. La patiente demande « qu’est- ce qu’il s’est passé ? ». Il répond « tu m’as dis de lâcher prise alors j’ai lâché la prise

 
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from FAUT L'FER

13/09/2025

robinssonnades_2025

LES ROBINSSONNADES 2025 !

Le festival de la cabane du domaine provincial de Chevetogne se réinvente et souhaite revenir au concept de ses débuts.

Soit mettre en avant les créateurs de… rêve. Ces dernières années, la manifestation accueillait principalement des vans aménagés, des tiny houses de grand luxe, des vendeurs de matériel de glamping.

Bref, le concept de la cabane bricolée au fond du jardin, victime de son succès, vit lui aussi son phénomène de gentrification.

Cette année, la manifestation commencera par une nocturne. Illuminations, braseros et feux de camp seront au rendez-vous pour enflammer nos imaginaires.

https://www.domainedechevetogne.be/evenements/robinsonnades/

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Billet précédant

#cabanes #Blog

 
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from Les mondes de Zagul

Tout d'abord parce que j'en avais envie (ce n'est pas une bonne raison ?) et que l'idée me trotte dans la tête depuis plusieurs années. Depuis des années je navigue dans le milieu du jdr (à mon petit niveau), je picore des idées un peu partout pour mes créations. Je me dis que je devrais donner aussi un peu, partager, pour peut-être inspirer d'autres.

 
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from Retrofit

Da un paio d'anni ho deciso di andare al lavoro tutti i giorni in bicicletta.

Non è tanto facile qui nel profondo nord della Francia: piove tanto ed è spesso nuvoloso, e d'inverno può far freddo.

Il campus sta a sud-est di Lille e io abito a nord-ovest. Ogni mattina faccio 10 km attraverso la città per arrivare al lavoro, e altri 10 km la sera per rientrare. Ci metto circa 35 minuti, che è circa lo stesso tempo che ci metto in metro.

Quindi mi sono attrezzato: bicicletta a pedalata assistita; copri pantaloni e giacca impermeabile quando piove; casco con visiera; sacchi portaoggetti impermeabili; ecc.

Il percorso è quasi tutto in pista ciclabile. Stanno finendo di rifare rue Solferino, il grande asse per attraversare la città, con alberi, pista ciclabile “vera”, ampi marciapiedi, ed è un vero piacere da fare.

Ad un certo punto devo attraversare un ponte sulla ferrovia. Anche li c'è una bella pista ciclabile molto comoda. Inoltre, il municipio ha piazzato sul ponte un tabellone elettronico che mostra il numero di bici che attraversano nelle due direzioni ogni giorno. Non so che tipo di sensore utilizzino e quanto sia accurato, ma mi fa molto piacere osservare il contatore ad ogni mio passaggio, soprattutto al ritorno la sera, per vedere se il conteggio aumenta: se ogni giorno aumentasse un pochino, vorrebbe dire che più gente si è convertita all'utilizzo della bici come mezzo di trasporto.

Come potete immaginare, non vi posso proporre uno studio scientifico del fenomeno perché non ho i dati (spero che il comune li conservi da qualche parte e magari li renda pubblici un giorno). Inoltre, ogni giorno passo da li ad un orario diverso, quindi anche se prendessi nota non sarebbe un granché come misurazione. Diciamo che vi sto raccontando le mie sensazioni.

Ebbene, prima dell'estate il contatore sulla via del ritorno oscillava tra 1600 e 1800 passaggi circa. L'inverno è stato ovviamente più basso e raramente ha superato le 1400. Dopo il.mio rientro invece l'ho visto spesso superare di poco i 1800.

Ma oggi, e solo oggi, alle 17h55 ho registrato la fantasmagorica cifra di 2285 passaggi !

Che è successo? La mia ipotesi che oggi era giornata di agitazione sindacale e sciopero che poteva impattare i servizi pubblici, e quindi molta gente abbia preferito fare uno sforzo in bici piuttosto che restare bloccata alla stazione della metro.

Oppure un sacco di gente ha improvvisamente deciso di lasciare la macchina nel garage e fare un po di sport che non fa mai male. Voi che ne dite?

Comunque sia andata, spero che i nuovi arrivati abbiano apprezzato a pieno i vantaggi della bici come mezzo di trasporto giornaliero e che vogliano ripetere l'esperienza.

Ma si, voglio crederci!

 
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