Kaena provient du surnom “Al Kahina” utilisé par les omeyyades pour désigner Dihya, au Maghreb. Dihya était une femme politique puissante, une reine guerrière qui aurait unifié la Berbérie. Elle est issue de la tribue amazigh.
Al Kahina veut dire « la prophétesse », avec une connotation péjorative. Réputée pour ses qualités de stratège, Dihya anticipait si bien les mouvements de ses envahisseurs, que ces derniers la soupçonnaient de pratiquer la magie. D'où le surnom de prophétesse/devineresse/sorcière. Certains la disent morte sur le champ de bataille en défendant son pays (J'entends par-là, pour qu'il n'aie pas à se soumettre à un peuple qui les attaque pour leurs terres). Al Kahina a donné naissance au prénom Kahina, puis Kaena.
C’est aussi le titre éponyme d'un dessin-animé franco-canadien, « Kaena, la prophétie ». Ce que je trouve honnête dans cette fiction, c'est que l'on n'essaie pas d'identifier Kaena à Dihya, ce qui évite la déformation des faits par des personnes qui ne sont pas expertes, ou du moins issues de la culture kabyle. Dans ce dessin animé, l'héroïne se bat pour sa liberté de penser et d’agir, et finit par rendre cette liberté à son peuple, alors qu’il est sous l’emprise d’une religion asservissante.
Mon prénom ne laisse personne décider de mon avenir à ma place. Il m'inspire l'élan de me battre pour mes valeurs, quoiqu'il en coûte. Je suis appelée Kaena, aussi bien dans ma vie personnelle que dans mon quotidien artistique et professionnel. Certes, être liée à l'aura de ce prénom m'habille d'une armure. Une armure qui me permet de remplir mon rôle d’adulte, d'assumer les conséquences de mes choix, et de me positionner d'égal à égal face à mes pairs, quels qu'ils soient.
Definition GAFAM
Les GAFAM sont les entreprises américaines qui gèrent les médias sociaux les plus influents.
“Souvent qualifiées de géants du web : G pour Google, F pour Facebook, M pour Microsoft et les deux A pour Apple et Amazon”
Disclaimer: Youtube en fait partie; je l'utilise ici pour te partager une vidéo sans bug. Mais rien que regarder une vidéo sur youtube a une conséquence sur nos données, d'où mon désir de te rediriger vers Invidious. Je souhaitais au moins que tu le saches, je cherche une solution pour contourner la difficulté.
Pourquoi faut-il combattre les GAFAM ?
Parce que ceux qui dirigent les GAFAM s’enrichissent avec les données qu'on leur cède, et atteignent ainsi un pouvoir démentiel sur l’économie mondiale pour décider de l'avenir du monde à notre place (Hashtag Elon Musk). Le reportage France TV de Cash Investagation, “Nos données personnelles valent de l'or”, met ce fait en lumière. (A copier dans la barre de recherche Invidious pour voir la vidéo).
Pour défendre nos droits contre leur atteinte à notre vie privée. Pour te donner une idée, je t’invite à regarder cette conférence sur la chaîne association Penn Ar Web, “Tristan Nitot : vie privée et recherches sur Internet”, qui expose à partir de 15:30 comment Google collecte nos données personnelles. Tristan Nitot est une figure très connue du milieu Linux.
Pour lutter contre le totalitarisme numérique. Sur la chaîne Collectif Liberté Numérique, le documentaire ARTE « Tous surveillés » explique le concept, ou encore le documentaire VOSTFR “Citizen Four”, sur la chaîne иєρтџиє εџκałγρтũş.
Parce que cette surveillance a un impact destructeur sur notre liberté individuelle, et nous atteint dans notre intimité sans que nous en ayons conscience. Sur la chaîne Deepdocs Films, le documentaire « Nothing to hide » se centre sur ce point, et sur l’urgence de la prévention.
Pour résister à la techno-féodalité, se servir de l’outil numérique avec davantage de conscience, et se tourner vers des alternatives. Interview de Yanis Varoufakis : “Le capitalisme est déjà mort!”, sur la chaîne BLAST, Le souffle de l'info.
Parce que le “Doomscrolling” des Médias sociaux incite à la violence. Cesser de scroller les bad news sans distinction participe à sortir du cycle de la violence pour ne pas la reproduire. Voilà un internaute américain qui explique le Doomscrolling en vidéo: “Doomscrolling and the Social Media Hate Machine”, sur la chaîne Distro Tube. (Sous-titré en français).
Savais-tu tout cela? Es-tu prêt à continuer de donner ton consentement, quand on te demande d'accepter les cookies?
-Savais-tu que l'Article 226-16 de la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 du Code Pénal stipule que “Le fait, y compris par négligence, de procéder ou de faire procéder à des traitements de données à caractère personnel sans qu'aient été respectées les formalités préalables à leur mise en oeuvre prévues par la loi est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende.” ?
-Savais-tu que tu as un “Droit à l'oubli” pour révoquer ton consentement à fournir tes données personnelles?
Que dire, sur la négligence des GAFAM faute de s'être investi dans la prévention, puisque c'est les assos qui s'en chargent?
Voici les deux ressources principales qui luttent contre les GAFAM, à consulter régulièrement :
DEGOOGLISONS INTERNET!
Le lien mène au site de Framasoft, avec une conférence du même nom.
“Les géants du web ont une telle puissance qu’ils exercent une domination technique, économique, culturelle et politique sur nos sociétés.
Ces dominations posent de nombreux problèmes pour nos libertés :
Capitalisme de surveillance
Dérives démocratiques
Fermeture sur une seule vision de société
Centralisation des données et des attentions”
LA QUADRATURE DU NET
“La Quadrature du Net promeut et défend les libertés fondamentales dans l’environnement numérique. L’association lutte contre la censure et la surveillance, que celles-ci viennent des États ou des entreprises privées. Elle questionne la façon dont le numérique et la société s’influencent mutuellement. Elle œuvre pour un Internet libre, décentralisé et émancipateur.”
Divinité associée:
Loki, dieu de la ruse, de la métamorphone et de la tromperie, qui sème la discorde et la confusion autour de lui. Il participe aussi à l'avenir des humains en “tissant une partie de la toile” du Ragnarok. (Métaphone purement gratuite)
Ce qui me fait peur, c’est que cette surveillance massive sacrifie l’aide sociale au soupçon de l’État envers la population. C'est le morceau de Keny Arkana « Capitale de la rupture », qui m'a mise sur la piste de cette réflexion :
Voici un aperçu des 10 jours de stage que j’ai passé avec l’association des Amis du Jeudi Dimanche, avec un résumé du périple (tout est véridique).
Ce séjour d'une semaine à bord du Bel Espoir pour moi, c’était :
Se faire réveiller en sursaut parce qu’on n’a pas vu la veille sur la liste des tâches communes qu’on était de cuisine
Se lever chaque matin dans un horizon ouvert sur l’infini
Oublier qu’il faut garder le bouchon des tomates pour faire des tomates farcies
Prendre de super douches froides avec le sourire aux lèvres
Nager dans les yeux de chaque passager qui te raconte son histoire
Apprendre à gérer le mal de mer ou le subir en grimaçant comme un chat mouillé
Tomber deux fois amoureuse des 6 dauphins qui nagent à 3m de nous sous la proue
Pendre tout son poids à la drisse de l’artimon comme pour faire sonner des cloches de cathédrale
Tirer le bout en tête de groupe pour hisser La Fortune jusqu’à ne plus avoir de bras
Étarquer pour tendre La Trinquette au point de se faire dire « là si on continue on coupe la voile »
Serrer les nœuds de taquet autour des cabillauds aussi fort qu’on serre les nœuds de 8 en escalade
Lover et ranger le moindre bout qui traîne pour que personne ne se prenne les pieds dedans
Tenir la barre pour aller droit contre les courants
Affaler les voiles et les plier à six donc pas comme on plie du linge
Passer la serpillère en chantant à tue-tête par-dessus le son du moteur parce qu’il n’y a pas de vent
Déserter les manœuvres pour aller lire « Bridget Jones » dans le roof alors qu’on n’a pas vraiment lu grand-chose de nouveau depuis sept ans
Apprendre à pratiquer la boxe chinoise sur le pont
Plonger à la moindre occasion avec les bottes de sept lieues de la mer (les palmes) même quand il n’y a ni sol ni plancton
Ramasser sous l’eau un ormeau brûlant de lumière bleue
Sauter en trapèze depuis le navire pour se choper une douleur temporaire dans la mâchoire
Se tenir debout sur la vergue la plus haute du navire (environ 35 mètres)
Rester là-haut pour jouer de la flûte irlandaise assise sur les chouques
Finir par monter jusqu’en haut des enfléchures sans regarder où on met les pieds parce qu’on est médusé par la lumière qui tombe sur les tas de poids de chaque côté du navire
Pousser des cris d’indien et pleurer parce qu’on est à leur hauteur quand le navire les dépasse comme entre Charybde et Scylla alors qu’on part de la presqu’île de Creuzon
Glisser le long d’un bout comme une vraie pirate (avec des gants quand même)
Faire corps avec la moindre parcelle du navire de la proue à la poupe de bâbord à tribord et du sommet de l’unier au fond de la coque
Sentir la demi-seconde où une grande vague qui vient de face nous garde en suspension dans l’air
Se faire tremper les pieds par la houle alors qu’on est sur le pont
Être inspirée par la manière dont un capitaine pisse par-dessus bord
Dormir dans le filet de la proue
Voir son camarade mettre en évidence son derrière en se renversant sur le zodiaque
Se rétamer sur les galets en se trempant des pieds à la tête alors qu’on gagne le rivage
Se remercier intérieurement d’avoir laissé son portable éteint à bord
Se perdre seule à Ouessan et se faire aider par l’interdépendance entre les êtres humains et sa confiance au destin
Raconter la légende de la cité d’Ys en pleine mini-randonnée
Être initiée par ses camarades aux bases du rugby à l’occasion du match France-Uruguay qui passe sur l’écran d’un bistrot isolé
Respirer les pierres de la chapelle de Camarez
Initier par accident la première scène ouverte sur le Bel Espoir sans avoir besoin de l’animer
Découvrir le son d’un « guitajon » lors d’une kermesse à Tinduff
Écouter des contes en breton dans une petite caravane avec des enfants de 4 ans
Tenir son journal et son carnet de bord comme un moine
Se demander combien tout ça vaut de poèmes
S’entraîner à « quitter son ami sans verser de larmes » puis en compter 8 sur ses joues face au large
Se réveiller dans sa maison en se disant qu’on a surement encore besoin de bras pour hisser les voiles
Le partage de cette aventure n'est pas innocent. Le nom de ce navire même est une porte ouverte sur l'horizon. Je veux faire connaître les actions de cette association, aux vertues émancipatrices, qui ont aidé tant de jeunes à trouver leur place dans ce monde confus.
Pour faire partie de l’équipage du Bel Espoir en tant que marin ou prendre soin des bateaux, l’association reçoit les CV et lettres de motivation d’absolument tous les profils… Vous pouvez contacter l’association pour avoir plus de renseignements.
Que de bruit pour une pauvre histoire de poudre aux yeux...
J'ai dit que je partais dans 4 mois mais je n'en pouvais plus.
Dès le 22 avril 2025 j'aurai disparu de cette zone du net, sachant que ma première publication date de 2012. J'ai juste pris le temps de réactiver mon compte pour prévenir mes contacts par message privé, puis j'ai supprimé mon compte définitivement le 24 mars au matin.
Tant pis pour ceux qui ne m'auront pas suivie, parmis mes 390 contacts.
J'ai quand même encore entendu quelqu'un prétendre que sans gafam il n'y aurait “plus rien” pour nous tenir au courant de l'actualité...
D'autres qu'ils ont “tous (leurs) contacts” sur facebook comme si le téléphone n'existait pas...
Ou qu'ils en auraient besoin “pour (leur) travail” comme si c'était écrit dans leur contrat...
Ou ne vont sur les réseaux “que pour les événements”, sachant que pour ça on n'a pas toujours besoin de compte, et que la plupart des structures qui créent les événements ont leur site dédié...
D'autres qui s'en servent pour “meubler la solitude”, quand il y en a qui se remplissent les poches du sentiment de solitude alors qu'on est entourés d'êtres vivants...
Genre il n'y aurait que facebook pour faire le taff, comme il n'existerait que le capitalisme comme modèle de société?
J'attaque les gafam et ces croyances qui les couvrent, pas ceux qui les formulent. Mais personnellement, je ne vois pas comment on peut s'interroger sur ce qui fait vraiment société sans dépasser toutes ces idées reçues.
J'ai commencé par le plus petit pas possible,
-ouvert mon compte mastodon
-fait une copie des posts à conserver
-supprimé tous ces posts
-fait le tri dans mes événements
-partagé ma décision sur mon mur
-pris le temps de m'interroger sur les différences de services entre facebook et mastodon
-prévenu mes contacts par message privé
-puis tout quitté brutalement, quand j'étais sûre que rien ne me manquerait.
Voici les raisons pour lesquelles je quitte facebook:
-J'observe toujours des cas de violence verbale sur les réseaux, et j'en ai subi moi-même, même si c'était involontaire de la part des personnes concernées. Les réseaux les plus répandus sont construits sur la base d'algorythmes qui nous fournissent en dopamine, mais cette dépendance doublée du flot d'information qui nous envahit et de la distance qu'installe le numérique, ne nous aident pas à mesurer l'impact de nos paroles sur les autres. Certains m'ont dit beaucoup de choses sur le net que je ne les crois pas capables de me dire en face. Quitter facebook me permet de me sécuriser, et d'inviter chacun à se responsabiliser sur ce point.
-J'ai accepté pour amis facebook des personnes qui, visiblement, ne partagent pas les mêmes valeurs fondamentales que moi. Je n'ai rien contre elles humainement, mais je n'en vois pas l'intérêt si je dois appeler ça des “amis”. J'ai dû parfois les bloquer pour me sécuriser, mais dans la vie concrète, on ne “bloque” pas les gens; on crée du lien, mais on part quand on ne sent plus qu'on a sa place. Quitter facebook me permet de me distancer d'elles, et de me positionner contre leurs déclarations.
-La fabrique de l'ignorance se poursuit simplement avec Trump, pas très bio-éthique comme recyclage... ça s'étend aussi de plus en plus sur facebook et j'ai un frère qui vit non loin de Chicago pour qui j'ai peur. Quitter facebook est une façon pour moi d'apporter mon soutien aux américains qui souffrent de leur présidence. Voilà un article qui conseille sur les manières dont on peut lutter contre, et le sevrage des gafam (dont facebook) en fait partie. (Oui c'est en anglais, mais utilise Firefox et tu auras une icône au bout de ton URL qui te permet de “traduire cette page” en français)
-J'ai assisté à la formation France Travail aux réseaux sociaux adressée aux autoentrepreneurs, et personne n'a l'air conscient du problème de la protection des données et leur revente. Pourtant c'est ça qui enrichit et donne du pouvoir à des hommes tels qu'Elon Musk, qui ne voit le salut de l'être humain qu'à travers la machine. Quitter facebook sans m'être jamais inscrite sur X/twitter, c'est de ma part le rejet radical d'un système où on soutient des crapules en toute ignorance.
-Elon Musk est un glouton qui rachète tout ce qui lui tombe de la toile, et c'est un fasciste on ne peut plus dire le contraire. Quitter facebook signifie me positionner contre sa montée au pouvoir et prendre ma part là-dedans.
-Trump commence déjà à faire du ménage sur internet et ça craint. Quitter facebook est une manière pour moi de sécuriser les données qui contribuent à mes yeux.
Une vidéo de France Inter pour illustrer mes propos:
-Facebook n'est pas aux normes question protection des données et je ne veux pas soutenir ça. On ne peut pas dire non plus que son créateur soit clean, puisqu'il a aussi créé une application qui vise à évaluer les femmes selon leur profil. J'ai ratissé pas mal de vidéos et d'articles, mais voici déjà un petit top des scandales qui concernent facebook.
-Je veux militer contre les GAFAM, je veux sortir de Google, je veux faire connaître les alternatives. Ce blog est une étape dans cette direction, et si tu me fais des retours dessus (par exemple sur mastodon), c'est la meilleure manière de me soutenir.
COMMENT ME SUIVRE?
Pour t'inscrire sur Mastodon, tu peux le faire sur différents serveurs. Celui de “mastodon.social” est le plus direct, mais tu peux choisir de “choisir un autre serveur”.
Les serveurs pour Mastodon, c’est comme des dizaines de portes pour accéder à une seule pièce.
Je suis passée par le serveur disroot, mais il en existe plusieurs dans le fediverse.
Et si tu te sens perdu, prends contact avec la communauté Linux de ta ville... (Ici le site de Linux Nantes)
Ils ont des permanences pour t'accueillir et répondre à tes questions.
On a été trop habitués à se tirer dans les pattes en se cachant derrière un masque.
Si on veut que ça bouge il va falloir faire face aux êtres humains !
L’agnotologie, c’est l’étude de tout ce qui est à l’origine de la désinformation.
La définition de l’agnotologie sur le site latoupie.org me semble synthétique et fiable :
« Composé du préfixe privatif a-, du grec gnôsis, savoir, connaissance, et du suffixe -logie, du grec lógos, étude, science, discours, parole. (...)
L'agnotologie analyse les mécanismes cognitifs qui conduisent à la formation du doute dans la population, notamment les méthodes utilisées par les lobbies lorsque leurs intérêts sont menacés par des révélations scientifiques. » (Note : plutôt que “formation du doute” j'aurais dit “confusion”.) « C'est ainsi que l'industrie américaine du tabac a longtemps financé et mis en avant des “études” trompeuses sur de supposés bienfaits de la cigarette. »
Le Spiritualisme
Le livre « La voie et ses pièges » fait de la prévention concernant les amalgames et les pièges du monde spirituel, notamment le bouddhisme.
Les ONG
Le livre « Décolonisons la protection de la nature » par la directrice de l’ONG Survival International, dénonce les dérives de certaines ONG qui restent encore dans une démarche colonialiste dans les zones qu’ils disent vouloir préserver. (C'est le cas de la plupart, à moins qu'elles soient totalement indépendantes, ce qui est rare)
Il y a bien d’autres domaines à surveiller ; celui de la banque, des gafam, des multinationales, des chaînes TV, des industries pharmaceutiques…
Sites qui selon moi luttent contre la désinformation :
La MIVILUDE
Site gouvernemental contre la dérive sectaire.
Leur rôle est de sensibiliser les citoyens, les rediriger vers les organismes appropriés à leurs besoins, les instruire sur ce qu’ils savent. L’emprise d’un mouvement à dérive sectaire peut être très subtile, même quand il n’est pas question d’argent ou d’isolement. J’ai déjà eu affaire à ce service, ils sont très réactifs et communiquent des informations très complètes. Cependant ces infos n’ont pas vocation à être partagées publiquement, cela reste de la prévention au cas par cas.
Hacking Social
Zététique à visée sociale.
« Le « Hacking social » désigne les réflexions et les activités visant à identifier, comprendre, et détourner des structures sociales nuisibles aux individus et aux groupes. (…)Ces modifications visent essentiellement à saper des structures nuisibles à la liberté et à la dignité humaine, à les détourner pour le bien du plus grand nombre. »
Films For Actions
Site de Documentaires.
« Notre mission est de donner aux citoyens les connaissances et les perspectives essentielles pour créer une société plus compatissante, égalitaire, régénératrice et démocratique. (…) notre bibliothèque est à 99 % gratuite, gratuite, et soutenue à 100 % par nos partisans patrons. Nous n'acceptons aucun financement de gouvernement ou d'entreprise. »
Youtube donne accès à du contenu qui contribue à la désinformation, mais aussi à des chaînes émancipatrices.
J'aime beaucoup les chaînes de méchants qui nous instruisent, pleins d'avocats du diable et de distributeurs de désillusions. Ils sont du genre à jurer solennellement que leurs intentions sont mauvaises, alors qu'ils produisent l'effet inverse :
Pour Et tout le monde s’en fout, je l'idenfie davantage à un nerveux à la Louis de Funès qui parle de tout pour débunker les idées reçues, comme le fait Max Bird.
Il y aussi ces chaînes orientée vers La Zététique.
Je résumerais la zététique comme une méthode qui permet de remettre en cause ses propres croyances, de s’interroger sur leurs provenances, et qui mettrait en avant l’honnêteté intellectuelle. Les zététiciens invitent à une grande prudence quant à ce qu’on prendrait pour vrai sans preuve concrète.
1-Les chaînes de zététiciens ne sont pas faites pour indiquer ce qu’il faut faire à la lettre. Elles vous indiquent leurs méthodes pour cultiver l’art du doute, mais vous êtes tout à fait en droit d’être en désaccord avec leurs positionnements en fonction de vos convictions, tant que vous argumentez sans chercher à convaincre à tout prix.
2-Le prosélytisme existe aussi en zététique. Il y a dans ce mouvement des gens très orientés politiquement, qui cherchent à remporter des partisans, tout comme dans certains milieux néopaganistes. Ça mérite aussi de la prévention.
3-D’un point de vue social, la zététique ne contribue qu'à condition qu'elle s'applique à soi-même. Modifier les croyances des autres à leur insu est périlleux si nous y mettons trop d'enjeux. Nous n’avons jamais de prise sur les croyances des autres. Mais nous avons la main sur les nôtres. Comme dit Raymon Devos “On a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort!”
Mes repères pour garder l’esprit critique :
-Analyser mes sources et leur provenance
-N’accorder aucune confiance aveugle aux jugements de quelqu'un
-Mais accorder un minimum d’argument d’autorité aux professionnels dans leur domaine
-Me positionner
-M’autoriser à changer d’avis
Divinité associée :
Odin , père des dieux nordiques, qui s’est sacrifié un œil puis empalé pour obtenir la connaissance de toute chose.
Je finis une nouvelle fois en musique, avec Dooz Kawa, « Le savoir est une arme »
Parmi les causes de la violence, il y a l’éducation à la « virilité » (mot qui part de la même racine que le mot « violence »). Ce terme est lié intimement au genre masculin. L’idée de ce qu’un homme « doit être » est ancrée dans l’étymologie de ce mot, emblème du système patriarcal.
Divinité associée :
Priape, dieu grecque de la fertilité, représenté avec un pénis en érection permanente. (illustration ci-dessus)
Le problème, ce n’est pas de reconnaître une puissance en l’homme, pas plus que chez la femme. Ce sont les systèmes de domination. Et les scénarios sexistes des pornos n’aident pas à les dépasser.(Petit coup d’œil sur ce point en vidéo)
Je me permets de partager un regard personnel. Il est arrivé qu'on entende déclamer des textes au caractère sexiste sur les scènes slam, sans forcément que l'auteur en ait conscience. J'ai eu vent de gestes déplacés sur une scène, et d'agressions sexuelles en tournois de slam. J'ai entendu par procuration le témoignage d'une femme arguant qu'on doit interdire la scène aux auteurs sexistes, d'autres défendent l'idée de créer du débat suite à ces textes en préservant la liberté d'expression pour tous.
La plupart des organisateurs de ces scènes défendent des valeurs de respect mutuel, c'est leur rôle de recevoir les témoignages et d'aménager des solutions pour sécuriser les participants. A mon sens, le contenu des textes et la tolérance qu'on leur accorde est à discuter au cas par cas, mais une question mérite d'être posée : C'est celle de la culture du viol. On n'a pas toujours conscience de l'influence qu'on peut avoir sur les gens qui nous écoutent quand on nous donne l'occasion de nous exprimer en public. Sutout en tant qu'artiste.
Entretien France Culture sur la Culture du viol dans l’art :
Le mot « viol » identifie pour moi la limite du concept de virilité. Ce mot fait aussi partie de la racine du mot « violence ». Le verbe « violer » est synonyme d’« effraction » (Cf. CNRTL). Le viol implique à mon sens le franchissement d’une limite personnelle : celle de l’intégrité physique et du consentement. (Si tu doutes encore du fait que les femmes ne soient pas responsables des viols qu'elles subissent, tu peux regarder
Max Bird « Idée reçue : L’habit fait le viol », ou te renseigner sur le phénomen de sidération que peuvent subir les femmes lors des agressions sexuelles.)
La force utilisée par le violeur pour pénétrer une intimité sans consentement, est la même pour moi que celle qu’un masculiniste se fait subir à lui-même en se laissant persuader qu’il doit être « viril ». Le milieu masculiniste est bel et bien dangereux, tu peux regarder ce documentaire d’infiltration chez les masculinistes si tu en doutes encore.
Les structures d’éducation populaire font appel à une prévention urgente. Des « ateliers tendresse », des cafés de discussion thématiques, des cercles de parole, féminins, masculins, mixtes, sont proposés de manière formelle ou informelle. On trouve ce genre d’opportunité dans les milieux associatifs. Dans ce cadre, les doutes et les peurs de chacun peuvent être abordées sur un principe d’écoute et de respect, qu’importe les profils. Les milieux sex positif et polyamoureux abordent aussi la problématique de la virilité, qui met en lumière la question de l’ego, de l’éducation qui nous a été donnée, des principes à déconstruire pour réinventer nos relations. Si tu es en demande de témoignages, tu peux écouter celui de cet homme qui a organisé un cercle d’hommes.
Si tu veux pouvoir en parler et t’instruire, voici les lieux clefs à ma connaissance :
COMMENTONSAIME
CHAT pour échanger sur ses relations homme-femme (en haut à droite). Le site contient aussi beaucoup de matière et de prévention en podcasts et articles (dont la question de savoir pourquoi on parle davantage des hommes que des femmes quand il s’agit de violence) :
CITAD’ELLES
LIEU DE REFUGE pour les femmes en état de choc, suite à un stress post-traumatique ou une relation toxique (qu’importe la période). Accompagnement individuel gratuit avec l’appui d’activités et de thérapeutes. Ils sont très joignables et font preuve de beaucoup d’écoute et de soutien.
PLANNING FAMILLIAL
LIEU D’ACCUEIL de personnes de tout type qui veulent sécuriser son/sa/ses partenaire(s), se sensibiliser à l’éducation sexuelle, et qui défend la prévention des maladies sexuellement transmissibles. Il est possible de s'y rendre seul, ou avec son/sa partenaire. (si tu veux participer à un cercle de parole tu peux leur en parler, peut-être auront-ils des contacts vers lesquels te diriger)
LES SCENES OUVERTES
Celles du milieu Queer sont connues pour être les plus sécurisées. Si tu as besoin de t’exprimer ce sont des lieux desquels profiter à Nantes :
« Au temps des copines » animé par Rouge à La Belle De Jour.
(scènes slam en mixité choisie, animée d’une manière très bienveillante. Les hommes n’ont pas accès à la scène mais peuvent y assister en tant qu’auditeur. Si tu es femme, queer ou non-binaire et que tu veux t’exprimer au micro, ici il s’agit exclusivement de faire entendre un texte écrit de ta main, ou d’un.e auteur.ice qui t’a marquée)
Il y a aussi des ressources pour s’instruire à distance, quelques exemples :
PARLONS PEU MAIS PARLONS
Chaîne Youtube contenant des vidéos courtes, qui parlent des relations hommes-femmes et de la contraception avec beaucoup d’humour et de classe. C’est une bonne entrée en matière. Elles ont d'ailleurs publié une vidéo sur la virilité.
SITE DU GOUVERNEMENT
Citation : « La santé sexuelle est « un état de bien-être physique, émotionnel, mental, associé à la sexualité ». Il s’agit donc d’une approche globale de la sexualité qui se veut positive et ne se limite pas aux aspects sanitaires. La santé sexuelle implique ainsi les questions de respect de soi et de l’autre, de plaisir et/ou de procréation. »
MOUVEMENT SEX POSITIF
Si tu clique sur le titre tu tomberas sur le site d'une hypnothérapeute qui s'est bien renseignée sur le sujet.
Citation sur le mouvement sexpo:
“S’adresse également au hommes cis, à la fois oppresseurs patriarcaux, auteurs de violences (et victimes de violences aussi, oui, de la part d’autres hommes en très grande majorité) et malmenés par la perpétuation du culte de la performance et autres clichés qui enferment. “
LE COEUR SUR LA TABLE
PODCAST qui vise à réinventer nos relations intimes en meilleure connaissance de cause.
Je finis en musique, avec une chanteuse féministe qui clame qu’un homme n’a pas besoin d’être viril pour être aimé :
MATHILDE “Je les aime tous”
Dixit SolangeTeParle « Que dans ta tête, gentil = sexy ! » ;)
Il existe une pratique qui pour moi reste l’arme la plus puissante pour éviter les guerres et dissoudre les conflits. Il s’agit de la Communication Nonviolente.
Entretien avec Marshal Rosenberg sur la création de la CNV :
Mais je veux prendre soin de ce que je partage. Alors avant ça, j’ai une demande à te faire. Peux-tu prendre soin de ne pas prétendre « faire de la CNV » après avoir seulement lu ce livre ? C’est bien si cette lecture te nourrit, mais je ne veux pas te faire croire que cette pratique relève d’une méthode magique à reproduire mathématiquement, et te présenter ce livre comme un manuel suffisant. Ce serait injuste de ma part.
La nonviolence est à considérer avec la plus grande prudence à mon sens, parce qu’elle le mérite. Le risque d'une pratique maladroite est celle de la CNVV (Communication Nonviolente Violente), qui peut avoir des répercussions aussi brutales que dans une communication violente. Le premier pas à faire pour découvrir ce qu’est la pratique, c’est de faire un stage avec un encadrant certifié par la CNVC… On peut en trouver sur le site de CNVformation.fr
Si tu es ouvert aux conseils : Ne te force pas. Il ne sert à rien d’avancer vers la CNV à reculons. L’intérêt pour toi est d’y trouver ta joie, pas de te faire mal.
Second conseil : Ne te ruine pas. Certains multiplient les stages pour trouver une solution absolue à leur souffrance ou celle des autres, et y vident leur porte-monnaie. Parfois même ils n’y trouvent pas leurs réponses, alors qu’ils partent avec des attentes énormes. Rien ne vaut d’avoir au moins un toit au-dessus de sa tête, à manger dans son assiette, et des contacts fiables. Rien ne remplace non plus une thérapie si tu la trouves nécessaire, ou une assistante sociale pour t’aider à gérer tes finances.
Dernier conseil : Si jamais tu t’intéresses à la pratique de la CNV et que tu souhaites faire un module ou demander une médiation, fais bien connaissance avec le parcours de l’encadrant, et sa manière d’aborder les choses. L’intention de la pratique reste la même, mais certaines personnalités peuvent t’inspirer davantage que d’autres. Ça peut être une question de critères, ou d’intuition.
Trois modules composent la base de la pratique en CNV : Descriptif des 3 modules
Mon stage de Module 1 m’a coûté 250 euros, et à mon sens, il les valait (au moins).
Une fois les trois modules acquis, tu peux intégrer un groupe de pratique pour retrouver d’autres pratiquants de la CNV pour t’exercer à l’art de prendre soin de ses besoins et de ses liens (et là, financièrement c'est beaucoup plus accessible : participation libre, avec une adaptabilité en fonction de tes difficultés financières, voire de la gratuité) :
Si tu veux te faire accompagner de manière plus personnelle, il y a des contacts possibles. Souvent une séance d’une heure ou d’une heure trente est facturée 60 euros :
Tu peux trouver des accompagnements individuels sur le site de AI-CNV ou CNVformations
Au-delà de toute cette matière, je ne connais à mon sens aucune pratique plus puissante, plus difficile, plus profonde et plus nécessaire que la Communication Nonviolente.
A part peut-être celle du cochon pendu, pour s’entraîner à changer de perspective. ^^
Définition tirée d’Encyclopediae universalis :
« Du grec eudaimonia (bonheur). Se dit des systèmes où l'activité morale consiste dans la recherche du bonheur, tenu pour souverain bien. Les eudémonismes diffèrent selon la définition qu'ils donnent du bonheur »
Le Bonheur pour moi, et aussi pour toi, si tu ne le veux pas pour toi tout seul et m’en priver. D’un autre côté, je ne pourrai jamais te forcer à être heureux.se.
« Pris littéralement, le mot eudaimonia signifie en réalité « avoir un bon daimôn », l’étincelle ou l’esprit divin à l’intérieur de nous – nous dirions aujourd’hui « être de bonne humeur »[1]. En termes théologiques, Chrysippe interprétait donc l’eudaimonia comme la vie avec un cours harmonieux qui vient du fait d’amener notre daimôn, notre esprit le plus intime, en harmonie complète avec la volonté de Zeus et d’amener notre jugement en accord complet avec notre destin. » (Ici j’entends par « Zeus » ce qui est plus grand que nous, la communauté, les forces de la nature, l’univers…)
Pour un eudémoniste, toute action vise le bonheur, individuel et commun. Pour autant il ne s’agit pas d’un bonheur aveugle et coupé du monde, car les valeurs qui animent les eudémonistes gravitent autour de la contemplation de la vérité, ce qui peut se faire dans la pratique de la philosophie. En ce sens, je relie le bonheur à l’éthique vers laquelle on se dirige.
L'élan de contribution à un monde plus juste me semble indispensable comme processus de recherche du Bonheur. Il repose à mon sens sur l’alignement à ce qu’on désire vivre, et ce à quoi on aspire pour le monde dans lequel on vit.
Divinité associée :
Hotei, moine chinois ayant réellement existé au 10e siècle, devenu un des kamis japonais du bonheur, associé à la générosité et à l’abondance.
Encore faut-il avoir un toit et de quoi manger pour pouvoir célébrer ce ventre gras…
Et pour ceux qui ont cette chance, encore faut-il ne pas se ruiner pour le Bonheur.
Documentaire ARTE “Le Business du Bonheur”
On pousse souvent la chansonnette en manif, on invente nos slogans et on les cale sur des tubes contemporains. Pour ma part, voici les chansons qui m'ont marqués et que j'aimerais entendre plus souvent:
« Chanson de Craonne »
Chant antimilitariste par des soldats du front de la Première Guerre
Je l'ai entendu chanter par Iokanaan, au cours d'un de ses concerts, dixit « c’est une chanson interdite, c’est pour ça qu’il faut la chanter » (son titre “Infinitif” est à savourer, et à partager en masse pour plus de visibilité)
« The Valley of Knockanure », Chant de résistance irlandais.
Je l'ai entendu chanté pour la première fois dans le Connemara, par un Shanakie
پیچک de Toomaj Salehi
J'ai découvert cet artiste dans les médias télévisés, en apprenant qu'il avait été condamné à mort par le gouvernement qu'il dénonce
(Traduction anglaise)
Max Weber définit l’État comme groupement politique détenant le monopole de la « violence physique légitime ». Cette définition exerce toujours une influence considérable sur la pensée politique moderne.
Source : “La Société contre l'Etat?” Conférences philosophique organisées à Nantes par “Les Rencontres de Sophie”
Les violences policières abusives et leurs impunités sont pourtant réelles, même quand l’intention de nuire au citoyen n’est pas reconnue.
Les violences seraient-elles impunément légitimes, même quand elles sont injustes ? Faut-il valider toute violence parce qu’elle est légitime ?
Et la violence illégitime ; quelle serait-elle ? La chaîne youtube de Diable Positif explore bien cet aspect des causes de la violence, dans sa vidéo sur “L'immagration”
La violence est un mouvement dont on peut voir l’impact dans les faits. Et cet impact peut coûter des liens, des vies, mais encore faire fleurir la rancœur, la honte, le sentiment éternel d’impuissance et d’injustice, et le désir de revanche qui se transmet de génération en génération dans une histoire qui saigne de nos actes.
Kerry James en fait un rappel cruel de vérité dans sa « Lettre à la République » et pointe du doigt le déni, l’hypocrisie, la prétention des puissants.
Divinité associée :
Sol Invictus. Sol Invictus était célébré le 25 novembre à l'ère romaine, et c'est un syncrétisme de multiples divinités du soleil confondues (Attis, Horus, Apollon...) “Notre” Noël, c'est celui qu'on a volé aux civilisations paganistes… N’est-ce pas une violence que l’on tairait volontiers lors de cette célébration familiale ?
Sol Invictus signifie “soleil invaincu” et ça symbolisait la puissance de l'empire romain, qui dans toute sa prétention… a quand même fini par tomber. Invaincu... mais pas invincible.
Dans tous les cas, le mouvement de la violence se perpétue, qu’elle soit ou non légitime, elle dépasse de loin de concept de monopole.